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 Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté

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Suna
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Message(#) Sujet: Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté Lun 18 Déc 2017 - 16:59

Je ne me décide à relâcher les épaules qu'après que la porte se soit refermée dans mon dos et que je me sois assurée, par mes capacités sensorielles, que nous sommes tous les deux bel et bien seul. Je me montre alors plus sereine et un maigre sourire, à peine timide, quelque peu mal à l'aise s'étire sur mes lèvres. Nous nous retrouvons enfin après tout ce temps, même si j'aurai préféré que cela se passe autrement. Lui ne se relâche pas pour autant.

Comme toujours il cherche à s'enquérir de mon état alors que je ne veux qu'une chose. Lentement, sans bruit, je me redresse de ma chaise, contourne son bureau et vais me blottir dans ses bras tout en joignant mes lèvres aux siennes. Un long moment de silence s'ensuit. Je profite de ce baiser pour tout ce temps passez loin, de ses bras, de sa chaleur, de son sourir, de tout ce qui fait de lui l'homme que j'aime. Rouvrant les yeux et m'écartant légèrement je l'observe avec compassion avant de laisser reposer ma tête contre son épaule, tout en laissant mes doigts courir dans sa chevelure céruléenne.

« Maintenant oui... ça va... et cela ne pourra qu'aller mieux à partir de maintenant »

Je me perds alors dans ses bras, le visage lové dans sa nuque, me remémorant cette odeur familière qui a comme l'effet d'un baume apaisant sur ma personne. Dès lors plus rien n'a d'importance en ce monde en dehors de nous deux, et ce bureau d'apparence froide, semble se transformer en un des plus chaleureux cocons au monde. Ce n'est qu'une fois de plus, en le retrouvant que je réalise à quel point il m'a manqué, à quel point j'ai besoin de lui dans ma vie.

L'envie me prend comme toujours de vouloir arrêter le temps, que tout soit maintenu en suspend afin de continuer de profiter de cet instant. Seulement, à défaut d'en être seulement capable, je me contente de graver ce souvenir heureux dans ma mémoire. Un de plus. Et ce n'est qu'après cette longue étreinte, un nouveau baiser échangé que nous daignons enfin nous faire face. Je suis dès lors sur un petit nuage, certes épuisée par ma convalescence et le poison, mais à des années lumières de toutes ces folles histoires.

« Je me lève chaque matin avec un peu plus de facilité que le jour précédent. Signe que mon état continue de s'améliorer. » Dis-je sans pour autant le lâcher, comme s'il pouvait me quitter à tout moment. « Je ne pensais pas un jour redevenir une Kunoichi, mais j'ai décidé de venir en aide à Yami lorsque j'ai appris qu'elle est devenue seigneur. Et me voici aujourd'hui. Je... »

Je lève les yeux aux plafonds, quelque peu gênée. Ne sachant pas trop comment je dois aborder la situation, ni même l'interpréter. Tout est si compliqué, mais je finis tout de même par trouver les mots, aussi maladroit soient-ils.

« Je suis finalement parvenue à tirer une croix sur mon ancienne vie. Je réside désormais à la capitale de Kaze et j'ai... Comment dire... Je ne suis pas vraiment une Sunajin à plein temps. Je me suis clairement fait entendre auprès de Yami. Et... En dehors d'une petite équipe et de quelques affaires administratives, j'ai du temps libre. Enfin disons qu'il n'est pas nécessaire que je sois présente en permanence à Suna. Et tu sais j'arrive à présent à maîtriser l'hiraishin. »

Bien sot sera celui incapable de se douter que je ne m'y suis initiée essentiellement pour cela.

« Donc l'on pourrait sans doute se voir plus souvent. Je t'avoue ignorer comment fonctionne le protocole de sécurité du village, je ne doute que les nombreux allez retour d'une étrangère se téléportant dans l'enceinte de Konoha soit apprécié, mais si l'on m'y autorise alors, je pourrais venir te rendre visite régulièrement »

Régulièrement sous-entendant que je m'appliquerai à le retrouver autant que possible, parce que nous avons de nombreuses années à rattraper ensemble et ce essentiellement par ma faute. Faire cela est une bien maigre compensation en comparaison de toutes mes fautes passées et du calvaire que j'ai pu lui faire vivre. Je préfère cependant ne pas y penser et reporte ainsi mon attention sur le parchemin laiss » sur son bureau. Dans une petite mimique qui m'est propre j'adresse un sourire complice à mon bien aimé.

« En réalité il s'agit d'une surprise à mon initiative. Tu veux que nous allions l'ouvrir dehors ? »

Parce qu'il n'existe qu'une seule réponse possible à cette question, nous emboîtons le pas vers la sortie du bureau. J'hésite à lâcher sa main, mais finit par m'y résigner, jugeant qu'il n'est guère avisé d'afficher notre relation aux yeux de tous, tout du moins pour le moment. Seulement à ma grande damnation je réalise que Rikin m'attend depuis le début à la sortie du couloir, si bien que nous nous retrouvons face à une petite boule de poil, à peine plus grosse qu'un chat, nous suivre du regard, avant de finir par nous suivre purement et simplement. Je sens les yeux interrogateur de Natsuki se poser sur ma personne.

« Heu... Natsuki... Je te présente Rikin... mon... mon nouveau compagnon de voyage ! Rikin, je te présente Natsuki mon compagnon ! »

La réaction est sans appel. Le pelage noir du félidé se hérisse tandis qu'il émet un grognement agressif à l'encontre du Nara avant de s'enfuir et disparaître dans les escaliers. Nouveau sourir crispé de ma part.

Décidément rien n'est jamais simple...


Rikin
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté Jeu 28 Déc 2017 - 13:39

Le monde était essentiellement violence. Où que se porte le regard, il n'y avait que le sang, les conflits et la mort à voir. Les rares parcelles épargnée ne l'étaient que pour cacher les prémisses des guerres à venir, les sourires et les rires ne servaient qu'à masquer les affres d'une réalité que l'on avait renoncé à tenter de changer. Mais Natsuki ne craignait pas de vivre dans un pareil endroit. Il n'avait aucune amertume, tant qu'il y avait ces bras qui l'enlaçaient, et dans lesquels il pouvait se réfugier. Aucun jour n'était trop difficile à traverser s'il pouvait à la fin goûter à ces lèvres qui l'embrassaient.

Et lui avait beau n'avoir qu'un seul bras disponible, la force de son étreinte autour des hanches d'Oniri assurait pour deux de lui témoigner combien elle lui avait manqué. Mais si son bras était guérisseur, alors oui, cela ne pouvais que aller mieux. La présence d'Oniri pour sa part effaçait le moindre de ses soucis, l'amenant à flotter sur un petit nuage tant qu'il la gardait près de lui. Blottit l'un contre l'autre, sa joue reposant sur le front de la Saibogu, il fermait les yeux pour figer un instant dont il voulait profiter pleinement. Des moments beaucoup trop rares à son goût, qu'il avait l'impression de devoir voler égoïstement au temps. Mais dusse-t-il cela être le pire des crimes, il continuerait de le perpétrer, si c'était pour la revoir.

Le silence régnait dans le bureau de Natsuki, entrecoupé seulement d'un occasionnel soupir satisfait, ou du bruissement d'un vêtement sur lequel glissait des caresses tendre. Pour autant, il n'avait rien de dérangeant, il n'était ni pesant ni froid. Il était de ces silences que seuls deux êtres complices savaient profiter. L'un et l'autre avaient mille choses à se dire, mais il n'y en avait pas une assez importante pour s'immiscer au milieu de ces retrouvailles, là où aucun mot ne pouvait prétendre exprimer mieux que leur corps le manque de l'autre après tout ce temps.


« Aller pour le mieux, faut voir. »
finit-il par répondre alors qu'il la gardait enlacé contre lui. « Parce que je ne suis pas certain d'avoir envie de te relâcher désormais. »

Et elle non plus, à priori. Une situation qui lui convenait tout à fait. Mais à défaut de pouvoir passer le reste de leur vie ainsi, ils s'engagèrent dans une discussion avec des mots cette fois-ci. Et outre ce petit accent exotique qui avait tant manqué à ses oreilles, ce qu'Oniri avait à lui annoncer ne relevait que du bonheur.


« Je crois que si c'était Noël, je viens de recevoir le plus beau des cadeaux. »
sourit-il. « Mais plus encore que pour moi, je suis vraiment heureux que tu aies réussit à reconstruire ta vie après tout ce qu'il s'est passé. Je me doute sincèrement que cela n'a pas été évident, mais je savais que tu en étais capable. Quoi qu'elle se soit assurée que je pense d'elle, Yami est quelqu'un de fiable, et en la sachant avec toi, je ne m'inquiétais pas outre mesure. »

Les derniers mots d'Oniri lui ôtaient toutefois la question qu'il avait sur les lèvres, à savoir peut-être envisager de s'installer avec lui ? Même si cela faisait un peu tôt pour parler de cela, l'Hirashin ouvrait pas mal de perspectives et de possibilités, mais cela restait coûteux en énergie, que se soit le Pays de l'un ou de l'autre qu'ils choisissent comme résidence principale. Les visites régulières évoquées par la Saibogu les laissaient donc sur le chacun chez soi, ce qui restait la plus raisonnable des options en attendant que leur nouvelle situation se consolide un peu. Et puis, ils avaient le temps. Surtout qu'au regard de ce qu'ils pouvaient se permettre avant , se plaindre de ce qu'ils avaient maintenant ferait de eux les derniers des imbéciles.


« Cela m'a l'air pas mal, pour commencer. »
répondit-il en lui déposant un baiser sur le front. « Pour le protocole de sécurité, j'ai une vague idée de ce qu'il sera. Pour la balise officielle, elle sera sans doute installée dans une salle confinée ne s'ouvrant que depuis l'extérieur, histoire de limiter les intrusions impromptues. Quant à la mienne... hum. Je pourrai peut-être faire construire une petite maison dans le village le plus proche d'ici, histoire d'avoir un peu moins de protocole et plus d'intimité lors de tes venues. Konoha garderait très certainement un œil de senseur lointain dessus pour surveiller l'activité énergétique, mais probablement rien de plus. Cela, ou une pièce capitonnée surveillée près des remparts, qui te permettra d'aller et venir presque à ta guise, après un contrôle de routine. »

Si l'hirashin devenait la nouvelle formalité avec le temps, il était certain que ce genre de mesure deviendrait une norme. Afin de pouvoir accueillir rapidement les nations amies sans s'encombrer des distances, tout en rappelant qu'une méfiance minimale mais assurément essentielle existait toujours. Parce que la trahison ne pouvait venir que des personnes qui avaient notre confiance.


« Et quoi que ce soit, je m’assurerai que ce soit très vite mit en place : tout ce qui peut faire accélérer tes retours ici, je prends. Cela fait bien trop longtemps que je n'ai plus eu le loisir de te prendre dans mes bras. »


Alors qu'il posait ses lèvres sur le cou de la jeune femme, cette dernière lui indiqua le cadeau de Yami, toujours plié sur le bureau, et parti pour le rester.


« Tu me dis qu'il est de toi parce que tu sais que je ne l'ouvrirai pas autrement en connaissant son expéditeur, ou parce qu'il est vraiment de ton initiative ? »
glissa-t-il avec un sourire amusé en se levant à son tour après avoir glissé le parchemin dans sa poche.

Il demandait, mais si Oniri voulait vraiment lui mentir, il n'y verrai que du feu. Il savait – ou espérait sincèrement – toutefois qu'elle n'avait pas réellement de raisons de le faire, hormis surprise ou plaisanterie. Pour se protéger aussi, peut-être.


« Parce que pour le coup... »
poursuivit-il avec un sourire espiègle « … j'ai cru que c'était un présent à la façon de Yami parce qu'elle a enfin remarqué que je lui avais emprunté sans demander son... »

Natsuki s'interrompit brutalement dans sa phrase comme dans sa marche. Il se figea sur place au milieu du couloir, les yeux soudainement réduit à l'état de deux points noirs dans l'immensité blanche. Le nez frétillant et les oreilles aux aguets, il évoquait un animal à l'affut du danger. Et comme s'il n'était fait que d'un seul bloc, il pivota lentement sur lui-même. Un spectateur extérieur pourrait presque l'entendre grincer. Et c'est alors que les yeux du Nara tatoué tombèrent sur ceux d'un félin qui le dévisagea.

Mais pas très longtemps.

Car pour rappel, Natsuki avait un très mauvais contact avec les animaux de par sa nature profonde. Autant la plupart des êtes humains n'y était pas très sensibles, autant la faune, elle, percevait sans problème l'aura de mort qui émanait de lui. Et elle ne l'interprétait que des deux façons possible dans le règne animal : une menace à fuir, ou un ennemi à attaquer. A force, Natsuki avait finit par détester les animaux autant que eux réciproquement.

Il existait toutefois deux exceptions : les oiseaux et les chats. Pour une raison qui le dépassait, toutes créatures à plumes dont le cerveau ne dépassait pas la taille d'une cacahouète se comportaient normalement en sa présence, comme si elles n'étaient pas affectées. Les félins quant à eux, Natsuki les détestait déjà bien avant de découvrir sa vraie nature.

L'air atteint le stade de palpable lorsqu'il fut informé que la créature du diable qui se montrait ouvertement hostile envers lui n'était pas de la vermine errante mais le nouveau compagnon de voyage d'Oniri. La Saibogu avait dû se sentir vraiment seule...

Jusqu'alors, Natsuki avait été convaincu qu'avec la venu de sa bien-aimée, même un coup de kunaï enfoncé jusqu'à la garde ne suffirait pas à gâcher sa journée. Il révisait maintenant son jugement présomptueux.


« Quelle charmante créature. »
dit-il en tournant un visage aux yeux mi-clos et au sourire radieux vers Oniri, l'atmosphère prenant des notes de pastelles et de paillettes.

Quelque part dans le couloir, une vitre se fissura.


« Il nous retrouvera plus tard, j'imagine. S'il vient du Pays du Vent, c'est un tout nouvel environnement qu'il doit avoir envie de découvrir. Bien, nous sortons du coup ? J'ai hâte d'ouvrir ton cadeau. »


Ensemble, ils gagnèrent le Septième Ciel, l'établissement que Natsuki avait fait bâtir à une quinzaine de minutes à pieds du Palais du Hokage. Le lieu de vie à proximité de son travail, le rêve de tout salarié...


« Tu as honte de moi en public ou tu as juste trop peur des ragots pour me tenir la main ? »
lui avait-il demandé en chemin, clin d’œil amusé à l'appuie avant de ne pas lui laisser le choix et de prendre la sienne dans sa main la sienne. « A moins que tu aies prévu d'alterner tes journées entre étudier avec les Hayashi et rester enfermée dans ton logement, sache que personnellement j'aimerai t'offrir un peu plus que passer du temps avec toi seulement entre quatre murs. Même si assurément, nous trouverions quand même de quoi nous occuper pour ne pas avoir le temps long si ce devait être le cas. »

Il indiqua du plâtre le dernier étage de la pagode du Septième Ciel.


« Si cela te va, c'est là-haut que tu seras hébergée. C'est un peu plus confortable que là où est ton étudiant dormira, et le garçon de service est plutôt séduisant, mais je comprendrai que tu me dises si tu préfères passer tes nuits dans un établissement publique plutôt que chez moi. »


Il haussa un sourcil avec un sourire en coin, puis baissa les yeux vers là où ils étaient. A savoir, une terrasse que la fin de saison rendait inoccupée, les clients du restaurant préférant prendre leur repas à l'intérieur.


« Il y a assez de place ici pour que je puisse ouvrir ton cadeau ? »
demanda-t-il.

Le moins que l'on pouvait dire était qu'elle avait piqué sa curiosité avec ce sceau. Et puis, il tenait à profiter de l'instant, tant qu'un certain sac de poils n'était pas dans les parages pour tout gâcher.

La nature même de ces animaux-là.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté Jeu 4 Jan 2018 - 15:54

Tout compte fait cela ne s'est pas si mal déroulé, sa rencontre avec Rikin. Mon petit ne l'a pas attaqué et réciproquement. Toutefois, je peux aisément qualifier de « méga-flippant » le sourire mécanique (qui n'est pas sans m'évoquer un certain bublbehead) que Natsuki m'adresse au moment de me donner son opinion sur l'animal. Je lui réponds par le même sourire crispé accompagné d'un léger rire nerveux en guise d'unique réponse. Voilà une histoire qu'il me faudra suivre avec attention. Après quoi nous reprenons notre marche vers l'extérieur et je m'empresse de changer de sujet, quand bien même tout ce qui va être dit implique une assurée et future présence du léopard dans nos vies.

« Je ne t'oblige à rien, je t'en dois déjà suffisamment. » Dis-je quelque peu gênée. « Mais s'il me faut choisir, je préfère encore que nous profitions d'un semblant de tranquillité en dehors de ces murs. Non pas que Konoha soit désagréable à vivre bien au contraire, mais je ne suis guère amatrice de chambre capitonnée et d'inspection journalière à chaque allé et venu. Puis je pense que nous avons déjà suffisamment vécu dans un cadre militaire pour cette vie. Changer un peu ne nous fera pas de mal. Il en vaudra de même si tu acceptes de m'accompagner de temps à autre à Suna. Bien que militarisée, la capitale n'a en rien perdu de son charme et reste celle que je t'ai faite découvrir jadis. »

A ces mots je me colle un peu plus contre lui, cette mention réveillant en moi de vieux souvenir, celui de cette brève, mais douce, accalmie durant laquelle nous avions tous les deux appris à nous connaître. Je porte par ailleurs en ce moment même la moitié du pendentif de corail que nous avions fait confectionner à l'époque. Et je peine à croire encore à cet instant, que tout ceci peut devenir notre quotidien. Tout est à portée de main après tant d'années. C'est à peine croyable. En attendant je suis assez curieuse à l'idée de découvrir le domicile de Natsuki et quelque peu nerveuse d'éventuellement rencontrer ses proches. Je suis par ailleurs surprise qu'il s'adonne à la moindre marque d'affection en publique. Ce n'est pas vraiment une question de honte comme il le prétend avec amusement, je n'imaginais pas les choses ainsi, tout simplement.

« Disons que je préfère éviter de propager des rumeurs dans un premier temps. Sitôt, je craignais que cela fasse courir diverses rumeurs à notre sujet si bien que certain mauvais esprits en viennent à penser que notre relation puis indirectement impacter sur les relations liants nos deux nations. »

En disant cela à haute voix, cela me semble aussi sot que pertinent. Mais que penser d'autre ? Je reste une Kunoichi avant tout, et la part « humaine » qui est en moi n'aspire guère à mélanger travail et vie privée.

« Et... c'est ici que tu habites ? »

Je le regarde avec des yeux ronds, tantôt lui, tantôt l'imposante structure somme toutes assez luxueuses de plusieurs étages se dresser dans le ciel. Cette surprise, s'il en est, me fait réaliser à quel point je suis ignorante des nombreux éléments qui composent la vie de mon bien aimé. Chose que j'espère pouvoir corriger dans un avenir proche. En attendant nous nous tenons sur une terrasse assez spacieuse et dégagée rendue déserte par la fraîcheur de ce début de saison. Natsuki semble plutôt pressé d'ouvrir son cadeau. Mais avant toute chose il mérite d'être rassuré qu'en à son contenu.

« Il s'agit d'une initiative purement personnelle. J'ai mentionné Yami seulement pour faire bonne figure aux yeux de tout le monde. »

Ce faisant je me saisis du parchemin afin de le dérouler sur la terrasse, laisse apparaître un sceau d'une taille assez conséquente. Et c'est dans un sourire que je tends le bras, paume vers le ciel, pour inciter mon Nara a ouvrir son cadeau. Un seul mudra suffit à dégager le sceau dans un nuage de fumée avec panache. Après que le tout soit retombé, Natsuki, et certainement une bonne partie des résident du quartier, on alors tout à loisir de contempler une immense tour à l’architecture approximatives intégralement composé de boîte de céréale Captain Ukulélé format deluxe. Il y en a suffisamment pour ravir une famille complète, petits et grands compris, durant plusieurs années. Quelques décorations telles que des guirlandes luminescentes et des canons à serpentins et confettis, parce que rien n'est trop beau. En effet, je ne pouvais décemment me rendre à Konoha sans en ramener avec moi.

« J'espère que cela te plaît ! » Dis-je tout en me lovant contre lui, devant le déluge de lumières, de couleurs et de paillettes. « A présent si tu me faisais découvrir plus détail ton appartement ? » Murmuré-je d'un ton à peine mielleux dans le creux de son oreille.


Rikin
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Message(#) Sujet: Re: Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté Dim 7 Jan 2018 - 14:31

Peut-être qu'en fin d'après-midi à l'ombre ou en début de nuit, l'effet de lumière et de confettis aurait été encore plus impressionnant, mais à la simple vue de cette tour de boites de céréales si cher à son estomac trouvait que le spectacle se suffisait à lui-même. Dignement, il garda une larme perlant dans le coin de son œil tandis que sa main se resserrait sur celle d'Oniri, et sans quitter du regard son cadeau immense, il annonça :

« Je ne sais pas ce qui j'ai été dans mon existence précédente, mais j'ai assurément dû faire beaucoup de bien autour de moi pour mériter une femme aussi merveilleuse que toi dans ma vie. »


Il resta un moment encore le regard perdu sur l'immense tour, sans vraiment savoir où poser les yeux, jusqu'à ce qu'une douce voix dans le creux de son oreille le ramène à la réalité en stimulant d'autres désirs plus terre à terre.


« Je ne sais même pas où je vais pouvoir ranger tout cela. Mais je vais trouver. En attendant... »


Natsuki rescella son cadeau dans le grand sceau qui les transportait initialement, puis tendit le bras d'un geste galant.


« … si vous voulez bien me suivre. »


Il la guida en direction d'une porte située sur le côté de la pagode.


« Seul le dernier étage du Septième Ciel est habité. Pour le reste, il s'agit de différents commerces, comme le restaurant du rez-de-chaussée, ou le cinéma du premier. Chacun à son entrée particulière, tout comme mon appartement. C'est par ici que je rentre. Tu n'as pas peur des escaliers j'espère ? »


Il disait cela en plaisantant, mais il avait déjà vu une de ses étudiantes soi-disant sportive en train de cracher ses poumons une fois arrivée devant sa porte.


« J'ai fait construire chaque étage indépendamment de l'autre, petit à petit sur trois ans. C'était une manière de m'occuper l'esprit pendant que... »


Pendant que tu étais partie. La phrase mourru toutefois sur ses lèvres, ne laissant qu'un silence gêné alors qu'il s'était immobilisé sur le palier du premier étage. Le regard posé sur Oniri, il se fendit d'un sourire un instant plus tard, et lui déroba un baiser.


« Peu importe. J'ai achevé sa mise en service totale au tout début de cette année, et le succès est plutôt au rendez-vous pour chaque étage. Tu pourras visiter si tu veux, mais je pense que c'est celui-ci qui t'intéresse le plus dans l'immédiat. »


Celui-ci, c'était le second et dernier étage. Le palier donnait sur deux portes. L'une portait le nom de Nara Nastuki sur une plaque clouée à hauteur des yeux, l'autre avait juste un judas.


« Celle de gauche donne sur mon bureau. C'est là que je gère tout ce qui a attrait au Septième Ciel. Rien de particulièrement intéressant donc. Celle-là par contre, c'est là où j'ai emménagé l'an dernier quand j'ai quitté le quartier Nara. »


Natsuki déverrouilla la porte, et en s'inclinant, invita la jeune femme à entrer.


« Après vous, Mademoiselle Meïka. »


La porte donnait sur un vestibule dont la taille ferait envie à un studio d'étudiant, avec d'un côté un placard à rideau pour y déposer son manteau, et de l'autre un meuble en casier où une partie était occupée par des chaussures, et une autre des chaussons.


« Si tu fais toujours la même pointure, celle-ci devrait t'aller. »
dit-il en désignant une paire de chaussons d'aspect convenable.

'' Aspect convenable '' signifiant qu'elles ne ressemblaient pas à deux têtes de lapins passées sous un bus, comme ce qu'Oniri avait déjà pu lui observer aux pieds.


« Ici, c'est le salon, que j'utilise aussi comme salle à manger. »


Avec près de trois fois la taille du hall d'entrée, il pouvait se le permettre. La pièce était grossièrement séparée en deux, avec à droite un large canapé et fauteuil d'angle encadrant une table basse, et à gauche une grande table dont la banquette et les chaises pouvaient recevoir facilement huit personnes.

Et comme Oniri pourra le voir un peu partout dans les couloirs et les pièces de vie, meubles comme murs étaient essentiellement décorés avec des photographies. La plupart d'entre elles montraient Natsuki à différents âges de sa vie, entourée par une famille qui l'aimait et qui malgré la guerre avait réussit à faire fleurir des moments de bonheur. Aucune en tout cas ne semblait avoir été prise en hiver...


« A ta gauche au bout de la pièce, tu peux voir la cuisine. Elle donne sur le cellier, la buanderie, ainsi qu'une chambre qui a sa propre salle de bain. »


Il y avait aussi la salles d'arme avec verrou, mais faute de raison particulière de s'y rendre, il passa outre et dirigea Oniri vers le couloir de droite. Mais juste avant...


« Le salon donne sur la terrasse, mais étant donné qu'il fait plus frais au second étage qu'au rez-de-chaussée, l'on va se contenter de la regarder par la baie vitrée si tu veux bien. »


Par choix, Natsuki avait dirigé la terrasse vers l'extérieur du Village de Konoha plutôt que vers la montagne : l'horizon était plus large, et le mont sans sculpture empiétait moins sur le ciel.


« Le couloir donc. Le côté droit donne sur la plus grande chambre de la maison, mais j'avoue ne pas m'en servir. Elle sert surtout à accueillir, je n'ai personnellement pas besoin d'autant de place. Les toilettes sont juste à côté, au bout du couloir. »


La visite de ce côté là fut assez rapide, dans la mesure où il n'y avait rien de particulier. Il la guida donc rapidement vers les deux dernières pièces à l'autre extrémité du couloir. Une seule porte dans le fond, qui s'ouvrait sur une chambre d'une trentaine de mètres². Sa chambre.


« C'est ici que je dors. »


Pour ceux qui l'avaient connu, il s'agissait d'une reproduction assez fidèle de la chambre qu'il avait chez ses parents, à la différence qu'elle était bien plus grande, et que le lit s'était adapté aux dimensions. Pour le reste, c'était plus ou moins la même chose. Il y avait les mêmes meubles, les mêmes placards, la même guitare à la peinture usée par le soleil dans un coin, et même deux figurines articulées sur une étagère, souvenirs probable de ce qui furent ses jouets préférés quinze ans plus tôt. Une bobble-head bien connu du couple trônait bien évidemment parmi elles, veillant tel un gardien sur le sommeil des occupants de son regard.... bienveillant ? Le tout était impeccablement rangé : l'éducation militaire de Natsuki se ressentait bien là.

Une différence majeure par rapport à son ancienne chambre était la porte en face du lit. Si elle existait déjà avant, elle ne donnait plus sur son armurerie personnelle mais sur une immense salle de bain qui n'avait absolument rien à envier à la chambre en terme de taille. Carrelée au sol comme aux murs dans des nuances de bleu, le regard tombait d'abord sur un grand miroir au-dessus d'une double vasque. Des étagères ouvertes en métal portaient différentes affaires de toilettes, serviettes et autre nécessaire à salle de bain, mais surtout du matériel de soin du corps que l'on utilisait dans les baignoires.

Une baignoire remplacée ici par un large jacuzzi qui avait su profiter de la taille de la pièce pour s'étendre. Les boutons présents dessus ne laissait pas douter sur le nombre de ses fonctionnalités, au point qu'il en occulte presque la douche à l'italienne en vitres teintées présente dans un coin de la salle de bain. Un coin très largement occupé.

Profitant qu'Oniri prenait connaissance avec les lieux, il se glissa dans son dos, et passant son bras libre par-dessus son épaule pour la lover contre lui, il déposa un baiser sur la joue avant de poser son visage contre, de sorte à pouvoir la voir.


« Je te laisse choisir la chambre où tu veux poser tes affaires ? »
lui murmura-t-il avec un clin d’œil complice. « Je vais te faire couler un café dans le salon pendant que tu t'installes. »

Il laissa ainsi quelques minutes dont elle avait probablement besoin. Outre le long trajet, elle n'avait pas encore eu vraiment le temps de se reposer depuis son arrivée à Konoha. Et c'était lui même un temps dont il avait besoin pour se préparer, alors que dans la cuisine il ôtait l'écharpe qui maintenait son bras plâtré. Le plâtre posé sur le plan de travail, il chercha des doigts les discrètes petites encoches sur le côté, qui libérèrent le couvercle. Il s'ouvrit alors en deux comme s'il s'agissait d'un coffre, révélant le bras qu'il contenait.

Un bras qui n'avait d'humanoïde que la forme.

Natsuki l'ôta du plâtre, et le porta à sa vue en serrant et relâchant le poing à trois reprises. Ses doigts blancs du côté de la pulpe et couverts d'une corne rugueuse bleu foncé sur le dessus répondirent à ses commandes sans problème. Tout comme le reste du bras aux muscles sombres et violacés jusqu'au biceps qu'il articula pour chasser l'engourdissement dû à l'inactivité.

Peu de gens l'avaient vu ainsi. Depuis qu'il avait remplacé le bras qu'il avait perdu quelques années plus tôt, la plupart du temps, il le gardait caché dans un faux plâtre à l'abri des regards. Il n'en avait pas vraiment honte, mais il n'était pas encore tout à fait prêt non plus à se montrer au grand jour, même si des événements survenu au cours de l'été avaient un peu changé la donne. Cela lui évitait les regards en biais et les questions muettes.

Pour Oniri par contre, il n'avait pas de secret. Elle savait de toute façon, elle était là quand il avait perdu son bras d'origine.

Après un brin de toilette de son bras droit donc, il fit craquer ses doigts puis s’attela à faire préparer le café et le thé. Oniri l'attendait dans la salle à manger, qu'il rejoignit sans la moindre gêne pour ce qu'il avait à montrer.


« Voilà pour toi. C'est la marque la plus proche de ce que tu buvais à Suna. J'essaie d'avoir de la variété pour quand je reçois. »


Prenant place à côté d'elle, il passa naturellement son bras gauche autour de ses épaules pour s'installer confortablement.


« Cela me semble presque surréaliste que nous arrivions enfin à nous voir comme ça, dans un cadre posé, après tout ce temps. »


Après tout ce qui s'était passé, envisager une vie simple relevait en effet de l'exploit. Et pourtant ils y étaient, même si ce n'était que temporaire. Et après tant de temps séparés, Natsuki profitait de chacun de ces instants de détente avec elle.


« Alors comme cela tu envisages de m'emmener occasionnellement prendre des vacances au Pays du Vent ? Ce serait avec plaisir. »


Surtout avec l'hiver qui commençait tout doucement à rappeler que l'automne ne durera pas éternellement.


« La dernière fois, je n'avais pas vraiment eu l'occasion de visiter. La dernière fois que j'ai vraiment pu en profiter, c'était avec toi. Quand nous avions fait ces superbes colliers. »


Des colliers qui ne s'étaient plus assemblés depuis des années non plus.


« Ce que tu m'as manqué... »
murmura-t-il en perdant son visage dans sa chevelure.

Son étreinte se resserra un peu plus. Une part de son inconscient ne semblait toujours pas convaincu qu'Oniri n'allait pas disparaître s'il la lâchait.
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Message(#) Sujet: Re: Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté Sam 20 Jan 2018 - 12:35

« Pour s'occuper l'esprit. » Il ne m'en faut pas davantage pour comprendre et je peine à réprimer une moue quelque peu mal à l'aise quant à tout ceci. L'on aurait raison de dire que je m'en fais trop pour finalement quelque chose de bien futile au regard de ce monde et de nos vies respectives, mais avec tant de maux sur la conscience il m'est parfois difficile de garder la tête haute comme en cet instant. Heureusement, un baiser vient aussitôt dissiper la gêne qui s'est immiscé entre nous. Et c'est à présent, dans un sourire attendrit, lovée contre-lui, mes bras entourant sa nuque que je lui susurre ces mots :

« Ne t'en fais pas... A partir de maintenant tu n'auras plus besoin de tout ceci pour t'occuper l'esprit. »

Dis-je en lui volant un autre baiser avant que nous commencions à gravir les marches de l'escalier menant à son appartement. Je lui rends alors sa révérence avant d'entrer à l'intérieur, éprise de mille curiosités quant à ce qu'il peut renfermer. Encore une fois, le fait de nous êtres côtoyés qu'en de trop rares occasions ne m'a jamais permis d'apprendre à le connaître dans un cadre plus intime, notamment celui de sa vie personnelle. Et les lieux sont plus ou moins comme je les avais imaginés, autrement dit avec un certain goût pour la simplicité tout en restant accueillant.

Sitôt mes spartiates troquées contre une paire de chausson confortable il ne me faut guère plus d'un pas à emboîté pour arriver dans le salon. Instinctivement, mon attention est attirée par les nombreux cadres et photographies disséminé un peu partout dans les différentes pièces. Je fais naturellement mine de ne pas trop m'y intéresser par convenance, afin de ne pas paraître trop envahissante bien que je sois brûlante de découverte sur sa vie passée. Et comme si cela peut paraître étonnant, ces dernières, nombreuses, se présentent tels les reflets d'une enfance heureuse et épanouie, entouré d'une famille aimante. En somme tout ce qui m'a toujours fait défaut et c'est non sans une pointe d'ironie, quelque peu amer, que je comprends pourquoi il est bien plus ouvert au monde que moi. Et en même temps je ne peux m'empêcher d'être heureuse pour lui. Parce que je l'aime et qu'il mérite d'avoir cette famille.

C'est alors sans attendre que Natsuki me fait poursuivre la visite de son vaste appartement si bien que nous finissons par nous retrouver dans sa chambre, assez spacieuse de surcroît. Afin, c'est à ce moment précis que mon regard croise cette création, à savoir le fruit de notre labeur conjoint à Natsuki et moi, la figurine dont je soupçonne d'avoir été possédé par une quelconque entité démoniaque aux moments de son assemblage. Je le vois qui m'observe de son regard pénétrant tout en m'adressant son sourire plein de dents. Je l'imagine sans mal s'adresser à moi et me dire :

« Salut Oniri, ça faisait longtemps ! Ça te dirait de venir jouer avec moi ? » Ou quelque chose dans ce genre-là.

Autant dire que je me satisfais rapidement de quitter la chambrée et par défaut son champ de vision, pour découvrir une salle de bain dont la surface est en parfaite adéquation avec le reste du bâtiment. Étant moi-même habituée à vivre dans un certain luxe je suis guère dépaysée. Natsuki n'a alors rien de plus à faire que de me serrer contre-lui pour achever de me faire adopter cet endroit. Lorsqu'il demande où est-ce que je souhaite m'installer, je me contente d'un sourire mi-espiègle mi-provocateur avant d'envoyer mon sac de voyage directement sur son lit. Je n'ai cependant que peu d'affaire pour des raisons pratiques. Ce faisant, il n'y a rien à installer, tout du moins pour le moment. J'en profite alors pour rafraîchir en passant par la salle de bain. Un peu d'eau sur le visage suffit n'ayant pas de maquillage. Je reste cependant, l'espace d'un court instant, face à mon reflet.

J'ai beaucoup changé depuis ma dernière rencontre avec Natsuki. Je me suis en quelque sorte faite une nouvelle identité et ainsi, sans m'avoir intimement connu dans le passé, un individu lambda pourrait facilement me confondre avec une autre personne. Ma peau mâte aidant ainsi que ma coiffure et mon style vestimentaire en diamétrale opposition avec ce que je portais jadis. Les raisons de ce bouleversement sont nombreuses. Que ce soit pour m'assurer de ne plus ressembler à Red que pour d'autres plus... personnelles. Je m'étonne cependant du manque de réaction de Natsuki face à ce changement. Peut-être que cela ne lui plaît pas ? Je préfère enfermer cette idée sous clé au fond de mon esprit. Je n'ai pas vraiment la tête à cela et la situation ne s'y prête guère. Ce faisant, je finis par le rejoindre dans le salon. Il a détaché son plâtre, mettant ainsi à jour son bras recouvert d'une épaisse chitine, rugueuse, dont les aspérités sont nuancées par différentes teintes, allant du plus clair sur l'extrémité des griffes qui lui servent de doigts aux plus carmins sur toute la partie désignant son avant bras.

« Tu as honte de te montrer en public ? » Dis-je en reprenant ses mots du haut de ma chaise, un sourire mesquin au bord des lèvres et une idée derrière la tête.

Tandis qu'il me sert le café, je laisse alors imperceptiblement mon chakra circuler dans mon corps. Sans doute de quoi attiser la curiosité des gardes posté dans le quartier en contre-bas sans pour autant les alerter. Une énergie, alors semblable à de petites flammes bleutés s'échappe des pores de ma peau, si bien qu'elle finit par s'effriter puis se désintégrer lentement afin de laisser place à une nouvelle au reflet d'acier. Mes yeux ne sont alors plus que deux orbites pales imprégnés d'énergies. Un jeu de corne épouse désormais la forme de mon crâne et mes mains et mes pieds ne sont plus que des griffes chitineuses, le tout non sans évoquer de loin le bras démoniaque de mon compagnon. Je plie alors mes phalanges engourdies par la métamorphose avant d'effectuer quelques moulinets des poignets. Le tout s'est passé en douceur, sans souffrance ni vacarme si bien que mes chaussons ont été épargné par la transformation. Mes « pattes griffures » reposent désormais dessus, le tout avec un naturel déconcertant. Celle qui fait à présent face au Nara n'a plus grand chose d'humaine en dehors de sa physionomie.

Spoiler:
 

« Et crois-tu que tu aurais honte de moi ainsi ? » Argué-je dans un nouveau rictus espiègle qui cette fois-ci révèle une rangée de petits crocs effilés. De la sorte je laisse sous-entendre que je compte rester sous cette forme un moment, quitte à sortir dehors.

Si l'on peut m'attribuer nombres de défauts ; celui de ne pas totalement assumer ce que je suis n'en fait pas partie. J'ai bien trop vécu et bien trop vu de choses en ce bas monde pour m'en soucier.

Je n'ai alors aucune difficulté à me saisir de ma tasse de café en dépit de mes griffes légèrement incommodante. Le plus dur pour moi et de faire en sorte de ne pas la briser. La boisson est assez qualitative et arrive sans difficulté à évoquer ma terre d'accueil en dépit du climat d’autonome. Mais ce n'est que lorsque Natsuki vient s'asseoir à mes côtés que je trouve réellement du confort en me lovant contre lui, déposant au passage un baiser sur son bras chitineux. Passer ainsi le reste de la journée ne me dérangerait pas outre mesure, bien au contraire.

« Je t'avouerai que j'ai aussi un peu de mal à y croire. Nous y arrivons enfin après tout ce temps. » Dis-je pensif tout en posant ma joue contre son épaule, m'imprégnant dès cet instant de son être, de sa chaleur, de son odeur, de tout ce qui le définit, de tout ce qui m'a tant manqué durant ces longues années. « Je compte bien encore te faire découvrir le pays, il y a certaine personne que j'aimerais aussi te présenter... Yami sera également ravie de te revoir. » Repris-je après une courte pause. « J'ai également une élève. La première depuis bien longtemps. C'est une Ketsueki également. Durant un entretien j'ai laissé sous-entendre que je pouvais être une Akuma. Si tu avais pu la voir. Elle était brûlante de curiosité. Et en apprendre plus à ce sujet s'est rapidement transformé en source de motivation pour elle. » Détendue, les yeux clos, toujours contre-lui, je gratifie son torse, autant que faire se peut, de caresse. Ma main libre quant à elle laisse ressortir mon pendentif de corail au bout d'une de mes griffes. « A présent nous avons tout notre temps pour en créer d'autres... »


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Message(#) Sujet: Re: Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté Jeu 25 Jan 2018 - 15:19

Il ne fallu pas longtemps à Oniri pour mettre le doigt sur un endroit douloureux, et bien que ce n'était qu'avec l'intention d'égratigner, elle écorcha bien plus que ce qu'elle pensait.

« Entre autre, oui. »
finit-il par avouer stoïquement.

Il regarda quelques instant ce bras, tournant sa main aux doigts écartés dans un sens puis dans l'autre. Oniri voulait savoir, et c'était normal. Il s'était passé tant de choses depuis leur dernier affrontement. Tant de choses au point qu'il réalisa qu'ils ne se connaissaient pas tant que cela tous les deux. L'essentiel du passé d'Oniri, il l'avait apprit de la bouche d'autrui. Quant à elle, elle avait surtout vu ce qu'il avait dans le crâne à travers des projections qui ne le mettaient guère en valeur.

Dans le fond, les seuls moments qu'ils avaient eu pour eux, pour se découvrir et pour s'aimer, ce fut pendant son séjour à Suna. Il ne savait même pas s'il pouvait compter leur brève passage au Temple de Maskine, bien que ce fut le début de tout, en un sens. Les quelques jours après l'anéantissement de Red, pour leur part, avaient surtout servit à assainir les bases de leur relation laissée en suspend des années durant.


« J'ai fait un énorme travail sur moi-même depuis que tu m'as aidé à surmonter mon corps. Et le regard des autres au final, me laissait de plus en plus indifférent, même s'il m'arrivait de mentir. Mes cornes par exemple peuvent très bien passer pour un attribut de Gekei, ce n'est pas ce qu'il y a de plus étrange en ce monde et dans l'esprit des gens. Là n'est même pas la question. Mais c'est moi que cela dérange encore. Surtout depuis l'incident de cet été. »


Natsuki parlait avec calme et une certaine légèreté, mais Oniri connaissait assez de son fonctionnement pour savoir que même si c'était moindre, le sujet le travaillait toujours beaucoup.


« Je me contrôle globalement, et ne me laisse pas aisément entrainer dans la furie comme avant. Elle ne guide même plus mon quotidien. Et même quand cela arrive – très rarement -, je n'ai jamais besoin de beaucoup de temps pour imposer mon esprit et me canaliser. Très encourageant, en somme, et c'est probablement pour cela que j'ai commencé à en parler à certaines personnes. Mais l'été dernier... »


Il marqua une courte pause, comme buttant sur une pensée désagréable.


« L'été dernier, j'ai été prit dans une explosion au cours d'une mission. Une tempête de feu qui aurait réduit n'importe qui d'autre à l'état de petit tas de cendres. Moi, prit par surprise, j'ai baissé ma garde un instant, et galvanisé par la douleur, le pire de moi a prit le dessus. »


Rien de grave en l'état, Natsuki comme Oniri étaient confiants dans les capacités du Nara tatoué pour gérer les pulsions de son corps. La Saibogu attendait donc le '' mais ''.


« Mais ce qui n'aurait pas dû prendre plus de trois ou quatre minutes pour me calmer en a prit sept. Je parle en heure cette fois-ci. La cause ? L'un des Yamanaka les plus retors que le clan ait porté passait par là, et a tenté de calmé le jeu en sortant mon esprit de mon corps. Je te laisse imaginer ce qui est arrivée à une rage sourde sans plus aucun inhibiteur pour la contrôler... »


Un carnage effroyable sans aucune victime humaines heureusement – pas même pour le Yamanaka, dommage. -, mais qui a frôlé la catastrophe aux portes du Village.


« C'est la Hokage en personne et trois de ses centipèdes vénérables qui ont dû m'arrêter, à l'entrée de Konoha qui plus est. Le combat n'a été équilibré que parce que j'avais le corps en lambeaux, et que j'avais été renvoyé à ma place pour commencer à purger tous les étages inondés par la rage. Beaucoup de gens sont au courant de ce que je suis maintenant, même si la vérité a été altérée. Les regards ont changé. »


Mais ce n'était pas ce qui le peinait, comme il l'avait dit plus tôt.


« Ce n'est pas si dérangeant en soi, cela fait plus de dix ans que je me prépare à cela. Ce qui me fait vraiment honte avec ce bras, c'est qu'il me rappelle que malgré tout ce que nous avons fait, il reste toujours une fenêtre par laquelle je peux devenir vraiment violent. »


En définitif, c'était une fois de plus à lui-même qu'il se cachait des choses. Et comme une simple réponse à tout ceci, Oniri se transforma sous ses yeux, pour prendre l'apparence correspondante au sang qui coulait dans ses veines. Et sur une simple question, elle balaya toutes ses craintes.


« C'est fou comme dès que tu es là, je me sens à nouveau capable d'affronter la terre entière sans la moindre hésitation. »
glissa-t-il avec un sourire charmé à son attention.

Un sourire qui signifiait aussi '' mes craintes n'ont pas de raison d'être. '' Une preuve de plus qu'il avait besoin d'elle dans sa vie.


« Non, je n'ai pas honte de toi. »
répondit-il en secouant la tête. « Et je ne devrai pas avoir honte de ce que je suis non plus. Il est peut-être grand temps que j'arrête de me cacher de la sorte. »

Et de dire adieu à son plâtre. Peut-être pour autre chose, de plus discret et de plus confortable, mais qui n'aura plus la même fonction. Qui ne sera plus là pour lui voiler la face.


« Je vois que tu n'es pas la seule à avoir changé de look. Ta métamorphose aussi a évolué j'ai l'impression. »


Ses doigts glissèrent le long des cornes d'Oniri, coulant jusqu'à ses cheveux qu'il suivit jusqu'à ramener sa main en coupe sous le visage de la jeune femme, et tendrement, déposer un baiser sur ses lèvres.


« Et je continue de vous aimer toutes les deux comme vous êtes. »
lui murmura-t-il.

Lovés l'un contre l'autre, les boissons allaient finir par menacer de refroidir. Sauf qu'il n'y avait personne dans ce salon pour s'en soucier. Aucun d'eux n'y était vraiment, en réalité, alors que leurs esprits flottaient sur un petit coin de paradis doré au soleil.

Du moins, jusqu'à ce qu'un indésirable et indésiré gros nuage gris vienne s'interposer entre les chauds rayons et lui.


« Yami, je n'en doute pas. »
répondit-il du ton de celui qui sait contenir sa contrariété avec classe tout en exposant clairement qu'il vient de se faire gâcher son instant.

Il souligna sa petite mise en scène en portant sa boisson à ses lèvres.


« Mais pour la réciproque, je suis beaucoup moins convaincu. »


Les deux individus ne se supportaient pas, et rejetaient essentiellement cette faute sur l'autre. Mais par égard pour la bienséance, leur rang social, et leur amour commun, leurs rencontres se résumaient principalement à celui qui parvenait à suriner verbalement l'autre avec le plus d'élégance plutôt qu'en bain de sang.


« Une seule étudiante ? »
demanda-t-il, trop pressé de clore le sujet Yami. « Je croyais que Ayato était de ton équipe, lui aussi. C'est juste un partenaire de mission du coup, en réalité. »

Il s'abstint de demander si elle avait le même caractère que Yami, simplement parce qu'il bloquait sciemment tout ce qui avait attrait à cette Ketsueki. Peut-être plus tard, quand ce sera essentiel, mais pour le moment, la Comtesse occupait déjà bien trop de place à son goût dans le peu de vie commune qu'ils avaient.

Il soupçonnait par ailleurs Oniri d'en avoir parfaitement conscience et de le taquiner allègrement là-dessus.


« Comment s'appelle ton équipe ? »
poursuivit-il, des fois qu'Oniri avait deviné son raisonnement. « Tu as décidé de commencer doucement avec une seule étudiante, puis tu songes à élargir, ou c'est le manque de shinobi intéressés qui explique qu'il te reste des places libres ? »

Niveau équipe shinobi, Natsuki en avait assez bravé pour savoir comment cela se passait. Qu'il soit étudiant ou mentor, il n'y en avait vraiment qu'une seule qui avait su tenir bon. Et le plus attristant était qu'elle n'existait pas dans cette réalité...


« J'essaie de maintenir la mienne à flot comme je peux. Même avec des exigences réduites, il n'y a pas grand monde qui reste. Il faut dire qu'à force de déceptions, j'ai arrêté d'être tendre avec mes étudiants. »


Mais Natsuki avait arrêté de se remettre en question sur ses capacités de mentor dans une équipe. Là au moins, il avait fait le clair, et était maintenant fixé dans son opinion sur le sujet.


« Enfin, assez parlé travail. La route a été longue pour toi, et tu vas déjà avoir assez à faire demain avec le clan Hayashi. Kihran est sympathique et ouvert d'esprit, mais l'on ne peut pas en dire autant de tous les autres membres du conseil de ce clan. Alors ce soir, place à la détente : j'ai bien l'intention de prendre soin de mon invitée. »


Un sourire aux lèvres, il glissa un bras sous les jambes d'Oniri, et avec l'autre bras dans le dos, il la souleva sans effort de sa chaise.


« Et je pense que ce dont elle a le plus besoin dans l'immédiat, c'est d'un peu d'affection. »
murmura-t-il avec un clin d’œil espiègle.

Le canapé n'étant pas loin, ce fut lui qui accueillit Oniri lorsque Natsuki l'allongea dessus avant de la rejoindre dans la même position, côte à côte. Un bras douillet vint se glisser sous sa tête, et trouva l'angle approprié pour lui caresser doucement les cheveux, tandis que l'autre, plus rugueux, trouva son chemin sous les vêtements pour remonter dans le dos de la jeune femme.

Les sensations qu'il percevait avec son nouveau bras étaient très différentes, mais Oniri devait y être pour beaucoup. Avec sa morphologie unique, elle-même était complètement différente que lorsqu'elle apparaissait sous les traits de sa moitié humaine. Son toucher, son odeur, son aura, la chaleur qu'elle dégageait, et même son souffle, rien n'était pareil. En fermant les yeux, n'importe qui connaissant Oniri serait persuadé d'être à côté d'une autre femme. Mais il n'y avait qu'elle qui savait faire naître sur les lèvres du Nara le sourire amoureux qu'il arborait actuellement, et ce, quelle que soit sa forme. Tout ses sens pouvaient le tromper, mais pas son cœur.

Tout ce dont il avait besoin, c'était d'un peu de temps. Du temps pour apprendre à découvrir cet autre visage d'Oniri, qu'il n'avait jusqu'à présent connu que dans des épisodes de tourments émotionnels pour l'un ou l'autre d'entre eux. Alors il resta simplement blotti contre elle, la serrant de ses bras pour qu'elle ne le quitte pas, le front reposant contre sa poitrine, à l'écoute de ce cœur qui le berçait par son rythme.

Un long moment passa ainsi, essentiellement dans le silence, à simplement vivre de l'autre, à le sentir présent contre soi. Natsuki fut le premier à se redresser, non sans lui dérober un baiser au passage.


« Ne bouge pas. »
lui souffla-t-il en lui passant une mèche de cheveux derrière l'oreille.

Il n'alla pas bien loin, pour prendre place en tailleur à l'autre bout du canapé, et attraper les pieds d'Oniri qu'il posa sur ses mollets.


« Après avoir autant marché, j'en connais deux qui ont besoin d'attention en priorité. »


Se plaçant de sorte à éviter que les pattes griffues de sa dulcinée ne trouent le canapé, il remonta légèrement la manche droite du pantalon pour commencer un massage depuis la cheville. Et là encore, très vite il sentit sous ses doigts les différences morphologiques entre les humains et le peuple dont était issu Oniri. Rien de gênant en soi, puisque la technique restait la même : il se contentait d'adapter en fonction de la courbure des muscles nouveaux qu'il découvrait.


« Elles n'étaient pas rétractiles à l'époque ? »
demanda-t-il alors qu'il arrivait au niveau des griffes.

De son pouce et de son index, il jouait autour comme s'il voulait dévisser celle de l'orteil.
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Message(#) Sujet: Re: Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté Lun 5 Fév 2018 - 23:53

« Je peux comprendre cette appréhension. » Commencé-je d'une voix douce. « Moi-même je sais que je ne serais jamais totalement à l'abri d'une brève rechute. Mais je me suis faite à cette idée. Nous sommes ce que nous sommes et je pense que l'accepter peut nous aider à mieux combattre cette part sombre en nous. » Poursuis-je d'un ton toujours aussi calme alors que mon regard se perd dans la contemplation de mes griffes chitineuses que je m'amuse à plier mécaniquement. « Je me dis aussi que le plus difficile est enfin derrière nous. Et qu'il ne nous reste plus qu'à apprendre à faire avec cette contrainte au quotidien. Rien ne sert de vivre dans la peur si cette dernière nous empêche précisément d'exister. Puis... Maintenant que nous sommes ensemble, je sais que tout ira pour le mieux. »

Sans doute est-ce l'une des grandes forces de relation, qu'il n'existe sans doute aucune autres personnes à même de nous comprendre davantage que nous le faisons l'un envers l'autre, nôtre nature commune nous aidant. Pourtant, j'aime à penser aujourd'hui que même sans cela, nous aurions fini par nous trouver. Sans doute même bien plus facilement.

« Si cela peut te rassurer, mon apparence sous forme d'Akuma reflète mon état mental. Si tu me vois ainsi, c'est parce que je me sens sereine. Tu dois sans doute savoir pourquoi... » Dis-je en frottant mon nez contre le sien avant de lui dérober un baiser.

Toutefois, je ne tarde pas à redescendre sur terre, quand bien même j'en viens à lever les yeux au plafond, à l'instant où Natsuki aborde ce sujet ô combien délicat qu'est celui de mon équipe Shinobi.

« Ayato était mon élève. Et il devrait toujours l'être, toutefois il semble s'être perdu dans la soirée dans Konoha. Il ne donne malheureusement plus de signe de vie depuis. J'ai bien fait distribuer et coller des affiches un peu partout en ville, mais aucun signalement le correspondant m'est revenu. J'espère le retrouver un jour, mais j'ai bien peur que cela ne finisse de la même façon que ces deux camarades qui sont également perdus, dans Suna cette-fois. Seule cette fameuse Ketsueki Tsubaki semble douée d'un minimum de sens de l'orientation, tout du moins pour le moment. C'est pourquoi je t'avoue peiner à rassembler une équipe complète. »

Dans un monde aussi hostile où toutes les grandes villes font de potentiels labyrinthes d'où il est bon de se perdre entre trois impasses, deux restaurants et quatre stands de jeu de rôle.

« Le nom de l'équipe est : Akasuna no Sasori. Pour tout t'avouer j'ignore comment cela m'est venu. Je me suis dit qu'il fallait un nom qui inspire le mystère et la crainte, il paraît que c'est la mode ; puis dans un sens cela représente parfaitement ce que je cherche à enseigner à mon/mes élèves, à savoir ce que je sais faire de mieux. »

Le terme le plus adapté étant « tuer », mais le métier nous fait rapidement réaliser qu'il n'est pas de ce genre de choses méritant d'être vantée. Et avec le recul, d'un point de vue plus personnel ; les années, l'expérience et le fardeau de mes fautes pesant sur mes épaules, j'en suis venue à penser l'exact contraire. Mais encore une fois tout semble indiquer que ma nouvelle vie tend à m'éloigner un peu plus de cette voie. J'ignore encore la nature de tous ces changements, mais si l'on peut m'attribuer un souhait, je choisirai celui me promettant des lendemains faits de moment comme celui-ci. D'intimité et d'affection, de ses caresses qui me font frémir, de sa chaleur apaisante ainsi que de sa présence rassurante. Nous sommes à présent allongé sur son canapé. Je laisse ma tête reposer sur son buste tandis que ma main libre glisse sous son haut afin de gratifier son torse de caresses griffues. Si je m'écoute je pourrais facilement m'endormir sur place à force de me délecter de ce moment. Et Natsuki ne fait rien pour aller à l'encontre en voulant me cajoler. Ses propos arrivent même à m'arracher un petit rire.

« Non elles ne l'ont jamais été  ! » Dis-je tout ne relevant pour finalement m'asseoir à califourchon sur ses cuisses. « Tu devrais regarder un peu plus prêt... » Un baiser langoureux vient accompagner mes bras qui dès lors enlacent sa nuque.

Car je ne peux nier ce feu crépitant, s'alanguissant de nombreux désir lancinant dans le creux de mon être qui, après toutes ces années, ne demande qu'à s'embrasser sous le joug des caresses et des baisers de celui qui m'a tant manqué. Et ce n'est qu'après avoir attisé les flammes aux points d'en faire un brasier que nous daignons enfin trouver un repos dûment mérité. Je sais être la dernière à trouver l'éveil quand le voile nocturne, sans nul autre pareil, m’apparaît clairement à travers les fins rideaux de la baie vitrée. En excluant mon absence d’apparat je me présente toujours aussi informel, non pas en tenue d’Eve, mais davantage dans une allure toute cornue et griffue qui me prétendent à des airs de Lilith. A demi enveloppée dans une couverture, l'absence soudaine de Natsuki m'est désagréable si bien que je me redresse, avec cette expression à demi somnolente, pour le retrouver en train de s’affairer aux fourneaux. Un petit sourire vient dévoiler mes crocs aux clairs des lumières tamisées de l'appartement. Emportant mon drap avec moi, j'avance à pas de félin jusqu'à arriver dans son dos nu que la vue m'a offert en spectacle et dont la convoitise sied à mes bras qui viennent l'entourer. Toute cela pour offrir les muscles saillant de ses épaules à mes crocs qui, à grand renfort de douceur, finissent par lui pincer la peau. Il me faut ensuite monter sur la pointe des pieds afin de passer le menton pardessus sa carrure et ainsi coller ma joue contre la sienne, mes mains griffues s'évertuant en moult caresses.

« Alors... Que nous prépares-tu de bon... ? » Dis-je sur un ton taquin à peine provocateur.


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Message(#) Sujet: Re: Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté Mer 7 Fév 2018 - 12:21

En ouvrant les yeux au milieu de la nuit, Natsuki se dit que la soirée ne s'était pas exactement déroulée comme il l'avait envisagé. Il aurait voulu profiter du crépuscule pour faire découvrir une partie de son Village à Oniri, mais finalement, c'était l'espace entre ses bras qu'il avait redécouvert. Et alors qu'il l'observait avec un sourire dormir à côté de lui dans son lit, il en vint à la conclusion que c'était inévitable. Il était évident qu'après autant de temps passé éloignés sans se voir, les désirs et la passion qu'ils avaient jusque là mit en sourdine ne pouvaient que s'attiser et s'embraser au contact l'un de l'autre.

Oniri n'avait rien relâché de sa forme, même dans son sommeil. Et même si l'aspect n'en était pas moins monstrueux selon les standards sociaux, elle restait belle à ses yeux telle qu'elle était. Elle restait désirable avec ses cornes ondulées qui retenaient une partie de sa chevelure neige, sa peau métallisée dont il avait suivit de ses doigts les milles courbures peinte dessus, ce regard effacé et pourtant si expressif lorsqu'il se posait sur lui. Et même ses griffes, qui auraient laissé le corps Natsuki dans le même état que son lit s'il n'avait eu une peau de cuir épaisse.

A regret, il finit par se lever et abandonner Oniri dans les rares draps qui avaient survécu à leur retrouvailles. La nuit était bien avancée, mais aucun des deux n'avaient encore prit la peine de manger. Un petit en-cas s'imposait, et c'était armé de son célèbre pantalon de pyjama qu'il gagna la cuisine.

Il avait passé l'âge de le porter, mais il l'avait ressortit pour le petit instant nostalgie.

Un peu tard pour se lancer dans la haute gastronomie sans faire un boucan de tous les diables, il opta pour un plat froid avec un minimum de préparations compliquées. Et c'est alors qu'il venait de déposer tous les ingrédients sur son plan de travail qu'il sentit une série de dents effilées se refermer proche de sa nuque.


« Madame. Je sais que vous êtes affamée, mais si vous dévorez votre cuisinier, vous risquez de vous retrouver fort dépourvu lorsque midi sonnera. »
annonça-t-il sans se retourner d'une voix embêtée.

Cela sentait la comédie à plein nez.

Puis il y eu un discret craquement osseux, le bruit d'une chair mouillée qui éclate que Natsuki tenta de camoufler sous les coups de couteau claquant contre le bois de sa planche à découper, et Oniri se retrouva enlacée à son tour aux hanches par deux bras humanoïdes articulés dans le mauvais sens : le Nara tatoué lui offrait toujours son dos. Ses doigts rugueux caressèrent chacun ce qu'ils avaient à porté de main vers le haut et vers le bas, glissant à travers le draps pour un contact plus doux.


« Tu vas attraper froid si tu restes ainsi. C'est le printemps Hijin ici, rien à voir avec vos hivers Kazejin. »


Le ton trahissait cependant qu'il n'était guère gêné de sentir la métamorphosée contre lui sans rien de plus qu'un fin drap pour séparer leur peau. Son corps non plus ne mentait pas, frissonnant délicieusement sous les passages aiguisés des griffes qui lui sillonnaient doucement le torse.

Frottant sa joue contre elle lorsqu'elle se hissa à sa hauteur, il eu du mal à réprimer un rire au moment où leurs cornes cognèrent l'une contre l'autre. Les siennes étaient immatures et poncées, atteignant seulement leur pleine croissance lorsqu'il se transformait, mais elles n'en restaient pas moins là, deux naissances osseuses cachées sous les cheveux à ses tempes. Là encore, des stigmates qu'il dissimulait aux yeux de tous.


« Rien de très élaboré. »
finit-il par répondre en reportant son attention sur les carottes qu'il épluchait. « Mais je me suis dis que si tu te réveillais avec un petit creux – je ne me suis guère trompé -, tu aimerais avoir quelque chose de plus comestible que moi à te mettre sous la dent. Des crudités et des fruits découpés, avec un peu de sauce industrielle. »

Saisissant un morceau de carotte taillée en frite, il en plongea l'extrémité à même un pot que l'étiquette présentait comme une sauce '' fromage blanc, ail et huile d'olive '', avant de la diriger vers Oniri qui n'avait plus qu'à croquer dedans.


« Tu veux goûter ? »


Le couteau de Natsuki semblait plus à sa place dans les mains d'un tueur que d'un cuisinier, tout comme sa technique, mais très rapidement, deux assiettes furent remplit avec un assortiment dépareillé de radis, de carottes, de tomates, de concombres, de pommes et de poires taillés, avec en leur centre trois coupelles pour les sauces, salées dans l'une et sucrée dans l'autre.

Une assiette dans chaque main, Natsuki pivota avec grâce dans les bras d'Oniri qui ne l'avait pas lâchée, et lui déroba un tendre baiser, qu'il espéra couvrir un nouveau craquement osseux. Avec ses deux autres bras articulés dans le bon sens cette fois-ci, il souleva son invitée sans effort par les jambes et le dos, et l'emmena avec le reste à la table de la salle à manger. Une position dans laquelle une seule chaise suffisait.


« Tu es à ton aise ? »
s'enquit-il avec un sourire avant de croquer dans une tranche de tomate aux ails et fines herbes.

Lui en tout cas l'était, avec celle qu'il aimait blottit contre lui, qu'il pouvait chérir et toucher sans honte pour ce qu'ils étaient, pour ce qu'ils avaient fait. Pour ce qu'ils s'étaient fait. Oniri avait raison. Aucun d'eux n'était à l'abri d'une rechute, il l'avait encore vu cet été-même, mais il devait l'accepter. Il avait fait tout son possible pour que cela n'arrive pas, et prévu le nécessaire pour que les dégâts soient minimes le cas échéant. Il n'avait plus d'autres options que de se s'accepter, le dernier pas à franchir qu'il lui manquait. Le pire avait déjà été traversé, alors que restait-il à craindre, dans le fond ?

Aujourd'hui, ce dernier pas, c'était avec la main tendu d'Oniri qu'il pouvait le faire.


« J'aurai aimé pouvoir te montrer un peu de Konoha aujourd'hui. La vue du Village au crépuscule vaut le coup. Toi qui m'a tant montré du Pays du Vent, cela me semble être la moindre des choses que te faire voir quelques merveilles d'ici. Et faire de nouveaux souvenirs ensemble. »


Ce qu'ils étaient déjà en train de faire.


« Je t'aurai bien proposé une petite balade au milieu des étoiles, mais il se fait tard, et tu as rendez-vous avec le clan Hayashi dans quelques heures. Ce ne serait pas très raisonnable, n'est-ce pas ? »


Une suggestion sur un ton dont le sourire invitait à beaucoup de choses, mais certainement pas à la raison.
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Les Négociations sont terminées, merci d'avoir patienté

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