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 So far, you have survived 100% of your worst days. You're doing great.

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Konoha
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Message(#) Sujet: So far, you have survived 100% of your worst days. You're doing great. Mar 24 Oct 2017 - 21:51


Veuillez excusez mon absence. Pour tout vous dire, j’ai été capturée par des tibétains qui ont tenté de vendre mes organes au marché noir. Mais voyant que mes organes étaient trop abîmés et que mes parents ne paieraient jamais pour me récupérer, ils ont jugé bon de me laisser partir – faut dire que chanter en boucle « Avant de partir » d’Eve Angeli n’a pas trop aidé à ma captivité.

Aujourd’hui, il neige sur le village (du moins je l’estime, parce que depuis le temps on doit bien être en hiver). Cela faisait des jours, des semaines même, que je m’étais retranchée dans le palais, regardant par la fenêtre les quelques activités que je pouvais apercevoir. J’aimais mon village. Profondément. Mais les évènements s’étaient enchaînés trop vite, trop rapidement, et j’avais l’impression de me noyer sous les attentes, sous le boulot et sous la pression. Devenir Hokage, être en quelque sorte le visage de l’avenir, de la protection et de la bienveillance du village, c’est quelque chose qu’on ne peut s’imaginer sans l’avoir vécu. On a beau se dire « après tout c’est elle le chef, elle fait bien ce qu’elle veut » : clairement, non. On a des impératifs. Des réunions. Des rapports. Des urgences. Des imprévus. Des démons qui se pointent à votre porte sans crier gare et des gosses de 8 ans qui ne savent toujours pas lire. Bref, c’est loin d’être un long fleuve tranquille. Suguato est parti, du jour au lendemain. Tatsuo aussi, au demeurant, ne laissant dans son sillage que des messages subliminaux écrits au rouge à lèvre d’une quelconque putain qu’il devait s’envoyer. Mes parents étaient morts depuis bien longtemps. Je n’avais ni frère, ni sœur. Il ne me restait que de vagues amis, plus ou moins proches : mais ma « garde rapprochée », ce qui constituait auparavant mon entourage intime, n’était plus. Ils étaient partis, aucun ne m’ayant laissé de véritables explications. Et pour tous, le départ avait été aussi rapide que brutal.

Aujourd’hui, il neige sur le village, et j’ai 31 ans. Je suis en pleine force de l’âge, et on pourrait croire qu’en tant que l’une des trois shinobis les plus puissants du Yuukan, j’ai les épaules pour surmonter tout ça. Je suis là pour ça après tout, pour représenter le courage, la force, la sagesse, l’honneur, le dévouement. Je suis une figure, un symbole, une icône presque. Pas moi en tant que personne, je vous rassure, mais moi en tant qu’Hokage. L’Ombre du Feu : un titre bien présomptueux et pompeux pour une femme qui pleure encore le soir quand elle est seule. Les blessures ne font plus mal, mais elles sont somme toute encore bien présentes. J’ai beaucoup réfléchi. Je ne suis pas à la hauteur, c’est un fait. Je ne suis pas faite pour être Hokage. Mes semaines d’errance dans ce grand bureau à ne pas me montrer, à échapper au monde, aux gens, aux villageois, m’a fait prendre conscience d’au moins cette évidence. Je n’en ai pas les épaules, ni la carrure… Et c’est exactement la raison pour laquelle je suis faite pour ce poste. Conquérir la gloire paralytique, se persuader que rien ne pourra nous arriver, s’assurer que tous nous obéissent et nous craignent alors que l’on a toujours pas prouvé ce qu’on valait sur un champ de bataille : c’était les écueils à surtout éviter. Je ne suis pas infaillible : et comme personne ne l’est, il fallait toujours rester sur ses gardes.

Aujourd’hui, il neige sur le village. Nostalgique et romantique, je souris niaisement en regardant les flocons s’abattre sur le carreau gelé, dessinant des formes avec mes doigts sur la buée naissante. J’avais pris ma décision : je devais stopper de me mettre cette pression énorme, et je devais commencer par réorganiser certaines choses. Je continuerais à avoir un boulot énorme dans mes fonctions, et je continuerais à porter en moi cette rancœur et cette tristesse. C’était inéluctable : mais ce qui m’a été arraché a été remplacé, par tous ces hommes et ces femmes, par tous ces enfants et ces vieillards, par tous ces ninjas et ces commerçants, ces pauvres et ces riches, ces couche-tôt et ces lève-tard : toutes ces personnes qui faisait de Konoha un village accueillant. Tout ce qui faisait de Konoha mon village. Ma nouvelle garde rapprochée. J’ouvris la fenêtre, et sautai sur le toit enneigé, laissant le froid me parcourir et le vent faire voler mes cheveux.

Aujourd’hui, il neige sur le village. Je n’étais sans doute pas la meilleure, ni la plus pertinente, mais j’y étais. Et c’était à moi de me montrer à la hauteur de la tâche que l’on m’avait confiée. Est-ce que j’y arriverais ? Peut-être, peut-être pas. Ce que je sais, en tout cas, c’est que 100% de ce qui ont réussi ont essayé. Et puis, un jour, un grand homme m’a dit ces quelques mots qui résonne aujourd’hui comme des bruits de combat…

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Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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