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 Entrevue psychologique

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Konoha
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Message(#) Sujet: Entrevue psychologique Jeu 4 Jan 2018 - 16:10

    Les deux jours s’étaient écoulés depuis 24 heures déjà, mais toujours pas la moindre trace de l’Aburame. C’était-elle perdue ? Avait-elle eu un empêchement ? Ou bien avait-elle délibérément choisi de ne plus revenir ? Dans ce cas, elle était encore plus déséquilibrée que je ne le suspectais. N’avait-elle réellement pas saisi la situation dans laquelle elle se trouvait ?

    J’hésitais. Que devais-je faire ? Lui laisser une seconde chance ? Pourquoi ferais-je ça ? Alors devais-je la condamner en pondant un rapport sur sa dangerosité ? Mais qu’est-ce que cela me rapporterait ? Rien. Alors que ce chantage, de son vivant, pouvait m’être davantage bénéfique. Bien plus que sa mort, dans l’immédiat.

    Dans ce cas, optons pour la seconde chance. Mais pas en lui envoyant une nouvelle invitation : elle ne ferait que l’ignorer. Non : Mira s’était enfuie de la première séance. Il me fallait donc choisir une configuration où elle ne pourra pas s’enfuir. En allant chez elle par exemple. Elle ne partira tout de même pas de sa propre demeure en y laissant un étranger, n’est-ce pas ? Qu’importe. Même si elle le faisait, je n’aurais alors qu’à fouiller son foyer pour en apprendre plus sur elle et trouver de nouveaux points de pression.

    C’était donc décidé : je me rendis à l’endroit où habitait Aburame Mira dans le même accoutrement que lors de notre première entrevue : des vêtements moulants, les pieds nus et un masque de l’ANBU sur le visage. Là, je frappais à deux reprises à la porte et patientais jusqu’à ce que l’on vienne m’ouvrir, ou à défaut entendre du bruit me prouvant la présence de la demoiselle de l’autre côté. Alors je m’exprimais en ces termes :

    « Désirez-vous tant que ça mourir ? »
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Message(#) Sujet: Re: Entrevue psychologique Ven 5 Jan 2018 - 1:37

Le début d’une journée était synonyme de promesses ou de surprises pour certaines personnes. Pour d’autres, ce n’était que la répétition de la journée d’hier. Enfin, pour quelques rares malchanceux, ce n’était que la continuité des malheurs – sans promesse d’une fin, ou l’espoir d’un avenir meilleur. Malheureusement, je me rangeais dans cette dernière catégorie.

Plus les jours avancés, et plus je me rendais compte du marasme dans lequel je pataugeais désespérément, dans le fou espoir qu’un jour, tous ces problèmes n’existeraient plus et que je vivrais dans le bonheur à l’état pur. Ce n’était qu’un rêve fou, car la vie n’était qu’un incessant combat où nous devons essuyer d’interminables défaites et coups.

- Vous sentez venir une personne. Je le ressens aussi, confiais-je à mes Compagnes qui déambulaient avec plus de fureur et de crainte dans l’appartement.

Détrompez-vous, elles ne se promènent pas avec une totale liberté. Mon propriétaire risquerait fortement de désapprouvait mes méthodes, et pourrait me mettre à la porte pour manque d’hygiène. Or, je ne pouvais pas me permettre ce luxe. Il était le seul à m’accepter plus ou moins avec mes lubbies et « problèmes », et surtout le seul à proposer un tel loyer. Ainsi j’avais arrangé tout le long d’un mur une véritable fourmilière en verre.

- Désirez-vous tant que ça mourir ?
entendis-je de l'autre côté de la porte.

« Des menaces. Et encore des menaces. Et à côté, que t’offre-t-on d’autre ? Des promesses et des promesses ».


- Des paroles illusoires, pour le moment, susurrais-je, en réponse à cette petite pensée dans ma tête.

Cependant, je ne réagis pas entièrement, cherchant à savoir quoi faire. Quitter ce lieu. Quitter ce village. L’idée était presque alléchante, mais aussitôt effrayante. Où irais-je ? Que ferais-je ? Comment survivrais-je ? Je savais que « l’autre » avait des réponses, mais je me refusais de m’y soumettre.

Dès lors, la seule option qui me restait était de l’accueillir. Or, je le craignais. C’était un Yamanaka, un homme apte à desceller tous nos secrets les plus cachés, et à les utiliser contre nous afin de faire de nous des poupées malléables. Lui ouvrir la porte pouvait signifier ma perte.

- Shizu et Kihran m’ont assuré que je n’ai rien à craindre de vous. Je suis aimée. Je suis acceptée, dis-je d’une voix un tantinet plus forte, capable d’être entendue de l’autre côté de la porte. Vous me menacez, alors pourquoi devrais-je vous ouvrir ma porte ou mon passé ? Quelle est ma garantie que vous ne me voulez pas du mal ?

J’ouvre ma paroi de verre. Quelques morceaux de terre en tombent mais ce n’est guère grave. Aussitôt, mes petits insectes s’écoulent, rampent vers moi et commencent à se cacher tantôt sous mes vêtements, tantôt dans les plis, tantôt en creusant un chemin sous ma peau. Ce dernier processus fait un tantinet mal mais il est le plus efficace. Qui aurait idée de chercher sous la peau ? Qui penserait à dépecer quelqu’un immédiatement ? Certes, il était Yamanaka et j’étais Aburame, l’illusion peut être vite défaite.

Pourtant, les automatismes restent. Pour une parfaite coordination et pour une meilleure réussite, il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir de la répétition…

- Retenez bien son odeur. Et son chakra. Nous allons le retrouver, un jour. Sans toutes ses illusions
, murmurais-je à mes fourmis.
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Message(#) Sujet: Re: Entrevue psychologique Sam 6 Jan 2018 - 0:07

    « Parce que Shizu et Kihran savent qui je suis ? Selon vous je porte un masque et un pseudonyme pour le plaisir ? »

    Ils ignoraient tout deux l’identité du psychologue que j’incarnais. Ils ignoraient cette couverture et ils ne faisaient pas parti de la Racine. Quel argument pouvaient-ils donc user pour lui assurer qu’elle n’avait rien à craindre ? Hormis une amitié qui les auraient poussés à la rassurer par tous les moyens, quitte à lui mentir ou à avancer des assertions sans fondements aucun.

    « Si vous êtes aimée et acceptée, que vous n’avez rien à craindre, pouvez-vous m’expliquer pourquoi Konoha vous faisait subir un bilan avant et après mission, que vous voyagez entre psychologue et hôpital et que vous avez toujours encore des examens réguliers ? »

    Une bien excellente question. Mais peut-être fallait-il aller plus loin dans le raisonnement ?

    « Est-ce là la façon dont on traite une personne aimée et acceptée ? Ou traite-t-on plutôt ainsi une personne… »

    Texte à trou à compléter avec la première paranoïa venue. Mais l’Aburame avait posé une question elle aussi, et je me devais de lui répondre.

    « Je n’ai aucune garantie à vous fournir et je ne suis là que pour remplir la mission qui m’a été donnée. Mais dites-moi : que peuvent vous apporter ces personnes qui vous aiment, qui vous acceptent et qui vous assurent que vous ne craignez rien ? Ont-il arrêté le traitement particulier et injuste qu’est le vôtre ? Ont-ils empêché ma venue que vous semblez pourtant ne pas désirer ? Sont-ils là pour vous aider ?
    Ils ne veulent ou ne peuvent rien faire.
    Mais pour ma part, je suis là au nom de Konoha, dans le cadre de mon devoir, et je possède ainsi le pouvoir de vous octroyer « l’amour et l’acceptation » de la nation ou la condamnation qui vous pend au nez depuis votre retour ici.
    Inutile de vous préciser que votre manque de coopération ne penche pas vraiment en votre faveur je suppose ?
    Alors, préférez-vous placer votre confiance en ceux qui vous bercent de douces paroles sans lever le petit doigt pour améliorer votre situation, ou allez-vous confier votre passé et votre présent à celui qui peut définir votre avenir ? »


    La porte allait-elle finalement s’ouvrir ?
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Message(#) Sujet: Re: Entrevue psychologique Dim 21 Jan 2018 - 19:46

- La vie d’un Shinobi est dure. Le Village le sait, et accompagne ses Shinobis qui sont en difficulté, récitais-je, avec application, les paroles que bien des professionnels m’ayant accompagné jusqu’à maintenant m’avaient répété inlassablement. Je ne donne plus que quelques rapports dans le mois.

J’essayais de démentir ses paroles – si contraire à toutes ces autres voix que j’avais entendu jusqu’à maintenant –, malheureusement la tâche était rude. En effet, plus il parlait, et plus j’avais la certitude qu’il était celui qui avait raison. Or lui donner raison ne m’incitait qu’à une chose : quitter tout. Abandonner tout. Signer tout simplement mon arrêt de mort.

Il fut un temps, j’avais sincèrement pensé à arrêter la vie de Shinobi. Cependant, j’ai vite appris à mes dépends que j’étais incapable de m’adapter à tout autre environnement. La peur au ventre, la phobie des foules, la crainte du plus fort et de l’inconnu… ces petites choses qui rendaient le quotidien tout simplement trop complexes et trop effrayants pour moi, un quotidien où je pouvais être un véritable danger pour autrui.

Mon envie de laisser cette porte close à tout jamais était puissante. Evidemment, je n’étais pas aussi stupide et naïve. Un jour ou l’autre, ou d’une minute à l’autre, ce bout de bois devra céder et laisser entrer un ou plusieurs individus. Je ne pouvais fuir éternellement, et surtout sous mon « toit » - certes, je suis en location, mais cela n’en restait pas moins le lieu où je dors, je vis et je mange avec mes Fourmis.

Je me lève, pour déverrouiller uniquement, puis je me rassois par terre. Pendant mon temps de réflexion, la décoration avait drastiquement changé. Mes Fourmis rampaient partout, ou voltigeaient furieusement d’un bout à l’autre de la pièce. Tout était noir et grouillant, à l’exception de deux points : là où j’étais assise, et là où mon invité surprise et indésirable devra s’asseoir. A mon grand regret, et en raison d’un manque de place – les studios n’étaient les lieux les plus spacieux –, il n’était pas aussi éloigné que j’aurais souhaité. J’aurais à vivre avec.

- C’est ouvert. Pour une heure uniquement. C’est la durée d’une consultation légale, et habituelle.

J’essaye de paraître serein mais la tâche était extrêmement ardue. La nervosité comme la panique avaient pris d’assaut tout ce corps. Rester assise, immobile, était une vraie torture pour moi. Ne pas regarder frénétiquement à droite, à gauche, en bas et en haut n’apportait aucune aide à trouver un semblant de repos. Plus que jamais, je reposais tous mes sens et ma confiance en mes Compagnes noires ou rouges…
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Message(#) Sujet: Re: Entrevue psychologique Mar 23 Jan 2018 - 11:41

    « Vous donnez la réponse et pourtant vous la niez en même temps. Le village accompagne ses ninjas qui sont en difficultés ; ce n’est donc pas la façon dont est traitée une personne aimée et acceptée, mais celle qui est en difficulté.
    Il ne me reste donc qu’à vous poser une question toute simple : quelle est la façon la plus efficace de corriger une « difficulté », notamment lorsque celle-ci est représentée par une personne ? »


    Finalement, l’Aburame déverrouilla la porte. Avais-je usé des bonnes paroles ? Mais où la mener ensuite ? Soit elle finira par m’obéir, soit elle devra mourir. Dans toute autre situation, elle ne me sera d’aucune utilité vivante. J’ouvris la porte, mais j’eus un instant d’hésitation avant de faire le premier pas. Tout était noir : l’appartement entier était recouvert d’insectes. Comptait-elle appliquer à la lettre ce que je venais de lui dire ? Corriger la difficulté que je représentais à ses yeux ? Sauf qu’en agissant ainsi, elle se condamnerait elle-même. Mais en avait-elle seulement conscience ? Si elle avait droit à des consultions et un suivi psychologique, c’est qu’elle n’était pas bien stable psychiquement. Qu'est-ce qui l’empêcherait de m’attaquer dans une saute d’humeur ?

    Je finis par entrer, me dirigeant vers l’unique espace laissé libre par les insectes. Mon masque dissimulait tout rictus pouvant trahir mes pensées, et ma voix demeurait froide comme à l’accoutumée. Il me suffisait de me rappeler… Baisser les yeux, détourner le regard, ne pas montrer le moindre signe de peur ou de dégoût. La violence était la norme, et réagir à elle avait pour conséquence d’engendrer plus de violence. Ignorer les coups de fouet, qu’ils soient pour nous ou pour autrui, afin d’éviter de prendre plus de coups. Ici, c’était la même chose : ignorer les fourmis et faire comme si c’était la norme.

    « Une heure pour une consultation habituelle ? Certes. Mais « habituellement », cette entrevue ne devait-elle pas se produire plus tôt, et dans un autre lieu ? »

    Je laissais un instant de silence tandis que je m’asseyais en tailleur à même le sol, chose qui ne me dérangeait aucunement. L’homme qui ne reste pas est debout. Celui qui ne part pas demeure assis. Lorsqu’il s’agissait de convaincre ou d’émettre une émotion, il fallait agir sur les mots, l’intonation, mais aussi les gestes et la posture. Et un Yamanaka possède bien des méthodes de persuasion…

    « Vous ne semblez pas comprendre. Ou plutôt : vous ne voulez pas comprendre. Sinon, pourquoi ne pas avoir répondu à ma question tantôt ?
    De quoi avez-vous peur ? Vous vous gardez de moi tandis que vous faites confiance à des personnes telles que Kihran ou Shizu ? Certes ils ne portent pas de masque, mais dites-moi : qu’ont-ils fait pour vous ? Concrètement je veux dire.
    Je peux demander l’arrêt de votre suivi, passant de ninja en difficulté à aimé et accepté. Véritablement. Mais, d’un autre côté, je peux également vous pousser dans un abîme sans fond. Toute arme possède deux tranchants, mais c’est vous et uniquement vous qui pouvez choisir si je dois tourner la lame ou le pommeau dans votre direction.
    Bien sûr, vous gardez de moi et préférer faire confiance à d’autres ne tourne pas l’épée de Damoclès dans le bon sens.
    Alors, répondez d’abord à cette question : voulez-vous que je parte ou que je reste ? »


    Que je vous condamne ou que je vous aide ?

    Là voilà au pied du mur. Obligée d’accepter l’évidence et de ne plus nier les faits. Alors, lorsqu’elle me demandera de rester, qu’elle prendra conscience que coopérer était dans son intérêt, je pourrais véritablement commencer à manipuler son esprit, à exploiter sa faille pour l’assujettir à ma volonté. Dans le cas contraire, et bien… Elle comprendra vite que je ne mentais pas : je possède le pouvoir de vie ou de mort sur sa personne.
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Message(#) Sujet: Re: Entrevue psychologique Dim 11 Fév 2018 - 23:22

- Habituellement, un psychologue met son patient en confiance. Il ne se présente pas comme une menace de mort, justifié par une politique abstraite et obscure, sans aucune preuve à l’appui.

Il finit par entrer. Cependant, je ne pourrais dire s’il est surpris ou non pas la décoration des plus originales, ou s’il ne ressent pas une pointe de crainte. J’étais dans mon domaine, alors que lui non. Du moins, c’était ce dont j’essayais de me convaincre. Comparée à cette époque lointaine où je n’étais qu’une soldat aux mains d’impériaux, j’avais du chakra, j’avais les mains libres et j’étais au sein d’un village où toute perturbation était immédiatement encadrée par les forces de l’ordre. Je n’avais pas à avoir peur, n’est-ce pas ? Et il était calme de surcroît, et ne suintait nullement d’une intention évidente d’être violent à mon égard.

Après un moment de silence, il prend la parole. Son discours semble être le même que la dernière fois. En somme, je devais me confier à lui – ou plutôt me donner à lui serait plus juste – et ne pas croire en Kihran et Shizu peints comme des êtres hypocrites.

« Il est de la même engeance » ricanait cette autre en moi. Pour la première, je ne pouvais qu’être d’accord avec cette voix intérieure et sournoise. Elle disait la vérité : il n’était qu’un Shinobi parmi d’autre, soit un homme pensant à ses intérêts et pour qui je n’étais qu’un pion qui allait disparaître un jour. La véritable question à se poser était la suivante : son intérêt était-il personnel et donc n’étais-je qu’un bout de chair qui allait être à sa disposition pour quelques desseins, ou était-il patriotique et donc je n’étais qu’une future héroïne morte dans une mission dont il allait honorer la mémoire le restant de ses jours?

- C’est notre seconde séance, mais votre discours n’a guère changé. C’est toujours une affaire de choix. Vous ou les autres. La liberté ou la condamnation. La vie ou la mort. L’amour ou la haine. La vérité ou le mensonge.

Mon ton change. Cette autre voix vint se mélanger à la mienne. Nous gagnons en assurance, ainsi qu’en sagacité devant cet ennemi silencieux, calme mais clairement dangereux.

- Vous m’avez demandé de vous raconter un terrible épisode. Je vais vous la raconter. C’était exactement cette situation : faire des choix. On ne me soumettait pas le choix, je n’étais qu’un instrument pour qu’un autre fasse un choix. Mais je voyais. J’entendais. Et vous avez le même discours que ces hommes qui exigeaient que la personne interrogeait fasse un choix.


Je me tais, tentant de garder mon calme à l’évocation de cet épisode douloureux dont je souhaiterai oublier tout souvenir.

- Alors, laissez-moi vous poser une question : voulez-vous que je sois votre poupée, ou celle de Konoha ? A qui voulez-vous que je me confie exactement, à l’autorité que vous prétendez représenter ou à vous ?
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Message(#) Sujet: Re: Entrevue psychologique Lun 12 Fév 2018 - 20:54

    « Parce que le vôtre a changé, de discours ? »

    Comme elle venait de le dire elle-même : ce n’était que la deuxième séance. Pensait-elle que les choses allaient changer d’un claquement de doigt ? D’autant plus en sachant que la première session n’avait pas fait long feu ?

    « Toujours une affaire de choix… Voilà donc ce que vous pensez ? Vous croyez vraiment que la vie est une succession de choix ? Vous êtes donc de ceux qui croient au libre arbitre ? Je me vois, hélas, au regret de vous contredire.
    Vous pensez peut-être que ce sont vos choix qui vous ont mené ici ? Tout est déjà inscrit quelque part. Si l’être humain est prévisible, c’est bien parce que sa destinée est déjà toute tracée.
    Mais un exemple vaut mieux que milles théories je présume. Prenons donc le vôtre. Pourquoi êtes-vous dans cette situation ? Parce que vous avez été capturée, battue et torturée. Mais pourquoi cela est-il arrivé ? Vous étiez en mission n’est-ce pas ? Êtes-vous l’auteur de la mission ? Non. Avez-vous choisi cette mission ? Non. Vous l’avez obtenue parce que vous étiez une ninja. Montons donc plus loin : pourquoi êtes-vous ninja ? Parce que vous l’avez choisi ? Ou plutôt parce que vous êtes née dans un clan célèbre avec des prédispositions certaines à l’art ninja ? Parce que des membres de votre famille ou des proches étaient dans le métier ? Parce que vous avez rencontré des personnes maîtrisant le chakra et qui ont pu vous le faire connaître ?
    Ce sont des facteurs qui dépendent de vous, ou dont vous n’aviez aucune influence dessus ?
    Si vous étiez née Kawaguchi, vous seriez à Suna et non ici. Là-bas, la législation n’est peut-être pas la même et vous ne seriez pas dans cette situation actuellement. Si vous n’aviez connu personne ne maitrisant le chakra, que vous n’en aviez jamais entendu parler, seriez-vous devenu ninja ?
    Suivant le lieu de naissance, la famille, et les personnes que vous rencontrez du simple fait que vous vous trouvez tous deux à un endroit au même moment, des actions en découlent automatiquement. »


    Elle pouvait trouver les exemples qu’elle souhaitait, on pouvait toujours remonter l’explication jusqu’à un savoir ou au hasard d’une localisation, et donc nullement à un véritable choix de notre part. Le libre arbitre n’existe pas. Toutes nos actions sont prédéfinies par notre éducation, qui elle-même découle des personnes que nous avons rencontrées. Mais lorsqu’on parvient à identifier nos moteurs, on peut aller de l’avant sans avoir peur. Nul n’échappe à son destin. Et je lui démontrerais son impuissance face à cette fatalité.

    « Si je suis là, c’est pour accomplir une mission. Et ici encore : ce n’est pas moi qui ai choisi ce devoir. Pensez-vous ma poupée ou celle de Konoha, mais vous n’êtes la poupée que de votre propre destin. Confiez-vous à qui vous le souhaitez : je n’en ai cure. A moi, aux autorités, à Kihran, à Shizu, … A vous-même ?
    Je ne suis là que pour vous présenter les différentes cartes, les différentes possibilités qui s’offrent à vous. Bien que ce sont vos traits, votre caractère et votre vécu qui décideront pour vous.
    Ce que je vois : c’est que vous ne semblez pas avoir confiance. Ni en Konoha ni en moi. En personne peut-être ? En vous-même au moins ? En tout cas : vous êtes toujours ici. Pourquoi ? Pourquoi ne pas fuir ? Vous exiler ? Vivre en ermite ? Mieux encore : pourquoi ne pas mettre fin une bonne fois pour toute à vos souffrance ?
    C’est que vous recherchez quelque chose. Non. Que vous espérez quelque chose. Dites-moi ce que c’est, et peut-être pourrions-nous enfin commencer à avancer. »


    De l’amour ? De la reconnaissance ? La mort ? L’oubli ? La guérison ? Elle demeurait ici malgré la situation qui semblait l’insupporter. Pourquoi ?
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Message(#) Sujet: Re: Entrevue psychologique

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