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 De sombres remous (pv Mareo)

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Suna
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Message(#) Sujet: De sombres remous (pv Mareo) Mar 3 Oct 2017 - 8:44


Kumiko avait suivi la suite de cette affaire sombre affaire de chercheur d'or. Elle avait comme instinct que ce n'était pas qu'une simple mission, une simple question d'argent ou plutôt d'or. Il s'était passé bien trop d'événements incompréhensibles comme l'arrivée de ses deux shinobis venus nettoyer les lieux. Ils avaient par conséquent tuer la seule personne qui pouvait facilement parler, le soit disant chef de cet extraction d'or fin. Quand on y pensait, cet homme semblait si fort, si sûre de lui, alors qu'il n'était rien. Cette organisation ou quoi que cela puisse être derrière cette sombre affaire n'avait pas hésité une seconde à se débarrasser d'un de leur homme.

Malheureusement et comme elle craignait, la plus part des pauvres types qui travaillaient à polluer la rivière ne savaient absolument rien. Bien entendu l'assassinat du responsable du site avait filtré rapidement, était-ce par peur ou n'avaient ils aucune information ? Elle ne pensait pas que personne ne parle collégialement. Cela paraissait bien trop gros, ils ne devaient vraiment rien savoir. La Saibogu était ennuyée, elle n'était pas du genre à baisser les bras ou à fermer les yeux sur ce genre d'affaire inachevée. Elle avait un arrière goût désagréable dans la bouche, et elle ne pouvait pas s'empêcher de penser en permanence à son échec. C'était ainsi que la rouquine le voyait, un goût d'inachevé, elle aurait dû être plus forte et réussir à capter les deux shinobis. Bien entendu, ce n'était pas leur apparence normale, alors il était impossible de retrouver qui cela pouvait être. Encore une impasse !

Kumiko ne voulait pas impliquer le moine dans des conditions difficiles et dangereuses. Elle préférait sonder la vase supurante elle-même afin de risquer sa propre vie. Il n'avait pas été un frein durant la mission, bien au contraire. Pour un genin Mareo avait été plutôt efficace, c'était bien cela dont elle se méfiait également, le désir de bien faire de la jeunesse. Elle avait bien assez le temps pour prendre le pouvoir, et la chunin essayait de leur laisser un monde plus joli que celui qu'elle avait découvert à leurs âges. La transmission et l'héritage, ce n'étaient pas pour cela qu'elle avait rejoint la rébellion et qu'elle s'était battue. Non, Kumiko avait réalisé la fragilité de la vie lorsqu'elle était tombée malade. Elle savait son temps très court et précieux, elle devait vivre sa vie à fond avant que ce ne soit trop tard.

La Saibogu avait fait de son mieux en solitaire pour rassembler des informations, mais elle le devait bien à Mareo, elle devait bien finir par lui en parler. Ce fut alors pourquoi elle se décida un soir vers les dix neuve heure à venir frapper à sa porte. Elle estimait qu'il était trop tard pour qu'il soit en entraînement et trop tôt pour dormir. Elle s'était renseignée, le moine n'était pas en mission, alors il serait sans doute à son domicile désigné. Kumiko avait un peu les traits tirés ses derniers temps, elle était fatiguée sans réussir vraiment à se reposer. Sa moto était encore chaude et simplement posée sur sa béquille à quelques mètres.

« Bonsoir Mareo, j'espère ne pas te déranger en cette heure tardive. Je voulais discuter un petit peu avec toi de ton avenir. »

Prétexta alors la chunin en entrant dans sa maison. C'était totalement faux, mais elle ne savait pas la grandeur de cette organisation et son importance, alors valait mieux être prudente. Elle était habituée au secret, la rouquine avait fait parti de la rébellion après tout, alors c'était comme une seconde nature.

« Tu es seul chez toi ? »

Demanda alors la Saibogu, alors qu'elle utilisait un appareil afin de capter s'il y avait des transmissions par radio. Cela pouvait bien être des microphones, cherchait elle trop loin ? Bon très bien, il n'y avait rien du tout ! Et sans doute que les dirigeants de Suna ne lui aurait pas donné cette mission s'ils étaient impliqués. Enfin du moins, sauf s'ils étaient conscients que Kumiko n'était pas du genre à lâcher l'affaire si aisément. Elle se tortueait peut-être trop l'esprit, mais elle était rassurée de ne rien trouver. Elle soupira alors en s'installant dans un siège en couvrant un bref instant ses yeux comme pour prendre une micro pause avant de rentrer dans le vif du sujet.

« Je te dois la vérité, mais je préfère être prudente. Si tu le veux bien, on va repartir ensemble sur un dossier laissé en suspens. Je ne sais pas toi, mais cela m'agace assez hm ? »

Commença à dire la jeune femme en regardant Mareo, alors qu'elle relevait son regard dans sa direction.

« Tu n'es pas obligé d'accepter, on va dire que les conditions de la mission dont un peu spéciale. Tu te souviens de ces chercheurs d'or ? J'ai continué un petit peu l'enquête discrètement sans trouver grand chose. Tout semble avoir été bien préparé pour ne rien laisser au hasard. Je trouve que tout est bien trop parfait à mon goût. On ne connaît pas qui est derrière toute cette histoire, mais je sens que l'on risque de tâcher du beau monde. Les responsables de Suna ont bien insistés sur le fait de se montrer bien plus prudent que la dernière fois. Alors c'est juste que l'on a eu de la chance la dernière fois en s'attaquant à ce camp à deux et j'imagine que si on retombe sur eux, ils seront préparés. Alors je te laisse choisir si tu veux m'accompagner, mais tu peux oublier toute cette histoire et passer à autre chose. »

Kumiko allait lui laisser le choix avant d'aller plus en avant, elle n'allait pas lui forcer la main. Mareo était tout à fait en droit de refuser son invitation à une mission dangereuse et sans doute un peu sale.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Mer 4 Oct 2017 - 19:38

Cela faisait quelques jours que Mareo n'avait pas eu grand-chose à faire si ce n'est cette mission dans les égouts de Sunagakure no Sato. Il profitait tranquillement de son repos en ce milieu de soirée. Il était sur son balcon à siroter un thé au jasmin bien chaud lorsqu'à sa fenêtre dans la rue en bas un bruit reconnaissable vint lui chatouiller les oreilles. Aucun doute ce son si particulier il l'avait déjà entendu. Et en penchant la tête au-dessus de son balcon son intuition fut confortée quand il vit les courbes métalliques de l'engin motorisé de Kumiko. Que venait-elle faire à cette heure dans le quartier ? Etait-elle là pour lui ?

* Ce n'est pas aujourd'hui la course des Saibogu, exprima Mareo pour lui-même se rappelant la promesse faite à sa camarade. *

On sonna à sa porte, aucun doute Kumiko venait bien chez lui. C'est en se déplaçant vers la porte Mareo se demanda si cela n'avait pas un rapport avec la mission baptisée Eaux Ecarlates. Il avait trouvé ce nom très approprié et l'avait mentionné en titre en haut de son rapport. Ainsi, alors que la nuit était bien avancée le genin se retrouvait avec sa supérieure dans son appartement. Il lui avait ouvert et elle était entrée en commençant bien bizarrement si on excepte son bonjour.

Mon avenir ? C'est-à-dire ?

Bien que les deux interlocuteurs ce soient plutôt bien entendus sur leur dernière mission et qu'ils aient bien discutés, Mareo était surpris. Kumiko bien que très gentille n'avait sans doute pas que cela à faire que de venir discuter avec un genin qu'elle connaissait à peine à cette heure-ci.

Oui, je suis seul. Qu'est-ce qui ce passe tu sembles légèrement tendue ?

La jeune femme tendait devant elle un appareil sans doute Siabogu devant elle passant au peigne fin toutes les zones de l'appartement. Et enfin le moine compris dès qu'elle parla d'un dossier en suspend et il faut avouer que lui aussi restait sur sa faim. Mareo lança un regard entendu à sa supérieure tout deux avaient un peu le même fonctionnement à ce niveau-là. Le travail bâclé très peu pour eux...

Le discours de Kumiko n'étonna pas le jeune sunajin et bien sûr il était partant ce n'était pas tous les jours qu'on lui proposait des missions discrètes. Après tout, il avait toujours été plutôt un shinobi doué pour l'action pure et dure. Cependant, il comptait bien apprendre cet aspect du travail de ninja auprès de la chuunin.

C'est vrai que l'on m'a réprimandé un petit peu pour ma hâte dans cette mission. Nous avons donc hypothétiquement touché quelques choses du doigt. Peu m'importe de foutre en l'air les beaux habits du beau monde tant que la vérité éclate. Ce trafic d'or, si trafic il y a, cause un tort économique à Kaze et nous nous devons d'y mettre un terme. Je suis avec toi et je tâcherais d'être le plus professionnel possible, expliqua le moine.

Il avait toujours un peu peur de décevoir Kumiko, il avait pour elle un respect instinctif et une pointe d'admiration. Le fait que la jeune femme ait quelques idéaux se recoupant avec les siens le poussait inconsciemment à lui faire confiance...
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Ven 6 Oct 2017 - 8:36


Mareo semblait en tout cas ne pas comprendre son approche des plus spécial et très subtile. Il semblait se questionner sur le pourquoi de sa présence ainsi chez lui si tard. Venir si tard pour parler de l'avenir du genin était sans doute une manière étrange de se préoccuper de lui, surtout qu'à part quelques rencontres, était-elle si liée ou importante dans la vie du moine ? Qui était-elle véritablement pour tenter de le juger ou de le guider vers la bonne voie ? En était-elle d'ailleurs capable ? Elle hocha la tête doucement en entendant qu'il était seul, c'était une bonne nouvelle, sinon elle aurait dû passer une autre fois. Il semblait remarquer l'étrange manière de faire et surtout d'être de sa supérieur. Elle avait du mal à cacher sa gêne et son angoisse. Le moine semblait comprendre lorsqu'elle parlait d'un dossier en suspens, c'était tant mieux, et elle avait l'impression qu'ils étaient sur la même longueur d'onde.

« De toutes les façons, ils sont rarement vraiment satisfait de toutes les situations, mais c'est vrai que tu as pris des risques, heureusement, cela s'est bien passé. Pour ce qui est du trafic d'or, lancer des recherches ainsi dans une rivière d'eau douce si rare dans notre pays, tous ces risques, ils devaient être désespérés de trouver de l'argent. En tout cas, un besoin énorme et urgent. Ils ont sans doute fait une erreur, et je doute qu'ils s'y reprennent. Je serais eux, je me ferais discret. »

Mareo semblait être assez motivé par la mission, mesurait il le risque que cela comportait ? Il était jeune et sans doute un peu fou dans sa tête, la jeunesse en sommes. Elle hésita tout de même un petit peu, mais la rouquine avait fait tout ce chemin dans ce but, alors pas question de tout remettre en question maintenant.

« Je ne sais pas du tout ce que l'on va trouver, je ne sais pas sur qui on peut se baser ou faire confiance, alors autant dire que l'on joue sans filet cette fois-ci. Il n'est pas question d'appeler la cavalerie cette fois-ci. »

Kumiko vint s'assoire sur un siège avec léger soupir, tandis qu'elle recouvrit son visage de sa main un bref instant.

« Les travailleurs capturés ne savaient rien du tout, ils étaient payés et ils ne préféraient pas se poser de question. Quant aux deux ninjas, ce n'étaient sans doute pas leur véritable apparence, on pourrait les croiser de nouveau et s'apercevoir de rien. Cependant, tout a été très bien préparé, la pègre ? Un groupe discident ? Il y a toujours eu des tensions entre plusieurs clans à Suna, plus ou moins grave d'ailleurs. Il ont même essayé de s'entretuer après la chute de l'empire. Les ketsueki sont très malin, de véritables manipulateurs et de très bon politiciens. As-tu déjà entendu parler de la banque de sang ? Ce clan avait du sang du plus de ninja possible, car entre leurs mains, ils sont capables de torturer ou de tuer. Ils sont très forts et puissants, ils avaient tout pour gagner, mais étonnamment, ils ont perdu cette guerre et la banque a été normalement détruite. Les chercheurs d'or se trouvaient dur le territoire des Kawaguchi, difficile de croire qu'ils n'avaient rien remarqué pendant des mois, mais j'espère me tromper. Peut-être des pattes ont été graissées ? »

Commença alors par dire Kumiko, alors qu'elle réfléchissait davantage tout haut qu'autre chose. Elle se massa alors l'arête du nez avec deux doigts avant de poursuivre. Elle ne tenait tellement pas en place qu'elle se leva pour marcher un petit peu.

« On devrait peut-être commencer l'enquête sur le chef des chercheurs d'or, il habitait Suna. Je doute qu'il reste grand chose, peut-être ça a été nettoyé par ces gens. On devra se montrer discret, on n'est sans doute pas sensé s'y trouver et selon les implication de personnes de Suna, on pourrait ne pas nous couvrir. Je n'ai pas d'autres idées pour le moment, une idée de piste ? »
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Sam 7 Oct 2017 - 14:37

Pendant que Kumiko épiloguait sur le fait qu'il serait plus ou moins seul sur ce coup et que l'ambiguïté de la situation ne leur permettrait pas d'appeler du renfort. Mareo lui s'affairait déjà à préparer son barda pour la mission. Il prit plusieurs kunaïs, des shurikens, un nombre conséquent de parchemins explosifs et surtout il prit sa nouvelle arme un bâton. Non pas qu'il s'attendait à du gros grabuge, mais il valait mieux être bien préparé plutôt que pas assez:

Ce n'est pas étonnant que les civils travaillant au campement ne soient pas au courant du gros de l'affaire. Ils devaient juste savoir que leur tâche était louche peut être que certains pensaient que des autorisations d'exploitations avaient été octroyées, mais il faudrait être noeud noeud. Même avec tes pouvoirs sensoriels tu ne reconnaîtrais pas leur chakra ?

Le genin se demanda si vraiment des ninjas de Sunagakure no Sato pourrait faire ce genre de choses. Le moine avait toujours été de bonne nature, il n'avait sans doute pas idée du nombre incroyable de personnes malhonnêtes.

Si cette affaire nous mène à la pègre de Kaze ou même un groupe dissident, il se pourrait que cette mission dure un certain temps. Démanteler un réseau bien organisé prend du temps. Même en imaginant découvrir rapidement le cerveau de l'affaire, coupez lui la tête et un autre prendra sa place. Par contre, si c'est à l'intérieur de Suna, il nous faudra être sûr de notre coup et des personnes impliquées avant de dévoiler le pot aux roses. Oui, je connais les Ketsueki et l'histoire de la banque de sang. Pour dire vrai, instinctivement je ne fais pas vraiment confiance à ce clan. Je ne doute pas que des gens très bien puissent en faire partie, mais leur nature en fait des personnes dangereuses.

Le Kiezan n'était jamais très à l'aise en présence d'un Ketsueki. Dans l'hypothèse ou la banque de sang existerait toujours, il était sûr de ne pas faire partie des réserves de celle-ci. Le bald boy n'étant arrivé à Suna que récemment et n'ayant encore jamais été blessé assez sérieusement ni n'ayant été malade, il n'avait jamais été à l'hôpital ou chez un médecin ici. Au jour d'aujourd'hui pas une goutte de son sang n'avait été versé pour le village caché par les sables.

Je suppose que tu connais Shafurru Kawaguchi au moins de réputation, il était destiné à devenir le seigneur du vent. Il est le chef du clan des sables. Je me suis un peu renseigné sur lui quand je suis arrivé à Suna, on dit qu'il est très remonté contre les Ketsueki. Hors, Yami Ketsueki est devenu seigneur du vent et pas lui peut-être cherche-t-il à lui nuire. Plutôt que de l'atteindre physiquement, il chercherait à l'atteindre en s'attaquant à l'économie ou à la politique du daimyo en général. Rien de tel que de rendre impuissant un seigneur aux yeux de son peuple pour le destituer, mais je m'avance peut-être. Ton idée de nous rendre au domicile du défunt responsable de camp est bonne, c'est un bon départ. Je te suis, mais tu veux que nous enquêtions de nuit là-bas ?
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Jeu 12 Oct 2017 - 23:17

Kumiko semblait étonnant extrêmement prudente à propos de la situation, car elle n’aimait pas du tout ce qu’il se passait. Elle avait l’impression ou du moins, elle risquait de tomber de nouveau sur une situation déjà vécue, et la rouquine détestait l’idée. Elle espérait un pays uni, et la guerre des chefs pour le contrôle de Suna ne l’avait jamais intéressé. Pire, elle ne s’était jamais vraiment sentie comme concerner. L'un ou l'autre lui était plus ou moins égal, même si elle avait forcément tendance à se méfier de quelqu'un de capable de la tuer ou de la torturer à distance avec son sang. Les autres nations devaient être fortes, ou en tout cas, s'étaient comme une course entre les puissances actuelles. L’empire avait explosé, et elle espérait que ce fut le cas définitivement.

Pendant ce temps, le moine semblait le prendre bien plus terre-à-terre que sa supérieure. S’était-il rendu compte vraiment dans quel guêpier se mettait-il ? Avait-elle véritablement raison de l'entraîner le dedans. C'était sans doute bien trop tard maintenant, car il savait déjà quasiment tout et autant qu'elle, alors quoi qu'il doive se passer arriverait maintenant. Mareo semblait préparer du matériel, comme s’il allait se battre. Peut-être bien que cela arriverait, mais en tout cas, il fallait être prêt à toute éventualité. Elle fut étonnée en tout cas de le voir prendre un bâton. Elle pencha la tête sur le côté en l’observant, évidemment, en bonne Saibogu, elle se demandait ce qu’il avait bien pu mettre comme gadget là-dedans.

« Tiens, c’est nouveau ça ? Remarque, cela peut te donner un avantage au combat, mais c’est simplement du bois ? Je veux dire par là que l’on pourrait faire bien mieux avec du métal ou des sceaux dessus …. Enfin je m’excite un peu là ! »

Dit rapidement alors la jeune femme en agitant les mains et plissant les yeux. Elle commençait déjà à voir arriver des plans de diverses natures pour le bâton de combat de ses rêves, mais elle n'était pas très douée au combat au corps-à-corps. Elle devait garder sa concentration optimale pour l’enquête, et ne pas transformer un simple bâton de moine en arme ultime !

« Oui pour les civils, je ne m’attendais pas à tant de révélations que cela. Je suis certaine qu'ils savaient que c'était illégal, mais c'était un parfait moyen de gagner beaucoup d'argent en peu de temps. Tout le monde n’est pas capable de devenir un shinobi, la vie en est plus facile ainsi. »

Kumiko se gratta doucement l’arrière de la tête ennuyée.

« Au sujet du chakra de ces deux-là, ils ne l'ont pas beaucoup utilisé à part au moment où ils ont accéléré, mais je doute que ce soit assez pour être certains de leurs identités. »

Dit alors en soupirant la rouquine.

« Je préférais cent fois que ce soit la pègre ou un groupe de nukenin derrière toute cette histoire. Ca serait difficile d’en finir, mais au moins, on ne risquera pas de marcher sur des platebandes glissantes. Cela arrangerait le sort et l’avenir de Kaze vraiment, un peu d’unité ne fera pas de mal. »

Dit dans un premier temps Kumiko en croisant les bras regardant le moine préparer ses affaires.

« Si des personnes de Suna sont impliqués, cela va être compliqué et long. Il faudra trouver des preuves irréfutables, et je ne suis que chunin. On ne me croira pas sur parole comme cela. Il faudra également se méfier de croire la première chose qui pourrait se goupiller. Je ne doute pas que les personnes ayant monté cette affaire ne soit pas tout bien préparé. »

Kumiko hocha la tête doucement

« Oui, je connais Kawaguchi Shafurru, il n’est pas connu comme étant quelqu’un d’aussi malin que les dirigeants des Ketsueki, mais il serait bien capable d’avoir besoin de beaucoup d’argents pour nuire à notre cheffe actuelle. Que l’on l’apprécie ou non, cela ne change rien. Il faut rester uni et puissant, c’est extrêmement important. Un chef a été décidé et on a juré de lui obéir et de la protéger en rejoignant les forces de Suna. C’est notre devoir. »

Précisa alors sans ombrage ou une once d’hésitation la Saibogu malgré ses réticences certaines envers le clan du sang. Elle regarda alors le moine en se décollant du mur, comme si c’était terriblement difficile.

« Oui je compte y aller maintenant, de nuit pourquoi ? On a comme mission cette enquête, mais je doute que l’on puisse visiter si facilement la maison de ce type. Cela pourrait être mal accepté et on pourrait rencontrer de la résistance. Cependant, si on se fait remarquer, ce serait notre couverture parfaite et légale. Nous sommes en droit d’enquêter de cette manière, mais voilà … »
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Dim 15 Oct 2017 - 18:35

Mareo avait souri à la réaction de sa camarade devant son nouvel outil de combat, ce bâton dans les mains d'un utilisateur de taijutsu ferait merveille. Le fait qu'il ne soit qu'un simple morceau de bois taillé plaisait au genin. L'instrument collait parfaitement à son statut et sa philosophie de vie. Cependant, Kumiko avait vu juste des sceaux apposés dessus en ferait une arme bien plus redoutable. Le moine avait déjà commencé à y penser et comptait bien étudier la question plus en profondeur dès qu'il aurait un moment.

Comme cela peu de chance de découvrir l'identité des ravisseurs et meurtriers de Nagetto simplement en détectant leur chakra. Il allait falloir faire preuve de beaucoup de prudence une fois là-bas. D'ailleurs même en partant de chez le religieux, il comprenait bien mieux l'arrivée mystérieuse de Kumiko chez-lui. Elle craignait clairement d'être tombé sur du très lourd et Mareo voyait cela sans doute d'un oeil plus jeune. Pourtant, il était loin de prendre tout cela à la légère. Enquêter intra-village sur une affaire susceptible d'éclabousser quelques personnalités influentes de Sunagakure no Sato serait délicat. Mareo se demanda si sa supérieure et lui-même pouvait être en danger du simple fait de fouiner dans cette affaire. De toute manière s'ils l'étaient c'était depuis la dernière mission, les assassins sunajins d'Hirameki les avaient sûrement identifié.

Shafurru lointain suspect dans une hypothétique implication du clan Kawaguchi, la pègre du pays du vent ou bien une autre faction secrète de Suna ? La loyauté sans faille de Kumiko envers Yami Ketsueki impressionna Mareo. Lui-même très loyal au village se sentait presque traite à côté d'elle à imaginer les pires actes perpétrés par ses membres. Visiblement la chuunin comptait bien enquêter de nuit et ses raisons convenaient au bald boy.

Bon très bien, je propose que l'on change de visage avec le hengen ça ne paye pas de mine. Cependant, si comme tu le dis nous ne sommes pas les bienvenues là-bas inutile de nous confondre tout de suite. Cette mission est officielle sans l'être si je comprends bien, inutile de nous présenter sous les traits de Kumiko Saibogu et Mareo.

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Un quart d'heure plus tard les deux jeunes gens se retrouvent du côté des quartiers résidentiels plus précisément dans le quartier des Dunes. Mareo y avait effectué une mission récemment dans les égouts du village situés dans ce secteur. D'après la rouquine Nagetto vivait pas loin dans une petite résidence aux maisons de pierres des sables. Le quartier de nuit était intéressant plutôt calme peu de monde passait à cette heure. Aucune boutique ouverte, d'ailleurs il y avait très peu de boutique. Les bâtiments étaient finement sculptés en dôme et des fenêtres en demi-cercle laissaient passer les rayons de la lune à l'intérieur.

De dos Mareo reconnu Vieille-Rue la dame du banc très âgée avec qui taillé la bavette avec lui la dernière fois, elle rentrait tard. Aucune trace de ce fou de Yoshimitsu à ses côtés en tout cas. Les deux camarades arrivèrent enfin devant la bâtisse abritant le domicile du responsable décédé des chercheurs d'or. Rien d'anormal vue de l'extérieur, calme plat tout le monde semble dormir dans cette résidence.

On entre ? Tu veux peut-être faire un tour avec tes capacités sensorielles avant cela, exprima doucement Mareo d'un air interrogatif ?
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Jeu 19 Oct 2017 - 8:50


Le choix de l'arme colle un bâton pour Mareo ne la surprenait guère, c'était un outil potentiellement neutre qui pouvait ne pas blesser. Elle restait moins impressionnante pour les néophytes qu'une épée par exemple et on pouvait s'en servir de différentes façons. Il y avait des sceaux, cela voulait dire du fuinjutsu et tout ce que cela impliquait. Cela pouvait transformer presque n'importe quoi en arme mortelle et elle était bien placée pour le savoir. Elle essaya de visualiser en regardant les dessins ce qu'ils étaient sensés faire. La Saibogu aurait mit du fuinjutsu pour absorber et renvoyer des techniques élémentaires, ou encore des sceaux pour accentuer la force d'impact. Elle avait l'œil pour ce genre d'art, ce n'était pas comme si le fuinjutsu c'était toute sa vie.

Kumiko souriait pendant le trajet avec Mareo, mais elle était certaine qu'elle se mettait en danger en cherchant encore davantage dans cette affaire, elle aurait simplement pu finir la mission de l'or et tourné la page, mais elle avait insisté pour poursuivre au près des autorités. Qu'elle s'exposa devant tout le monde, ce n'était pas un problème, cependant entraîner le moine lui posait un problème moral. Elle était condamnée par une maladie, alors qu'elle y passe maintenant ne serait pas un grand changement, mais Mareo avait toute la vie devant lui. La rouquine n'était pas une si fervente défenseur de son chef de village, mais les débats politiques avaient fini par donné ce résultat. Elle savait que pour prospérer, il était important de rester uni et fort, mais elle restait ce que l'on appelait une vigilante. Elle était une femme qui observait, qui agissait quand elle le trouvait nécessaire et si les hauts responsables feraient de graves fautes, elle serait présente comme face à n'importe quel tyran.

« C'est une bonne idée oui, faisons cela. »

Repondit alors Kumiko en entendant parler le moine de changer le visage. Elle forma un sceau à l'aide de ses doigts, et elle changea d'apparence. Ce n'était pas sa spécialité, mais à son niveau et ce malgré son état physique, on y arrivait tout de même aisément. Elle prit alors l'apparence d'une belle blonde aux cheveux longs et droits avec un visage fin, mais dur. Cela changeait totalement l'apparence joviale et légère de la Saibogu. C'était en plus un très bon moyen de changer de peau l'espace d'un instant, comme si elle devait jouer une pièce de kabuki. Ils étaient arrivés dans le quartier, très calme et c'était tant mieux. Le duo n'avait pas besoin de se donner en spectacle. Les maisons dans Kaze étaient en général massives avec des murs épais afin de garder une certaine fraicheur. Les ouvertures vers l'extérieur étaient également plus rare qu'à Konoha par exemple. La vie y était plus rude, mais c'était la leur. Elle ne fit guère attention à la personne âgée qui traînait sur un banc, elle était bien trop préoccupée et imaginait le pire pour la suite. Elle hocha la tête doucement à la suggestion de son coéquipier, décidément Mareo était de bon conseil, la relève était de bonne facture.

« Bonne idée, très bien... Cela semble vide, j'en serais étonnée si ce n'était pas le cas de toute façon. Je ne ressens aucune présence et on devrait y aller avant que l'on nous remarque. »

Dit alors la chunin en rouvrant les yeux. Elle s'approcha de la porte et la blonde s'accroupit en face de la serrure. Elle toucha doucement le chat de la serrure.

« Hmmm... Cela semble avoir été forcé, je crois que l'on ne risque pas d'avoir de difficultés à rentrer... »

Dit alors Kumiko en poussant légèrement la porte qui s'ouvrit très facilement. Elle était d'autant plus pessimiste de découvrir quoi que ce soit en voyant le bazars présent. On aurait dit qu'un ouragan venait se dévaster le petit appartement. Il était difficile de savoir depuis combien de temps c'était ainsi, mais en tout cas, ils devaient être les premiers visiteurs légaux. Il y avait des papiers et des affaires partout par terre. Les tiroirs étaient ouverts et on avait très clairement fouillé rapidement les lieux dans prendre de gants. Cela ne faisait pas très professionnel, à moins que ce ne fut par manque de temps.

« J'imagine que l'on voulait faire croire à un simple cambriolage. Bon, on devrait commencer à regarder s'ils n'ont pas oublié quelque chose ou au moins un indice quelconque. Une lettre, une voie à suivre, un livre de compte, n'importe quoi. Si ce type était impliqué dans un trafic et qu'il gérait de l'argent pour un groupe, entre payé les ouvriers, graisser des pattes, on ne peut pas s'en sortir sans ses écrits. »
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Mar 24 Oct 2017 - 14:56

En voyant l'apparence qu'avait choisi Kumiko, le jeune moine avait cherché à adopter une apparence passe partout qui n'attirerait pas plus l'attention. ll ne pouvait pas rester aussi jeune qu'il l'était pour paraître être une connaissance de la jeune femme. Garder son mètre soixante-trois et sa bouille juvénile l'aurait fait passer pour l'enfant de la jeune femme. Pire encore, il aurait pu être pris pour son disciple. Et que l'on découvre leur état de sunajin ne serait pas une bonne chose pour le moment.

Par conséquent le genin décida de se vieillir d'une dizaine d'année et d'adopter une chevelure châtains mi-longue plus commune que son crâne rasé au pays du vent. Il prit une bonne vingtaine de centimètres pour dépasser la taille de l'avatar de sa partenaire et un teint halé. Question look, il était dans l'esprit nomade du désert faisant penser à un membre du clan Yamada. Autant dire qu'il y avait peu de tissu, un veston brodé ouvert laissant apparaitre ses tablettes de chocolat et ses bras nus. Quelques bracelets de tissus brodés eux aussi, le tout dans des tons sables et orangés. Pour compléter, un saroual marron très confortable et des nus pieds en cuir de la même couleur. Petit plaisir personnel, il s'était affublé d'un petit bouc sur le menton d'une couleur similaire à ses cheveux. Mareo avait toujours rêvé de se laisser pousser la barbe, mais elle ne poussait pas correctement. Du moins pas encore espérait-il.

Suite à sa proposition, Kumiko estimait qu'il y avait peu de chance que l'appartement soit occupé. D'ailleurs, elle disait ne rien ressentir de particulier. Son intuition se confirma lorsqu'après être entré par une porte dont la serrure avait été forcée, ils découvrirent un logement ravagé. Le domicile de Nagetto avait soit été très mal rangé soit été visité depuis sa mort et pas par des gens soigneux. Comme le disait Kumiko peut-être avait-on voulu faire croire à la thèse du cambriolage ?! Selon les consignes de la jeune femme Mareo se mit à fouiller précautionneusement les lieux. Ils étaient à la recherche d'indices, la jeune femme mit l'accent sur les preuves pécuniaires estimant que Nagetto devait sans doute gérer des comptes et de l'argent. Pourquoi pas ?

Le genin fouillait tranquillement parcourant avec attention plusieurs papiers sur un bureau calé dans une pièce ouverte adjacente au salon. Il tomba sur moult lettre d'amour destiné à Nagetto visiblement d'une certaine personne nommée M. Serait-ce des messages codées ? Dans le doute il récupéra le lot de document et les fourras dans sa sacoche. Mis à part cela, rien, pas un livre de compte, pas de notes, mais quelques ryos posés sous le tas de paperasses. Bon, bon et si Nagetto était plus vigilant qu'il n'y paraît et ait caché des documents compromettant. Mareo se creusa un peu la cervelle et inspecta minutieusement les tiroirs du bureau jusqu'à tomber sur un détail mystérieux. Passant la main sur le fond du tiroir, il sentit un relief sur le bois verni.

Ah ah, Kumiko je crois bien qu'il y a quelque chose ici. Attends.

Le Kiezan fit courir ses doigts contre les reliefs du tiroir puis compris, c'était un sceau, un sceau gravé dans le bois du tiroir. Cependant, il était à peine perceptible à l'oeil nu il aurait été incapable de s'en apercevoir. Il fallait le déduire au toucher. Le bald boy ferma les yeux puis glissa ses doigts contre les reliefs à nouveau, eurêka il avait trouvé.

Je m'en doutais, c'est bien un sceau tracé sur le bois du tiroir, il faut le toucher pour le déceler. C'est un sceau de confinement, mais il est hors de ma portée. Crois-tu que tu pourrais le briser sans risque ?
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Ven 27 Oct 2017 - 8:45


Kumiko s'amusa du questionnement manifeste de Mareo au sujet de son apparence. Cela la fit sourire quelque peu, comme si ce sujet pourtant important lui paraissait léger dans son esprit. En voyant sa nouvelle apparence qui devait avoir plus ou moins son âge, la Saibogu vint lui prendre la main comme une amie très proche dirons-nous.

« Si ce type existe vraiment, il va falloir que tu me le montre, il est mignon. »

Cetait sans doute davantage pour le charrier qu'une véritable drague, mais il était sans doute mieux avec des cheveux que le crâne rasé. Cela le faisait ressembler davantage à monsieur tout le monde qu'à un moine finalement. Elle voulait l'embêter également, car elle doutait qu'il avait ce genre de relation ou même de penser de ce type. Enfin sait-on jamais, elle allait peut-être être surprise. Elle remarqua l'apparence musclé de cet homme, et la jeune femme se contenta de hocher la tête. Ce n'était pas forcément son type d'hommes, mais c'était agréable à regarder, c'était certains.

La fouille de l'appartement avait commencé, et les deux comparses avaient dû se séparer. Elle espérait également qu'un voisin ou un passant ne remarque quelque chose. Cela ne ferait que compliquer les choses, si par hasard, cette appartement était surveillé d'une manière ou d'une autre. Elle avait à peine commencer à regarder les alentours de sa chambre, que Mareo l'appela. Elle arriva rapidement dans la pièce et elle regarda le beau surfer s'amuser avec un tiroir. Elle pencha la tête sur le côté curieuse, visiblement le Kiezan pensait avoir trouver un sceau de confinement. C'était une manière aisée de cacher quelque chose dans des endroits encore plus étrange. Il fallait de sur crois être spécialiste dans ce genre de domaine, ce qui ne courrait pas forcément les rues. Kumiko reprit alors le tiroir en fermant les yeux afin de laisser glisser ses doigts le long du dessin, afin de s'en faire une image mentale.

« Oui je vois... C'est un sceau complexe de confinement, ce qui assez étrange. J'imagine que quelqu'un d'expérimenter pourrait le briser, mais il y a des dessins en trop. En général dans ce genre d'art, on ne s'amuse pas à des fioritures. »

La chunin choisit alors de prendre un peu plus son temps afin d'étudier mieux le tracer. C'était difficile de s'en rendre compte simplement au toucher, ce qui rendait sans doute plus facile la dissimulation. Elle plissa les yeux et fronça les sourcils en découvrant quelque chose visiblement

« Hmmm... J'ai l'impression qu'il y a non pas un sceau, mais deux. Je ne voyais pas ce type si doué que cela dans cet art. Cela va de surprise en surprise cette enquête, mais... Hmmm... Il y a un sceau explosif et corrosif par dessus celui de contenance. J'imagine que si l'on ne fait pas attention ou si l'on ne connaît pas, on peut ainsi perdre la main en plus de l'objet contenu. Alors... »

Kumiko commença par mettre en retardant pour le sceau dangereux, et elle se contenta de sortir alors un simple livret qui devait faire dans les trente centimètres de haut, il semblait avoir un certain âge, et il avait dû être utilisé assez souvent. Elle le confia au moine, alors qu'elle lança au loin le tiroir, et quelque secondes plus tard une étrange explosion eut lieu. En premier du feu, une explosion, puis d'un dégagement acide se fit, qui rongea rapidement le tiroir et une partie du sol dans un dégagement de fumée âcre. Elle secoua doucement la main comme si la présence d'un sceau si dangereux que cela si proche avait pu abîmé sa main.

« C'est très vicieux quand même... J'imagine qu'ils n'ont pas assez bien fouillé les lieux, ils n'avaient pas eu le temps. Mais je dois dire que c'était bien caché... »

Cependant et ce alors qu'ils seraient bien capable de fêter cette trouvaille, du bruit vint de la porte d'entrée.

« Hé ho ? Il y a quelqu'un ? Je vous préviens, je suis armée ! »

Dit alors une voix masculine d'un certain âge. La kunoichi ne voulait certainement pas se faire surprendre ici et devoir s'expliquer pour les vraies et sans doute bonnes raisons de sa présence ici. Elle n'avait pas beaucoup de temps pour réfléchir dans très peu de temps, ce type allait arrivée ! Ni une ni deux, la jeune femme prit alors Mareo dans ses bras en jouant la frêle jeune fille amoureuse et embrassa le moine avec fougue très sérieusement. Et bien quoi ? Il fallait bien que ce doit crédible un seconde ! Elle était blottit contre son corps, ses mains contre le torse hâlé et musclé de la fausse apparence de Mareo, la tête penché. Un vieil homme pas plus armé que cela fit son entrée dans la pièce, alors que ses lèvres collées aux siennes embrassaient dans un baiser langoureux. Elle avait les yeux fermés et la Saibogu semblait prendre grand plaisir à ce qu'elle était en train de faire au moine, qui n'en avait plus l'apparence. Elle sembla être totalement surprise de se faire surprendre ainsi, les joues rouges et timide. Elle était une parfaite comédienne, et cela faisait partie de l'entraînement d'une parfaite kunoichi, savoir jouer parfaitement avec l'ensemble de ses facultés et possibilités. Elle balbutia quelques mots peu compréhensibles de gènes, alors que le vieil homme montra la sortie avec un sourire.

« Bon allez les jeunes, allez faire ça ailleurs. »

Dit alors le vieil homme plus amusé que paniqué sur le coup de sa trouvaille. Pendant ce temps dans l'autre pièce, le tiroir était en train de fondre à moitié, elle se mordit une lèvre simplement en remerciant cet homme gardant dans sa main celle du moine.
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Dim 5 Nov 2017 - 19:58

Soufflé, Mareo avait le souffle complètement coupé de se voir embrasser par Kumiko. L'urgence de la situation exigeait sans doute des méthodes musclées, mais c'est bien la dernière chose à laquelle s'attendait le genin. Dans la semi-obscurité de l'appartement de Nagetto, la rouquine se faisait passer pour sa petite copine et l'embrassait avec fougue. Paralysé par la surprise Mareo parvint tout de même à donner le change et répondre à son baiser lorsque l'homme entra dans le domicile. Il se surprit lui-même à apprécier le geste de la jeune femme en laissant courir ses mains sur les hanches de sa camarade. Inconsciemment, il jouait parfaitement le rôle que la Saibogu le forçait à prendre pour les besoins de la mission. Le jeu d'actrice de la rouquine était parfait, elle eut l'air extrêmement surprise d'être prise sur le fait. L'homme n'y vit que du feu leur demandant simplement de sortir d'ici...

Le livret confié par Kumiko dans la poche, Mareo suivit la jeune femme qui l'entraînait dehors en lui tenant la main. Le visage hâlé de l'hengen du moine était passé à une couleur pivoine depuis le baiser de la kunoichi. Le rouge de ses joues ne voulant toujours pas s'estomper, lorsque Mareo voulut dire quelque chose, mais s'abstint. Le bald boy préféra reporter son attention sur le livret qu'avait déniché Kumiko.

L'ouvrage était de petite taille, une couverture usée faite de cuir tanné le recouvrait et de nombreuses traces de pliure ridaient sa surface. Corné en divers endroits, au premier coup d'oeil on devinait qu'il était utilisé régulièrement. À l'intérieur, une partie des écrits étaient un véritable charabia et une autre présentait des chiffres. Présenté comme un répertoire ou un livre de compte, sur la marge de gauche des mots tels que "Hi Burashi" qui voulait dire "Brosse à feu", Sandogurasu qui signifiait "Verre de Sable", Kazebue "Sifflet de vent"... Dans le corps du livret où des lignes avaient été tracées des chiffres et des nombres alignés. Ils correspondaient certainement à des prix, des dettes ou des bénéfices. Quelques calculs étaient griffonnés parfois à côté...

Mareo sans vraiment regarder Kumiko lui tendit le carnet, l'air perplexe:

Je crois que c'est un livre de compte, mais selon toute vraisemblance il est codé. J'ai aussi trouvé des lettres où quelques mots retranscrits ici apparaissent, attends.

Sortant de sa sacoche les morceaux de papiers aux écrits sans doute destiné à Nagetto le genin parcourait vivement les lignes manuscrites. S'arrêtant parfois pour imaginer qui pouvait être derrière tous ces noms de code. Lorsqu'une lettre attira un peu plus son attention adressée à un certain Kin Naifu "Couteau d'or" que Mareo pensait être Nagetto:

Lettre:
 

Étrange cette lettre, mais il était clair que les personnes derrières cette correspondance codée ne souhaitait pas que l'on découvre ce qu'ils trafiquent. On avait jamais entendu des noms comme Hi Burashi ou Kin Naifu. Le désert regroupait beaucoup d'étrangers, mais certainement pas des noms si farfelues. Pourquoi prendre ces pseudonymes s'ils ne souhaitaient pas attirer l'attention. Mareo tendit la lettre à Kumiko en commentant:

Selon moi cette lettre est adressée Nagetto "Couteau d'or". La personne qui lui écrit semble être son égal dans leur hiérarchie un peu spéciale, il faut l'admettre. Kazebue "Sifflet de vent" serait un exécutant comme Nagetto. Il est évident que Kazebue parle d'une livraison de marchandise et d'après ce que l'on sait de Nagetto c'était certainement de l'or. Visiblement, ils étaient contents de son travail, sa mort n'est dû qu'au simple fait que nous l'ayons découvert. Ce "Verre de Sable" Sandogurasu semble plus impliqué et être un décisionnaire. Hormis le côté louche de ce courrier rien ne permet de poursuivre efficacement l'enquête. En tout cas ça ne me saute pas aux yeux, tu as trouvé quelque chose ?

Attendant une réponse, mais laissant le temps à la Saibogu d'étudier pleinement le livret Mareo cogitait toujours, mais pas seulement sûr la mission. Ce baiser l'avait boulversé. Le moine n'avait jamais connu de femme en tout cas pas assez pour partager un baiser. Il savait que Kumiko avait agit pour le bien de la mission. Le Kiezan était aussi conscient de ne pas ressembler au véritable Mareo. D'ailleurs avec humour la jeune femme avait souligné que son apparence était agréable à regarder. Secouant légèrement la tête le jeune homme reprit ses esprits. Il se focalisait sur la mission:

Je trouve assez déconcertant de les voir faire autant d'effort pour cacher ce trafic, alors que cette lettre grossière laisse transparaître facilement un commerce illégal. Quel sunajin croirait à cette histoire de confiture ?! À croire qu'en cas de découverte de ces lettres, les auteurs souhaiteraient être découvert. Est-ce un détail dans une machination plus importante dont on n'imagine pas encore l'ampleur ? Peut-être.
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Mer 8 Nov 2017 - 18:44

Comme Kumiko s'y attendait, le moine n'était pas tout à fait prêt pour une telle expérience. Il n'avait pas dû avoir beaucoup de fréquentation féminine dans un monastère, c'était une évidence. Surtout, il ne s'attendait pas à avoir ce genre de relation avec son chef d'équipe de plusieurs années son aîné. La Saibogu espérait au moins qu'il avait eu le temps d'en profiter, car cela risquait de ne pas se reproduire avant longtemps. Le fait que Mareo posa ses mains sur ses hanches était le dernier de ses soucis, elle était quand même en train de l'embrasser pour la mission. Une fois sorti dehors, le duo marcha alors sous les gloussements de la jeune femme toute rouge de s'être fait prendre. Elle marcha à reculons à la même hauteur que son acolyte juste le temps pour lui toucher le nez un bref instant.

« Pour le baiser... Il va falloir retravailler cela hm ? Mais je te conseille cette fois-ci de choisir une demoiselle de ton âge. »

Conseilla alors la trentenaire avec un léger clin d'œil pour Mareo. Elle se reprit alors rapidement perdant ses joues rouges, tout cela n'était qu'un stratagème au cas où le vieil homme les regardait après s'être assuré qu'il n'y avait pas d'autres amoureux cachés dans les diverses pièces de l'appartement. La chunin sourit largement amusée en admirant les joues rouges tomate proche d'exploser visiblement suite au contact des lèvres charnues.

« Ce n'est pas si grave si tu as apprécié hein. »

S'amusa alors la jeune femme en remarquant que le moine cherchait à dire quelque chose. C'était sans doute une manière de le faire parler également. Elle observa alors Mareo étudier le journal, il semblait avoir été usé par le temps. Depuis combien d'années ce type vivait cette vie dévolue ? Il était bien impossible de le deviner, mais cela ne semblait pas l'avoir réussi au final. Elle ne fut guère étonnée de remarquer que les écrits à l'intérieur du journal étaient codés. Cela risquait d'être long avant de trouver la logique, mais c'était leur travail après tout. Quoi qu'il en soit c'était bien son livre de comptes.

« Nous pouvons déterminer déjà le nombre d'acteurs dans sa vie de tricherie et de manipulation, mais il sera difficile de trouver quelqu'un de précis la dedans. Cependant, personne ne pourrait le savoir si on a trouvé ou non. On pourrait même le jouer au bluff et voire en remuant ma vase qu'est-ce qui en ressortira, hm ? »

Demanda à nouveau la jeune femme à son acolyte avec un sourire. Ils risquaient après tout de prendre un temps fou avant de pouvoir en tirer quoi que ce soit. C'était une méthode violente et risquée, de cette manière ils risquaient de s'exposer à une riposte âpre. Kumiko prit alors le carnet en soupirant légèrement parcourant rapidement les pages, mais c'était tout bonnement imbuvable. Elle le rangea alors dans une poche l'air de rien. Elle regarda alors par-dessus l'épaule de Mareo en riant d'une manière bon enfant.

« J'ai hâte de pouvoir rencontrer maman, elle doit bien se gaver de confitures, mais elle risque de grossir quand même à force. Je remarque que leur affaire dans le désert marchait tellement qu'ils avaient prévu un second moyen de faire des allers-retours. Je doute que ce soit très discret des personnes qui font ce trajet régulièrement toutes mes deux à trois semaines au minimum. Ils ne pouvaient pas se permettre d'accumuler trop d'or dans un lieu qui pouvait se faire démonter par les autorités locales. C'est sans doute une piste à creuser. »

La kunoishi tapota sa joue en essayant de creuser sa mémoire.

« Dakuhebi … cela peut etre qui ? Sans doute les forces de Suna … Quoi qu’il en soit, le message est très clair, la personne qui a écrit cette lettre semble penser avoir un tel pouvoir. Il ne devait pas penser qu’il y ait des fous furieux comme nous. »

Laissa alors dire la jeune femme avec un léger sourire amusé. Elle continua à regarder la lettre un peu intriguée.

« Quelque chose est étrange dans cette lettre …. Comme si …. On avait tracé quelque chose sur le papier … Se pourrait-il que … »

Kumiko leva la lettre à la faveur d’une torche en penchant la tête légèrement. Elle posa la feuille contre un mur et elle forma un sceau à une main. Rapidement, un sceau se matérialisa et après une rapide étude, il fut aisé de le forcer. En une sorte de filigrane se retrouva alors en surimpression sur la lettre. C’était une sorte de plan plus précis avec des indications.

« On remarque assez rapidement le nom d’une ville dans le territoire historique des Kawaguchi. Cela ne sent pas très bon, mais sans doute que les mules devaient arriver là-bas. Cela n’accuse encore personne bien entendu, mais …. »

Kumiko regardait alors le moine.

« Tu penses à de la manipulation ? Nous envoyer à l’autre bout du pays sur une fausse piste, qui pourrait s’aventurer comme dangereux ? C’est bien possible, tordu, mais possible. On devrait trouver quelqu’un capable de pister l’odeur sur le papier, ou encore quelqu’un qui pourrait nous parler du papier, du style de l’écriture. »
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Ven 10 Nov 2017 - 18:45

Les mots de Kumiko réconfortait un peu le genin. « Ce n'est pas si grave si tu as apprécié hein. » Avait-il apprécié ? Enfin, oui il avait apprécié son premier baiser était différent de ce à quoi il s'attendait, mais c'était agréable. Seulement, avait-il vraiment apprécié sa propre réaction ? Gêné sans doute d'être gêné à ce point. Peut être aurait-il plus accepté si son manque évident d'expérience s'était moins fait remarquer ?! Sans doute. Mareo ne s'était jamais posé la question de savoir si un jour il trouverait une femme capable de l'intéresser. Un intérêt commun aux autres hommes en général. La plupart des hommes qu'il connaissait ne s'embrassait guère de ces questions existentielles. Les moins de Maskine n'avaient pas tous fait voeu de chasteté pourtant très peu prenaient une compagne ou un compagnon. Trop occupés à vivre leur foi sans doute.

Le choix de vie de Mareo était différent, il avait quitté le temple pour vivre une vie de moine aventureux aux pays du vent. En tant qu'émissaire de Maskine à Suna, il n'avait pas les mêmes préoccupations que ses frères. Et ici la gente féminine était beaucoup plus représenté qu'au temple du pays du riz. Il ne fallait pas oublier que Mareo était un jeune homme dans la fleur de l'âge, dix-sept ans seulement. Ces questions venaient à lui naturellement dans un environnement pareil. À côtoyer des femmes de tous âges, de toutes morphologies et de toutes origines, il ressentait de nouvelles choses.

Loin d'avoir eu l'idée saugrenu que Kumiko pouvait être attiré par un jeune garçon comme lui, Mareo était pourtant en désaccord. Peu importait l'âge après tout. Il n'éprouvait rien d'autre que de l'affection pour la jeune femme. Il l'appréciait et la respectait beaucoup, la rouquine avait un physique très séduisant. Cependant, il ne se sentait pas irrémédiablement attiré par elle. Heureusement, car au vu de ses allusions il se serait cassé les dents.

Chassant ses pensées de son esprit le genin se concentra à nouveau sur la mission en cours. Après avoir repris toute contenance, Mareo à nouveau détendu ria avec Kumiko du ridicule de ces lettres codées. Le trait d'humour concernant une femme foyer se gavant de confiture à la pense bien large amusa beaucoup le moine. La découverte inattendu de la chuunin intéressa le Kiezan. Une ville des Kawaguchi le clan des manipulateurs du désert de sable. Imaginant la puissance d'un Kawaguchi en plein désert, Mareo songea que la nature était bien faite et que le clan était parfaitement adapté au pays du vent. Une hypothèse éclaira l'esprit religieux du genin:

Sandogurasu, tu penses que c'est un pseudonyme grossier pour désigner un membre du clan Kawaguchi ? Verre de Sable serait approprié. Peu importe, tout cela ne constitue pas une preuve. Et contre qui d'abord ?

Le jeune homme parlait et posait des questions rhétoriques auxquelles Kumiko n'aurait pas les réponses. Il le faisait à haute de voix simplement pour que la jeune femme visualise bien sa pensée.

Tu connais un bon pisteur à Sunagakure no Sato ? Ou bien au pays du vent ? Peut être connais-tu un spécialiste de la cryptographie ? Un expert en calligraphie ? À ton avis devrions-nous en faire part à notre hiérarchie avant de nous lancer sur la piste bancale d'un trafic de "confiture", ironisa Mareo en appuyant intentionnellement sur le mot confiture ?

Les souvenirs des remontrances subit par sa hiérarchie à la suite de leur initiative revinrent à la mémoire du sunajin. Non, pas qu'il regrette d'avoir mis à jour ce trafic suspect. Cependant, il avait du respect pour l'ordre établi et la hiérarchie au village. Le Kiezan n'aimait pas décevoir, mais il serait d'autant plus déçu s'il décevait Kumiko. Par conséquent, il s'en tiendrait à sa décision sans hésitation.
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Mer 15 Nov 2017 - 8:33


C'était à voir la réaction de Mareo que l'on pouvait déterminer qu'il était encore jeune et d'une certaine innocence. Elle voyait bien que le baiser qu'elle lui avait infligé le travaillait plus que de raison. Il en était à se demander si c'était une bonne idée de l'avoir fait. C'était même peut-être pour cela que la jeune femme avait accepté de me faire sous la pression. C'était tout à fait adorable sa réaction, ce qui montrait bien à quel point le jeune moine était quelqu'un de bien.

Kumiko avait déjà eu des hommes dans sa vie, elle avait d'ailleurs toujours en tête un en particulier, qui n'aurait pas de mal à la faire tomber dans son lit. C'était le genre de relation étrange dans le temps, qui ne s'estompait guère grâce à la rareté. La Saibogu était une femme dans la trentaine, sans doute avec certains arguments plutôt parlant pour de nombreux hommes, pas nécessairement ceux que l'on préférait avoir. À ses yeux, le jeune moine était encore un enfant, ce qui n'était pas faux d'ailleurs, mais était-ce vraiment un tord ? Il fallait que jeunesse se passe comme l'on disait. Il y avait de ce genre de relations où d'événements qui devaient se passer comme un rituel obligatoire pour grandir dans la vie. Elle avait été assez clair dans sa réponse, mais jamais Kumiko n'irait dans une relation sérieuse se sachant mourante. Ce ne serait qu'un plaisir personnel et égoïste, ce n'était pas son genre.

« J'ai presque trouvé cela trop facile... Le sceau caché à moitié tracé dur le papier.. Hmmm... »

Déclara alors la chunin comme si elle réfléchissait à une haute et intelligible voix. Elle était ennuyée et il fallait jouer fin dans cette affaire aux concequences scabreuse. Il s'agissait d'être prudente, prendre la bonne décision.

« Ce serait une parfaite parade que de lancer les officiels sur cette piste vu les conditions politiques actuelles. Il y a eu toujours des soucis entre les Kietsueki et les Kawaguchi, cela en fait des cibles parfaites. Donner du grains à moudre est une bonne tactique. En tout cas tu as raison, c'est très flou, trop flou ? Enfin, juste assez pour mettre le doute. On ne peut pas accuser n'importe qui sans des preuves solides. »

Précisa alors Kumiko, comme si c'était nécessaire de rappeler le côté délicat de cette affaire.

« Pour ce qui est de quelqu'un spécialiste de l'écriture, oui, je connais quelqu'un à Kaze. Il est suffisamment sûre pour pouvoir aller le voir et le croire. Je pense que notre prochain mouvement nous viendra naturellement quand nous serons davantage éclairé par ces lumières. »

Kumiko tapota sa joue doucement en soupirant légèrement prenant un temps de réflexion supplémentaire avant de poursuivre.

« J'ai bien dans l'idée d'en parler lors d'une grande réunion quand nous aurons davantage de contenu afin de voir ce qui en ressortira, mais ce n'est uniquement comme donner un coup de pied dans la fourmilière. Cela permettra de déterminer qui est de mèche ou non. Pour le moment, nous n'avons pas assez de données poir nous permettre cela. Il y a bien une technique en tout cas. Il suffit de donner aux différentes personnes une information différente. Par exemple on dit qu'à telle adresse, il y a toutes les preuves, mais on change l'adresse par rapport à la personne. Il suffit de regarder où on va envoyer des hommes pour nettoyer pour savoir qui est dans le coup. »

Dit alors avec un léger sourire en coin la rouquine amusée. C'était presque pas très subtil, mais tellement efficace.

« Il est toujours très tentant pour quelqu'un de haut placé d'en prendre encore un petit peu, il faudra juste les prendre la main dans le pot de confiture. J'ai toujours tendance à ne pas prendre pour argent content ce que me dit mes supérieurs. Mon âme de rebelle sans doute. J'ai les épaules larges, alors en cas de soucis, je prendrais les responsabilités et les fautes. C'est compris ? »

Demanda alors Kumiko à Mareo, mais elle doutait qu'il marche dans une telle combine. Il était bien trop intègre pour cela, mais il fallait qu'elle lui propose. Ce n'était pas comme si à ses yeux, elle était une personne d'avenir.

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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Jeu 16 Nov 2017 - 15:48

Kumiko disait vrai lancé les autorités de Sunagakure no Sato dans une chasse aux corrompus sans plus de preuve serait trop facile. Les distensions entre Ketsueki et Kawaguchi serait une bonne diversion pour un trafic de ce genre. Mareo était d'accord pour jouer la prudence et s'en remettait au jugement expérimenté de sa collègue. La rouquine connaissait quelqu'un capable de les éclairer au sujet des écritures qu'ils avaient trouvés. La marche à suivre leur paraîtrait plus évidente sans doute une fois renseigné.

La chuunin semblait réfléchir avec des gestes inconscients assez amusant par exemple elle tapotait sa joue en soupirant. Cela lui donnait un air assez attendrissant qui fit sourire le jeune moine. Le genin se mit à rougir à l'idée d'être attendrit par sa supérieure toujours affecté par leur récent échange intime. Il lui faudrait certainement une bonne nuit de repos pour se remettre de cette émotion nouvelle.

La perspective vue par Kumiko rendait nerveux Mareo, il n'avait encore que rarement côtoyer les hauts gradés de Suna. Il était difficilement impressionnable, mais s'exposer ainsi en lançant un gros caillou dans la mare le mettait mal à l'aise. Si leur hypothèse s'avérait juste, Kumiko et lui se feraient sans aucun doute des ennemis. Se faire l'accusateur d'un innocent comme d'un coupable était toujours risqué et amenait souvent à la haine des accusés. En tout cas, Mareo aimait bien la ruse imaginée par sa camarade faussé les informations pour découvrir qui trempait dans l'affaire. C'était ingénieux et malin, mais tout de même risquer. Quand on jouait avec des gens influents tout était un risque, mais enfin c'était le lot des shinobis de prendre des risques.

Comme en réponse aux craintes silencieuses de Mareo, la jeune femme expliqua ensuite qu'elle prendrait sur elle les responsabilités de leurs investigations. Elle posa quand même la question à Mareo pour être sûr qu'il ne jouerait pas aux martyrs pour ne pas qu'elle tombe seule. Cette question était à la fois une question et un simulacre d'ordre. Bien sûr le Kiezan ne l'entendait pas de cette oreille et il n'était certainement pas d'accord avec la jeune femme:

Je crois que tu sais qu'elle est ma réponse, Kumiko, exprima Mareo avec un ton sans équivoque.

Le genin ne laisserait certainement pas la chuunin prendre leurs actions à son compte et les ennuis qui allaient avec. L'intégrité de Mareo était un principe pour lui. Non, s'ils devaient être châtiés pour leur impudence, ils le seraient tous les deux. Fâché que Kumiko ait ne serait-ce qu'essayer de le dissuader de se conduire en homme, Mareo continua:

Tu dis que ton spécialiste est à Kaze ? Où ça, demanda le moine sur un ton calme, mais assez ferme comme pour montrer qu'il était en désaccord avec la rouquine ? S'il est à l'extérieur de Sunagakure no Sato, je propose que l'on s'y rendent demain. La mission étant délicate deux shinobis partant du village à la faveur de la nuit ne manquera pas d'étonner les sunajins en mission de surveillance. Surtout que nous ne pourrons pas leur expliquer pourquoi. Il se fait tard et nous devrons être reposé en cas de pépin. Si cela te convient nous pouvons nous retrouver aux portes du village à l'aube.

La proposition du genin de remettre au lendemain la suite de la mission comportait une autre raison que celles énoncées précédemment. En effet, il serait bien plus concentré demain que ce soir après ce baiser volé. L'expérience l'avait remué plus qu'il ne voulait bien l'admettre...
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Lun 20 Nov 2017 - 16:20

En réaction à un regard un peu trop appuyer de la part du jeune moine à son égard, Kumiko releva son regard et surpris un sourire attendrit de la part de Maréo. Elle fut un peu surprise sur le coup, mais elle n’en montra rien d’autre qu’une légère remontée d’un sourcil. Cependant, elle pencha la tête sur le côté, alors que la chunin remarqua L’homme à l’absence de coupe rougir. Elle commença à se demander si jamais par ce simple baiser, elle n’avait pas forcé ce jeune adolescent à grandir beaucoup trop vite. Elle croisa les bras sous sa poitrine en lui demandant comme si elle était inquiète pour sa santé.



« Est-ce que tout va bien ? Tu es tout rouge ? Tu as de la fièvre ? »



Un peu taquine, la rouquine pencha sa tête vers la sienne jusqu’à toucher son front avec le sien pour comparer la chaleur.



« Visiblement non, c’est bien étrange … »



Ajouta alors kumiko qui cachait un sourire amusé derrière un visage faussement inquiet. Elle n’avait quant à elle aucunement peur ou craintive de rencontrer des gens hauts placés. Elle avait pu rencontrer des personnes importantes dans la vie, qui avait autant d’importance que n’importe qui. Elle était loin d’être intimidée.



« Si jamais il faut lancer un pavé dans la mare, j’irais seule ne t’en fais pas. Je n’ai pas grand-chose à perdre. »



Fit alors la Saibogu avec un petit geste de main rassurant, c’était totalement vrai d’ailleurs.



« Tu n’es pas obligé hein, mais après, c’est toi qui voit. Soit on sera des héros d’avoir débusqués des corrompus, soit on sera mis sur la sellette. »



Kumiko préférait être très clair quant au destin de ceux qui parleront à cette réunion. Elle pensait de plus en plus quoi que soit le résultat de graffeur, il serait nécessaire de faire cette réunion afin d’être certain que les hautes instances soient sûre.



« Ce n’est pas très loin, mais vu l’heure, ce sera mieux d’y aller demain, c’est certain. Je viendrais devant chez toi vers neuve heure, inutile de se presser, c’est une boutique après tout où on va.



Allez bonne nuit et fait de beaux rêves.
»




Finit par dire Kumiko avec un petit clin d’œil, afin de partir en marchand tranquillement direction sa maison. Par principe, elle cacha le parchemin dans un sceau de contenance, ainsi, il était difficile pour n’importe qui de se douter de quoi que ce soit, ou de tenter de la voler. D’ailleurs, ce serait un indice de plus si jamais elle aurait de la visite chez elle cette nuit. Elle allait démarrer ses tourelles d’assauts chez elle sans aucune hésitation. Ce n’était pas comme si elle attendait quelqu’un cette nuit de toute façon.



La nuit se passa très bien, et la jeune femme avait donné un horaire assez large pour permettre de rattraper la nuit sérieusement avancée. Elle vieillissait, sans compter sa maladie, alors elle ne pouvait plus dormir que trois heures et partir à l’assaut dans une bataille. Il lui fallait ses sept heures de sommeil pour être en forme. Elle se prépara et ce fut cette fois-ci sur sa moto qu’elle arriva dans une tenue affriolante rouge dans une robe courte qu’elle attendit devant chez Maréo. Elle se posa sur sa moto, la tête sur le guidon et les pieds sur la scelle en attendant qu’il arrive. Il était certains qu’elle n’aurait pas besoin de s’annoncer, elle était suffisamment audible ainsi.

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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Mer 22 Nov 2017 - 2:40

Enfin, Mareo était parfaitement calme ce matin-là. Au lendemain d'une soirée mouvementée d'après lui. Il s'était parfaitement remit de ses émotions nouvelles, il avait médité sur tout cela et définitivement il ne brûlerait pas les étapes. Il n'était pas près de recommencer cette expérience avec qui que ce soit. Il était inutile de se demander ce que la vie lui réserverait et encore bien jeune pour se dire qu'il lui faudrait une petite amie.

Assis en tailleur sur le toit du petit immeuble contenant son appartement le genin méditait en silence. Le soleil s'était levé en même temps que lui. Il était toujours présent ou presque pour le lever du soleil. Il aimait le regarder pousser tel une plante des sables depuis l'horizon désertique du territoire du vent. C'est une habitude que le moine avait prise au temple de Maskine. Les rares fois où ces moments lui échappaient c'était lorsqu'il avait plus besoin de repos que de quiétude. Aujourd'hui, il avait besoin de quiétude. C'est de loin qu'il entendit arrivé sa camarade. Avant cela un shinobi messager était venu lui amener une missive pour une autre mission de rang D, une histoire de chat perché. Mareo avait été obligé de prétexter des douleurs d'estomac pour éviter la mission. Bougon, mais compréhensif le messager avait fini par partir.

Le religieux sourit en voyant du coin de l'oeil la rouquine sur son engin de mort tonitruant garé en bas de l'immeuble. Impossible de passer inaperçu avec cela. Tant qu'il ne croisait pas le messager de ce matin son excuse tiendrait la route. Au pire des cas, il dirait que Kumiko l'emmenait chez un médecin. Se levant, le bald boy héla sa camarade d'en haut:

Hoy ! Kumiko-sama, s'exclama-t-il la main levée pour attirer son attention.

Le genin déploya ses jambes pour faire un bond et atterrir juste devant sa partenaire. Il avait employé le terme sama un peu comme pour exorciser la gêne de cette nuit. Maintenant, il était parfaitement prêt à poursuivre leur mission clandestine...


----------------------------------------------------------------


Moins d'une heure plus tard à l'extérieur de Sunagakure no Sato, la jeune femme et son compagnon se trouvait devant une boutique. Visiblement, l'homme vendait des fournitures en papeterie parchemin, papier photo, encre, plume, pinceau, peinture et énormément de bouquin traitant d'art. Des arts allant de la calligraphie en passant par la photo et puis les techniques de peintures. En passant dans le rayon principal, Mareo vit même un livre intitulé Le Fuinjutsu pour les nuls ce qui amusa beaucoup le garçon. Il pouffa un peu et suivi la jeune femme au fond de l'établissement.

Là derrière un pupitre haut d'un bon mètre dix, un bonhomme au nez légèrement rougit et aux joues grêlées griffonnait sur un morceau de parchemin. Kumiko lui avait dit qu'on le surnommait La Mouche, mais n'avait pas mentionné son nom. C'était il y a à peine une minute avant qu'il n'entre donc Mareo s'était retenu de demander pourquoi. Sur son énorme pif une toute petite paire de lunette au verre en demi lune. Et un ridicule bonnet rouge à pompon sur le haut du crâne. Lorsqu'il releva le nez pour les regarder après une intervention de Kumiko, le moine remarqua des rouflaquettes blanchi par l'âge.

Il descendit de son tabouret pour disparaître complètement derrière le pupitre. Le petit bonhomme n'était pas bien grand. En dodelinant de tout son poids, il sortit de derrière dans un bruit de cliquetis métallique. Le drôle de calligraphe portait une prothèse en métal à la place de sa jambe. Le moine détourna vite le regard de peur de vexer leur hôte.

Kumiko expliqua avec précision leur souci en omettant les détails de leur mission. L'homme un peu grognard bougonna que c'était bien parce qu'elle avait été bonne avec lui qu'il était enclin à lui rendre ce service.

Un service en valant un autre, argumenta-t-il.

Après moult passage à la loupe et à l'oreille aguerrit du spécialiste sans aucune réponse précise, Mareo s'ennuyait ferme. Il laissa vagabonder son regard pour remarquer le parchemin sur lequel La Mouche griffonnait à leur arrivée. Les écritures étaient magnifiques, mais incroyablement petite. Le religieux se demanda si son surnom de La Mouche lui venait de son écriture en patte de mouche. Enfin, le ventru bonhomme allait enfin dire de quoi il retournait...
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Ven 24 Nov 2017 - 8:51

Kumiko espérait ne pas avoir traumatisée le jeune moine à propos de l'amour par ce simple baiser. Ce serait dommage qu'un garçon si gentil ne se tourne uniquement vers la solitude et la contemplation. Elle n'était pas prête à craquer pour lui noter le, elle n'allait pas tomber dans le scénario de la professeur qui sortirait avec son élève. Sans doute que ce fut le fantasme de plusieurs pu de beaucoup aller savoir.

La Saibogu était plus une dormeuse, même si elle était capable de veiller tard à ne pas lâcher l'affaire au cours d'une expérimentation. L'âge venant, la fatigue aussi, elle appréciait de dormir davantage avec un grand plaisir ou peut-être un besoin naturel. La rouquine leva alors un sourcil en entendant un cri, surtout aussi respectueux. Elle leva son visage en reconnaissant dur le toit le genin. Cela n'allait pas être non plus pour aujourd'hui qu'elle allait rester à se dorer la pillule tranquillement. Elle fit un petit geste amical avec un sourire, non sans bouger de sa position sur la moto. Elle faisait un lit très agréable au final.

« Bonjour Mareo kun »

Se permit de dire Kumiko avec une voix douce très exagérément placée évidemment lorsque son moine préféré sauta à ses côtés. Elle ne put guère se retenir de rire peu après, alors qu'elle se mettait plus normalement sur sa moto. Elle tapota derrière elle pour inviter son coéquipier malheureux pour la mission. C'était parti pour n petit peu de route, mais cela n'irait pas bien loin. Dans un petit village où pas grand monde ne venait, il n'y avait qu'à voir les regards que les locaux lançaient au duo bruyant. Il se trouvait alors une boutique qui ne payait pas de mine, surtout à cause de son propriétaire au final.

« Si tu as besoin de fournitures pour tes arts ninjas, il fait de très bon parchemins. »

Kumiko fit un doux sourire et offrit même un petit geste de la main dans la direction de la mouche.

« Hey ! Bonjour bonjour ! Ta boutique est toujours aussi bien achalandée. »

« C'est ça... Qu'est-ce que tu veux ? »

La jeune femme n'avait pas été très subtil dans son équipe, mais ce n'était pas fait pour en même temps. Elle n'hésita pas à regarder la prothèse en métal fait de nombreux axes métalliques, des rouages, mais également de sceaux de fuinjutsu. C'était ainsi que l'art Saibogu fonctionnait après tout, alors on ne se refaisait pas. Elle se baissa afin de contrôler la manière la plus prothèse fonctionnait, mais cela lui allait bien. La mouche semblait soupirer devant cette scène, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'apprécier son œuvre, voir de la retravailler au besoin.

« vas-tu finir par me dire ce que tu as besoin ? Elle va très bien ta jambe métallique. »

Intervint alors l'homme court sur pattes agacée que la Saibogu ne se mette en spectacle devant Mareo. Elle leva ses mains et son regard alors qu'elle se releva doucement avec un léger sourire gêné.

« Bon très bien, j'ai besoin que tu jetes un œil sur une écriture. Il faudrait que tu me dises ce que tu en penses et cela doit rester discret, mais pour ça je te fais confiance. »

Répliqua alors Kumiko en se grattant la joue doucement. Elle donna le papier à la mouche, et lorsqu'il tournait le dos, elle fit un signe de tête en direction de matériels entreposés dans un coin, et il était quasiment certain que cela semblait louche. Cependant, elle laissait faire ce trafic, car cela n'allait pas très loin, et sur le type était sympa au final.

« Oui oui, ne t'en fais pas, je trouverais bien quelque chose pour te rendre la pareille. »

Rassura alors Kumiko envers leur hôte, car elle savait bien que cela lui coûterait un petit quelque chose, mais rien de méchant.

« Je vais te prendre une dizaine de parchemins si tu veux bien, de la bonne qualité bien entendu. »

La rouquine remarqua alors le regard de Mareo sur le livre du fuinjutsu pour les nuls. Elle le sortit du rayon et lui confia dans les mains avec un petit clin d'œil.

« Et ce bouquin c'est pour moi aussi. »

C'était également une manière de le motiver, et surtout de voir la tête de Mareo suite à son cadeau.

« De ce que je peux voir, l'écriture est bien trop rigide, stressée. On s'est beaucoup appliqué pour faire cette écriture dans l'esprit de chercher à imiter le style, mais celui qui a fait ça est vraisemblablement un amateur. Je dirais que celui qui a fait cela doit avoir la quarantaine et être gaucher. Cela se remarque aux formes des lettres et au penchement. Je peux te dire aussi que la plume utilisée est de piètre qualité, comme l'encre, mais le papier est de bonne qualité. Sans doute de la récupération, par ce que ce n'est pas logique... »

La mouche leva le papier en le regardant au travers.

« Et je peux te dire que cela vient de chez moi ce genre de papier. Je fais une petite marque lors de la création dans le moule, comme une signature discrète. Je ne vends pas souvent ce genre de papier, certaines personnes comme toi viennent pour ce genre de choses. Je te dirais qu'une personne sortait du lot m'en a acheter cinq, mais je peux te dire que je doutais même qu'il sache lire et écrire. Par contre, il fait parti d'un groupe dangereux, tu ne devrais pas t'en approcher avec le jeunot, mais bon, ce n'est pas comme si tu m'écouterais de toute manière hein ? »

Demanda alors la mouche en regardant Kumiko. Elle souriait niaisement en haussant les épaules avec un petit sourire.

« Rhaa... Tu me fatigue, bon je t'ai rien dis hein, mais le type qui m'a acheté tout ça vient de l'ordre du lotus pourpre. »

« Je vois... Je te remercie. »

Se contenta alors de dire dans un soupire la chunin. Elle se frotta les cheveux en grimaçant légèrement, un peu gênée, mais ce n'était pas pour cela qu'elle allait renoncer, ce n'était pas son genre.

« Il fallait bien que cela arrive un jour, je te revaudrais ça ne t'en fais pas. »

« Ouais c'est ça ! Et tâche de revenir en vie sinon comment tu me remboursera ta dette hein !? »

Kumiko sortit alors de la boutique vraisemblablement ennuyée par la situation. Elle marcha tranquillement quelques pas dans un silence pesant. Elle ne savait pas trop quoi dire et surtout comment, mais ses relations avec le jeune moine étaient ce qu'elles étaient, alors inutile de le cacher.

« Au début de ma carrière, je leur ai emprunté une certaine somme, mais je crois que j'ai oublié de leur rembourser. Évidemment avec la pègre, on ne fait pas ce genre de choses, mais sans doute n'ont ils pas trouver le meilleur moyen de me forcer à leur rendre leur dû. »

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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Lun 27 Nov 2017 - 19:15

Mareo feuilleta trente secondes le bouquin intitulé Le Fuinjutsu pour les nuls, puis sourit. Kumiko ! Pourquoi était-elle toujours si gentille avec lui, mais passons le genin se concentra vite sur la suite de la discussion. La Mouche donnait enfin ses conclusions. Incroyable ce gars d'après une lettre pouvait dire comment se sentait la personne au moment de son écriture. D'après lui quelqu'un aurait même essayé d'imiter une autre écriture, difficile à croire, mais Mareo aimait à penser que des spécialistes soient capables de ce genre de déduction. Gaucher et la quarantaine, ça ne réduisait pas assez le champ des possibles.

La suite fut tout aussi étonnante d'après le calligraphe grêlé le papier utilisé viendrait de chez lui donc il aurait croisé l'auteur éventuel de la lettre. La Mouche alla même jusqu'à fournir des informations précises sur l'individu. Il prévint Kumiko qu'il serait dangereux d'emmener le moine avec elle sur cette enquête. La remarque piqua légèrement Mareo, mais il ne fit aucun commentaire et ne laissa rien transparaître comme toujours. Le Lotus Pourpre ? C'était quoi ça, un collectif de criminel ? Une société secrète pas si secrète que cela ?

Après être sorti de la boutique la supérieure du bald boy s'arrêta quelque minute pour parler à son cadet. Visiblement elle connaissait bien le Lotus Pourpre ce qui piqua la curiosité du garçon:

Le Lotus Pourpre, hein. La pègre tu dis ? Et tu leur dois de l'argent ? Tu sais, je ne te jugerais pas, le passé est le passé. J'ai confiance en toi et en ce que tu fais aujourd'hui. Par contre, je dois bien admettre qu'étant un habitant du pays du vent depuis seulement deux ans, je n'ai jamais entendu parlé de ce groupuscule. Tu saurais m'en dire plus pour que je sache dans quoi je m'embarque ? Parce que j'ose espérer que la remarque de La Mouche ne t'a pas fait changer d'avis ?

La question était purement rhétorique, car Mareo ne comptait pas lui laisser le temps d'y répondre et il enchaîna:

Tu te doutes bien qu'après tout ça je ne te laisserais pas continuer seule. Pègre ou pas, ces cibles sont les nôtres, n'est-ce pas, demanda calmement le genin ?

Le moine croisa les bras comme décidé à tenir tête à Kumiko si le besoin s'en faisait sentir. Le Kiezan ne savait pas vraiment pourquoi il balançait tout ça d'un coup sans doute la rouquine ne comptait pas le laisser de côté. Et si elle le voulait vraiment, il lui suffisait d'un ordre pour renvoyer Mareo à ses petites missions de sauvetage des eaux usées du village. Après tout, le moine n'était qu'un genin avec un an d'expérience seulement. Peut être commençait-il à être têtu, car il s'imaginait déjà braver les interdits. D'ailleurs, il le faisait un peu en enquêtant ainsi en catimini...
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Lun 4 Déc 2017 - 8:48


Kumiko fit un petit clin d'œil à Mareo, ce n'était pas grand chose de lui acheter ce livre, mais elle était en effet plus sympathique qu'elle le devrait sans doute. Était-ce comme pour laisser comme un bon souvenir avant le moment fatidique ? Possible, mais elle-même ne préférait pas trop y penser. Si la mouche était capable de dire autant de choses à propos de cette lettre, c'était surtout qu'il s'y connaissait lui-même en contrefaçon. Comment croyez-vous que la Saibogu ne le connaisse ? Ce fut une longue histoire, que mon conterait une autre fois. Quoi qu'il en soit, la Mouche ne fut pas avare en détails, et il n'hésita pas à trahir d'une certaine façon un groupe dangereux. Misait il sur le fait que Kumiko allait s'occuper d'eux ? Difficile de dire, et c'était assez risqué, mais quoi qu'il en soit, elle ne le trahirait pas.

Aux yeux des anciens, un petit jeune comme le moine était bien trop jeune et inexpérimenté pour se mener à une fouille parmi les tréfonds les plus sombres de la lie de la société. Sans doute que la Mouche avait des petits enfants, que c'était quelque chose de normal à ses yeux, mais heureusement, le métier d'assassin n'était pas courant. Le lotus pourpre était une société de criminelles, qui avait carrément pignon sur rue. On savait qu'elle existait, on savait plus ou moins où elle était, mais il était difficile de la stopper complètement.

« J'ai bien dans l'idée une manière de procéder, mais cela sera très dangereux. Je leur dois de l'argent, et cela m'ennuie de donner de l'argent à la mafia. Ce n'est pas très louable au niveau moral, une dette est une dette, mais voilà. »

Kumiko indiqua par un mouvement de tête de la suivre sans faire de commentaire. Elle se méfiait des oreilles indiscrète, et elle ne voulait pas grillée le fait que la Mouche pouvait être un traître. Elle venait assez souvent dans cette boutique pour que sa venue ne soit pas suspect tant qu'elle ne s'éternisait pas.

« Ce n'est pas un groupuscule, c'est une mafia. C'est une large association de plusieurs familles de bandits, qui avec le temps se sont spécialisés en plusieurs domaines comme les armes, la drogues, la prostitution ou le jeu. Ils ont des méthodes expéditives et violentes. On dit que c'est comme une toile d'araignée, elle s'étend partout. Va savoir jusqu'où. Ils ont de nombreux hommes, et si on veut se faire entendre, il va falloir user un peu de leur méthode. Ne t'en fais pas, je commence à te connaître, je sais que tu voudras venir, mais ce ne sont pas des rigolos tu sais ? »

Dit alors en lâchant un soupir en regardant le ciel un instant. Cette fois-ci la jeune femme hésitait vraiment, c'était dangereux. Sa vie était dans son déclin, ce n'était pas si grave si jamais elle s'arrêterait d'une manière impromptue, mais le jeune moine avait toute sa vie devant lui et devenir un ennemi d'un tel groupe n'était pas si anodin. L'adolescent semblait être sûre de lui, si sûre de lui, mais à ces âges, on se pensait immortel bien souvent. Elle leva les mains en l'air en soupirant légèrement encore une fois.

« Très bien... Tu viens, mais peut-être que ce serait bien que tu prennes une autre apparence, juste... Pour avoir moins d'ennuis ? »

Kumiko essayait de contenter sa morale, mais également le besoin de réussir la mission. Elle était une kunoichi après tout, et la réussite de la mission était primordiale. Elle avait bien une idée précise en tête, c'était quitte ou double, sans doute assez efficace pour ce type de personnes. Ils marchèrent l'air de rien dans les rues, jusqu'à arriver pas loin d'une maison de jeu. On pouvait y voir des personnes aller et venir régulièrement malgré l'heure. Après tout, on pouvait s'imaginer qu'une maison pareille était surtout active la nuit, mais visiblement, il y avait une certaine activité. Ils se décidèrent à avancer tranquillement le long comme si de rien n'était plus ou moins silencieux devant l'entrée.

« Tu sais... Lorsque l'on se rend soi-même dans la gueule du loup, il est important de prendre des précautions. »

Commença à dire la rouquine alors qu'elle s'accroupit au niveau du sol prêt du bâtiment construit sur de petits pilotis. C'était un maison traditionnelle asiatique, et il y avait un espace sous la maison. C'était assez pratique pour ce qu'elle voulait faire. Kumiko sortit alors un parchemin avec des sceaux de fuinjutsu tracés dessus. Elle apposa sa main sur l'un des sceaux pour faire apparaître ce qui était vraisemblablement une bombe. Le moine n'était pas spécialiste la dedans, mais vu à quoi cela ressemblait c'était une bombe d'une grande puissance. Apparemment, la Saibogu ne rigolait pas quand il fallait prendre les gros moyens. Elle fit apparaître son aile de vol et elle déposa ainsi la bombe au centre du bâtiment. Elle connaissait son œuvre par cœur, elle savait pertinemment ce qu'il était possible de faire avec. Une fois à la place adéquat, elle fit disparaître son aile de vol, laissant seulement l'explosif.

« Bon maintenant, on peut y aller, mais avec ce qu'il y a en dessous. Il risque de ne plus avoir grand chose de la maison. J'espère ne pas à avoir à l'utiliser. »

Commenta simplement la chunin en haussant les épaules, des méthodes expéditive elle avait parlé. Elle glissa ses mains dans ses poches en regardant le moine alors qu'elle se rendait clairement dans la direction de l'entrée du bâtiment de la maison de jeu. On y jouait aux dominos japonais, c'était un jeu très prisé. Peut-être que Mareo n'allait pas apprécié les méthodes, et surtout l'idée de pouvoir sauter avec la charge si jamais cela dégénérait. Il ne lui restait que peu de temps pour se retenir, c'était maintenant où jamais, mais en tout cas, Kumiko ne cacha pas son identité. C'était une manière de jubiler et de jouer avec le feu avec ces gens là. Ce ne serait pas quelque chose qu'elle allait se priver. Ce fut avec un léger sourire qu'elle commença à monter les quelques marches de l'entrée de la charmante maison de jeu. À l'entrée, il y avait quelques gros bras qui toisait cette femme se permettant de pénétrer dans les mieux ainsi.

« Tu crois vraiment que tu peux venir ainsi comme ça ? »

« Il faut que je lui parle. »

Fit un signe de tête en direction d'une table où des personnes dans la cinquantaine semblaient être réunis. Ils ne jouaient pas eux, ça non, mais tout l'argent présent ici leur appartenaient. L'un d'eux était suffisamment important pour avoir des réponses. Les gros bras semblaient être prêt à en découdre, même s'ils savaient à qui ils avaient à faire. Ils devaient être des shinobis également, et armée visiblement. Kumiko se contenta de former un signe avec ses mains en souriant.

« Allons... Ne me forcez pas à être discourtoise en pulvérisant la maison. »
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Dim 10 Déc 2017 - 1:26

Après les explications de la Saibogu, le genin commençait à mieux cerner dans quelle genre d'histoire il s'embarquait avec sa camarade. Peu importait le danger potentiel que représentait cette mafia nommée le Lotus Pourpre pour Mareo. Lui ne voyait que le danger que représentait un tel groupe pour les habitants de Sunagakure no Sato, mais aussi du pays du vent. Il était devenu shinobi pour protéger ces populations et il n'hésiterait pas à faire ce qui devait être fait. D'après Kumiko les membres du Lotus Pourpre n'était pas des enfants de coeur, mais lui non plus. Mareo était un moine, mais il n'était pas tenu de respecter des voeux comme ceux resté vivre au temple à Ta no kuni. Seul son serment de disciple de la piété le reliait à l'ordre, ils étaient engagés à se dévouer à l'ordre de Maskine. Il devait suivre ses enseignements, mais comme un sage lui avait dit un jour les écrits s'interprètent et Mareo avait choisi sa voie bien à lui en quittant Ta.

Le genin fut soulagé d'entendre Kumiko accepter son aide pour la suite de l'enquête, il n'aurait pas été rassuré d'être contraint de la laisser se débrouiller seule. Le moine s'était attaché à sa partenaire du moment. Et surtout, il aurait mal supporté d'être laissé de côté alors qu'il oeuvrait pour la résolution de cette affaire depuis son commencement.

Après cela, c'est près d'une maison de jeu que la rouquine emmena son jeune subordonné. Décidément elle ne manquait pas de tout lui faire découvrir la Saibogu. D'abord, son premier baiser, maintenant le vice du jeu. Et voilà, maintenant il repensait à ce baiser. Mareo chassa bien vite ses pensées troubles lorsque la jeune femme l'attira vers un coin discret, sous l'établissement louche. Elle expliqua qu'il fallait prendre ses précautions et fit apparaitre à l'aide d'un sceau tracé sur un parchemin un engin dont elle avait le secret. Lorsque le genin vit que l'on plaça le boitier technologique sous la maison de jeu, il comprit que ce n'était pas un outil d'espionnage ou autre. Les paroles de la chuunin confirmèrent ses hypothèses alarmantes. Kumiko décidait donc d'utiliser de gros moyens.

Depuis qu'ils avaient quitté le commerce de La Mouche, Mareo avait de nouveau revêtu son apparence plus âgés. Celle-la même qu'il avait utilisé la veille dans l'appartement de Nagetto. Il pensa après qu'il aurait peut-être dû en prendre une autre pour ne pas laisser penser à Kumiko qu'il espérait que les événements de la veille se reproduise. Ce n'était surtout pas ce qu'il voulait, un baiser l'avait déjà assez chamboulé comme cela. Peu importe, ils étaient déjà devant l'entrée de l'établissement. Une entrée gardée par plusieurs gorilles chargés de donner les droits de passage et d'assurer la sécurité. Visiblement, il n'aimait pas la visite de la Saibogu.

Kumiko désigna une table de vieux bougres richement habillé à l'aise, sans doute les maîtres des lieux. Et l'homme qui devait être un shinobi au vu de son équipement semblait toujours décidé à leur barrer la route. La jeune femme forma un signe incantatoire pour montrer qu'elle ne plaisantait pas. L'annonce fit comme l'effet d'un ralentit plus personne ne parlait, la rouquine menaçait de faire sauter tout le monde dans l'instant. Sentant qu'il était temps d'intervenir, Mareo dans son apparence d'homme charismatique et de haute stature ne pipa mot, mais agit.

Le gorille de l'entrée s'appuyait contre le bois de l'encadrement de l'entrée, la main posée à plat sur celui-ci. Mareo sourit comme pour signifier à leur interlocuteur qu'il n'aurait pas dû être impoli avec eux. D'un geste plus vif qu'il ne l'avait jamais fait un kunaï glissa de sa manche jusqu'à sa paume, puis vint se ficher dans la main du gros bras. L'arme s'enfonça jusqu'à la garde et le costaud étouffa un cri de douleur en mordant son deuxième poing. Mareo vint à son oreille, mais parla haut et fort:

La prochaine fois que tu manques de respect à la dame, je te coupe la langue. Et si tu lèves la main sur elle, je te tranche la gorge, expliqua fermement et sereinement le moine.

À peine eut-il terminé, qu'il se propulsa à vitesse grand V à l'intérieur de l'établissement près de la table des cinquantenaires fortunés. La seconde suivante un gorille gardant le carré VIP, surpris par la charge fut envoyé valser contre le mur d'en face. Mareo était adosser ou plutôt le cul collé contre un dossier de canapé de biais près de celui qui semblait être le chef:

Dites à vos hommes de se détendre de suite, on veut juste parler, mais je n'hésiterais pas une seule seconde à faire un massacre. Ce serait dommage de salir cette magnifique salle de jeu avec vos tripes, exprima calmement le genin.

Le ton du jeune homme était serein, il y avait même quelque chose de respectueux. Cependant, il était ferme et incroyablement sûr de lui un charisme certain se dégageait du moine sous henge. Nul ne pouvait douter. Il exécuterait cette menace sans sourciller. Au fond de lui, il exécrait ces méthodes brutales hors qu'il entendait plus loin le blessé gémir... Toujours scotché au cadre de l'entrée, le pauvre bougre jurait entre ses dents alors que plus personnes ne bougeaient, le regard braqué sur Mareo. Il avait décidé de jouer en force et au culot. Ce n'était pas vraiment ses habitudes, mais l'idée que Kumiko puisse tenter de faire tout péter l'avait poussé à bouger. Avant d'en arriver là autant jouer d'autres cartes et Mareo ne doutait pas de sa force, il se savait capable d'impressionner par ses capacités. Hors, l'effet semblait prendre...
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Jeu 14 Déc 2017 - 19:12

Kumiko était vraiment ennuyée de l'emmener, me moine risquait de subir le contrecoup de ses fautes faites dans le passé. Elle aurait préféré que non, mais après tout, il était considéré comme un adulte et ils avaient presque toutes les cartes en main. Elle soupira légèrement en mettant ses mains dans ses poches, avançant lentement vers l'entrée de la salle de jeu. La rouquine était quasi certains que ça n'allait pas bien se passer, c'était comme une certitude. Il fallait bien une bombe capable de souffler la maison de jeu entière pour se sentir en sécurité et cela à cause de ma présence de certaines personnes à l'intérieur. Elle remarqua alors que Mareo avait pris une autre apparence, c'était mieux comme cela et sans doute que les hommes de la mafia n'allaient pas le prendre pour un gamin inutile.

La Saibogu affichait un sourire face à sa menace, s'en était presque amusant d'être aussi folle. Les gorilles de l'entrée devaient essayer d'estimer au jamais elle était vraiment sérieuse. Elle en serait bien capable de toute façon. Lorsque Mareo commença à attaquer l'un des gardiens, tout commença à partir en vrille. Les autres commençaient à préparer quelque chose, en n'ayant pas peur de se battre, d'autant plus qu'ils étaient en bonne posture si on oubliait la bombe. En un rien de temps, Kumiko vient poser une main contre le sceau sur son bras gauche afin de sortir dans un petit nuage un petit pistolet, mais bien capable de faire de gros trou et ce n'était pas de la munition de gros sel. Elle posa le chien du fusil juste sous le menton du gardien le plus près.

« Tututu... On se calme et on évite de perdre ses moyens, sinon boom... »

Ajouta alors la chunin à la suite de Mareo, sans doute que c'était plus parlant comme démonstration que de simples paroles. Un homme plus calme que les nerveux à la porte s'avança tranquillement et se pencha sur l'un des deux hommes âgés et il semblait lui chuchoter quelques choses. L'autre chef observa le jeune moine avec un calme presque inquiétant. Il ne semblait pas réagir d'aucune façon aux menaces, c'est dire comme ils en avaient vu d'autres. Il se tourna vers son confrère qu'il se contenta de hocher la tête.

« Kumi, si tu pouvais éviter de faire autant de bruits et de venir ici, c'est mauvais pour les affaires autant de bruits. »

Kumiko profita alors avec un sourire grandissant de tapoter la joue du garde qu’elle gardait son pistolet plutôt mal placé, de son point de vue. Elle rangea alors son pistolet bien certain qu’il ne se passera plus grand-chose jusqu’à ce que la discussion ait eu lieu en tout cas. Elle semblait sereine, mais elle connaissait comment fonctionnait le grand banditisme malheureusement. Une fois installé à la table, le parrain du coin fit un léger mouvement en direction de Mareo.

« Tu étais obligée de venir avec ce petit ? Si on doit parler affaires, il va nous gêner, tu ne crois pas ? »

L'homme d'une cinquantaine d'années ne semblait pas vraiment être intimidé d'aucune manière, ou même inquiet. On avait l'impression qu'il maîtrisait la situation parfaitement, et il fallait dire qu'il y avait quelques gros bras dans la salle bien prêts à rivaliser contre le moine. Kumiko laissa alors de la place pour le jeune moine, sûre qu’il viendrait de toute manière, rien que pour remettre en place le vieil homme. Est-ce qu’il avait vu dans la supercherie ? Était-il un ancien ninja ? Qui pouvait vraiment le savoir ? Quoi qu’il en soit, le barman vint alors avec une bouteille de saké, apparemment une très bonne et vint servir quatre verres avant de se retirer.

« Alors ? Pourquoi es-tu venu jusqu’ici en faisant tant de manières ? »

La Saibogu n’hésita pas une seule seconde à sortir la lettre avec une petite moue. Elle la tendit alors au vieil homme en prenant la parole sur un ton presque comme une mère qui enguirlandait gentiment son enfant.

« Tu aurais pu essayer de faire mieux non ? Qui a tendu un piège si grossier ? Tu pensais vraiment que cela allait fonctionner ? »

Le vieil homme haussa les épaules sans vraiment être étonné ou laissé transparaître quoi que ce soit.

« Ho tu sais, il y avait tout de même peu de chances que ce soit toi sur cette affaire. On craignait même s'être ennuyé à faire tout cela pour rien. On va devoir revoir notre politique … »

« Je te propose quelque chose, je laisse ta petite famille faire tant qu’ils ne font pas trop de vagues. Tu arrêtes tout ce genre de trafic. »

« Et en échange ? »

« Je veux les noms de ceux mouiller dans cette histoire, peu importe le rang et avec des preuves solides. Livres de comptes, des noms, tout et pas la peine d’en cacher quelques-uns. Je les trouverai. En échange … on annule mes dettes, je trouve que tu es plutôt gagnant. »

Kumiko ne toucha pas à son verre de sake en regardant le vieil homme face à elle en penchant la tête légèrement. Elle toucha la partie de son bras où se trouvait son pistolet, car si les choses devaient tourner mal, ce serait sans doute bientôt. À la place, le vieil homme prit alors son verre de saké en soupirant légèrement.

« Kumi … Kumi …Kumi … ça fait combien de temps que l’on ne s’est vu hm ? Tu étais vraiment très efficace dans ton genre, c’est dommage quand même que tu aies mal tourné. Tout ça pour un homme ? Rhalala les femmes … »


Dernière édition par Saibogu Kumiko le Mer 20 Déc 2017 - 10:13, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Dim 17 Déc 2017 - 15:32

L'effet avait sans doute pris sur une bonne partie de l'assistance, mais le maître de lieu qui prit rapidement la parole n'en avait rien à foutre. Kumiko avait braqué un garde de la maison de jeu tandis qu'un homme calme et serein s'approcha des encroutés du canapé. Toujours campé dans son rôle Mareo sentit le regard calme et glacé de l'un des deux croulants, le chuchoteur reparti. Et le big boss des lieux certainement s'adressa directement à la chunnin. Il ne semblait pas plus impressionner que cela, un mélange d'irritation et d'amusement. Et naturellement, il avait l'air de bien connaître Kumiko.

Une fois Kumiko installée à la table, le boss insulta à demi mot Mareo en le faisant passer pour un gêneur. Cependant, c'est le fait qui le traite de petit qui inquiétait le moine. Voyait-il clair dans son jeu ? Peut-être, était-il lui-même shinobi et avait vu à travers son henge ? Ou bien le chuchoteur était un senseur et avait compris que Mareo n'était pas celui qu'il paraissait être ? Ce qui expliquerait en partie le fait qu'aucun richard de la salle ne le prennent vraiment au sérieux si ce n'est quelques gardes qui se méfiaient. Ils se méfiaient sans doute plus de son imprévisibilité que de sa puissance, mais c'était toujours cela.

Lorsque Kumiko se décala sur le sofa Mareo comprit qu'on lui faisait une place à la table. Il était préférable qu'il joue le jeu, s'il faisait la forte tête et refusait de s'asseoir il se discréditerait plus encore qu'il ne l'était déjà. Néanmoins, il ne jeta pas un regard à qui que ce soit et vint s'asseoir nonchalamment à côté de sa partenaire. On apporta une bouteille de saké sans doute de bonne facture et quatre verres furent servis. Mareo ne quitta pas son attitude désinvolte et ne prit même pas en considération les verres. Il fit même mine de se désintéresser à ce qui se passait, mais en réalité il était très attentifs. Attentif à la conversation, mais aussi aux différents protagonistes extérieurs. Notamment les gardes et surtout le chuchoteur...

Kumiko de son côté négociait avec le trafiquant. Tout ce qui se disait ne manquait vraiment pas d'intérêt. La rouquine avait raison c'est tout ce qu'elle pouvait demander dans cette situation, mais Mareo aussi avait compris que ces demandes étaient à quitte ou double. Il était prêt à se battre si tout cela dégénérait. La jeune femme en profita pour tenter d'effacer ses dettes, ce qui était une bonne idée. Le boss répondit en parlant du passé de la chuunin, Mareo retint bien ses paroles, mais garda ses questions pour plus tard. Le genin se mit à patienter sur le qui-vive, il n'avait pas envie de rejouer la comédie et d'interroger l'homme. Il ne prendrait pas au sérieux de toute manière et Kumiko le connaissait bien mieux...
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Mer 20 Déc 2017 - 17:08


La plupart des personnes qui se trouvait dans la salle de jeu ne faisait que regarder les deux étrangers présents. Ils n’agissaient pas, ils ne faisaient que regarder tout en jouant. On pouvait sentir comme une légère tension dans l’air, à peine perceptible. Le niveau sonore avait naturellement baissé d’ailleurs, comme si le temps était moins à la fête. Si Mareo avait su impressionné les civils présents, ce n’était pas nécessairement le cas de ceux qui étaient des shinobis. On pouvait d’ailleurs voir dans ce lieu que des ninjas de Suna étaient présents. Certains étaient partis rapidement de la salle, comme une envie subite d’aller chercher une nouvelle mission sans doute. Si l’apparence de Mareo actuelle ne disait rien à personne, la chunin était parfaitement identifiable. Les anciens de la pègre locale semblaient être bien moins impressionnables, car ils avaient dû vivre des choses bien plus graves dans le passé, à force de vivre une vie dévolue au crime.



Ce n’était guère étonnant que l’ancien connaissait plutôt bien Kumiko après ce qu’elle avait dit. Il avait même un petit surnom pour elle, s’en était presque mignon, mais vraisemblablement, cela n’avait pas l’effet escompté. La Saibogu gardait son calme, et ne semblait pas du tout retomber en enfance. Sans doute que le parrain de la pègre pouvait sentir ou vraiment voir que Mareo, et ce malgré son déguisement, était jeune. Aller savoir ? L’expérience parlait peut-être ? Et ce n’était pas comme si dans une ville cachée de shinobis, ce genre de choses n’était pas quelque chose d’habituel.



Kumiko avait fait de la place pour Mareo évidemment, c’était une manière de répondre à la fois au vieux, mais également au jeune moine sans y répondre directement. Il avait plus de raisons de s’asseoir et de tenter de trouver un terrain d’entente que de chercher absolument le conflit avec ce dangereux groupe. La difficulté de se débarrasser d’eux était bien la manière tentaculaire, sournoise et secrète d’agir à la vue de tous. C’était un petit peu comme combattre l’hydre des marais, lorsque l’on tranchait une tête, il en poussait deux. Personne n‘était vraiment indispensable, et c’était pour cela que ce malgré les années, ils étaient toujours présents. La rouquine ne savait pas trop à quel point Mareo était concentré sur les discussions, il semblait être concentré ailleurs. Elle ne toucha pas une seule seconde les verres ou le sake. On avait pu fort bien empoisonner subtilement un verre, et s’alcooliser dans ses conditions n’était pas une bonne chose pour la mission.



Kumiko savait que ce qu’elle demandait était à la fois beaucoup et peu au final. Les dirigeants de la pègre pouvaient toujours choisir le conflit, mais ce n’était à la faveur de personne. La discrétion était le maitre mot de ce genre de métier, et se montrer plus ou moins ouvert à la négociation était le jeu. Elle avait assez trainé dans des milieux louches pour savoir cela. Le lotus pourpre était plus fin que de simples bandits de grands chemins. De ce qu’avait dit le vieil homme, ils n’avaient apparemment pas d’information sur la fermeture des mines d’or, ou était-ce un stratagème ? Tout était bien possible avec eux. Il ne fallait pas prendre tout pour argent comptant.



« Je crois que cela ne rentre pas en compte, mais essayons de ne pas nous disperser veux-tu ? Est-ce que mes conditions te vont et ce pour tous tes petits copains ? »



« On y en parler entre nous, je ne peux pas prendre la responsabilités tout seul, mais ne t’en fais pas. Je t’enverrais la réponse directement chez toi. »



Répondit alors le vieil homme avec un léger sourire aux lèvres. Kumiko avait remarqué que Mareo n’avait rien dit du tout, comme la laissant prendre en main entièrement la discussion. Elle fit signe au jeune moine qu’il était temps de partir maintenant, il était inutile de rester plus que cela. Ce n’était pas de toute façon quelque chose qui lui plaisait de passer du temps dans ce lieu du passé. La Saibogu se déplaça vers l'extérieur en gardant un regard vers ceux capables de se battre, mais ils ne firent aucun geste déplacé.
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Sam 23 Déc 2017 - 22:40

Tu veux vraiment les laisser tranquille, demanda Mareo quelque peu étonné ?

La Saibogu et lui-même se retrouvait dans les rues de Sunagakure no Sato, ils avaient passé le voyage de la salle de jeu à l'entrée du village quasi sans un mot. Le bald boy, avait désormais des questions à poser, des questions qui lui brûlaient les lèvres. Loin d'être un quelqu'un d'impoli Mareo évitait en général d'embarrasser les gens qu'il côtoyait. Néanmoins, Kumiko avait un passé visiblement sombre et semé de connaissance douteuse. La façon dont la jeune femme avait négociée avec les mafieux de la pègre du Lotus Pourpre gênait légèrement le Kiezan.

Le fait de négocier avec des criminels dérangeaient déjà le religieux, mais leur octroyer des passes droits en plus c'était vraiment gênant. Bien sûr, Mareo n'était pas un abruti et se doutait bien qu'ils allaient devoir jouer sur la ligne pour résoudre cette affaire. Cependant, il n'avait que dix-sept ans et peu d'expérience en définitif. Il n'avait donc pas pu retenir ses questions:

Tu as un passé particulier avec ses gars-là ?! Le vieux te donne même un petit nom, loin de moi l'idée de te juger, mais tu devrais couper les ponts définitivement avec ces gars-là un jour. Peut-être que cette enquête t'y aideras, moi je t'y aiderais. On pourrait tenter de faire tomber cette organisation ? Je me doute que ce sera long, mais peu importe le temps que ça prendrait si on finit par les avoir dette ou pas dette tu serais un peu plus libre, non ?

Mareo avait l'esprit pavé de bonnes intentions, il voulait aider son amie à se sortir de son passé sans doute difficile. Il n'osait pas trop lui demander ce qu'elle avait vraiment fait pour eux. Le vieux avait tout de même dit que Kumiko était très efficace dans son genre avant qu'un homme ne la fasse changer de bord. C'est ce que comprenait le Kiezan lorsque le mafieux exprimait que la rouquine avait mal tournée. Une mafieuse qui tournait mal ce devait sans doute être une mafieuse qui passe dans le camp des autorités.

En tout cas, nous sommes soumis à l'attente maintenant. On ne peut toujours pas en parler à la hiérarchie surtout maintenant que l'on est sur la ligne avec la pègre. Il va falloir patienter, exprima dépité le moine.

Cette histoire était compliquée, dans quoi la jeune femme et Mareo s'embarquaient-ils ? Qu'allaient-ils encore découvrir ? Le Lotus Pourpre se résumait-il aux vieux de salle de jeux illégaux ou bien couvrait-il d'autres personnes plus influentes encore ? Kumiko en savait-elle plus sur cette organisation ? Autant de questions qui se bousculaient dans la tête du moine de Maskine, des questions qui étaient rejointes par d'autres encore. Les questions se bousculaient à un tel point que le Kiezan ne s'entendait presque plus pensé. Il était noyé dans le flot d'un questionnement sans fin...
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Message(#) Sujet: Re: De sombres remous (pv Mareo) Mer 27 Déc 2017 - 17:07

Kumiko soupira légèrement en entendant Mareo lui demandé si elle voulait vraiment laisser tranquille la pègre. Elle était un petit peu gênée, car elle ne savait pas comment elle pouvait lui expliquer. Etait-il un peu trop jeune pour découvrir que le monde n’était jamais blanc ou noir, mais tout nuancé de gris. Il devait être fait des concessions pour que le monde soit davantage meilleur que davantage mauvais. Malheureusement lorsque l’on était jeune, on espérait toujours une justice implacable et juste



« Tu sais … c’est pas si simple que ça. On pourrait ne pas chercher à leur demander de l’aide, mais cela demanderait des mois et des mois d’enquête très compliqué. On s’heurterait à un mur, ils seraient tous unis, tous ensemble contre nous, le système. Alors que là, on va les utiliser car eux non plus ne veulent pas de vagues et quelque part, Kaze aussi. Il y aura toujours des malfaiteurs, des trafiquants, un monde pur n’arrivera jamais, mais l’avantage avec ceux-là, on sait où les trouver. C’est malheureux à dire, mais quelque part, c’est un mal pour un bien, tu comprends ? »



La saibogu faisait toujours tout pour faire au mieux dans toutes les situations. Elle protégeait ceux qui en avaient besoin même au péril de sa vie, mais elle ne voulait certainement pas une nouvelle guerre des gangs, des massacres dans les rues pour tenter de les tuer, car c’était bien ce qui risquait d’arriver. C’était la méthode la plus douce, fiable et surtout rapide. Cette histoire tournait à une puanteur nauséabonde, mais c’était toujours mieux qu’un terrible affrontement dans les rues de la ville.



« L’enquête ne va pas se terminer comme une fleur suite à leur réponse, qui je pense sera positive. Ils vont donner ceux qu’ils voudront bien donner, ce sera à nous de chercher dans tout ça les derniers dominos. »



Kumiko ne faisait pas si confiance que cela à la mafia, mais cela allait être un sacré coup de main. Si elle avait joué sur sa dette avec la pègre, ce n’était que pour mettre le doute au vieux briscard. Elle se fichait pas mal de cette dette, elle était difficilement touchable, et elle n’avait pas grand-chose à perdre. Elle avait fait des choses que le tout-venant pourrait qualifié de mauvais ou horrible, mais c’était la grande guerre à l’époque, et c’était soit ça soit l’esclavage ou pire encore dans son cas. Alors utiliser la pègre n’était pas à ses yeux à l’époque une si mauvaise chose, car l’arrivée de l’empire les aurait également pénalisés.



« On peut dire ça oui, j’ai un passé commun avec ces gens. C’est … compliqué, tu sais, c’était une autre époque. Il y a de cela quelques années pendant la grande guerre contre l’empire. On n’était qu’un petit groupe, on n’avait pas beaucoup de moyen. Je savais que je pouvais faire beaucoup de choses avec mes inventions, mais les matériaux coutent chère. Rien n’est gratuit malheureusement, et si mes mains sont tâchées de sang, il n’y a pas que cela sur ma peau. »


La chunin acceptait quelque part de parler un peu de son passé. Elle n’avait rien à cacher vraiment au moine, et sans doute que c’était une manière de lui apprendre. Après tout, c’était toujours un peu le rôle qu’elle avait pris pour lui, et pas uniquement pour des techniques.

« Le petit nom qu’il m’a donné, c’était uniquement pour me déstabiliser, peut-être même un espoir de me revoir revenir chez eux. Je suis une chunin, un membre du clan Saibogu, ils ont tout intérêt à me voir rappliquer. Cependant ne t’en fais pas, cela fait bien longtemps que j’ai coupé les ponts. J’étais jeune pendant la grande guerre, et lui toujours aussi vieux ! »

Kumiko tourna alors légèrement le regard quand Mareo dit qu’il était prêt à l’aider contre la pègre. Elle savait déjà ce qu’il allait dire s’il lui demanderait son avis en précisant le danger, alors à quoi bon. Elle soupira légèrement en glissant ses mains dans ses poches.

« Méfies toi quand même, ils ne rigolent pas et dans cette pièce, on a du se faire entendre des deux camps de la pègre. Le côté qui veut être discret et qui ira dans mon sens, et les jeunes qui veulent tout révolutionner. On a juste à voir qui va gagner, d’ailleurs, je vais avoir de la visite cette nuit d’un camp ou de l’autre selon. »

La rouquine s’attendait bien à la volonté du moine de rester chez elle cette nuit, et ce malgré le baiser et le risque de découvrir des petits dessous affriolants laissé par terre plus ou moins loin de sa chambre. Elle ne préféra pas dire vraiment jusqu’où elle avait pu aller avec la pègre pour avoir les matériaux et les aide. Ce n’était pas si grave et à ses yeux, il y avait prescription. Après tout, elle avait une médaille du mérite de la résistance chez elle, la Saibogu devait être un minimum appréciée.

« On ne va pas attendre longtemps, et j’espère que le vieux va rester encore en vie quelques temps. Ce sera mieux pour le calme des rues de Kaze. Oui en effet, il ne vaut mieux pas essayez d’en parler autour de nous, et sans doute que tout ne sera pas dit. »

Dit alors assez clairement la jeune femme au moine, mais ce n’était pas si grave s’il disait tout. Elle assumait toujours ses choix.

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De sombres remous (pv Mareo)

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