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 Rencontre inopinée sous une averse [PV]

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Message(#) Sujet: Rencontre inopinée sous une averse [PV] Ven 23 Mar 2012 - 23:15

L’endroit était désert, fait peu surprenant à la vue du climat atypique qui s’acharnait sur le pays du Feu depuis quelques jours. Une mer opaque de cumulus déferlait dans l’olympe qui avait ainsi échangé sa précieuse couleur azur pour être cendré. De cette inquiétante masse, une pluie torrentielle s’était échappée, s’abattant brutalement sur les têtes des insoucieux. Claquait alors le tonnerre à plusieurs reprises, suivi de l’apparition d’une éblouissante lumière prisonnière des cieux, donnant l’impression que ceux-ci s’étaient transformés en un étrange stroboscope. La température n’invitait guère aux randonnées, raison pour laquelle personne n’osait un pas vers l’extérieur. Le pays du Feu, réputé pour son climat estival, semblait se déroger de cette fameuse réputation le temps de quelques jours, noyant sa luxuriante verdure pour qui les grandes lampées ne suffisaient plus pour absorber cette soudaine abondance. Chose certaine, à la fin de ce déluge, les fleurs ne s’en verront que davantage épanouies et les arbres, plus resplendissants encore. Les sons provoqués par cette nature enragée invitaient presque à la danse, tant cette mélodie spontanée était agréable à ouïr. Pour ceux qui n’étaient pas soucieux d’être aveuglés par les éclairs intermittents, à l’abri dans leur confortable demeure, il était magique d’observer ce spectacle, ce déchainement violent, mais merveilleux, d’un monde en pleine évolution, en proie à des changements climatiques brutaux, mais dont leur rareté en ce territoire rendait ceux-ci impressionnants.

Dans la forêt désertique, abandonnée de toute présence animale, on discernait la silhouette de ce que l’on pourrait deviner un fou, percée à travers le mur d’eau d’un pas assuré. Durant son avancée, on reconnaissait les alléchantes formes d’une jeune femme dont sa posture et son assurance certifiaient à tous qu’elle ne s’était pas trompée de chemin. S’éloignant peu à peu des remparts du village après avoir donné la raison de cet exil en pleine tempête pluviale aux gardiens des portes, il ne lui suffit que quelques minutes de marche pour atteindre son point, alors que tout autre être normal se serait perdu au cœur de ce torrent. Un champ en plein cœur d’une forêt, dénué de troncs ou d’arbres, s’offrait à son seul visiteur qui s’assit en son centre. Peu inquiète de tacher son large kimono dont le blanc d’origine s’était un peu terni au cours de la traversée, elle observait le ciel calmement, indifférente à ce déchainement dément. On pouvait percevoir ses deux iris opalescents qui scrutaient on-ne-sait quoi, encadrés de plusieurs veines. On reconnaissait ce regard aux Hyûga. Mais que faisait-elle à chercher la solitude dans de tels endroits, sous un tel climat, alors que le confort de ses quartiers lui aurait suffi pour se recueillir dans la chaleur libérée par le foyer? Pour l’instant, elle semblait admirer le paysage aux dépends de sa santé, guère soucieuse d’attraper une vilaine maladie par une telle exposition.

« Inutile de vous cacher. »

Grâce à son Byakugan, la mystérieuse jouvencelle avait repéré l’intrus qui l’avait suivi, involontairement peut-être, depuis sa sortie du village. Pour quelque raison qui soit, la solitude qu’elle était venue quérir allait être étouffée par cette présence clandestine, pour le meilleur et pour le pire. Qu’il en soit ainsi. Elle se releva lentement et, par respect, fit face à celui dont les arbres servaient de camouflage. Elle désactiva son Dôjotsu et exécuta un pas vers l’avant, prise d’un calme olympien, quelque peu curieuse de connaître les motifs d’une promenade en plein air, en de telles circonstances. Elle fit signe à celui dont elle ne pouvait discerner les traits de sortir, venir la rejoindre sur le terrain plat pour une introduction adéquate. D’une voix posée, non sans un discret sourire qui ne pouvait probablement être perçue due à la distance et à la pluie, elle engagea la première la conversation, toujours en attente de mettre un visage sur cette ombre détectée :

« Qu’est-ce qui amène votre humble personne en ces lieux, alors que le ciel se montre sous ses plus mauvais jours? N’est-il pas déraisonnable de sortir en de tels temps? » Une pause lui suffit pour se rendre compte de son erreur. Elle se reprit immédiatement, exécutant un salut de ses deux mains jointes, telles les traditions l’exigeaient. « Je ne me suis pas présentée, désolée. Je suis Mei, du clan Hyûga. À qui ai-je l’honneur? »
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Message(#) Sujet: Re: Rencontre inopinée sous une averse [PV] Lun 26 Mar 2012 - 14:01

Konoha sous la pluie, bien la première fois que je voyais ça pendant la saison d'été, un étrange bouleversement de température et de ciel, c'était vraiment bizarre. Le ciel grisâtre dont quelques éclats de lumières s'infiltrais dans l'amas de cumulus gris. Paisiblement installé à l’intérieur de la boutique de ma mère, l'odeur florale omniprésente, je collais mon visage contre la vitrine. Sentant la fraîcheur de chaque gouttelette d'eau, je ne pouvais pas resté ici à rien faire. Bien que ce temps m'empêchait de fumer une petite cigarette à l'air libre, je posais une cigarette entre mes lèvres tout en observant ce magnifique évènement. En effet, la faune et la flore, qui nous entouraient, allaient surement devenir beaucoup plus magnifique. Allumant ma cigarette, j'expirais la fumée par la narine. Je me sentais enfermé, j'aurais voulu pouvoir me balader avec ma cigarette avec ce temps-là. Mais non, il fallait que je la finisse et que je me balade sans pouvoir déguster ce cône de papier fourré de tabac. J'aurais pu rester mais avec ce temps-là, il n'y avait aucune visite particulière. Autant en profiter et sortir un petit coup, j'adorais ce temps-là. Le bruit, la douceur et la fluidité des gouttes d'eau, je ne pouvais pas rester ici. Finissant ma cigarette, je l'écrasais sur le cendrier et je m'en allais découvrir la nature tout en prenant un manteau. Une petite balade me ferait du bien.

L'averse continuait, je me trouvais dehors, marchant d'un pas lent, d'un regard observateur, je ne pouvais qu'apprécier la mélodie de chaque choc contre le sol de ces fines particules d'eau. Mes cheveux mouillées, nonchalant en direction de la porte de Konoha, j'allais me balader à travers la forêt de Konoha: Hi no Kuni. Cet forêt dense dont les cascades sauvages les plus magnifique s'y trouvaient, j'avais déjà barboter dans l'une d'elle et je pourrais vous dire que c'était assez plaisant. Alors que je venais de passer la porte, j'avais aperçu une jeune femme marchant à travers les arbres d'un pas plutôt assuré. Ce kimono blanc dont le signe des Hyûga y était orné d'un fil noir. Je la suivais, bien que son pouvoir génétique pouvait me localiser facilement. Ces formes rassurante, je suivais une jeune Hyûga. On pourrait me traiter de pervers ou autre chose mais j'étais plutôt intéresser pour ce qu'elle allait faire avec cet averse. Me cachant à travers les arbres, je jetais quelques coup d'oeil et bien elle m'avait localiser rapidement. Je ne pouvais plus me cacher.

Sa rapidité à m'avoir localiser à travers cet amas d'arbres et de buissons, c'était plutôt hallucinant. Sa voix s’éleva et je pouvais discerner une voix douce à travers la mélodie de l'averse. Un sourire se dressa sur mon visage, je m'avançais vers elle, les mains sur l'arrière de la tête.

    Plutôt rapide la localisation ...


Je me présentais désormais devant la jeune femme. Discernant son physique plutôt mignon, son petit minois dont les traits fins y était ancré. Sa chevelure noiraude et ces yeux blanchâtre m'avait directement hypnotisé. Tel une illusion, j'avais été submergé par sa beauté et sa certaine classe à se tenir. Droit comme "i", mon regard ne lâchait plus son visage, je ne pouvais plus me détacher de son étreinte féminine. Se présentant en tant Hyûga Mei, je ne pouvais que faire de même.

    Sho du clan Yamanaka, et bien ma venue en ces lieux, la nature est souvent beaucoup belle lorsqu'elle fait face à la pluie. Elle s'épanouit à chaque goutte tombant sur le sol, la mélodie de la pluie fait danser les fleurs, c'pour ça que je suis ici & vous ? Qu'est ce que vous faites ici par ce temps ? Passant ma main dans mes cheveux mouillés, je restais scotché dans le regard de la jeune femme. Avez-vous participé à la Grande Guerre ? Parce que c'est la première fois que je vous vois à Konoha !


Me posant contre l'arbre, j’espérais pouvoir déguster une bonne cigarette mais cet rencontre allait sans doute être de bonne qualité.
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Message(#) Sujet: Re: Rencontre inopinée sous une averse [PV] Lun 26 Mar 2012 - 22:34

À la demande de la princesse, l’ombre se changea, en quelques pas seulement, en une personne. Un inconnu, pour le moment, qui ne dégageait à première vue aucune hostilité, lui offrit le privilège d’apposer un nom sur ce faciès étranger, comme il était coutume de faire à la suite d’une introduction de la sorte. Cet homme, dont les traits illustraient magnifiquement bien la vingtaine, ne dissimula point son affiliation au clan Yamanaka, appartenance qu’elle n’aurait jamais pu deviner seule à partir de son physique particulièrement divergeant des attributs reconnus à ces individus. Hormis l’emblème du village de la feuille incrusté dans son casque, le fait qu’il ait échangé la chevelure blonde des Yamanaka pour un roux pétillant venait déstabiliser les plus solides hypothèses. Soit, il n’était pas coulé dans le béton que tous les membres devaient se ressembler. Affirmer une telle appartenance, c’était en même temps prouver son intelligence incontestablement supérieure à la majeure partie de la population. Leur Q.I ne trouvait probablement pas d’égal et Mei était persuadée que « génie » aurait pu être un synonyme à ce patronyme estimé. Son admiration pour ces stratèges ne pouvait être mieux servie que dans cette rencontre impromptue. Par habitude, rien ne pétillait dans ses yeux, tout se déroulait dans sa tête. Quelques foulées lui permirent de dévorer la distance excessive qui gênait ces prémices intéressantes, annonciatrices d’un entretien fort agréable.

Tel qu’il fut dit, le climat, aussi désagréable qu’il puisse être pour les sans-abris, semblait être la cause de leur rencontre, selon les dires de son interlocuteur. Alors qu’elle ne s’était point vue gênée de la tournure de l’averse en torrent et qu’elle était persuadée que ce rare moment n’était qu’une opportunité pour y pêcher la solitude, elle avait la surprise de croiser un homme, admiratif devant ce déchaînement naturel, indifférent aux conséquences qu’entrainerait une exposition de la sorte. Le tonnerre, une fois encore, gronda, certifiant la constance de la température. Mei ne put s’empêcher de regarder vers le ciel, cherchant sans le montrer à travers le déluge une de ces beautés décrites par le Yamanaka. Depuis son expérience de la guerre, elle n’avait jamais appris à porter attention aux merveilles de la vie et, personnellement, elle ne croyait pas en leur existence : tôt ou tard, ladite vie reprendra ses biens aux détriments des gens comme Sho qui puise un plaisir à l’admirer. Ce jour-là, il n’y aura plus de ce loisir. Un ciel gris, de l’air froid, une averse inépuisable et un tonnerre, où se trouvait exactement la beauté dans ce triste tableau? C’était sous ce climat que les combats d’antan s’étaient déroulés, alors au lieu de cette soi-disant mélodie de l’instant présent, Mei n’entendait que des cris, et cette pluie n’était que les pleurs des victimes. Il n’était point nécessaire de s’attarder sur un tel décor : si la vie ne donnait de son attention aux gens, pourquoi les gens porteraient leur regard sur elle?

    — J’aimerais comprendre...

Sa voix ne parvint pas aux oreilles du Yamanaka. Ces mots s’échappèrent doucement de ses plus profondes réflexions, se glissèrent d’entre ses lèvres, puis moururent dans leur trajet, emportant avec eux toute l’incompréhension qui en découlait. Oui, elle aimait entendre ces gens parler de beauté, de plaisirs, de vécus, car ils en paraissaient davantage heureux, mais malgré tous ses efforts, elle avait bien du mal à les comprendre. La guerre ayant siégé tout au long de son enfance, elle ne connaissait ni les beautés d’une nature naguère noyée dans le sang, ni les plaisirs qu’engendraient la vie. Ce chapitre désormais clos, elle n’avait pu trouver de meilleures façons de vivre que de vivre pour autrui. Selon elle, il en revenait aux gens cette responsabilité d’émerveiller les autres avec leurs beautés propres, au lieu de chercher celles-ci dans ce qui n’a rien à offrir. Qu’il se pâme devant cette scène, Mei ne pouvait qu’être réjouie de voir cet homme heureux. À la suite de ce mutisme méditatif, elle embrassa de son regard celui de Sho, du clan Yamanaka, puis lui répondit, toujours sur le même ton :

    — Je profite des caprices de la nature pour améliorer mes capacités. Le champ de vision de mon Byakugan étant perturbé par cette pluie, je tente de percer à travers celle-ci en vue d’une certaine évolution. Un bref instant lui suffit afin de poursuivre sur le devenu sujet légèrement délicat, mais rien, encore une fois, ne vint perturber ce calme olympien. Je crois que tout le monde a participé à cette guerre, que ce soit de présence ou d’esprit. Pause. Mais ce n’est pas à cause de cette pluie qu’il faut se rabattre sur des sujets aussi tristes, allons.

Cette fois-ci, Mei opta pour un changement de sujet, dans un naturel irréprochable. Un sourire chaleureux vint conclure cet échange rapide et elle décida de s’installer, à son tour, sous un arbre, situé tout juste devant celui de Sho, à distance respectable pour la conversation. Au lieu de s’y appuyer comme venait de le faire son compagnon, elle s’assit sur le sol, genoux repliés sous elle, absolument pas gênée des flaques dans lesquels les pans de son kimono allèrent choir. La jeune femme passa une main sur le visage pour y laver les impuretés accumulées, puis elle remit son attention sur son interlocuteur, curieuse d’en connaitre un peu plus sur celui-ci. Posée, elle reprit :

    — Je suis honorée de parler avec un Yamanaka. Je ne connais que les grandes lignes de ce clan, sa réputation n’a jamais été remise en doute. Ce serait, pour moi, une admirable leçon, que d’échanger quelques coups avec vous, un de ces jours. Signe de tête en guise de respect. Allez, parlez-moi un peu de cette grande famille. Les quartiers des Hyûga étant éloignés des vôtres, je n’ai jamais eu cette occasion d’en apprendre davantage, hormis ces rumeurs qui n’ont rien à voir avec l’entretien dont je suis heureuse de faire partie.

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