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 L'appel du "Mauvais Coeur" [Solo/PNJ]

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Nukenin
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Message(#) Sujet: L'appel du "Mauvais Coeur" [Solo/PNJ] Jeu 21 Sep 2017 - 3:41



Directeur
-MAIS QU'EST-CE QUI SE PASSE, NOTAKE!!!

Les sirènes hurlaient à tue-tête. Les gyrophare d'urgences tournaient sur eux-même en radiant d'une lueur jaune-orangée alors que les panneaux d'incendie s'illuminaient d'une rouge criant. Dans la fourmilière de la ville grandissante qu'était Shoukou, la panique était à son comble. L'occupation impériale ne comprenait pas encore ce qu'il se passait dans la grande usine à proximité de la ville, mais la panique des citoyens leur fit comprendre que rien de bon n'arriverait en ce jour. Les réacteurs de l'usine de produits chimiques dégageaient une fumée verdâtre qui s'élevait dans le ciel de Ame, se mélangeant aux nuages de pluies qui menaçaient alors de s'abattre sur la région du centre du pays. Du haut de sa tour, le contrôleur poussaient les manettes et leviers de sa console, mais rien n'y faisait. La sueur coulait sur son front alors que le baromètre qui partageait en temps réel l'indicateur de danger imminent ne cessait d'accroitre son ascension vers la zone rouge. À ses côtés, le patron de l'Usine lui hurlait dessus, lui implorait de rétablir le contrôle des réacteurs. Il pleurait, il criait, ses bras en tremblaient alors que d'une main, il serrait sa poitrine et de l'autre, il cognait avec toute la fureur du monde sur le mur à côté de lui, au point où même son ventre dodu en venait à bouger sous sa chemise, en de petites vaguelettes. Peut-être son coeur aurait-il tenu s'il n'avait pas été si gourmand. De toute façon...


Contrôleur
-...Il est trop tard! Nous avons réussis. Vous et les vôtres pouvez bien crever et pourrir en enfer. Hahaha et si l'on doit tous mourir pour espérer nous débarrasser de la vermine que vous êtes...tant pis!

-Directeur
-!?! QUOI...!?!

Et c'est alors que le visage du contrôleur sembla fondre sur lui-même afin de donner place à un autre visage...masqué cette fois-ci...mais qui expliquait pourtant tout ce qui se passait. Ce masque respirateur ne pouvait appartenir qu'à un Sabakyô. Ceux-là même qui combattaient l'avancée de l'Empire sur Ame qui avait déjà avancée du Nord jusqu'à Shoukou. Ils avaient réussis à s'infiltrer dans l'usine!

Du haut de sa tour, en pleine crise cardiaque, le gros PDG s'appuyait maintenant sur la vitrine qui surplombait le périmètre intérieur de l'usine Chimique. Sur les passerelles, en bas, un clan entier courait dans tous les sens en arrachant les tuyau qui servait à régulariser la température des bassins. D'autres mettaient le feu aux installations fragiles et le reste s'affairaient à utiliser leurs gaz et en faire un concentré hautement toxique et les envoyer dans les réacteurs. Ces pauvres fou...


Directeur
-VOUS...VOUS NOUS AVEZ TOUS CONDAMNÉ...AAH....AAAAAH...MON...MON COEUR! Ça....ca fait mal...aahrr...

Puis, dans un sourire et alors que le corporatif gras et insignifiant s'écrasait sur le sol, le Sabakyô éteindit la console, laissant donc libre cours à la destruction totale de l'usine, de Shoukou...et de tout ce qui vivrait sur quelques kilomètres à la ronde. Un flash de lumière se dégagea des réacteur, les bassins commencèrent à éclater les uns après les autres et...même si la peur lui sommait de prendre ses jambes à son cou, il savait qu'il n'y avait pour lui plus aucune porte de sortie. Il allait mourir.



Sabakyô
-Mieux vaut mourir que d'être à votre botte. Vous avez tué ce pays au moment où vous avez permis aux impériaux de rentrer. Je ne regrette rien.

Puis un autre flash blanc, plus prêt cette fois-ci. Les murs tremblèrent, éclatèrent et disparurent. Une chaleur intense et une force incommensurable frappa les deux hommes qui furent réduit à néant dans la seconde à suivre. Les installations entières de l'usine et ses laboratoire explosèrent en un champignon de fumée et de feu gigantesque...et une onde de choc fut envoyée si loin que la ville de Shoukou en fut ébranlée. Puis...vint la déflagration qui rasa toute trace de vie de cette région d'Ame.


Des centaines, voir des milliers d'hommes et de femmes furent témoin et figurant de ce spectacle apocalyptique. La plupart hurlèrent de peur...mais beaucoup restèrent stoïque...et d'autres accueillirent la mort à bras ouvert car elle signifiait aussi la libération de cette vie d'esclavage sous la dictature imposée par l'alliance des corporations au régime impérial.

Sabakyô...corporatifs...citoyens...impériaux...ils étaient tous mort.
___________________________




Après le flash, il n'y avait plus rien...plus âmes qui vivent dans ce grand carnage qu'était devenue "l'ancienne" Shoukou. Les bâtiments se retrouvant en périphérie de la ville avaient tous été soufflée et n'en restait plus que les fondations. Dans la ville elle-même, les fenêtres avaient éclatées, des murs avaient tombés, les surfaces avaient été rongées par les retombées chimiques, les routes s'étaient même soulevées à quelques endroits. Sur certains murs, l'on pouvait encore y voir l'ombre des victimes...probablement immortalisées sur les surfaces planes des constructions les plus solides durant ce grand flash justement. Comme si la justice divine avait décidé d'en faire un souvenir, histoire de rappeler à l'homme...à ceux qui repasseraient ici dans quelques décennies, à quel point l'ingénierie humaine pouvait aussi être néfaste lorsque mise en de mauvaises mains. À quel point il était possible, même aux civils, d'être un danger pour les autres et aussi eux-même...et à quel point la vie ne tenait qu'à un fil pour tous et chacun. Une simple corde dont le plus simple des couteaux réussirait à la trancher. Mais...dans les décombres...l'une de ces silhouettes semblaient avoir été de plus d'une corde à son arc. Une silhouette bougeait...

D'abord, après quelques jours, elle réussit à se libérer des gravats qui étaient tombés au dessus de sa cachette. Elle se fraya un chemin en dehors de la tombe que le destin avait bien voulu creuser pour elle...mais dont elle avait refuser avec hargne. Ses mains avaient creusées la terre, déplacées les pierres, repoussées le bois de la construction qui s'était affaissé sur elle-même, au dessus de lui. Et lorsqu'il fut enfin libérer, cet homme qui se cachait sous le voile d'une silhouette noire, il respira enfin l'air extérieur en levant les bras vers les cieux...qui eux s'abattirent sur lui.

Qui était-il, misérable humain, pour revenir d'entre les morts ainsi? N'avait-il donc pas comprit que son destin avait été lié à celui de Shoukou? Pourquoi défiait-il ainsi l'ordre des choses...qu'est-ce qui le poussait autant à s'accrocher à la vie? Ils n'en avaient que faire...eux...là-haut...qui se jouaient bien des mortels. Comme pour le punir et rire de lui, ils annoncèrent la pluie pour la première fois depuis l'explosion des réacteurs. S'ils ne pouvaient le tuer par la terre, ils le feraient par les airs. Ainsi, s'abattit une torrentielle et meurtrière pluie acide. Probablement alimentée par tous ces produits chimiques qui s'était évaporer dans l'atmosphère. D'abord assoiffé, croyant en un miracle, il se traîna à l'extérieur et se mettre face contre ciel...mais il réalisa vite son erreur.

Il hurla de douleur, fermant aussitôt ses paupières et apportant ses mains devant elles afin de protéger ses yeux, mais le reste du visage lui fut ravagée. Sa peau sembla fondre au contacte des gouttes d'eau, autant sur ses joues, son front, que ses doigts. Le sang suintait de chacun des orifices créé par la pluie. Reculant aussitôt, sa douleur fut bien loin d'être terminée alors que le vent continua de souffler sur ses plaies ouvertes et brûlantes. Il eut l'impression que l'on frottait une guenille d'alcool sur ses blessures. La douleur était insupportable...incroyablement insupportable...mais se passa une chose que nul n'aurait pu croire. Dans cette douleur, un réconfort...une sensation étrange mais si paisible à la fois.

La sensation d'être vivant...d'être là...et de vivre. La sensation que, malgré tout, il avait survécu au pire désastre imaginable, qu'il respirait encore, ressentait encore...et cette douleur se transforma en une euphorie inexplicable. À mi-chemin entre la souffrance et l'extase, l'homme se tordait au sol à la fois de douleur et de rire. Un rire sincère...presque hilarant et pendant qu'il profitait de ce moment à sa manière, aussi étrange et peu orthodoxe fut-elle, quelqu'un vint à l'interpeller. Une voix perça le son de l'averse et même celui de son ricanement. Une voix lointaine...


Tsubachi...Sasayaku...

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: L'appel du "Mauvais Coeur" [Solo/PNJ] Jeu 21 Sep 2017 - 20:32


Une voix lointaine, comme un murmure. Elle s'était faufilée entre les gouttes de pluies, portée par un vent invisible tout comme l'était sa source. Pourtant, elle était si claire malgré tout. Elle résonnait dans les oreilles du concerné comme si celui qui l'interpellait n'était qu'à quelques mètres à peine. Si bien, qu'il n'eut cesse que de tourner sur lui-même afin d'en trouver la provenance. Et pourtant...le toit sous lequel il se trouvait était bien vide. Il n'y avait plus rien d'autre que lui et l'air qui circulait entre les murs arrachés et les fenêtres cassées.

L'euphorie qu'il ressentait un peu plus tôt commença donc à s'estomper, ne laissant plus que la douleur lui ronger les sens. L'inquiétude, mélangée à la souffrance, lui fit donc plier les genoux et il s'effondra au sol tout en essayant de porter ses deux mains à ses oreilles. Un bruit aigüe commença à lui fendre les tympans, comme un silement intense et continue et, au travers, toujours cette même voix qui répétait sans cesse son nom. Cependant, cette fois-ci, le message qu'on lui murmurait changeait de ton, de volume et de provenance entre chaque interpellation. Si bien, que le survivant s'en trouva d'abord confus, puis terrifier. Plaquer contre le sol, le dos bien droit sur le ciment, il gardait ses paumes sur ses oreilles pour tenter d'atténuer le bruit, mais rien n'y faisait. Il devint si intense qu'il se tortilla de douleur, sur lui-même. Ses yeux cherchaient, mais en vains, le monstre qui s'acharnait sur lui alors qu'il avait déjà tout perdu...mais il était introuvable.


-Voix
Tsubachi
Tsubachi
Tsubachi
Tsubachi


-Tsubachi
ALLEZ VOUS-EN!!! LAISSEZ MOI TRANQUILLE

Tsubachi
Tsubachi
Tsubachi
Tsubachi


-Tsubachi
ARRÊTEEEEZ!!!

Il n'en pouvait plus. Ce qui était un murmure s'était transformé en un écho incessant, percutant toutes les surfaces possible de la pièce avant de revenir à lui, infiltrant ses moindres pensées, rebondissant dans son crâne à multiple reprises. Elle passait du chuchotement au cri et au hurlement se façon totalement aléatoire et ne cessait jamais. Cinq...dix minutes...il ne savait pas combien de temps cela avait bien pu duré, mais il lui semblait avoir perdu la raison à un certain moment donné et ce qu'il ressentait comme peur au départ s'était tranquillement changé en haine...la colère bouillait en lui. Il voulait taire cette voix, il voulait trouver l'homme qui en était responsable et lui arracher la gorge.

Il se releva donc d'un seul coup et se mit à parcourir l'immeuble en ruine où il se trouvait. Il fit d'abord le tour de la pièce où il était. Il couru jusqu'à un coin, la jonction entre deux murs, et s'y plaqua l'épaule tout en tournant le regard vers un autre. Ses yeux étaient rond comme des billes, la pupille noire en leur centre dilatée au maximum...il hurla


-Tsubachi
HAAAAAAAAA!!!!! FEERME LAAA

-Voix
Tsubachi
Tsubachi
Tsubachi
Tsubachi


-Tsubachi
RRRAAAAAHHH

Resserant sa prise sur son crâne, toujours de ses mains, une coulée de sang lui fila entre le doigt, provenant directement des blessures par l'acide qu'il avait subit, mais il ne s'en rendit compte. Continuant de courir, il passa l'arche ouverte qui le menait à une autre pièce qui semblait être une cuisine. Poussant une chaise, qui tomba dossier contre le sol, sa frénésie le mena à regarder sous la table, dans les armoires...mais encore une fois le bruit aigüe et la voix demeuraient sans source, comme si ils se jouaient de lui. Et la rage lui prit les tripes au point où elle l'emporta sur sa raison. Renversant la table, lançant une chaise contre le mur et donnant des coups de pieds sur le mur, il resserra ses doigts sur ses joues et son front et s'égratigna le visage de ses ongles sans même penser à ses blessures.

-Tsubachi
ARRÊTE...ARRÊTE!!! JE N'EN PEUX PLUS.

-Voix
Tsubachi
Tsubachi
Tsubachi


!!!TSUBACHI!!!

La dernière fois fut beaucoup plus puissante que les autres, perçant le silence comme un cri sortie du néant. La voix avait été si claire, si "présente" que l'enragé n'eut d'autre choix que de réaliser qu'elle ne venait d'ailleurs que de lui-même. Et il ne restait plus que son souffle...le bruit de sa respiration haletante...mélangé au raclement caverneux d'une gorge trop irrité. Puis il rit...il rit en voyant les lambeaux de chaire qu'il avait lui-même arraché de son visage et qui gisaient au sol devant sa face ensanglanté...rouge en surface de par le sang qui en coulait, mais rosée en dessous de par la chaire maintenant à vif, sans épiderme. Il délirait, prit dans un fou rire maniaque qu'il n'arrivait à contrôler pendant qu'il se roulait au sol. Ses pupilles, toujours dilatées au maximum, semblaient trembler au coeur même de ses globe oculaires. L'homme venait de perdre la raison et avec...probablement une part de son humanité.



-Tsubachi
HAHAHAHAAAAA...HA....HAHAHHAHAAAA!!! JE VOIS!! JE VOIS!! HEHEHE...MAINTENANT QUE J'TAI TROUVÉ...TU FERME TA GUEULE HEIN!!! HAHA...TU...FERME...TA...PUTAIN DE GUEULE!!!!

Hehehe
..hmhm...

Hahahhaa....

Tu m'as bien eu connard. PEU IMPORTE TON NOM TOI...LÀ HAUT...QUI SE FOU DE NOTRE GUEULE DANS TON OMNIPOTENCE, TON OMNISCIENCE...TON OMNIPRÉSENCE...tu te fou bien de notre gueule. Nous ne sommes que "des mortels", sans valeur, sans but autre que vivre, respirer, manger, chier, dormir et enfin mourir!!! Espèce de malade...


Puis, comme résigné et à bout de force, il se tourna la tête vers le plafond, comme pour le confronté, s'il existait vraiment. Il se tourna sur le dos, riva son regard droit devant lui et s'imagina voir le ciel, l'univers...au delà même. Pour le voir LUI le créateur de toutes choses. Et toute la haine et la souffrance qu'il éprouvait, en repensant à tout ce qu'il venait de se passer, tout ce qu'il avait vécu...il les dirigea vers lui. Lui qui se foutait de sa gueule. Lui qui avait laissé tout ceci se produire. Lui qui...

-Voix
...nous nous reverrons Tsubachi.

Et soudain, la peur l'envahit de nouveau lorsqu'il tourna le regard vers l'une des fenêtres à moitié cassées et qui donnait sur l'extérieur. Beaucoup plus intensément que la dernière fois. Sa colère se dissipa, tout comme son euphorie. Seule une peur viscérale avait envahit son être en entier. Lui qui pensait peut-être avoir pété un plomb, qui pensait s'être imaginé toute cette scène ou qu'elle avait été liée à un traumatisme quelconque...ne riait plus maintenant. Cette voix venait de lui adresser un dernier message et cette fois, il l'avait vu! Dans la vitre cassée...le reflet d'une sombre silhouette l'observait, le fixait intensément...avant de s'envoler en une nappe de fumée grise.

...et il perdit conscience...


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Message(#) Sujet: Re: L'appel du "Mauvais Coeur" [Solo/PNJ] Mar 26 Sep 2017 - 3:43



Le soleil...c'est ce qui le réveilla.

Étendu sur le marbre blanc, mais recouvert d'une couche de cendres grises, ses paupières s'ouvrirent rapidement, d'un coup sec. Sa pupille, toujours dilatée, fixa ce trou béant dans le toit de la cathédrale en ruine où il se trouvait et loin...très loin dans le ciel, un soleil de plomb brillait de mille feu, lui brulant la rétine...ce qui le fit se réveiller à la douleur qu'il éprouvait encore sur son visage. Il sentit d'abord un léger inconfort, puis la souffrance amplifia. Plus il se réveillait, plus il revenait à lui, plus il la ressentait.


-Tsubachi
HaaAAA...HAAAAA....

Un picotement, une démangeaison horrible, comme si des fourmis lui mangeait le visage en surface alors que des verres s'y promenaient dans la chaire. Il hurla un bon coup et voulu apporter ses mains sur son visage, mais fut surpris d'y retrouver des bandages. Continuant de gémir à son mal, il chercha néanmoins à se souvenir de ce qu'il s'était passer la nuit précédente, aussi bien que mal. Lui vint alors en mémoire cette voix sortie de nul part, puis sa folie passagère qui était probablement la source de toutes ces imaginations. Un traumatisme peut-être...dû à l'horreur qui s'était produite et au souvenir qu'il en gardait. C'était la seule explication qu'il y trouvait...mais qui était bien loin de justifier les soins qu'on lui avait prodiguer. Car, et ça il le savait, il n'avait ni les compétences, ni le souvenir d'avoir pu se faire ces bandages lui-même.

Retournant sur lui-même, il regarda au travers d'une fenêtre cassée...le reste de la ville. Tout était encore détruit, anéantie même. Il n'y reconnaissait pratiquement plus rien tant il ne restait que des squelettes d'architecture après l'explosion. Puis, la pluie lui revint en tête. La veille...il avait plu...à grosses gouttes. Une véritables tempête d'eau toxique et corrosive et c'est là qu'il réalisa enfin qu'il n'était pas "le lendemain". Non...car à l'extérieur...aucune trace d'eau ou d'humidité. Aucune gouttes sur le rebord des fenêtres, aucunes flaques sur le sol, ou autres surfaces planes et non poreuses.  Tout était sèche...très sèche...une chose assez rare au pays de la pluie et qui n'arrivait que lors des canicules. Cela voulait donc dire qu'au moins une journée entière s'était écoulée depuis.

Il tourna alors la tête...à droite et à gauche...paniqué au point tel que son esprit en délaissa même ses maux.


-Voix
Alors c'est toi...?

Cette voix!
Se redressant entièrement sur ses jambes, tournant rapidement son corps en direction de l'Autel de la cathédral, son regard se posa sur l'inconnu qui venait de lui adresser la parole. Était-ce lui qui lui avait appliqué ces bandages? Était-ce lui qui s'était occupé de lui durant cette journée où il ne s'était simplement jamais réveillé? Pourtant...il n'avait pas l'air d'une âme charitable bien au contraire.

Grand, mince, mais incroyablement bien taillé, l'homme était chauve et arborait une peau blanche comme le lait et garnie de cicatrices et de tatouages ésotériques. Des lignes noires lui parcouraient l'ensemble du corps dont seul une paire de pantalon large et de grandes sandales lacées en croisés lui couvrait les jambes. Son air était aussi dur et froid que l'image qu'il dégageait...comme s'il avait été construit à même le roc des Monts glacés de Yuki no Kuni. Qui était-il et qu'était-il venu faire ici...




-Inconnu
Réponds à ma question vermine. C'est toi qu'il a appelé...oui...ou non?

Et cette fois, sa voix était empreinte d'impatience. Elle était devenue agressive, comme issue d'une personnalité hautement colérique dont le moindre travers arrivait à attiser sa grogne. Son poing s'était serré, tout comme ses dents et ses paupières, elles, s'étaient plissées. C'est d'ailleurs là que le riche déchu réalisa que l'étranger était plus vieux qu'il n'y paraissait au départ. Des rides s'étaient accentuées sur sa face haineuse, lui offrant maintenant l'apparence d'un homme qui avait déjà atteint la cinquantaine. Et pourtant...il semblait toujours aussi vigoureux malgré tout. Il respirait la puissance...au point tel où il en devenait intimidant de par sa simple posture droite et disciplinée. Il n'eut d'autres choix que de lui répondre, comme s'il se sentait étrangement devant une personne non seulement importante, mais honorable aussi.

-Tsubachi
Un...un appel? Je...non?!? Il ne me semble pas. C'est vous! C'est vous qui m'aviez parlé! Vous ne cessiez de répéter ma voix! C'était VOTRE voix! À cause de vous je...

-Inconnu
Suffit! Ce n'était pas moi qui vous appelait.

Son ton était devenu autoritaire et ses traits restaient durs comme le roc. L'homme avait décidé d'asseoir sa supériorité sur le mutilé du haut de son attitude prépotente. Il avait plaqué une main sur l'autel tout en la contournant, pour ensuite fouler les marches de pierres blanches jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que deux ou trois mètres de distances entre lui et le protagoniste. Il le fixa arduement, ne le lâcha pas du regard une seule seconde. Il le jaugeait, l'analysait. Si bien que le balafré eut l'impression de sentir son esprit être scruté par ces yeux aussi noirs que l'ébène. Qui était-il? Et s'il n'était pas celui qui l'avait appelé à l'en rendre quasiment fou, pourquoi avait-il la même voix.

-Tsubachi
Je...je ne comprends pas...

-Inconnu
Tu n'as pas besoin de comprendre, tout est déjà décidé. S'il t'a parlé c'est qu'il voit en toi une force liée à la sienne. Tu as connu la souffrance, tu la ressentait tout à l'heure, tu la ressens encore et tu la ressentira demain et jusqu'à ton dernier souffle. Il le sait, il l'entend, il t'entend toi, il te voit... Dit-il en marquant une pause à la fin, laissant un lourd silence s'installer avant de reprendre son discours.Si tu as sentis son appel, c'est qu'il sait que tu y répondras. Il ne se trompe jamais...Tsubachi.

-Tsubachi
De qui tu parles...?

-Inconnu
...Jashin...




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Message(#) Sujet: Re: L'appel du "Mauvais Coeur" [Solo/PNJ] Mer 27 Sep 2017 - 13:01



Jashin...

Un être semi-céleste, frère bâtard de Maskine qui n'avait jamais su extirper les ténèbres de son coeur et qui, donc, n'avait jamais su rejoindre les astres célestes et briller de sa propre lumière. Non, car la jalousie rongeait ses pensées, au point où il décida un jour de commettre l'irréparable; Voler la lumière céleste. Il vola à Maskine son pouvoir divin, mais fut intercepter par les hauts seigneurs célestes. Ils le bannirent à jamais des royaumes immortels et rendirent à Maskine sa force. Mais...une partie de sa lumière avait été pervertie par les sombres désires de son demi-frère et pour retrouver le titre d'immortel céleste, il dû laisser une partie de son avoir divin à Jashin qui, disait-on, fut enfermé à tout jamais dans la pierre du royaume mortel.

Cette histoire, qu'elle fut vrai ou non,  Tsubachi la connaissait. Il la connaissait car déjà très jeune, il avait reçu une éducation très traditionnelle et conservatrice. Le clan dont il portait le nom avait toujours regorgé de fins esprits cultivés. Ils avaient longtemps faits partis de la noblesse du pays de la pluies et avaient été des leader dans le développement énergétique de ce pays avant qu'il ne sombre dans la déchéance liée à la corruption. Les enseignements qu'il avait reçu lui permettait donc de connaitre ce nom "Jashin". Le "Mauvais Coeur" comme on l'appelait ici, au Yuukan, le monde des mortels.

Ce fut donc un long silence qui s'imposa entre lui et l'inconnu qui venait de mentionner le nom du destructeur, de l'immortel aux milles souffrances. Lui qui avait toujours cru que ces conflits religieux dataient d'une autre ère, se trouvait face à un Jashiniste...venu à lui en suivant "l'appel de Jashin". Appel qui le visait lui...le dernier des Tsubachi encore vivant. Une situation improbable, si improbable même que le balafré, derrière ses bandages, ne pu même retenir un ricanement frôlant l'arrogance. Il n'y croyait pas...

...et pourtant...


-Tsubachi
...Hahaha...Jashin? Vous êtes sérieux? Non mais...regardez autour de vous pauvre crétin! Vous croyez vraiment que j'ai mon temps à perdre av...GYAARRRKKK.

Un mouvement trop vif, trop rapide, pour qu'il puisse même espérer avoir vu l'ombre de l'homme s'avancer vers lui et lui empoigner la gorge. Les doigts blancs et froids du Jashiniste pressaient sur chaque côté de son cou avec une telle raideur qu'il pouvait sentir ses muscles compresser sa trachée. L'oxygène lui manquait, il cherchait son air. Sans même s'en être rendu compte, ses pieds battaient l'air alors que le guerrier lui avait fait quitter le sol de quelques centimètres en une seconde à peine. De ses bras se dégageait une lueur pourpre et dans le fond de ses yeux...l'obscurité la plus totale. Lorsqu'il ouvrit la bouche pour parler, sa langue était devenue noire et ses mots étaient portés par une double voix aussi grave que caverneuse. Les tatouages sur son corps brillaient d'une lumière impie, dont la source n'évoquait que le vice et la destruction. Quel étrange sensation...que de savoir qu'une simple lueur semblait être porteuse de la mort.

-Jashiniste
SACHE QUE JE NE TOLÈRERAI AUCUNE INSULTE. TOI QUI NE FAIT QU'ENTENDRE LES MURMURES DE JASHIN, SACHE QUE TA PLACE N'EST PLUS HAUTE QUE CELLE DES VERS QUI RAMPENT SOUS LA TERRE FACE À SON MESSAGER. TU FERAIS MIEUX DE TENIR TA LANGUE...CAR TU LUI DOIS LA VIE, ET LA LUI DEVRA JUSQU'À TON DERNIER SOUFFLE...

...à toi de voir si celui que tu as pousser avant que je ne t'agrippe la gorge deviendra ton dernier, ou simplement un autre parmi tant d'autre qui suivront.


Et ce sont des yeux terrifiés qui se posaient sur le "messager", et des mains tremblantes sur l'avant bras qui le tenait en l'air. Lui qui ne semblait pourtant pas d'une force herculéenne, bien que bonnement sculpté oui, le soulevait de terre avec une facilité déconcertante. Cette énergie qui parcourait ses muscles, ses veines et son corps en entier semblait lui donner une force surhumaine. Un tour qui n'était pas sans rappeler l'utilisation du chakra par les Shinobi...et pourtant. Il semblait y avoir quelque chose de différent aussi, pour le peu qu'il connaissait du moins. Il hocha donc la tête, du mieux qu'il le pouvait, afin de faire entendre à son tortionnaire qu'il avait compris son message et aussitôt, il relâcha son emprise en pestant sa frustration.


-Jashiniste
Tu commences à me faire regretter d'avoir fait tout ce chemin. Maintenant...écoute moi bien...

Je ne suis pas venu pour toi spécifiquement​. Je voulais être moi-même témoin de la dernière folie des Sabakyô, témoin de cet acte de destruction désespéré...et je t'ai ressentis. J'ai ressentis l'appel de Jashin en ta direction et j'ai su qu'il me guidait jusqu'à toi. Seul parmi ces débris...ce carnage. Tu n'aurais pas dû survivre jeune homme...tu aurais dû mourir comme tous les autres.

Que dire ou penser...sauf qu'il avait probablement raison? Non seulement il avait survécu à l'explosion, son feu et sa déflagration, mais aussi aux retombées chimiques qui en suivirent. Certes...il n'était plus un homme...tant il en souffrait des séquelles autant physiques que mentales, mais il était toujours là. Il était démuni, pauvre comme jamais dans un pays gouverné par la richesse...mais il avait encore sa vie pour le peu qu'elle valait. Car une vie, à Ame, ça ne valait pas grandes choses.

-Tsubachi
...Et maintenant je vis sans rien...sans ressources. Comment devrais-je survivre ici maintenant? Je ne vaux pas mieux que ces travailleurs de mines...

Et pendant qu'il se lamentait sur son sort, en se laissant glisser le dos sur un muret derrière lui jusqu'à ce que ses fesses heurtent le sol, totalement désemparé, l'autre lui souriait. Pas d'un sourire sincère...non. Un sourire vil, comme celui d'un criminel qui se savait proche de son but, tout près de commettre l'irréparable mais aussi très sur de son coup. Il posa une main sur l'épaule du Tsubachi et encore une fois, une lumière pourpre vint à briller autour de son corps. Une chaleur dérangeante s'en dégageait. Elle brulait, irradiait d'une puissance incommensurable et lorsqu'il enleva sa paume de sur l'épaule du jeune homme, qui avait déjà fait un mouvement de recul, les vêtements de se derniers se dévoilèrent brûlé à l'endroit même où il l'avait touché.

-Jashiniste
La puissance et l'autorité vient sous plusieurs formes Tsubachi. Il n'y a pas que l'argent...la richesse! Il y a aussi la force brute et le savoir. L'un que tu possède déjà, le savoir...et l'autre qu'il te faudra apprendre. C'est d'ailleurs la voie que Jashin t'apprendra si tu le désire. Car aujourd'hui...ne te reste que deux choix mon garçon.

Puis, au moment même où il venait de terminer sa phrase, ses poings s'enflammèrent d'un feu radiant. Les flammes étaient de même couleur que la lueur qui émanait de son être entier cette fois-ci. Ses dents s'étaient resserée et j'eus cru entendre une prière être murmurée avant qu'il ne déploie ainsi sa force...


-Jashiniste
Servir ta dette envers Jashin et lui vouer ta vie
...
Ou lui rendre son dû et lui offrir ta mort comme il se devait...




Dernière édition par Sabakyô Akumu le Ven 29 Sep 2017 - 11:48, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: L'appel du "Mauvais Coeur" [Solo/PNJ] Ven 29 Sep 2017 - 1:24



La vie ou la mort? Une question qui, souvent, n'était pas bien difficile à répondre. L'homme, quel qu'il soit et sauf quelques exceptions, n'avait pas à réfléchir avant de prononcer son verdict concernant sa propre vie. Même l'animal luttait jusqu'à épuisement avant de ne se laisser envelopper par les draps funèbres de la non-vie. C'était la nature de la vie que de fuir la mort, tout comme il était de sa nature à elle de finir par l'attraper. C'était un peu comme le cycle de la prédation...à un niveau spirituel bien plus élevé que celui de simples mortels. La mort était le prédateur ultime, comme un chat qui jouait avec la souris qu'est la vie. Car c'est ce qu'elle faisait, jouer avec la vie. À chaque instant, elle pouvait décider de planter ses crocs et ses griffes dans la chaire fragile de sa proie, mais elle la laissait lui filer entre les doigts car elle savait que sinon, il n'y aurait plus de plaisir. Parfois, même, la vie réussissait à déjouer la mort. Alors, le félin funeste s'avouait vaincu pour un temps, quelques petites années peut-être, mais finissait par revenir, plus sournois que jamais, et happait sa victime de toute sa violence, ou dans le silence le plus absolu...et elle ressortait vainqueur, comme toujours.

Mais il y avait aussi de ces moments où la mort regardait sa proie bien en face, son regard croisant celui de la vie alors que ses griffes la retenait par la queue, la soulevant même jusqu'au dessus de sa gueule...et qu'elle décidait simplement de la laisser tomber au sol. Elle lui redonnait sa liberté. Une ultime chance de lui échapper. C'est exactement ce qui se passait là...dans la vie de Tsubachi. Mais la mort n'était pas dupe. Si elle le faisait, c'est qu'elle en ressortirait gagnante...


...comme toujours.


-Tsubachi
...la vie est la dernière chose qu'il me reste.


-Jashiniste
Et tu en est le maître. Tu as le pouvoir décisionnaire aujourd'hui.

-Tsubachi
Comme si j'avais le choix!!!


-Jashiniste
Mais tu l'as! Hahaha!!! Qui a dit que la vie était simple? La vie n'est pas qu'un simple privilège petit arrogant! C'est aussi une responsabilité que tu as envers toi même. À toi donc de faire le choix le plus judicieux face à tes propres désirs.

-Tsubachi
...mais quelle connerie! Quel fou prendrait la mort si elle signifie la fin de tout? Bien entendu que je veux vivre!


-Jashiniste
Alors soit...tu vivras. Mais tu devra apprendre à protéger ta vie maintenant, car elle ne t'appartient plus. Tu devras en être le gardien. Elle est le bien de Jashin...et vu sa nature, mieux vaut pour toi ne pas être fragile. Il n'est pas du genre à faire attention à ses biens s'il ne sont pas importants pour lui.

Puis, dans sa main, les lueurs violacés s'illuminèrent encore jusqu'à former un symbole bien particulier au creux de sa paume, tel une étoile pourpre scintillante. Sans crier garde, il envoya sa main directement au plexus solaire du balafré, qui relâcha son air directement. Le coup n'avait pas tant été douloureux, mais dégageait une pression phénoménale qui lui coupa le souffle tout en l'envoyant valser quelques mètres plus loin. Se sentant d'abord attaquer, il plaça ses deux bras en position défensives devant lui, mais l'adresse du disciple de Jashine lui permit de simplement trouver sa voie au travers de cette pauvre protection.

À peine ses fesses avaient-elles touchée le sol, que le Tsubachi portait déjà une main au centre de son torse, tentant d'apaiser la brûlure inconfortable qu'il ressentait. Lorsqu'enfin il eut terminer de glisser sur le marbre, il porta un rapide coup d'oeil sur sa nouvelle blessure, comme s'il n'en avait pas encore assez eut, mais il eut du mal à cacher sa surprise lorsqu'il y découvrit que ses vêtements étaient brûlés, oui, mais qu'un tatouage avait été appliqué directement sur sa peau.

L'art Shinobi de l'apposition des sceaux...


-Tsubachi
Aaarh! Tu pourrais prévenir!!!...c'est quoi ça!?!


-Jashiniste
La preuve que tu appartient à notre maître. La preuve que ta vie est entre ses mains. Le symbole de la destruction. Va à l'encontre de sa parole, de son désir...et sa lumière te brûlera le coeur.

-Tsubachi
...


-Jashiniste
Ne me regarde pas comme ça...tu finiras par t'y habituer et par accepter cette réalité. Tu n'es ni le premier, ni le dernier à vivre cette situation. Maintenant...prépare toi.

-Tsubachi
Me préparer à qu... *SBAFF*...GAARK!!!


-Jashiniste
...À apprendre...


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Message(#) Sujet: Re: L'appel du "Mauvais Coeur" [Solo/PNJ]

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L'appel du "Mauvais Coeur" [Solo/PNJ]

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