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 Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous]

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Suna
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Message(#) Sujet: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Jeu 5 Oct 2017 - 3:57

L’idée m’était venu alors que je démontais et remontais pour la centième fois le petit pantin. Les traces d’usures sur articulations avaient déteint son bois malgré plusieurs couches de cirage au fil des années. Les traits de son visage grossier avaient été effacé par les voyages et ses pieds ressemblaient plus à des moignons qu’autres choses. Pourtant, il m’avait donné cette idée, stupide en apparence, mais qui avait toutes ses chances. Dès le lendemain, je me dirigeais vers l’Académie, achetant au gérant de magasin quelques buches de bois, une poignée de vis, de tiges de métal et penture. Caché dans l’ombre de mon appartenant, alors que le soleil brillait à son plus fort, je sculptais, sablais et dessinais sur le bois. L’objectif : créer quelques petits pantins dans le bois, entre 15 cm et 30 cm, les articulations mobiles à cause des tiges de fer et de pentures, le bout des membres arrondis imbriqués dans l’autre articulation pour leur permettre de bouger, mais avec une certaine paresse.

Des petits pantins, bien décorés, représentant des samouraïs comme on se les imagine avec leur masque grossier, des espèces de petits singes voûtés, des hommes avec des visages grimaçants ou souriants, habillés de tissus colorés, ou des créatures ailés. Je m’étais même pris assez au jeu pour faire un chat, un loup et un ours, le genre de choses un peu plus rares à Kaze no Kuni, particulièrement l’ours. Je les avais ensuite peints. En ces quelques jours, un peu plus de deux semaines, j’avais paresseusement créé une vingtaine de ces petits pantins, pourvu d’anneau pour être attaché à des croix de bois munies de corde. Des marionnettes en sommes, pour les enfants, de vulgaires jouets. Qui sait ? Les marionnettes imprégnaient le monde Shinobi de Suna et on leur témoignait un certain respect. Je n’avais jamais vu un enfant joué avec ce type de jouet ici, peut-être parce que le Kugutsu était tellement imprégné dans la culture martiale qu’on en avait oublié qu’à l’origine, c’était des jouets.

Mettant mes jouets dans mon sac et une petite table sur mon dos, je descendais tôt dans cette soirée pour m’installer sur le marché. Je sortais de mon petit appartement du quartier résidentiel, sortant sur la mezzanine du second étage, descendant les escaliers jusqu’au hall rond au centre. Les deux pattes de ma table posées sur mes épaules, deux autres entourant ma taille, j’essayais tant bien que mal de me rendre à ma destination. Une fois arrivé à la place du marché, je pris un coin passant, mais légèrement en retrait, prêt d’une boutique qui vendait de la nourriture. Je portais des pantalons bruns, retenu à ma taille par une ceinture verte foncée en tissu, une chemise aux manches bouffantes blanches et les cheveux attachés sommairement en queue de cheval. Je disposais mes petits pantins sur la table et je commençais à parler au hasard aux passants.

- « Hey ! Oui, Madame. Faite main ! Une trentaine de ryô seulement ! Oui, ce petit singe fait fureur dans le pays de Kawa no Kuni ! Il est un diablotin farceur qui taquine les enfants moqueurs pour leur donner une leçon ! »

Bon, c’était faux. Je ne savais pas exactement ce qui avait du succès en termes de pantin pour enfant dans les autres pays. Mais je comptais sur ma connaissance des légendes pour broder un peu autour des histoires, espérant faire acheter les mannequins de bois. La vérité, c’était aussi l’occasion de parler aux gens, d’écouter les rumeurs. Plus le temps passait, moins je hélais les gens, me contentant de leur parler lorsqu’ils venaient intéresser. Le reste du temps, j’attrapais des conversations en cours de route ici et là, en apprenant autant que possible sur ce qui se passait en ville. J’avais vendu peut-être 4 pantins après deux heures, mais je continuais mon manège. Le marchand de la boutique me laissait faire, me laissant m’abriter dans l’ombre de son bâtiment. Je ne lui faisais pas compétition après tout et je risquais d’attirer quelques curieux chez eux. Je faisais juste attention de ne pas trop m’adresser au gens qui sembler viser la boutique de nourriture ou en sortait.

- « Là-bas ! Oui ! Vous ! Vous avez des enfants ou des petits frères ? Peut-être voudraient-ils jouer avec ces petits pantins ? Vous voyez, c’est un ours, un animal assez comment vers l’est, dans les forêts ! Celui-là s’appelle Girzby. C’est un ours célèbre faire déborder les rivières en y péchant ! »

En parlant, je tenais l’ours, ses jambes un peu trop courtes, un peu raides à cause de ça, arrivaientà se balancer. Aucune tige de fer pour celui-là, sauf le corps, juste des pivots de bois et des pentures. Mais j’étais particulièrement fier de sa fourrure brune que j’avais dessiné, même si les vrais artistes s’en seraient moquer. J’aurais presque pu me perdre aux jeux à essayer de vendre ces petites figures articulées. Mais, finalement, je m’intéressais plus à ce que les gens me disaient qu’à ce que j’arrivais à vendre. Même si j’aurais été heureux d’avoir un succès avec mes ventes, je devais avouer que ce n’était pas encore un succès foudroyant. Ce n’était pas le but de ma présence, mais si ça pouvait marcher en plus, j’en serais bien heureux. J’espérais que la personne que j’avais accostée me répondrait. Plus le soleil baisserait, plus les gens sortiraient
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Mar 10 Oct 2017 - 21:28

En ce début de soirée Mareo revenait d'un entraînement avec Juichi et la paire de démon qui lui servait de coéquipier. Ils avaient encore passé toute la séance à le railler pour sa non maîtrise du ninjutsu. Il n'y a que lorsque les séances se transformaient en combat d'entraînement qu'il leur rabattait le caquet. Fumie et Fumio n'étaient pas vraiment méchant de nature simplement ils étaient un peu trop arrogant. Leur gémellité ne faisant que renforcer ce sentiment de supériorité. Le fait qu'il soit toujours deux à la vie comme au combat les rendait sûr d'eux et plus fort, mais accroissait leurs défauts communs. C'est d'ailleurs souvent comme ça que Mareo parvenait à les battre alors qu'il était bien souvent seul.

Juichi leur sensei avait vite comprit le petit jeu des jumeaux et voyait bien qu'il faisait du moine un bouc-émissaire pour leur raillerie. Le jonin était jeune, c'était sa première équipe alors il avait un peu de mal à canaliser le frère et la soeur. Heureusement, Mareo était un genin peu affecté par les méchancetés des autres. Son éducation monastique de son plus jeune âge à la fin de son adolescence lui avait appris à faire avec le caractère de chacun. Malgré l'évidente aversion des deux camarades du bald boy, il entretenait pour eux des sentiments amicaux. Il leur faisait confiance, car en mission on devait faire confiance à ses partenaires sinon on était seul...

Encore aujourd'hui, il avait par la force des choses fait taire les deux jumeaux diaboliques au terme d'un combat d'entraînement intense. Les jumeaux s'étaient presque vaincus tout seul à force de s'évertuer à percer la défense solide du Kiezan. Comme dit plutôt ils étaient fort à deux, mais sujet à leurs faiblesses communes. Hors c'est un péché d'orgueil qui les a défait à force de s'échiner à affronter leur adversaire par la force brute. Les jumeaux étaient deux shinobis puissant lorsqu'il mettait leur maîtrise du ninjutsu au service de l'équipe. Cependant, tenter de faire plier le genou à Mareo spécialisé dans le taijutsu défensif était peine perdue.

En tout cas le genin était content de lui, mais rincé après cette longue séance. Il rentrait chez lui en passant par la place du marché située non loin de son appartement. Et près d'un magasin alimentaire, il remarqua un petit vendeur de pantin articulé fait de bois qui hélait la foule. Et visiblement, il s'intéressait à Mareo le prenant sans doute pour un potentiel client:

Girzby ? Connu dans l'Est ? Vous êtes sûr de ce que vous avancez, je viens de l'Est et je n'ai jamais entendu parler de votre ours. Enfin, il est vrai que Ta no kuni n'est pas vraiment à l'Est, mais plus au Nord-Est par rapport à Suna. Malheureusement pour vous mon ami, je n'ai ni enfant ni jeune frère ou jeune soeur. Cependant, si vous avez besoin de vendre vos pantins pour vivre je suis sûr qu'un geste de ma part serait apprécié.

La proposition du genin était pleine de bons sentiments et tout chez lui laissait transparaître sa gentillesse. Bien qu'il ne soit pas vraiment charmer par l'artisanat de ces marionnettes, il cherchait toujours à aider son prochain.

Mais, vous ne seriez pas un marionnettiste de Sunagakure no Sato par hasard ? Leur réputation est grande de par le monde, si tel est le cas pourquoi vendre des pantins de bois. Vous pourriez être shinobi et bien gagner votre vie, non ?
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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Mer 11 Oct 2017 - 7:09

Le jeune homme que je venais de héler avait un visage rond et sa tête était rasée. Avec ses rondeurs, il avait un air juvénile qui s’accordait avec ce qu’il me disait. Il avait attiré mon attention à cause de ses vêtements, qui me semblaient bien familier, même si je ne parvenais pas à mettre le doigt exactement dessus. Je me creusais la tête vaguement avant d’essayer d’attirer son attention. Il désigna rapidement la petite marionnette, m’indiquant que malgré ses origines à Ta no Kuni, il ignorait tout de la légende. Je hochais la tête brièvement.

- « Et bien, c’est une légende assez répandue, plutôt une histoire pour enfant. Je suis certain que vous la connaissez, non ? Un parent ne te l’a jamais raconté ? L’histoire de Girzby, un ours si grand que pour hiverner il devait se cacher sous une montagne. Une année, il ne trouvait nullement manger pour garnir son corps de graisse. Les poissons, moqueurs, s’enfuyaient toujours plus profondément dans le lac. Il aurait pu en rester là, mais les carpes étaient particulièrement moqueuses. Un jour, agacé, il sauta de la montagne voisine, plongeant dans le lac et le fit débordé. Les poissons, paniqués, incapables de fuir, furent pêcher. Malgré sa force brute, il se contenta alors de creuser un canal, pour que ceux qu’il n’avait pas manger puisse vivre. Plus jamais les carpes ne se moquèrent de lui. Vraiment ? »

Je souriais en lui parlant. Il faut avouer que l’histoire n’est pas exactement comme ça. Elle décrivait l’ours comme un glouton et la seule morale à l’époque était « si la force brute ne marche pas, c’est que tu n’en utilise pas assez ». C’était plutôt vrai sur le fond, mais j’avais préféré l’adoucir pour les enfants alors que je faisais partie de la troupe. Lorsqu’il me tendit la pièce, je tendis la main ouverte vers le ciel pour l’accueillir, avec un petit hochement de tête souriant pour le remercier. En la glissant dans ma poche, je le remerciais.

- « Je ne fais pas vraiment la charité, mais disons que je le prends comme le paiement pour une bonne histoire. Je vous en remercie d’ailleurs, mon bon monsieurs. Mais ne voyez pas les pantins comme un signe de désespoir, ce ne sont que des jouets que je fabrique pour m’amuser, moi et les acheteurs ! »

Mon ton était un peu moins jovial sur la dernière phrase. Malgré son jeune âge, le commentaire sur le fait que j’en étais « réduit » à vendre des pantins m’agaçaient. Il y avait un tel mépris pour ce que les gens font. Un bref silence s’installa, quelques secondes, mais il le cassa en parlant des shinobis. Malgré son air jovial, j’avais cru comprendre comment s’était organisé sa pensée autour du monde, peut-être qu’il n’en avait même pas conscience. Les Shinobis font des choses importantes dans son esprit. J’étais d’accord avec lui, sur le fond, mais son commentaire me semblait grossier.

C’est alors que je compris ce que ses habits me rappelaient. Celles des moines, sans pouvoir identifier de quelle religion ou école de pensées. C’était étrange, j’imaginais les moines comme des vieux hommes ennuyants répétant chaque jour les mêmes gestes, sans jamais s’intéresser au monde extérieur, trop obsédé par leurs « principes » en assénant leurs interlocuteurs de citations sans justification. Je fis un effort pour ne pas rester sur ma première impression.

- « Oui, une grande réputation, mais je pensais que le but des shinobis était de rester discret. De plus, tu as l’air au courant de combien gagne un shinobi, non ? »

Il soulevait un point important : je n’avais presque rien à gagner à vendre des pantins. Il me suffisait d’attendre un peu pour les questions monétaires. Le garçon n’avait pas le teint basané des gens du Désert, il ne venait définitivement d’ici. Pourtant, même s’il m’avait agacé, probablement sans s’en rendre compte. Malgré tout, avec son air juvénile et son enthousiasme, il attirait partiellement ma sympathie. J’écoutais sa réponse et fis un effort pour m’éloigner de ce sujet légèrement houleux.

- « Tu ne devrais pas donner tes ryôs au premier venu, même si je ne vais pas m’en plaindre. Je m’appelle Getaku et je vais penser à ce que tu as dit… Tu en connais des marionnettistes ? »

Mon visage allongé arborant un sourire poli, alors que mon corps se penchait vers l’avant pour passer au-dessus de la table et tendre ma main dans la direction du jeune homme pour une poignée de main. L’une des marionnettes articulées se renversement, sans que je m’en préoccupe plus que nécessaire. Je pouvais bien faire un effort, il pourrait toujours finir par changer d'état d'esprit, un jour... Sinon, ce n'était pas vraiment mon problème. Vaut mieux partir du bon pied.

HRP a écrit:
Si d'autres veulent se joindre, n'hésitez pas, mais là, vous allez vous introduire par vous mêmes. Razz
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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Jeu 12 Oct 2017 - 20:16

Girzby ? Girzby ? Non, il n'y avait rien à y faire Mareo n'avait aucun souvenir de cette légende. Il faut dire que vivre dans un temple ne lui avait pas tant que cela laissé l'occasion d'apprendre à connaître le monde. Les idées toutes faites sur les moines étaient en grande majorité fondées. Les vieux moines n'ayant quasiment jamais quitté le temple depuis leurs arrivées étaient tellement coupés du monde. Finalement, tout ce qu'ils avaient pu apprendre au genin c'était ce qu'ils avaient appris au temple et rien de plus. C'est une raison qui avait poussé le jeune religieux à s'émanciper un peu du temple en partant pour le pays du vent...

Visiblement, le fabriquant de pantin n'était pas très content que le bald boy soit si généreux même s'il cachait ça derrière un sourire. Son ton ne laissait aucun doute, il était légèrement vexé. Pourtant, Mareo n'avait absolument pas voulu fâcher son interlocuteur loin de là. Il était réellement dans sa nature de son montré jovial, avenant et généreux avec les gens qu'il rencontrait. Ce ryo aux allures anodines n'était en aucun cas la preuve de la pitié que pourrait ressentir le genin envers le marchand. Il fallait remédier à ce quiproquo sous peine de laisser croire à cet homme qu'il était quelqu'un de condescendant:

Oh pardonnez-moi si je vous ai touché. Ce ryo n'était pas une marque de pitié ou de mépris, je ne souhaitais que faire preuve d'altruisme. C'est un défaut professionnel en quelque sorte, je trouve que l'artisanat est quelque chose de très important. Veuillez une nouvelle fois m'excuser si je vous ai offensé.

C'était une situation assez étrange pour Mareo qui n'avait pas l'habitude que l'on prenne ses gestes de sympathie pour du dédain. Il était légèrement déstabilisé par les réactions de son interlocuteur et avait du mal à trouver les mots jutes pour s'expliquer.

Oui, je suis au courant de ce que gagne un shinobi. La discrétion pourrait être de rigueur, mais j'ai des principes qui me laissent le choix d'en parler librement. Autant pour moi je ne me suis pas présenté laisse-moi dont le faire Getaku.

Bon le moine allait devoir faire preuve de diplomatie s'il voulait éviter de froisser à nouveau le fabriquant de marionnette. Il rassembla ses idées puis se lança:

Je m'appelle Mareo du temple de Maskine à Ta no kuni. Et je suis moine du moins c'est la voie que j'ai choisie, se définir en tant que tel serait un peu réducteur. Hors, j'ai fait preuve de hâte en imaginant que tu ne vives que de la vente de tes pantins et cela aussi c'est réducteur. Pour cela, je te prie d'accepter à nouveau mes excuses. En réalité c'est ma curiosité qui a pris le dessus sur mon savoir vivre. Je suis arrivé à Suna depuis deux ans maintenant et je n'ai finalement fait la connaissance que de peu de monde en dehors des aspirants ninja de l'académie. Les gens qui me sont proches ici se comptent sur les doigts d'une main, d'ailleurs il n'y a qu'une personne. Du coup, j'ai tendance à en faire trop parfois, expliqua d'un air gêné le moine.

C'est la première fois que le Kiezan parlait aussi ouvertement à un inconnu de surcroit, était-ce parce que c'était la première fois il se sentait pris en défaut ?

Attention, je ne dis pas que les habitants de Suna m'ont mal accueilli au contraire, mais il reste difficile de nouer des relations fortes lorsque l'on a aucun passif à Kaze. Enfin, par conséquent j'ai été très intrusif en te posant ses questions et j'en suis désolé. Heureux de faire ta connaissance Getaku.

Ouf, voilà le pire moment était passé pour Mareo c'était la toute première fois qu'il se sentait dépassé dans les relations humaines depuis qu'il avait quitté l'académie. Là-bas les choses ne s'étaient pas toujours déroulées comme prévu, mais bon au moins il avait fait de son mieux avec Getaku.
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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Ven 13 Oct 2017 - 4:18

Le jeune garçon semblait légèrement incertain. J’ai vu presque de la panique dans ses yeux, mais il se reprit très rapidement. Il s’excusa, sans visiblement savoir pourquoi. Il en oublia de serrer ma main et se contenta de déverser un véritable flot de paroles pour s’excuser. Visiblement, il avait perçu mon mécontentement et ce dernier l’avait troublé. Je me redressais, alors qu’il me parlait, puis je redressais mon pantin tombé alors qu’il s’expliquait. Je l’écoutais, un peu surpris par le flot qui contrastait avec l’image que je me faisais des moines. Le garçon semblait au final plutôt candide. Je laissais quelques secondes passer après sa longue tirade.

- « Et bien dit donc… Toi, quand tu démarres tu ne t’arrêtes pas. Un vrai moulin à paroles. Ça va, ne t’en fais pas. »

Je ne pus retenir un petit rire en étant frappé par le contraste qu’il offrait. Lorsqu’il finit de parler, j’avais une meilleure idée du type de personne qui se tenait devant moi. Je me contentais de sourire en hochant la tête. Je fis un petit geste vers une des marionnettes, les désignant vaguement en reculant d’un petit pas.

- « Ça va, même si c’était un peu intrusif, ce n’est que des pantins. J’imagine que si tu ne connais qu’une seule personne, c’est que tu ne fais pas parti d’une équipe complète ou d’aucune équipe ? »

En disant ça, je fis un geste pour désigner sans insistance sa tête, mon index et mon majeur joint. Il était plutôt sympathique, alors sa relative solitude me semblait étrange. Peut-être que l’activité monastique l’amenait à perdre trop de temps dans des traditions poussiéreuses. Je me penchais sous la table pour récupérer une bouteille entourée de tissu. Elle me servait pour l’eau et le fait de la couvrir servait à éviter que le soleil ne la chauffe trop, mais vu l’heure ça devenait moins nécessaire. Je n’enlevais jamais le tissu qui la recouvrait pourtant. Je pris une gorgée en l’écoutant, avant de lui tendre pour lui en proposer une gorgée.

- « Maskine… Maskine… C’était le paysan du Pays du Riz ayant mis sur pied une espèce de philosophie afin de permettre aux hommes de découvrir les mystères de la vie ? Il a construit un Temple et bénit Ta no kuni, non ? »

Pour être honnête, cette histoire m’était parvenu d’un voyageur venant du Pays du Feu. J’ignorais la véracité de ces histoires et s’il était fiable. C’était le moment de vérifier par quelqu’un qui devrait en savoir plus sur le sujet. Je fis un geste en reprenant ma bouteille d’eau. Tout en parlant, je pris la marionnette de samouraï, pliant ses jambes et rapprochant ses mains. Pour la déposer, à genoux, devant le moine de Maskine, comme si le personnage priait ou suppliait pour quelque chose. Je jetais un petit coup d’œil sur la foule de Suna, la vie nocturne allait prendre sa place, mais la plupart des marchands autour étaient encore très actifs. Ils ne fermeraient pas leur commerce avant que la nuit ne soit bien entamer, puis ils iraient dormir quelques heures, avant de se réveiller au matin pour profiter des dernières heures de fraîcheur du Désert. Et ça, c’était sans compter ceux qui ne vivaient que de nuit.
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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Mar 17 Oct 2017 - 20:55

Rassuré par Getaku qui semblait... moins vexé... ou avoir changé d'idée concernant Mareo. Il est vrai que le genin avait dû sembler très impoli de s'occuper ainsi des affaires du marionnettiste. Maintenant qu'il était plus détendu le moine pouvait remarquer quelques détails chez le marchand. C'était un homme grand plutôt même très grand à côté du petit mètre soixante-trois de Mareo. Et cette taille gigantesque aux yeux du religieux était accentué par sa fine corpulence. Un gars du désert au vu de son teint mate et sa chevelure noire de jais, le soleil avait clairement laissé son emprunte sur cet homme. Habillé léger, il n'était pas qu'un simple marchand de passage. Il devait habiter Sunagakure no Sato ou bien les environs en tout cas il n'était pas si âgé que cela. Ah, il était plus vieux que Mareo c'est certain, mais sa pilosité faciale plus avancé que le moine ne le rendait pas beaucoup plus âgé...

Oh, bien en fait si à ma sortie de l'académie on m'a affecté à une équipe de genin dirigé par un juunin. Cependant, je crois bien ne pas être très apprécié de mes deux équipiers. Seul Juichi mon juunin instructeur m'aime bien. D'ailleurs c'est lui la seule personne proche dont je parlais plus tôt. Notre équipe s'en sort bien en mission, mais cette mésentente va devenir un frein à notre progression un jour. Enfin, on verra bien.

Qu'est-ce qu'il avait à parler autant à cet inconnu d'un coup ?! Certes Mareo avait toujours été quelqu'un de sociable, mais au point de déballer ses petits malheurs comme ça. Est-ce que cela avait un rapport avec sa rencontre au temple d'Ichibi ? Ce curieux personnage l'avait-il rendu plus bavard ou désireux de partager ses ressentis personnels ? Le genin ne savait pas trop quoi en penser pour le moment, mais la discussion n'était pas désagréable. Alors...

Maskine était bien à l'origine un travailleur cultivant le riz dans les rizières de Ta no kuni. Sa philosophie qu'il n'a pas monté, mais qu'il a développé d'abord pour lui-même et ensuite qu'il a partagé avec les autres faisait plutôt allusion au fait de se découvrir. Les mystères de la vie ce n'est pas faux, mais cela est peut-être un peu trop général. Disons que les grandes questions existentielles ont peu d'intérêt tant que l'on a pas d'abord résolu le mystère de sa propre existence. Maskine nous apprends le cheminement pour trouver une paix que l'on pourrait qualifier d'intérieur. Ensuite, vient le temps des autres mystères de la vie qui permettront peut-être d'aider d'autres à trouver cette paix.

Le Kiezan marqua une pause dans son argumentaire, pour être sûr de bien trouver ses mots et une pensée effleura son esprit:

Je m'égare peut être et te perd par la même occasion. Le message de Maskine est lui-même un mystère en réalité, les religions sont dues aux interprétations des Hommes. Hors ce que j'en dis c'est que j'interprète les paroles de cet homme saint, car on ne peut retranscrire son message fidèlement. Il y a bien les écrits, les récits de ses enseignements par ceux qui ont appris de ceux qui ont eux-mêmes appris de lui. Certains textes laissent à penser qu'ils sont de sa main, mais finalement étions-nous là pour nous en assurer ? J'ai choisi de croire que le message résumer était le suivant « Connaît-toi toi-même pour enfin connaître les Hommes. Trouve la paix qui est la tienne pour enfin trouver la paix qui est la nôtre ».

Ce n'était pas vraiment une citation, c'était un condensé de la mission que c'était donné Mareo en somme. Et il croyait avec conviction à ce cheminement de vie qu'il avait choisi, aujourd'hui il le partageait avec Getaku. C'était rare de le voir prêcher ainsi, mais c'était une chose à laquelle il allait devoir s'habituer s'il voulait aider son prochain à comprendre.

Par contre, en ce qui concerne la question de tout à l'heure je ne connais qu'un marionnettiste qui était avec moi en classe, un garçon très doué, mais assez mystérieux. Cet art doit demander un travail très conséquent, en tout cas.
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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Mer 18 Oct 2017 - 5:17

Il semble que j’étais parvenu à toucher quelque chose chez le jeune moine. Son flot de paroles ne se tarissait plus. Je compris rapidement qu’il devait souffrir d’une certaine solitude malgré son ouverture au monde. Je l’imaginais, élevé dans une région reculée, apprenant les enseignements de ses mentors et maîtres, avec la vie organisée et codifiée des temples et des traditions. Soudainement, il se trouvait beaucoup plus libre dans une vie pourtant militaire. Une liberté qui devait se payer par un sentiment de vide, voire de solitude, et il semblait pouvoir parler de sa religion rarement vu l’application qu’il y mettait. Je ne pus m’empêcher de noter dans mon esprit le nom de son Senseï : Juichi. Un Jônin donc, qui avait sa propre équipe et plusieurs autres membres.

- « Ce serait quand même triste de découvrir qu’il n’y en a juste aucun. Je veux dire, aucun mystère de sa propre existence. Qu’on soit juste là sans raison ! »

En disant cela, je déposais la bouteille sur ma table, en jetant un œil vers une femme qui jetait un regard curieux vers mon étal improvisé, sans vraiment s’approcher. Ce n’était pas le moment et, visiblement, elle renonça à assouvir sa curiosité. Je reportais une nouvelle fois mon attention sur le jeune homme qui ne cessait de parler, sa voix passant d’un certain malaise, comme s’il avait peur de m’embêter, puis reprenant de l’assurance, jusqu’à prendre des pauses pour réfléchir plutôt qu’à cause de la gêne. Le moine prenait ses aises. J’eus un instant un sourire en me demandant si les Maskines devaient faire vœux de silence dans leur temple, ce qui expliquerait le flot de paroles. Mais pour le moment, il fallait avouer, il était exactement ce que j’étais venu cherché et malgré ma remarque un peu brusque, j’étais curieux de le voir expandre ses arguments.

- « Si mon avis t’importe… Par expérience, ce que j’ai pu apprendre de ma vie d’avan, c’est que les légendes et les contes changent, les enseignements et les morales entre les peuples changent. Les versions se transforment et des variantes s’éparpillent. Parfois, la même histoire porte un sens différent pour deux personnes. Tu fais bien de les interpréter. C’est comme ça que les gens parviennent à imposer leur volonté sur ce qu’ils veulent pour le monde. Enfin, pour ce que j’en sais, au fond… »

Je pris une gorgée de ma bouteille d’eau avant de poursuivre la discussion. J’avais trouvé dans ce jeune homme exactement ce que je cherchais. Parfois, il fallait aller vers les gens et les laisser parler. Et pour parler, il parlait. Toutefois, c’était loin d’être déplaisant. Il faut avouer qu’avec mon long entraînement à Suna, la vie du voyage commençait à me manquer. J’espérais chaque jour d’être appelé en mission à l’extérieur du pays et de profiter un peu du voyage pour retrouver cette liberté, loin des habitudes, cette constante stimulation à la recherche des endroits ou des objets qui nous semblent faciles d’accès lorsqu’on reste au même endroit. Évidemment, c’était un défi bidon, au sens où on ne risquait rien, il suffisait de chercher ou de demander, mais le changement dans mon environnement me semblait plus naturel. Il fallait avouer que la routine commençait à m’agacer et c’était peut-être la raison de ma présence. Je refermais la bouteille, ma soif rassasiée, mais son commentaire sur les marionnettistes m’arracha un petit rire.

- « Tu es drôle, toi ! Tu me parles d’un travail « très conséquent » alors que tu es moine ? Une vie d’étude, des heures d’entraînements, j’imagine le sacrifice de tout son temps, tes cheveux, tout ça pour arriver à la une forme de discipline. Une chose que je ne pourrais jamais faire et je pense que personne n’a de leçon à te donner sur le travail conséquent. »

Je terminais de rire légèrement en parlant. Franchement, Mareo m’amusait beaucoup et pas nécessairement à ses dépens. Je fis un en replaçant sous la table ma bouteille. En me relevant, je vis un autre client s’approcher. Je fis un bref signe pour échanger avec le nouveau venu qui voulait acheter un des pantins. Échangeant quelques mots sur la légende, je pris rapidement conscience que ce dernier n’avait aucun intérêt pour ce que je lui racontais. Il voulait savoir le prix. J’écourtais un peu ma petite histoire avant de lui signaler mon prix, profitant de son léger agacement. L’homme était visiblement pressé de repartir avec le pantin et mon histoire qui l’avait retardé m’évita toute question sur le prix, légèrement au-dessus de ce qu’on aurait pu trouver ailleurs, s’il y avait eu d’autre marchand... L’homme acheta le fameux Girzby que je lui remis avec un sourire poli en prenant les ryôs qu’il me tendait. Je les fourrais dans ma poche avant de me tourner vers Mareo avec de brèves excuses pour l’avoir fait attendre, en espérant qu’il était toujours là.

- « Écoute, je vais être honnête avec toi, je ne vendrai pas des pantins ici pendant longtemps. Avec un peu de chance, j’aurais l’occasion d’aller à Ta no Kuni. Si tu veux, à ce moment là, je pourrais essayer de me faire accompagner. Peut-être que tu pourrais me servir de guide ? »

J’espérais que le moine y verrait une occasion de retourner chez lui quelques temps. Dans mon cas, je serais heureux d’avoir quelqu’un pour me parler de la région ici et là. En fait, j’espérais demander un ordre de mission. Je ne savais pas trop comment les choses se passaient, mais peut-être que je pourrais nous présenter comme une équipe temporaire et mettre de l’avant l’efficacité de Mareo dans ce pays. Ça pourrait m’assurer de pouvoir sortir de Suna et reprendre la route quelques temps.

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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Dim 22 Oct 2017 - 16:43

La rencontre avec le fabriquant et vendeur de marionnette se révélait très intéressante. Il faut dire qu'en se levant ce matin-là Mareo ne s'imaginait pas faire la connaissance d'un personnage comme lui. En somme c'était plutôt une bonne chose, il s'était toujours considéré comme intégré au village de Sunagakure no Sato. Bien qu'il était lié seulement à Juichi, mais le fait de ne pas faire d'histoire, de payer son loyer, d'être devenu sunajin et d'ouvrer pour le village shinobi lui donnait sans doute l'impression d'en faire partie. Ce constat était vrai, il était intégré désormais, mais le niveau supérieur restait de se faire de vrais amis ici.

La vie menée au temple semblait bien loin, malgré les liens forts qu'il partageait avec ses frères du temple Mareo n'avait jamais eu une relation classique avec d'autres. Il aimait profondément ses précepteurs, aujourd'hui devenu ses frères, mais leur relation était emprunte d'année de lien professeur élève. Les jeunes gens de son âge avaient été rare au temple de Maskine, peu était resté jusqu'au bout pour emprunter la voie de la lumière. De ce fait, le Kiezan restait finalement un peu seul avec lui-même. Longtemps cette solitude ne l'avait pas dérangé outre-mesure, mais à son arrivée à Suna les choses avaient changé. Il avait bien compris que sa seule gentillesse, son sourire et sa politesse n'avaient pas suffit à se faire de véritables amis. L'académie avait été une belle expérience pour lui, mais il n'avait créé aucun lien fort. Il lui manquait sans doute du naturel, de la spontanéité et ce qui fait défaut à beaucoup de moine l'humour. Il ne faut pas croire Mareo avait beaucoup d'humour ou plutôt était un très bon public, il savait rire, mais pas faire rire.

Perdu dans ses pensées, il avait tout de même écouté Getaku lui répondre. Le fait qu'il soit d'accord avec lui en un sens plaisait au genin. Bien qu'il aurait pu ne pas être d'accord, cela n'aurait pas dérangé le bald boy. Le jeune homme sourit à l'image du sacrifice dont Getaku parlait notamment lorsqu'il exprima que le moine avait sacrifié ses cheveux. Mareo accepta humblement le compliment qu'exprimait son interlocuteur.

Je dois admettre que le sacrifice de mes cheveux était le plus difficile dans tout cela. Aujourd'hui encore je me demande pourquoi je les rase puisque que je ne vis plus une vie monastique ?! Par habitude sans doute. Autant te dire qu'il n'est pas aisé de poursuivre cette tradition dans un pays tel que celui-ci, laissa-t-il sous-entendre avec un sourire.

Il laissa en suspens ses mots espérant avoir fait mouche, le Kiezan avait tenté un trait d'humour. Cependant, il ne sut pas vraiment si cela avait marché, intérieurement lui riait de son trait d'esprit. Getaku en tout cas lui proposa un jour de l'accompagner à Ta no kuni, il n'était pas exclu qu'il y retourne. À vrai dire, il était même prévu qu'il y fasse quelques visites lorsqu'il aurait prit du galon, les venins étant interdit de voyage seul. Cependant, il n'avait jamais imaginé y être accompagné. Les affaires dont il traitait avec le Grand Prêtre sont des affaires privées, mais après tout rien n'empêchait de faire route avec des compagnons.

Eh bien je serais honoré de te guider dans ce pays qui est le mien lorsque l'occasion se présentera. Tu sembles être un grand voyageur, je dois te laisser malheureusement, mais je serais heureux de t'entendre me parler de tes voyages. Si, le coeur t'en dit bien entendu. Je vais prendre congé, je te prie respectueusement de m'excuser. Au revoir, Getaku.

Le moine après un bref échange poli s'éclipsa content de sa rencontre. Heureux de ce futur voyage à venir dont il s'était engagé à guider. La journée aura été fructueuse.

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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous] Lun 23 Oct 2017 - 2:35

Mareo se contenta de me répondre. Définitivement, si au début il avait été très expansif, il avait dit tout ce qu’il avait à dire et semblait définitivement en avoir fait le tour. Alors qu’il me parlait, je me contentais de ramasser mes pantins et les différents objets que j’avais étalé devant moi. Malheureusement, le jeune homme ne se laissa pas prendre à mes commentaires sur sa religion. Dommage, j’espérais avoir des informations sur ce sujet. Il semble que je ne réussis pas à faire mouche cette fois. Sa remarque sur ses cheveux m’arracha un sourire. Pour accentuer ses propos, je repoussais une mèche de ma tignasse en mettant mes doigts en crochet pour en agripper une large portion.

- « Tu trouves … ? »

J’essayais d’empiler précautionneusement les pantins, pour éviter que leurs crochets ou leurs membres ne s’entremêlent entre eux. Le sac que j’avais apporté ne permettait pas vraiment de les emporter avec beaucoup d’ordre. Je devais avouer que les imaginer entasser me faisait un peu mal au cœur, mais je ne pouvais pas faire autrement. De toute façon, en discutant avec lui, j’avais parfaitement le temps de le faire lentement pour ne pas lui laisser croire que je voulais mettre un terme à la discussion. À son commentaire sur mon statut de grand voyageur, je haussais un sourcil. Voyant qu’il me faisait ses adieux, je me contentais d’arrêter mes activités.

- « Non, ne t’excuse pas. Mais si on se recroise, je pense qu’on pourrait faire ça. J’aime bien raconter mes histoires, j’imagine que j’aime m’écouter parler au final. »

Le jeune homme partait. Je le regardais se retourner. Du coin de l’œil, j’aperçu un pantin représentant une figurine que les sculpteurs utilisent. Le bois clair était celui du désert, ses articulations n’étaient que des fils de fer malléables et sans marque ou presque. Ce qui ressortait le plus, c’était une tête ayant la forme d’une goutte d’eau inversée. Ce qui en ressortait le plus, c’était le crâne parfaitement lisse et rond. Je me saisis de la marionnette.

- « Prend ça pour tes ryôs. Question que tu te souviennes de moi ! »

D’un geste leste je fis décrire un arc au pantin pour lui lancer. Il l’attrapa en hochant la tête. Avant qu’il ait le temps de chercher à me la redonner, je fourrais moins délicatement le reste des jouets et je fis basculer le sac sur mon épaule. De mon autre main, j’agrippais la patte de la table pour la poser contre mon épaule, en me penchant légèrement en sens opposé. Je me dirigeais rapidement pour m’éloigner. Il était temps de retourner chez moi et de penser à comment j’allais m’organiser dans les prochains mois.
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Message(#) Sujet: Re: Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous]

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Place du marché : le vendeur de pantins [Ouvert à tous]

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