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 Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri] Mer 29 Nov 2017 - 18:46

Il n’était pas tous les jours facile de se faire une place parmi les autres. C’était d’autant plus difficile dans un endroit encore quasiment inconnu. Gen avait besoin de prendre un peu l’air, à l’écart des foules. Et pourtant, il aurait bien besoin d’y rester, afin de jouer au milieu de tous pour pouvoir gagner un peu sa vie. Tant pis, il ferait ça plus tard.

Il avait juste envie de se retirer un peu et d’aller exprimer ses sentiments en solitaire. Enfin, seulement sa musique et lui. Il se retira dans les hauteurs du village, même si le son allait porter en contrebas. Le panorama était superbe. Il avait une vue imprenable sur les toits du village caché, sur les innombrables arbres qui s’étaient installés entre les nombreuses demeures des Konohajins. Les formes de leur sommet étaient variées, et les espèces d’arbre ne semblaient pas les mêmes.


- Ah, quand même un peu de diversité par ici, pensa-t-il.

Effectivement, l’atmosphère qui régnait au village était incroyablement plus prospère que celle du Pays des Vagues. Il pouvait presque respirer le bonheur des gens. Il n’y avait pas ces auras maléfiques des mercenaires du daimyo. Ces mêmes auras qui terrifiaient les enfants et leur mère à longueur de journée. Mais il ne fallait pas s’obscurcir les pensées ainsi.

Le jeune Senritsu se demandait ce qu’il allait bien pouvoir jouer pour se détendre. Ici pas question de faire un spectacle, il n’avait pas besoin de jouer quelque chose de mémorable, ni de joyeux. Il avait envie de jouer quelque chose de plutôt triste. Ce n’était pas sa souffrance qu’il voulait manifester, mais bien son bonheur d’avoir enfin du répit. Car oui, Gen se sentait enfin à l’abri des horreurs de Nami no Kuni. Sa réflexion se prolongea de quelques minutes.


- Ça y est !

Il savait ce qu’il allait jouer. Il allait jouer l’ode du bonheur. Cette mélodie était à la fois triste et puissante. Mais quand on se laisse prendre par les notes, on est empreint d’une joie immense, cette joie qui fait célébrer la vie.

Et il se mit à jouer, assis sur une pierre, entouré de quelques arbres et du panorama. Il infusait son violon de chakra au fur et à mesure que la mélodie progressait. On pouvait nettement apercevoir l’aura céruléenne qui flottait autour de l’instrument, naviguant autour du musicien en fonction de ses mouvements.

Gen fermait les yeux. Son corps ondulait lentement au rythme de la musique. Il se sentait vraiment seul au monde, et ça lui faisait du bien...

Theme musical:
 

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri] Mar 5 Déc 2017 - 23:25

Il m'est toujours difficile de qualifier ce sentiment. Je me sens comme qui dirait sur un petit nuage et ce en dépit l'épuisement constant inhérent à mon état de pseudo convalescente. Ce sentiment étrange, je ne l'éprouve que lorsque je me tiens en présence de Natsuki, dans nos moments les plus intimes, loin de toutes les formalités professionnelles. Lui travaille encore à son poste de bras droit tandis que moi, de mon côté, je n'ai rien de particulier à faire si ce n'est l'attendre patiemment. Les analyses et éventuels résultats des recherches sur le poison ayant attaqué Suna ne s'obtiendront sous peu, entre attendant je dispose du temps libre nécessaire pour vagabonder en ville, circulant à travers les ruelles au gré de mes caprices et des aléas fluctuant de la foule, parfois amassée devant une établie marchande, ou de quelconques prestidigitateurs itinérants.

C'est dans ces moments-là que je réalise que, d'un bout à l'autre du monde, nous ne somme pas tous si différents. Mis à part nos cultures propres, seules les apparences semblent nous partager et je me plais à découvrir toutes ces eusses et coutumes, écumant, légère, la place commerçante en recherche d'éventuelles victuailles et autres ingrédients dans le but de surprendre mon aimé, par mes talents culinaires qui, je l'estime, se sont grandement améliorés depuis notre dernière rencontre. Présenté ainsi cela peut paraître sot, moi Meïka Aozora Oniri, enseignement Saibogu Red et plus encore membre de l'ancienne confrérie des Marionnettistes, réduisant son temps libre à des activités que l'on peut qualifier de propre aux femmes au foyer. Cette idée me fait sourire car, au-delà des guerres intestines, des complots, des assassinats et des luttes pour des idéaux plus contestables les uns que les autres, il est parfois bon de s'attarder un instant, de s'arrêter pour prendre le temps de souffler. Cela je ne l'ai réalisé qu'il y a seulement quelques années et ce, par conséquent, bien trop tardivement.

Raison pour laquelle je m'efforce à présent de rattraper le temps perdu lorsque ce dernier m'est entièrement dévolu. C'est ainsi que je rebrousse chemin, un sac plein de courses dans la main et mon jeune léopardeau Rikin sur les épaules. Je ne suis naturellement pas passée inaperçue aux yeux de la foule. Mon allure et mon accoutrement contrastent diamétralement avec le charme culture locale, telle la parfaite femme du désert que je suis.

C'est alors, sur le trajet de retour, qu'une douce mélodie arrache mon léopardeau à son sommeil. Le voici qui s'étire de tout son long en ronronnant, prenant au passage le soin de correctement planter ses griffes dans mes épaules. Aussi intriguée, nous tournons à l'unissons le regard dans la même direction. Mes sens plus aiguisés que la moyenne me permettent de comprendre ce qu'il en retourne. Cette mélodie est chargée en chakra et son origine tien d'un violoncelliste à une centaine de mètre de là. N'appartenant guère à la légion des ferventes partisanes de l'art sous toutes ses formes, je m'apprête à poursuivre ma route sans demander mon reste, mais c'est ce sans compter sur mon familier qui, précisément, ne l'entend pas de cette oreille ; et se met de lui-même en quête de l'artiste passionné en dépit de mes injonctions aussi bien verbales que mentales. J’émets alors un léger soupir quelques peu agacée avant d’emboîter le pas tout en levant les yeux aux ciels.

Notre route nous conduit vers les hauteurs du village, c'est ainsi, face à une falaise offrant une vue imprenable que je fais la rencontre du violoncelliste d'azur. Rikin finit par s'asseoir juste en face de lui, les pupilles dilatées la queue remuant légèrement. Le tout est accompagné de ronronnement continue. Je n'ai pas besoin de ressentir ses émotions pour comprendre l'intérêt qu'il éprouve pour ce genre d'aria. C'est à ce moment-là que le jeune homme s'interrompt, sans doute intrigué par l'étrange créature bien trop grosse pour être un chat qui, de ses yeux hagards, le toise avec attention.

« Moi qui pensais que seul les chats étaient mélomane. » Dis-je dans un sourire. Après quoi j'en viens à m'incliner respectueusement devant lui. « Mes hommages... Je me nomme Meïka A. Oniri, envoyée de Suna. Et voici Rikin mon... mon... » Après tout ce temps je n'ai toujours pas réussi à trouver de qualificatif pouvant, à mon sens, lui sied. « Mon compagnon de voyage. Je vous en prie, permettez-nous un instant encore de profiter de vos talents de musicien. Et si vous ne désirez pas le faire pour-moi faite le pour lui. » Fais-je en désignant la grosse boule de poil visiblement encore sous l'emprise hypnotique de la précédente mélodie.

Bien que je sois faite de sensibilité à l'image de tout être vivant et conscient qui se respecte, la musique ne fait, en effet, pas partie de mes credo. Pour autant, avec ce lien que nous partageons, moi et mon familier ; j'admets éprouver une certaine sérénité en présence des talents du Senritsu.


Rikin
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri] Jeu 7 Déc 2017 - 21:43

Quand le jeune Senritsu ouvrit les yeux, il interrompit son action. Une bête bien trop massive pour être un chat était en train de le regarder avec attention. Ses pupilles océan étaient dilatées, généralement signe que les félins se mettent en chasse de quelque chose.

Mais Gen n’avait absolument pas peur des animaux. Au contraire, il les adorait. Vu le nombre de chiens abandonnés que l’on pouvait trouver à Nami no Kuni, il avait appris à partager quelques petits morceaux de poulet qui trainaient par-ci et par-là, quand la nourriture se faisait un peu moins rare qu’à l’accoutumée.

Puisqu’il s’était arrêté de jouer, plus aucun son ne sortait de son violon, et l’aura de chakra avait disparue. Peut-être était-ce cela qui avait attiré le félin. En tout cas, celui-ci semblait avoir apprécié le morceau puisqu’il ronronnait bruyamment. Il faut aussi dire que la taille de l’animal devait favoriser le volume du ronron.

Il décocha un sourire plein de sympathie à l’animal et entendit que l’on s’adressait à lui. Il leva les yeux et tomba nez à nez avec une femme, plus visiblement plus âgée que lui. Son teint basané contrastait avec ses yeux ocres perçants. Ses yeux avaient une couleur ocre féline, contrairement à la bête qui avait des yeux bleus, ce qui était assez amusant. Elle arborait avec élégance une cicatrice sur l’œil gauche, ainsi que des vêtements qui ne faisaient certainement pas penser à ceux qu’il avait pu faire à Konoha jusqu’à présent. Les broderies d’or et d’argent qui ornaient le tissu étaient d’une infinie élégance. C’était exactement dans ce genre de situation que Gen aimait se dire qu’il avait de la chance d’avoir un goût pour le raffinement. Comme il serait dommage de ne pas en profiter.

La jeune femme possédait sur le corps de nombreuses inscriptions ressemblant à des tatouages, peut-être des sceaux, mais ses connaissances n’étaient pas suffisamment étoffées pour qu’il en soit certain. Mais son regard se montrait insistant sur celles-ci, il était véritablement intrigué.
Elle les présenta, enfin, elle-même et son félin, apparemment compagnon voyage. Elle était originaire de Suna, le village caché du pays du vent. Gen ne savait d’eux que quelques petites bricoles concernant les clans qui y avaient établi domicile, enfin, ce qu’il avait pu en lire dans les livres.

- Je m’appelle Gen, du clan Senritsu, c’est un honneur, Meïka A. Oniri. Et Rikin, enchanté. Fit-il en regardant le félin avec tendresse. Effectivement, les Senritsu sont tous mélomanes de nature, ajouta-t-il avec un petit rire innocent.

Elle lui demanda s’il était possible qu’il joue à nouveau, ce qui à vrai dire ne lui posait pas beaucoup de souci. Avant de commencer, il répondit :

- Vous savez, je n’ai aucune raison de ne pas vouloir jouer pour vous non plus.

Morceau du RP:
 
Il entama un morceau, triste également, mais plein d’espoir, et fort en émotions. Il ferma les yeux une fois de plus. Il commença par pincer les cordes avec ses doigts, car c’était ainsi que commençait le morceau, puis il infusa son archet de chakra et continua de jouer. La mélodie lui rappelait la difficulté que l’on pouvait avoir à se faire une place dans un monde cruel dirigé par l’autorité, souvent malsaine, et le désir irrépressible d’en vouloir toujours plus. Il ne se souvenait plus exactement du morceau par cœur, mais il savait improviser, aucune chance que cela ne se remarque.

A nouveau, son aura de chakra dansait autour de lui quand il jouait, il essayait de capturer son mince auditoire de deux personnes avec sa mélodie touchante et profonde.

Il en eut fini au bout de quelques minutes, et reprit doucement ses esprits. Il se risqua à poser quelques questions sur la jeune femme qui l’observait toujours :


- Je viens aussi d’arriver à Konoha, et vous êtes une des premières personnes dont je fais la connaissance. Si je me souviens bien, vous m’avez-dit être « envoyée » de Suna. Qu’est-ce qui vous amène ici ?

Il se gratta le menton naïvement, avant de reprendre :

- Enfin, je ne souhaite pas vous retarder, si vous avez des choses à faire. Termina-t-il avec un rire gêné.

Il fallait avouer qu’il était toujours délicat de rencontrer de nouvelles personnes, mais Gen trouvait aussi la chose extrêmement intéressante. Il se sentait vraiment propulsé dans un tout nouvel univers depuis qu’il avait rejoint Konoha, et la diversité des gens ne cessait de l’impressionner.



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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri] Jeu 21 Déc 2017 - 23:33

Il émane de ce jeune jouvenceaux une aura étrange, incitant à la fois à la méfiance, par mes instincts de Kunoichi, mais aussi à l'apaisement de ma part humaine. C'est alors que je comprends l'origine de l'envoûtement et de cette étrange sensation tel un grand vertige. Ses émanations de chakra finissent par le trahir. Il s'agit de genjutsu. En a-t-il seulement conscience ? Fait-il cela sciemment pour s'exercer à cet art, ou pour donner plus de volute à ses airs mélancoliques ?

Je l'ignore, ou disons plutôt que je ne cherche pas à comprendre et préfère, pour une fois, me laisser porter par l'insouciance évocatrice de ces mélodie. Je me sais à Konoha et donc en sécurité. Il ne peut rien m'arriver. Et s'il n'existe nulle aria en ce monde à même d'atteindre les plus sombres recoins de mon être, celle-ci parvient tout de même à en égratigner la surface. Au moins a-t-il le mérite d'alléger un tant soit peu, et ne serait-ce qu'un temps, le poids du fardeau pesant sur les épaules. Je ne peux toutefois en dire davantage au sujet de Rikin qui lui semble complètement conquis et aux pieds du violoncelliste. Je n'ai alors que pour maigre récompense une brève et humble série d'applaudissement.

« Et bien... Il serait bien sot d'ignorer le talent qui sommeil en vous. Puis-je reconnaître en vos capacités, pour le moins étonnante, celle que l'on apparente aux membres du clan Senritsu ? Vous me semblez en effet bien trop jeune, et bien trop talentueux pour vous présenter en tant que manipulateur acquis de l'Onkyoton. Dans ce cas permettez-moi de me questionner à votre sujet. S'il en est, je dois comprendre que vous vous êtes éloignés de votre terre natale. Qu'est-ce qui vous à poussé à rejoindre Konoha ? Un village militaire qui plus cela étant. »

Les bras croisés je lui adresse un sourire amusé.

« N'y voyez là aucun mal, mais vous ne me semblez pas taillé pour une carrière de Shinobi, pour ce genre de talents, leur place est ailleurs et certainement pas entre ses murs, aussi sécurisant puissent-ils paraître. »

Je reconnais en lui une grande maîtrise du chakra, il en faut pour ainsi envoûter son prochain à l'aide de ses mélodies. Au contraire, il peut tout aussi bien devenir un grand Shinobi, il en a les capacités, mais cela revient à gâcher son potentiel créatif. Enfin, disons-le, je ne suis certainement pas du genre à guider la jeunesse vers la voie que j'ai emprunté, celle des armes, du sang et de la mort. De cette éternelle lutte passée à infiltrer des bastions, assassiner des cibles, écumer les champs de bataille. Certains diront qu'il s'agit d'une accomplissement en soit, personnel certes, mais avant tout pour la gloire de sa nation et la prospérité de son peuple. Ils ont raisons. Moi-même je ne regrette rien et ne souhaiterai jamais revenir sur mes choix de carrières. Toutefois je m'accorde à reconnaître que l'on fait difficilement pire choix que la profession de Shinobi pour gâcher sa vie et celle des autres par la même occasion.

« Vous ne semblez pas être au courant de la succession d'attentat ayant eu lieu il y a peu à la capitale de Kaze. En plus des nombreux blessés et victimes, toutes la populations dans son intégralité, moi comprise, avons été gazé et somme à présent en proie à un virulent poison affectant notre chakra. J'ai été missionné par sa Seigneurie du Vent Ketsueki Yami, afin trouver aide et soutient auprès de la nation de feu. »

Dis-je dans un registre bien plus terre à terre. Quelque fois, il m'arrive de penser que je dois nourrir un certain penchant malsain vis-à-vis de ce genre de chose, pour me relancer encore et toujours telle une parfaite va-en-guerre insatiable.

« Ô vous ne me dérangez nullement, ma mission est actuellement en suspend, j'ai donc tout mon temps libre. Ce serait plutôt à moi de m'excusez de vous avoir interrompue. Hors, s'il vous en est toujours gré, pourriez-vous davantage me parler de vous et notamment des coutumes musicales propres à votre clan ? »


Rikin
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Message(#) Sujet: Re: Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri] Sam 23 Déc 2017 - 21:55

Le regard du musicien s’assombrit. La jeune femme qui lui faisait face connaissait la renommée de son clan. Gen ne savait pas s’il devait en être fier, ou triste. Il ne savait pas si cette réputation était amenée à disparaître, vu ce qu’il se passait actuellement au pays des vagues. Le clan Senritsu était traqué et ce pour plusieurs raisons.

La première était qu’ils formaient des shinobis. Être un shinobi signifiait être un danger pour l’autorité despotique du daimyo de Nami no Kuni, qui ne souhaitait pas avoir le moindre opposant. Ceci étant dit, le daimyo en lui même ne disposait pas de troupes suffisamment entrainées pour faire face aux pouvoirs des shinobis.
Mais ces derniers étaient trop éparpillés. Les Senritsu, n’étaient pas forcément tous des combattants nés, et avaient préféré simplement rester en dehors des conflits, se dispersant à travers le pays. Ils avaient caché le talent de leur progéniture.
La deuxième raison était que certains étaient religieux. Et en ce qui concerne la religion, elle est devenue taboue et oubliée au fil des années, pour les gens communs. L’ancien daimyo en avait fait quelque chose d’occulte et d’hérétique, transformant cette pratique fondamentale de la vie des Namijins en pratique diabolique. Le peuple s’en était donc rapidement écarté.

Ceci étant dit, personne ne savait vraiment pourquoi les troupes du daimyo n’avaient pas mis à sac le temple de Benzaiten dont sa famille était en charge depuis des générations. L’hypothèse de Gen était que le daimyo avait peur de trop provoquer les Senritsu, ce, sans aucun désaccord des membres du clan, et que ceux-ci s’allient pour provoquer sa chute. Le tyran avait donc préféré jouer la carte de la raison, cette fois-ci.

Oniri lui demanda ce qui l’avait poussé à rejoindre Konoha. Mais ce qu’il venait de penser, voyons ! Et la shinobi mit fin à sa digression par une phrase qui le rappela immédiatement à l’ordre. Selon elle, il n’était pas « taillé » pour être shinobi. Ces mots à eux seuls réveillèrent une animosité insoupçonnée dans l’esprit du jeune violoniste. L’espace d’un instant, il eut envie d’hurler. Hurler son désespoir à la figure de la jeune femme qui n’avait que le taquiner, et qui ne connaissait nullement son histoire.


Il la laissa continuer. Elle lui parla de la série d’attentats qui avaient eu lieu au village de Suna. Le jeune shinobi en devenir fut choqué. Même en ces terres qu’il pensait en paix, il se passait aussi des atrocités. Il eut un rictus nerveux et dit ironiquement :

- Alors même-ici, les gens trouvent le moyen de se faire du mal. Je suis navré de ce qu’il s’est passé dernièrement. J’espère que tout se déroulera selon vos attentes et que vous serez tous vite rétablis.


La jeune femme semblait quelqu’un de confiance. Elle avait quand même été dépêchée en personne par la plus haute autorité de son pays. Il se trouvait devant quelqu’un de très haut placé. Il n’était pas question de faire mauvaise figure. Il dit d’un ton très neutre.

- Je n’étais jamais venu au pays du feu. A vrai dire, je n’avais jamais quitté ma terre natale. On pourrait me considérer comme un réfugié. D’autres me qualifieront de lâche. Je pencherai plutôt pour la deuxième version.


Il bougea légèrement pour faire circuler le sang de ses jambes en tailleur sur la pierre sur laquelle il était assis depuis qu’il avait commencé à jouer. Il se montrait très dur avec lui même à ce moment là. Il avait prononcé ses mots avec les dents serrées, et les poings fermés. Ce qui l’apaisa, ce fut le regard du fauve ronronnant devant lui, encore sous son charme visiblement. Il sourit et continua :

- Je suis venu ici pour tenter de donner un sens à mon existence. Le temps où les Senritsu pouvaient essayer de faire carrière dans leur art de prédilection est révolu. Je vous remercie de me dire que j’ai du talent, mais mon existence au pays des vagues… La vie ne vaut même pas la vie d’être vécue là-bas. le daimyo ne missionne pas les gens pour sauver des vies. Il envoie ses gardes torturer les innocents, par pur sadisme. Je suis parti, car ma mère souhaitait que je vive; au moins un peu.


Évoquer ce passage de sa vie n’était pas chose facile. Mais les shinobis devaient aussi en voir de toutes les couleurs. Certains avaient peut-être même vécu pire, au cours de leur carrière. Mais pour lui, son passé représentait ce qu’il y avait de plus dur.


- J’ai peut-être commis une erreur en venant ici. Vous avez peut-être raison. Je ne suis peut-être pas taillé pour être shinobi. Mais je vis dans la tyrannie et la terreur depuis ma naissance. Pensez-vous que si j’avais décidé de vivre paisiblement ici, j’aurais pu être heureux ? J’ai laissé là bas des gens sans défense, des gens que j’aime, qui ont risqué leur vie pour que je puisse venir ici. Si je ne combats pas, que croiront-ils ? Que je n’étais qu’un lâche ? Que je n’en valais pas la peine ?


Les larmes lui montaient aux yeux à grande vitesse, aussi tenta-t-il de garder son calme le plus possible. Il avait peut-être simplement besoin d’extérioriser après tout. Il était finalement plus facile de se confier à des inconnus… A cet instant, il se sentait misérable.
Il leva la tête les yeux humides, et regarda la kunoichi dans les yeux.


- Pensez-vous vraiment que je serai inutile, en tant que shinobi ?


La question était emplie d’innocence, d’honnêteté. Il la pensait vraiment. Ce doute pesait sur lui depuis longtemps. Il se pensait capable d’entraver ses adversaires, et d’encourager ses alliés par sa musique… Mais serait-ce suffisant ?

Précisions:
 

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Message(#) Sujet: Re: Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri] Sam 30 Déc 2017 - 0:40

Je suis quelque peu surprise de la réaction du jeune homme qui, par mes simples dires, semble soudainement en proie à un manège émotionnel assez vertigineux et j'admets en être en partie responsable. Que l'on me blâme pour mon manque de jugement quant au caractère émotif du musicien, j'ai effectivement fait preuve de maladresse, mais il est rien qui puis présentement me couvrir de honte. Je demeure stoïque, quelque peu agacée par ses propos, tout autant que je peux être touchée et compréhensive vis-à-vis de ses malheurs passés. Comme tous nous portons un fardeau et tentons de le gérer tant bien que mal à notre façon. J'ai le souvenir d'avoir été, à une époque lointaine, bien plus pathétique que ce garçonnet pour des maux bien moindres. Toutefois la rigidité de mon être calcifié par l'expérience inhérente à ma profession m'épargne de toute sincère et profonde forme d'empathie à son égard.

« Tout ce que je peux vous dire, c'est que vous ne trouverez jamais la paix à Konoha. Son existence à elle seule est synonyme de conflit et de mort et ce à l'image des autres infrastructures militaire du continent. Si leur but est de protéger leur nation respective afin d'y maintenir un semblant de stabilité, n'allez pas croire que la vie de Shinobi est de tout repos. Il n'y a ni gloire, ni honneur dans cette profession. Être Shinobi c'est savoir faire preuve d'abnégation, renoncé à soit pour les autres, quitte à vivre et à mourir dans la souffrance et l'anonymat. En soit l'on n'entre pas dans les rangs sans une raison bien précise. Cette raison porteuse de volonté, qui nous permet de continuer d'avancer quelque ce soit l'adversité. »

Mon sourire n'est plus, contrairement à la froideur de mes propos, elle, aussi palpable que le violon qu'il tient entre ses mains. J'ai conscience de ma sévérité, mais il doit comprendre qu'il ne s'agit pas du genre de choses à prendre à la légère, les souffrances, quelles qu'elles soient ne suffisent pas toujours à forger les caractères. Puis, passé un court silence, dans un geste lent et mesuré, je viens à glisser une cigarette entre mes lèvres que j'allume d'une décharge électrique depuis l'extrémité de mon index, un mauvais toc que j'ai pris lorsque je tends à trop vouloir réfléchir.

« Réfléchissez bien. Est-ce que vous désirez vraiment ? Est-ce pourquoi vos proches ont du se sacrifier ? » La question est indéniablement piégeuse. « Dans tous les cas sachez que les Shinobi n'ont que faire des notions de bien, de mal ou encore de lâcheté. Vous ne l'êtes pas à mes yeux, actuellement nous n'êtes rien aux yeux de personne. Toutefois vous avez la possibilité de le devenir, que ce soit ici en tant que soldat, ou ailleurs en tant que violoniste de renom et jamais personne ne vous en tiendra rigueur.. »


Rikin
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Message(#) Sujet: Re: Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri]

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Un hymne à la joie [ft. Meïka A. Oniri]

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