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 Triste vie des nomades

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Suna
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Message(#) Sujet: Triste vie des nomades Jeu 18 Jan 2018 - 20:59

HRP:
 


Yamada Kioshi, un homme naïf qui possédait une vision pacifiste du monde. Il était convaincu de pouvoir trouver la paix dans le cœur de chacun, mais cet esprit rêveur le rendait aveugle face à la réalité cruelle et féroce. Intérieurement, tu riais devant cette innocence presque enfantin, comment avait-il fait pour survivre jusqu'à présent ? Stupide. Ridicule. Agaçant. Il était ce genre de personne que tu appréciais le moins au monde.

En réalité, cette colère venait avant tout de ta dernière rencontre où tu avais eu commis la maladresse d'un acte qui n'aurait jamais dû. À présent, tu le regrettais amèrement. Tu aurais préféré enterrer cette histoire rapidement, mais plutôt que de te châtier par la violence, il avait choisi de faire tout le contraire. La simple idée de t'imaginer vivre au sein de son clan te donnait la nausée.

Le soir en rentrant à la Cité du Crépuscule, même sans dire quoique ce soit à cet homme, il avait lu sur les traits de ton visage une mauvaise nouvelle. Tu n'eus pas d'autre choix que de lui annoncer ton erreur commise durant la journée. Cependant, contre toute attente, il ne montra aucune once de colère, il s'était contenté de te tourner le dos sans dire un seul mot comme si tu n'étais qu'une brindille qui ne méritait pas la moindre attention.

Ce comportement hautain à ton égard t'avait rendu plus énervée que tu ne l'étais déjà. Tu avais conscience d'avoir commis une erreur et cette pensée n'avait cessé de te hanter, tu détestais que l'on vienne te le rappeler une nouvelle fois. Il te disait clairement à travers ce silence de répondre de tes actes et de ne pas salir le nom de la famille. Tu avais retenu toute ta colère, mais derrière ton sourire, tu n'avais que la seule envie de lui arracher les deux yeux pour qu'il te regarde enfin de face.

Quand tu repensais aux causes qui t'avaient amenées dans cette situation, tu avais presque envie de rire. Tu pourrais simplement l'ignorer, il ne pourrait rien faire d'autre si ce n'était que de te punir par la violence ou te traîner de force. Malheureusement, tu n'avais pas envie d'en venir à de telles extrémités, surtout que tu avais trop de fierté pour fuir devant ta responsabilité. Ce fut pourquoi tu ne manquas pas de lui rendre visite le lendemain même de votre rencontre.

Arrivant avec un sourire sur les lèvres, tu avanças en direction du petit regroupement de tentes où vivaient ensemble les membres de ce petit clan manipulant la chaleur. Lorsque l'un d'entre remarqua tes deux pupilles rouges, il ne put s'empêcher de s'affoler en direction d'une tente. C'était amusant de voir leur visage ébahi, tu l'avais plus ou moins prédis, même si une part de toi trouvait irritant l'idée de devoir te mêler à cette petite communauté de nomades. Néanmoins, tu te cachais derrière un visage innocent pour paraître la plus sociable possible.

« Bonjour, je viens rendre visite à l'un des vôtres. Il se nomme Yamada Kioshi, puis-je le trouver par-là ? »
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades Mer 24 Jan 2018 - 20:48

    Du bras, le Yamada indiqua une maison en forme de dôme un peu plus loin. Un véritable bâtiment mais dont l’architecture rappelait quelque peu une tente. Dans le quartier du clan, on retrouvait des deux : tentes et bâtiments, au choix de chacun. Chez nous, Tetsui avait préféré le confort d’une maison. Ou bien était-ce pour mieux s’intégrer à la capitale ? Mère n’avait aucune préférence. Ainsi, nous habitions dans une demeure tout ce qu’il y a de plus banal.

    Tetsui n’était pas présent lorsqu’on frappa à la porte. Il était probablement en train de s’entraîner avec ses éléphants, l’un de ses nombreux passe-temps. Avoir vécu la guerre et la vengeance lui avait fait comprendre l’importance de la puissance. Mais n’était-ce pas un peu trop poussé ? Ou peut-être était-ce sa manière d’oublier le trépas de père ? Nonoshi, notre mère, était occupée à cuisiner à l’arrière de la maison. C’était donc tout naturellement à moi d’aller ouvrir la porte.

    Je devais avouer être à moitié surpris de voir Tsubaki ici. Je me demandais si elle allait vraiment tenir parole. J’avais déjà expliqué la situation à Nonoshi, mais pas encore à mon frère. Une Ketsueki en mal d’affection pour qui la violence et la cruauté était à la fois la norme et la réponse à toute problématique. Une fille comme Yami, mais en moins réfléchie et plus injustement vilaine avec le monde. Yami avait la juste froideur des Ketsueki. Tsubaki n’en avait qu’une violence coutumière. Elle était donc plus atteinte que la Seigneure de Suna. Alors, peut-être que si je parvenais à l’atteindre, je saurais rectifier le tir avec Yami ?

    « Bienvenue, je me demandais si tu allais vraiment venir ou non. As-tu apporté des affaires avec toi ou bien es-tu venue pour retourner sur ta décision ?
    Mais entre je te prie. Souhaites-tu boire quelque chose ? »

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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades Sam 27 Jan 2018 - 22:51

« N'est-ce pas vous qui m'avez demandé de vous consacrer tout mon temps libre pour demeurer à vos côtés ? J'ai une fierté qui me force à tenir parole, c'est pourquoi je viens me présenter à vous aujourd'hui, non pas pour revenir sur ma décision, mais pour assumer les conséquences de mes actes. C'est la punition que vous aviez choisie, je l'effectuerai selon vos consignes. Néanmoins, si vous avez finalement changé d'avis, il n'est pas trop tard. »

Terminant la fin de ta phrase à voix basse avec une intonation menaçante, tu laissais comprendre qu'il s'agissait de sa dernière chance pour revenir sur ses mots.. Laissant un temps de silence s'écouler, tu finis par reprendre de la distance.

« Cependant, si vous décidez de rester sur votre décision, je ne dirai rien de plus. Soit. J'espère simplement que vous n'allez pas le regretter Kioshi-san. »

En réalité, tu espérais sincèrement en finir avec une sentence physique ou n'importe quoi d'autre qui puisse se terminer rapidement, mais l'entêtement du jeune homme était sans limites. Tu espérais simplement qu'il n'allait revenir sur ses mots de la même façon que toi qui tenais parole. Affichant un sourire angélique, tu répondis à son invitation par une courte révérence de la tête avant d'entrer.

« Je n'ai pas apporté mes affaires, pensant que je vais pouvoir trouver tout ce dont je vais avoir besoin sur place, mais peut-être aurais-je dû emporter au moins quelques vêtements ? Il faut dire que je suis tellement habituée à vivre dans la Cité du Crépuscule, lorsque je sors tout est déjà préparé pour mon arrivée sauf pour les missions, mais les affaires de trop ne deviennent qu'une charge à porter, c'est pourquoi je suis habituée à voyager léger.. Enfin, ce n'est pas bien grave, j'irai faire un détour pour aller chercher tout ce dont j'ai besoin en temps voulu. »

Alors tu parlais, tu jetais discrètement des regards aux murs de cette maison qui allait devenir ta nouvelle demeure pour un certain temps. Tu voyais une décoration vide, mais ce n'était pas tellement une surprise pour un clan nomade comme ces manipulateurs de chaleur. Dans les ruelles du quartier, tu avais pu voir des tentes disposées à côté des maisons, tu pouvais t'estimer heureuse d'avoir un toit au-dessus de ta tête même si ce dernier était arrondi en forme de dôme. C'était d'ailleurs étrange, tu aurais parié sur le contraire.

« En réalité, j'imaginais votre habitat comme une de ces multiples tentes que j'ai rencontré sur le chemin, mais l'architecture de votre maison est tout aussi charmante. Le mélange des deux structures forme une atmosphère assez particulière au sein du quartier, j'imagine c'est une essence des coutumes de votre clan. Puis-je avoir un verre d'eau ? Mh..? Vivez-vous seul ? »
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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades Sam 3 Fév 2018 - 22:50

    La Ketsueki essaya à deux reprises d’évoquer le sujet dans l’espoir que je ne change d’avis concernant sa sanction. Finalement, pour elle qui considérait la violence comme une banalité, ma proposition de sociabilité était probablement pire qu’un coup de fouet. Mais c’était une preuve pour moi que j’avais pris la bonne décision, et que ce qui lui manquait était de l’affection. Alors elle n’eut qu’un sourire bienveillant pour toute réponse de ma part.

    C’était donc ainsi que Tsubaki entra dans mon humble demeure tout en parlant de ses affaires. D’après ce que je pouvais en comprendre : elle n’avait pas beaucoup l’habitude de faire des choses par elle-même. Hélas, ce n’était pas vraiment l’état d’esprit des Yamada d’avoir des serviteurs. Cette période ici allait changer beaucoup de choses pour la Ketsueki. Soit cela la confortera dans sa vision du monde, soit elle subira une profonde métamorphose.

    « Je ne suis pas certain d’avoir beaucoup de vêtements qui t’aillent, mais nous pouvons nous débrouiller. »

    Après tout, nous étions un clan de nomade. Ce qui signifiait que nous n’avions pas une grande armoire de garde-robe qui nous suivait partout. Et pourtant, nous nous portions très bien.

    J’avais pensé lui montrer une chambre pour commencer, afin qu’elle puisse déposer ses affaires. Mais comme elle était venue sans rien et qu’elle demandait à boire, peut-être allions-nous débuter par la cuisine ? Ce qui ne sera pas plus mal : Tsubaki y rencontrera une personnalité importante de son séjour ici. Alors je la précédais jusqu’à la fameuse pièce où je ne dis rien, me contentant d’aller chercher un bol que je pris mon temps pour remplir. Pendant ce temps, ma mère était assise à table en train de préparer quelques légumes pour le diner. Elle n’avait pas pour habitude d’entendre quelqu’un entrer dans la pièce sans dire mot : on prononçait toujours une parole à chaque fois qu’on se croisait. Nonoshi se retourna donc presque aussitôt et aperçut notre invitée. Immédiatement, elle se leva et abandonna sa tâche pour venir l’enlacer : la véritable salutation de tout Yamada.

    « Tsubaki c’est ça ? Bienvenue chez nous. Ou plutôt chez toi, pour quelques temps si j’ai bien compris ? Je m’appelle Nonoshi, enchantée. »


    Spoiler:
     
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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades Dim 4 Fév 2018 - 20:03

Posant un pied à l'intérieur de la cuisine, une petite pièce servant à préparer les plats mais aussi à servir la nourriture dans les maisons modestes, tu te fis surprendre par une silhouette féminine qui vint te prendre dans ses bras, sans même adresser un regard auparavant. C'était la réponse à ta question, il ne vivait pas seul dans cette petite maison, elle était sans doute une membre de la famille.

C'était la deuxième fois que tu te faisais agresser de la sorte, mais cette fois-ci, c'était une inconnue que tu n'avais jamais rencontrée qui osait t'approcher d'aussi près. S'agissait-il d'une tradition familiale ? S'agissait-il d'une façon de saluer ? Ce clan de nomades ne connaissait aucune limite dans l'approche humaine et l'espace d'intimité physique de chaque individu.

Intérieurement, tu te sentais crispée, mais sur ton masque facial, tu essayais de conserver ton sourire angélique pour cacher ton malaise. Il serait impoli de montrer une quelconque forme de dégoût, c'était pourquoi tu la repoussas avec douceur et délicatesse pour reprendre un peu de distance, afin de la regarder face à face pour la saluer convenablement.

« Enchantée, Madame Nonoshi. Vous êtes la mère de Kioshi ? Je vous remercie de votre générosité pour m'accepter sous votre toit. Pardonnez-moi, si je ne suis pas très habituée à une telle familiarité dés la première rencontre. Dans nos coutumes, nous avons pour principe d'effectuer une simple révérence de la tête, venir trop près peut devenir une forme d'impolitesse souvent mal vu. »

Tu reculas d'un pas avant d'incliner respectueusement ta tête. En réalité, tu ne détestais pas les approches physiques, au contraire, tu adorais sentir la douce chair au contact de ton corps. Seulement, l'aura bienveillante qui se dégageait de son geste donnait une toute autre atmosphère, plus rayonnante, plus resplendissante, plus dégoûtante.

Puis, calmement, tu jetas quelques regards aux alentours.

« Des légumes..? »

Tu ne serais pas surprise de découvrir un régime végétarien, afin de préserver les êtres vivants, afin de préserver les ressources, et d'autres choses ridicules. Après tout, c'était un clan qui vivait en harmonie avec la nature, les plantes, les animaux, ils avaient également des avantages dans l'agriculture grâce à leurs pupilles, des avantages inutiles pour les cannibales comme toi. Et cela expliquerait également le fonctionnement étrange de leur cerveau..
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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades Dim 11 Fév 2018 - 23:20

    « Oh, pardon. Je ne voulais pas paraître impolie. Une révérence de la tête donc ? Comme ça ? »

    Nonoshi essaya de mimer le geste de Tsubaki, mais on sentait bien qu’elle n’était pas à son aise. Je vins auprès de la Ketsueki pour lui donner le bol d’eau et lui expliquer :

    « Dans nos coutumes, votre façon de saluer est considérée comme malpolie. Si tu es vouée à séjourner quelques temps chez nous, tu finiras par t’y habituer.
    Si tu restes à l’écart ou que tu n’offres qu’une poigné de main, tu fais comprendre à l’autre que tu préfères garder tes distances et donc que tu te méfies de lui. Chez nous, c’est pris comme un manque de confiance. Tandis que si tu prends l’autre dans tes bras, tu t’offres corps à lui et lui prouve donc que tu n’as aucune méfiance, aucun doute à son égard.
    Donc, si un Yamada te salue à ta façon, garde à l’esprit que ce n’est pas une marque de politesse à ses yeux. »


    Nonoshi retourna à la table pour poursuivre sa cuisine et releva la tête lorsque Tsubaki l’interrogea sur les légumes.

    « Oui. Pour accompagner le plat favori de mon fils. Tu aimes les scorpions grillés j’espère ? »

    Nous étions des nomades tandis que l’agriculture nécessitait une certaine sédentarité. Par contre, il existait bien des bêtes que l’on pouvait chasser dans le désert. Des serpents et des scorpions notamment. Grillés autour d’un feu, il y avait là le goût nostalgique de notre enfance.

    « Nous avons encore un peu de temps avant le repas. Peut-être souhaites-tu que je te fasse découvrir l’endroit où tu dormiras ? »

    Je me demandais si Tetsui sera de la partie pour le diner, mais j’aurais ma réponse bien assez tôt de toute façon. Si elle acceptait de me suivre, Tsubaki pourra découvrir une chambre tout à fait atypique : une tente trônait en son centre. Mais plusieurs oreillers gisaient à l’intérieur et à l’extérieur, de telle sorte à ce qu’elle donnait le choix du toit.
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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades Lun 12 Fév 2018 - 20:27

Tu te contentas de hocher la tête face aux explications du jeune homme.

« Offrir son corps pour effacer toute méfiance à l'égard de son interlocuteur, il est vrai que cette explication donne tout un sens à cette coutume de s'enlacer pour se saluer. J'essayerai de m'adapter à vos règles, bien que j'avoue ne pas être certaine de pouvoir m'habituer facilement à de telles moeurs, mais je ferai de mon mieux. »

Intérieurement, tu n'espérais acquérir de telle coutumes. Si tu revenais au sein de ton clan après une longue période passée à séjourner chez les Yamada et par malheur, tu te laissais emporter par une habitude ridicule en allant prendre le comte dans tes bras, tu pouvais être certaine de te faire amputer. Plutôt qu'offrir ton corps, ton geste serait d'avantage vu comme un attentat. Cette pensée te fit légèrement sourire, mais la douce voix de la mère de Kioshi te ramena sur le sujet du diner.

« Des scorpions grillés, ainsi c'est votre plat préféré ? Demandas-tu en te tournant vers le jeune homme. C'est un plat typique du désert.. Vous aimez la cuisine du Pays du Vent. Ce n'est pas ce que j'ai l'habitude de manger, mais c'est avec plaisir que je goûterai votre plat, Madame Nonoshi. »

Tu étais d'avantage une carnivore qui aimait la viande saignante de haute qualité grillée à feu doux, tu n'étais pas particulièrement enthousiasmée à l'idée de manger des crustacées, mais tu n'allais pas t'amuser à jouer la difficile tout au long de la soirée alors que tu venais d'éviter de justesse le dîner végétarien. Les scorpions étaient remplis de protéines, cela ne pouvait pas être une mauvaise chose pour ton corps.

Puis, le jeune homme te proposas une petite visite guidée pour te montrer ta chambre.

« Pourquoi pas, je vous suis. Peut-être pourrions-nous même faire le tour de la maison, sauf si vous êtes réticent à me montrer certaines salles, mais je comprendrais parfaitement. »

Bien que tu venais séjourner presque en tant qye membre du clan, tu restais une étrangère et une buveuse de sang, cette situation était même quelque peu étrange. Tu ne serais pas surprise s'il devenait prudent et réticent, de toute façons, au vu de la taille de la maison que tu avais aperçu depuis l'extérieur, tu ne t'attendais pas quelque chose de fantastique ou même de fabuleux, tu imaginais deux ou trois pièces tout au plus.

Pour les chambres à coucher, tu imaginais un lit pour dormir, un tapis au sol, une table de nuit et une fenêtre, le stricte minimum. Tu savais bien que ce n'était pas le luxe qui t'attendait, mais tu espérais au moins un strict minimum. Enfin, tu allais le découvrir en le suivant.
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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades Mar 13 Fév 2018 - 11:22

    Offrir son corps pour effacer toute méfiance à l’égard de son interlocuteur… Ce n’était pas tout à fait ça. Le principe était de montrer à l’autre l’absence de méfiance, et non de l’effacer. La nuance, bien que maigre, existait malgré tout. Finalement, était-ce vraiment une bonne idée d’avoir convié une buveuse de sang dans ce quartier ? Plus le temps passera, plus elle se fera remarquée. Comment réagiront les autres Yamada ? Peut-être serons-nous tenus à l’écart, exclus par le clan ? Et pourtant : notre chef de clan n’avait-il pas donné sa voix afin qu’une Ketsueki monte sur le trône ? Certes il avait obtenu la destruction des archives de sang en échange, mais n’était-ce pas là un pas vers la réconciliation ? Ne faisais-je donc pas que suivre cette continuité ?

    Hélas, ils ne le verront sans doute pas tous de cette façon. Ma relation avec Yami n’était déjà pas des bienvenues, à part aux yeux de ceux qui souhaiteraient que je l’espionne par ce biais-là. Mais peut-être que les Yamada arriveront un jour à renouer avec leurs véritables racines : le soleil, la chaleur et le pardon. Peut-être… En attendant, j’avais une Ketsueki dans ma cuisine.

    « Un plat typique du désert pour un clan typique du désert. Que croyais-tu que des nomades mangeaient ? Les chameaux et des cactus ? »

    En tout cas, si elle recherchait la cuisine raffinée, ce n’était certainement pas chez nous. Il n’y avait strictement rien de raffiné ici : uniquement le strict nécessaire. Tout ce dont on avait besoin pour vivre et pour être heureux. Nulle distraction ou outils superficiels ne servant qu’à se détourner du chemin de la simplicité et de la bienveillance.

    « Aucune salle n’est interdite. Juste que tu te rendras très vite compte qu’il n’y a pas grand-chose ici. Mis à part le hall d’entrée, il y a trois petites chambres, une pour chacun des résidents, et la cuisine dans laquelle tu te situes.
    Viens. Voici la chambre dans laquelle tu séjourneras. Je sais : une tente se trouve au centre. Tout simplement parce qu’il s’agit de ma chambre. Tu as le choix entre rester sous la tente ou seulement sous un toit. Je prendrais l’autre. La couverture est pour toi : je n’en ai pas besoin.
    Mais tu n’es pas obligée de choisir de suite. Ce n’est pas encore l’heure de dormir. Le diner ne devrait pas tarder : souhaites-tu faire quelque chose auparavant ? J’espère que tu es bien vêtue : le désert est un peu frais le soir venu, même à l’intérieur des murs de Suna.
    Quoique tu seras entourée de Yamada, tu ne devrais pas risquer de prendre froid… »

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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades Ven 16 Fév 2018 - 20:06

Ennuyant. C'était le mot idéal pour décrire l'ameublement presque absent de cette maison. Aucun tableau. Aucune sculpture. Juste trois chambres et une cuisine. Cette demeure manquait cruellement de divertissement, mais d'après les paroles du jeune homme, il s'agissait de leur coutume. Il fallait apprendre à se contenter du strict minimum nécessaire pour vivre.

Cependant, tu restais sceptique devant ses explications. Vous ne partagiez pas la même définition du mot vivre. Si pour eux vivre consistait simplement à manger et dormir, pour toi vivre consistait avant tout chose à se divertir. Des journées sans divertissement étaient des journées mornes et fades. À tes yeux, un tel quotidien d'ennui ne différait par beaucoup de la mort.

Certes, tu n'allais pas passer toutes tes journées à l'intérieur d'une maison, mais tu étais habituée à vivre dans des manoirs à l'ambiance baroque avec de multiples décorations accrochées aux murs et aux plafonds divertissant ton regard à tout moment. Ce vide omniprésent à travers la maison était peu habituel pour toi, mais peut-être que tu allais finir par ne plus prêter attention à ces détails ?

Entrant dans la chambre qui t'était réservée, tu fus légèrement surprise par sa taille si modeste. Intérieurement, tu ressentais une légère peine te pincer au cœur. Ta belle chambre de noble princesse te manquait avant même d'avoir passé une nuit sans elle.

Devant la proposition du jeune homme, tu te contentas hocher calmement la tête pour cacher ton malaise, mais aussi tes craintes. En réalité, même sans prendre le temps de réfléchir, tu connaissais déjà ta réponse.. Tu laissas un court instant de silence pour réfléchir sur quoi faire en attendant le dîner, tu finis par hocher les épaules.

« Avez-vous quelque chose à proposer ? Je ne connais pas grand chose de vos habitudes, ni de votre quartier. Il s'agit de votre demeure, vous devez sans doute avoir des choses intéressantes à proposer. Que faites-vous habituellement à cette heure-ci ? »

Peut-être poursuivre la visite à travers le quartier pour apprendre toutes les coutumes afin d'éviter une erreur par la suite au moment où un autre membre du clan viendra se présenter à toi ? Ou peut-être poursuivre l'entraînement de la dernière fois avec des techniques pour se libérer des illusions..? Tu laissas échapper un léger avant de reprendre la parole avec un léger ton ironique.

« Ne vous en faites pas, je ne ressens ni le froid, ni le chaud, mon corps est insensible aux variations de température. Je suis une créature de sang froid, c'est pourquoi je ne tombe jamais malade, Hi Hi.. »
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Message(#) Sujet: Re: Triste vie des nomades

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Triste vie des nomades

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