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 ¤ Médiation pécuniaire ~[Ouvert]

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Suna
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Message(#) Sujet: ¤ Médiation pécuniaire ~[Ouvert] Mer 13 Sep 2017 - 10:09

La lumière se faisait plus tamisée à mesure que le soleil disparaissait dans l'horizon lointain de la capitale politique et militaire de Suna. Sa lueur orangée inondait toutefois toujours le petit local habitable que Kosuke avait réussi à acheter quelques deux années plus tôt dans le centre ville et où il avait implanté son activité commerciale. Il y résidait également, en dépit de l'espace limité, mais s'était amplement accoutumé à cette étroitesse et préférait conserver ses deniers pour d'autres choses que le logement. Ce local, niché au milieu d'innombrables autres magasins et enseignes diverses, disposait d'une entrée unique et assez discrète débouchant sur un vestibule que Kosuke avait pris soin d'aménager et de décorer pour appeler d'emblée au relâchement et à la communion. Il avait rapidement compris l'intérêt de telles apparences pour le public que constituaient ses clients, qui encore aujourd'hui prenaient rendez-vous et venaient le trouver ici pour entrer en contact avec leurs proches disparus au combat durant les dernières décennies. Avec le temps et l'absence de nouveau conflit majeur, la part de ces clients récemment endeuillés avait diminué, mais elle demeurait une constante inexorable, de même que les personnes cherchant à obtenir des informations précises de leurs ancêtres et bien moins promptes au sentimentalisme. Si la tendance venait toutefois à se durcir, la décoration aurait certainement besoin d'être neutralisée pour ne pas trop se reposer sur le pathos.

Cette réflexion le traversant, Kosuke enfila son kimono et mit à chauffer de l'eau au dessus du petit feu qui crépitait dans l'alcôve au fond. Le client qu'il attendait aujourd'hui à cette heure appréciait le thé, et en accompagnait toujours ses séances de mysticisme pour ressentir encore davantage le réconfort qu'elles lui apportaient. Un habitué, que Kosuke cajolait comme il le devait pour conserver sa sympathie et continuer à ponctionner régulièrement son porte-monnaie. Il éprouvait parfois un brin de remords, à facturer ainsi ses services, et il n'était pas rare qu'il permette à certains de ses clients de le payer en retard ou bien même qu'il leur octroie quelques « promotions », mais il demeurait au final impensable pour lui d'offrir tout simplement ces prestations. Il savait, pour en être le premier expérimentateur, à quel point entrer en contact avec les trépassés pouvait apporter soulagement, réconfort et quiétude. Il pouvait s'apporter lui-même ces bienfaits, mais comme toute chose dans la vie, ces mêmes bienfaits tombaient fatalement sous le coup des lois commerciales. Un fait qui se vérifiait jusque dans sa comptabilité, qu'il avait du apprendre à tenir correctement pour pouvoir demeurer en règles au yeux du gouvernement. Il avait pu bénéficier de sa qualité de shinobi à ses débuts pour accélérer quelques procédures, mais c'était bien tout les avantages qu'il avait pu retirer de son principal travail, celui qui le plaçait régulièrement dans des situations dangereuses et qu'il avait été obligé d'accepté quelques cinq ans plus tôt.

Le carillon tinta à l'entrée, signifiant l'arrivée du client de Kosuke. Ce dernier se dirigea vers le vestibule pour l'accueillir simplement, ses paumes ouvertes et tournées vers l'extérieur.

« Bonjour Chôba-san. Je vous en prie, le thé est presque prêt. »

Chôba avait ses habitudes et se déplaçait dorénavant dans le local comme s'il était chez lui. Il alla s'installer sur le large coussin rempli de noyaux et de plumes et se mit rapidement à l'aise, pendant que Kosuke servait le thé sur la table basse. Les deux hommes, quoi que n'appartenant pas à la même génération, se comprenaient à présent parfaitement, et aucun mot superflu n'était nécessaire. Les premières gorgées ingérées, Kosuke commença à se concentrer en malaxant son chakra, ses mains jointes en un mudra simple devant lui. Ses yeux, d'abord fermés, se dévoilèrent alors lentement pour dévoiler l'éclat ambré de son Tengan. Un souffle doux se propagea alors dans la pièce, comme si une porte venait de s'ouvrir quelque part, et les yeux de Kosuke se refermèrent, ses sourcils froncés sous l'effort. Toute son énergie passait désormais dans le maintient du lien ténu qui permettrait à Jina, la femme morte au combat de Chôba, se communiquer à sa manière avec son mari. Le Mamoru pouvait percevoir l'échange et les énergies, mais respectait l'intimité de ce contact privilégié, qu'il offrait à un couple séparé par la mort. Ce genre de séance, durant lesquelles il laissait vagabonder un esprit dans leur dimension terrestre, lui demandait de toute façon bien plus de concentration et d'énergie qu'une session classique où il se faisait le médiateur entre l'au-delà et ses clients. Le coût, entre ces deux types de séance, n'était évidemment pas le même.

Les minutes passèrent ainsi, les yeux de Kosuke toujours fermés, jusqu'à ce que celui-ci finisse par arriver aux limites de ses énergies. D'un vague geste de la main, tendue vers l'avant, il signifia à Chôba l'arrêt imminent du lien établi avec sa femme et, quelques instants plus tard, Kosuke s'affala sur la table face à lui, la sueur perlant sur son front. Rouvrant lentement les yeux, il vit Chôba allongé sur le côté, comme endormi, ses genoux semblant vouloir se replier vers son poitrail. L'éclat des larmes sur ses joues ne lui échappèrent pas. Sans un mot, dans le doux bruissement de son kimono glissant contre le mobilier, Kosuke quitta la pièce et s'isola dans la partie du local qu'il réservait à son logement. Chôba, en bon habitué, laisserait le paiement dans la vasque à côté de la table. Mais, et comme toujours dans ces moments là, Kosuke était bien loin de penser à l'argent ou à toute autre possession terrestre.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: ¤ Médiation pécuniaire ~[Ouvert] Jeu 14 Sep 2017 - 19:02

Seul, encore, j’arrive au cœur de la cité. Sans de but précis, une bouteille d’alcool entre les doigts, je laisse mes yeux se déposer sur toutes les personnes qui croisent mon chemin, sur toutes les affiches qui pendent le long des murs et sur les biens des échoppes et commerçants de rue. Évidemment, mon objectif est de trouver quelque chose qui se trame, un coup d’un voleur quelconque que je pourrai faire chanter ou, encore, quelque chose de plus gros! Il y a un bon moment que la criminalité dans la capitale s’est tapie au plus profond des entrailles de la métropole, mais, telle que je la connais, elle refera surface et, ce, en force.

    *Si j’arrive à trouver l’élément déclencheur, j’aurais sûrement plus de leste de la part du Seigneur du Vent et des autres Shiboni,* pensé-je, enivré.


Tout en chantonnant un air du Nord, une chanson traditionnelle de Tetsu, je m’appuie contre une des colonnes d’un bâtiment banal et termine, d’un trait, ce qu’il restait au fond de ma flasque. Au-dessus de nos têtes, le ciel s’assombrit. Un vent léger se lève, jouant entre les pans de mon kimono aux bordures ouvertes. Je me félicite d’avoir coupé les manches de mon vêtement, satisfait de la sensation de la bourrasque chaude contre ma peau.

    « Hé, le soulon! Hé, toi, mon pauvre! Va-t-en! Ce n’est pas une place pour les mendiants! »


Grognant en me retournant, je montre mon insigne de Shinobi au petit homme maugréant des insultes. Il ouvre la bouche pour ajouter quelque chose, mais j’approche mon visage, sourcils froncés et expression ferme. Il la referme et je me retourne.

Insensible à la conversation se déroulant derrière moi, je continue à analyser tout le mouvement de l’allée quand, à ma surprise, je vois un homme sortir d’un local de l’autre côté du chemin, les larmes aux yeux. Je m’approche et le suis du regard pendant un instant avant de revenir à la porte.

    *Ça ne te regarde pas, Eiki. Ne fait pas ça…*


Mais, déjà, j’étais en route, les dents et les poings serrés. J’ai vu des visages comme celui-là : tristes, détruits, sans espoir. De mon expérience, il s’agit souvent d’une situation périlleuse de laquelle il est impossible de se sortir.

    *D’un racket!*


Voilà! C’est sûrement ça! Quelques personnes font chanter cet homme ou bien il est endetté et il ne peut pas s’en sortir. Quoi qu’il en soit, c’est certainement ce que je cherchais!

J’entre sans invitation, peu délicat par mon état. Aussi promptement que je suis entré, je cesse mes mouvements sur le seuil, perplexe. Les décorations du vestibule n’augurent rien de criminel, mais plutôt mystère et mysticisme. Il y a une sorte de chaleur étrange partout dans l’établissement. De plus, une odeur fruitée provient du fond. Tout est savamment installé pour que quelqu’un se sente confortable. Puis, je réalise de quoi il s’agit!

    *Ah, non, c’est une autre forme de racket! Les diseurs de bonne aventure, raconteurs d’histoires et autres manipulateurs et menteurs!*


Au moment même où je me tourne pour quitter le local, les images de mon père et de mes frères me viennent à l’esprit presqu’instantanément suivies d’une vision de mon oncle. Je ferme les yeux, sentant une fois de plus la haine et la rage embrouiller mes sens.

Sans réellement savoir pourquoi, je reste à l’intérieur et referme la porte, soupirant longuement.
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