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 Walked for a long time [

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Konoha
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Message(#) Sujet: Walked for a long time [ Sam 30 Déc 2017 - 23:08





Hivers de l'an 4
Quelque part aux portes de Sunagakure No Sato
...l'ombre du soir se mêlant en un voile orangé dans la clarté d'un jour en fin de vie.




Trente-huit heures.

Trente-huit heures qu'il laissait ses traces dans le sable chaud et sec de la région, traces qui n'avaient de cesse de disparaître à chaque coup de vents, comme avalées par le déplacement constant et éternel des dunes de Kaze. Les étrangers en venaient souvent à en oublier que le vent était la véritable puissance ici, tout comme le nom du pays l'indiquait. Ils perdaient leur regard dans la grande étendue de sable qui semblait si dominante sur le reste des éléments, mais oubliaient que même lui était soumis aux caprices de l'air, de sa caresse la plus douce jusqu'à sa bourrasque la plus imprévisible. Il était un amant passionnel, guidé par ses propres élans chaotiques et le sable était soumis à ses humeurs, ad vitam aeternam. Alors que dire lorsque le vent se mêlait au sable, l'emportant dans sa fureur la plus violente? Eh bien, les natifs du pays parlaient souvent de ces événements comme étant "Les querelles". Les querelles entre la maîtresse et son amant, entre l'air et le sable. C'est d'ailleurs l'une de ces "querelles" qui avait retardé son avancé jusqu'à sa destination.

Mais...il n'en avait rien à faire.

Le bras droit replié sur lui-même, vers le haut, il continuait d'avancer sans se soucier du désert qui l'entourait, sans écouter les faibles complainte du vent qui n'avait de cesse de lui rappeler qu'il était au milieu de nul part, qui semblait même lui susurrer à l'oreille de retourner d'où il venait, qu'il ne braverait jamais l'immensité de son amant, de son infini par-terre mou et jaune-orangé.

Mais...il n'en avait rien à cirer.

De son bras droit, celui replié vers le haut et dont la main tenait le bout d'une corde qui passait par-dessus son épaule et s'étendait à deux mètres derrière son dos, il continuait de marcher. Depuis longtemps il marchait, c'était une longue marche. Ses pieds lui faisait mal, à force de sentir les petits grains chaud entrer dans ses bottes et se glisser sous ses orteils et sous la plante. Le creux de ses mains faisaient mal aussi, brûlés par le frottement de cette corde qu'il traînait depuis trop longtemps et dont le poids mort à son autre bout, qui traînait sur le sol, lui donnait des crampes dans les doigts.

Mais...entre deux souffle fumant provenant de son cigare qu'il tenait bien serré du bout des dents...il en avait rien a foutre.

Non, car de toute façon il était condamné...condamné pour meurtre. Meurtre dont il traînait le fardeau depuis trente-huit heures à travers le pays, en direction des geôles qui l'accueillerait. Sourire au lèvres, sa condamnation n'était qu'un mince tribu à payer pour lui...face à toute la satisfaction d'avoir derrière lui le corps du chien qui osa lever le doigt sur sa famille. D'ailleurs, parlant de chien, une silhouette plus petite à ses côté commença à aboyer alors qu'il filait vers l'avant, attirant le regard de son maître, qui pouvait enfin voir se dresser à l'horizon la silhouette du village caché alors qu'il venait d'atteindre le pic d'une dune sablonneuse. Le sac à puce avait probablement déjà flairer les gardes des remparts...ou simplement vu grâce à sa vue de cabot.


-Inconnu
R'gard' moi s'clébard. Pauv' chien...il doit avoir soif.
EH....GARDE-M'EN! J'TE CONNAIS L'CABOT! Tu m'en laisseras pas une goutte comme d'habitude.
Une voix rauque, probablement abîmer par l'abus des plaisirs de la vie que sont le tabac et l'alcool frelaté, fait maison. Mais ça, comme bien d'autre choses, c'était ses problèmes et ne concernaient que lui et personne d'autres.

Empoignant la corde à deux mains, il jeta un dernier regard au cadavre qui gisait au bout de celle-ci. Encore une fois, un sourire naquit sur le coin gauche de ses lèvres alors qu'il abaissait légèrement son chapeau pour couvrir ses yeux. Il resta ainsi, silencieux, quelques secondes, avant de continuer de marcher en direction des remparts qui grandissaient à vu d'oeil, au fur et à mesure qu'il s'approchait de l'endroit où il allait passer à la confess. D'ailleurs, le chien avait déjà été intercepté par une femme devant les portes. S'il grognait après la demoiselle, il restait néanmoins assis, attendant patiemment que son maître arrive.




-Inconnu
T'as pas chômer hein? D'jà en bonne compagnie...tu m'étonne.

HM HM...'scusez le ma p'tite dame...il a pas bu depuis bonne lurette d'jà. Il en oublie les bonnes manières.

J'm'appel Jon...Magunamu Jon et j'viens d'la haute région pour la confesse.

Pardonnez-moi m'dame j'sais que c'pas quelque chose que les bonnes gens font mais...

...j'ai tué...
Dit-il en levant le point au niveau de son épaule, envoyant son pouce vers l'arrière, là où gisait le corps inerte d'un homme méconnaissable tant le visage avait été râpé contre le sol chaud du désert.
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Message(#) Sujet: Re: Walked for a long time [ Dim 31 Déc 2017 - 10:20

La tâche de surveiller les entrées et les sorties était supposée revenir aux insignifiants petits soldats qui n'avaient rien d'autre à faire de leur journée. Cependant, il fallait croire que tu n'étais pas tellement mieux pour que l'on te confie cette mission. Sous prétexte qu'il manquait de gardes ces derniers jours, tu étais envoyée pour leur venir en aide. Plus tu réfléchissais, plus tu te sentais indignée, irritée, crispée.

Tu observais ces horizons qui s'étendaient à perte de vue. Aucune silhouette. Aucune ombre. Intérieurement, tu soupirais devant ce paysage morne et fade. Tout était silencieux comme si tu faisais face à un tombeau, mortel et ennuyant. Tu avais le sentiment de mourir d'ennui comme si chaque instant durait une éternité

Cependant, tu te fis tirer de tes pensées par l'apparition d'une silhouette singulière se détachant du reste du paysage. Tu n'arrivais pas à voir ce qu'il traînait derrière lui, mais tu avais le sentiment qu'il allait te divertir. Étirant un léger rictus, tu allas à sa rencontre. Le premier arrivé fut un chien assez grognon que tu hésitais à éjecter d'un coup de pied, mais tu te retins devant l'homme qui arrivait à son tour.

« Enchanté, Monsieur Magunamu.. »

Tu fus interpellée par son étrange langage assez inhabituel. Peut-être venait-il simplement d'une contrée lointaine ? Tu lui adressas un sourire angélique comme pour lui souhaiter bienvenue, mais sans le laisser passer car il avait encore une longue procédure à suivre, avant de t'arrêter net lorsqu'il se déclara coupable d'un meurtre. Tu l'observas avec des yeux étonnés avant d'éclater de rire.

Était-il fou ou stupide ? Calmement, tu repris ton sang-froid pour aller examiner le cadavre au sol, tout en répondant de façon détendue, non pas sans un petit air ironique face à la situation plus qu'inattendue.

« Vous n'étiez pas encore un criminel jusqu'à ce que vous ne vous dénoncez. J'ignore quelle idée vous a traversé l'esprit, mais en venant ici, vous venez de vous condamner pour le meurtre de cet inconnu, Monsieur Magunamu Jon. »

Tu laissas un temps de silence s'écouler, avant de te retourner vers ton interlocuteur.

« Bon, puisque vous vous êtes donné la peine de venir vous confesser, je me vois obligée de vous accueillir convenablement dans l'une nos belles chambres privées tant appréciée des criminels. Même si les lits sont quelque peu inconfortables, vous pourrez toujours dormir et peut-être même pour l'éternité.. Veuillez n'opposer aucune résistance et me suivre vers l'intérieur. Montrez une once d'hostilité et je n'hésiterai pas à employer les moyens nécessaires pour vous contrer.. »

Plongeant ton regard dans le sien, tu l'invitas de ta main gauche à passer les remparts.

« Vous venez de la haute région du Pays du Vent, vous ne faites donc parti d'aucun village, dis-tu avant de te retourner. Dites-moi, puis-je savoir pourquoi l'avez-vous tué ? Vous ne semblez posséder aucun regret, alors pourquoi venir vous confesser de vous-même ? Vous semblez avoir bien souffert en traversant le désert avec ce corps traîné derrière vous. Pourquoi vous êtes-vous donné tant de mal ? Qu'espérez-vous en venant ici ? »
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Message(#) Sujet: Re: Walked for a long time [ Mar 9 Jan 2018 - 13:19




Si le maigre sourire sur son visage laissait présager qu'il n'avait, effectivement, rien à se reprocher vis-à-vis du cadavre qu'il avait traîné pour plus d'une journée entière, les souvenirs de sa jeunesse, ou plus précisément une toute petite partie de celle-ci, lui fit revenir en mémoire les "agréables" moments passés derrière les barreaux. Il était civil à l'époque...ou enfin il n'avait pas cette capacité d'utiliser de telles armes que Whis & Key, ses fidels compagnons de voyages des temps présents. Mais aujourd'hui, la donne avait changé et il savait que son châtiment serait à la hauteur de ses talents. Une chose qui ne lui plaisait guère...

...mais il était un homme de parole, un homme honnête.

Il savait que tôt ou tard on le trouverait aussi pour ce meurtre, et non seulement aurait-il à payer pour celui-ci, mais il paierait aussi pour avoir fuit la justice. Et selon Magunamu Jon...on ne fuit las la justice. Elle vous trouve toujours, car tant qu'il y a des gens honnêtes sur terre, les salauds peuvent toujours courrir, mais ils finiront un jour ou l'autre par payer. Et il ne voulait pas être un salaud justement. Ou s'il devait l'être...il serait un bon salaud.

Haussant donc les épaules, laissant tomber la corde parterre, sachant très bien que son prisonnier ne fuirait pas, il mit sa main gauche sur l'épaule droite tout en faisant quelques lents moulinets avec celle-ci. Elle était endolorie, et il se doutait même que le chanvre lui avait probablement râclé la peau jusqu'au sang. Mais ça ne l'empêchait pas de répondre à celle qui avait tôt fait de lui décrire la suite des événements qui l'attendait.


-Jon
Sauf vot' respect m'dame, j'en ai un peu rien à foutre de si vous m'trouvez stupide ou non d'être v'nu m'dénoncer moi-même. J'veux simplement purgé ma peine comme n'importe quel connard dans ma situation. Et croyez-moi...le confort de vos litsnest bien l'dernier d'mes soucis.

Puis, avançant en laissant le corps derrière lui, il enleva son chapeau, dévoilant la face d'un homme adulte probablement un peu trop vieux d'apparence pour son âge. Bien entendu, il n'était pas vraiment vieux, mais l'on pouvait lire sur ses traits les conséquences d'une vie mouvementé. Le genre d'homme qui, pourtant inconnu du monde, semblait déjà avoir trop vécu. Le genre d'homme qui, dans l'ombre du jour, en avait vu de toutes les couleurs...mais les pattes d'oies sur le coin de ses yeux et les petites rides au coins de sa bouche démontraient pourtant quelqu'un de souriant, de rieur même peut-être...deux choses qui ne se prêtaient pas du tout à l'image qu'il dégageait ni même au crime qu'il venait de confesser.

Plongeant ses yeux verts dans le ciel clair, il contempla le plafond bleu du monde en laissant une dernière bourrasque chaude lui souffler au visage, soulevant quelques mèches courtes de ses cheveux quasi poivre et sel...puis il avança...répondant par la même occasion aux questions de la demoiselle, sans nécessairement regarder vers elle.


-Jon
Non m'dame. J'viens d'une ferme en haut...aux frontière des pays du Nord. Répondit-il à la première question, en sortant un cure-dent de sa poche de veston, en laissant bien en vu ses mains, histoire d'écarter tous soupçons sur des intentions qu'il ne fallait pas lui prêter. Puis il ria à le seconde en un ricanement à peine audible. Parce que c'fumier l'avait bien mérité, croyez-moi. Je n'ai aucun regrets z'avez bien raison et j'le referais si j'avais à l'faire...mais à voir comment il bouge plus j'crois pas que c'est nécessaire d'envisager la chose.

Écoutez...ma p'tite...j'vous d'mande pas d'comprendre pourquoi j'ai fais ci ou ça. J'm'expliquerai d'vant vot' juge...chef...seigneure. Disons juste que j'sais ce que j'ai fais et ce qui arrivent généralement quand on essaie de courir d'vant la justice. J'préfère être honnête...


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Message(#) Sujet: Re: Walked for a long time [ Mer 10 Jan 2018 - 22:27

« Vous expliquer devant notre seigneur..? »

Tu ne pus t'empêcher de laisser échapper un léger rire devant cette inconscience naïve de ton interlocuteur. Malheureusement, votre seigneur n'était pas une personne accessible à tous les petits individus qui désiraient la rencontrer, encore moins à un meurtrier venant se confesser pour son crime. Pour pouvoir l'admirer en chair et en os, il allait falloir faire mieux que traîner un simple cadavre à travers le désert. Si son objectif pour avoir parcouru toute cette distance c'était de pouvoir la rencontrer, il risquait d'avantage de mourir dans sa cellule avant même d'avoir pu la croiser.

« Laissez-moi vous mettre en garde sur un léger détail, sachez que vous avez pris la mauvaise route pour espérer rencontrer notre Seigneur du Vent. Voyez-vous, c'est une personne très occupée dans ses affaires et dans sa paperasse. Elle n'a guère de temps à consacrer pour des histoires futiles comme un meurtre au fin fond de la campagne. D'autres membres de l'administration sont chargés de ces affaires juridiques au sein du pays. Non, notre seigneur a bien d'autres choses à faire, mais sincèrement, je dirai que c'est une bonne chose si vous voulez mon avis. »

Intérieurement, tu plaignais tous ces prétendants qui courraient désespérément derrière la comtesse que ce soit pour sa beauté envoûtante ou pour son cœur immortel, ce n'était qu'une bande d'ignorants dont une mort presque certaine les attendait au bout du chemin. Cette femme était comme une rose, belle et attirante, mais ses tiges étaient parsemées d'épines blessant quiconque cherchant à s'approcher d'elle. Cette métaphore était presque tragique.

Cependant, cet homme semblait légèrement différent de ces prétendants à la recherche de pouvoir. Tu constatais une contradiction entre son honnêteté pour être venu se confesser et sa cruauté pour avoir traîné ce corps. Pourquoi était-il si fier de son crime ? Pensait-il être un justicier ayant débarrassé le monde d'une ordure ? Ce n'était en réalité qu'une excuse, un mensonge, une illusion. Il l'avait tué et quelles que soient les raisons, cela ne changeait rien aux faits. Ce n'était qu'une parure pour déguiser un meurtre.

En réalité, tu n'étais pas si différente de lui dans ce sens, même si à sa place, tu te serais servis de tout ce qui était à porté de main pour cacher tes méfaits. Contrairement à cet homme, tu ne possédais pas ce sens de la justice, tu n'étais qu'une vile manipulatrice pas bien différente des déserteurs, c'était pourquoi ses agissements te paraissaient stupides.

Néanmoins, si tu voyais le bon côté des choses, il était quelqu'un simple de l'esprit qui par son honnêteté se montrait fort coopérant. Bien qu'il dégageait un air effrayant de part son obstination à traîner un tel cadavre sur son épaule, il n'était ni inhumain, ni immoral et il n'attaquait pas sans raison. Tu espérais simplement qu'il ne rebroussera pas le chemin au dernier moment comme pris dans un élan de regret. Tu lui souris avec un air accueillant.

« Je n'ai rien d'autre à redire, je ne peux que vous remercier de votre confession et de votre coopération, si vous voulez bien me suivre vers la prison.. Ce n'est que pour le temps nécessaire pour qu'un membre de l'administration n'arrive sur votre cas assez particulier. »
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Message(#) Sujet: Re: Walked for a long time [ Lun 15 Jan 2018 - 15:19


PNJ : Makoto, gradé du Ryodan

Encore une affaire invraisemblable.
Makoto travaillait comme un forcené, le nez dans les rapports d'enquête en corrélations avec l'attaque sur la capitale et bien que des noms en étaient ressortis comme potentiels suspects, rien ne le prouvait encore...

Mais aujourd'hui, il était appelé pour une toute autre affaire. Une bénédiction selon lui. Un temps mort dans son travail habituel pour voir autre chose et sans doute se montrer plus perspicace dans l'affaire omniprésente qu'il côtoyait depuis déjà plusieurs semaines.

Un homme, Magunamu S. Jon, avait été interpellé aux remparts et conduit en cellule après son auto dénonciation d'un crime... Les comportements de ce genre étaient suffisamment rares pour être interloquant tout autant que fascinants.
Retrouvant l'homme placé en détention et son allure de bandit de grand chemin, il opina du chef devant la Ketsueki l'ayant conduit jusqu'ici et lui demanda les détails à connaître sur l'individu.
Une fois fait, il se conforta dans son idée première.

Il sortit un trousseau de clés de sa poche et en plaça une dans le verrou de la porte métallique pour l'ouvrir et vint placer des menottes aux poignets du meurtrier.

« Monsieur Magunamu, veuillez me suivre je vous prie. Nous devons faire plus ample connaissance. »

Le gradé du Ryodan escorta l'homme jusqu'à une salle d'interrogatoire vide dans laquelle se dressait simplement une table et deux chaises, les fenêtres étaient bardées de barreaux, impossible à franchir, bien que les rayons du soleil sur le déclin inondaient la pièce de leur lueurs orangées.

« Asseyez vous. »

Lui demanda l'homme des forces de l'ordre sans aucune agressivité, avant de poursuivre.

« D'après le rapport établi, vous vous êtes présenté aux remparts de la capitale de votre propre chef pour venir avouer le meurtre que vous avez commis. Tout en ayant même pris soin d'apporter le dit cadavre... A cela je n'ai qu'une question Magunamu-san : pourquoi ? Pourquoi l'avoir tué et pourquoi avoir décidé de venir l'avouer ? Je doute que le remord vous assaille. »

Assit dans un siège, face à lui, Makoto observait l'homme et interprétait sa communication non verbale comme l'expert qu'il était. Il ne voyait pas en cet homme un simple criminel.
Son aveu faisant preuve d'une grande honnêteté, laissait voir un homme juste, se souciant de la justice et non un tueur psychotique.
Le gradé du Ryodan avait déjà une petite idée de la sentence qu'il réserverait mais devait en savoir davantage sur le loup solitaire...



We're all mad here... :
 
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Message(#) Sujet: Re: Walked for a long time [ Ven 19 Jan 2018 - 15:26




Toujours devant la jeune femme, il la regarda un instant, continuant de l'écouter parler, sans rien ajouter, sans rien dire. Une chose était sûre, c'est qu'elle donnait beaucoup trop d'importance à la réputation de sa cheffe, louangant son  importance, justement, et à quel point elle ne pouvait s'occuper de "simple" personnes comme le trentenaire qui se tenait là devant les portes de la ville, cadavre à ses pieds.

Tirant un grand coup dans le cigare qu'il avait toujours entre ses lèvres, apportant son index et son pouce à sa base, il retint la fumée en lui un instant, tout en fermant les yeux. L'on eut peut-être l'impression qu'il cherchait à profiter de cette dernière bouffée avant de se faire enfermer, mais les prochains mots qui sortirent de sa bouche, alors qu'il jettait le cigare dans le sable jaune, montrèrent plutôt qu'il commencait à perdre patience envers celle qu'il jugeait être une gamine un peu trop arrogante.


-Magunamu Jon
Ouais ok...
C'bon vot' père c'est l'plus fort, j'vois l'genre ma ptite dame.

Mais j'suis pas venu ici pour voir à quel point vous aimez vous écouter parler. J'inagine que si vot' cheffe est du genre si importante qu'elle peut pas s'occuper d'moi, c'est qu'vous d'vez être du genre pas trop importante ici, et qu'vot job consiste à me mener au trou non?


Comme quoi l'homme honnête pouvait aussi avoir du répondant face aux ricanements enfantiles de la Ketsueki. Laissant donc ses deux mains en l'air, comme pour désigner qu'il n'avait aucune intention hostile, il commença à avancer vers l'intérieur en regardant son cabot du coin de l'oeil. Celui-ci commençait à émettre un son aigüe, comme quoi il n'aimait pas ce qu'il voyait.

-Magunamu Jon
T'en fais pas mon vieux, t'as qu'à suivre la dame, ptit veinard. Elle est pas moche après tout! Dit-il d'un sourire en coin.

Elle te trouvera une place quelque part...sinon elle sera la raison pour laquelle j'retournerai en prison le jour où j'serai libéré.


Sur ces paroles, parcontre, son ton s'était assombris, tout comme son regard. L'espace d'un instant, la jeune femme à la chevelure violette cru alors voir l'ombre d'une promesse se dessiner dans ce regard si sérieux, qui disparu sous les rebords de son chapeau par la suite, pendant qu'il baissait la tête et continuait de marcher jusqu'à la cage où il passerait quelques jours...semaines...mois....

______________________________
**-Quelques heures plus tard-**

Heureusement, les cellules étaient moins pire que ce à quoi il s'attendait au départ.

Assis sur le rebord de son lit, qui était monté sur une simple monture en bois et garnis d'un matelas mince de près de cinq centimètre à peine, le cowboy avait joint ses mains ensemble et tappotait du pied sur le sol. Son mobilier se limitait à son lit et une petite table sur laquelle il pouvait manger lorsqu'on lui apportait les repas. Finalement, rien de bien fou...mais déjà bien suffisant pour un criminel. La seule chose qu'on lui avait permis de garder, autre que ses vêtements, était son harmonica qu'il gardait bien précieuse.ent dans sa poche et qui lui permettrait de passer les heures les plus sombres. Il ne savait pas encore si on lui avait permis son instrument pour sa bonne conduite, ou simplement parce qu'ils jugeaient qu'un harmonica était bien innofensif. C'était bien le cas d'ailleurs...puisqu'après inspection, ils durent bien vite remarquer qu'il n'y avait dessus aucun sceau, aucune lame...rien d'autre qu'un petit objet utile à la musique.

Cependant, alors qu'il commençait à monter sa main jusqu'à la poche avant de sa chemise dans le but de jouer un air, il se réavisa aussitôt qu'il entendit les bruits de pas d'un garde qui approchait tranquillement. Relevant un brin son chapeau, quittant son lit pour se tenir bien droit devant la porte du grillage qui le tenait à l'écart de la liberté, il mit automatiquemenr ses mains en évidences tout en remontant les manches de sa chemise, histoire que ses poignets soient aussi bien visibles. Mais...ce n'était pas un simple garde qui se présenta à lui...sans grands étonnements après vive réflexion.

Observant le calpin de l'homme, sa posture, ses habits propres...le fermier devenu meurtrier se doutsit bien qu'il passerait maintenant à la période interrogatoire de son incarcération et ne se débattit donc pas en voyant le binoclard approcher les menottes de ses mains. Présentant ses avant-bras, ne faisant que répondre d'un bref signe de tête, il se montra coopératif jusqu'à la salle d'interrogation où il prit un siège, toujours dans le plus grand des silences.

Là, il releva la tête, enleva son chapeau afin de le laisser sur le coin droit de la table (gauche pour le gradé), et il éxouta attentivement ce qu'on avait à lui dire, les questions qu'on lui posait. Cette fois-ci, il savait qu'il était devant la bonne personne pour avouer les détails de son meurtre...ou plutôt...de son histoire. Ainsi donc, il délia sa langue en dévoilant le mystère sur ses agissements peu orthodoxes de la part d'un meurtrier. Au fur et à mesure que son histoire avançait, Mamoto pouvait voir dans les yeux du criminel qu'effectivement...aucune once de regret ne semblait l'affecter et qu'au contraire, il semblait très sincère vis-à-vis la fierté qu'il en éprouvait.

Et c'était compréhensible...




-Magunumu Jon
C'était y'a...trois semaines environ. Y'a 19 jours exactement pour être précis.

J'étais à la ferme avec ma femme, mon cleb, mon p'tit gars, puis y'a ces chiens galeux du Nord qui sont venus. Ça fait d'jà quelques mois qu'y viennent à Kaze et qu'ils menacent les fermiers du coin à coup de paperasse et de lingots d'or...mais s'qu'ils veulent pas comprendre c'est qu'on en a rien à chier d'leur or v'savez?

Alors on a commencé à le leur faire savoir, à les rembarrer aussitôt qu'ils arrivaient et à déchirer les documents qu'ils nous donnaient. J'parle pas juste de moi...mais des autres aussi. Mais...y'ont pas aimés not'mannière de simplement vouloir garder nos terres.

À c'qu'on dit, ils v'naient d'Ame no kuni et seraient intéressés par les gisements de pétrole de Kaze, mais nous...on en a rien à faire. Mais ça...ils en ont rien à chier et ils nous l'ont fait savoir.

Y'ont envoyé un gars pour me régler mon compte et essayer d'me faire partir par la force en faissnt croire que j'serais plus en sécurité...j'lui ai troué l'crâne bien comme il faut, mais s'que j'savais pas c'est qu'ils étaient assez rats pour foutre le feu à ma maison pendant que j'm'occupais de leur laquais. Mais...il était d'jà trop tard.

Ma Natsumi était déjà en train d'hurler pendant que le feu l'engloutissait vivante...et mon gosse...
À ce moment, l'homme marqua une pause, son regard toujours bien plongé dans celui du gradé. Sur la table, le son de deux gouttes d'eaux se fit entendre pendant ce demi-silence. Ses mains se crispèrent, mais aucune grimace n'apparut sur ses lèvres, aucune tristesse dans ses yeux. Seul une colère noire, énorme, transparaissait dans sa voix. Une colère qui cachait une grande détresse malgré tout...une réaction typique chez ce genre d'homme trop fier pour se laisser emporté par les émotions, quand bien même étaient-elles insurmontables. Un homme qui ne prenait jamais le temps de vivre sa tristesse, car ne vivant que pour continuer de porter sur ses épaules le poids de ses responsabilités.
Lui, je ne l'ai jamais plus entendu. Il est probablement mort étouffé par la fumée avant d'être emporté comme ma femme. Seul mon bon chien a réussis à s'en sortir.

Alors...non je n'ai aucun regret. Aucun regret d'avoir laissé mon cleb pister la trace de ce putain de corpo d'Ame. Je l'ai suivis des jours durant, il empestait la peur ce lâche, j'aurais pu le suivre sans mon chien, mais s'aurait été moins drôle et pas très juste pour lui. Mon fils et lui était comme des frères...

Quand on l'a r'trouvé, j'l'ai laissé lui courir après. Il lui a mordu le bras...l'a trainé au sol pendant au moins deux bonnes minutes. L'était aussi enragé que moi. 'lui a tordu dans tous les sens, c'était dégeulasse en y r'pensant...mais j'étais pas capable de ne pas r'garder. J'me disais que c'était pas assez. Que ça d'vait même pas être comparable à s'que ma femme a du endurer. J'ai pris les revolvers de mon défunt père, puis j'ai tiré un coup dans son g'nou. Y'a crié encore plus fort que lorsque mon chien lui brassait le bras comme un déchaîné.

Après, j'ai tiré dans ses doigts...y s'est r'tourné sur le ventre en s'tenant la main avec l'autre. Y'avait le dos courbé, ses genoux à terre comme un pauv' soumis. Puis j'lui ai tiré dans l'cul. Pas très charmant, mais j'voulais juste le voir s'écraser de tout son long. Pendant que j'faisais ça, j'entendais juste ma femme hurler encore. J'éprouvais pas d'plaisir à l'faire...mais j'avais une envie irrépressible d'le faire quand même. Puis, j'ai mis mon pied dans son dos et j'ai tirer quatre fois dans l'derrière de sa tête.

Bang...bang...bang...bang.

J'dis pas qu'j'ai fais l'meilleur choix m'sieur...loin de là...mais j'ai fais s'qu'un homme...s'qu'un père aurait fait.

Si j'avais l'choix de refaire les choses...y'a qu'une chose que j'ferais autrement et c'est d'leur foutre une balle entre les deux yeux le premier jour où ils sont v'nu chez moi.

J'suis pas un bandit, ni un assassin. Un meutrier? Ptete...j'ai choisis d'le devenir au moment où on a décidé d'enlever la vie à ma femme et mon fils. Mais, j'ai aussi grandis avec des valeurs, j'suis pas un lâche. J'ai mes responsabilité m'sieur et c'est pour ça que j'me suis rendu. La justice, rien nous empêche de s'la faire nous-même, mais j'comprends qu'y faut être prêt à en assumer les conséquences. C's'qui différencie les hommes des lâches.


Puis, se recalant bien dans son siège, l'homme reprit son chapeau pour le mener contre son torse, attendant simplement sa sentence. Une bien triste histoire, mais qui ne le rendait pas innocent pour autant et il le savait. La seule chose qu'il espérait, c'est qu'on allait bien s'occuper de son fidèle companion maintenant qu'il ne pourrait plus le faire.

La seule chose que j'vous demanderais c'est de trouver un bon refuge pour mon chien. Il a pas à payer pour c'que j'ai fais. C't'un bon cabot...loyal comme pas deux.

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Message(#) Sujet: Re: Walked for a long time [ Ven 26 Jan 2018 - 23:19


PNJ : Makoto, gradé du Ryodan

Makoto écouta attentivement l'histoire de l'homme en face de lui, griffonnant quelques notes sur son calepin pour y répertorier les informations capitales de la situation vécue et des actes qui en avaient découlé.
Bien sûr, plusieurs détails le troublèrent dans le récit de l'individu mais il se gardait de tout commentaire pour l'heure, préférant le laisser parler ouvertement pour ne pas risquer de lui faire perdre le fil ou soudainement se terrer dans le mutisme.

Ce Jon était un individu coopératif, c'était certain. Il s'était rendu après en avoir clairement bavé et avoir fait justice lui même...
Makoto était un homme de loi, prônant la justice, et pourtant, en se mettant à la place de l'homme, il n'était pas certain de la manière dont lui même aurait réagi... La vengeance n'était pas la solution, il le savait plus que n'importe qui mais lorsque l'on vous prend tout ce que vous posséder, il ne reste plus rien à perdre. C'était sans doute dans cet état d'esprit que l'ancien fermier s'était retrouvé, son univers s'effondrant, dans sa décision de traquer le coupable...

Malgré tout, après son histoire que Makoto savait sincère de par l'émotion qui se dégageait de l'homme - bien que quasiment imperceptible - ce dernier se souciait encore du sort de son chien : le seul être cher qui lui restait.
Inscrivant encore quelques mots sur son papier après la fin de la prise de parole de son interlocuteur, le gradé du Ryodan reposa finalement le tout sur son bureau pour l'aviser dans les yeux.

« Magunamu-san... Je ne peux décemment pas donner raison à votre meurtre et cela qu'importe les faits en amont, je suppose que vous en êtes conscient. Néanmoins, vous détenez des circonstances atténuantes dont je prends pleinement conscience. »

Ses doigts s'entrelacèrent tandis que ses mains reposèrent contre le bois brut du bureau.

« Ce qui est fait est fait, malheureusement. Toutefois, permettez moi de vous rappeler que vous n'êtes pas seuls face aux dangers régissant Kaze. Vous comme tous les autres Kazejins harcelés par ces brigands, auriez dû venir en parler aux organisations compétentes. De nombreuses patrouilles de shinobis parcourent le pays pour veiller à sa sérénité et cela est encore plus vrai au Nord, vers les Canyons, où sévissent bon nombres de bandits. Faire justice soit même n'était pas la solution, mais se taire sur vos problèmes non plus. »

Ils auraient pu trouver de l'aide avant que les choses ne dégénèrent mais ils avaient souhaité ne pas y mêler les forces shinobis, pensant résoudre le problème par eux mêmes vraisemblablement, et cela était leur choix, mais à quel prix ? …

« Votre chien ne sera pas placé en refuge Magunamu-san... Il restera avec vous. »

Comprenant aisément que l'intéressé ne saisirait pas grand chose à cette déclaration, il enchaîna :

« Vous allez racheter vos fautes. Ainsi est la justice. Vous allez vous racheter en contribuant à la bonne sécurité et quiétude de la population de la capitale de Suna. Lavant ainsi le sang du Kazejin coulant sur vos mains en contribuant à en aider d'autres.»

Plusieurs détails restaient cependant à gérer et Makoto en fronça les sourcils un instant :

« Cela ne sera pas une partie de plaisir. Vous disposerez certes d'un logement de réinsertion que vous devrez tout de même entretenir et rétribuer, à moindre coût mais surtout serez mis sous surveillance, perdant ainsi votre liberté. Les missions d'intérêts générales que vous effectuerez vous rapporteront une compensation financière dont vous pourrez disposer à votre convenance. Même si la plupart d'entre elles se cantonneront aux basses besognes en premier lieu, afin de constater de votre aptitude à obtenir de plus grandes responsabilités toujours sous encadrement. Au terme d'un an de loyaux services pour la communauté, nous statuerons de nouveau sur votre cas. »

Makoto finalisa sa fiche en inscrivant la sentence appliquée sur le dossier du concerné tout en déclarant :

« Vous retournerez dans votre cellule pour la nuit, le temps de finaliser les préparatifs à votre nouvelle condition. »




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