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 Sables sanglants [Oniri]

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Sables sanglants [Oniri] Lun 2 Oct - 14:40


An -4, Printemps
Quelques jours plus tôt, Hai no Kuni


Une fois de plus, l’assassin venu du Pays de la Foudre se retrouvait dans une des bases bien cachées de la famille Inagawa, au cœur de la sombre et pourrie capitale de Hai no Kuni. Ses yeux brillait d’un sinistre éclat dans cette pièce froide et lugubre où se trouvait, comme d’habitude, un des lieutenants de la famille mafieuse, en compagnie de quelques gardes du corps qui ne pourraient certainement pas résister un assaut du shinobi si ce dernier décidait de se mettre en action. Mais avec le temps, cela faisait déjà un an qu’il avait rejoint l’île volcanique, le Kadoria avait appris à ne plus faire attention à eux, ni même à ce qu’il représentait dans le fond. L’absence de confiance totale que lui portait ses employeurs. Ce n’était pas son affaire. Sa ténébreuse silhouette resta planté au beau milieu de la salle, écoutant attentivement les consignes du contrat qui lui était demandé d’exécuter.

« Kurasa, tu devras te rendre à la capitale du Pays du Vent, Odaichi, dans quelques jours. Il y a un homme qui dérange et qui doit être éliminé au plus vite avant qu’il n’arrive à rassembler les clans de Kaze contre l’Empire. Tu le sais bien, ce qui menace l’œuvre de Kakeshuou, nous menace aussi. Il ne serait pas bon pour nos affaires que ce dernier chute... Va. Et n’oublie pas, l’Aveugle veille. »

Voilà un nouveau meurtre qui irait parfaitement s’inscrire dans le contexte dans lequel se trouvait le monde actuellement. En effet, le Yuukan tout entier était en proie à la conquête de cet Empire venu de l’Ouest et dirigé par celui qui serait certainement le shinobi le plus connu de notre ère, Samui Kakeshuou ! Son armée s’était avancée sur tous les front, enchaînant les victoires, entourant à mesure que les jours passaient et que les morts se faisaient de plus en plus difficile à compter, les derniers pays à envahir. Le Pays du Feu, celui du Vent, ainsi que celui de la Foudre se présentait comme les derniers obstacles dans la quête du manieur de glace de conquérir le monde shinobi ! Cependant, les différentes forces encore présentes sur ces territoires lui compliquaient grandement la tâche et l’une des forces opposantes étaient les Kadoria. C’est de ce clan dont faisait autrefois parti l’assassin chargé d’agir aujourd’hui en faveur de l’Empire !

Cela pouvait faire de la subordination du Kadoria quelque chose de paradoxale tant il avait, par le passé, repoussé les nombreuses tentatives d’invasion des soldats impériaux ! Mais l’homme qu’il était à cette époque n’est plus. Celui qui était prêt à se battre corps et âme pour son pays, sa famille et pour une idéologie qui se voulait pacifiste est mort le même jour où sa mère perdit la vie. Kadoria Hiraku avait disparu dès sa désertion et avait par la suite laissé place à un être impitoyable, nourri par une ambition folle et qui se faisait nommer Tenbatsu Kurasa !

Ce dernier se saisit des quelques documents, qui recélaient de nombreuses informations sur sa cible et par quel réseau il pouvait l’atteindre, donné par l’Inagawa, sans dire le moindre mot. Ainsi, prolongeant son intentionnel silence, le Nukenin se retourna et disparu dans l’amas de ténèbres entourant la bâtisse secrète, prêt à entamer un voyage de plusieurs jours en direction des contrées désertique du vaste Pays de Kaze et d’Odaichi...
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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Sables sanglants [Oniri] Lun 2 Oct - 14:42


An -4, Printemps
Kaze no Kuni


Comme d’habitude, le soleil trônait dans le vaste ciel dégagé du Pays du Vent, installant sans répit une chaleur insoutenable pour les habitants de ces vastes terres désertiques. Ici, le climat ne semblait pas subir l’effet des saisons défilantes, mais tous s’accoutumaient cependant d’une étrange explication. En effet, on raconte que Kaze aurait été un pays riche et aux paysages aussi verdoyants que le Pays du Feu si ce ne fut à cause d’une tempête de sable sans précédent que d’aucuns nommaient parfois Shukaku. Certains ne prennent cette histoire que pour une légende, mais pour d’autres, cet épisode du Yuukan est bien véridique et se succède à une autre histoire tout aussi extraordinaire ! Celle de l’ancienne île de l’Est qui réunissait autrefois l’archipel de Mizu à l’île des Neiges, Yuki, avant qu’elle ne soit morcelé en plusieurs bouts suite à l’affrontement terrible entre deux Bijuus, Gobi et Sanbi. Ainsi, pour ceux qui connaissent cette histoire, cela ne faisait que peu de doute qu’Ichibi était coupable d’avoir changé à jamais ces terres en l’interminable désert que traversait aujourd’hui l’assassin venu de Hai.

La sombre silhouette de Tenbatsu Kurasa, enveloppé dans son long manteau noir et n’ayant que son fidèle sugegasa pour se protéger du soleil brûlant, avançait lentement à travers l’aride paysage de Kaze. Plusieurs jours furent nécessaire pour rejoindre le continent et ce grand pays, n’ayant que pour seules ruses des Henge ou bien quelques individus en lien avec le réseau tissé par les Inagawa au fil des années. Tout devait être mis en œuvre pour atteindre un niveau de perfection dans la discrétion ! Non seulement cela était essentiel pour le bon déroulement de la mission donné à l’assassin, mais aussi pour éviter que toutes ces manigances soient découvertes, dans quel cas la famille mafieuse se retrouverait confrontés à de graves problèmes. Quoi qu’il en soit, bien que la chaleur extrême provoquait des mirages au niveau de l’horizon, les yeux rouges du Nukenin apercevait au loin le lieu dans lequel il devait s’infiltrer. Odaichi.

Arrivé aux grands remparts entourant la capitale, le Kadoria ne daigna même pas exécuter un Henge de crainte d’être repéré par un des ninjas Kazejin gardant l’entrée d’Odaichi. Si jamais l’un d’entre eux possédait des capacités sensorielles, la tentative d’infiltration de Kurasa se verrait réduite à néant en un instant sans même qu’il puisse se justifier ! Au lieu de ça, il prétendit faire preuve de bonne foi en ôtant son chapeau de paille afin de dissiper toute forme de suspicion prématurée à son égard. Pour l’occasion, il inscrivit même une expression sympathique sur son visage, voir de soulagement, alors qu’il se prétendait venir de Kusa afin d’échapper aux forces de l’Empire ! Le Tenbatsu dut se justifier, présenter une fausse identité créée de toute pièce par les Inagawa et enfin il put accéder au cœur de la capitale.


Tout à coup, le visage amical qu’on pouvait voir quelques secondes plus tôt se décomposa afin de laisser place à l’air neutre, voir froid, qu’on avait l’habitude de voir sur le visage de Kurasa. Ses yeux respirait les meurtres à venir et en particulier celui d’un homme. Un seul et unique personnage dont la mort anéantirait peut-être toute chance d’unification des clans de Kaze face à l’Empire !
Sans attendre plus longtemps, il profita des rues pratiquement vidées de toute vie l’après-midi, dû à la chaleur extrême, pour se fondre dans l’ombre que lui procurait les grands bâtiments de sable. Rapidement, le Nukenin concentra une infime partie de son chakra en dessous de ses pieds et commença a bondir à travers les bâtiments pour en rejoindre les hauteurs...

De là, ses pupilles écarlate pouvaient contempler la capitale d’Odaichi. Cherchant sa cible ou quiconque serait susceptible de lâcher une information au sujet de cette dernière... Là ! Un des gardes l’ayant inspecté il y a quelques minutes semblait avoir cédé sa place et se retrouvait à présent seul. Discrètement, toujours, Kurasa déscendit de l’immeuble et s’approcha du Kazejin, retrouvant l’espace d’un instant son expression faussement amicale. Il l’interpella.

« Excusez moi, peut-être pouvez vous m’aider ! Je suis à la recherche d’un certain... Kawaguchi Dastan, savez vous où il se trouve ? » dit le Nukenin, alors que sa main se rapprochait lentement du manche de son katana et que ses yeux fixait d’un regard menaçant son interlocuteur. Il s’apprêtait à dégainer aussitôt l’information reçu, prêt à trancher la gorge de cet homme, puis de l’enterrer secrètement, avant de poursuivre sa quête. A moins qu’un imprévu survienne... ?
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Sables sanglants [Oniri] Lun 9 Oct - 22:58


Cela fait maintenant depuis plusieurs jours que je reste majoritairement enfermée chez moi à préparer de nombreux plans. Je compte partir, délaisser Kaze à sa lente agonie et ses innombrables guerres intestines qui la gangrènent de l'intérieur afin de m'attaquer, seule, au vif du sujet ; à savoir l'Empire de Kakeshuou. Ses forces oppressent toujours plus le front de la résistance au nord et aucun esprit raisonnable hormis une poignée d'irréductibles, dont mon paternel, ne semble s'en soucier. Ketsueki et Kawaguchi sont bien trop occupés à se quereller, avilis qu'ils sont par leur l'orgueil et leur soif de conquête. J'ignore encore si ce que je fais est juste, mais je suis certaine d'une chose : de ne rien pouvoir faire à mon niveau alors qu'à contrario, il m'est impossible de rester ainsi les bras croisés alors que la nation du Vent se tient au bord du gouffre.

J'ai longuement travaillé pour en arriver là. Je me suis entraînée, je me suis renseignée, j'ai tissé des liens sous une autre identité avec de nombreux contact à la mégalopole. D'ici quelques jours je serais enfin prête pour cette mission auto-attribuée, la mission de ma vie pour laquelle je ne reviendrais sûrement pas. Je suis consciente de tout ce que je laisse derrière-moi. Mes amis, ma famille, ceux que j'aime. Natsuki... Mes pensées à son égard sont douloureuses car, toutes, aussi implicites soient-elles, m'évoquent cet avenir perdu avec lui.

J’essaie tant bien que mal de me focaliser sur mon objectif, raison pour laquelle j'ai passé une partie de la nuit, et l'essentielle de la mâtiné à m'entraîner, loin de la capitale, mais aussi loin de la Confrérie qui, bien qu'elle soit chère à mon cœur, à l'image d'une seconde famille et aussi froide soit-elle, représente une menace potentielle pour mes projets. Celle-ci étant la plus à même de desceller mes projets et de potentiellement chercher à m'arrêter. La raison est on ne peut plus simple. On ne quitte jamais la Confrérie. Une fois qu'on l'a rejoint, c'est à la vie, à la mort. Par chance l'attention de l'organisation semble occupée ailleurs. J'ignore ce que prépare Yuren-sama, mais mon instinct me dit que quelque chose de gros se prépare. Par le bonheur, ou le malheur, je ne serais pas là pour y assister.

C'est ainsi, l'esprit pleins d'idées et de réflexions que je rejoins la capitale alors que la chaleur cuisante de l'après-midi s'acharne sur ma peau mate que l'air aride soufflé par la vitesse de ma moto ne parvient à apaiser. Je m'arrête pour déposer mon véhicule au garage. Toute l'équipe de mécanicien répond présente même en journée. Toutefois, leur bravoure n'empêche pas la climatisation de tourner à plein régime. Je m'attarde un peu pour discuter, me débarbouiller et me réhydrater. Après quoi je file entre les ruelles les plus sombres afin d'éviter la chaleur accablante du jour. A cette heure si la ville est pratiquement déserte. Seuls quelques livreurs, messagers et autres gardes circulent tantôt entre les bâtiments, tantôt sur les toits pour les plus téméraires. C'est dans ce cadre hostile que j’aperçois une silhouette étrange. Cette dernière se démarque du reste pour une raison précise. Il s'agit d'une personne tout de noir vêtue. Le genre de couleur à éviter lorsqu'on vit dans le désert. Il n'y a que les étrangers, suspects de surcroîts, pour ainsi se pavaner.

Intriguée, je compose un rapide mudra pour accentuer mes capacités sensorielles et n'est guerre surprise de constater que cet individu jouit d'une certaine réserve de chakra. Mes vieilles habitudes reprennent aussitôt le dessus et, fidèle aux préceptes de la confrérie, j'active mon camouflage pour le prendre en filature. Filant de toit en toit je le retrouve au détour d'une quartier vide à interroger un garde. Mes facultés de perception démoniaque me permettent alors de ressentir l'animosité sous-jacente qui émane de l'individu. Aussi discrète qu'agile je parviens à me rapprocher suffisamment de lui pour écouter ses dires. Mon sang ne fait qu'un tour en le voyant poser la main sur son arme. Mon état d'esprit s'accorde, et ce bien malgré-moi, avec le soudain pique de véhémence qui se dégage de l'individu. Parvenue dans son dos, je réapparais aux yeux de tous, armant mon pistolet en direction de sa boîte crânienne. Le cliquetis trahis ma présence.

« Un certain Kawaguchi Dastan? Vous n'allez tout de même pas me faire croire que vous ignorez qui est le Seigneur du Pays du vent ? » La question est rhétorique, elle ne mérite pas de réponse. « Tournez-vous, et pas de geste brusque. Je ne voudrais pas que votre cervelle retapisse la façade de cette échoppe. » Dis-je d'un ton aussi autoritaire que dénué d'hésitation. Je me tiens effectivement prête à exécuter ma menace à tout instant. « Vos papiers » Fis-je en tendant ma main libre. « Que faites-vous ici ? D'où venez-vous et pourquoi souhaitez-vous savoir où réside le Seigneur Dastan ? »

Je suis légèrement plus à cran qu'à l'accoutumé en raison de mes préparatifs, mais aussi des nombreux bouleversement lié à ma nature démoniaque. Il ne me faut pas grand chose pour partir au car te tour et l'idée d'appuyer sur la détente se fait étrangement de plus en plus tentante sans que je ne sache pourquoi.
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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Sables sanglants [Oniri] Dim 22 Oct - 13:25

Sa main s’approchait de plus en plus de son arme, le garde s’apprêtait à lui répondre quand tout à coup, un son que le Kadoria ne connaissait que trop bien vint perturber son mouvement ! Un bruit qu’il avait entendu maintes et maintes fois sur l’île de Hai, lorsque les règlements de compte s’accroissait brutalement entre les clans mafieux, celui du chien d’un pistolet. Puis brisant le silence, suspendant le temps quelques fractions de secondes auparavant, une voix féminine vint l’interpeller et mettre un terme à toute envie meurtrière qui avait pu le traverser sitôt qu’il était parvenu à mettre la main sur le renseignement désiré. Son visage se tourna doucement en direction de la menace. Quasiment de profil, ses yeux rouges et avides de crimes observaient la mystérieuse kunoichi qui le tenait en joue, alors que le doigt de cette dernière caressait déjà la détente. Quel erreur avait-il pu faire en traversant les passages obscures de la capitale ? Aucune, Kurasa en était certain ! Et pourtant, le voilà plus en danger que ce pauvre garde à qui il allait arracher la vie !

Suivant l’ordre qui lui fut donné, il se tourna doucement et laissa son regard suivre ses mouvements afin d’observer plus clairement la jeune femme aux cheveux argentés. Il voyait son bras trembler et ses pupilles si contractées qu’il pouvait être certain qu’elle n’hésiterait pas à mettre ses menaces à exécution en creusant d’une balle le crâne du Nukenin ! Peut-être même qu’elle en avait envie ! Après tout, sa réaction était normal. Nous étions en temps de guerre et un inconnu à la recherche d’un personnage si important que le Seigneur du Vent lui-même ne pouvait que s’attirer la suspicion de ses témoins ! Très vite, le nouvel ordre tomba alors que la kunoichi demanda au Kadoria de montrer patte blanche. Il était alors venu le temps pour l’assassin d’utiliser l’énième identité crée de toutes pièce par les Inagawa, de se saisir de ses papiers, ainsi que du bandeau qui témoignait pour l’occasion de son allégeance au forces de Kusa. Mais alors qu’il s’apprêtait à s’en saisir... Kurasa décida de prendre la parole.

« Je me nomme Tohatsu Kohei, je suis un émissaire de Kusa. Mon chef, Ryôsuke Kazuo, fait parti d’un groupe dissident qui cherche à affronter l’Empire. Il a un message pour le Seigneur Kawaguchi Dastan mais... » Commença-t-il à dire, avant que son regard ne retrouve son air sinistre et à la fois sérieux. Mais plutôt que de gentiment tendre les documents et son faux bandeau qu’il venait d’attraper, le Kadoria les lâcha nonchalamment au sol. Sa voix se fit instantanément plus lourde et déterminée. « Vous ne croirez pas à ces stupides histoires, n’est-ce pas ? ».

Une de ses mains se leva aussitôt, formant le signe d’un mûdra, alors qu’au même instant le bruit métallique de sa plaque shinobi venait de percuter le sol ! Son bandeau se mit à briller d’un vif éclat semblant refléter une forte chaleur en son sein. Les deux Kazejins devaient déjà se douter de la suite et seuls leurs regards s’arrêtant sur l’objet piégé venaient sauver la vie de l’assassin qui ne s’était pas encore vu décapiter ou pris d’une balle dans le crâne ! Kurasa pouvait d’ores et déjà sentir son cœur battre tant il était conscient que la situation dans laquelle il se mettait était dangereuse et avait plus de chance de le mener six pieds sous terre, plutôt que de lui permettre de fuir. Néanmoins, il était rempli de certitude quant à l’idée que la jeune femme à la chevelure argentée ne croirait pas un morceau de sa piètre histoire et avait préféré passer à l’attaque en premier, espérant peut-être prendre ses deux futurs adversaires par surprise ! Il valait mieux tenter cela plutôt que de se faire interroger avec quelque dispositif que ce soit lui empêchant d’utiliser son chakra !

Ainsi, une puissante détonation se déclencha, dégageant un souffle tout aussi important à travers la ruelle et créant un épais nuage de fumée noir entre les shinobis ! Une aubaine pour le criminel ! Cependant, ce dernier n’avait pas que la fuite en tête. Il était aussi venu pour satisfaire sa soif de sang et si le Kadoria avait pu croiser le regard de la kunoichi, cette dernière aurait peut-être pu voir un sourire cruel sur son visage n’annonçant rien d’autre qu’un fait diabolique allait se produire. L’assassin se saisit alors de sa lame et tournoya rapidement sur lui même, frappant un des shinobis avant de percer cet amas de cumulus sombre ! La boule de fumée qu’il incarnait quelques instants se dissipa à mesure qu’il bondit à travers les bâtiments, rejoignant le premier toit à sa portée. Plus bas, le nuage provoquée par le bandeau explosif commençait peu à peu à se dégager laissant place à une scène tragique...

Le garde ne semblait pas pouvoir bouger, cherchait d’un regard désemparé sa camarade et tentait peut-être de balbutier quelques mots. Mais sur sa gorge se dessina une longue entaille. Une coulée de sang finit par en émaner avant qu’il ne tombe finalement les deux genoux au sol, puis s’étala complètement par terre à mesure que la vie quittait son corps. Du haut de la bâtisse, le regard sinistre de Kurasa fut témoin de la scène sans éprouver aucun remord, comme toujours. Ses yeux rouges croisèrent finalement ceux de la kunoichi... La traque pouvait commencer !
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Sables sanglants [Oniri] Mar 7 Nov - 13:59

L'hostilité que l'individu porte tel un manteau noir nourrit la défiance que j’éprouve à son égard. Il y a quelque chose en lui qui ne me plaît guère. Je ne le vois pas, je ne le comprends pas, je le ressens, quelque chose de virulent qui m’enserre les entrailles, tord mes veines et contractes mes muscles. Depuis plusieurs mois déjà j'apprends à vivre avec cette nouvelle condition, parfois plus humaine qu'animale, mais aussi malsaine que brutale. Il m'arrive parfois de ployer sous le joug de l'adrénaline déchargée dans mon corps qui, à l'image d'une drogue, brouille ma conscience. En cet instant plus que jamais, j'éprouve le poids de mon héritage démoniaque peser sur ma conscience si bien que j'écoute d'une oreille, que j'aurais voulu attentive mais qui, au final, est plus distraite qu'autre chose, le discours du ténébreux inconnu aux yeux écarlates. Le genre de caractéristique prédominant dans la génétique du clan Ketsueki est qui passent difficilement inaperçus au sein de la capitale de leur plus grand rivaux que sont les Kawaguchi. Dès lors ces apparats naturels sont tous autant de phares brillants dans la nuit, lorsque le pas est posé entre ces murs. Ce pauvre sot en-a t-il seulement conscience ? Ainsi n'a-t-il jamais été question de me convaincre du bien fondé de ses investigations, mais seulement et simplement de coopérer afin qu'on l'interroge.

Cela, l'a sans doute-t-il deviné, car à cet instant même le voici qui se joue de son propre discours, ce dernier ayant jusqu'alors davantage fait corps avec le plomb de mes balles qu'avec la crédulité de mon esprit. Alerte, mon sang ne fait qu'un tour car la lueur meurtrière jusqu'alors sous-jacente se manifeste dans son regard. Je ne réagis cependant pas assez promptement, trop occupée que je suis à mener la joute contre les élans farouches qui gangrènent mon cœur. Pour cela une fraction de seconde m'est nécessaire afin de revenir à la réalité, une fraction de seconde de trop durant laquelle le Shinobi parvient à déployer un écran de fumée tout autour de nous. Mon instinct à alors tôt fait de reprendre le dessus en aiguisant aux passages mes sens si bien que je n'ai aucun mal à me repérer dans le nuage ainsi créé. J'effectue un bon en arrière, précis au point de sentir l'air que déplace la lame me caresser la gorge, maquant de me trancher la chair à quelques millimètres seulement. Il ne m'en faut pas davantage pour comprendre que mon compatriote ne s'est pas montré aussi adroit. Dégagé du fumigène, ce dernier à tout juste le temps d'ouvrir la bouche avant que sa gorge n'en fasse de même et que des deux s'échappent de multiples gerbes de sang.

A peine s'est-il effondré sur le sol, agonisant, que mon esprit est déjà passé à autre chose : les vieux réflexe de guerre obligent à garder le sens des priorités. L'arme au poing, je tire en l'air afin d'alerter la garde, malheureusement en sous effectif par ces temps troubles. Après quoi je m'enquiers de la présence de l'ennemi en poussant mes facultés sensorielles à leur paroxysme. Par un heureux coup du sort, mon opposant ne semble pas être doué de faculté similaire aux miennes. Or, s'il ne peut m'échapper, cela signifie que l'affrontement est inéluctable. C'est ainsi, l'esprit affûté, que je m'élance agilement à sa poursuite, sautant de battisses en battisses en lui concédant volontairement une longueur d'avance, toujours en surveillant sa position à distance.

Comme attendu, le voici qui cherche à prendre la fuite en rejoignant le désert. Je le laisse volontairement s'en aller, consciente que, si la lutte est inévitable, encore vaut-il mieux qu'elle se déroule loin de toute affaire civile. C'est ainsi qu'après plusieurs longues minutes de course effrénée les bâtiments de pierres laissent place aux dunes du désert. L'une d'elle, située en pôle position, me sert de refuge tandis que j'invoque et arme mon sniper. Pour la première fois, je n'ai nullement besoin de lunette grossissante pour améliorer ma précision de tire et ce malgré que ma cible soit à plusieurs centaines de mètres de distance. C'est tout en expirant lentement l'air dans mes poumons afin de stabiliser mon tire que j'appuie sur la détente à trois reprises, en visant de préférence les jambes et la partie inférieure du bassin. Mon objectif n'est pas de l'éliminer, mais de le capturer afin de l'interroger. Pour l'instant en tout cas.
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Message(#) Sujet: Re: Sables sanglants [Oniri] Ven 10 Nov - 15:09

A toute allure, le ninja traqué bondit le premier de toits en toits à travers toute l’étendue de la capitale, suivi de près par sa poursuivante déterminée à faire la lumière sur ce menaçant et mystérieux personnage. Qui était-il ? D’où était-il venu ? Qui, précisément, l’envoyait ? Quel était son objectif, si cela pouvait être autre que le simple meurtre, à vouloir retrouver Kawaguchi Dastan ? Il y avait tant de questions auxquelles il lui fallait trouver réponse, bien que certaines trouveraient inévitablement leurs racines au sein de l’Empire. Quoi qu’il en soit, ils semblaient presque s’entendre d’un silencieux commun accord pour ne pas poursuivre d’avantage cet affrontement inévitable au sein de la cité de sable ! Un silence dont ce pauvre garde avait malgré lui suivi le rythme, maintenant que son âme avait été délogée de son corps et que ce dernier commençait lentement à perdre de sa chaleur. Pour le ninja assassin, cette fuite lui permettait sans doute d’exclure la possibilité de faire face à plusieurs ennemis à la fois et ainsi sa vie plus en danger que nécessaire. Tandis que pour la combattante Kazejin, elle voyait de fait sa cité protégée de d’avantage de dégâts et de morts inutiles.

Ainsi, les deux acteurs de cette traque se retrouvèrent très vite dans le désert brûlant de Kaze, faisant face à d’interminables dunes de sables, condamnant alors Kurasa à retourner sur les pas qu’il venait de franchir quelques minutes plus tôt. A mesure qu’il s’éloignait, la mission que l’Aveugle lui avait attribué échappait de plus en plus au succès, la faute à cette kunoichi apparue au mauvais endroit au mauvais moment. Toutefois, à cet instant, personne ne pouvait dire avec certitude qu’elle impact cet événement hasardeux avait sur l’avenir du Yuukan, de l’Empire, des forces rebelles du Pays du Vent et, au bout de la chaîne faite de haine et de sang, celui de la Grande Guerre ! Cependant, le shinobi originaire de Kaminari n’eut pas le temps d’y penser, que trois détonations fendirent l’air, brisant le mutisme du désert !

Attaquer par derrière ? La jeune femme avait raison d’agir ainsi. La guerre ne laisse pas de place aux actes nobles. Certes, cela n’était pas très honorable, mais n’avait cependant pas de quoi irriter le Nukenin qui en était un adepte aussi. Les contraintes du métier ou bien celle d’un esprit passant outre toutes ses formules faussement respectable, prônant plutôt la loi du plus fort. Le bruit de ses tirs en rafales parvinrent plus rapidement aux oreilles de Kurasa que les balles attentant à sa vie.
Tout à coup, pensant que le temps lui était suffisant pour esquiver ces projectiles qu’il ne voyait pourtant pas, le Kadoria se servit finalement de son pouvoir héréditaire de manière suffisamment puissante pour réduire la gravité autour de lui ! La zone touchée semblait délimiter par une sphère dans laquelle tout semblait flotter à présent. Aussi bien le corps de l’assassin, que les grains de sable qui s’élevaient mystérieusement dans l’air, jusqu’aux balles de ce fusil qui la pénétrait maintenant.

La première balle se logea dans la dune qu’il venait de franchir. La deuxième succomba de plein fouet à la réduction de gravité causé par le « Gardien de Kaminari ». Mais la troisième, elle, ne semblait pas avoir perdu une once de la puissance que la déflagration lui avait offerte et transperça sans difficulté la chair de Kurasa lorsque celle-ci lui pénétra la cuisse ! Aussitôt, son visage se tourna sur le côté, ses pupilles rouges se collant aux coins de ses yeux pour plonger son regard dans celui, déjà lointain, de la kunoichi. Ici, entouré de dunes de sables, et avec une telle arme entre les mains de son adversaire, il n’y avait rien que le Tenbatsu puisse faire pour se défendre au delà de sa maîtrise gravitationnelle de l’environnement. Il devait au plus vite trouver refuge ! Trouver un lieu qui forcerait la kunoichi à venir le combattre au plus près ! Peut-être alors aurait-il une chance de se sortir de cette traque, voir reprendre la chance de porter sa mission jusqu’au succès !

C’est alors qu’il aperçu aux loin les vestiges d’un bâtiment. Une tour qui avait servi comme poste de sentinelle lors d’une période qui appartient à l’histoire de Kaze, avant que d’autres dispositif de défense ne soit installés aux portes de la capitales. Malheureusement, c’était bien là sa seule chance d’échapper un temps aux tirs de snipers de son adversaire ! Ainsi, il ne tarda pas à bondir en direction du seul bâtiment à sa disposition, laissant derrière lui d’inévitable marque de sang coulant de sa jambe. Des traces que le désert se chargerait d’engloutir bien assez tôt...
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