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 Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi] Ven 19 Jan 2018 - 4:02

Le souffle court, les joues rougies par le froid, je marchais le plus rapidement possible pour entrer dans ce qui, à ce temps-ci de l'année, était un véritable paradis sur terre : le café. Le chauffage, l'ambiance, l'odeur du café... il y avait tout pour me réconforter lors de cette journée particulièrement froide. Dès que j'entrai dans ce véritable havre je fus frappé par une vague de chaleur qui m'enveloppa et je commençai déjà à oublier le rude trajet que j'avais fait jusqu'ici. Je commençai à dérouler le foulard que j'avais autour du cou et déboutonnai mon manteau alors que je laissais les effluves puissantes du café envahir mes narines. Certains auraient cru qu'au contraire cette odeur aurait été trop puissante pour notre odorat, mais au contraire ce dernier me permettait de pleinement profiter de toutes les arômes que pouvaient apportés ces grains. J'humai l'air pendant que j'attendais en file pour ma commande, essayant comme à chaque fois d'identifier les différentes variétés à leur odeur caractéristique. C'était un petit jeu que je jouais pour pratiquer mon odorat, mais également pour passer le temps d'attente; pendant les heures d'achalandage c'était ce qu'il y avait de mieux.

Malheureusement pour moi, c'était un jeu auquel j'avais participé un peu trop souvent et faisait maintenant plus partie d'une routine qu'un réel défi, j'eus donc terminé largement avant le temps que cela soit à mon tour de commander. Privé d'occupation, je me mis à observer les gens dans la place. Je pouvais voir d'ici quelques insignes de shinobis, mais pour la plupart il ne s'agissait que de konohajins les plus simples qui vaquaient à leur occupation de tous les jours, certains en route vers le boulot ou d'autre profitant de leur matinée en compagnie d'un être cher. En les regardant, je me dis que c'était pour eux que je travaillais et pour préserver cette quiétude que je m'assurais que Konoha soit la mieux préparée possible. C'était pour cette paix que plusieurs d'entres nous mettaient leur vie en jeu et dans certains cas perdaient la vie. Et pourtant ces derniers vivaient tous les jours probablement sans même le réaliser. Je ne pouvais cependant pas leur en vouloir puisqu'ils n'avaient pas à connaître tout cela; seulement nous autres devions porter ce lourd fardeau dans l'ombre de la lumière radieuse qu'était le village de la Feuille puisque tel était le devoir d'un shinobi, le soldat de l'ombre.

Pris dans mes pensées, je fus tiré de mes réflexions un petit coup de museau sur le genou. Légèrement surpris, je baissai le regard pour voir Akamori qui me pointait discrètement vers l'avant. J'avais inconsciemment suivi la file pendant que j'observais les villageois dans leur quotidien, mais maintenant c'était mon tour et je faisais attendre tout le monde. Embarrassé, je me dépêchai d'avancer et de commander ma boisson. Heureusement je prenais toujours la même chose donc ce ne fut pas très long. Mon café et ma viennoiserie en main – un bon café n'était jamais aussi bon sans quelque chose pour l'accompagner! – j'allais m'installer à une table et me mis aussitôt à la tâche de déguster mon déjeuner. Je prenais la peine de partir plus tôt du village Inuzuka et braver l'hiver Hijin pour bien commencer la journée, je comptais donc bien en profiter. D'un geste mécanique, je déchirai deux morceux et tendis la main vers le sol afin de partager mon repas avec mes ninkens. Ces derniers ne manquaient jamais de nourriture, mais je les appréciais trop pour ne pas partager avec eux.

Laissant le breuvage chaud continuer de me réchauffer, je continuai de regarder les konohajins aller et venir dans le café jusqu'à ce que j'ai terminé et que je vis qu'il était temps pour moi d'aller travailler un peu; ce village ne se gardait pas de lui-même! Le froid de l'extérieur était un lointain souvenir et il me peinait d'avoir à y retourner, même si ce n'était que pour un petit bout de chemin. Alors que je me levais et commençais à me vêtir de mes vêtement chauds, je remarquai une sorte d'altercation au comptoir entre le commerçant et le client. En me rapprochant, il me sembla comprendre que ce n'était pas ce qu'il avait commandé. Alors que l'un s'obstinait qu'il avait fait ce qui avait été demandé, l'autre demandait à ce qu'il refasse sa commande sans frais. Je ne pouvais pas dire lequel des deux avait raison, mais je savais déjà comment résoudre le problème. Sans même réfléchir, je posai des pièces sur le comptoir.


- Pourquoi ne pas lui en refaire un? C'est moi qui paie.

Le commerçant me regarda étrangement pendant quelques secondes, puis ramassa les pièces en maugréant et repartit faire la commande qui, espérons-le, serait la bonne cette fois-ci. Je regardai alors le jeune homme à qui cette mésaventure venait d'arriver et tendis la main vers la tasse.

- Si ce n'était pas ce que vous vouliez, cela ne vous dérangera pas que je m'en occupe.

Sans attendre qu'il me réponde et avec un petit sourire complice, j'amenai la tasse à mes lèvres et pris une gorgée. Par Kyûbi, un capppucino; j'avais frappé le gros lot! Prenant une autre gorgée, je ne pouvais voir cela que comme un signe de bonne augure pour la journée qui s'en venait. Le barrista revint finalement avec le breuvage qui s'avéra être le bon cette fois-ci et nous souhaita une bonne journée quand bien même que son visage transmettait un message différent. Nous ne fîmes pas plus de scène et nous mîmes à l'écart.

- Alors, qu'est-ce qui vous a fait retourné ce délicieux cappucino?

Je ne pouvais pas m'empêcher d'être curieux, sachant à quel point j'aimais les cappucinos. Si cela avait été moi, je serais parti sans demander mes restes peu importe ce que j'avais commandé.

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Message(#) Sujet: Re: Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi] Dim 21 Jan 2018 - 22:26


Qu'est-ce qu'il devait faire déjà ? Aller porter une baguette à la voisine... non, ce n'était pas ça, aller porter le journal à l'épicier ? Rien à faire, à croire que le froid environnant avait terminé de geler son cerveau sous le regard du démon. Ha oui, Akashita, de son nom, surveillait sans cesse Eikichi. Hélas pour ce dernier, il devait bien être le seul à le voir alors, il devait supporter ses sarcasmes sans lui répondre à moins de vouloir passer pour un illuminé. Hors, son monde de calme et de désire lorsqu'il séduisait une jeune femme lui plaisait énormément.
A défaut de trouver ce qu'on lui avait demandé comme service la veille, Eikichi avançait dans le froid de cette matinée, les mains dans les poches de son long manteau de cuir noir, le col relevé jusqu'à ses joues. Ses yeux argents observaient les mouvements au ralentit des habitants et un sourire osa se porter sur son visage qui ne passa pas inaperçu pour Akashita. Il se gaussait de lui sans cesse, lui rappelait combien personne ne comptait sur lui, combien personne ne l'aimait. Oui, sans doute, sans doute ces demoiselles ne succombaient-elles que parce qu'il était beau garçon, sans doute parce qu'il savait les toucher, avec ou sans aide d'ailleurs, sans doute... parce que pour lui ce n'était qu'un jeu. Oh ça oui, sauf Elle peut-être.
Baissant les yeux sur le coin droit en y repensant, il se stoppa devant la marche d'entrée du café. Pourquoi était-il arrivé jusque là ? Aucune idée, mais c'en était une bonne ceci dit.
Soufflant en écoutant les éternelles remontrance de son étrange partenaire, il poussa la porte de la bâtisse et apprécia la chaleur diffuse. Abaissant le col de son manteau, le Mamoru se faufila dans la file, patienta en oubliant dès qu'il les entendait les mots du démon. Quand enfin se fut son tour, quelque chose d'étrange se produisit, il avait demandé un Caprice, un thé vert très parfumé, mais à la place, on lui servit autre chose. Rien qu'à la couleur, rien qu'à l'odeur, avant même d'y porter ses lèvres pour y goûter, il savait que c'était tout sauf un thé.

- Excusez-moi... ce n'est pas ce que je vous ai commandé...
- Quoi ? Vous plaisantez ! Vous avez dit un Cappuccino, je m'en rappel parfaitement.
- Je... je vous ai demandé un Caprice... un thé...
- Ecoutez, je n'ai pas que ça à faire. Prenez votre commande, j'ai d'autres clients.
- J'aimerais que vous me fassiez ma commande...
- Alors payez la...
- C'est vous qui vous vous êtes trompé... pourquoi devrais-je...


Alors qu'il tentait ; le plus calmement possible malgré l'agitation et l'énervement des personnes derrière lui et le rire désagréable de celui qu'il était le seul à voir et entendre ; de résoudre la situation, Eikichi aurait perdu patience si cet homme n'était pas intervenu.
Levant un sourcil puis tournant la tête vers la voix qui était survenue dans son dos, il se demanda ce que cet homme lui voulait en particulier. Rien a faire, sa tête ne lui revenait pas le moindre du monde. Pourtant il aurait du.
Eikichi voulait se faire petit et partir mais il lui tint la parole. Sans même avoir le temps de refuser, il le vit saisir la tasse. Un mouvement de main, léger, pour lui indiquer qu'il pouvait boire la boisson, le brun attendit sa commande. C'était long. Bon sang qu'il détestait attendre pour boire son thé. Quand enfin son thé arriva, son visage se baissa en signe de respect au commerçant.
Saisissant son bien entre ses deux mains pour terminer de réchauffer celles-ci, il quitta le comptoir accompagné de son sauveur du jour. Humant le parfum de son thé Caprice, ses iris acier se tournèrent sur son interlocuteur et pour toute réponse il eu une voix lointaine.

- Je n'aime pas les produits se rapprochant de près ou de loin au café. Je n'aurais pas su le boire et ce n'était pas du tout ma commande. Ceci étant... si j'avais pu éviter cette petite scène j'aurais aimé tout autant.

Dans son dos, invisible pour tous les autres présents ici à moins qu'un Mamoru se tienne là, son démon riait, sarcastique. Puis, en replongeant son regard sur sa boisson dont il dégusta une gorgée, le brun reprit.

- Merci de l'intervention. Je vous en dois une. N'hésitez pas s'il y a quelque chose que je puisse faire pour vous, temps qu'il ne s'agit pas de conflit.

Résonnant dans sa tête, un mot qui le fit malgré lui sortir de ses gongs : « mauviette ». Tournant les yeux dans le vide pour le roux à ses côtés, mais sur le démon, il siffla entre ses dents à l'égard de cette entité :

- Ferme-la...

Une lueur rouge passa dans ses yeux mais disparu bien vite. L'aurait-il entendu ? Secouant vivement sa tête, il reporta toute son attention sur son bienfaiteur.

- Je manque à tous mes devoirs. Yasashi Eikichi, merci encore.

Avec respect il inclina son visage.

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Message(#) Sujet: Re: Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi] Ven 26 Jan 2018 - 3:24

Nous nous étions éloignés tous les deux du comptoir, ne voulant pas y passer plus de temps que nous y avions déjà passé. Après l'épisode auquel je venais d'assister, cette place était soudainement devenu moins intéressante. Heureusement, tout le monde avait fini par y trouver son compte, encore plus lorsque je me rendis sur quoi j'étais tombé. N'en croyant pas ma chance, je ne pus m'empêcher de demander au jeune homme la raison qui pouvait l'amener à refuser ce nectar divin. Celui-ci posa alors son regard gris sur moi et j'eus un léger frisson. Appelez ça un intuition – ou peut-être était-ce un courant d'air – mais il y avait quelque chose de particulier dans son regard. Sa voix aussi était particulière lorsqu'il me répondit, comme s'il était là sans être là en même temps. Ce dernier m'expliqua qu'il n'aimait pas les boissons qui étaient associées au café, mais en même temps qu'il me disait cela mes narines se dilataient et reconnaissaient l'odeur du thé. Je fronçai alors les sourcils l'espace d'une seconde, me rappelant que le thé comportait lui aussi de la cafféine, quand bien même en moindre quantité. Peut-être était-ce une question de goût alors, qui étais-je pour juger?

Le jeune homme poursuivit en me remerciant de l'avoir aidé de se tirer de cette situation embarrassante. J'haussai les épaules de façon désinvolte, comme si c'était la moindre des choses. Cela l'était aussi, c'était bien pourquoi j'étais intervenu. Tel un bon samaritain, j'avais vu la souffrance de celui qui n'avait pas la boisson qu'il avait en tête et qui ne pouvait vivre sans elle. Quelque chose me disait aussi que si je n'étais pas intervenu le pauvre aurait payé en double pour l'erreur du commerçant. En plus de compatir à son histoire, il était là également une injustice devant laquelle je ne pouvais pas détourner le regard. Ce dernier m'affirma alors qu'il m'en devait une et que je pouvais l'appeler pour quoi que ce soit qui n'était pas un conflit. J'hochai la tête de façon pensive, reléguant cette information dans un coin de mon cerveau où elle pourrait m'être utile un jour, qui arriverait peut-être plus tôt que je le pensais.

Je pris une gorgée et observai un peu plus longuement le jeune homme dont, je me rendais, j'ignorais le nom lorsque l'attention de ce dernier sembla être attiré quelque part derrière moi. Non, je reconnaissais ce regard; c'était le regard de quelqu'un qui regardait au loin. Il devait y avoir quelque chose dans son thé puisque ce dernier s'était subitement perdu dans ses esprits. Au même instant, ses lèvres remuèret un tant soit peu et j'entendis ce qui ressemblait à un sifflement. Plus qu'un sifflement, c'était un murmurre. Je n'avais pas entendu ce qu'il avait dit, mais il avait décidémment parler entre ses dents. Puis, comme si ses paroles l'avaient sorti d'une transe, il secoua la tête et reconcentra son regard sur moi, perdant cette lueur distante, pour enfin me donner son nom. Enfin, je savais qui appeler pour repayer cette dette. C'était tout à son honneur de vouloir rendre la faveur que je venais de lui faire autant fallait-il que je sache qui me la devait. Je retournai la salutation ainsi que les formules d'usage.


- Inuzuka Takeo, heureux d'avoir pu vous aider, Eikichi-san. Voici mes deux compagnons et frères de tout sauf de sang, Akamori et Seimori. Et ne vous en faites pas, grâce à vous j'ai eu un cappucino bonus pour commencer la journée du bon pied.

Je levai rapidement ma tasse en direction d'Eikichi en guise de remerciement et pris une nouvelle gorgée. Il n'était peut-être pas le plus sympathique, mais ses cappucinos étaient sans conteste imbattables! D'un geste de la main j'invitai mon débiteur – vous pouviez être certains que j'allais m'en rappeler de celle-là – à s'asseoir à une table juste à côté. J'entends déjà certain de vous me dire que je m'étais déjà levé et étais en route pour quitter, mais je considérais que pour bien protéger les citoyens je devais mieux les connaître; nous pouvions donc dire que d'une certaine façon j'étais déjà en train de travailler. Si ce n'était pas être dévoué à son travail cela, commencer le boulot avant même d'y être!

- Vous êtes nouveau parmi nous? Votre visage ne me dit rien...

Bien sûr, par visage je voulais dire son odeur, mais j'étais le seul à le savoir. Bon, je parlais également de son visage qui ne m'était pas familier, mais je faisais principalement référence à son odeur qui était différente des autres konohajins. Cela ne voulait dire qu'une chose et c'était qu'il n'était que récemment arrivé parmi nous. Je pouvais voir le bandeau qu'il portait ce qui l'identifiait aussitôt comme shinobi, mais il devait être une recrue fraîchement arrivé de l'extérieur. En effet, il n'était pas rare que des jeunes venant de partout dans Hi no Kuni et même d'en dehors de nos frontières rejoignent nos rangs. Pour avoir principalement voyagé à travers le pays du Feu, j'étais toujours intrigué par ces nouveaux venus qui avaient tellement de choses à raconter de partout dans le monde. Mon âme de nomade s'éveillait à chaque fois que j'entendais parler d'une contrée lointaine et s'il le voulait bien peut-être qu'Eikichi-san me parlerait-il de sa terre natale.
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Message(#) Sujet: Re: Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi] Dim 28 Jan 2018 - 1:28

C'est donc endetté qu'Eikichi commencera sa journée. Il y avait mieux. Et c'était quoi cette manie ces derniers temps de faire des rencontres avec les autres shinobi de Konoha ? Il n'avait rien demander, il voulait même les éviter, qu'on ne pense pas à lui pour une quelconque mission ou quoi que se soit d'autre d'ailleurs.
Observant de haut en bas, enfin, son sauveur du jour, il remarqua les marques sur son visage, sa coiffure courte et en bataille, et son regard. Etrange, il était plein de bienveillance. Il n'avait que trop rarement vue ça. Même ses parents adoptifs avaient été craintif le jour où il avait éveillé ses pouvoirs.
Lorsque l'homme se présenta, il annonça aussi les deux canidés qui l'accompagnait. Lançant un regard aux animaux, le Mamoru ne pu empêcher un sourire de parcourir son visage. Lui qui avait vécu trop longtemps loin de tout, les animaux il connaissait et pour certain, il appréciait.

Sans répondre au mouvement de tasse il le suivit malgré lui. Comment refuser alors qu'il lui devait quelque chose ? Son éducation le lui interdisait et surtout sa parole. Il n'en avait qu'une, quoi qu'il arrive et quelle que soit la situation dans laquelle ça le mettait.
S'asseyant en face de Takeo, l'Inuzuka donc, il posa son thé sur la table et croisa les jambes en se mettant au fond de sa chaise. Son regard argent dévisageait presque son interlocuteur alors que dans son dos et juste pour lui, le démon se gaussait.

Combien de temps allait donc durer cette mascarade ? Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire qu'il soit nouveau ou non après tout ? Et puis, pourquoi ne pas simplement faire comme s'ils ne s'étaient pas croiser et revenir juste auprès de lui pour réclamer son du ?
Eikichi ne comprenait pas, il n'avait pas encore assez vécu dans une société pleine de monde pour tout cerner et même si deux ans peuvent paraître énorme, il n'en est rien. Un long clignement d'oeil après la demande et enfin il éleva la voix, distante, pour répondre.

- Ca ne fait que deux ans que je suis au village. Je n'ai rien vue de la Guerre à proprement parlé. Nous avons vécu avec mes parents adoptifs dans les bois. Ils disaient toujours que c'était leur manière de me protéger et puis, ils ne sont que simples artisans. Je ne suis pas né a Hi, mais j'y suis depuis tout petit. Je ne sais guère qui sont mes géniteurs, ni même pourquoi ils m'ont abandonné... mais qu'importe. Maintenant je suis un fier shinobi de la feuille...

Lorsqu'il commença à parler de ses géniteurs, sa voix monta légèrement, pleine de rencoeur, et lorsqu'il affirma être un fier shinobi, sa voix devint railleuse. Eikichi ne savait pas masquer ses sentiments lorsqu'il parlait et pourtant on ne lui avait guère appris le mensonge qu'il maniait si bien.
Tendant un bras vers sa tasse pour la saisir, un frisson le saisit. Encore lui, toujours lui. Que lui voulait-il.
Son regard dévia une seconde de Takeo, alors qu'il ne l'avait pas quitter depuis qu'ils étaient assis, pour se porter sur le démon à sa droite. Il eu droit à un geste de sa main envers les deux Ninken. Le brun serra ses doigts trop fort sur la tasse qu'il en fit trembler son bras légèrement. Il voulait quoi, faire comme les fantômes et donner froid aux deux compagnons de l'Inuzuka ? Pourquoi voulait-il que tous ici sache qui il était ?

- Excusez-moi... je ne comptais pas rester longtemps ici... Pouvons-nous... aller discuter dans un lieu plus tranquille après avoir terminé les boissons ?

Son regard chercha un appui, ailleurs, sur les mains de son vis-à-vis qui tenaient la tasse de cappuccino, sur la table, dans sa tasse de thé et finalement sur le sol entre ses jambes, lesquelles se décroisèrent.
Que pouvait-il trouver comme excuse à part le fait de ne pas aimer la foule ? Son habitude de la forêt le sauverait peut-être et ce sauveur compatirait peut-être, avec un peu de chance, juste un peu.

Akashita virevolta entre eux et désigna un démon derrière un homme bien plus loin dans l'établissement. Ce n'était pas le jour, il n'avait rien à prouver à personne et éloigner un démon d'un individu n'était pas son job. Il était là pour évoluer et assouvir sa vengeance contre les siens, pas pour sauver des vies !
Sa main ramena sa tasse à ses lèvres, et même si c'était encore un peu brûlant, il en bu une longue rasade. Faites qu'il dise oui, qu'il l'amène dans un lieu sans personne... un shinobi pourrait comprendre, mais ces gens là, il ne les connaissait pas et ne voulait pas les connaître. Et s'ils ne connaissaient rien aux pouvoirs ninja, alors il leur ferait peur si jamais il céder, et il n'était pas loin.
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Message(#) Sujet: Re: Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi] Ven 2 Fév 2018 - 23:45

Sa réponse me prit un peu par surprise. Deux ans, quand on pensait que le village n'était créé que depuis quatre, c'était quand même un bon bout de temps. Sans faire partie des résidents initiaux de Konoha, ce dernier avait tout de même pu le voir évoluer depuis un certain temps déjà. Qu'il soit ici depuis ce temps-là en plus de faire partie des forces shinobis sans que je n'ai la moindre idée de qui il était m'envahit pour une raison que j'ignorais d'un léger sentiment de culpabilité devant la situation. Après tout, ce n'était pas comme si j'étais supposé connaître chacun des résidents du village ou encore de nos forces. Malgré tout cela, ce sentiment persistait et je pris une gorgée de ma boisson pour essayer de m'en défaire. Avec le nombre de personne qu'il y avait dans le village, c'était une tâche carrément impossible, alors pourquoi s'en faire inutilement?

Je ne laissai pas cela me perturber plus longtemps alors qu'il me racontait comment il avait grandi jusqu'à date. Comme beaucoup d'entre nous, il avait vécu quelque part dans la forêt avant de s'installer dans le village. Lorsqu'il fit mention de ses parents adoptifs je ne pus m'empêcher de penser qu'il s'agissait d'un autre orphelin de cette période décadente qu'avait été celle de l'Empire sauf que je fus corrigé lorsqu'il m'apprit qu'il avait été abandonné sans connaître ceux qui l'avait mis au monde. Sa voix avait haussé en même temps et je fus aussitôt frappé par une odeur poivrée que je sus ne venait pas des boissons alentour de moi. Cette arôme qui flottait soudainement dans l'air, qui vous piquait le nez et qui était immensément désagréable, je l'avais senti à plusieurs reprises lors de négociations tendus ou lors d'argumentations dérapant: c'était celle de la colère. Quelqu'un en voulait plus à ses géniteurs qu'il ne laissait l'entendre, mais je ne relevai pas. De tout évidence il voulait garder certaines choses pour lui et nous venions tout juste de nous rencontrer, ce n'était pas le genre de chose que l'on déblatérait au premier venu.

Ne cherchant pas à s'étendre plus sur le sujet, nous tombâmes dans un silence songeur lorsque son regard dévia encore l'espace d'une seconde vers quelque chose derrière moi. Cela faisait la deuxième fois en peu de temps que son regard se perdait de cette façon derrière et je retins une forte envie de me retourner à mon tour voir ce qui attirait son attention. Au lieu, je concentrai mon attention sur le jeune homme et remarquai que ce dernier tremblait des mains alors que ses doigts blanchis par la pression trahissait qu'il tenait sa tasse avec plus de force que nécessaire. Au même instant, mes deux ninkens, qui jusqu'à date étaient couchés à nos pieds, secouèrent la tête en expirant bruyamment comme s'ils cherchaient à se défaire d'une désagréable sensation. Devant autant de petites choses anodines qui se passaient pratiquement simultanément, je fronçai les sourcils. Mon instinct me disait qu'il se passait quelque chose sans que je sois capable de voir quoi ou encore de mettre le doigt dessus.

Mon impression se renforça d'autant plus lorsque ce dernier trouva une excuse bidon pour me demander si nous pouvions continuer la discussion dans un endroit plus privé. À ces paroles, ce furent toutes mes alarmes internes qui se déclanchèrent. Il y avait définitivement quelque chose qui se passait autour de moi ou bien c'était moi qui devenait paranoïaque à voir le danger partout. Toutes ces penseés défilaient à toute vitesse dans ma tête alors que je gardais un air affable devant Eikichi-san. Je n'avais pas de temps pour réfléchir à la façon de procéder et devait prendre une décision sur-le-champ, aussi pris-je une grande gorgée de mon cappucino et laissai ce qu'il restait dans la tasse. Ce faisant, je me levai et resserrai mon foulard que j'avais défait en m'asseoyant.


- Très bien, j'étais justement en route vers le bureau. Qu'en dites-vous? Je vous assure que nous ne serons pas dérangés. Allez Aka, Sei, hop!

Le jeune homme accepta un peu trop rapidement à mon goût même si au final je ne lui aurais pas donné d'autres choix. J'avais déjà pris un léger retard en m'arrêtant pour l'aider, je pourrais peut-être essayer de faire quelques tâches constructives en même temps de régler son problème. Avions-nous un problème de pègre dans le village? Des organisations encore plus dans l'ombres que nous qui échapperaient à notre surveillance. Ce fut la tête rempli de ces questions que nous nous dépêchâmes tous vers le Palais de l'Hokage. J'aurais aimé voir son expression en se rendant compte où nous nous dirigions, mais la température ne me permettait pas de voir grand-chose de son visage. Une fois à l'intérieur je le guidai jusqu'à mon bureau dans lequel je me défis de mes vêtements d'extérieurs recouverts de neige. J'allai m'installer derrière mon bureau et l'invitai à s'asseoir devant moi. Je lui aurais bien proposé une boisson, mais vu l'endroit d'où nous venions je trouvai l'idée redondante. Au lieu, je plongeai dans le vif du sujet qui m'intéressait.

- Avant de poursuivre où nous nous étions arrêtés, voulez-vous bien me dire ce qu'il se passe? Quelqu'un en a-t-il après vous?

Ne tournant pas autour du pot, je voulais savoir s'il était dans un quelconque danger. Il pouvait constater qu'avec l'emploi que j'occupais je pouvais lui être d'une aide s'il avait des problèmes – ce que j'étais assez certain qu'il avait si on additionait tout ce qui s'était passé dans le café. Je voulais également lui faire savoir que je n'étais pas dupe et que j'avais compris que quelque chose s'était passé là-bas, peut-être que le fait de ne pas avoir à lâché le morceau allait l'aider à délier sa langue. J'eus eu une arrière-pensée me demandant si je n'y étais pas allé trop fort en partant, mais il était trop tard pour retirer mes paroles et j'espérai que c'était les bonnes pour qu'il s'ouvre.
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Message(#) Sujet: Re: Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi] Dim 4 Fév 2018 - 18:23



Lorsqu'il se leva, trop vite pour ses yeux perdus dans le vide de ses pensées, ce fut sa voix qui le tira de là bien plus vite qu'il ne l'aurait cru. S'il avait été émotif ou une jeune fille en besoin de sécurité, sans doute lui aurait-il sauté au cou pour lui prouver sa gratitude. A la place, il fit un mouvement respectueux de la tête et se leva à son tour, relevant le col de son long manteau et déposant la tasse à peine entamée du tiers de son thé.
Quelque chose le chagrinait néanmoins. Le bureau, de quel lieu parlait-il ? Certes, s'il travaillait dans un bureau, peu oserait le dérangeait sans frapper pour entrer mais, comment pouvait-il être certain justement de ce fait. Il y avait toujours des malotrus.

Enjoignant vivement son pas pour ne pas le semer, ils parcoururent les rues de Konoha sur un bon rythme, sans doute pour éviter d'attraper trop froid. Resserrant le haut de son col, il glissa les mains dans les poches avant de lever ses yeux sur l'édifice qui se dessinait lentement comme la fin de leur destination. Une seconde, pourquoi allaient-ils au Palais du Hokage ?
Fronçant les sourcils et ralentissant imperceptiblement son avancée, Eikichi braqua son regard sur le démon à ses côtés. S'il subissait un interrogatoire poussé il était clair qu'ils finiraient par savoir ce qu'il était.
Serrant fermement ses poings dans ses poches, il eu l'envie de l'arrêter, de lui demander pourquoi ils allaient là bas, mais Takeo continuait sa route sans réellement lui adresser le moindre regard, juste en avançant vers son bureau. Le Mamoru ne se sentait pas à son aise. C'était un bâtiment formel, c'était une entrevue avec un haut dirigeant ou quelque chose comme ça. Il n'avait qu'une envie faire demi-tour et pourtant il avançait toujours. Les deux ninkens aux côtés de l'Inuzuka avait un côté presque rassurant quant à la situation dans laquelle il se trouvait désormais.

Lorsque la porte du bureau s'ouvrit, les yeux gris trouvèrent le sol comme appui. Il abaissa le col de son manteau mais le garda sur le dos, toujours sans croiser le regard de Takeo. Prenant tout de même place sur le fauteuil en face, le bureau les séparant, Eikichi prit une petite inspiration, bloqua sa respiration quelque seconde et souffla lentement.

- Ecoutez... Takeo-sama... personne n'en a après moi.

Devait-il lui dire que lui pouvait être un problème pour les autres ? Il investiguerait alors sur son cas et probablement sur son pouvoir. Hors, il voulait l'éviter. Peut-être pouvait-il juste se faire passer pour un voyant lambda ? Mais il était shinobi. Et vue la position hiérarchique de l'Inuzuka en face de lui, il doutait qu'il soit ignorant sur son clan.
La peur saisit son cœur et ses dents se serrèrent. Dans son dos, le rire dément le fit frémir mais il ne le regarda pas. Son propre allié lui faisait peur, et c'était cette peur qui le nourrissait. Bien qu'en ayant conscience de ce fait, cette peur résidait toujours en lui et alimentait d'autant plus sa colère auprès des siens.
Son regard toujours planté sur le sol, ses mèches brunes venant cacher une bonne partie de son regard, une lueur rouge passa et brièvement dans son dos, le temps d'une seconde, le démon se fit voir et sa main se posa sur l'épaule du Mamoru. Un sursaut, son regard se releva sur Takeo et son visage se décomposa mais la lueur persista et s'intensifia et le démon laissa un rire cynique raisonner doucement. Pour une fois qu'il ne cherchait pas à se faire entendre à des kilomètres à la ronde.
Ses mots ne sortaient plus, il voulait chasser cet être dans son dos, son confident, son partenaire. Il n'avait pas de consistance, il était juste visible. Après tout, il n'avait pas encore trouvé comment l'invoquer physiquement.

Relevant une main contre lui il serra les pans de son manteau et articula :

- Ils n'auraient pas compris... s'ils l'avaient vue... et... je ne veux pas que ça se sache... je ne veux pas... être chassé.

Ses yeux se détournèrent de lui et le démon le traversa pour le cacher de la vue de l'Inuzuka. C'est vrai, il ne pouvait rien faire, mais il pouvait montrer son apparence et rien que ça c'était particulièrement amusant.


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Message(#) Sujet: Re: Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi] Mer 14 Fév 2018 - 2:17

Juste à voir sa réaction, je savais que je venais de toucher quelque chose. En général, lorsque quelqu'un évitait de croiser votre regard c'était pour ne pas que vous puissiez y lire quelque chose de contradictoire. Déjà que je le sentais à fleur de peau – chose que je pouvais comprendre puisque cela devait être assez intimidant de se retrouver dans un pareil endroit – mais le fait que, contrairement à plus tôt, ce dernier semble sciemment éviter de me regarder me laissait croire qu'il y avait anguille sous roche. Même lorsqu'il m'assura que personne n'en avait après lui j'eu de la difficulté à le croire, je ne l'aurais sûrement pas cru si ce n'avait été de son odeur qui, hors de tout doute, me confirmait qu'il n'y avait effectivement personne qui lui en voulait. Si ce n'était pas cela alors, qu'était-ce? Je ne pouvais pas me résoudre à croire que je me faisais des idées et trop d'indices s'accumulaient depuis notre rencontre pour que mon instinct ne détecte pas quelques chose. Après tout, il avait oublié de répondre à ma première question.

Peu convaincu par la réponse du jeune homme, je me repliai dans un silence obstiné. Si je restais ainsi assez longtemps, peut-être finirait-il par ressentir le besoin d'élaborer captant lui-même que j'attendais un peu plus. Cependant le Yasashi resta tout aussi muet au point que je commençais à me demander si je commençais vraiment à voir des choses partout où j'allais. Cela ne serait pas surprenant et je ne serais sûrement pas le premier à qui cela arrivait. Certes, il m'arrivait encore de faire quelques missions de temps à autre et le Yuukan n'était pas entièrement en paix – et ne le serait probablement jamais – mais cela faisait bientôt cinq ans qu'il n'y avait plus de grande menace au-dessus de nos têtes; mon esprit commençait peut-être inconsciemment à chercher de nouveaux démons. Jamais je n'aurais pu coire comment je pouvais aussi bien dire.

J'allais reprendre la parole, cherchant plutôt une approche plus empathique pour essayer de l'amener à s'ouvrir, lorsqu'une forme bleutée apparu derrière Eikichi-san. Mes yeux s'écarquillèrent et je reculai la tête de surprise, mais le tout disparut aussi subitement que c'était apparu. J'aurais cru avoir imaginé le tout si ce n'avait été de la réaction du jeunne homme devant moi. À peine l'apparition s'était manifesté qu'il avait lui-même sursauté et relevé brusquement la tête comme s'il avait été électrifié. Ce ne fut qu'à cet instant qu'il se décida à me regarder et je vis alors une lueur rouge dans le fond de ses iris gris; lueur qui s'amplifia jusqu'à ne laisser de place à aucune autre couleur. Ses iris étaient maintenant complètement écarlate et irradiait d'un éclat surnaturel. Son visage prenait un air désespéré en même temps qu'un rire traversa la salle tel un murmure et que l'apparition réapparaissait cette fois-ci ne se préoccupant pas d'être vue: bleutée, elle avait le visage caché derrière un masque énigmatique, des ailes semblaient lui pousser des épaules pour aller avec celles sur son masque. Il y avait quelque chose de fascinant et de terrifiant dans tout cela. Il y avait toutefois une certaine translucidité à la... chose, à défaut de savoir comment l'appeler, ce qui me portait à croire qu'elle n'était pas réellement là. Malgré ce fait et mon air que j'essayai de garder impassible, je sentis un frisson monter le long de ma colonne et continuer le long de mes bras.

Cherchant certainement à fournir une quelconque explication à ce que j'étais en train de voir, sans doute ne savait-il pas que j'étais déjà familier avec ces personnes dotées de capacité pour entrer en contact avec des êtres qui n'étaient pas de ce monde. Déjà familier, oui, mais c'était quand bien même la première fois que je voyais cela de mes propres yeux. De toute évidence, il avait l'air tout aussi sous le choc que moi même s'il était à l'origine du phénomène et tout ce que j'eus droit furent des bribes de mots. Il ne voulait pas cela se sache dans le village sinon les gens le chasseraient. Je pouvais comprendre ce sentiment, les gens étaient si prompts à juger, et compris alors que pour cette même raison il avait refoulé ses capacités. Pas étonnant qu'il ne soit pas capable de contrôler l'apparition des esprits l'entourant et qu'il ait eu l'air aussi en détresse plus tôt. Détournant de nouveau le regard, ce fut au tour de l'esprit de s'avancer et même si je savais qu'il n'était pas réellement je ne pus m'empêcher d'avoir un léger mouvement de recul.


- Ne.. ne vous inquiétez pas, Eikichi-san. Vous êtes un shinobi de Konoha, personne ne pourra vous chasser de chez-vous.

Mes paroles sonnaient un peu vides même pour moi, mais je le croyais néanmoins. S'il était Konohajin, je ferais tout pour qu'il soit en sécurité dans le village qui est chez-lui. Il allait jusqu'à risquer sa vie pour ce village, la moindre des choses serait qu'il s'y sente chez lui. Cependant, je savais que c'était beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Comme les gens étaient faciles à juger, ils étaient d'autant plus difficile d'accepter les autres. J'essayai de me concentrer sur la silhouette d'Eikichi-san à travers la forme devant moi, mais son apparence faisait en sorte que mon attention semblait toujours retourner vers lui.

- Est-ce que... est-ce qu'il est là depuis le début?

J'essayai de lui offrir un sourire timide, essayant de détendre un peu l'atmosphère. En même temps, j'essayais subtilement d'en apprendre plus sur ces esprits et sur ce qu'ils étaient capable de faire. Eikichi-san ne semblait pas être du genre à s'ouvrir, mais si j'arrivais à lui faire parler sur un sujet connexe peut-être que je parviendrais à le guider jusqu'aux informations que je voulais savoir. Maintenant qu'il était devant moi et que le premier choc était passé je me retrouvais curieux d'en apprendre plus. Bon d'accord, on ne se remettait pas vraiment d'avoir une apparition qui bloquait son champ de vision d'une telle façon, mais si je faisais comme si elle n'était pas là peut-être retournerait-elle en arrière-plan. Ou je ne ferais que l'enrager et les choses empireraient, j'imagine que j'allais bientôt le savoir.
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Se réchauffer par un temps si froid [PV Eikichi]

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