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 [Mission B] La rébellion meurt aujourd'hui [Solo]

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Konoha
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Message(#) Sujet: [Mission B] La rébellion meurt aujourd'hui [Solo] Jeu 23 Nov 2017 - 1:56

Spoiler:
 

Chapitre 1


La journée était belle aujourd’hui, le ciel était dégagé et le soleil brillait. On pouvait presque penser que l’on était encore en été, mais aussi beau pouvait être la météo et aussi calme était mon environnement en ce moment même ; je n’allais pas pouvoir en profiter tant que ça. Une mission m’attendait que j’allais faire seul, ce qui était plus agréable. Je n’avais reçu que le stricte minimum concernant les informations sur la situation et même si ce que l’on attendait moi était assez clair, il restait à voir ma marge de manœuvre.

La mission restait simple dans les bases, protéger le seigneur en question et, si possible, écraser les rebelles qui se voyaient déjà devenir des grands héros. Il était donc temps de montrer à ces paysans que fantasmer sur les combats étaient une chose, mais les subir en était une autre et je doutais qu’ils allaient déborder de courage lorsqu’ils sentiraient le moment venu pour leur mort.

Je me trouvais dans mon dojo, préparant mes affaires pour le sud du pays. Un homme du seigneur devait m’attendre aux portes du pays pour m’accompagner et m’expliquer la situation plus en détails. Ma tenue ne changeait pas réellement des habitudes, elle était faite pour le combat. Je me baladais toujours avec mes deux katanas, un de chaque côté pour une plus grande facilité pour les utiliser en même temps s’il le fallait. De même que j’avais un wakizashi qui accompagnait toujours traditionnellement le katana. J’avais, bien entendu, une sacoche attachée à l’arrière pour des parchemins contenant divers sceaux. La calligraphie ne s’utilisait pas durant un combat, mais cet art s’utilisait dans une situation de calme.

Néanmoins je rajoutais quelques éléments de plus à ma tenue classique, d’une part un sugegasa. Ce chapeau était très courant et permettait de nous protéger du soleil et de la pluie. Bien que les paysans l’utilisaient essentiellement pour les travaux dans le champ, l’utiliser pour un voyage n’était jamais une mauvaise chose et… accessoirement il était utile pour masquer un peu son visage. Finalement, un manteau kimono était également utile, question de ne pas avoir froid non plus. Il ne manquerait plus que je tombe malade et soit incapable à mener à bien cette missions.

Une fois que j’avais rassemblé tout l’utile pour ce petit voyage au sein du pays du feu, je quittais mon dojo, fermant les portes avant de rejoindre les remparts du village. Je marchais d’un pas tranquille mais déterminé, laissant, par habitude, ma main gauche sur la poignée de mon katana. Lorsque j’arrivais enfin aux remparts de Konoha, j’aperçus un homme qui attendait. On pouvait penser à un samourai d’ailleurs, il avait la tête penchée vers le bas, permettant ainsi à son sugegasa de cacher son visage.



Yoshitsune
L’homme releva rapidement la tête en m’entendant, son chapeau de paille n’était plus en très bon état, il avait du subir certaines choses. Il me sourit avant d’incliner son buste en ma direction, chose que je fis également.

Vous devez être Taira Shingen, n’est-ce pas ? Je me nomme Yoshitsune, je suis envoyé par le seigneur Toyotomi pour vous accompagner jusqu’à la ville de Kahin et de vous donner les informations nécessaires.


Ravi de faire votre connaissance, je suggère que vous m’expliquiez la situation en détails pendant que nous marchons.


J’affichais un petit sourire, il hocha la tête et nous commencions à marcher en direction de Kahin. Je n’étais pas pressé, mais le temps devenait précieux dans une telle situation. Je ne savais pas encore grand-chose sur ce qui se tramait, mais j’avais déjà quelques idées sur comment j’allais agir.


Actuellement, nous ne connaissons pas tous les détails sur les rebelles. Nous savons qu’ils ont un certains nombres de soutiens à Kahin et dans les petits villages des environs, mais difficile à connaître la proportion exacte. Nous pensons qu’ils ne doivent pas avoir un très grand soutien, numériquement parlant, mais ils doivent avoir de très bons contactent qui leurs permettent d’introduire des armes ou d’autres matériels militaires en ville.
Nous savons également qu’ils ont leur base dans le nord de la ville, dans les montagnes. Malheureusement il est difficile de dire où, la région est plutôt grande et les quelques patrouilles que nous y avons envoyés ont été pris à partis par les rebelles.


L’homme fit une pause, il restait calme et se contentait de regarder devant lui. Alors que je voulais prendre la parole pour lui poser quelques questions, il reprit la parole bien avant que je ne puisse faire sortir un ton de ma bouche.

Vous aurez un peu plus d’une semaine avant que la cérémonie se fasse. Le seigneur a également embauché une petite troupe de mercenaires pour vous épauler dans votre mission. Il espère que cette rébellion soit écrasée et détruite, définitivement.

Je vois… et concernant les méthodes à employer, a-t-il quelque chose que je dois savoir ?

Il veut que vous évitiez des débordements inutiles comme la destruction d’un village, massacre d’innocents… J’imagine que vous voyez le schéma. Il vous laisse la liberté de traiter les rebelles et leurs associés à votre guise, mais entre nous… Il est préférable que vous les tuiez purement et simplement.

J’affichais un petit sourire, la situation était plutôt intéressante. Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ces fameux rebelles, je parlais en matière de capacité de combats. Peut-être saurait-il me donner plus de précisions à ce sujet.

Que savez-vous sur les capacités de combats des rebelles ? Sur leurs armes ?


De ce que nous savons, ils ont un armement basique. Ils ne restent que des rebelles et ne disposent pas de richesses énormes. Ils ont essentiellement des katana et des lances. Pour les capacités de combat, elles ne sont pas exceptionnelles, mais nous avons entendu une rumeur affirmant qu’un rônin était venu grossir leur rang et les entraînaient. Difficile à dire si cela est vrai et dans quel mesure son entraînement modifie leurs capacités.


Hmm….

Je songeais à la chose, il était frustrant que je n’avais pas beaucoup de précision. J’en arrivais presque à me demander à quoi ils servaient, ils n’étaient même pas fichu de vaincre une telle rébellion… Dans un autre sens, c’était une chance pour moi de gagner de l’argent et, accessoirement, me divertir un peu. J’étais au moins certain d’une chose, il fallait profiter de cette période de préparation de la cérémonie pour trouver les rebelles et de les exterminer. Je ne pouvais me contenter de préparer la protection du seigneur pour le discours et d’attendre sagement qu’ils se mettent à l’attaque. Non, on ne pouvait même pas en arriver à une attaque des rebelles et puisqu’on savait qu’ils comptaient attaquer lors de la cérémonie, on ne devait pas s’inquiéter tant que ça pour la sécurité du seigneur. D’autant plus qu’il avait non seulement des gardes à sa disposition, mais il avait également engagé une troupe de mercenaires. D’ailleurs, à ce se sujet, j’espérais pouvoir en apprendre davantage car là aussi, je ne croulais pas sous les détails. Je tournais ma tête en sa direction avant de reprendre la parole.

Concernant les mercenaires, puis-je avoir de maximum de détails sur eux ?

Bien sûr. Ils se nomment les Denshutai, c’est une troupe qui se veut d’élite, du moins de ce que j’en ai compris. Ils sont dirigés par un certain Kenshin, un rônin. Étrangement, ils ont également une gamine dans leur troupe, mais ne me demandez pas pourquoi ils l’ont avec eux…. Pour être franc, leur chef, Kenshin, a une allure plutôt effrayante.

Le nom Kenshin attira mon attention, il me disait quelque chose. Il était un homme qui appartenait à mon passé et fort heureusement qu’il ne faisait pas parti de mon clan. Il était un homme très doué et sa stature était plutôt effrayante. Nous avions une sorte de rivalité-amitié, une étrange relation à vraie dire mais elle avait l’art de nous pousser à nous améliorer constamment dans la maîtrise du kenjutsu. Bien sûr, lui avec son énorme nodachi de 2 mètre passé, avait un net avantage. Si on couplait cela avec une très bonne force physique, autant vous dire que vous aviez juste envie de pleurer lorsqu’il frappait et que vous étiez amené à parer son assaut.

Est-ce que cet homme… Kenshin… Fait plus de 2 mètres avec une énorme lame dans son dos ?


L’homme tourna la tête vers moi, me regardant d’un air étonné.

En effet, comment le savez-vous ?


Je le fixais quelques secondes avant d’afficher un sourire en coin.

Je l’ai connu lorsque je vivais encore à Tetsu. Il était, comme moi, samourai là-bas. Je suis curieux de voir quel histoire il a à me raconter.


Même si j’avais une certaine impatience de le revoir, je n’étais pas totalement certain que ces retrouvailles soient une bonne chose. Je ne savais pas ce qui allait m’attendre, ni ce qu’il avait à me raconter et encore moins dans quel mesure il avait changé. Il fallait juste espérer qu’il n’allait pas devenir notre ennemi car si c’était le cas, je n’étais pas certain d’avoir les capacités pour le vaincre. Je me souviens encore qu’il me mettait parfois de ses raclés lorsque l’on s’affrontait. La chose la plus impressionnante que j’ai vue de sa part, c’est lorsqu’il avait, littéralement, coupé le katana avec sa propre lame. Autant vous dire que lorsque vous voyez votre lame se faire couper, vous n’avez plus grand espoir de vaincre votre adversaire au sabre.

Je ne pouvais pas nier qu’il était un homme fascinant, on pouvait penser qu’il n’était qu’une simple brute sans cervelle, mais très loin de là. La vie d’un samourai ne se résumait pas qu’à du sang et de la violence et lui-même aimait jouer de la musique. Tout comme il était un homme qui savait utiliser son cerveau et réfléchir à des choses qui touchaient à la philosophie.

Ceci dit, l’heure n’était pas à me perdre dans mon passé. Le restant du voyage se déroulait sans problème majeur, aucune attaque surprise de vilains, ce qui en soi était dommage mais que voulez-vous, on ne pouvez pas tous avoir. On fini par atteindre Kahin et malgré l’attentat qui avait eu lieu là-bas, la ville restait toujours aussi active comme si de rien ne s’était passé. Il fallait dire, que cette attaque datait déjà un peu, mais j’en arrivais presque à me demander si les rebelles n’étaient pas soutenus par les sbires de l’Empire. L’idée était à creuser en tout cas.

L’heure était donc arrivé de rejoindre le seigneur qui logeait dans son domaine à Kahin et accessoirement la troupe de mercenaires. Je suivais mon guide à travers la ville, laissant mon regard observer les alentours pour voir les curiosités de la ville, mais j’espérais également y voir des éléments étranges qui pourraient me servir. Je n’avais pas de chance sur ce côté, après tout je n’étais pas vraiment fais pour ce genre de choses. On m’avait surtout enseigné le combat.


Le domaine dans lequel vivait le seigneur à Kahin était plutôt beau et il s’incrustait bien dans la ville en elle-même. Comme je pouvais m’y attendre, les lieux étaient plutôt bien protégés et probablement plus en ce moment au vue de la menace. On ne pouvait pas exclure une attaque des rebelles avant, mais puisqu’ils voulaient lancer un message aux gens du pays. Dans le fond, ces gens étaient idiots car même s’ils tuaient un seigneur, qu’allaient-ils réussir à atteindre ? Rien, ils n’allaient qu’attirer l’attention de Konoha qui, s’il intervenait, n’allait en faire qu’une bouchée.

Je suivais Yoshitsune à travers la demeure du seigneur jusqu’à la salle où il se trouvait. Je pouvais voir que la sécurité était devenue très importante, même à l’intérieur du bâtiment. En tout cas, il ne rigolait pas quand il s’agissait de sa sécurité. Ceci dit, face à des vrais combattants comme un samourai ou un shinobi, je n’étais pas certain que sa garde allait suffire.


Le seigneur Toyotomi était en compagnie de Kenshin et d’une jeune fille dont je ne connaissais pas le nom. Son katana attira mon intention, j’étais certain qu’il me rappelait celui de quelqu’un, mais à ce moment là je n’étais pas encore certain. Peut-être n’était-ce qu’une simple impression qui était fausse. Tout se fait-il que je m’inclinais devant le seigneur, comme le fit Yoshitsune. Le seigneur ne tardait pas à nous accueillir, prenant la parole d’un ton fort, mais d’une voix qui dégageait une certaine chaleur.

Aaaaah ! Vous voila enfin ! J’imagine que Yoshitsune vous a tout expliquez ?


En effet.


Parfait ! Voici Kenshin, je l’ai également engagé pour m’aider et je suis certain qu’il pourra vous être utile également.

Kenshin me fixait, affichant un large sourire. Manifestement, il semblait content de me voir. Je ne pouvais m’empêcher de répondre à son sourire. Il se rapprocha de moi et me serra dans ses bras, mes pieds perdaient le contact au sol. Il ne fallait pas croire que cet acte était agréable, j’avais presque l’impression qu’il voulait me tuer ! Manifestement, sa force n’avait pas diminué.


Kenshin
Shingen ! Te voila enfin ! Je suis content de te revoir. Il a beaucoup de choses que je dois encore te raconter !

Finalement il me relâcha, je ne pouvais m’empêcher de prendre une grosse inspiration avant de m’étirer un peu.

Je suis également content de te voir.


Il posa sa main sur la tête de la gamine.

Voici Tomoe, elle est également dans ma troupe.



Tomoe
Enchanté. Disait-elle tout simplement d'une voix douce.

Le seigneur nous avait un peu observé avant de finalement intervenir.

Je vois que vous vous connaissez déjà…. J’imagine que cela n’en sera que bénéfique pour la mission.

Il se tourna vers moi.

Avez-vous déjà une idée sur ce que vous allez faire ?

Oui. Je voudrais mener une enquête sur les rebelles pour trouver leur repère. Je pense que la meilleure chose à faire est de les trouver et de les éliminer avant que la cérémonie ne commence, bien avant celle-ci…. Je voudrais éviter qu’ils aient même une chance d’accomplir leur mission. Je ne pense pas qu’ils s’attaqueront à vous et Kenshin peut toujours laisser ces hommes ici pour garantir une meilleure protection. Je ne pense pas que les rebelles aient de grandes compétences martiales, ceci dit ils doivent certainement utiliser des explosifs et autres joyeusetés de ce genre.


J’ai déjà quelqu’un sur le coup pour trouver des informations. Elle devrait rapidement collecter quelques informations, elle est plutôt douée là-dedans.

Je souris à ce qu’il me dit, cela allait grandement facilité notre tâche. Il fallait juste espérer que nous trouverions suffisamment vite les informations nécessaires pour les trouver. La dernière chose que je voulais était de me retrouver à la cérémonie sans rien n’avoir eu comme information.

Parfait ! Dans ce cas, je vous laisse vous en charger. Yoshitsune va vous montrer vos quartiers où vous pourrez y loger. Si vous avez besoin de quoi que se soit, faites appelle à lui, il s’occupe de ma sécurité.

Je vous remercie.

L’entrevue avec le seigneur fut courte, mais il n’était pas nécessaire d’en faire plus. On suivait Yoshitsune jusqu’à nos quartiers, il ne fallait pas s’attendre à du luxe pur, mais cela était suffisant pour nous. Après tout, il était déjà assez généreux de nous héberger ici. Je retirais mon manteau kimono et mon sugegasa avant de me familiariser avec mes quartiers. Ils étaient bien plus jolis que ce que j’avais à Konoha dans mon dojo, bien que mon dojo brillait sur d’autres plans. Mon activité fut rapidement interrompue par l’arrivée de Kenshin.

Veux-tu aller boire un verre le temps que mon informateur arrive ? J’ai des choses importantes à te raconter.

Son ton était sérieux, je le fixais un temps. Je n’étais pas certain d’aimer cela, mais j’affichais un léger sourire.

Sa marche, je te suis alors….


Dernière édition par Taira Shingen le Ven 26 Jan 2018 - 1:00, édité 1 fois
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: [Mission B] La rébellion meurt aujourd'hui [Solo] Jeu 7 Déc 2017 - 1:02

Chapitre 2



Kenshin

J’avais accepté l’offre de Kenshin d’aller boire un verre, de toute façon il faisait trop tard pour faire quoi que se soit. Même si nous étions limités dans le temps, il ne fallait pas non plus se tuer à la tâche. Il fallait savoir quand l’heure était au travail et quand il était l’heure du repos. Je le suivais jusqu’à un bar non loin du domaine du seigneur. L’édifice était plutôt sobre et faisait penser à l’un des vieux bars qui ont déjà vue des périodes passer, lorsqu’on entra, les regards se tournaient vers nous pour quelques secondes. Ils n’étaient pas habitués à voir des samourais ici. Je n’avais pas l’impression que l’on était spécialement la bienvenue, mais cela n’avait, dans le fond, guère d’importance puisque personne n’osait manifester son mécontentement.

On prit place à une table plus isolée question que l’on soit tranquille et que l’on puisse avoir une discussions plus ou moins convenablement. Il avait beaucoup de clients à cette heure, discutant, fumant et buvant. Les différentes discussions créaient un brouhaha désagréable dont je n’avais plus vraiment l’habitude et auquel je n’avais pas spécialement envie de m’habituer. Une serveuse ne tarda pas à venir vers nous pour prendre la commande, elle avait une voix agréablement douce qui contrastait avec le bruit ambiant.


Bonjour ! Que puis-je vous ramener ?

Je regardais Kenshin, le laissant choisir en premier. Il ne tardait pas à répondre comme s’il avait déjà prévu cela dès le début.

Ramenez nous une grande bouteille de saké ! Ça sera tout.

Elle hocha la tête avant de partir pour aller chercher notre commande. Kenshin tourna son attention sur moi.

Je n’aime pas cette ville…

Je le regardais, quelque peu étonné par cette remarque, bien que je pouvais le comprendre.

Je n’ai pas encore eu le plaisir de découvrir cette ville. J’ai juste entendu d’un attentat ici il a quelques temps.

J’en ai entendu parler, mais c’est une ville touristique. Je trouve amusant les gens qui nous regardent comme si nous étions des monstres.


Il affichait un sourire amusé, je ne pouvais m’empêcher d’afficher un léger sourire en coin. Il était vrai que les gens avaient parfois une fâcheuse tendance à nous regarder comme si nous étions des monstres, mais son allure n’aidait pas vraiment non.

Je pense surtout que ton allure leur fait peur, mais ils ne savent pas que tu es aussi doux qu’un ours !


On se mettait à rire, certaines personnes nous dévisageaient. Je n’y mettais pas vraiment beaucoup d’importance à ce que les gens pouvaient penser de nous, ils finiraient bien par s’y habituer et s’ils avaient un problème… Ma foi, ils pouvaient venir nous emmerder mais je ne donnerais pas cher à leur tête. Tout se fait-il que la serveuse arriva et déposa deux verres et la bouteille que l’on avait commandé… Ou devrais-je dire que Kenshin avait commandé. Bien que je n’allais pas refuser un bon verre, ou deux… De saké.

On la remerciait avant qu’elle ne disparaisse de nouveau pour servir d’autres clients. Je pris la bouteille, l’ouvrit et je commençais à nous servir un verre chacun. Mon premier verre, je le bus d’une traite avant de le redéposer bruyamment sur la surface boiseuse de la table.

Dit moi Shingen… Pourquoi travailles-tu pour des shinobi ? Pourquoi avoir rejoins un village shinobi ?

Il me fixait intensément, comme s’il essayait de comprendre cette hérésie que j’avais commis. Je le fixais également, on restait ainsi quelques secondes avant que je ne rompt ce duel pour prendre la bouteille et de me servir un nouveau verre.

Eh bien… C’est une longue histoire…


On a le temps, il n’a pas le feu à la maison.

J’affichais un petit sourire amusé, je pris une gorgée de mon verre avant de me mettre à raconter mon histoire.

Tu le sais peut-être… Mais en l’an -4 j’ai accompagné ma mère à Hi no Kuni…


Non je ne le savais pas… En fait je ne savais ni où tu étais ni ce que tu faisais…

Enfin… Je l’ai accompagné au pays, essentiellement pour lui permettre de revoir le pays qu’elle avait quitté pour mon père. Au lieu de me contenter de l’accompagner, d’y rester un peu et de la ramener à Tetsu no kuni… Nous sommes restés ici quelques années. Le pays est beau… Et je ne ressentais pas l’envie de revoir le clan à cette époque.

Le paysage est la seule chose de bien dans ce pays. Il affichait un sourire taquin, me laissant reprendre l’histoire.

Tu n’as pas tord… La rébellion a éclatée ici et j’ai décidé de la soutenir… J’ai jugé qu’il serait plus intéressant de se battre du côté du faible. Je veux dire, qu’est-ce qui est plus glorieux, affronter et vaincre un démon réputé invincible ou bien…. Écraser un vulgaire insecte du pied ?


Je le fixais, prenant mon verre entre mes doigts pour le diriger vers ma bouche et d’y verser le restant du contenu. Kenshin restait un temps silencieux, vidant son verre.


Je vois… Alors pourquoi avoir rejoins Konoha après ?


Alors qu’il nous servait de nouveau, j’en profitais pour continuer l’histoire.

J’y ai vue du potentiel dans ma quête de gloire et d’honneur. Le monde allait changer et être dominé par des villages shinobi qui, tôt ou tard, seraient poussés par l’ambition de puissance et de dominance. Dans le même temps, les restes de l’Empire viendront se venger… L’avenir s’annonce, à mes yeux, instable avec beaucoup de guerres et de tensions. C’est là que je compte m’illustrer. La guerre, la violence… C’est là que je compte m’illustrer et montrer à ce monde que je serai le meilleur bretteur. Je deviendrai le samourai le plus connu et le plus craint de ce monde, les gens me craindront et me respecteront. Même lorsque je serai mort physiquement, je continuerai de vivre dans l’esprit des gens comme le fait l’Empereur.


Kenshin afficha un sourire en coin, il bu d’une traite son verre.

Tu es sacrément ambitieux, mais j’aime bien. Donc… ça ne te dérange pas d’être à Konoha ?


Hmm.. Pas vraiment. Pour être sincère, je m’en fou de Konoha et du pays. Tant qu’ils me sont utiles pour ma quête, j’y reste. D’ailleurs, j’ai un dojo à Konoha. Je compte propager le Bushido dans ce pays de sauvages..


On essayait tout les deux de garder un temps le sérieux avant d’éclater de rire. J’avais presque oublié ces moments de détentes dans ce monde de brutes, bien que ce monde je l’aimais… Peut-être était-ce parce que je n’étais plus vraiment normal dans mon esprit, allez savoir.

C’est une bonne chose, peut-être que Hi no Kuni finira par faire concurrence à Tetsu no Kuni…

Qui sait en effet… Tu as des nouvelles du pays ?

Hmm.. Non pas vraiment. J’ai quitté le pays il a fort longtemps, je ne compte plus y retourner, sauf s’il fini en guerre civile.

Je me servis de nouveau un verre, je repris une petite gorgée avant de reprendre.

Et toi, qu’est-ce que tu as fais ?

J’ai quitté Tetsu no Kuni comme tu le sais. Je l’ai quitté pour accompagner et protéger Gozen Akemi…


Je le regardais, resserrant le verre et en plissant les yeux. Elle faisait bien partie de l’histoire dont je n’avais plus vraiment envie de me souvenir. Je ne savais pas pourquoi, étrangement je devais repenser à notre première rencontre…

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Flashback : L’an -7. Quelque part dans les montagnes proche de la ville Douyari – Tetsu no Kuni

J’étais encore en pleine formation dans la maîtrise des armes et en particulier pour le kenjutsu. J’avais choisi un endroit reculé dans les montagnes pour m’entraîner en toute tranquillité sans avoir le regard vindicatif de certains membres de mon clan. Bien qu’il était parfois utile d’avoir quelqu’un qui nous observe pour nous corriger, j’aimais également avoir mes moments de calmes.

J’étais absorbé par cet entraînement, essayant de combiner mes frappes de katana avec l’usage de mon aura, c’était une chose plutôt complexe qui demandait beaucoup de maîtrise de son corps… Il fallait avouer, je ne l’avais pas encore à cet instant.

Néanmoins ma concentration fut perturber par un léger rire qui venait de derrière, ce n’était pas celui d’un homme mais bien d’une fille. Étrangement, je trouvais le son agréable. Je me retournais rapidement pour voir qui était là avant d’apercevoir une jeune fille assise sur une pierre et m’observait. La tenue en disait long sur qui elle devait être, une samourai comme moi. Elle portait le kimono que les guerriers avaient tendance à porter et avait avec elle un katana. Elle avait une belle chevelure rouge, je la fixais un temps sans réellement savoir que dire ou faire. Elle affichait un large sourire.


Vous ne maîtrisez pas encore suffisamment votre corps… Vous ne deviendrez jamais un grand guerrier en continuant sur cette voie…

Elle gardait à nouveau son large sourire que je prenais pour une moquerie. Je serrais fortement mon arme tout en la fixant, sentant une certaine colère en moi.


Que savez-vous de ça ? Je parie que vous maniez votre katana comme un hachoir de boucher, sans la moindre classe !


À ce moment là, c’était bien la colère qui parlait et non la raison. Elle rigolait avant de me fixer avec un air bien plus sérieux, presque effrayant. Elle dégainait son katana.

Alors laissez-moi vous montrer ce que l’on sait faire en maîtrisant réellement son corps et son arme. Lorsque vous aurez perdu, j’attends de vous une excuse.

Je la fixais, je me mis également en garde, prêt au combat. J’étais confiant et je ne pouvais pas perdre contre elle. J’affichais un sourire.

Ça me va.

Sur ces paroles, l’engagement avait débuté. Je donnais mon maximum, essayant d’utiliser toute mon expérience et toute mes connaissances en la matière pour la soumettre mais en vain. Elle jouait dans une toute autre ligue dont j’étais encore éloigné. Je constatais rapidement qu’elle ne faisait que me tester, elle voulait voir mes capacités et lorsque, manifestement, elle en avait assez vue. Elle décida de me désarmer. Je me retrouvais sans arme, mon katana se trouvait entre ses mains. Elle me fixait, sourit puis tendit mon arme vers moi.

Je suis Akemi, Gozen Akemi. Vous vous battez bien, vous manquez encore d’entraînement mais vous avez la passion.

Elle me sourit, comme si elle ne m’en voulait pas. Je pris mon arme, la rangeant avant de m’incliner légèrement.

Veuillez accepter mes plus sincères excuses, mes paroles étaient déplacées...

Je relevais mon buste, la fixant.

Je me nomme Shingen, Taira Shingen…

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Cette histoire allait être le début de quelque chose de particulier, quelque chose qui allait être unique dans ma vie. Je n’étais pas certain de réellement avoir envie de revivre ce que j’avais vécu avec elle, cette histoire avait laissé une profonde blessure en moi qui n’avait, dans le fond, jamais réellement cicatrisé.

Pourquoi… Pourquoi a-t-elle disparue sans rien dire ?

Je fermais mes yeux, prenant une profonde inspiration. Manifestement, c’était l’heure de prendre un couteau pour le tourner dans la plaie, qu’est-ce que je détestais cette sensation.

Elle a essayé de prendre contacte avec toi et moi aussi… Mais tu peux remercier ton clan.. Ils savent pourquoi elle a du disparaître.

J’ouvris d’un coup les yeux, le fixant. Je pouvais sentir la colère monter en moi.

Putain de clan… Alors… Alors qu’elle est la raison ?

Voilà la plus grande question du jour ! Peut-être allais-je enfin avoir la réponse à ça…
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: [Mission B] La rébellion meurt aujourd'hui [Solo] Ven 26 Jan 2018 - 1:00

Chapitre 3

Kenshin me regardait de son seul œil comme s’il espérait que je devine de moi-même la raison. Je n’avais surtout pas envie de jouer à la devinette car je ne voulais guère m’emballer dans une idée qui pouvait s’avérer, à la fin, fausse. On restait donc ainsi durant quelques instants, laissant place à un silence plutôt inconfortable entre nous deux. Finalement il soupirait et posait son regard ailleurs, il semblait plutôt pensif.


Tu n’es vraiment pas une lumière parfois Shin.. Ne sais-tu donc pas t’imaginer la raison de son départ ?

Je me contentais de rester silencieux, bien que j’avais mon idée, je n’avais pas vraiment envie d’y croire. Je ne pouvais me l’imaginer, cela ne pouvait être ça, il devait avoir quelque chose d’autre… Quelque chose de moins bien, de plus horrible. Je pris mon verre de saké, le serrant fortement avant de prendre une gorgée.

Bien… Elle était enceinte et Tomoe était sa fille…


Même si cette idée m’avait traversé l’esprit, je ne voulais pas réellement croire à cette option…. L’entendre et réaliser que c’était bien une réalité me mit fortement en colère. Je serrais les dents, enveloppant toujours plus fortement le verre de saké de mes doigts jusqu’à le briser en morceau. J’ouvris de nouveau la main, regardant les morceaux de verre tomber sur la table. Kenshin me regardait, silencieux.

Alors… alors tu as pris soin d’elle ?

Il hocha la tête en guise d’affirmation.


Je l’ai accompagné et soutenu avec mes moyens. Lorsqu’elle est morte, j’ai pris soin de Tomoe.

Non seulement je ressentais de la colère, mais également de la haine envers mon clan et son clan… Toute cette situation à cause de leur stupide guerre privée. Je ressentais une profonde honte, honte de ne pas avoir pu être là pour elles.

Tomoe le sait-elle ?

Oui et non. Elle ne sait pas que c’est toi. Que veux-tu faire ?

La question était bonne et pour être sincère, je n’en savais rien. Je restais donc un temps silencieux, réfléchissant. Il allait de soi que je voulais qu’elle le sache, mais quand était-ce le bon moment ? Et avais-je même le droit d’entrer ainsi dans sa vie ? Après 10 ans, voila que j’arrivais. Voyant que je ne savais pas quoi faire, il décida de prendre la parole.


Elle serait certainement heureuse de retrouver son père. Elle n’a plus de mère alors autant lui offrir un père, non ?

Je posais mon regard sur lui, il se contentait de m’offrir un petit sourire comme pour essayer de me réconforter. Je n’en n’étais pas vraiment réconforté car après tout, il avait été un bien meilleur père pour elle que moi je ne pouvais l’être. Néanmoins j’avais besoin de partir, prendre l’air et digérer ces informations. Même un samourai pouvait être tourmenté par des émotions, aussi futiles pouvaient-elles être. Après tout, on restait humain et il était difficile d’aller à l’encontre de sa propre nature. Je me relevais donc.

Merci pour l’invitation mais j’ai besoin de temps pour moi. Nous nous reverrons demain pour notre mission. On doit encore arrêter ces fichus rebelles, n’est-ce pas ?


Il hochait la tête en guise d’affirmation.

D’accord, alors à demain.

Sur ces paroles on se quittait pour la soirée. Pour ma part je me contentais de me balader un temps à travers la ville, réfléchissant encore et encore à cette situation. Moi qui pensait que cet épisode faisait partie d’un passé lointain que j’avais réussi à oublier, que j’avais enfin réussi à faire cicatriser cette vilaine plaie et pourtant j’avais l’impression que celle-ci s’était de nouveau ouverte tel un barrage qui cédait sous la pression de l’eau. Il était certain que cela n’allait pas rester sans conséquences, les deux clans allaient devoir payer et ce par le sang. Sur ce plan j’en étais convaincu. Mon clan m’avait suffisamment pourri la vie, usant de sa position pour me mettre au sol. Les luttes de pouvoir et d’influence en son sein pour les faveurs de mon père m’agaçait, j’en avais marre de devoir en payer le prix. La seule façon d’y mettre fin était de prendre la place de mon père et d’éliminer tout les éléments dérangeant.

J’étais conscient que c’était dangereux et peut-être que je n’y allais pas y survivre, mais je le prenais comme une nécessité. Je savais que je ne pouvais me le permettre maintenant, non, il fallait attendre. Je devais devenir plus puissant, devenir un guerrier digne de ce nom et être un père digne également. On ne pouvait pas dire que je brillais sur ce plan là. J’avais mis trop d’importance au clan, je l’obéissais bien trop et voila le prix que j’en payais.

Je craignais presque la réaction de Tomoe, allait-elle être heureuse de savoir qui je suis ? Voudrait-elle être avec moi ? Était-il même intelligent de débarquer ainsi dans sa vie ? Je passais le restant de ma soirée à réfléchir sur cela, mais par bonté je vais vous épargner toute mes pensées.


Plusieurs jours s’étaient passés depuis et nous enquêtions toujours sur les rebelles et l’heure était au bilan. J’attendais que Kenshin soit prêt également afin que nous puissions mettre ensemble les informations collectées. Fort heureusement que nous avions plusieurs personnes pour mener des enquêtes, cela aidait pour la collecte d’informations.

Je ne doutais pas que les rebelles allaient employer les gros moyens pour faire une belle impression et il fallait l’éviter à tout prix. Ils allaient gagner trop d’importance et même si on parvenait à protéger le seigneur, ils allaient finir par prendre tellement d’ampleur qu’ils allaient menacer toute la stabilité du pays. Bien qu’une bonne guerre civile allait certainement faire un sacré bien, il était une question d’honneur que de bien mener la mission.

On fit rapidement une petite réunion entre moi, Kenshin et ses petits informateurs.

Alors que savez-vous ?

Nous savons qu’ils sont cachés dans les montagnes et reçoivent la majorité de leur ravitaillement des quelques villages qui se trouvent au pied de celle-ci. Ils comptent utiliser des parchemins explosifs avant de lancer un assaut plus classiques avec des hommes armés. Ils seraient une vingtaine, peut-être plus.

Une vingtaine, voila qui allait compliquer la situation. D’autant plus qu’ils avaient au moins une formations basique de samourai et plus nous faisions traîner la chose et plus fort ils deviendraient. Chaque jour que nous perdions à attendre, les rebelles deviendraient plus fort.

Nous avons réussis à trouver leur repère. C’est une grotte dans la montagne, elle semble fortifiée.

Je regardais Kenshin, l’opération n’allait pas être simple, mais nécessaire. Si on battait les rebelles, on serait tranquille.

On devrait attaquer, mais à deux ça sera du suicide. Tu penses que ta troupe serait suffisamment forte ?


Il me regardait, affichant un large sourire.

Ne soit pas idiot Shin, elle suffira largement pour ces paysans en manquent de sensation. On va préparer l’assaut alors.


Je hochais la tête, la décision était alors prise. On allait prendre d’assaut le repère rebelle pour les éliminer définitivement, du moins leur composante militaire. L’autre partie, c’était au seigneur d’en prendre soin, on n’allait pas pouvoir tout faire d’autant plus que le temps pressait et notre mission initiale était d’assurer sa défense pour la cérémonie.

Alors qu’on allait partir pour se préparer à cette bataille, Kenshin m’emmena dans un coin plus calme pour une discussion privée.. Enfin le mot discussion était un bien grand mot à ce stade. Il posa sa main sur mon épaule et me regardait avec son œil, un regard plutôt intense et désagréable. Même s’il était un ami, même si je le connaissais depuis longtemps, il restait physiquement imposant et parfois intimidant.

Parle à Tomoe, ça sera peut-être ta seule chance et pas de discussion.


Le ton était plutôt sec, on pouvait presque penser un père qui vous engueulait pour que vous vous bougiez enfin les fesses. Je me contentais donc de hocher la tête simplement en guise d’affirmation. Il me sourit avant de s’éloigner, je le regardais s’en aller avant de lâcher un soupire. Je n’avais pas d’autre choix que de rejoindre Tomoe pour lui en parler, comment ? Allez savoir, je n’étais pas douer pour ce genre de choses. En fait j’étais surtout doué pour me battre, le social n’était pas mon domaine de prédilection. Akemi me disait souvent que j’étais un bras cassé quand il s’agissait de montrer des émotions, elle n’avait pas tord. On m’avait toujours enseigné à cacher les émotions, pire, je devais m’en éloigner.

Après tout lorsqu’on s’éloignait des émotions, on se libérait des chaînes qui nous retiennent à la vie. Si on n’aime rien, si on ne tient à rien dans la vie alors mourir n’est plus un problème. Il suffit de préparer l’esprit à la mort, penser à celle-ci jour et nuit afin que nous l’acceptions et la voyons comme une bonne chose. Si on veut pousser la chose plus loin, on peut alors voir la mort comme une libération. Il a toujours un gouffre entre la théorie et la pratique. Même si nous sommes capable de ne plus craindre la mort, il est parfois difficile de ne pas aimer un jour ou l’autre, tout humain est capable d’aimer. Peut importe à quel point un coeur peut être refroidi, il est toujours possible de le réchauffer.

Je me trouvais devant la porte de chambre de Tomoe, je la fixais un temps. Je voulais au moins avoir une idée générale de ce que j’allais dire, comment j’allais amener la chose mais rien ne me venait alors que faire ? Frapper et voir ce qui allait advenir. Je frappais donc à la porte, attendant qu’elle me réponde pour entrer.

Je la fixais, elle avait hérité de ma couleur de cheveux et non celle de sa mère. Même si je ne la connaissais guère beaucoup, je ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine fierté pour ce qu’elle était en cet instant : Une fière guerrière.

Bonjour Shingen. Quelque chose ne va pas ?

J’affichais un petit sourire.

Bonjour Tomoe. Tout va bien. Nous nous préparons pour attaquer le repère des rebelles, j’imagine que tu vas y participer.


Elle sourit légèrement et hocha la tête.


En effet, même si Kenshin ne me laisse combattre que depuis peu. Il juge mon niveau suffisant pour participer à certains contrats.

Je ne pouvais nier que je n’étais pas vraiment confortable avec cette idée de la voir se battre, bien que je n’étais guère mieux à son âge. Je la fixais un temps, posant ma main sur le manche de mon katana.

Alors, comment est Kenshin en tant que professeur ?


Elle me regardait, quelque peu surprise par cette question. Elle affichait un léger sourire
.

Il est un bon professeur, bien qu’il soit dur parfois. Il veut que je devienne une bonne combattante comme l’était ma mère.


Elle semblait presque rêveuse en pensant à son entraînement, je ne pouvais pas en dire autant pour le mien. Seul l’entraînement était plaisant, bien qu’il était douloureux avec mon sensei.

Ta mère était une guerrière redoutable et probablement la meilleure bretteuse que je n’ai jamais vue de ma vie. Pourtant j’en ai vue des guerriers. Elle semblait presque avoir un don naturel pour le kenjutsu et je n’avais jamais réussi à la vaincre.


C’était bien à ces moments que je comprenais que je n’allais probablement jamais réellement oublier cette personne, l’humanité pouvait être cruelle n’est-ce pas ?

Vous la connaissiez ?

Je reportais à nouveau mon attention à elle plutôt que de me perdre dans mes pensées.

En effet, nous étions très proche. Pourtant au moment où elle avait le plus besoin de moi, je n’étais pas capable d’être présent.

Tomoe me regardait, elle ne semblait pas savoir comment réagir. Elle devait se douter de quelque chose. Je la fixais un court instant avant de reprendre.

Qu’est-ce que Kenshin t’a dit au sujet de ton père ?

La question pouvait s’avérer dangereuse, du moins pour moi. Imaginez qu’elle me dit « c’est un gros nul bon à rien », j’aurais l’air bien idiot, non ? Elle me fixait, levant légèrement son sourcil avant de répondre, toujours dans son ton calme et posé qui me rappelait bien trop sa mère.

Alors voyons… Il serait un grand combattant de Tetsu comme ma mère. Il ne connaît probablement pas mon existence à cause de son clan et de celui de ma mère. C’est ce que j’en ai compris de l’histoire alors je suis plutôt heureuse de ne pas avoir connu les clans de mes parents. La vie en leur sein ne semblait pas être très agréable.


Putain, il n’avait pas à dire mais devoir lui dire que j’étais son père était probablement la pire chose à laquelle j’étais confronté. J’essayais de masquer mon conflit interne, ne sachant toujours pas comment aborder ce sujet correctement sans passer pour le bourrin du jour, mais rien à y faire, je ne savais pas comment le faire. J’imagine qu’il était plutôt difficile de le faire dans la finesse.

Je suis venu te voir car je devais t’annoncer quelque chose d’important.

Oui ?

J’allais devoir faire ce que j’arrivais le mieux, faire mon bourrin. Je réfléchissais à la meilleure formule possible pour essayer de l’annoncer. Je la fixais, bien qu’il m’était plutôt difficile de la regarder et j’en maudissais Kenshin pour me mettre dans une telle situation.

C’est… C’est concernant ton père.

On construisait le suspens avec nos moyens, bien que je doutais qu’elle avait envie d’attendre pendant 3h que je ponde mon œuf.


Je le connais.. C’est.. C’est moi.


Je me mordais la lèvre inférieure, probablement la situation la plus inconfortable dans laquelle je m’étais retrouvé. Elle me regardait, la bouche entre ouverte alors que ses yeux s’ouvrirent en grand. Il lui fallait bien quelques secondes pour digérer et travailler cette information dans son cerveau. Lorsqu’elle réalisait enfin ce que je venais de dire, ce que cela impliquait, son visage changeait. L’étonnement laissait place à un visage que l’on pourrait considérer de triste, les larmes commençaient à se montrer pour venir couler le long de sa joue.

Pour ma part, la situation devenait de moins en moins confortable, je n’avais strictement aucune idée comment réagir face à cette situation. Je n’étais vraiment pas doué pour ce genre de choses émotionnelles, était-elle au moins heureuse ?

Fort heureusement qu’elle semblait être plus douée de moi, j’imagine qu’elle avait hérité ça de sa mère. Elle se précipitait vers moi pour m’enlacer comme si c’était la chose qu’elle attendait depuis des années. Je la regardais, souriant alors que ma main se posait sur sa tête.


Je suis contente de vous avoir enfin trouvée !

Disait-elle tout en pleurant, au moins les larmes étaient le fruit de la joie et non de la tristesse. On allait devoir rattraper beaucoup de retard, mais nous aurions le temps pour le faire après cette mission.
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Message(#) Sujet: Re: [Mission B] La rébellion meurt aujourd'hui [Solo] Sam 27 Jan 2018 - 2:05

Chapitre 4

Tomoe avait enfin retrouvé son père et moi je ne m’étais toujours pas fais à ce nouveau rôle, on m’avait prit au dépourvu. Ceci dit j’étais prêt à essayer de rattraper ce retard et de me montrer en digne père, dans la mesure de mes moyens. Je ne pouvais plus changer le passé alors il était important de se concentrer sur le présent et l’avenir. Bien que je ne pensais pas à de grands projets d’avenir, ce n’était pas toujours le fort du samourai de penser à l’avenir et d’avoir de grands projets.

Ceci dit je n’étais pas ici non plus pour avoir une réunion familiale mais j’étais bien ici pour accomplir une mission. On devait préparer un assaut contre le repaire de ces maudits rebelles, d’autant plus qu’il ne restait plus qu’une journée avant le début de la cérémonie. Il était alors primordial de réussir à tous les massacrer et ce, jusqu’au dernier, pour s’assurer qu’ils ne posent plus de soucis.

Après se serait bien au seigneur de sanctionner ou d’éliminer ceux qui ont collaborer avec les rebelles d’une façon ou d’une autre, du moins si cela l’amusait. Dans l’absolu, je m’en cognais le coquillard car ce n’était là plus mon problème.

Nous nous préparions alors pour cet assaut et Kenshin prépara sa petite troupe de mercenaire pour cette petite bataille à venir alors des gardes assuraient la défense du seigneur. Même si on doutait que les rebelles allaient l’attaquer et tenter de le tuer avant la cérémonie, on ne pouvait jamais être trop sûr. Ils voulaient faire sensation, c’était une certitude alors nous allions leur donner de fortes sensations, celle de rejoindre la mort.

Les rebelles en eux-mêmes ne me préoccupaient pas beaucoup, mais c’était surtout le rônin qui m’inquiétait, était-il fort ? Il était certain qu’il ne fallait certainement pas le sous-estimer. Mon âme de guerrier était impatiente de le rencontrer et de savourer dans toute sa splendeur ce combat, à condition qu’il soit un adversaire digne de ce nom, mais pourquoi ne le serait-il pas ? S’il avait reçu une formation digne de ce nom à Tetsu no Kuni, nul doute qu’il en serait plus que digne !

Il avait été décidé de prendre d’assaut le repaire lorsque la nuit serait tombé pour avoir un effet de surprise certain et de pouvoir, idéalement, les massacrer sans qu’ils ne puissent mener une résistance trop importante. Certains diront que cela n’est guère honorable, mais tout était relatif. C’était ici, à mes yeux, une situation proche de la guerre. Il fallait savoir prendre avantage de son environnement pour gagner. C’est comme dans un combat lorsqu’on exploite la faille d’un adversaire pour l’éliminer.

Nous quittions alors le domaine du seigneur pour rejoindre les montagnes, le trajet se passait sans encombre. On s’assurait de ne pas être vue par les gens afin d’éviter d’attirer inutilement l’attention des gens. On ne voulait pas qu’ils préviennent les rebelles, il serait con qu’ils prennent la fuite, surtout maintenant.

Nous arrivions sur les lieux lorsque la nuit était tombée, la grotte semblait plutôt calme. Nous avions pris position en face de l’entrée sur une position surélevée pour pouvoir observer sans craindre d’être vue la nuit. Il était difficile à dire s’il avait une quelconque activité à ce stade. Je ne savais pas à ce que je m’attendais, peut-être des torches pour éclairer l’entrée et nous dire « Nous sommes ici, venez nous chercher ». Après tout, ce n’était pas pour rien que l’on avait prit du temps pour les retrouver.

On restait ainsi durant quelques minutes, silencieux à observer. Finalement la chance nous souris, dans une certaine mesure d’une moins. Un homme sortait, il montait certainement la garde et voulait s’assurer qu’il n’avait rien de suspect dehors. Armé de sa Yari, il baillait tout en observant les alentours. Il ne se doutait de rien, naïf et innocent comme il était. Aujourd’hui, il allait en payer le prix puisque l’un des hommes de Kenshin décocha une flèche qui ne manqua pas sa cible. Elle se plantait dans son corps, il lâchait un gémissement de douleurs avant de s’écrouler aussitôt au sol. Il mourrait lentement au sol sans même avoir pu voir son adversaire.

C’était là notre signal pour passer à l’assaut. On s’apprêtait à quitter nos positions mais c’était sans compter aux rebelles. On entendait un petit groupe se rapprocher de la sortie de leur repaire, torches à la main. On restait en position et on se préparait à l’assaut, une embuscade digne de ce nom.

L’homme qui menait la marche du petit groupe de rebelles aperçu en premier l’homme au sol, flèche plantée dans le coeur. Il se précipita vers lui, manifestement bouleversé par cette scène.


AKI ! AKI ! Répond moi !

Les autres hommes, bien que bouleversés également de voir l’un des leur mort, se mirent en position autour pour regarder s’ils n’apercevaient pas le coupable. De notre côté, on prenait les armes en main, on attendait que notre archer décoche une autre flèche pour sortir de notre cachette. Le début de la bataille avait lieu et katana à la main, je chargeais l’un des rebelles. J’étais bien trop rapide pour lui et une violente coupe diagonale du bas vers le haut suffisait pour le tuer. Le sang giclait dans les airs, il ouvrit grand les yeux lorsqu’il comprit qu’il allait mourir ici-même. Il allait rejoindre le royaume des morts. Je l’observais s’écrouler au sol, sourire aux lèvres.

Les autres se firent massacre aussitôt, l’effet de surprise était total et ils ne pouvaient que laisser échapper des cris de douleur, perdant la vie lamentablement. On avait bénéficié de ce moment de surprise, mais il ne fallait pas pour autant les sous-estimer, se serait là une grossière erreur. Les cris avaient avertis le restant de la troupe dans le repaire et Kenshin d’une voix forte à faire trembler le sol ordonna.


Allez-y les gars ! Massacrez les !

Sa petite troupe ne se fit pas prier pour entrer à l’intérieur de la grotte pour la suite de la bataille. Je regardais avec Tomoe et Kenshin les cadavres, achevant ceux qui avaient encore le malheur de vivre pour leur donner une mort plus digne. Nul besoin de les laisser crever comme des porcs dans un abattoir que l’on égorge pour qu’ils se vident de leur sang.
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[Mission B] La rébellion meurt aujourd'hui [Solo]

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