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 Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles.

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Konoha
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Message(#) Sujet: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Ven 17 Nov 2017 - 19:11

Contrairement à la croyance populaire, un Hokage ne passait pas son temps à remplir de la paperasse à longueur de journées. Essentiellement parce qu'il déléguait, mais pas que. Certes, il y avait une partie administrative non négligeable, mais elle ne remplissait pas tout l'emploi du temps. L'entrainement par contre était drastiquement réduit, car il n'était plus vraiment nécessaire. En effet, il était de notoriété publique qu'il suffisait à un Hokage de s'assoir à son fauteuil pour entretenir ses capacités martiales. Au-delà de six heures, elles se développaient même. Et pour le reste du temps, c'était libre organisation du planning.

Natsuki, en tant que gérant temporaire de Konoha – ce qui en soi ne changeait rien à son travail précédent – occupait son après-midi avec ses recherches. Il aurait dû avoir un rendez-vous avec un représentant en assurance, mais ce dernier s'était cassé le bras dans les escaliers après avoir glissé en venant à la rencontre du Nara tatoué, et était désormais à l'hôpital.


« Hum... je n'arrive pas à trouver ce qui fait défaut à leur conscience... »
marmonna-t-il en rayant un schéma qu'il avait tracé sur une feuille.

Cela faisait quelques mois que Natsuki touchait presque au but, il le sentait. Il était parvenu, à force d'efforts, de pratiques, de recherches et surtout, d'erreurs, à repousser les arts Nara plus loin que n'importe qui d'autre au sein de son clan, mais il manquait encore un petit quelque chose. En effet, il était parvenu à insuffler un simulacre de vie au sein des ombres, leur inoculant ainsi une conscience qui leur était propre. Mais en plus d'être éphémère, ladite conscience s'effritait assez rapidement et manquait de pertinence dans ses réactions.


« Et si je limitais ses réactions à deux mouvements possible ? »


Se frottant la barbe du menton qu'il n'avait pas, il nota son hypothèse bien que la question qui en découlait l'amenait déjà sur un autre problème : comment réussir à faire cela ? La solution existait, cela il en était persuadé depuis qu'il avait réussit à animer sa première ombre. La trouver ne lui posera pas trop de soucis non plus : il avait amassé suffisamment de connaissances et d'expériences à travers ses recherches et ses essaies pour pour réussir à mettre le doigt dessus. Non, le véritable problème sera encore d'arriver à mettre en application ladite solution, rappel impitoyable que la théorie et la pratique étaient séparées par un immense fossé.

L'automne n'était pas encore tout à fait mort dehors. Le ciel était clairsemé, mais il ne faisait pas trop froid pour la saison. D'ici bientôt, quand l'hiver arrivera, Natsuki régressera à nouveau jusqu'au stade larvaire, et la vie deviendra compliqué pendant quelques temps, surtout avec ses nouvelles responsabilités. Enfin, elle n'étaient pas si nouvelles, mais lui était maintenant un peu plus exposé au regard et aux exigences de chacun, ce qui changeait tout de même la donne... De fait, pour en revenir au temps, il décida de profiter de l'extérieur tant qu'il le pouvait encore, l'inspiration – ou le travail – lui viendrait peut-être en chemin.

Déambulant là où ses pas voulaient bien le mener, il finit par arriver dans un quartier périphérique qu'il pensait connaître jusqu'à découvrir qu'un dojo de taille conséquente était désormais là. Depuis quand cet établissement était ici ? Natsuki n'avait même pas le souvenir de l'avoir vu en construction. Il fallait dire qu'il sortait moins souvent depuis la fin de l'été aussi.

Curieux, il s'aventura donc à l'intérieur, vu que l'entrée était accessible au publique. Le style et l'impression qui se dégageaient de l'environnement intérieur le renvoya immédiatement à des souvenirs d'une discussion qu'il avait eu au début du printemps avec un certain samurai. Taira Shingen s'il se rappelait bien. Alors ainsi, le jeune homme était parvenu à concrétiser son projet ?

Natsuki continua sa visite, à la recherche de la l'information pour confirmer son hypothèse.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Sam 18 Nov 2017 - 16:07

Le dojo était ouvert depuis un petit moment et avait même déjà accueilli des gens pour un entraînement, bien qu’ils n’étaient pas là pour suivre la voie guerrière, c’était un petit début. Je n’espérais pas trouver une foule de gens prêt à devenir plutôt des guerriers que des shinobi, après tout dans un village de shinobi, que peut-on attendre d’autre ? Mais qui sait, peut-être qu’avec le temps j’allais pouvoir mettre une petite touche de samourai dans ce pays de shinobi et ce projet me donnait quelque chose à faire. La situation actuelle n’était pas la plus intéressante, on vivait en paix, bien qu’elle était fragile et relative. Qui sait ce que les partisans de l’Empire allaient faire ou planifiaient, la contre-attaque impériale allait certainement être rude pour les shinobi.

En attendant ce moment pour pimenter nos ennuyeuses vies au sein des villages, j’allais prendre en charge ce lieu, mon petit domaine si je puis le dire ainsi. J’étais presque étonné que les autorités ne s’y opposaient pas, j’imagine qu’ils y voyaient une source d’intérêt pour eux.

Je ne comptais pas limiter l’enseignement au kenjutsu, la chose serait bien trop limité à mon goût. Bien sûr le kenjutsu allait en faire partie, mais comme tout bon dojo qui se respectait, d’autres arts allaient être enseignés avec le temps comme la calligraphie, le taïjutsu, le kyujutsu ou le tir à l’arc guerrier, le sojutsu ou ce que l’on pourrait considérer comme l’art du maniement de la yari/lance. Sans parler de la voie du samourai en elle-même, mais elle est plutôt d’ordre philosophique que martiale au sens stricte du terme…

Je me trouvais dans le bâtiment principal de ma propriété, là où l’entraînement se ferait normalement. J’étais assis au sol, une petite table basse se trouvait devant moi sur laquelle se trouvait du papier, de l’encre et.. un pinceau. Ces derniers temps j’avais délaissé la calligraphie au profit du kenjutsu, chose que l’on pouvait trouver normal dans un certain sens, que serait un samourai sans la maîtrise du katana n’est-ce pas ? Néanmoins, la calligraphie est ce qui est pour un shinobi le fuinjutsu.

Contrairement à ce que l’on pouvait penser, le samourai n’était pas seulement une brute dont sa seule capacité n’était non seulement de suivre aveuglément un seigneur qu’il servait jusqu’à en mourir ainsi que de se battre… Non, cette voie appliquait bien d’autres choses. Certains guerriers étaient des artistes, pratiquant différents arts en fonction de leur intérêt tel la musique, la peinture, la poésie… D’autres pratiquaient des arts tel l’art de servir un thé ou encore la calligraphie.

Un bon guerrier devait se retrouver en paix intérieur, ne rien craindre et même savoir affronter la mort sans la moindre hésitation.

La calligraphie était un art particulier car il ne s’utilisait pas en combat, à vraie dire on ne le pouvait pas. Si on voulait utiliser un quelconque sceau, il était alors important de l’avoir préparé à l’avance. Dans cet art, on implique tout notre corps, l’énergie doit être canalisée vers la pointe du pinceau. On le pratique avec une position du corps stable, l’on régule notre souffle et notre flux sanguin, on garde un corps et un esprit apaisé. Les gestes sont sans hâte, mais rythmés et contenus.

J’étais donc assis dans cette grande salle, pratiquant la calligraphie dans le calme absolue. Le temps passait sans que je ne remarque vraiment, la calligraphie avait toujours la fâcheuse tendance à me faire oublier le temps et de m’absorber totalement dans sa pratique. Mon intention fut rapidement attirée par quelque chose d’autre, quelque chose venant de l’extérieur. Je ne me laissais pas immédiatement perturber, voulant d’abord finir ce que j’avais commencé. Je fis les quelques traits restant avant de déposer le pinceau sur le côté, je relevais la tête pour apercevoir ni plus ni moins que le bras droit de l’hokage : Nara Natsuki.

J’affichais un petit sourire, je me relevais avant de me rapprocher de lui, je pris la parole d’un ton chaleureux.


Bonjour et soyez la bienvenue dans mon dojo Natsuki-sama ! Je lui tendis la main pour le saluer. Êtes-vous ici pour devenir un samourai ? Disais-je d’un ton taquin, je suivis mes paroles d’un large sourire avant de reprendre dans un ton plus sérieux et chaleureux. Que me vaut l’honneur de votre visite ?

Je doutais qu’il était ici pour devenir un samourai, bien que la chose serait plutôt intéressante et amusante, dans un certain sens. Peut-être n’était-ce que de la simple curiosité qu’il était ici, ou bien voulait-il se changer les idées. Je n’osais pas imaginer le travail que sa fonction lui imposait et pouvoir se changer les idées parfois était nécessaire. De toute façon, ma porte était toujours ouverte aux gens.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Dim 19 Nov 2017 - 18:19

« Oh ? C'est vous Shingen ? Bonjour. » lui répondit Natsuki en lui serrant la main tendue avec celle de gauche.

Il avait en effet oublié de préciser dans sa narration qu'il avait le bras droit entièrement prit dans le plâtre. Tout comme il ne l'avait pas fait lors de son discours à Konoha, mais comme c'était inscrit dans son feuillet de personnage, personne ne pouvait lui faire le reproche.


« Rien de tout cela, voyez-vous. Je me baladais sur l'avenue, le cœur ouvert à l'inconnu, et c'est alors que j'ai aperçu ce domaine que je n'avais encore jamais vu jusqu'à présent. Moi qui me vantais de plutôt bien connaître Konoha, j'ai été surpris de ne même pas avoir remarqué le début des travaux. Ainsi donc, il s'agit de votre dojo ? Assurément, vous n'avez pas trainé dans votre projet. Vous m'en aviez parlé il y a quoi, six mois ? Vous avez bien fait en tout cas : les choses prennent le temps que l'on veut bien leur accorder, et vous, vous n'avez pas attendu que l'occasion passe. »


Le domaine était plutôt grand, pour la description qu'il en avait lu, aussi il supposait qu'à terme, il était prévu pour accueillir du monde. Mais encore fallait-il attirer déjà quelques intéressés au début.


« Vous aviez en objectif d'enseigner l'art de penser et de combattre selon le Bushido, si je me souviens bien. Vous avez du succès ? »


Question honnête et sans arrière pensée.


« Si vous en avez l'occasion un jour, j'aimerai beaucoup que vous me parliez de l'art de vivre des samurai. J'avoue avoir une curiosité intellectuelle pour la culture dans laquelle vous avez baigné, et qui de mieux qu'un authentique pratiquant du Bushido pour en parler ? Les connaissances que j'ai sur le sujet se limitent à ce que j'ai pu en lire dans la littérature, et l'on ne peut pas toujours se fier à ce que l'on trouve dans les livres, n'est-ce pas ? Je veux dire, l'on vous a imposé cela aussi pour vous apprendre la voie du sabre, dans vos jeunes années ? D'assister à une exécution publique puis d'aller une fois la nuit tombée chercher seul la tête du décapité et la ramener à la maison avant d'avoir en guise de repas du riz coloré en rouge ? »


Cela apprenait la vie, certes, et ce n'était pas forcément plus cru que ce que les enfants-soldats apprenaient sur le champs de bataille - ceux qui y survivaient en tout cas -, mais tout de même.


« L'un dans l'autre, vous me direz que cela n'est pas pire qu'un des modèles shinobi qui consiste à former des enfants par équipe de deux pendant des années puis de les forcer à s'entretuer. »


Le but était d'obtenir des soldats à l'esprit solide capable d'exécuter n'importe quel ordre après tout, et non des cœurs vacillants doutant des ordres qui leur sont donnés.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Lun 20 Nov 2017 - 22:42

Il n‘était pas question pour moi de traiter différemment un homme qui avait un plâtre, il possédait toujours son autre main pour me serrer la main. Bon, certains diront que ce n’est pas très délicat de ma part, et peut-être l’est-ce en partie. J’affichais un petit sourire à ses paroles, me décalant sur le côté pour ouvrir la voie afin que nous puissions marcher un peu.

En effet, je n’ai pas traîné. La situation est plutôt calme en ce moment à Hi no Kuni et Konoha, ma foi, si on excepte les quelques incidents…


Je parlais bien sûr du feu à la capitale, les soucis au temple et, pour finir, l’explosion dans la ville touristique du pays. Je ne doutais pas que les sbires de l’Empire allaient envisager d’autres attaques, j’espérais juste qu’ils n’allaient pas se limiter à ce genre d’actions ridicules car cela deviendrait très vite ennuyeux à mon goût, mais d’un autre côté ils n’avaient pas vraiment d’autres possibilités… Quoi que, peut-être avaient-ils crée des super guerriers génétiquement modifiés ou quelque chose comme ça pour venir nous en foutre plein la tronche. L’heure n’était pas de penser à ça.

En effet, mais je ne compte pas limiter mon enseignement qu’au Kenjutsu ni à la pensée… Je compte l’étendre sur d’autres armes ainsi qu’à la calligraphie qui est l’équivalent du fuinjutsu pour les shinobi.

J’affichais un petit sourire avant de reprendre.

Le dojo n’est pas ouvert depuis longtemps, j’ai déjà eu de nombreux curieux et quelques personnes semblent intéressées. J’ai également eu quelques shinobi qui sont venus s’entraîner ici avec Bankichi-sama.


Les choses étaient telles qu’elles l’étaient, j’allais bien voir ce que tout cela allait donner et au pire, cela allait me servir de demeure et de terrain d’entraînement.

Je ne m’attends pas à avoir des milliers de gens intéressés, peut-être une dizaine.

Ce qui restait une base correcte dans un village de shinobi. La prochaine question me fit sourire, je marchais en direction de la cour centrale du petit domaine tout en lui parlant.

Eh bien, si vous avez le temps, nous pouvons entamer la discussion aujourd’hui.
J’affichais un petit sourire avant de reprendre. Pour répondre à votre dernière question… Eh bien, oui nous étions amenés à participer à des exécutions publiques, bien qu’il n’était pas de mise chez nous d’aller rechercher la tête du mort… Mais ce n’est pas une pratique que je ne peux exclure… Il nous arrivait aussi de participer à des cérémonies de suicide ou comme nous les connaissons : le Seppuku. La première fois que l’on observe une telle cérémonie, la chose est assez… hmm… déroutante. Voir le guerrier s’ouvrir le ventre en restant, idéalement, de marbre.. comme si ce qu’il faisait n’était guère douloureux. Je me souviens la première fois que j’y ai participé, il avait un côté très codé, calme. L’homme regardait devant lui sans montrer une quelconque douleur et lorsqu’il s’était complètement ouvert… Il a redéposé son arme calmement au sol, attendant calmement que la mort le prenne.

D’autres sont moins forts et l’intervention de l’assistant est demandé. Dans ce cas, celui-ci le décapite. c’est moins bien vue l’intervention de l’assistant, mais certains n’ont pas la force de le faire sans…

Je marquais une petite pause avant de reprendre.

Ceci dit, je trouve cette pratique stupide. J’ai surtout l’impression qu’elle sert à éliminer les éléments dérangeants. Elle gâche de nombreux guerriers talentueux qui pourraient regagner leur honneur par des actions honorables.


Je levais mon regard vers le ciel, marquant à nouveau une petite pause avant de reprendre.

Ce n’est pas pour rien que l’on a libéré les samourais de leur serment initial…

De toute façon que l’on parlait de shinobi ou de samourai, les deux n’étaient que des combattants formés dès le plus jeune âge à tuer ou à mourir.

Mais les shinobi et les samourai ont au moins une chose en commun : Les deux sont généralement formés dès leur enfance pour devenir des tueurs. Les méthodes et l’entraînement ne font que changer.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Sam 25 Nov 2017 - 14:48

« Tiens donc, vous enseignez la calligraphie ? J'en pratique moi-même occasionnellement à titre récréatif. C'est très relaxant. Enfin, j'imagine que je ne devrai pas être surpris, la calligraphie et le sabre partagent de nombreux points communs, à commencer par leur caractère définitif. Un coup de pinceau comme un coup de sabre doivent être pesamment jaugés, car une fois fait, aucun des deux ne permet de revenir sur les conséquences de son geste. »

La même chose s'appliquait à tout pratiquants d'arts martiaux, mais Natsuki trouvait cela le plus approprié pour les épéistes.


« Mmh, vous manquez d'ambition si vous ne visez pas davantage d'adeptes qu'une dizaine de pratiquants avec un domaine aussi vaste que le votre. Je sais qu'il faut bien commencer quelque part, mais être timoré dans ses buts afin de ne pas être déçu si l'on ne les atteint pas n'est pas une façon de faire très motivante, de mon point de vue. Viser les cieux même en sachant que l'on n'atteindra jamais la lune, mais faire tout son possible pour l'effleurer du bout du doigt, est ce qui pousse à donner le meilleur de soi-même. Et comme le dit mon mécanicien en chef, les choses doivent se faire passion, sinon mieux vaut encore ne pas les faire. »


La discussion était plaisante, et se poursuivait maintenant en chemin. Taira avait du temps à lui consacrer, et Natsuki souhaitait en profiter. Fut alors confirmé par le maître des lieux que les jeunes enfants dont le père les destinaient à devenir samurai assistaient bien à des exécutions publiques, même si dans le cas de Taira, il gardait davantage en mémoire les ultimes tentatives de ces guerriers pour laver leur nom et leur honneur. Ce qui levait une question à l'esprit de Natsuki.


« Permettez-moi de vous demander dans ce cas, Taira, car une question attise ma curiosité devant votre récit. Qu'est-ce que l'honneur pour un samurai ? Comment le définissez-vous ? J'ai déjà eu l'occasion de discuter de ce concept avec un sportif dans le domaine de la boxe, et figurez-vous qu'il avait des idées bien arrêtées dessus. Par exemple, en comparant avec les boxeurs, lui voyait les shinobi dépourvu d'honneur dans leur façon de faire là où moi je relevais plutôt une conception différente de cela. »


Aucune culture n'accordait la même valeur aux mêmes choses que ses voisins, aussi il n'était guère étonnant que ces disparités existaient à plus petite échelle, avec des nuances moindres mais pourtant bien tranchées.


« Vous mentionniez le serment initial des samurai, dont ils sont désormais libérés. Vous parliez du fait d'être lié à un Seigneur et de le servir tout au long de sa vie, ou bien s'agit-il d'autre chose ? »


Natsuki avait lu quelque part une fois une histoire de serment du samurai, qui comprenait beaucoup de '' je n'ai pas de... et je le compense avec... '', mais si c'était cela dont Taira parlait, il ne voyait pas trop le rapport avec l'honneur.


« N'avions nous pas déjà eu brièvement une discussion à ce propos dans mon bureau ? Comme quoi les shinobi et les samurai sont entrainés pour devenir des tueurs. Le pensez-vous vraiment, Taira ? Est-ce que vous avez l'impression que c'est ce que vous enseignez ici : l'art de tuer autrui ? J'avais dans l'idée que le Bushido conduisait à une façon de vivre et de penser. Que certes, elle rend capable de tuer si nécessaire, mais est-ce vraiment le point central de l'ouvrage que de devenir un tueur ? »


Natsuki réajusta la bandoulière de son plâtre, puis poursuivit.


« Il est clair que l'essentiel de nos professions tourne autour de l'art de la guerre, et pourtant, j'ai envie de dire que cela ne s'arrête pas à cela. Nous apprenons la discipline, la volonté, ainsi qu'un grand nombre de valeurs qui nous rendent conscients et responsables de la force que nous acquérons. C'est tout cet ensemble qui fait de nous beaucoup plus que des fines lames rémunérées pour le sang qu'elles font couler : parce que nous savons faire beaucoup plus. L'époque dans laquelle nous vivons nécessite de la force comme moyen pour les ambitions, mais je préfère voir les choses sous un autre angle. Qu'il faut avoir l'ambition de contribuer à un monde meilleur, et que c'est dans cet optique que nous sommes entrainés. Que l'on nous enseigne davantage que l'art de se battre : la philosophie et la pensée, pour réfléchir par nous même plutôt que de suivre un courant. »


Courant de pensée très clairement dirigé et orienté par le milieu culturel dans lequel grandit la personne, certes, mais tout de même. Konoha avait le mérite de laisser croire Natsuki à une utopie.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Ven 1 Déc 2017 - 0:49

En effet, la calligraphie fait partie de l’une de mes spécialités. Je suis étonné que vous connaissez la calligraphie. Est-ce un art qui est enseigné pour tout shinobi ou bien est-ce quelque chose que vous avez appris pour vous-même ?

On ne savait jamais, bien que je n’étais pas sûr que la calligraphie qu’il pratiquait pouvait donner naissance à des sceaux.

Je ne manque pas spécialement d’ambition, j’aime me fixer des buts par étapes qui me semblent à portée de main, dans un premier temps. Voyez vous, je voudrais bien répandre l’enseignement du bushido à travers tout notre monde comme une façon de vivre dominante.

Mais tout cela n’était qu’un projet qui était en directe concurrence avec celui de l’honneur et de la gloire. Sa prochaine question m’étonnait un peu, bien qu’il fallait s’y attendre. L’honneur était quelque chose d’intrigant qu’il était parfois difficile de réellement définir.

L’honneur est un sujet fort délicat, je pense qu’il est plus simple de citer les paroles de mon ancien sensei : L’honneur exige le respect du code moral et la poursuite d’un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable.
Chez les samourais, le code moral est celui dicté par le bushido tel que la bonté et la bienveillance, la droiture, le courage, le respect, le contrôle de soi, l’honneur, la fidélité, la sincérité. La modestie et l’humilité font également parties des valeurs que l’on attend, en règle général, d’un bon samourai.


J’affichais un petit sourire.

Tout le monde a un sens de l’honneur, certes il est propre à chacun car il est défini par le code moral que l’on suit. Ainsi, même un shinobi peut se sentir déshonorable lorsqu’il ne respecte pas son propre code qu’il a établi.

La discussion se penchait sur des questions complexes où l’on pouvait vite y passer des heures à discuter et méditer dessus.

En effet, je parlais du serment initial qui, s’il n’avait pas été annulé, aurait causé la mort à bien des samourais car leur honneur l’exigeait…

Ce sentiment de fidélité que l’on aimait prôner dans le milieu samourai était, de mon point de vue, ridicule et aurait pu finir dans une belle catastrophe. Peut-être que précisément cette situation poussera certains à reconsidérer, dans une certaine mesure, la notion de fidélité et jusqu’où l’on doit la pousser.

Prétendre que la seule chose qui défini un shinobi ou un samurai est le combat, c’est mentir. Il a des valeurs, un code moral et même des idéaux que l’on tente d’atteindre. Je pense que ce code que nous suivons car notre honneur l’exige, fait de nous bien plus qu’une simple lame sans conscience, mais nos voies n’ont de sens que si la notion de combat et de guerre sont toujours d’actualités.

Que considérez-vous comme un monde meilleur ? Comment le voyez-vous ? Un monde où il n’existe plus de conflits ?


La question était plutôt difficile et malheureusement le monde militaire était souvent réduit à suivre les décisions politiques.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Sam 9 Déc 2017 - 14:11

« Peut-être en option à l'Académie, mais comme la plupart des confrères de mon âge, je n'ai pas fait mon éducation là-bas. Elle n'existait même pas encore que j'écumais déjà comme vous les champs de bataille. Non, l'on m'a enseigné la calligraphie suite à mon inscription à des leçon de préparation à la cérémonie du thé. Je ne pensais pas que cela y occupait une telle place, par ailleurs, mais je dois avouer que c'est extrêmement relaxant. Et c'était ce que je recherchais, me détendre. Je suis, malheureusement pour ma santé, très sujet au stress, et j'ai longtemps cherché des moyens pour l'évacuer. La calligraphie a fini par en faire partie. »

A l'ancienne, avec pinceau, encre, et manches trop amples qu'il fallait empêcher de tremper sur la feuille en la tenant avec l'autre main. Ce qui n'était pas pratique lorsque l'on avait l'un des deux bras dans le plâtre.


« Maintenant, si vous me parlez de la calligraphie en faisant référence aux ninja, j'imagine que c'est le fuinjutsu que vous avez à l'esprit. En ce cas, sachez que les deux sont très différents, autant dans la manière de faire que pour son résultat. Nous n'utilisons d'ailleurs même pas d'encre pour cette branche. »


Et ils ne bougeaient pas les mains non plus pour tracer. La matière composant les sceaux restaient un mystère mais compte tenu de l'époque, du contexte et des capacités de chacun, Natsuki optait pour l'hypothèse du chakra. C'était toujours le chakra lorsque cela sortait de '' la norme ''.


« Tel que vous le présentez, le Bushido ressemble beaucoup à une forme de religion, mais j'imagine qu'il est difficile de le voir autrement : la Voie du Sabre est une façon de penser, pas un art martial. Les arts shinobi, eux, fonctionnent davantage comme des savoirs pratiques. Car pour autant que j'en sache, il n'y a qu'un seul Bushido, non ? »


Même si probablement ouvert à de nombreuses interprétations différentes.


« Le courant de pensée ninja est plutôt propre à chaque Village, sans pour autant être forcément partager par ceux qui travaillent dedans. C'est ce qui explique qu'il se véhicule plus difficilement ailleurs que dans le cercle restreint qui l'a vu naître. Le Bushido peut voyager beaucoup plus facilement selon cette réflexion, même auprès de ceux qui ne se battent pas forcément. Et croyez-moi, si j'étais persuadé que cette Voie du Sabre inspirerait chacun à la paix et à la quiétude, je serai le premier à vous aider à le répandre. »


Si.


« Cependant, quand je vous vois et que je me rappelle notre discussion dans mon bureau, il me revient à l'esprit que vous vous ennuyez en temps de paix, et que vous êtes en quête de la gloire qui s'acquiert au fil de sa lame. Je suis donc en peine à croire en cette idéologie. Et que nous ne nous méprenions pas, je respecte tout à fait la vôtre, tout comme je vous souhaite d'y parvenir un jour. »


Le sujet de l'honneur était vaste et varié, mais chacun avait son avis dessus.


« Pour ma part, l'honneur se défini dans nos convictions. Dans le code de vie que l'on s'impose, du moment que celui-ci profite à davantage que sa simple personne. Que les armes que nous prenons ou que les actions que nous entreprenons soient pour des causes qui profitent à bien plus que des désirs personnels et égoïstes. Dans le cas du boxeur que j'évoquais tout à l'heure, lui définissait l'honneur comme combattre en face à face, et vaincre sans subterfuge. Personnellement, je n'ai aucune honte à frapper dans le dos : réduire les risques, c'est assurer sa mission, et je ne lésine pas sur les moyens pour mon Village et mon Pays. Là où je ne serai plus capable de me regarder en face par contre, c'est si je devais prendre pour cible une population civile. Quel qu'en soit le motif, je pense que je serai incapable de menacer ou de m'en prendre à des innocents. J'en suis même sûr. Et ceci va bien au-delà de mon honneur de shinobi : c'est de mon honneur d'Homme dont il est question. »
|

Quand bien même il n'en était pas vraiment un.


« Chacun à sa propre conception de l'honneur comme vous le disiez, et je vois que les nôtres ne sont pas si différentes l'une de l'autre. Elles partagent des similitudes sans partir dans des directions drastiquement opposées. Une chose est sûr en tout cas, c'est qu'à l'instar de la religion, je n'ai qu'un avis sur l'honneur : pourvu qu'il pousse à devenir un homme bon, et à œuvre pour un monde meilleur. »


Ce qui soulevait la question justifiée et tout aussi vaste : qu'est-ce qu'un monde meilleur ? Assurément, il existait une définition par individu le peuplant.


« Non, je n'oserai pas croire à une telle utopie. Nous avons le conflit et la guerre dans le sang. En tant que fils de clan, tout comme vous en tant que samurai par votre éducation. A mes yeux, un monde meilleur est un monde où les civils n'ont pas à avoir peur du lendemain, pas à avoir la crainte d'être prit dans des conflits qui ne les concernent pas. La guerre existera toujours, et nous serons toujours là pour gorger la terre de sang. Mais dans ce monde que je veux bâtir, il y aura toujours quelqu'un pour protéger ceux qui ne peuvent pas le faire par eux-même. Et lorsque les guerres éclateront entre les humains, elles resteront entre militaires, sans conséquence pour ceux qui n'ont pas décidé d'y prendre part. Et je l'admets, c'est utopique aussi. »
glissa-t-il avec un sourire.

L'on a beau avoir des rêves d'enfant, ils survivent rarement aux années que le monde impose impitoyablement. Comme le disait le proverbe : '' lourd est le parpaing de la réalité, sur la tartelette aux fraises de nos illusions ''. Avec le temps, l'on apprend à les revoir à la baisse, ou différemment.


« Mais bon, ne dit-on pas que la grandeur d'un homme se mesure à l'improbabilité de ses rêves ? Vous aussi vous deviez avoir les vôtres plus jeune, avant que le Bushido et le monde ne les refaçonnent. »


Le premier à son image, et le second à sa réalité.


« Vous souvenez-vous de ce qu'ils étaient ? De ce que vous vouliez faire avant que l'on ne vous jette dans une voie qui est devenu la vôtre et que vous avez suivit avant d'être d'être en mesure de faire des choix par vous-même ? »


Natsuki se souvenait, lui.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Mer 3 Jan 2018 - 15:24

J’en apprenais davantage sur la formation des shinobi avant que le village n’apparaît, il faut dire que je l’avais vue naître à partir de rien. Il était impressionnant de voir son évolution au file des années pour devenir progressivement une sorte de forteresse. Peut-être qu’un jour j’allais pouvoir en apprendre davantage sur le fuinjutsu, sur son usage, ces possibilités. J’étais curieux de le découvrir, bien qu’il n’allait pas m’être d’une grande aide, au mieux une source d’inspiration pour mon propre fuinjutsu, si on pouvait le dire ainsi.

Une forme de religion ? Hmm… J’avoue que je n’y ai jamais pensé à cela, mais on peut certainement le voir ainsi… Dans un certain sens. C’est une façon de vivre pour les guerriers, ça évite que de nous ayons des armes sans cervelles et sans morales. Même si les shinobi sont des armes, ils ont chacun une morale, une éthique et une philosophie propre à eux qui empêche, dans certains cas, que l’on a à faire à des fous furieux qui massacre tous ce qui bouge.


Du moins c’est ce que j’espérais, qui sait dans le fond ce qui se passe dans le crâne de certaines personnes.


En effet, bien que je recherche la gloire à travers le combat, ou même la guerre d’ailleurs. Je ne suis ni un bourreau ni un homme qui massacre les innocents. En ce sens, nous nous rejoignons car j’estime que la guerre doit être réservée à ceux qui veulent se battre. En d’autres termes, ceux qui se battent doivent mourir pour cette guerre, les innocents doivent être laissés de côté. Je trouve cela honteux et lâche de s’attaquer aux gens sans défense, aux simples citoyens qui ne demandent rien d’autre que la vie paisible. Pour cette vision, je serais même prêt à tuer mes propres frères et sœurs d’armes. J’estime qu’il est du devoir du guerrier de défendre le faible, l’Homme sans défense des autres guerriers.

Ainsi, dans le monde que j’imagine. Les guerres ne concerneraient que les guerriers. Nous respecterions nos ennemis que nous battons, nous laisserions les innocents de côté.


J’affichais un petit sourire, il était amusant de voir que finalement, on partageait bien des choses ensemble. J’étais conscient que cela ne valait probablement pas pour l’ensemble des shinobi, mais si c’était juste pour une partie, ne serait-ce que petite, c’était déjà pour moi une bonne chose.

Mes rêves ? Voilà une bonne question.


Je réfléchissais, mais il n’avait pas grand-chose qui me venait à l’esprit. Certes, il avait quelque chose, mais ce n’était pas un rêve du genre « je veux devenir médecin ».

Hmm… J’ai été jeté très tôt dans ce monde. Ceci dit, j’avais toujours désiré être accepté au sein de mon clan. Je ne suis que le fils d’une concubine alors certains membres ne voyaient pas ma naissance d’un bon œil. Je faisais ombre aux enfants de l’épouse de mon père. Ma liberté, je ne l’ai eu qu’au moment où j’ai décidé d’accompagner ma mère à Hi no kuni.. Avant, je me contentais de servir mon clan qui n’affichait guère beaucoup d’amour pour moi.


Je marquais une petite pause avant de poser ma question.

Et vous, aviez-vous des rêves avant que l’on vous jette dans ce monde ?

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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Jeu 18 Jan 2018 - 22:38

« Je crois avoir été jeté dans le monde shinobi sitôt que je suis sortie du ventre de ma mère. Difficile de passer outre le métier que l'on a dans le sang lorsque l'on nait fils de clan. Mais j'ai beau avoir reçu entre les mains une arme sitôt que j'ai su tenir sur mes jambes, j'avais tout de même des rêves bien avant de voir le monde sans son filtre. Celui qui m'est le plus resté est assez proche de ce samuraï de fiction que votre culture connait sous le nom de '' l'Empereur de la Foudre ''. La Lame brandit qui en garde mille dans leurs fourreaux ».

Natsuki aimait beaucoup la littérature pseudo-historique très romancée.


« Plus jeune, je voulais être assez fort pour sauver le monde entier, ni plus ni moins. Il ne m'a pas fallu très longtemps pour réaliser l'impossibilité d'un tel objectif, mais je n'ai pas revu mes ambitions à la baisse pour autant, bien au contraire. Cela avait quelque chose de stimulant que de se démener pour tenter ne serait-ce que d'effleurer du bout du doigt une cible hors de porté. Car à quand bien même je ne l'atteindrai jamais, mes tentatives et ma persévérance auront déjà profité à beaucoup. Je n'ai peut-être pas sauvé le monde depuis, mais cela à fait tout de même une différence pour chaque vie que j'ai pu secourir. »


Cela en avait fait une aussi pour les proches de chaque vie qu'il avait prise...


« Il est fascinant tout de même de voir à quel point nous sommes conditionnés par notre environnement proche qui nous pousse dans une direction bien précise. Tout aussi bien, si l'on ne m'avait pas enseigné les arts shinobi, je me serai découvert du talent comme potier ou maraicher. Il n'est jamais trop tard pour se reconvertir cela dit, nous en sommes les preuves vivante. Vous, vous vous êtes tourné vers l'enseignement avec votre dojo en attendant une occasion pour brandir à nouveau votre sabre, et moi, j'ai déjà assuré ma retraite avec mon établissement '' Le Septième Ciel ''. A condition que j'arrive jusqu'à cet âge là, bien entendu. »


Natsuki n'était même pas sûr qu'un tel système existait dans ce monde, en fait, en dehors de la cotisation privée.


« Je n'y connaissais pas grand chose quand je me suis lancé dans la gestion d'entreprise, mais cela prouve que nous continuons d'apprendre tout au long de notre vie, et qu'il ne tient qu'à nous de changer de cap si nous en ressentons le besoin : je me débrouille pas si mal à ce jour, et les différentes prestations du Septième Ciel ont plutôt du succès. Vous avez déjà eu l'occasion de mettre les pieds là-bas ? En général, c'est surtout le restaurant du rez-de-chaussée qui attire. C'est par lui que j'ai commencé il y a trois ans. J'avais un peu peur au début j'avoue quand je me suis lancé là-dedans, et puis finalement, cela m'a bien réussit. »


Le secret venant de la cuisinière de génie qu'il avait rencontré à l'époque, et décidé d'embaucher.


« N'hésitez pas à y passer prendre un repas à l'occasion. Je me ferai un plaisir de vous inviter, si vous acceptez de me faire une faveur en retour. »


Natsuki haussa un sourcil en souriant à son attention.


« Me feriez-vous l'honneur de me laisser assister à l'un de vos cours, à l'occasion ? »


Curieux de nature, Natsuki voyait les occasions de la satisfaire partout où elles se présentaient.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Ven 26 Jan 2018 - 22:40

Je restais silencieux, l’écoutant me conter une partie de sa vie. L’enfance n’était donc guère différente, on était plongé dans ce monde sans que l’on nous demande l’avis. On était formé dès le plus jeune âge au combat, on devait savoir tuer pour être utile pour notre clan, notre village ou notre pays. Peut-être avait-il eu une meilleure vie au sein de son clan que moi, on ne pouvait pas dire que j’avais été béni sur ce plan.

L’avantage de la littérature c’est qu’elle pouvait parfois nous donner des modèles, des héros auxquelles on pouvait se rattacher pour tenter de s’en approcher le plus possible. Rêver de grandes aventures glorieuses pour devenir un samourai connu et craint de tous, si puissant que sa seule présence suffit pour que l’ennemi dépose les armes.


La littérature peut être intéressante pour nous donner des modèles que nous voulons copier à tout prix. Je ne sais pas si dans le monde shinobi il existe des modèles de shinobi dans la littérature. Bien que je dois admettre que je serais curieux de voir à quoi ils ressembleraient.

J’étais plutôt étonné par son rêve de jeunesse, il voulait sauver tout le monde. Un étrange objectif auquel je n’avais réellement pensé. Dans le fond, c’était bien une chose qui ne m’intéressait pas réellement, ce qui ne voulait pas dire que je recherchais à massacrer toute forme de vie. Je pouvais être amené à protéger, volontairement ou non, la vie de personnes dans ma quête de gloire.

Beaucoup de samourai montent tôt ou tard une école pour y enseigner leurs arts, une école avec leur propre mentalité afin de façonner des guerriers à leur image. Parfois ils se limitent aussi dans l’enseignement des jeunes de leur clan ou de leur famille. La formation d’un samourai peut être particulière rude et douloureuse. Elle nous force bien souvent à dépasser nos limite physiques et mentales pour savoir survivre à ces épreuves. On ne peut pas dire que j’en garde un très bon souvenir…


J’étais étonné que l’établissement était le sien, j’en avais vaguement entendu parler sans pour autant m’y intéresser plus que ça.


Je connais l’établissement de nom, mais je n’y suis jamais allé. Je ne manquerais pas d’y aller à l’occasion.


Au moins il m’y invitait, mais comme on pouvait s’attendre, il avait bien une arrière pensée. Tu me donnes, je te donne, voila le concept. Je n’y étais pas contre, après tout pourquoi le serais-je ? D’autant plus que ce qu’il demandait n’était pas une chose impossible. Bien que je restais étonné à sa demande.

Votre demande me surprend quelque peu, je ne m’attendais pas à ce que vous montriez un tel intérêt pour mon enseignement. Ceci dit, votre offre me convient.

Je souris en coin, peut-être ne s’attendait-il pas à ce que j’accepte si facilement.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles. Sam 3 Fév 2018 - 11:28

« Il en existe aussi, naturellement, ne serait-ce qu'au sein des histoires de grands clans ninja. Je ne devrais pas le dire, mais la plupart de nos origines sont plus romancées que réelles à mon sens. Celle des Nara, par exemple, raconte qu'un certain Ichisame aurait soumit une Ombre Primordiale à son service, et que son pacte se serait transmit de génération en génération. Mais de vous à moi, une '' ombre '' vivante, je n'y crois pas. »

Il étudiait et développait la méthode pour se rapprocher de cela, mais il était encore très loin du résultat espéré : tout au mieux, l'on pouvait parler de manipulation avec conscience limitée, de simulacre de vie.


« Après, nous sommes sûrement d'accord sur le fait que l'important d'une histoire n'est pas d'avoir les pieds sur terre, mais de nous faire vivre quelque chose. Les mélanges entre fiction et réalité sont du plus bel effet pour cela, même si les héros entièrement fictifs ne sont pas en reste. De là à dire qu'ils donnent envie d'être copiés... Voyez-vous, même la littérature de nos deux univers est différente. Les légendes samurai inspirent des idéaux, là où les contes ninja incarnent des valeurs. »


Légère nuance donc.


« La plus célèbre de notre culture narre le récit de '' l'Ultime Ninja ''. Fort, rapide et ingénieux, l'essentiel de ses histoires racontent comment il a lutté pour défendre une épée protégée par son clan, ou à défaut, la récupérer. Ses combats tenaient donc moins du noble objectif de sauver autrui que de perpétuer les valeurs et le rôle des générations avant lui. Des causes comme la paix ou la défense des plus faibles ne sont que peu abordées, contrairement à des notions comme le courage, la force, la volonté ou l'abnégation pour son clan qui sont valorisées. Vous n'avez donc pas tort dans le fond, maintenant que j'y réfléchis. Il y a bien un modèle de pensée véhiculé. »


Histoire de rajouter une couche à l'endoctrinement.


« Je dois avouer que je ne m'attendais pas à parler littérature en venant ici. J'en suis agréablement surpris, la discussion en votre compagnie est fort plaisante. Je crains cependant qu'il va être temps pour moi de m'éclipser. Je vois que l'heure tourne, et mon prochain rendez-vous va avoir lieu sous peu : je ne voudrai pas le faire attendre. Shingen, j'ai passé un bon moment avec vous, merci de m'avoir tenu compagnie dans votre dojo. J'espère avoir de vos nouvelles prochainement. De la même manière, je saurai trouver à l'occasion une date pour que nous puissions déjeuner ensemble au Septième Ciel. D'ici là, je vous souhaite de bien vous porter. »


Natsuki s'inclina dans l'esprit du dojo pour saluer son hôte, puis prit congé.

Sur le chemin du retour, alors qu'il méditait sur sa conversation avec Shingen, une idée semée par le samurai germa dans son esprit. Et si c'était de cela qu'il avait besoin pour ses créations d'ombre ? Un modèle à copier. Ses esquisses de créations d'ombre n'étaient pas dotées d'une conscience propre – et ne l'auront jamais, ce n'était pas le but recherché – mais elles avaient tout de même besoin d'une conscience de leur environnement, d'une base de réflexion pour agir dans une situation donnée.

En tant que Nara, son chakra était conditionné pour entretenir une relation toute singulière avec son ombre. Pour autant, bien que nettement moindre, celle des autres aussi portait une signature particulière, celle sur laquelle il prenait le contrôle lorsque son ombre fusionnait avec celle de sa cible. En prenant pour support un fragment d'ombre d'une personne, soit une partie de ce qu'elle est par son essence même, est-ce qu'il pourrait trouver ce qu'il n'arrive pas à concrétiser par lui-même pour le moment ? Une création déjà conditionnée par ce qu'est la personne, et dont il pourrait plus facilement orienter les réactions dans un contexte particulier.

Sur le papier, cela demandait d'orienter ses recherches dans une autre direction. Et en pratique, cela donnerait lieu à beaucoup de déchets. Mais c'était ainsi que l'essai / erreur fonctionnait. Puisqu'il était dans une impasse pour le moment, autant essayer de voir ce que cela pourrait donner. Ne restait donc qu'à déterminer comment soulager quelqu'un d'un peu de son ombre.

Pour le consentement, il verra plus tard.
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Message(#) Sujet: Re: Hyoho Niten Ichi Ryu : Les deux cieux clairsemés comme une terre couverte de feuilles.

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