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 La croisée des chemins [Kazuya]

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Suna
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Message(#) Sujet: La croisée des chemins [Kazuya] Ven 22 Déc 2017 - 0:05


An -1, Ki no Kuni

Alors que la bataille ne cessait de faire rage, opposants les principales rébellions contre l'Empire qui grignotait toujours plus de territoires, je venais d'arriver à Ki no Kuni. Ce pays pacifiste ne souhaitant guère prendre les armes et ayant cherché à négocier avec l'Empereur avec pour toute réponse une conquête féroce et la tête du Daimyo coupée en bonne et due forme.

Bien que prenant davantage le parti de la rébellion de Kaze en tant que mercenaire au sein de l'organisation du Kyomu il m'arrivait d'officier pour celle de Tsuchi et cette dernière avait formulé une demande : retrouver des hommes appartenant autrefois à leurs rangs pour les faire revenir sur le champ de bataille et offrir ainsi à la rébellion une force de frappe plus conséquente et donc une chance accrue d'en finir.

Si la description de l'homme que je devais retrouver ne m'aidait pas vraiment à le différencier, j'avais eu la chance de parler avec son mentor d'autrefois, m'indiquant qu'il lui avait lui même fourni une destination pour s'éloigner de la guerre. La logique voulant que mon homme s'y trouve encore ou qu'il ait pu croiser le chemin d'autres personnes quant à elles toujours sur place, je décidais d'aller voir par moi même.

Terré dans un village clandestin, épargné de l'emprise impériale, il avait soit disant dû se présenter au bar d'une connaissance de son mentor : ce qui réduisait drastiquement mon champ de recherche. Tant mieux, je ne comptais pas traînasser dans ce pays aux idéologies bien trop ancrées et son peuple de timorés majoritairement constitués de pacifistes. C'était comme devoir supporter Kioshi mais dans un pays tout entier : plutôt mourir.

Arrivée tardivement sur place, je me présentais dans ce fameux bar à la nuit tombée une fois ma propre chambre réservée dans une auberge. Je n'avais pas le temps de me reposer. Les impériaux eux, n'attendraient pas.
Vêtue d'un corset noir, d'un pantalon ivoire, des bottes hautes ainsi que des mitaines et une longue veste se cuir sur laquelle reposaient mes longs cheveux de jais noués presque à leur extrémité par un morceau de tissu rouge, j'avançai tout en sentant les regards se poser sur moi sans m'en offusquer bien au contraire.
Pour autant, je restais méfiante de tout mouvement, observant mon environnement avec minutie et identifiant déjà les éventuelles portes de sorties en cas de problème même si la fuite n'était pas vraiment mon mode opératoire.

Mon regard balaya l'assemblée, cherchant ceux le plus à même de me fournir des informations sans me faire perdre mon temps. Le barman était un choix tout indiqué. Il y avait beaucoup de passage devant lui et il devait être au fait de bon nombre de potins devant les langues qu'il déliait par l'alcool.
Blond, lunettes teintées, habillé de manière classe et élégante... Tout l'inverse du Yamada pot de colle ! Enfin presque l'inverse, lui aussi étant blond...
Intéressant...

Son attention sembla se porter sur moi quelques instants avant qu'il ne retourne à ses affaires. M'avançant vers lui, je m'assieds au comptoir, commandant simplement une limonade pour attirer son attention et lancer la conversation tout en me faisant servir.

« Vous devez voir beaucoup de monde ici. Si je vous parle d'un homme blond, les cheveux hirsutes, coiffé de manière douteuse avec un air malsain digne de mériter l'asile, ça vous évoque quelqu'un ? »




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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Jeu 28 Déc 2017 - 11:19


Les rues de Waraï étaient les mêmes qu’à chaque soir. On pouvait voir de tout se trimballer entre les différentes bâtisses de la cité des jeux et plaisirs. Simples civils voulant voir si les rumeurs étaient vraies ou alors contrebandiers ou mercenaires voulant essayer de rentabiliser les gains qu’ils se sont faits de manière illégale. Parfois même, des ex-impériaux ont réussi à trouver le chemin vers cette ville souterraine pourtant accessibles qu’à ceux dont on donnait la route, mais bon… le clan Dentô arrivait aisément à se charger d’eux. Tout ça pour dire que la ville était vivante comme à son habitude, bruyante et brillante à souhait.

Et moi dans tout ça ? Qu’est-ce que je fous encore ici ? C’était la question que je me posais chaque jour pendant un peu plus d’un an maintenant. J’étais arrivé il y a longtemps, dans le but de trouver des réponses pour… Non. J’avais beau me répéter que c’était juste pour réussir à contrôler ma colère, mais au final, je savais ce que je faisais en restant ici. Et cela m’énervait, encore. Cependant, à la place de lancer une explosion sur la première personne venue, je m’étais laissé allé à l’une des dépendances commune de Waraï et mon maître.


« - Hey, Kazuya ! Ton service reprend, éteint cette clope !
- J’ai entendu, fait pas chier. »

Bakushô Kazuya, l’arme destructrice de la rébellion de la Terre, le destructeur du Palais Impérial, le démon des explosions… Est finalement en train de terminer sa pause clope avant de retourner servir des verres dans le bar d’un casino. Une histoire assez pathétique pour beaucoup, mais au final, qui s’en fichait. Ici, je n’étais pas traité comme une arme par tous. Ici, je n’avais pas à me soucier de mourir à chaque instant sur le champ de bataille. Ici… Je n’avais pas à penser aux victimes collatérales de mes explosions déchaînées. Soudainement, le poids d’un de mes doigts devint lourd, mais je l’ignorais, plus le temps de penser à ça.

Me voilà donc comme chaque soir, derrière un comptoir à servir des verres jusqu’à plus soifs, écouter les lamentations de minables que je bottais hors du bar quand ma patience était à bout, et à supporter les tentatives de drague de pauvres catins qui semblaient voir que mon apparence propre et pas la sauvagerie derrière. Et pourtant, je me suis laissé perdre dans un cycle sans fin, prenant, volant tout d’elles pour ma satisfaction personnelle, voulant l’oublier. Mais rien n’y fait, au final, je ne faisais que renvoyer ces courtisanes d’où elles venaient, et je les ignorais le jour suivant. Beaucoup souhaiterait cette vie simple, sans se soucier du lendemain. Pas moi.

Mais ce soir, il semblerait qu’une irrégularité vient se glisser dans mon ennuyeuse routine. Essuyant mes verres, je remarquais soudain le volume se baisser, indication que les poivrots et joueurs autour avaient porté leur attention commune ailleurs, un nouvel arrivant sans doute. Levant à mon tour ma tête, je fus effectivement interloqué par la brune marchant vers moi. Une allure assurée, une aura imposante, et un regard qui disait long sur l’expérience de cette femme. Elle était dangereuse, et pour que ce terme soit employé si aisément par moi… Cela en disait long. Pourtant, cela se voyait également qu’elle n’était pas là en quête de destruction et de mort, ce qui me laissait une nouvelle interrogation à réfléchir : Pourquoi est-elle là ?

Retournant à mes verres à essuyer, tel le cliché d’un Barman tranquille, je la laissai prendre place en face de moi afin de passer commande. Une Limonade ? Signe distinctif de quelqu’un qui avait un objectif précis en venant ici, en général en quête d’informations. Soit, qu’elle prenne ce qu’elle veut donc. Attrapant ainsi un verre, j’actionnais la tireuse pour cette boisson et la lui servit comme à mon habitude, retenant le montant qu’elle me devrait, alors qu’elle posa sa question. Un bref instant me figea, alors que j’attrapai un verre, pour reprendre ensuite. Elle voulait effectivement chercher quelqu’un, mais cette description, bien que trop peu élogieuse, me semblait familière. Trop familière.


« - Effectivement, les gens défilent facilement ici. Hélas, ce n’est pas chose aisée de se rappeler de tous les visages. Peut-être si vous prenez le temps d’attendre autour d’un autre verre, je m’en rappellerais. »

Avec une aisance que j’avais gagnée avec le temps, j’annonçai la couleur. C’était l’une des règles de la maison : si quelqu’un souhaitait obtenir une information, il devrait y mettre le prix. Rien n’est gratuit à Waraï, même pas le divertissement. Mais au-delà de ça, il y avait également le fait que cette femme m’intriguait. Son regard écarlate fixant le miens, on aurait pu jurer qu’elle voulait brûler mes lunettes pour accéder à mes yeux. Ce n’était pas le même regard que lanceraient les jouvencelles stupides voulant me séduire, non. De l’intimidation, elle voulait me faire cracher le morceau. Et bien elle pourrait attendre. Attrapant lascivement un nouveau verre, je gardai mon attention sur elle, ignorant toute autre présence autour pour n’avoir que la tigresse qui voulait me chercher. Dans plus qu’un sens du terme.

« - S’il est aussi dangereux que vous le prétendez, pourquoi chercher à le retrouver ? De plus… Un nom vaudrait mille descriptions, si du moins vous le connaissez. »



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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Jeu 28 Déc 2017 - 16:30

La seconde où il resta figé en entendant ma description de celui que je recherchais ne passa pas inaperçue... Il savait quelque chose et semblait bien décidé à ne rien me dire : c'était ce que nous allions voir...

Cherchant son regard à travers ses lunettes fumées, je vins poser un coude sur le bar et mon menton sur ma paume en esquissant un léger sourire amer.

«  Laissez moi vous rappeler que le client est roi et que je suis justement en train de consommer... »

Arguai-je tout en prenant une gorgée de limonade de ma main libre sans le lâcher des yeux.

« Autrement dit, vous allez me faire le plaisir de délier votre langue. Puisque, inutile de le nier, vous savez de qui je parle. »

Il se questionna sur mes raisons de rechercher cet homme ainsi que sur son identité. Mon regard se fit plus insistant, teinté d'une certaine lueur de défiance et de perfidie.

« Bakushô Kazuya. Au cas où cela vous aiderait a retrouver la mémoire avant que je n'aille l'extirper par moi même... »

Quant à la raison...

« Je n'ai en revanche rien a vous dire du pourquoi. »

J'esquissai un sourire plus affirmé.

« Intéressé moi avec vos informations et peut-être que je vous le confierais. Ne le faites pas et je perdrais patience... »

Nouvelle gorgée de limonade sans le quitter des yeux.
Je n'étais pas venue ici pour chercher les ennuis, ce qui limitait grandement mon imagination pour le faire parler, mais cela importait au fond puisqu'il finirait par tout me dire d'une façon ou d'une autre. Comme celle d'utiliser une tierce personne par exemple...

Me retournant dos au comptoir, j'observai la salle et ses quelques regards plus ou moins discrets me lorgnant depuis mon arrivée tandis que mon attention se reporta sur un autre homme du personnel vêtu lui aussi de circonstance dans cet endroit chic mais aux activités illégales.

« Peut-être que cet homme sera plus enclin à coopérer. »

Dis-je en pointant de ma mignonne petite ombrelle le concerné.

« Ou bien cette femme. Quoique... l'aliéné que je recherche ne doit pas tellement faire fureur auprès de la gente féminine... »

Je me retournai vers le barman, l'observant dans un nouveau sourire non dénué d'une certaine pointe d'animosité tout en me levant de mon siège avec ma limonade que je payai sans laisser le moindre pourboire.

« Je reviens vous voir juste après... »

Tout cela n'était en soit qu'une mise en scène. J'espérais bien qu'il me rattrape pour que le nom de celui que je recherchais ne soit pas ébruiter vu qu'il le connaissait vraisemblablement.
Toutefois, s'il ne le faisait pas cela m'allait également puisque je pouvais toujours glaner l'information d'ailleurs mais il ne devait pas pour autant penser que je le laisserais tranquille...
Il savait quelque chose et je comptais bien découvrir ce dont il s'agissait.



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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Sam 6 Jan 2018 - 9:32

Il semblerait que je ne pourrais pas m’en sortir aussi facilement qu’avec d’autres clients plutôt difficiles que j’ai pu rencontrer. Penser que dans un endroit illégal, personne n’essayerait de faire un bordel sous risque de se prendre une sentence au visage est quelque chose de bien stupide à penser. Les plus fourrés dans les affaires sales je devais les traiter avec des menaces de révélation de secrets, et les plus abrutis qui ne pensent qu’avec leurs muscles… Une simple patate dans la face pour leur faire comprendre que j’en avais rien à foutre de leurs menaces était suffisant pour les faire partir.

Mais elle, c’était une autre histoire. D’abord, c’était une femme. Non pas que j’étais dérangé par en frapper une, c’était pas la première fois qu’une potiche me manque de respect et que je lui colle une droite, mais en public, c’était toujours une mauvaise image à donner au casino, chose que j’aimerais éviter. Deuxième point : c’était tout sauf une potiche. Un faux mouvement de ma part et je sentais bien que je relâcherais une furie, et bien qu’elle ne le ferait pas en plein jour, c’était un risque que je ne comptais pas prendre. Trop de dégâts matériels seraient à dénoter via mes explosions. Enfin, la chose la plus importante…


« - Bakushô Kazuya. »

Il a fallu que ce soit moi qu’elle veuille trouver, et de ce que je pouvais sentir de son discours, ce n’était pas juste pour une partie de poker. Je pouvais déjà sentir ma mâchoire se serrer légèrement alors que je cherchais le pourquoi elle veuille me trouver. Membre d’une pègre que j’aurais envoyé chier ? Quelqu’un qui voulait me recruter en connaissant mes compétences ? Ou… La dernière possibilité me fit soupirer alors que je me rendais compte qu’elle avait autant de chances d’arriver que les autres. Mais des trois, c’était celle que je redoutais le plus. Et si elle venait me traquer pour ça… Alors je n’aurais pas d’autres choix que de m’en débarrasser.

Comme je le craignais, elle devina aisément que je « connaissais » l’homme qu’elle cherchait, ce qui me laissait encore une fenêtre d’ouverture si jamais elle m’en laissait l’occasion. Ça aurait été trop demandé apparemment, puisqu’elle menaça alors de parler aux autres membres du bar. Connaissant les abrutis qu’étaient mes collègues, je savais qu’ils allaient cracher le morceau sans réfléchir une seconde. Mais en y réfléchissant… C’était peut-être l’occasion de retourner la table en ma faveur. Alors qu’elle se levait, je déposais rapidement mes verres afin d’être prêt à agir. Elle était toujours en train de me garder dans le coin de son œil, alors que je l’observais tel un faucon traquant sa proie jusqu’à… Maintenant.

Elle me tournait enfin le dos, trouvant ainsi quelqu’un pour discuter, et au vue de la dégaine de croupier qu’il se trimballait, j’allais être découvert. Sans attendre donc, me voilà en train de me diriger vers la sortie des employés. La porte restait visible aux autres, et nul doute qu’elle m’ait vu au moins l’emprunter, mais je comptais dessus. Si je voulais régler cette histoire, je me devais de le faire en privé, à l’abri des regards. Surtout si je devais me trimballer avec un sac à cadavres. Mais une fois dans la ruelle à l’extérieur, alors que je sentais bien la mercenaire dans mon dos, je tournai dans un angle mort et disparu. Mes dons en contrôle de la lumière et de sa réfraction me permirent ainsi d’être invisible, immobile, attendant qu’elle sorte enfin.

Une fois qu’elle fut dehors, ce ne fut qu’une question de timing pour avoir l’avantage. Très certainement qu’elle regardait autour en se demandant où j’avais pu passer, mais ce fut quand elle me tourna le dos une nouvelle fois que j’agis. Lentement, je sortis de mon camouflage et pointa ma paume en sa direction, le tout en ouvrant la bouche de cette dernière, la langue pendante.


« - Une seule connerie de votre part et votre tête saute. »

L’argile était déjà à l’intérieur, un seul geste de ma part et je pouvais l’envoyer pour faire exploser cette traqueuse. Cependant, j’avais des questions, et bien que j’avais des idées des réponses à ces dernières, je voulais une confirmation de sa part. Profitant ainsi de mon avantage sur elle, je continuai du même ton grave pour mettre un peu plus l’ambiance.

« - Je ne me répèterais pas alors répondez bien : qui est le connard qui a cru bon de vous envoyer ? L’empire, ou les rebelles ? »


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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Mar 9 Jan 2018 - 0:18

A peine m'approchai-je du croupier pour le questionner sur l'homme que je recherchais que déjà le barman s'éclipsa a toute hâte. Sans même prendre la peine de m'excuser, je quittai cette conversation a peine entamée pour le prendre en chasse tout en restant sur mes gardes.
Me faufilant jusqu'à la sortie, je suivis sa silhouette jusqu'à la perdre de vue et me stopper dans mon élan. Observant la ruelle de gauche a droite et même en hauteur sur les toits, je cherchai le moindre indice sur sa présence. Il était ici il y avait encore une poignée de seconde...

Méfiante, je suspectai le camouflage et eu raison d'y songer puisque sa voix se mit a retentir dans mon dos. Esquissant un léger sourire malgré la situation inconfortable, je frottai discrètement le pouce de ma main reposant a demi sur ma cuisse, ne lui permettant pas de le voir. Ainsi, je tournai aisément l'anneau argenté qui s'y trouvait pour révéler une aiguille avec laquelle je m'entaillai la paume tout aussi discrètement alors même qu'il me demandait justement de ne pas faire le moindre geste.

Au moins ses paroles m'apprirent une chose essentielle : il ne connaissait pas l'homme que je recherchais, c'était l'homme que je recherchais...
Son tempérament explosif et sa menace de me faire sauter la tête aidant a faire le rapprochement en plus de sa fuite soudaine après ma description correspondant a deux ou trois détails près à sa personne.

Sans bouger et dos a lui, mon sourire s'intensifia en l'entendant me questionner sur mes commanditaires.

« L'Empire... Vous voilà bien prétentieux. Pensez vous que l'Empire prendrait la peine de faire la chasse à un seul homme ? … Il souhaite en hisser un tout en haut en exterminant les autres par milliers. Non... Je ne travailles pas pour ces raclures. Je les extermine... »

Je détournai légèrement la tête pour tenter de l'apercevoir depuis ma position.

« Ce sont les forces rebelles qui m'envoient. Et plus particulièrement un certain Daï... »

J'attendis sa réaction pour confirmer ou infirmer l'identité de cet homme avant de poursuivre.

« Je doute que discuter de tout cela ici alors que des impériaux rôdent soit véritablement une bonne idée... Même si celle de les éliminer ne me déplaît pas, bien au contraire, dites vous bien que si j'aurais voulu vous nuire, à vous comme à cet endroit, je l'aurais déjà fait sans hésiter. »

Un mince filament écarlate s'écoulait lentement de ma paume superficiellement meurtrie, près a frapper si je ne parvenais pas a le raisonner, tandis que je restais a l'affût du moindre de ses mouvements.



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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Sam 27 Jan 2018 - 9:04

La situation du moment semblait me donner l’avantage par rapport à cette chasseuse qui avait décidé de faire de moi sa proie. L’avantage que j’avais sur elle était certain au niveau des informations. Je ne savais rien d’elle, son origine, son nom comme les capacités qu’elle avait. Mais je considérais qu’il ne valait mieux rien savoir plutôt que d’avoir des informations erronées, et c’était son cas. Le Bakushô Kazuya qu’elle m’avait décrit était mort, venant d’une époque de chaos et de rage inutile. Là… Bon, il y avait encore un bon gros merdier dans ma tête, mais c’était un « bordel organisé ».

La tenant en joue, à bout portant avec ma main prête à cracher une araignée d’argile, j’écoutais ainsi ses mots. Comme je me doutais, elle ne venait pas réellement directement de l’empire. Je ne prétendais pas pouvoir attirer l’attention du Kamui, bien que mes talents eurent raison de son palais, mais je parlais de la vermine de bas étage qui aurait entendu mon nom ici et là. Mais honnêtement, je ne savais pas si je préférais que ce soit l’empire qui me traque où la rébellion de la terre, et rien que le nom qu’elle prononça mit un « non » définitif à cette réflexion.

« Daï, t’es qu’un enfoiré… »

Un simple claquement de la langue contre dents serrées fit son apparition à la simple prononciation du nom, alors qu’elle me regardait de profil avec son sourire fier et provocateur. Quelle garce ! Elle était en train de m’annoncer la couleur, comme quoi elle n’hésiterait pas à employer la force pour me ramener par la peau du cul si jamais je m’opposais à elle. Et vu le niveau de confiance qu’elle avait en elle, surtout en sachant quels étaient la plupart de mes capacités offensives… Cela ne me laissait pas entrevoir un affrontement facile. Le calcul fut vite fait au niveau des dommages qui seraient affligé à Waraï si jamais nous nous affrontions Full Force ici… Ainsi que l’approximation des victimes.


« - … Vous avez raison sur un point, mieux vaut la fermer ici. »

Rabaissant mon bras en réduisant l’argile à néant, je cherchai mon paquet de clopes pour m’en allumer une, j’en avais vraiment besoin avant que l’adrénaline ne refasse effet et que je ne décide de lui fourrer l’argile directement dans sa bouche. La première bouffée prise, je replongeai mes mains dans les poches et commençai à avancer devant elle.

« - Vous avez intérêt à me suivre si vous voulez pas que ça ne se finisse mal. Croyez-moi, même si les affrontements ici seraient dangereux… Je n’hésiterai pas à vous arracher cette gueule d’ange si vous continuez à me faire chier. »

Râlant encore de ne pas pouvoir lui envoyer une bombe dans le visage pour voir ce qui se cachait derrière cette face de succube, je pris le pas pour notre destination. Elle semblait intelligente, elle devait deviner que si mon intention était vraiment de fuir, elle m’aurait vu disparaître à nouveau. Je ne m’inquiétais donc pas de voir si elle était en train de me suivre ou non, et me contentai d’avancer. Sur la route, je pouvais voir des gens me reconnaissant essayer de me saluer, mais je les ignorais royalement comme je le faisais aussi souvent, même si avec un peu plus de véhémence pour l’occasion. Les quelques personnes qui tentaient de ma saluer plus… Intimement, furent rapidement repousser. J’avais pas que ça à foutre.

A peine une dizaine de minutes à marcher dans le silence le plus total, ignorant les quelconques verves lancées à mon égard par la brune, et nous voilà ainsi devant mon appartement. Si on voulait parler de l’empire, hors de question de le faire en public, sachant non seulement que ces crevards pouvaient être dans le coin, même si nos illusionnistes pouvaient leur faire oublier la mémoire… Mais surtout parce que peu étaient au courant de ma vie avant ici. Ouvrant la porte sans poser de questions, je laissai apparaitre l’intérieur du lieu. Un appartement assez spacieux à vrai dire, avec salon et cuisine ouverte. Rien de particulier à noter, si ce n’est l’odeur bien présente de la nicotine à cause des cendriers remplis à rabord, ici et là. Des bouquins en bordel, quelques pages arrachées ici et là, ainsi qu’un set pour de l’entretien physique. Au-delà de ça, rien d’autre. Interrompant le moment de contemplation de cet piaule moisie, j’annonçai la couleur.


« - Combien ? »

M’avançant un peu plus, je pris place sur le siège en face, laissant le canapé libre, alors que j’écrasai ma clope dans le cendrier déjà rempli.

« - Combien ces connards vous payent ? Peu importe, je suis sûr que je suis capable de vous filer le double. Alors vous allez me faire le plaisir de prendre ce pognon et foutre le camp. »

La lumière était faible à cause des rideaux fermés, sans compter le fait que nous étions dans une grotte de base, ne laissant que l’éclaircissement coupé des lampadaires traverser la pièce. Même moi fut forcer de retirer mes lunettes en les posant sur la table, m’affalant sur le siège en choppant une nouvelle clope par réflexe.

« - Si c’est vraiment que pour le fric que vous êtes là, voilà mon offre : tirez-vous et oublies que vous m’avez vu. J’en ai plus rien à foutre de cette connerie… »


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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Jeu 1 Fév 2018 - 21:35

Mes paroles firent leur petit effet... Mon sourire s'étira discrètement de manière perfide à ce constat tandis qu'il baissa les armes pour mieux s'allumer une cigarette dans mon dos.
Me contentant de l'observer, sans bouger, je constatais que cette bouffée de nicotine semblait primordiale à son équilibre mental, laissant au contraire libre cours à ses pulsions explosives s'il ne parvenait pas a apaiser ses nerfs.

Ah la dépendance... Cette simple idée me fit adopter un regard plus mesquin dans l'obscurité de la ruelle. Il était probablement à sa merci, obligé de succomber à cette drogue pour se donner l'impression d'aller mieux, d'occulter les parts sombres de son existence le temps de quelques lattes et leurs réconforts, recommençant encore et encore si cela ne suffisait pas pour s'octroyer du temps de répit supplémentaire.
Avait-il seulement conscience que cela finirait par le consumer totalement ? Et qu'il avait probablement déjà perdu pieds sans même s'en rendre compte ? …
Cette spirale infernale je la connaissais. J'étais parvenue a mettre un terme à l'une pour me retrouver enfermée dans une autre.
L'être humain était ainsi fait. Cela n'épargnait personne. Pas même les plus survoltés d'entre eux...

Toutefois, ses paroles raffinées me ramenèrent à la réalité et me firent cette fois esquisser un sourire amusé. « Une gueule d'ange » ... moi ? Cela était bien la première fois que l'on me considérais ainsi... Lui aussi, remarquerait probablement bien assez tôt que je n'avais rien d'angélique...

Sans broncher, je le suivais tout en conservant ma méfiance, même si j'étais certaine que la curiosité le pousserait à ne rien tenter de stupide.
Marchant dans ses pas, j'avisais toutes les personnes le saluant sur le chemin et dont il n'avait clairement rien à faire. Etait-ce par énervement ou bien cherchait-il à les éviter pour masquer le lien qu'il entretenait avec elles afin de ne pas me laisser d'otages possible pour le faire chanter ? ...
Je ne connaissais que peu d'éléments sur cet homme mais il n'était pas le genre que j'imaginais a avoir des amis. C'était un solitaire. Tout comme moi ! Malheureusement pour lui, j'allais le ramener auprès de ceux qui le réclamait, qu'importe la méthode utilisée.

Mon regard sondait la zone tout en avançant, vérifiant l'absence d'impériaux ou d'une menace quelconque. Malgré tout, j'ignorais les paires d'yeux qui convergeaient vers moi, surtout de la part de ceux saluant le Bakushô, se demandant probablement ce que je pouvais faire avec lui. Et a voir l'air de certains... ils se fourvoyaient complètement sur l'origine de ma venue...
Toujours était-il qu'il ne nous fallut pas plus de dix minutes pour parvenir là où il souhaitait m'emmener, le chemin s'étant déroulé dans un silence de plomb.

Le bâtiment ne payait pas de mine mais l'appartement semblait malgré tout assez confortable. J'avais vécu dans des bâtisses temporaires bien plus vétustes que cela entre deux missions.
Un rapide coup d’œil me permit de confirmer ce que je pensais déjà : nous nous trouvions chez lui. Les cendriers a ras bord étant un indice pour le moins majeurs dans ma facilité de déduction. Hormis cela et quelques documents ouverts ici et là, il semblait plutôt organisé pour un homme.

Alors qu'il s'installa dans son fauteuil en écrasant les restes de sa grande amie, j'allai m'asseoir sur le canapé libre, croisant les jambes tout en l'avisant dans cette faible luminosité.
Il faisait si sombre qu'il retira enfin ses lunettes de soleil, me laissant pour la première fois observer son regard sans ses montures.
Pourquoi ce manège d'ailleurs ? N'avait-il pas réglé sa facture d'électricité pour nous laisser dans le noir ou bien ne souhaitait-il pas témoigner de sa présence chez lui aux éventuels curieux et ennemis surveillant sa fenêtre ? J'étais curieuse mais cela n'avait au fond pas la moindre importance.

Le silence instauré depuis un bon moment se brisa à son initiative et donna à la discussion, un tournant inattendu... L'argent. Il comptait m'acheter plutôt que de retrouver la place qu'il avait lâchement quitté ?!

« Je crois que vous n'avez pas bien saisi Kazuya-san... »

Conservant mon sourire en coin, je décroisai les jambes tout en cherchant son regard.

« Je ne crois guère vous avoir laissé sous-entendre que vous aviez le choix. »

Avisant les cendriers remplient un instant, je reportais mon attention sur lui :

« Ne croyez vous pas que cette vie factice a assez duré ? Comptez vous encore longtemps vous encroûter dans ce casino miteux et reléguer au second plan votre nature explosive ? Vous vous contenez, probablement constamment, et vous compensez en exultant cette frustration à travers la nicotine. Un réconfort semblable à une chaîne dont vous ne savez vous défaire. Ce n'est en tout cas pas vos cendriers qui diront le contraire... »

Mon regard se durcit et plus aucune trace de sourire ne se dessina sur mon visage. Le ton implacable, je pris pour la première fois depuis notre rencontre un air plus froid et déterminé.

« Estimez vous heureux de ne pas être considéré comme un déserteur par vos pairs. Un homme qui quitte son bataillon et cela en pleine guerre de surcroît... j'appelle personnellement cela comme ça, et vous n'êtes pas sans savoir le sort qu'on leur réserve... Ne jouez donc pas davantage avec votre chance et cessez de vous comporter comme le fuyard que vous êtes ! »




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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Lun 12 Fév 2018 - 23:00

Dire que j’étais au bord de l’explosion était à la fois un euphémisme et une métaphore plus qu’ironique. Annonçant mes conditions pour voir la brune se casser de mon appartement et de ma vie, je pouvais sentir mes poings se serrer entre eux, mes ongles se plantant contre ma peau sans pour autant à chercher le sang. Effrayé ? loin de là. Ce n’était pas comme si c’était la première fois que cette éventualité apparaissait dans ma tête, que quelqu’un se décide à tenter sa chance pour venir me voir et me ramener à Tsuchi. Le seul paramètre que je n’avais pas pris en compte, c’est qu’ils en viennent à engager quelqu’un plutôt qu’à venir me chercher d’eux-mêmes. On voit à quel point ils me considèrent important.

Pourtant, la réponse de la brune ne fut pas celle que j’attendais. Elle qui avait les coutumes des mercenaires mais l’apparence d’une courtisane, je pensais bien que la payer pouvait finir rapidement cet échange avant que je ne décide de l’enterrer pour me débarrasser du problème. Evidemment, cela aurait été beaucoup trop simple. Au lieu de fermer sa gueule et d’accepter mon offre, la « gueule d’ange » décida d’appuyer à la place sur les boutons qu’il ne fallait pas.

Si j’étais conscient de ma dépendance à la nicotine ? Elle me prenait vraiment pour un con il fallait croire. Je savais que cette merde, je pouvais pas m’en passer. Depuis la première que m’avait filé la vioc en arrivant ici, je passais mes journées avec une au bec. Et j’aurais aimé encore prolonger cette sensation blasée mais posée… Si je n’avais pas déjà consommé la dernière de mon putain de paquet !

Et la voilà qu’elle enchaîne en me parlant des rebelles de Tsuchi, ces enfoirés qui ne me considéraient pas mieux qu’une simple bête de foire par mon tempérament qu’ils arrivaient pas à supporter. J’étais le plus fort parmi eux, ils allaient pas me faire chier plus longtemps que ça parce que je m’imposai en tant que tel, merde ! Déserteur ? Mais qu’est-ce qu’elle me raconte ?! J’ai annoncé mon départ, alors je n’ai rien à me reprocher putain. M’énerve, m’énerve, m’éneeeeerve… Et voilà qu’elle prononce le seul mot qui m’énervait plus que tout, la pire insulte qui puisse être dite à mon égard.

Fuyard.


« - FERMEZ-LA ! »

Un coup de pied dans la table, et la voilà qu’elle vola dans la pièce alors que je me levai brusquement. Le coup fut suffisamment fort pour l’envoyer valser sur le mur d’en face et casser un pied sous le choc, de quoi surprendre la brune qui pouvait voir le meuble voler devant elle. Le souffle maintenant court quelques secondes, je me tournai vers elle, les poings serrés, et me mis en face d’elle pour lui dire ses quatre vérités.

« - En quoi vous pouvez vous permettre d’ouvrir votre gueule comme ça. Je me suis barré parce que j’avais fait mon putain de taff ! Sans moi, plusieurs centaines de soldats impériaux existeraient encore, pas explosés par mes soins ! Sans moi, la rébellion aurait déjà disparu ! Sans moi, la capitale impériale serait encore debout, je suis celui qui a fait s’effondrait le putain de palais du CONNARD qui se trouvait à son sommet ! S’ils sont pas capables de gérer après tout ça, c’est leur putain de problème ! »

Levant le pied, un nouveau coup s’abattis alors que j’appuyais du talon sur le canapé, comme pour l’intimidé, alors que le meuble bougea avec elle sans se soulever.

« - Et vous, vous pensez bien être placée pour faire des putain de leçon de morales ? Au lieu d’être sur le « front » comme vous le dites, vous voilà à vendre vos services à droite et à gauche comme la dernière des trainées. Au final, vous ne faites pas mieux que moi, à trainer en dehors des champs de bataille, à vous planquer comme une lâche. »

Reposant mon mocassin au sol, je laissais mon souffle se reprendre après avoir enfin relâché la vapeur et dit tout ce que je voulais. Les poings desserrés, je replongeai mes mains dans les poches, observant avec dédain la brune qui se prenait être en position de me parler sur ce ton.

« - Vous avez moins d’excuses que moi, alors cassez-vous et continuez à jouer les planquées pour sauver votre peau. »


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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Ven 16 Fév 2018 - 15:59

Mes paroles avaient fait mouche comme en témoignait son air au bord de l'hystérie et cette pauvre table volante qui ne lui avait rien demandé.
Malgré sa tentative d'intimidation, je demeurais impassible et l'observais sans broncher, restant tout de même sur mes gardes si la bombe qui se trouvait devant moi décidait subitement de s'enclencher.

Et le voilà qui argumentait, faisant l'éloge de ses exploits ayant justifié son départ, selon lui. Vociférant des paroles acerbes, cherchant à évoquer mon cas plutôt que le sien même si ce n'était pas le propos, fuyant, une fois de plus, la discussion pour la tourner sur autre chose que lui même.

Son pied s'abattit contre le canapé, l'avisant toujours d'un air indifférent jusqu'à ce qu'il m'accable de reproches infondés de manière éhontée. Serrant le poing imperceptiblement et le laissant finir jusqu'à ce qu'il exulte entièrement sa rage au point d'adopter une posture plus « détendue », les mains dans les poches, je me levai à mon tour, lui faisant face dans une promiscuité dérangeante mais dont je me moquais bien pour l'heure en lui rendant son regard noir que je soutenais avec ardeur.

« Moi je me planque ?! Vous êtes trop crétin pour avoir suivi vos cours d'histoire, en prime ?! La guerre clanique de Kaze ça vous parle ?! Cette guerre faisant rage bien avant la mégalomanie étendue de cette saloperie d'Empereur pour laquelle j'étais au front dès mes plus jeunes années ?! J'ai sans doute été confrontée aux champs de batailles bien plus souvent que vous alors cessez d'affirmer des inepties ! »

Irritée, je serrai la mâchoire tout en ne quittant pas son regard aussi écarlate que le mien, initiant un duel, pour le faire redescendre d'un cran, lui qui pensait dominer dans la « conversation ».

« Je ne suis pas comme ces véreux de mercenaires ! J'appartiens à une organisation opérant avec la résistance Kazejin et intervenant en renfort avec celle de Tsuchi. Figurez vous qu'ils sont occupés a repousser les Impériaux, c'est bien pour cela qu'ils ne peuvent pas se donner la peine d'aller courir après leurs dissidents pour les ramener de force et gonfler les rangs ! »

Pour qui se prenait-il ?!

« Ne rêvez pas ! Vous n'êtes pas le seul recherché de la sorte ! Ils ne vous ont pas fait chercher car vous leur manquiez ! Certains semblaient même peu ravis à l'idée de vous revoir, si vous voulez tout savoir ! S'ils ont missionné plusieurs combattants pour aller chercher des types comme vous c'est bien parce qu'ils n'ont plus le choix et qu'ils leur manquent des effectifs ! »

Serrant de nouveau le poing en songeant à la situation précaire des pays instaurée en partie par des lâches comme lui, mon regard redoubla de haine tandis que mon ton se fit d'autant plus incisif.

« Parce qu'a cause de connards dans votre genre, ayant décidés de s'accorder des vacances sans gêne, les troupes s'affaiblissent, et bientôt l'Empire risque de tous nous engloutir ! Vous n'êtes qu'un salopard égoïste ! »

Ma rage était palpable mais, malgré tout, un sourire amer se dessina sur mon visage tandis que je me mis à l'observer avec dédain.

« Mais cela n'a pas la moindre importance... Maintenant que je vous ai trouvé, je sais que ce « Daï » avait tord. Vous leur serez inutile. Mieux vaut que vous restiez croupir ici, sans les gêner. Avoir moins d'unités, fiables et utiles, est préférable à une immense armée composée essentiellement de boulets. »




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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Mar 27 Fév 2018 - 10:16

Le ton était donné dans notre discussion. L’hypocrisie dont faisait preuve la dangereuse devant moi était des plus flagrantes. Je ne comptais pas la laisser me faire la morale avec des mots absents d’un semblant de support. Si elle voulait réellement me faire ce genre de sermon, qu’elle applique elle-même sa putain de morale à deux ronds. Les mots que je donnais étaient mesurés, comparé à ce que je pourrais lui sortir. Mais la sortir de ses gongs n’était pas dans mon intérêt, car si mon instinct m’avait appris quelque chose de cette rencontre, c’était qu’elle n’était pas le genre de personne que je pouvais me débarrasser sans y aller à fond, et la Waraï n’avait que peu de chances de rester debout avec ça…

Mais je semblais au moins avoir fait mouche. Mes mots eurent don de la faire réagir, la faisant se lever à mon niveau, ou du moins essayer. La rapidité me fit reculer d’un pas, non pas de peur, mais seulement par la seule politesse que je lui accorderais en ne me collant pas contre elle. Les mots défilèrent ainsi comme un torrent de rage. Pas de provocation comme avant, ayant pour simple but de me faire réagir. Ces mots-là sonnaient du fond de son cœur. Au moins, je savais que j’avais réussi à frapper là où ça faisait mal. J’en avais rien à foutre de ce qu’elle pouvait raconter, je ne la connaissais pas. Mais savoir qu’elle prenait tant à cœur ces insinuations me donnaient un angle d’attaque pour la suite, de quoi me faire sourire.

Cependant, la balle changea de camp, et ce fut à nouveau son tour de m’accuser de mille-et-une connerie. Me rappelant la situation de Tsuchi, elle semblait essayer de me faire culpabiliser avec les myriades de soldats qui sont partis au fur et à mesure des grosses batailles remportées, sans pour autant réussir à mettre un terme à la guerre. Je devais avouer que pour le coup, elle n’avait pas tort. Si je savais qu’ils n’avaient pas le temps de me chercher ? Evidemment. Je voulais juste faire comprendre qu’il y avait bien d’autres personnes, certes moins compétentes, mais bien plus utiles pour eux.

Au fur et à mesure que la tension remontait à nouveau, mon poing se fermait alors que je maintenais mon regard avec elle, l’envie de lui foutre une baffe me démangeait sérieusement. Elle me rappela la menace de l’empire omniprésente, la faiblesse dans les rangs de le Terre, le fait que tout le monde était parti. Au final, elle fini par planter le dernier clou en me traitant d’inutile. Mes dents étaient serrées au point d’en faire saigner mes gencives, mes yeux d’une excitation enragée à son égard, son sourire me donnant envie de détruire ces lèvres écarlates d’une violence… Mais à quoi bon.


« - Et après ? »

Le ton fut monotone, simple et absent d’agressivité, mon expression facial échangeant la rage pour la lassitude juste avant. Comme si l’air accumulé dans mes poumons avait fini par s’échapper dans un trou au lieu d’éclater hors de un cri de rage. M’écartant d’elle, je m’approchai d’une armoire où je rangeai mes alcools et vers pour me servir.

« - Nous battons un despote, nous festoyons plusieurs mois, et après que l’euphorie de la fête est retombée, le doute s’installe. Les gens ne sachant pas s’organiser, ils finiront par foutre la merde entre eux, et se sentiront obligés de mettre quelqu’un à leur tête afin de leur dire ce qu’il faut faire ou non. »

Absent de mes gestes pendant mes réflexion, ce ne fut que quand je refermais la bouteille de bourbon que je vis que deux verres étaient servis. Sans doute que je savais qu’au final, la confrontation était inutile, alors à quoi bon rester encore sur la défensive ? Soupirant, je pris les deux verres et en posa un sur la table à côté du canapé, la table basse foutue de mon coup d’avant, avant de m’étaler sur ce dernier pour reprendre.

« - Au final, ce dernier finira par se dire qu’il obtiendrait ce qu’il souhaite en jouant ses cartes bien, et finira par agir par profit personnel avant de celui de son peuple… Et ce sera la naissance d’un simulacre de l’empire. »

Je levai un regard vers elle en me demandant quel genre de connerie elle pouvait bien échafauder pour se foutre de ma gueule ensuite. Difficile à deviner à vrai dire. Son regard écarlate était si profond qu’il était difficile d’en voir le bout, et son sourire allant de sanguinaire sarcastique n’aidaient pas à deviner les mots qui allaient sortir de ces lèvres. Ignorant les pensées vagues qui naissaient par la fatigue, je buvais un nouveau coup en regardant dans le vide.

« - Vous avez raison sur un point, j’essaye de restreindre ces pulsions qui m’habitent. Rien ne saurait me donner plus d’excitation que de sentir le souffle d’une déflagration contre mon visage, les cris de bataille de mes opposants résonnant dans mes oreilles, et le goût du sang aillant giclé et fini par danser sur ma langue… »

Je pouvais deviner le sourire carnassier se dessiner sur mon visage alors que les images de mes combats passaient défilaient dans ma tête, ne me rendant pas compte que le sang que j’avais percé tout à l’heure coulait sur le coin de ma lèvres, le goût ferreux longtemps effacé de mes papilles par le bourbon dans ma bouche. Mais le doux sourire d’une femme me refroidi d’un coup, alors que je baissais légèrement la tête en cachant mon regard derrière quelques mèches blondes.

« - La mort n’est pas quelque chose que je crains, ou que j’ai peur d’affliger… Mais cela ne devrait justement s’appliquer qu’à ceux ayant choisi de prendre les armes. Avez-vous une seule idée de combien de civils, sont morts à cause de nos conflits ridicules ? Beaucoup trop pour que je puisse considérer me battre pour le peuple de la Terre, ou vous pour celui du Vent. Et je commence à en avoir marre de me mentir en me disant qu’on se bat pour quelque chose, alors que ce qu’on fait, c’est faire table rase de ce qui existe pour reconstruire la même chose. »

Vidant le peu d’alcool qui restait dans mon verre, je le posa lascivement sur le canapé à côté de moi en la regardant sans rage, sans haine, sans détermination… Juste un sourire de lassitude.

« - Alors oui, je serais inutile au front, autant que vous foutiez le camp. Vous ne parviendrez pas à me faire venir en me persuadant, de force, ou même en utilisant vos charmes… Laissez-moi juste profiter d’un moment de tranquillité, et allez bien vous faire foutre. »


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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Sam 3 Mar 2018 - 15:58

Je l'avais vu. Cet état de rage par lequel il était passé, crachant des flammes de son regard écarlate et serrant la mâchoire pour tenter de les contenir. Pourtant, il se ravisa, exprimant simplement une profonde lassitude en délaissant la hargne l'habitant un peu plus tôt.
« Et après ? » Etait-ce réellement la réflexion qu'il se faisait de la situation ou bien ce dont il cherchait à se convaincre pour alléger sa conscience sur sa décision ? … Cette colère qu'il avait ressenti témoignait pourtant de l'importance qu'il accordait à mes mots. Alors que cherchait-il a fuir ? Le conflit, pour ne pas attenter à la tranquillité du village dissimulé peut être ? Ou bien ses propres responsabilités ?
Je me moquais bien de ce qu'il pouvait ressentir mais cela servait mon intérêt de le savoir. Puisque, au delà du plaisir de le remettre à sa place, mes propos emplis de véracités me permettaient de connaître ses faiblesses et ses sujets sensibles.
Peut-être était-il colérique, à l'image de sa nature explosive de Bakushô, mais je devais avouer être satisfaite de ma capacité de déduction pour deviner où appuyer pour le faire réagir...

Donnant l'illusion de s'être calmé, il alla se servir un verre pour continuer d'adoucir ses nerfs à défaut de s'enivrer une nouvelle fois de nicotine.
Je le laissai s'exprimer tandis que je commençai à m'apaiser à mon tour tout en gardant une certaine adrénaline que je ne parvins pas à expliquer, me concentrant sur son discours malgré mon air lasse.

« Vous ne faites que décrire un aspect avéré de la société. Le peuple a effectivement besoin d'un leader pour se sentir en sécurité et continuer sa vie d'insouciance. Ce ne sont, après tout, qu'un ramassis de faibles incapables de se défendre par eux même. Croyez vous réellement que la population sous les ordres de l'Empereur est la plus à plaindre ? Ne pensez vous pas qu'elle se complaît dans la situation de toute puissance qu'il leur miroite ? L'Empire est un poison pour les autres Nations, pas pour lui-même. »

La guerre apportait évidemment son lot de dommage mais qu'est-ce que les civils faisaient pour s'y soustraire ? Absolument rien. Ils subissaient comme des arriérés.

Mon regard se posa alors sur le second verre qu'il posa sur la table avant de le voir s'étaler dans son canapé. L'idée de me mettre à la porte lui était visiblement passée. Malgré tout, je campai sur mes positions, restant debout sans me départir de ma méfiance malgré cette ambiance plus « détendue ».
Et pourtant, un nouveau sourire s'esquissa sur mes lèvres lorsqu'il témoigna de son excitation au combat, se délectant des cris de ses victimes ainsi que du goût de leur sang... Son air carnassier en l'avouant sans demi-mesure éveilla mon intérêt d'une tout autre manière... Il devint même viscéral lorsque, pour couronner le tout, un filet écarlate s'échappa de sa bouche.
Le lorgnant avec appétence, je n'écoutai plus la moindre de ses paroles, l'entendant parler sans chercher à interpréter pour l'heure, obnubilée par l'objet de mes convoitises...

Les yeux luisant, rivés sur sa bouche et son menton, je vins poser un genou sur le canapé, une main appuyée sur le dossier, et me penchai vers l'avant, laissant ma langue courir sur le sillon écarlate et effleurer ses lèvres.
Grisée par l'arôme ferreux emplissant ma bouche, je cherchai à en identifier chacune des particularités, voulant m'enivrer davantage de ce goût exaltant et laisser parler mes envies sans pour autant me départir de ma méfiance.

Doucement, mais dans un geste spontané qui traduisait mon désir, mes dents vinrent attraper sa lèvre laissant l'une de mes canines effilées appuyer un peu plus fort pour me délecter du léger saignement qui s'en échappa. Avant même de lui laisser le temps de protester, mes lèvres se posèrent sur les siennes, ma langue cherchant à s'enivrer de la fragrance de ses blessures malgré l'effluve d'alcool.
Mon autre genou vint se poser à son tour sur le canapé, envoyant au sol le verre vide dans un bruit sourd. Assise a califourchon sur lui, le visage au dessus du sien, je profitai de ma nouvelle posture pour presser davantage ma bouche contre la sienne.



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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Dim 11 Mar 2018 - 22:41

« - Un gouverneur n’est Chef que si les hommes sous son commandement le reconnaissent comme tel. »

A quoi bon j’essayais de convaincre une personne qui n’est visiblement intéressée que par son avarice ? Le peuple est la raison pour laquelle elle est capable de se nourrir, s’habiller, et également se retrouver dans des endroits bien battis pour se reposer. Après, si elle veut habiter dans une hutte en s’habillant de seulement des feuilles, libre à elle. Qui plus est, la voix de beaucoup est capable de renverser bien des situations, même celui d’un empereur vénal. Après tout, n’est-ce pas comme ça que la révolution a fait son travail jusqu’à présent ?

Mais tout ça… Tout ça m’est passé d’intérêt depuis bien longtemps. Aujourd’hui, j’en avais marre de me soucier de tout ça. Une fois que je m’en suis rendu compte de tous les enjeux et ce qui se trouvait autour de chacun des batailles que j’ai bien pu mener, l’envie s’est évaporée aussi sec. Un dernier soupire lâché donc, j’attendais en me demandant ce que pourrait bien faire cette mercenaire. Qui sait, peut-être qu’elle comprendrait que ça servait à rien que d’essayer de me remotiver, ou bien perdrait-elle son intérêt. Au choix.

Et finalement, aucun de ces choix n’arriva. Sans que je ne puisse rétorquer, la voilà à moitié sur moi et… A passer sa langue le long de ma mâchoire ? Attend, quoi ? Sans me laisser un temps de réponse, la voilà à planter ses crocs dans la lèvre et à m’embrasser avec passion et… appétit ? Non, je ne voyais pas d’autre mots, alors que je sentais le passage de sa langue non pas dans un baiser enflammé, mais comme pour récolter... Le sang de ma blessure ? Ok, là y a clairement un truc de louche, je devrais faire quelque chose. Mais pourtant, je ne trouvais rien de mieux que de soupirer contre ses lèvres, et d’inviter mon propre organe à danser avec elle.

L’ivresse s’emparant ainsi de mon corps, mes mains se mirent à agir par simple envie, à caresser les courbes de son corps encore habillée comme pour mémoriser sa silhouette. Mes yeux embrumés par l’alcool et la fatigue s’en finirent clos, mon souffle emporté par ses lèvres alors qu’un râle guttural résonnait dans ma gorge, bataillant pour reprendre le contrôle de la situation qui m’échappait peu à peu. Remontant la ligne de sa colonne, mes bras lui retirèrent son manteau qui tomba lourdement au sol, la libérant d’une première couche, mais certainement pas de sa dernière. Glissant peu à peu sur sa nuque, mes mains se baignèrent ainsi dans sa chevelure d’ébène, mes doigts se familiarisant de cette toison soyeuse… avant de les agripper fermement pour tirer sa tête en arrière, minimisant sa douleur, mais m’assurant qu’elle ne puisse plus bouger.


« - *hhhhuh*… Quel est… Ton jeu… ? »

Les joues en feu par la fatigue, l’ivresse et même l’excitation, je repris mon souffle en fusillant du regard celui de cette succube. Pendant un instant, j’avais perdu le contrôle, mon instinct voulant libérer la frustration accumulé dans mes veines par tout moyen possible, quitte à tomber dans mes plus basses envies lubriques. Instinctivement, ma langue passa le long de cette plaie sur mes lèvres pour lapper le sang accumulé, me confirmant que c’était bien ça qu’elle voulait. Elle était folle, elle était dangereuse… Mais bordel, comment faisait-elle pour me réveiller ? La gardant toujours fixe, je fini par un soupir qui me fit reprendre mes esprits.

« - Ecoute-moi bien… Je te l’ai dit et je le répète. Si tu penses pouvoir me faire te suivre avec tes charmes, tu te trompes lourdement. Tu peux essayer de me séduire comme tu veux, je ne partirais pas… Mais si tu te fais aussi insistante, je ne vais pas me faire prier. »



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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Mar 13 Mar 2018 - 22:12

L'arôme de son sang emplit ma bouche et perturba mes sens en émois, me laissant succomber à l'appel pernicieux mais ô combien désirable de cet élixir carmin. Le Bakushô n'était, à mes yeux, plus qu'une gourmandise capable de combler à satiété cette soif inextricable : du moins jusqu'à ce qu'il se mette à répondre à mes attentions...

La convoitise se mêla au désir et se mue peu à peu en quête de plaisir. Un plaisir qui n'avait rien de coupable mais véritablement égoïste. Le sien m'important bien tant que j'en retirai ma propre satisfaction.
Grisée par l'envie, je me délectais de chacun de nos contacts, me prenant même à esquisser un sourire, le regard fiévreux, lorsqu'il ôta mon manteau et me fit reculer en cramponnant mes cheveux sans pour autant s'en montrer violent.
Il s'interrogea sur mon « jeu » après avoir rejoint ma partie, cherchant probablement à se donner bonne conscience sur la réponse que son corps, lui, avait déjà trouvé...

Tout en l'écoutant, mon regard lorgna le filament écarlate qu'il récupéra avec sa langue, m'embrasant un peu plus avant de reporter mon attention sur lui, lui répondant d'une voix lascive :

« … Un jeu sans règles ni lois... »

Au diable ma mission pour l'heure, mes actes ne la concernaient plus.




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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Lun 26 Mar 2018 - 0:17



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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Dim 1 Avr 2018 - 0:56




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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Ven 13 Avr 2018 - 22:54



===========

Un dernier râle bruyant échappa mes lèvres alors que mon corps se laissa tomber sur les oreillers, mes forces depuis bien longtemps au bout de leurs limites alors que mon souffle se fit difficile à récupérer. Je ne savais pas si c'était la chute de tension après qu'enfin mes pulsions meurtrières avaient disparue, la dopamine libérée dû aux orgasmes répétés, ou l'anémie causée par les centilitres de sang qu'elle m'a pompé... Mais ça allait bien, je sentais que la soirée ne pouvait pas s’empirer. Bon, mon épaule était complétement défoncée par ses crocs et je sentais bien que ça allait s’infecter comme pas permis, mais bon, quand on prend autant son pied, des petits sacrifices sont bien permis.

« - Je ne sais pas si tu essayais… De me tuer ou de m’exciter… Mais t’as du potentiel dans les deux cas, hey… »


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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Mar 17 Avr 2018 - 18:49





Le souffle court et le corps brûlant, je me laissai choir à ses côtés dans un dernier soupir de satisfaction. La notion du temps avait complètement disparu tout comme celle de la réalité.
Profitant des derniers soupçons de l'ivresse, je retrouvais peu à peu le fil de ma respiration et me redressai, apposant une main sur mes blessures soudainement enveloppée d'un halo verdâtre.
Je n'avais guère besoin de me soigner de ces plaies mineures mais cela montrait mon intention au Bakushô, ne le faisant que peu broncher lorsque je me mis à en faire de même sur son épaule meurtrie, esquissant un sourire à sa remarque.

« Peut-être un peu des deux... C'est que tu as de l'énergie a revendre... »

Déclarai-je avant de m'atteler aux soins des marques les plus importantes, laissant mes mains glisser une énième fois sur sa peau encore ardente.

« Cela dit, elle serait bien plus profitable à ta Nation que derrière un comptoir... »

Glissai-je de manière peu subtil dans un regard mesquin. L'esprit de nouveau alerte, je me devais de repenser à l'origine de ma venue.
Je savais que mes paroles allait l'irriter et après ces dernières heures j'éprouvais moi même une certaine lassitude de devoir réamorcer le débat... mais le temps était compté.

Me levant du lit, je rassemblai mes affaires et commençai à les enfiler.

« Si tu ne veux pas te battre pour elle fait le au moins pour toi. »

Fin prête, la veste sous le bras, je lui adressai un regard teinté de gravité dans l'embrasure de la porte.

« Car bientôt il ne restera plus rien a protéger, pas même notre liberté... »

Là dessus je quittai la pièce et me dirigeai vers la sortie, me stoppant néanmoins pour aller avaler d'une traite le verre d'alcool trônant sur la table dans une grimace de dégoût avant de laisser le Bakushô à sa solitude.

Rien ne me disait que ma mission était une réussite mais ma nuit elle, avait été savoureuse...



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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya] Ven 18 Mai 2018 - 17:53

La douleur dans mon épaule ne semblait pas vouloir s’en aller. C’est qu’elle avait bien planté ses crocs dans ma chair, la conasse. Je savais pas si le sang avait autant d’effet qu’une drogue à la con, mais si c’était le cas, allait falloir que j’apprenne à me tempérer si je la recroisais par la suite, car elle serait capable de me vider avec cet appétit… Bah, je me connais, même en étant au courant de ce danger, je suis sûr que j’aurais bien replongé dans cette mission suicide juste pour voir à quel point elle pouvait être sauvage au pieu. Beauf ? Oui, sans doute, mais elle n’était pas mieux.

Mais je fus surpris en la voyant apposer sa main sur la plaie, qu’elle avait elle-même faite. Les premières sensations douloureuses du contact se firent sentir, mais ne me firent pas bouger. Après tout, elle avait bien l’occasion de me tuer avant, elle l’aurait fait bien plus tôt. Je fus cependant bien plus surpris par la sensation s’adoucissant au fur et à mesure qu’elle gardait sa main sur mon épaule. Regardant ainsi, je remarquai le halo vert de sa main. J’avais pas de grandes connaissances sur d’autres arts ninja, mais je m’en foutais, du moment que ça faisait moins mal, c’était tout bon pour moi.

Profitant donc de ma convalescence éclair, j’appréciais encore un peu la vue qu’elle m’offrait (hé, que voulez-vous, faut bien en profiter) jusqu’à qu’elle finisse par me lâcher une phrase qui me fit de nouveau gronder, non de douleur, mais de lassitude. J’avais presque réussi à oublier que de base, elle voulait me faire chier pour que je reviennes sur le front.


« - J’ferais ça quand t’auras plus de considération pour les gens en général, héhé… »

[/i]Une petite moquerie sur sa façon de penser avant. Comme si un jour elle serait capable de montrer un tant soit peu d’empathie quand elle parlait de parasite et me traitait comme un morceau de viande ? Mais fallait avouer qu’à force de me rabâcher le crâne avec ces conneries, elle avait réussi à me forcer à penser à Tsuchi, à la rébellion, à tous ceux restés sur place… Tu parles d’une galère.
Une fois son traitement apporté, elle s’empressa ainsi de quitter mon pieu pour se rhabiller. J’en serais presque offensé de la voir si vite partir. Mais bon, je devinais bien qu’elle avait suffisamment perdu de temps comme ça, et qu’au moins, elle allait me foutre la paix. M’allumant une clope sans attendre, je ne fis rien alors qu’elle se rhabillait pour fuir, me laissant ainsi écouter une dernière fois ses paroles pour me convaincre. Essayer de la rattraper ? Qu’est-ce que j’en avais à foutre ? Plus vite elle serait partie, plus vite je pourrais me contenter de pioncer après avoir tiré un coup. Après tout, je l’avais dit plusieurs fois : cela ne me regardait plus…

==========

… Du moins, c’était le plan. Bien que somnolant, pas moyen de pioncer de la nuit. Cette gourdasse avait beau disparaître en un instant, elle ne me laissa qu’avec une soirée de questions, de réflexions sur la situation actuelle. J’en étais même à faire quelque chose que je n’avais pas fait depuis plus d’un an : me tenir au courant des nouvelles de Tsuchi no Kuni. Et clairement, ce que je découvris n’était pas fameux. Les informateurs que j’avais ici et là me ramenèrent des faits bien pires que ce qu’aurait pu me raconter cette brune.
Famine, conflits inter-clanique, prise en tenaille par les forces résistantes. Comment ces baltringues avaient-elles faites pour se retrouver dans une telle merde que ça, avec la perte de si peu de soldats ?! Enfin… Etions-nous si peu que ça ? Etais-je vraiment un parmi un groupuscule ou parmi une légion à ne plus vouloir prendre les armes ? Putain de galère, putain de réflexion, et putain de mercenaire.

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Une semaine s’était passé, et les choses n’allaient vraiment pas pour s’arranger. La sensation de tourner en rond, que j’arrivais à étouffer avec les vices de Waraï, devint impossible à ignorer, tant l’idée qu’une bataille à la fois dantesque mais meurtrière pour la Terre se passait dans le pays voisin. L’idée de ne plus rien faire de mes paumes m’enrageaient également. Quand était-donc la dernière fois que j’avais réellement usé de mon chakra pour mes pouvoirs primaires ?

Mes pas avaient fini par m’emmener au cimetière, sur la tombe d’une personne qui me donnait usuellement conseil. Comme si c’est brute pouvait un jour me donner une réponse de là où elle se trouvait. Et pourtant, je pouvais l’imaginer, l’entendre vouloir me botter le cul pour autant rester têtu. D’autres vinrent également, notamment Daï qui vient me traiter une nouvelle fois de Morpion, en m’ordonnant de ramener mon cul. Tout ce beau monde qui, malgré le fait que beaucoup ne me traitaient pas mieux qu’une bête sauvage, voulait me faire comprendre que ma place n’était pas derrière un bar miteux à servir des verres… Et ce fut un regard luxurieux et écarlate qui finit par me dire que ces crétins avaient raison.

Il ne me fallut pas une heure pour rassembler le nécessaire. Des fringues, du fric, et des clopes. Balançant les clés au gérant, et envoyant chier celui qui avait repris le bar de Rika, je me dirigeai vers la sortie de la grotte, surprenant les garde qui ne s’attendaient certainement pas à me voir arriver jusqu’à eux.
Ignorant la moindre de leurs complaintes, directions et autre recommandation d’une simple proposition d’aller se faire mettre, je fis apparaître un oiseau d’argile comme j’en avais pas fait depuis un bail. Sautant dessus, me voilà à prendre mon envol en direction du pays de la Terre, bien déterminer à mettre un terme à tout ce bordel… Et laisser à nouveau l’adrénaline parcourir mes veines comme je n’ai pas connu depuis un long moment.[/i]


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... And this is my last stroke.

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Message(#) Sujet: Re: La croisée des chemins [Kazuya]

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La croisée des chemins [Kazuya]

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