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 L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato]

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Suna
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Message(#) Sujet: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mer 1 Nov 2017 - 0:22

INFO!:
 

Je respecte l'intimité dans gens tant que ça m'est possible. Toutefois, j'ai dû en apprendre beaucoup sur ce que sont que les Hakushi et sur Ayato lui-même, découvrant ses intérêts pour la Confrérie des Ombres de par son affiliation à l'équipe Akasuna no Sasori. L'homme solitaire agissant en rebelle, habillé de noir et portant plusieurs bijoux, avait fait de gros efforts pour me trouver et il avait surmonté ce qui semblait être de l'introversion pour me demander une faveur.

Il a signé le Contrat de Sang, je me dois de remplir ma part du contrat.

Ainsi, dans la semaine qui a suivi notre rencontre, j'ai récolté pas mal d'informations et j'ai réussi à trouver des pistes concrètes, certaines plus positives que d'autres. En cette soirée plutôt humide, je me rends prêt de la grande fontaine en transportant un gros sac rempli de friandises. Une fois arrivé, je siffle d'une manière particulière: deux longs sifflement, une pause, un petit aiguë, une autre pause, puis un dernier très long. Une bonne vingtaine d'enfants sortent de toutes les ruelles et viennent me rejoindre. Je leur donne le butin, quelques ryôs et une description sommaire d'Ayato. Je leur transmet un message: Haiiro vous attend au dernier endroit où vous vous êtes vu. Apportez une bouteille d'alcool.

Ensuite, pressant le pas, je me rends jusqu'au centre-ville et, camouflé entre deux bâtiments, j'escalade agilement le restaurant où nous nous sommes parlé pour la première fois. Une fois au sommet, je me laisse choir sur une caisse vide qui craque sous le poids de mon équipement.

*Tiens donc! Ils ont réparé la porte,* réalisé-je en levant le regard.

Dans quelques jours, je devrai me rendre jusqu'Aketana pour une mission avec ce perfide Seiichi. J'anticipe ce moment avec amertume, me doutant qu'il prépare quelque chose de mauvais vu son genre, vu ce qu'il a fait à Kiddo.

En fait, j'ai bien peur que ce qui s'en vient soit plutôt lourd, comme moment. Entouré des arômes diverses, des cris de joie et des élucubrations des marchands, je sors ma petite flasque et en avale une rasade. Cette fois-ci, contrairement à la dernière, je suis en meilleure forme si ce n'est pas l'effet étrange du nuage qui a étouffé Suna au complet.

« Merde, » dis-je alors que la dernière goutte tombe sur ma langue.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mer 8 Nov 2017 - 16:38

Les gens en général savent être patient surtout pour des choses futiles comme attendre que le repas soit prêt ou attendre leurs enfants devant l’académie. Dès lors que le sujet devient plus profond, tout le monde a tendance à perdre son calme et de ne penser qu’au moment où cet événement devait arriver. C’était exactement dans le cas où j’étais ! Depuis un certain temps, les paroles du samouraï se répercutaient dans mon cerveau comme si je prenais un coup de poing dans les côtes. Je commençais à perdre mes repères tant l’attente était longue. J’avais pris l’habitude de dessiner pour passer le temps, je ne faisais pas grand-chose de mes journées à part imaginer des centaines de scénarios et à les dessiner. Je n’étais pas doué pour retranscrire ce que je ressentais aussi bien à l’oral que sur papier. Cependant, j’avais réussi à faire l’effort de demander à un homme, son aide afin de trouver un indice sur ma sœur disparût depuis quelques années …

Afin de me dégourdir les articulations, j’entrepris de faire une petite promenade à pied. Le village du vent était toujours fidèle à lui même ! Du vent à ne plus en savoir se protéger et du soleil toujours aussi chaud qui nous fait envier la mer qui est juste à quelques pas de nous. Afin de passer le temps, je regardais sans cesse les familles autour de moi, il n’y a pas si longtemps je ne les comprenais pas. Je ne savais pas pourquoi ils étaient tant heureux et qu’ils ne s’inquiétaient de rien. Peu à peu, une idée germa dans ma tête. Est-ce-que le fait de chérir quelqu’un et de vouloir la protéger permettrait de se sentir plus à l’aise avec une autre personne ? Je n’avais pas d’expérience particulière à part mon enfance mais celle-ci remontait à très loin et du plus loin que je m’en souvienne, c’était surtout des relations primaires qui nous permettait de grandir et d’être introduit dans ce que j’appelle « la vie active ». Après une bonne demi-heure de marche et d’observation, je pris à un marchand quelques dorayakis. Pendant que j’étais en train de les déguster, quelques enfants s’approchèrent de moi tout en miroitant ce que j’étais en train de manger.
Pris dans un élan de gentillesse, je leur donnai ce que je venais d’acheter et en échange ils me donnèrent un petit papier auquel il était inscrit : « Hairo vous attends au dernier endroit où vous vous êtes vu. Apportez une bouteille d’alcool. »
Je les remerciai d’un grand sourire mais j’étais plutôt surpris par ce message que j’attendais depuis une éternité. Cependant ce n’était pas le moment de révâsser et surtout je ne voulais pas faire attendre mon interlocuteur. À cette heure-là, de nombreux marchands étaient en train de déambuler dans les rues mais dans beaucoup l’alcools qu’ils vendaient été de piètres qualités. Je venais de faire au moins une bonne dizaine de commerçants mais personne ne semblait vendre de l’alcool de riz de bonne qualité. Alors que le temps passait et que mon interlocuteur attendait toujours, je vis enfin une échoppe d’alcool en tout genre. À peine entrée, mon sens de l’odorat semblait troubler par le nombre d’odeurs qui émanait des alcools. Après quelques recherches, je trouvais enfin ce que je recherchais, c’était un alcool artisanal dont le mout avait été filtré goutte à goutte dans des sacs de toile pendant des nuits glaciales. Le résultat était donc que l’alcool était très pur et translucide.

Après ma trouvaille, je pris la route afin d’aller sur notre dernier lieu de rendez-vous qui était le toit du restaurant où on avait été attaqués par des mercenaires ? Je ne savais pas qui ils étaient mais en tout cas le samouraï avait réussi à s’en défaire ce qui était le plus important.
Le soleil n’était plus présent grâce aux nuages qui planaient au-dessus de Suna. La chaleur n’était plus autant pesante et donc j’accélérais le pas pour rejoindre l’ex-prisonnier.
À peine arrivé sur le toit, je me suis rétamé en toute beauté mais l’alcool était toujours en bonne état. J’aperçu mon interlocuteur assis sur une vieille caisse en bois. Afin de ne pas lui parler de façon trop familière, je pris une grande bouchée d’air et commençais à parler.

« Bonjour, veuillez m’excusez de mon retard. J’ai pris plus de temps que prévu pour trouver du saké. Comme dit dans le message, je vous l’ai apporté cependant je ne souhaiterai pas boire, je ne veux pas vous manquer de respect mais je préfère rester vif d’esprit. »


Je m’approche de lui et lui donne le saké fraîchement acheté. Je pris quelques peu mes distances pour qu’il ne se sente pas gêné par ma présence et je m’assieds par terre.

« Voilà voilà, je suis venu. Avez-vous trouvé des pistes quant à ma sœur disparut ? »


J’étais entré dans le vif du sujet mais je ne voulais pas tourner autour du pot, cela ne serait pas bénéfique aussi bien pour lui que pour moi. Nous n’avions certainement pas le temps de faire la causette. Sans m’apercevoir, mes mains étaient en train de suer et étaient en train de trembler.
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Jeu 9 Nov 2017 - 19:06

Le voilà: Ayato Hakushi, l’homme aux oiseaux-messages en papier. Il s’approche de manière à me laisser croire qu’il me craint, ce qui est surprenant, vu notre contrat. Je reste toutefois de marbre, le regard froid le fixant directement dans les yeux. Il est nerveux et doit prendre une bonne inspiration avant de me parler. Sur une note positive, Ayato est particulièrement poli et se souvent du pseudonyme que j’utilise dans les rues pour éviter de mélanger ma vie de soldat Sunajin et de mafieux Kazejin.

Je hoche de la tête et le remercie aussitôt qu’il me donne la bouteille et fait signe de désintérêt du revers de la main lorsqu’il m’explique qu’il préfère ne pas boire. J’ouvre promptement le contenant et hume les doux effluves du Sake. Satisfait, j’offre un sourire satisfait à mon interlocuteur. Je lui tire une autre caisse de bois et la glisse jusqu’à ces pieds d’un simplement mouvement, lui indiquant de s’asseoir de la main par la suite.

« Bon, ce que j’ai à dire est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, » commencé-je.

Je goûte au Sake après l’avoir senti de nouveau. Sans être éméché, je sens déjà les effets de l’alcool vu les consommations précédentes. Je hoche de la tête derechef, réellement heureux de l’achat du Shinobi.

« J’ai bel et bien rempli ma part du contrat! Avec l’information que vous m’avez donné, les recherches que j’ai fait sur vous et les vôtres dans les archives de Suna ainsi que parmi mes contacts, j’ai réussi à trouver quelques pistes. »

Je dépose la bouteille au sol et m’avance, appuyant mes avant-bras sur mes genoux.

« J’en ai quatre, en fait, et, comme votre cause vient me chercher, je veux bien vous aider à en investiguer une. Qu’elle soit la bonne piste ou non, vous devrez vous occuper des autres vous même. »

Je fouille dans la poche arrière de mon pantalon et lance un calepin auquel est accroché un crayon à ses pieds. À l’intérieur se trouvent toutes les informations nécessaires pour remontrer les pistes : les noms des personnes questionnées et leurs propos, les noms d’autres personnes importantes, les heures des interrogations et les méthodes utilisées, questionnements, pots de vin ou, parfois, tortures, ainsi que d’autres détails, notes et informations additionnelles.

« Avec ça, vous devriez pouvoir avancer dans votre enquête. »

Je prends une autre gorgée du Sake, l’analysant alors qu’il prend connaissance du contenu de mes recherches. Après un moment, j’ajoute.

« Alors, où voulez-vous vous diriger? »

Le calepin:
 


Dernière édition par Buyuu Eiki le Mer 15 Nov 2017 - 15:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mar 14 Nov 2017 - 22:44

Mon interlocuteur était d’un calme incroyable tandis que moi j’étais en train de suer de mon côté. La chaleur ou simplement le stress ? Pour me rassurer, je me disais que c’était seulement la chaleur qui me faisait autant suer.
Son attitude me rassurait en quelques sortes, son visage impassible me permettait en quelque sorte d’être moi-même et de pouvoir reprendre petit à petit mon souffle.
Il m’envoya une caisse de bois semblable sur laquelle il s’était assis. Pour ne pas paraître impoli, je le pris avec un sourire et m’asseyait dessus. J’en étais sûr maintenant, le stress était la cause de mes soucis récents, après tout espérer était un péché originel des hommes qui leur causait de nombreux troubles. Dire que je suis tombé dans ces travers me désolait, ces hommes que je détestais parce qu’il souffrait pour un rien. J’étais devenu un simple homme qui avait peur de tout et qui fondait ses espoirs sur de simples rumeurs ? Après cette affaire, il faudra que je me remette en question, une introspection semblait obligatoire.

Le samouraï prit la parole, il avait réussi à trouver des pistes mais il m’a fait comprendre que ce n’était peut-être pas de bonnes nouvelles. Peut-être qu’au fond de moi, j’espérais que ma sœur n’aurait pas engendré de mauvaises choses et qu’elle soit plutôt morte ? Vaut mieux espérer qu’elle meurt au lieu qu’elle vive des atrocités ? Je ne savais pas sur quel point me positionner mais j’attendais de nouvelles informations.

Un calepin arriva à mes pieds. Pendant un bref moment, il me parut comme étant le Graal, le trophée des saints. Peut-être que dans ce petit cahier se trouvait la réponse à tous mes troubles. Une partie de moi me disait de l’ouvrir tandis qu’une autre me disait que j’allais sûrement le regretter.
Le samouraï restait très sérieux et me proposa son aide surtout par le fait que nous étions liés par un contrat. Au fond cet homme était sûrement bien plus loyal qu’on pourrait le croire malgré son passé.
J’épluchais le calepin, j’étais pris dans l’ambiance. Quelque chose me disait que ma curiosité ne pourrait être rassasié si je m’abstenais de regarder et puis son travail n’avait sûrement pas été de tout repos.

Beaucoup de choses étaient notifiées dans son calepin, les différentes méthodes d’interrogatoires. Beaucoup semblait limite mais cela me plaisait beaucoup, j’adorais voir ce que l’homme pouvait faire et puis j’aurai bien aimé participer à ces petits interrogatoires corsés.
Mon interlocuteur me demanda si je voulais m’orienter sur une femme de cette liste.

« Hummm … Tout d’abord merci pour votre travail, je n’oublierais pas de remplir l’autre partie quand vous aurez besoin de moi. Ensuite quand à ma préférence, je pense que je prendrai la 2ème femme enfin elle semble la moins à avoir souffert alors j’espère que ce soit elle. »

Je souriais sans raison, enfaite la partie sur le fait que ma sœur pourrait être retrouvé me semblait loin. Je ne pensais plus à cela, j’imaginais ses séances de tortures. Entendre quelqu’un crier et prier pour qu’on ne le tue pas, cela doit être vraiment excitant. Après un silence pesant, je repris la parole.

« Comme vous êtes plus expérimenté que moi, je vous laisse prendre les initiatives. Je suivrais toutes vos indications, je m’en remets à votre bienveillance. »

Cette attitude allait sûrement l’énerver mais je ne pus me contrôler. Quelque part, je voulais lui témoigner ma gratitude pour le travail qu’il avait déployé et surtout je voulais lui montrer que même si ces pistes ne permettaient pas de trouver ma sœur, je ne lui en tiendrai pas pour fautif.
Peu à peu, j’avais repris de ma posture, j’étais maintenant debout et droit devant lui comme un bon petit soldat.
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mer 15 Nov 2017 - 17:17

D’un simple hochement de tête, j’acquiesce ses directives. Je me lève, verse le restant du Sake dans ma flasque en argent que je range précieusement dans une poche intérieure du haut de kimono que je revêts et me mets en marche.

J’ai mémorisé toutes les informations contenues dans le calepin pour qu’Ayato puisse le conserver avec lui. Honnêtement, j’espère que cette femme sera sa sœur; j’espère réellement que son calvaire s’achève, qu’il trouve le bonheur. Il semble être un jeune homme un peu perdu, mais avec encore un soupçon d’espoir, une chance de s’en sortir. Il n’est pas encore complètement au fond de l’abysse.

Dos à mon partenaire de la soirée, je fais signe de la main une fois au bord du toit. La foule est dense, ce soir, comme la dernière fois où nous nous sommes rejoints sur ce même édifice. Il sera beaucoup plus simple de naviguer en hauteur, du moins, jusqu’à un endroit plus calme. J’observe le village pendant un instant, aspirant l’odeur du centre-ville à pleine poumon, puis je me lance.

Accompagné, je l’espère, d’Ayato, je prends la direction de la grande fontaine. Je me laisse tomber dans une ruelle et j’atterris bruyamment, faisant fuir quelques chats se nourrissant plus loin. Je prends une gorgée de Sake en vitesse avant de me retourner vers le Shinobi.

« Plus tôt, vous avez rencontré les Orphelins. Je vais vous faire découvrir un petit secret de Suna. »

J’entre dans le magasin. Au son de la cloche, une femme d’une quarantaine d’année nous accueille. La dame aux cheveux bruns et courts s’appuie sur le comptoir.

« Haiiro? Deux fois dans la même journée! Vous êtes à court d’information! » me dit-elle, ricanant.

Mes sourcils se froncent.

Je pose quelques Ryô juste en face d’elle dans un geste qui se veut brusque et bruyant. Pas du tout impressionnée, la marchande sourit et se redresse.

« Il est toujours comme ça? » demande-t-elle à l’intention d’Ayato.

Je l’observe, cherchant à lui communiquer du regard que je préfèrerais qu’il se taise.

La vendeuse prend un sac et le remplit de bonbons et d’autres sucreries. Lorsqu’elle me le donne, je bredouille quelques mots de remerciement, puis quitte la confiserie. Je le tends brusquement au rebelle et continue la route jusqu’à la fontaine, à quelques rues de là. Une fois arrivé, m’assure d’avoir l’attention d’Ayato, regarde aux alentours et effectue la chanson : deux longs, une pause, un aiguë, une pause et un très long.

Rapidement, plusieurs enfants sortent de leurs cachettes.

« Offrez-leur les friandises. Un sac équivaut à un service : trouver quelqu’un ou quelque chose. Vous avez toutes les informations dans la calepin et par rapport à votre sœur, je vous laisse vous occuper de ça, » dis-je, m’asseyant sur un des bancs en pierre tout en sortant la flasque.
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Dim 19 Nov 2017 - 22:19

L’homme face à moi m’indiqua qu’on aller partir chercher des informations. Je ne savais pas s’il était pressé de m’aider ou d’en finir mais quel que soit son choix, cela n’affectera en rien ce que je souhaitais et surtout ce que j’espérais. Nous sommes rapidement arrivés dans une rue que je ne connaissais pas et dont très peu personnes semblaient fréquentés. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce genre d’endroit mais il faut bien ouvrir ces horizons quelques fois sinon on reste dans un despotisme.
Mon interlocuteur m’a justement dit, qu’il me ferait découvrir un secret de Suna. Effectivement, ce village avait un nombre incalculable de secret qui pouvait être aussi bien sombre que d’être des secrets complètement utiles.

Je le suivais à la trace, il pouvait m’arriver de perdre la trace de quelqu’un juste parce que j’étais dans mes pensées ou même, le samouraï en face de moi devait vite se volatiliser si on avait un moment de déconcentration.
Nous étions entrés dans une échoppe où une vieille femme s’adressa à Haiiro comme si c’était un habitué.
Elle posa une question à ma personne et après vu le regard soutenu de mon associé, je fis profil bas pour ne pas le contrarier et avoir des possibles problèmes par la suite.
À peine sorti du magasin, il me tendit un sac rempli de bonbons. Je fus surpris sur le moment, je ne comprenais pas pourquoi il m’avait acheté des bonbons. Voulait-t-il me faire tester un secret culinaire de Suna ?
Nous nous sommes arrêtés à côté d’une fontaine et comme je ne savais pas ce qu’on faisait, je regardais fixement Haiiro qui fit quelques bruits bizarres.

Avait-il besoin de repos peut-être ? Avait-il trop bu pour siffler d’un seul coup comme ça ? Voulait-il me montrer ces talents de « chanteur » ?
J’étais désappointé par ce moment que je n’oublierai sûrement pas. À peine un sourire s’était dessiné sur mon visage que plusieurs enfants s’étaient rassemblés autour de nous. Mon associé me donna un conseil très utile que je n’hésitais pas à utiliser directement.
Je tendis le paquet aux enfants et ils me fixèrent tous comme s’ils attendaient un ordre, je n’étais pas à l’aise d’être autant fixer, d’autant attirer les regards.

« Salut ! Je souhaiterais solliciter votre précieuse aide, je cherche désespérément ma sœur depuis quelques temps et je pense que vous serez plus apte à trouver des informations à ce propos. Toutes les informations que j’ai de cette femme sont écris sur ce papier. Je vous souhaite bon courage. »

Je tendis ensuite le papier où j’avais retransmit les informations du calepin concernant la femme n°2. Les enfants s’empressèrent de le prendre et de le passer les uns aux autres. Cela ne pris qu’une petite minute et ils partirent tous d’un côté comme si la place de la fontaine avait toujours été aussi silencieuse.
Quant à moi, j’étais surpris à quel point, les enfants étaient aussi vifs et sûrement intelligent.

« Eh bien, c’est un excellent secret que vous venez de me dévoiler ! Quoique sa me surprends plus maintenant, vous apportez votre lot de surprise chaque fois que je vous vois. Je n’utiliserai plus ce dispositif si vous le souhaitez, je peux comprendre que cela vous pose problème si quelqu’un d’autre le découvre et que ces petits enfants ne puissent plus vivre de cet entraide … »

C’était bien la première fois que mes sentiments semblaient aussi transparents que de l’eau. Haiiro s’était assis sur un banc à quelques mètres de moi, je l’imitais en m’asseyant sur un banc en face de lui.
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mar 21 Nov 2017 - 18:34

Je savoure le délicieux Sake qu’Ayato m’a offert silencieusement, attendant sagement que les enfants nous apportent plus ample informations. Évidemment, nous pourrions partir à la recherche de la dame qui a le potentiel d’être sa sœur ou, du moins, d’avoir des informations puisqu’il possède une habileté similaire à celle du Shinobi, si les rumeurs sont vraies, mais il est tellement plus rapide de se fier aux enfants de la rue; ils connaissent Suna comme le fond de leur poche, ils sont dignes de confiance et, en plus, ils travaillent extrêmement rapidement.

Après avoir avalé une troisième gorgée, je balance mon torse vers l’avant, m’appuyant les coudes sur les genoux, nonchalant, puis je fixe Ayato l’espace d’un instant avant de soupirer.

« Si la rumeur s’avère ne pas être ce que vous désirez, que comptez-vous faire, » demandé-je directement. « Il y a de fortes chances pour qu’aucunes de ses pistes ne vous apportent les réponses que vous désirez et, encore là, ces réponses pourraient être complètement à l’opposé de ce que vous voulez. Que ferez-vous dans cette situation? »

Hakushi Ayato, homme d’une vingtaine d’années capable de contrôler le papier. Il a perdu sa sœur très jeune, de ce que je comprends, et la recherche. J’ai l’impression que derrière la façade qu’il cherche à mettre de l’avant avec son style noir, il est quelqu’un de sensible et, possiblement, quelqu’un de brisé.

*Qui ne l’est pas, Eiki? Ce monde, le monde des Shinobis, t’as volé ta famille aussi.*

J’avale une autre rasade d’alcool au moment où deux des enfants reviennent. Je me lève et fais signe à celui qui a signé le Contrat de Sang de me suivre. Une fois à bonne distance, le rouquin nous explique qu’il a trouvé la personne que nous cherchions. Selon ses propos, la femme serait dans un des hangars où se déroulent parfois des combats illégaux et, d’autres fois, des parties de carte clandestines.

« J’ai remarqué que c’était elle parce qu’elle a dit à un des gars qu’elle pouvait faire de la magie avec le papier. »

Je sors d’une poche quelques Ryôs.

« Correspondait-elle à la description de cet homme? » lui demandé-je avec un signe de tête tout en m’abaissant à son niveau pour le récompenser.

Il observe Ayato un moment puis hoche de la tête avant de fuir avec une fillette était sûrement sa sœur. Je me relève, les regarde pendant une seconde et me tourne vers le rebelle.

« Alors, comment voulez-vous procéder? »
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mar 21 Nov 2017 - 20:40

J’étais en train de fixer mon interlocuteur, il était en train de descendre à une vitesse impressionnante son saké. Je me demandais encore comment c’était possible qu’un homme puisse engloutir tant d’alcool sans en ressentir le moindre effet.

Il commença à me parler, et à m’avertir quant aux informations que je pourrais trouver. Effectivement, je n’attendais pas des miracles ni à des retrouvailles larmoyantes mais je voulais savoir la vérité à tout prix. Est-elle morte ? Est-elle vivante ? Voilà à quoi servait ces recherches, je voulais juste avoir les réponses à mes questions. Je pourrais sûrement passé à autre chose après les révélations que j’aurai et pouvoir continuer ma route quel qu’elle soit. Les enfants arrivèrent, cela ne faisait même pas une dizaine de minutes qu’ils étaient partis et ils avaient déjà trouvé la trace de la personne qu’on recherchait.

Le samouraï prit les devants et fit toutes les « démarches » pour vérifier si c’était bien celle qu’on recherchait. J’avais noté toutes les réponses de l’enfant sur le calepin que je me traînais. Cette femme serait dans un hangar en train de faire des combats illégaux ou à parier dessus ?
Eiki me demanda comment je souhaitais procéder. Je ne savais pas exactement mais il vaudrait peut-être mieux que nous puissions nous infiltrer et pouvoir l’approcher sans éveiller les soupçons des autres.

« Eh bien, j’aimerai bien partir à cet hangar pour pouvoir voir à quoi elle ressemble en face. Bien sûr, je ne souhaite pas que nous nous fassions remarquer alors pourquoi ne pas commencer à essayer de nous infiltrer dans la foule et après on devra trouver une solution pour l’excentrer des autres. »Dis-je d’un air sûr.

Le hangar n’était pas très loin de notre position, il nous faudrait même pas une vingtaine de minutes pour atteindre l’endroit. Sans attendre, la réponse de mon partenaire de la journée, je pris les devants. Bien sûr j’attendais sa réponse et c’est pour cela que je n’avais pas accéléré.

« D’ailleurs pour répondre à votre question de tout à l’heure. Sans vous mentir, bien sûr, que j’aimerais revoir ma sœur mais quelque part, j’ai le sentiment que même si je la retrouve, je l’ai déjà perdu. À présent, ma seule préoccupation est juste de savoir si elle est en vie ou non, cela me suffira comme réponse. »


On avait accéléré le pas, nous étions arrivés plus vite que prévu. Le hangar n’était pas dans le meilleur des états, il était délabré, au toit il y avait beaucoup de trous suffisant pour regarder. Il y avait foule qui regardait le combat qui était en train de se dérouler, je ne savais pas quoi faire alors je me tournais en direction de Buyuu Eiki.

« Je n’ai pas de plan spécial, je ne connais pas trop ce milieu et je ne sais pas quels sont les attitudes à prendre. Si vous pouvez me donner un débriefe rapide et si vous avez un plan, je vous écoute. Si vous ne voulez pas m’accompagner pour ne pas être vu, j’aimerais juste que vous puissiez me faire entrer dans le moule rapidement et j’espère que je pourrais me débrouiller à l’intérieur. »


Après avoir parlé, je me concentrais pour essayer le voir le visage de la femme qu’on cherchait mais nous étions bien trop loin pour pouvoir constater de quelque chose à part qu’il y avait un combat.
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mer 22 Nov 2017 - 18:43

Ayato m’emboite le pas, ce à quoi j’adhère complètement, heureux de ne pas avoir m’occuper de chaque partie de notre aventure. Évitant les grandes allées, trop peuplées, nous passons au-travers de plusieurs ruelles, sur certains bâtiments et même à l’intérieur de marché extérieur. Nous déplaçant agilement, nous arrivons sur place assez rapidement, mais, malheureusement, notre trajet n’était pas subtil. Il est fort possible que nous ayons été vus par des Shinobis. Si tel est le cas, il se peut qu’ils interviennent et capturent les organisateurs.

*De toute façon, une fois notre tâche complétée, j’enverrai l’information au Seigneur du Vent une fois notre tâche complétée.*

Mon partenaire du moment me demande par la suite de lui expliquer comment passer inaperçu dans ce monde particulier. Je me retourne et le questionne du regard avant d’analyser ses vêtements. Je masse ma mâchoire un instant et mon attention revient à ses yeux.

« Vous réalisez que ce que vous faites présentement est illégal? Vous êtes un Shinobi et il y a des enjeux criminels, là, » dis-je, avalant une autre gorgée de ma flasque.

Je réalise que mes jambes ne sont plus aussi stables qu’il y a un moment; l’alcool commence à prendre un effet plus tenace. Je souris légèrement avant de reprendre une attitude de marbre et de ranger mon contenant argenté.

« Si vous êtes prêt à avancer dans cette direction, » continué-je en me tournant vers un sans-abri fouillant dans des ordures. « Achetez ces vêtements et faites-vous passer pour un drogué ou un alcoolo. Vous semblez trop… Clean. Les véritables parieurs et payeurs de ces combats se rendrons compte que vous n’êtes pas un des leurs en quelques secondes. »

J’enlève quelques détritus de mon veston du revers de la main.

« Et, il vous manque quelque chose pour vous faire passer pour un membre d’une famille. Vous n’êtes pas assez… Ambitieux, » conclue-je d’un sourire presque triste.

Sans un mot de plus, je me dirige vers la grande porte du hangar qui tient par chance tellement il est en ruine. Il y a des gardes un peu partout qui surveillent les environs; ce sont des hommes que je ne connais pas, mais je suis certain que le moment venu, ils connaîtront ma réputation en tant qu’Haiiro. À l’intérieur, l’évènement bat son plein. La clameur de la foule n’atteint pas le gros de Suna puisque l’hangar est à l’extérieur des grandes avenues, dans une section plutôt recluse et éloignée d’un quartier plus pauvre où peu de gens se rendent depuis la guerre.

Vêtements:
 
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mer 22 Nov 2017 - 21:12

Buyuu Eiki m’avertit promptement que l’activité à laquelle nous nous adonnons était en parti illégal. Il est vrai que je n’avais pas pensé aux effets négatifs que pourraient ressortir de ce voyage pour retrouver ma sœur. Cependant, il est trop tard pour reculer, la réponse me semblait toute proche et pas question de l’abandonner. Même si j’aurai à m’expliquer devant X personnes, je le ferais, de mon point de vue la recherche de ma sœur équivalait à mon propre bonheur au sein du village.
De plus qui ne voudrait pas connaître tous les secrets de son village ? Je ne serais sûrement pas celui qui les dévoilerait, j’ai en quelques sortes porter serment au village alors je le tiendrais jusqu’au moment où je devrais mourir.

Mon interlocuteur ne semblait pas à son aise, il titubait un peu, peut-être les effets de l’alcool ou peut-être cela lui rappeler des souvenirs ? Je n’avais pas à m’inquiéter de ce genre de détails, il ne m’avait jamais fait défaut même quand je lui ai demandé ce service.
Il m’avait indiqué d’acheter des habits à un sans-abri, ce qui je fis rapidement sans réellement réfléchir. Je devais aussi prendre un autre air comme si je voulais assister au combat tout en recherchant des boissons ou des substances bizarres. Je devais rentrer dans un autre personnage ce qui n’était pas mon fort, je rejetais toutes les personnes n’ayant aucune envie de vivre alors me faire passer pour eux serait plus compliqué.
Je suis allé dans un endroit à l’abri des regards pour me changer et je rangeais mes habits dans une caisse en bois. Je ne voulais sûrement pas repartir ici avec une allure de sans-abri, de plus je chérissais ces habits qui me rappelaient en quelques sortes mon passé.

Afin de me préparer, je pris une grande respiration et fis quelques exercices de voix pour ne pas paraître trop jeune. Je croisais mes mains et j’ai commencé à prier :

« Elohim Essaim, Elohim Essaim … I implore you. »


Ces simples mots m’ont permis de prendre confiance en moi, je n’avais plus peur de ce qui m’arriverait. J’étais prêt à faire le grand saut dans un monde inconnu où les voyous et autres vivaient continuellement.
Après avoir rejoint le samouraï, nous nous sommes mis en marche vers les portes du hangar. Il y avait une sacrée foule à l’intérieur à ce qu’on voyait à l’extérieur et puis les portes semblaient être gardés.

« Vous venez faire quoi ici vous deux ? » Demanda un garde.

Je ne voulais pas faire de grabuge ou même me faire remarquer alors je m’écrasais. Son regard ne s’était pas décollé de moi mais dès qu’il regarda mon partenaire, il fût surpris pour je ne sais quelle raison. Sûrement le visage de Haiiro devait être connu dans ce milieu, son aide était précieuse pour moi, je n’aurais sûrement pas eu la chance de pouvoir rentrer dans ce milieu sans lui. Le garda partit en direction de son collègue et lui adressa quelques paroles qu’on ne pouvait entendre de notre position.

« Vous pouvez entrer, amusez-vous bien. » Cria le garde.

Je ne me fis pas prier et j’entrais dans cet hangar en ruine. Il y avait beaucoup de personnes surtout de nombreuses personnes qui semblaient riches, il y avait une arène au quelle la foule s’était agglutinée. On entendait des « Bats-toi bordel, n’abandonne pas. », cela devait être la fièvre des paris. Les différentes personnes ne nous avaient pas remarqué, c’était parfait pour que je mène l’investigation.
Le but était de trouver la femme de la photo et de lui parler en face à face, j’essayais de paraître un maximum transparent pour ne pas attirer l’attention sur moi alors je m’approchais de la foule comme si je voulais admirer le combat. Je tournais la tête de temps en temps pour essayer de reconnaître les différents visages mais je n’arrivais à rien. Ainsi, je me rapprochais du samouraï pour lui solliciter une nouvelle fois son aide.

« Eh bien, je n’arrive pas à reconnaître les visages d’où je suis. Vous avez vu celle qu’on cherche ? »


Le combat semblait être de plus en plus rude entre les deux combattants tandis que moi, je cherchais désespérément ma sœur. Les interrogations se multipliaient en mon fort intérieur, je tremblais de nervosité mais aussi d'excitation.
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Lun 27 Nov 2017 - 18:21

Les Shinobis ont l’autorisation de combattre et même de tuer pour la nation si besoin il y a. Pour l’entraînement, il faut souvent pousser les simulations suffisamment loin pour qu’elles s’approchent du danger réel de la guerre. Souvent, nous nous blessons, des fois très gravement, mais nous sommes formés ou, du moins, habitués pour ce genre de situations. Les civils, quant à eux, non. Non seulement la loi interdit toute confrontation physique entre concitoyens, mais, de surcroît, les combats sportifs sont réglementées et demandes certains papiers et autorisations du gouvernement.

Ici, en l’occurrence, personne ne possède ces papiers. Les combats sont entre des gens de la rue. Ils se battent sans entraînement, pour la plupart. Ils n’ont que la promesse de richesse une fois la bataille terminée. Peu important l’état dans lequel ils se retrouveront après, ça sera toujours moins pire qu’être pauvre et sans le sou, de crever de faim. Je vois ces combattants plutôt comme des victimes que des guerriers. Certains sont là pour blesser les autres, certes, mais la majorité ont été recruté parce qu’ils n’ont pas de famille et pas d’espoir.

Malgré tout, je dois conserver mon attitude insensible et me faire passer pour un gangster voulant regarder la violence et parier sur le malheur des autres tout en cherchant du regard la dame pouvant être la sœur d’Ayato. La foule est dense et terriblement compacte. Comme les places assises sont en hauteur et réservées aux plus riches, la majorité des clients sont debout. Ils bougent et hurlent beaucoup, me compliquant la tâche.

Entre deux rounds, alors que l’arbitre ramasse les dents d’un des pugilistes, mon partenaire me rejoint et m’interroge sur mes recherches. D’un mouvement de tête, je lui signale qu’elle reste infructueuse jusqu’à présent. La sirène signale le début d’un autre round et il commence brutalement par un coup de pied au visage. Il était si puissant que nous l’avons entendu et, pourtant, l’adversaire de l’attaquant est encore sur pieds.

Derrière la cage, je note quelque chose de suspect : un petit groupe de gens se dirige plus loin, à côté du bar de fortune fait de caisses et surveillé par quelques hommes armés. Je tape sur l’épaule de mon coéquipier et lui indique du menton.

« Par de ton côté, » dis-je. « Je vais m’asseoir au bar pour voir si je ne peux pas apprendre ce qui se trame là-bas. »

Je ressens toujours l’effet du Saké, déjà que j’avais absorbé un peu d’alcool avant de rejoindre le rebelle au sommet du restaurant. Il faudra faire attention à ce que je consomme si je veux rester complètement maître de mes moyens.
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Message(#) Sujet: Re: L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato] Mer 29 Nov 2017 - 7:36

J’avais pris l’habitude de quitter mon appartement en soirée pour aller marcher dans les rues de Suna. L’attaque au gaz avait rendu le village bien nerveux et les Shinobis étaient encore envoyés dans les rues pour effectuer un peu de surveillance supplémentaire, mais les tensions avaient bien diminué au fil des mois. Bien que notre présence semblait de plus en plus inutile, j’avais gardé cette habitude d’aller vagabonder un peu. À la fois pour tenter de contenir ma soif grandissante de vouloir quitter Suna, en découvrant de nouveaux quartiers, des ruelles étranges, des bâtiments qui s’agglutinaient en créant de petits villages dans le Village Caché, mais aussi pour tenter de me rendre utile. Au fil du temps, j’avais commencé à connaître les quartiers, mais aussi les gens, m’arrêtant pour discuter avec eux durant les festivals ou pour tout simplement amuser le public.

Durant ces mois d’exploration urbaine, je m’étais lié d’amitié avec beaucoup de la faune des rues, toujours présentes, même si plus personne n’y faisait attention. Peut-être à cause de mon passé, j’avais fini par éprouver une certaine affection pour ces laissés-pour-compte. Je m’étais particulièrement lié d’amitié avec une nouvelle catégorie de la faune : les enfants. Avec les victimes de ces attaques, de nombreux enfants s’étaient ajoutés à ceux déjà présents dans les rues. Ils vivaient comme ils pouvaient, mais faisait preuve d’un mélange de candeur et de maturité troublant. Des enfants-adultes. L’arrivée de ces enfants qui n’avaient pas encore eu à subir tous les sévices avaient rendu plus sociables ces groupes d’enfants des rues, les nouveaux étaient moins méfiants et leur présence avait transformé les groupes qu’ils avaient rejoint autant que les groupes les avaient changés.

Je m’étais lié d’amitié en leur parlant simplement, en racontant des histoires d’ailleurs, mais aussi en jonglant. Je leur apportais parfois de petits cadeaux, mais surtout de la nourriture lorsque je le pouvais. Je patrouillais de plus en plus dans leur quartier, cherchant à les protéger, mais l’expérience m’avait appris qu’ils n’avaient pas besoin de moi. J’évitais de trop leur donner, je ne voulais pas éprouver de la pitié pour eux, alors je réfrénais mes instincts. Il avait vraiment remarqué ma présence alors qu’un marchand en mettait un à la porte, durement, après l’avoir giflé au point de lui fendre la lèvre. Une hargne que je connaissais trop bien m’avait alors envahi et j’avais dû faire toutes les efforts du monde pour ne pas couler dans le marbre la brute marchande. Au lieu de ça, je m’étais planté entre lui et l’enfant, le dominant de ma hauteur malgré mon corps assez mince, les mâchoires serrées. Puis j’avais laissé partir l’enfant sans lui adresser un mot. Toutefois, dès ce jour, j’ai eu le sentiment qu’ils m’avaient acceptés de loin, les petits affranchis.

Je ne les avais pas vu ce soir, ce qui m’étonnait un peu. Normalement, je m’installais sur un coin, une heure ou deux, pour raconter des histoires au passant, allant parfois jusqu’à quémander quelques pièces. Les enfants finissaient par passer. Cette nuit-là, ils n’étaient pas venus. Ça n’avait rien d’inquiétant en soi. Je vis l’un deux avec un grand sac, probablement le fruit d’une rapine. Je m’approchais en le saluant, lui demandant ce qu’il faisait dans ce quartier qui n’était pas habituellement le sien.

- « Ce soir, je travaille. On doit chercher quelqu’un, tu vois, mais je peux pas t’en dire plus. »

Je hochais la tête. Je n’allais pas le presser plus de questions à ce sujet, je ne voulais pas me mêler de ce qui ne me regardait pas. Toutefois, le sac de friandises attira mon attention. Je ne portais qu’une de mes chemises aux manches bouffantes et une espèce de foulard à capuche, qui ne me servait plus maintenant que la lumière du soleil avait diminuée. Je mis la main à ma ceinture, débouchant ma bouteille d’eau avec un « plouc » sonore avant d’en prendre quelques gorgées et de lui tendre.

- « Tu peux peut-être me dire qui vous demande ça. Comme ça, je pourrais juste être sûr qu’il ne vous arnaque pas. »

L’enfant pris un instant pour calculer la situation. C’était probablement étrange de voir un enfant faire un calcul aussi dérangeant, se demandant s’il pouvait me faire confiance, si son employeur pouvait se retourner contre lui, qu’est-ce que ça allait lui apporter, est-ce qu’il pouvait demander un bonus sans avoir l’air d’un vendu ? La rue les avait rendu plus dur.

- « D’acodac, c’est un type qui vient souvent nous voir, un grand gaillard bien armé souvent. Il était sur le toit avec un autre type quand on a commencé à fouiller.[/color] »

Déjà, le fait que les deux types se trouvent sur un toit était plutôt intéressant et ça allait les rendre facile à suivre. Je me dirigeais vers l’endroit où ils avaient été repérés par les enfants, puis discrètement j’essayais de voir où les enfants allaient. Je ne voulais pas trop les suivre de proche et je ne souhaitais pas attirer l’attention. Je me contentais d’errer dans les rues, espérant comprendre ce qui se passait. Après quelques minutes, je les vis sortir d’un endroit discret. L’un des hommes échangea quelques mots avec un sans-abri, alors qu’un autre semblait s’éloigner. Je décidais d’observer celui qui semblait échanger quelque chose avec le sans-abri. À ma grande surprise, il acheta les vêtements, puis chercha un endroit discret. Je le vis ressortir dans les habits nouvellement acquises.

Je les vis se diriger ensuite vers un hangar. Ce dernier semblait être surveillé par un homme et il laissa entrer les deux personnes que je suivais. J’attendis un peu qu’ils pénètrent, puis j’examinais ce qui pouvait se passer dans le hangar. L’endroit semblait surveiller, mais périodiquement, le surveillant laissait entrer des gens. Je fis un rapide tour du bâtiment avant de me diriger vers la porte arrière. Elle était fermée, mais une petite fenêtre permettait de m’y glisser en rentrant le ventre. L’entrée donnait sur une espèce de petite salle, un bureau aménagé rapidement pour entrer dans la zone du hangar. Le bruit qui se faisait entendre malgré la porte me fit rapidement comprendre qu’une espèce de tripot se déroulait ici. J’ouvris simplement le bureau improvisé pour entrer dans les lieux principaux. La foule était dense et en quelques secondes, je compris que des combats s’organisaient.

Sans dire que j’étais mal à l’aise, la densité de la foule me mettait inconfortable. J’avais l’habitude de voir les gens s’organiser, mais ma vie de nomade m’avait amené rarement dans les grandes villes. J’essayais de naviguer entre les gens, en me faisant parfois bousculer sans en tenir compte, jusqu’à retrouver les deux hommes que je suivais. Trouver l’homme qui s’était changé me demanda un peu plus de temps, il semblait nerveux et regardait partout autour de lui, semblant arrêter son regard un peu plus longtemps sur les femmes qui se trouvaient aux alentours. L’autre homme le rejoignit, lui fit un signe vers le bar. Je plissais brièvement les yeux, essayant de comprendre ce qu’ils cherchaient. Ce Shinobi, bien que j’ignorais son nom, avait l’air un peu trop à l’aise dans tout ça. Celui qui scrutait nerveusement la cible, il me semblait plus jeune, lui était moins dans son élément.

Avant que l’habitué de ce genre d’endroit ne rejoigne le bar, je me dirigeais vers le serveur. Je lui commandais négligemment une bière de riz. Les hommes armés étaient plutôt détendus, ils étaient visiblement pour éviter que leurs clients ne débordent ou ne s’excitent. Certains buvaient un verre, d’autres discutaient entre eux, mais ceux du bar étaient un peu plus sérieux. Il valait mieux ne pas intervenir pour le moment, question de ne pas faire d’erreur sans comprendre la situation. Les Shinobis ont des règles, sur le papier, mais dans les faits elles étaient très peu respectées à Suna. Le mode de vie du Désert, la présence de Shinobis souvent intégrés de d’autres régions du monde, la noblesse des Clans, tous cela tendaient à donner de nombreux débauchés parmi les Shinobi. Certains allait jusqu’à dire que le Ryodan avait été partiellement fondé pour réguler la situation. Personnellement, je savais que les gens faisaient avec ce qu’ils ont et que les gens des rues se débrouillaient avec leurs propres règles. Je ne les jugeaient pas.

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L'espoir n'est qu'une rumeur [Ayato]

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