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 Une ombre dans la nuit

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Message(#) Sujet: Une ombre dans la nuit Jeu 8 Fév 2018 - 23:22

Hrp:
 


Courant a pas feutré dans l'enceinte de la capitale, embrassant les ténèbres de la voûte nocturne au point de s'y confondre, un membre de la Confrérie des Ombres effectuait sa ronde après avoir déposé avec rapidité un message pour le Yamada convoqué.

L'Ombre n'en savait pas autant que ses supérieurs au sujet du shinobi, mais toutefois suffisamment pour comprendre l'intérêt porté par sa candidature pour rejoindre l'élite des assassins.
Puissant, le Yamada côtoyait sa Seigneurie et avait même pris part à son initiation et perfectionnement dans l'art de la médecine. Il était incontestablement un homme se battant pour ses convictions mais sa soif de protection pour ses proches faisait de lui à la fois un atout comme un handicap... C'était un homme de cœur, au centre de la Lumière, qu'il prônait de toute son âme et non un homme de l'ombre, agissant avec toute la discrétion et l'impartialité nécessaire.

C'était cet aspect que l'assassin confirmé tenterait de changer en lui ou a défaut, de l'effacer au profit du reste.
Il allait le briser. Physiquement comme psychologiquement. Pour lui faire véritablement comprendre la voie qui avait suscité son intérêt. Le mettre au défi au prix d'une vie, si ce n'était davantage...

Le Yamada avait ainsi rendez vous un peu plus tard dans la nuit, d'ici quatre heures exactement, aux cordonnées indiquées le menant à la cité portuaire d'Aketana, seconde ville la plus importante de Kaze après la capitale de Suna.
C'était là, dans la ruelle entre le Bar Du Port et la Criée des Affaires, que l'homme de l'ombre l'attendrait.

***

Le temps pratiquement écoulé, le Yamada arriva sur place. Le partisan de la Confrérie le suivait depuis son départ de Suna sous son camouflage sensoriel, lui permettant même de rester invisible et insondable aux yeux des pupilles orangées du Sunajin, sa chaleur thermique étant elle même indétectable.

Il l'observa, analysant le moindre de ses gestes et langage corporel jusqu'à ce que le convoqué se mit à patienter dans la ruelle concernée, cernée de plusieurs sceaux dissimulés servant de barrière acoustique.
Là, l'Ombre se révéla aux yeux du Yamada, enveloppée dans ses apparats se confondant parfaitement avec la noirceur de la nuit. Le visage masqué et seul le regard visible, elle dégaina ses lames avant d'atterrir tel un félin, sans bruit, sur l'asphalte devant le convoqué pour appréhender sa réaction.

Après coup, l'Ombre se redressa pour adopter une posture moins hostile mais tout aussi mobile. Disparaissant l'espace d'un instant du champ de vision du Yamada pour mieux réapparaître dans son dos, la silhouette prit finalement la parole.

« La Confrérie vous a missionné. Prouvez votre valeur pour devenir une ombre. »

La voix ne permettait pas de déterminer le genre de la personne. Neutre, il semblait inaudible d'y entrevoir une intonation plus masculine que féminine.

« Votre cible est cette femme. »

La main tendue offrit une enveloppe cachetée de l'emblème du scorpion. Dedans se trouva une photographie de la concernée et au dos les coordonnées de sa position actuelle.

« Akuzu Iznaya, femme d'un Akuzu de la branche Kishin aussi impliquée que son mari dans les sombres affaires des territoires du nord. Pillages, massacres, actes barbares, le lot quotidien des Kishin en somme. »

Les Akuzu étaient en effet scindés en deux branches. Les premiers, les Akuzu Antei, nomades arrivés des terres bien plus éloignées que le Yuukan, ainsi que les Akuzu Kishin, des nomades au pouvoir commun de leurs cousins mais bien loin de détenir le même caractère et mode de vie.
Les Antei prônant l'équilibre et grands amis des Yamada et les Kishin, des barbares sévissant principalement dans le canyon au Nord-Ouest de Kaze, sans implication shinobi.

« Une élimination en toute discrétion. »

Tout étant dit, l'Ombre disparue de nouveau, laissant le Yamada seul avec sa mission le conduisant dans un quartier miteux d'Aketana, devant un bâtiment défraîchi et vétuste : une planque parfaite dissuadant les curieux.
C'était au troisième et dernier étage qu'il lui fallait se rendre. En faisant le pourtour du bâtiment au toit plat, on pouvait se rendre compte qu'il ne disposait que de seulement trois fenêtres, dissimulées en partie par des volets à demi rabattus.

L'Ombre, sous son camouflage, guettait au loin les agissements du Yamada, prête a intervenir au besoin.
Comment allait-il appréhender la situation ?

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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Sam 10 Fév 2018 - 11:40

    Une réponse de la confrérie. Une convocation. Une entrevue ou un examen d’entré ? Si n’y avait qu’à discuter, pourquoi ne pas rester à Suna ? Le déplacement penchait vers la seconde hypothèse. Que me faudra-t-il faire dans ce cas ? Infiltrer ? Saboter ? Assassiner ? Cette dernière idée ne m’enchantait guère. Mais aurais-je seulement le choix ? J’avais besoin de la confrérie pour remplir mes objectifs.

    Alors, songeant à un test pratique, je m’équipais comme si je partais en mission : le bandana frontale de Suna par-dessus mon bandeau familial, deux épées cinglant mes hanches, la sacoche d’équipement, les pieds nus et une tenue légère. Ces deux derniers aspects étaient coutumiers, que ce soit une mission ou non. Les épées cependant, je préférais ne pas les porter sur moi à Suna. Elles étaient la garantie du risque qu’il me faudra tuer. Et, bien que ce ne soit qu’une image, un subterfuge de l’esprit, j’appréciais ne pas avoir ce rappel permanent sur moi. Je ne les prenais que lorsque j’étais prêt à tuer. Ou devrais-je dire : je les dégainais.

    La traversée du désert se déroula sans encombre, même de nuit. Les Yamada avaient parcouru ces dunes des milliers de fois avant de se sédentariser à Suna quatre ans plus tôt. De plus, la fraîcheur de la lune n’avait aucune emprise sur moi et mes pupilles solaires.

    C’était donc ainsi que je me rendis directement au lieu du rendez-vous, sans faire le moindre détour. Là, dans cette rue, une personne toute de noire vêtue fit son apparition, lames dehors. Je fis un pas en arrière instinctivement, plaçant une main sur le pommeau d’une de mes épées et l’autre entre nous deux. Mon regard balaya brièvement les environs : était-elle seule ? Etait-ce un piège ? Je devais me sortir d’une tentative d’assassinat pour prouver ma valeur ? Mais très vite, l’individu s’expliqua et je pus me détendre quelque peu.

    Ce n’était pas moi qui étais en danger. Mais une femme que je devais tuer. Azuku Iznaya. Heureusement, on me fournit la raison de l’assassinat, bien qu’elle pouvait être caduque vu que dénuée de preuve. Mais, quelque part, cela allégeait ma conscience de savoir que je ne tuerais pas simplement pour le plaisir, mais pour rendre le monde meilleur. Tout du moins, j’essayais de m’en convaincre.

    La mission me dirigeait vers un quartier miteux d’Aketana. Pour me fondre dans le décor et pour qu’on ne puisse pas remonter jusqu’à moi, j’usais d’un henge. J’arborais alors la silhouette d’un homme vivant dans la rue, aux vêtements en lambeaux et à la peau poussiéreuse et sale. Le genre que l’on préfère ignorer et poursuivre son chemin sans demander son reste.

    Le bâtiment en question n’avait rien de particulier. Rien qui le sortait du lot en tout cas : similaire aux bâtisses adjacentes. J’avais le choix entre la porte d’entrée et trois fenêtres dont une qui dégageait un peu de lumière. Evidemment, je pouvais aussi me frayer un passage à travers le plafond pour arriver directement à destination, mais ça n’entrait probablement pas dans la notion de discrétion qu’on attendait de moi.

    Pour commencer : il me fallait plus d’informations. Je m’éloignais dans un premier temps, afin d’emprunter des ruelles plus étriquées encore, où la lumière des lampadaires se faisait rare voire inexistante. Et là je gravirais cette maison anodine pour rejoindre son toit et ainsi gagner de la hauteur. Ensuite, j’avancerais de toit en toit, toujours en évitant les rues les plus lumineuses, afin de m’approcher de la planque pour avoir un bon champ visuel dessus. Là, je formais une série de mudra afin de créer cinq clones.

    Quatre iront sur des toits à l’écart de la planque, encerclant avec moi ce fameux bâtiment tout en nous dissimulant dans la pénombre de notre toit. Cela empêchera une fuite potentielle, mais surtout : un clone était plus discret que l’original dans le sens où il pouvait disparaître sur demande au moment où il allait se faire coincer. Le dernier clone bondit donc sur le toit de la planque et descendit doucement le long du mur, grâce à l’adhérence chakratique, en direction de la fenêtre à la lumière. Les volets étant pratiquement fermés, il glissa simplement un bout de sa tête pour essayer de voir au travers.

    Spoiler:
     
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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Lun 19 Fév 2018 - 19:57

A travers la fenêtre dissimulée sous des persiennes pratiquement fermées, filtrait une source de lumière tamisée n'offrant guère un éclairage optimal dans la pénombre nocturne.
En y risquant un œil, le clone du Yamada aperçu l'origine de cette luminescence : une bougie posée sur un meuble de chevet au côté d'un lit vide.

La chambre se révéla aussi vétuste et peu confortable que l’entièreté du bâtiment et son apparence extérieure. Seule une malle assez imposante trônait au pied du lit en tant que potentiel mobilier de rangement, comme en témoignait la pile de vêtement reposant dessus. Pour autant, rien ne laissait supposer de quoique ce soit sur leurs propriétaires. D'ici, le Sunajin n'apercevait qu'un amas de textile principalement noirs ainsi que de la fourrure sans être en mesure de déterminer sils appartenaient à un homme, à une femme ou bien les deux.
Son maigre champ de vision au travers du jour formé par le volet et la faille luminosité ambiante ne lui permettait en effet pas d'avoir conscience de l'ensemble de la pièce. Néanmoins, il pouvait très nettement observer la porte ouverte juste en face de sa propre position, celle-ci donnant sur un couloir aux murs fissurés.

Il ne fallut pas patienter longtemps avant de voir arriver la cible du Yamada pénétrer dans la chambre. Dans une tenue similaire à celle sur le cliché, l'assassin en formation n'eut aucun mal à la reconnaître. Il vit aussi très clairement la courte lame qu'elle portait à la hanche, la flamme de la bougie se répercutant sur le métal.

Se tenant devant le lit, elle jeta un coup d’œil à la fenêtre se situant a environ trois mètres de là, n'observant rien d'anormal de sa position et regardant même sans réellement le faire, attendant vraisemblablement quelqu'un.
Ce quelqu'un ne tarda pas a déambuler jusqu'à elle, sous l'apparence d'une petite tête blonde venant enfouir sa tête contre sa cuisse dans un geste affectueux qui lui fit rendu par une main cajolant ses cheveux et un sourire s'esquissant sur le visage de la cible.
Le garçonnet portait une tenue propre au nomade, ample et somme toute sommaire avec quelques lanières de cuir.

L'Akuzu porta alors l'enfant pour l'installer sur le lit, le bordant puis l'embrassant sur le front.

« Je laisse la bougie allumée. Elle va bientôt s'éteindre mais si tu te réveilles dans la nuit, les étoiles la remplaceront. Regarde ! La lumière du ciel passe à travers la fenêtre. »

Malgré la fenêtre fermée, le vitrage était suffisamment peu épais pour permettre au clone d'entendre de manière certes étouffé mais restant audible.
Elle désigna la fenêtre du doigt que l'enfant suivi du regard, forçant le Sunajin à se faire plus discret.

« Mais tu sais... Tu n'as pas a avoir peur du noir. Les étoiles nous guide dans la nuit, je te l'ai déjà dit. »

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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Mer 21 Fév 2018 - 9:55

    Elle… La criminelle était maman. Et son fils était juste là : un petit garçon allongé contre elle. Je devais la tuer… Là ? Maintenant ? Sous les yeux de son enfant qui ne parvenait pas à s’endormir ? Y parviendrait-il seulement en voyant sa mère agoniser sous ses yeux ? Il ne dormirait plus. Plus avant un bon bout de temps. C’était donc là le but de la Confrérie ? Priver un petit garçon de sa mère aimante ? Non. Ce n’était pas pour ça qu’elle devait périr mais pour ses actes criminels. Le fait qu’elle soit mère n’était qu’un dommage collatéral. C’était à elle d’y réfléchir à deux fois : d’avoir une conduite exemplaire pour son fils. Mais, peut-être avait-elle agi ainsi pour lui justement ? Il n’en demeurait pas moins que la tuer n’expierait pas seulement ses pêchés : cela condamnera un petit être innocent au chagrin infini. C’était lui la victime, non sa mère. Ce sont les survivants qui paient le prix de la mort. Toujours.

    Et l’autre qui attendait probablement mon rapport, de voir si j’allais l’assassiner ou non. Avaient-ils fait exprès de choisir une mère de famille ? Mais que se passera-t-il si je n’obéissais pas ? Elle viendrait probablement terminer le travail à ma place. Dans les deux cas : la mère mourra. Alors je ne pouvais qu’influencer sur les circonstances de la mort : il n’avait pas à voir ça. Et il me fallait rejoindre la confrérie pour réaliser mon idylle d’un monde meilleur. J’avais besoin de leurs possibilités…

    Après quelques mudras, mes pupilles s’éveillèrent en soleil doré. Mais cette fois, ce soleil ne sera pas là pour réchauffer un cœur. Il l’éteindra… Je me positionnais donc de nouveau pour voir à travers la fenêtre après quelques secondes, espérant que leur attention était tournée ailleurs. Ma première technique ciblera la mère : augmentant drastiquement la chaleur autour de sa tête, la douleur la fera succomber dans l’inconscience pour pouvoir survivre à la cette même douleur. Puis, immédiatement après, je frappais des mains plus fort en faisant mes mudras afin de plonger le jeune garçon dans une illusion. Lui poursuivra dans un monde parallèle tandis que son véritable corps restera là, immobile.

    Le garçon ne devrait pas être capable de se sortir lui-même d’une illusion, et ainsi il n’aura ni à souffrir ni à voir ce qui se passera ensuite. Et j’avais débuté par la mère pour que l’effet de surprise joue en ma faveur et diminuer ses chances de s’en sortir. Mais je ne l’avais pas tuée : simplement réduite au silence pour le moment.

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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Lun 5 Mar 2018 - 16:07

Bordant son fils, aimante, la cible se mit soudainement a hurler en se tenant la tête entre les mains, faisant écarquiller les yeux du jeune garçon surpris et terrorisé.
Sa mère s'écroula au sol, dans l'inconscience, tandis que l'enfant chercha à la secouer, pleurant en silence avant d'émettre un son semblable à un cri.

Malgré l'illusion lancé sur le garçonnet, le Yamada se trouva désemparé de le voir malgré tout se mouvoir et assister à l'effondrement de sa mère, pour l'heure seulement évanouie. Toutefois, le hurlement peu commun qu'il entendit lui fit rapidement comprendre la raison : l'enfant était sourd...
Impossible pour lui d'entendre les mains s'entrechoquer. Sa mère s'était positionnée à son chevet en lui parlant probablement de manière à ce qu'il puisse lire sur les lèvres et lui avait désigné la fenêtre du doigt pour appuyer ses propos et faciliter la compréhension de son fils.

En relevant la tête, apeuré, il remarqua la silhouette du Yamada malgré la faible luminosité, incertain de voir quelqu'un ou une énième ombre cauchemardesque que lui n'était pas capable d'entendre venir quand il se trouvait seul dans son lit. Tremblotant, il se blottit contre sa mère inerte, le visage caché contre elle.

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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Ven 9 Mar 2018 - 23:18

    Le plus compliqué était d’avoir la mère : le gosse n’avait sans doute pas les moyens de se défendre étant donné son petit âge. Mais avec l’effet de surprise, ça devrait bien se passer. Et pourtant. Pourtant ce fut l’inverse : la mère touchée et l’enfant indemne. Pourquoi ? Comment ? J’avais parfaitement effectué ma technique. Etait-il insensible aux illusions ? Non : seuls les morts le sont, et il ne ressemblait pas à un cadavre.

    L’enfant cria, dévoilant son handicap au ton de sa voix : il était sourd. Mais il était toujours capable de faire du bruit… Je n’avais sans doute pas beaucoup de temps avant que quelqu’un d’autre ne débarque. Etaient-ils seulement les deux seules personnes dans cet immeuble ? Je devais agir vite ! Là ! Le bambin regardait dans ma direction. M’avait-il vu ? Attendez… Il voit ?

    Rapidement, je formais une succession de mudra pour lui infliger une illusion visuelle cette fois. J’allais disparaître de son champ de vision dans une volute de fumée, et je demeurerais alors invisible à ses yeux. Aveugle et sourd quant à ma personne, je pouvais agir. Quand bien même j’étais déjà à couvert sous un henge.

    J’augmentais la température de mon corps pour faire fondre la fenêtre : c’était moins bruyant que de la briser, même si le petit ne risquait pas d’entendre grand-chose. Mais c’était au cas où un passant circulait non loin. J’entrais en courant dans cette chambre, me dirigeant droit vers le lit pour frapper le môme d’un coup précis à la base de la nuque dans le but de l’envoyer au royaume des songes.

    Si tout fonctionnait comme prévu, je m’empresserais de prendre la mère sur mes épaules et de sauter par la fenêtre pour atterrir contre le mur du bâtiment en face, que j’escaladerais à l’aide de chakra. Là, je m’éloignerais rapidement de toit en toit. Trois clones resteront à leur poste pour quadriller la planque ennemi et observer tandis qu’un sosie et l’original suivront le kidnappeur, légèrement à l’écart et de part et d’autre pour vérifier que tout se déroulait selon le plan et pour pouvoir réagir le cas échéant.

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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Lun 12 Mar 2018 - 15:33

L'enfant désormais inconscient au sol après l'illusion et la frappe précise du Yamada, ce dernier pu s'enquérir du corps de sa cible, la prenant sur ses épaules et s'éclipsant rapidement dans la nuit.
Malgré l'imprévu lié au handicap du garçonnet, l'objectif n'était plus très loin. Il ne restait plus qu'au Sunajin en formation de soustraire la vie de sa victime.

Soudainement, l'ombre de l'assassin de la Confrérie apparut devant lui, sur un toit, le faisant se stopper dans sa course. Ses mouvements étaient tels qu'ils donnaient l'impression de se trouver face à une silhouette éthérée.

« Elle me semble plutôt vivante pour une cible. »

Arguait-il dans sa voix dissonante, même s'il s'agissait là d'une remarque rhétorique. Il savait pourquoi elle était toujours en vie : pour ne pas risquer de faire de bruit sur place.
Une prudence légitime mais témoignant ô combien de l'expérience novice de l'exécuteur...

« Traverser les toits, quand bien même la pénombre est partout, est selon vous plus judicieux ? Combien y avait-il de personnes dans la bâtisse d'après vous ? Vous êtes vous seulement donné la peine d'en connaître la réponse ? »

L'ombre était presque certaine que non alors que lui même connaissait la réponse.

« Une requête de ce type n'implique pas le seul assassinat de la cible. L'analyse de l'environnement et même la vérification des informations à disposition sont primordiales. La Confrérie, plus que quiconque, se doit de ne faire confiance à personne, pas même à elle même... »

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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Lun 12 Mar 2018 - 20:08

    Oui, la cible était encore bel et bien vivante. Et non, ce n’était pas pour éviter de faire du bruit sur place. Après tout, j’aurais très bien pu l’égorger d’un simple coup de kunai avant de faire disparaître le clone dans une volute de fumée. Elle était inconsciente : il n’y aurait eu aucun bruit supplémentaire. Non, la véritable raison était bien plus humaine. Je ne voulais pas que le petit bout d’homme ne se réveille dans les bras froids de sa mère en sang. Cet événement allait déjà le ravager, inutile d’ajouter plus de détails à ses cauchemars.

    « Tu as demandé un assassinat en toute discrétion. La Confrérie est constituée de professionnels. La retrouver morte au sein de sa planque aurait été un meurtre trop propre. Pourtant, si on retrouve son corps sur le toit d’un bâtiment plus loin, on pourrait supposer qu’elle cherchait à s’échapper, ou qu’elle a été assassinée à la hâte lors de la fuite de l’assassin. En somme : un travail d’amateur.
    Qui irait penser que la Confrérie ait un niveau d’efficacité aussi bas ? Qui plus est, une Kishin a plusieurs ennemis. Ils ne devraient pas penser à la Confrérie comme l’auteur du crime. N’est-ce donc point « une élimination en toute discrétion » ? »


    Lorsque l’assassinat est effectué mais que l’on ne peut remonter au meurtrier ? Nous étions donc là, deux clones, la cible, l’ombre et moi-même, tandis que trois autres clones surveillaient encore la planque ennemie.

    « J’avoue ne pas savoir combien de personnes se trouvent dans cette bâtisse. Je souhaitais le découvrir, mais je suis tombé en premier lieu sur la cible et j’ai pensé l’opportunité trop bonne plutôt que de la perdre, elle et l’opportunité, en fouillant le rester du bâtiment avant de revenir à elle.
    J’ai profité de l’effet de surprise pour la mettre hors d’état de nuire. Ensuite, il me suffisait de l’achever. Qu’il y ait eu d’autres personnes ou non, elles n’auraient pas été assez rapides pour m’en empêcher. Et comme il ne s’agissait que d’un clone sous henge, il pouvait disparaître sitôt la besogne effectuée, ne laissant derrière lui rien d’autre qu’un cadavre sans indice.
    Toujours ici, sur les toits, trois de mes sosies surveillent la planque. A la moindre alerte, l’un d’entre eux disparaitrait pour m’en informer. Puis le suivant, et enfin le dernier, s’il y avait de nouvelles données à me fournir. Alors je pouvais ajuster ma fuite, et toujours choisir de terminer la tâche à n’importe quel moment pour laisser le corps derrière, donnant l’impression d’avoir affaire à du travail d’amateur. »


    J’avais sciemment laissé tomber la récolte initiale d’informations pour ne pas passer à côté de cette opportunité. N’était-ce pas ce que devaient savoir faire les membres de la Confrérie ? Improviser et s’adapter à la situation plutôt que de suivre un protocole préétabli ? De plus, la douleur provoquée pour l’immobiliser occultait l’hypothèse du clone, et on ne se promenait guère souvent sous un henge chez soi. La cible devait donc être la bonne. Celle de la photo.

    « Dois-je donc terminer ma mission, ou la Confrérie souhaite-t-elle la garder en vie pour attirer son mari dans un autre traquenard, étant donné qu’il trempe dans les mêmes affaires selon tes dires ? »
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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Mer 14 Mar 2018 - 19:33

« Et qu'en est-il des éventuelles présences disposant de la maîtrise du chakra et plus particulièrement les doués de facultés extra-sensorielles ? Vous avez certes disposés des clones pour quadriller la zone mais ce sont-ils donnés la peine d'analyser l'environnement avec plus de minutie ? Les ombres se dissimulent dans la nuit. Il n'en est rien pour l'heure mais nous pourrions tout aussi bien être observés en ce moment même. »

L'assassin ne répliqua même pas au tutoiement du Yamada en formation : non seulement une telle familiarité aurait pu être évité mais en plus cela témoignait du besoin naturel et novice du shinobi d'attribuer une désignation à tout ce qui l'entourait.
L'Ombre ne possédait pour seule identité plus que celle accordée par la Confrérie : il constituait la Confrérie, formait un tout immuable sans besoin de distinction personnelle et cela lui suffisait.

« Des données cruciales manquent à votre intervention, quant à l'analyse... elle est pour le moins inexistante. Vous auriez pu anticiper le handicap du fils de la cible en vous renseignant en amont, tout comme vous auriez eu l'occasion d'apprendre qu'elle était seule dans la bâtisse avec lui ce soir. Cela vous aurait évité cette situation hasardeuse. Le hasard n'a en effet pas sa place dans les interventions de la Confrérie : pas plus que l'erreur est permise.
Un sans faute : prompt et efficace, voilà ce qui est attendu en toute circonstance. La Confrérie agit dans l'ombre et jamais ne se dévoile. »


Une erreur c'était braquer les projecteurs sur leurs actions. Attirer la lumière sur ce qui devait rester dissimulé.

« S'exposer ainsi sur des toits que nombres de paires d'yeux surveillent ou nombres de pas foulent n'est pas judicieux. Votre raisonnement d'éloignement de la cible aurait pu être le bon dans une autre situation mais pas dans ce contexte où personne à part l'enfant n'était présent pour vous découvrir. »

Et quand bien même persistait-il dans son idée de procéder à l'élimination ailleurs : il aurait dû s'aventurer dans un endroit davantage isolé.

« La Confrérie s'occupe actuellement du cas de son mari. L'enfant, prochainement orphelin, va être placé sous bonne garde en attendant son transfert. »

Au même moment, les clones surveillant la bâtisse au loin eurent le temps d'apercevoir deux silhouettes se mouvant avec une telle rapidité qu'elles étaient difficiles à suivre du regard. Entrant par la fenêtre brûlée, elles emportèrent le garçonnet inconscient avec tout autant de vélocité.

« Vous pouvez finir le travail. Travail que vous auriez pu déjà avoir terminé sur place en toute discrétion avec l'un de vos poisons, eiseinin... »

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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Jeu 15 Mar 2018 - 12:57

    « Pour les éventuelles présences disposant de capacités extra-sensorielles, ils m’auraient découvert justement si je les cherchais trop, car je n’en possède pas. Donc, plutôt que de leur donner une raison de me chercher à cause de mouvements ou déplacements superflus, mes clones se contentaient d’observer ce qui était important sans risquer de se faire découvrir en explorant eux-mêmes la zone.
    Si toutefois ils s’étaient fait prendre, ils auraient disparu aussitôt pour me signaler que je n’étais plus seul sur l’échiquier. »


    Le tutoiement était volontaire, depuis le début. Il s’agissait là de la marque d’un Yamada, de son éducation propre. Chez nous, le vouvoiement était un manque de respect là où le tutoiement prouvait une confiance. Evidemment, certains s’adaptent aux mœurs des autres, mais en premier lieu le « vous » signifie surtout que nous nous méfions de l’autre et que nous plaçons donc une distance entre les deux parties. Un Yamada qui vouvoie n’est pas poli : il est sur ses gardes.

    « S’exposer sur les toits me permet également d’avoir un certain champ de vision. Si je m’étais déplacé dans les rues, je ne pouvais deviner ce qu’il y avait dans la suivante ni derrière moi, et encore moins ce qui s’approchait par au-dessus. J’aurais été plus lent et moins prompte à réagir car j’aurais moins d’informations à disposition.
    Tu as demandé une élimination en toute discrétion, n’est-ce pas ? Quand bien même nous aurions été repéré : on aurait vu une silhouette qui n’était pas la mienne égorger une femme avant de disparaître dans un nuage de fumée. Car je te rappelle que c’était l’un de mes clones qui portait la cible tandis que je gardais mes distances avec un autre clone. »


    Le dit clone déposa la dame avant de sortir un kunai et de lui trancher la gorge, la laissant se vider de son sang sur ce toit.

    « Elle est morte sur un toit, à l’écart de sa planque où elle aurait dû se trouver pour s’occuper de son fils. On pensera probablement à du travail d’amateur. Elle a donc été éliminée, et on ne remontera ni à la Confrérie ni à moi. N’était-ce pas là les consignes ?
    Du poison aurait davantage signé le meurtre en indiquant des capacités particulières et en donnant donc des pistes à creuser. Une lame est bien plus anonyme : n’importe qui peut s’en procurer une, et même s’en servir. D’autant plus si elle était seule : inutile d’user de stratagèmes trop sophistiqués qui permettraient de mieux identifier l’auteur du crime. »


    Surtout que le poison n’aurait pas réglé ma principale préoccupation : que le petit garçon n’ait pas l’image du cadavre de sa mère sous les yeux. Je me retournais en direction de la planque, où l’un de mes clones avait disparu pour me signaler ce qui s’y passait. Je me retournais ensuite vers l’ombre qui me servait d’interlocuteur.

    « Je suppose qu’il s’agit de la bonne garde ? Sinon je pense que nous ferions mieux de partir d’ici fissa. Mais… Qu’entends-tu par « transfert » ? »
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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Dim 18 Mar 2018 - 15:54

L'Ombre écoutait le Yamada se justifier sans disposer d'un grand intérêt pour ses paroles. Il avait déjà remarqué que le Sunajin déployait son argumentaire à chacune de ses remarques, comme s'il justifiait sa méthode en la revendiquant comme la plus efficace.
La vérité étant qu'il n'y en avait pas de plus performante que d'autres du moment que l'on respectait les principes de la Confrérie. Chaque assassin disposait de sa propre manière de procéder : tant qu'il ne demeurait pas la moindre trace de son passage.

Dans certains contextes, un travail professionnel laissant suggérer l'implication de la Confrérie pouvait servir d'avertissement. Malgré tout, le but prédominant restait d'agir dans la discrétion sans possibilité de remonter jusqu'à elle.
Après tout, la Confrérie était semblable à un mythe tant peu de personnes pouvaient se vanter d'avoir été en contact avec leurs membres. Comme un murmure portée par le vent, ils agissaient dans l'ombre et disparaissaient aussitôt : chamboulant le cours des événements et de certaines existences.
La furtivité était ce qui prévalait pour les assassins. Exécuté avec précisions, leurs actes ne s'éternisaient pas : fauchant la vie avec aisance.
Bien entendu, le contexte de la situation modifiait leurs paramètres mais la mise en application demeurait fondamentalement la même.

« Peu importe que votre silhouette potentiellement visible sur les toits soit la votre, celle d'un clone ou d'un henge. Une silhouette visible demeure une faute. La Confrérie agit dans l'ombre et ne doit, de ce fait, pas être vue. Nos exécutions se font à l'abri des regards. »

Quant à l'intérêt que portait le Yamada au sort du garçon... cela se révélait intéressant.

« La Confrérie l'a récupéré. Nous devons partir malgré tout : une ombre n'a de cesse de se déplacer. »

Comme elle fluctuait au cours de la journée au rythme du soleil ou aux ondulations d'une torche secouée par le vent.

« Le sort de l'enfant ne vous regarde pas. Sachez seulement que tant que l'un des siens barbares demeurera vivant, il ne pourra pas être réhabilité dans une structure appropriée. »

Puisqu'il était certain que les Kishin tenteraient de récupérer l'enfant dans la dite structure, et cela même s'il s'agissait d'un orphelinat constitué d'une multitude de petits innocents envers lesquels ils n'auraient pas le moindre scrupule.

Tout en proférant ce discours, l'ombre ouvrit un parchemin et fit réagir le sceaux qui y résidait, scellant le corps de la Kishin en son sein. Elle et son mari venaient tout simplement de disparaître de la surface de la terre.
Cette mine d'informations, en plus de tout ce que la Confrérie avait pu trouver sur place, serait indubitablement bien exploité.

« Votre mise à l'épreuve est terminée : vous pouvez disposer. Soyez simplement assuré de garder pour vous les détails de cette nuit sans quoi la Confrérie en sera avertie... »

Là dessus, l'Ombre disparue en une fraction de seconde, laissant le Yamada et son kunai ensanglanté seuls sur le toit surplombant la ville.
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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit Mer 21 Mar 2018 - 10:18

    Je ne saisissais pas bien les propos de la silhouette. Nos exécutions se font à l’abri des regards ? On ne doit pas être vu ? Qu’importe qu’il s’agisse d’un clone ou d’un henge ? Dans ce cas, mon plan de base qui était de frapper à la porte en se faisant passer pour un mendiant ou un médecin aurait été une faute de prime abord ? Du coup, l’on ne peut non plus se mêler à une foule pour apporter un verre empoisonné à la cible ? D’ailleurs, cette silhouette n’était-elle pas ici, sur les toits avec moi, au lieu de m’avoir arrêté à un autre endroit ? Et ne s’occupait-elle pas du débriefing post-test ici même ? N’était-ce pas contraire à ses propres critiques ?

    En tout cas, il était naturel que j’argumente mes décisions. Il s’agissait là du propre d’un examen : justifier ses réponses. Et puis, il ne fallait pas que la Confrérie croit que j’avais agi ainsi pour le gosse. Pour qu’il n’ait pas à voir le cadavre… Ce serait indubitablement considéré comme une faiblesse à leurs yeux.

    Et pourtant ils s’occupaient du gamin, venaient le récupérer pour le placer dans une structure adaptée au lieu de l’abandonner simplement à son sort. Etaient-ils si dépourvus de cœur qu’ils voulaient le laisser paraître ? Néanmoins elle n’avait pas satisfait ma soif de curiosité : qu’advenait-il du bambin tant que ses deux parents n’étaient pas éliminés ?

    Mais il semblerait que notre discussion touchait à sa fin : l’ombre disparut avec le corps. J’essuyais le kunai sur les vêtements d’un clone avant qu’ils ne disparaissent tous tandis que je descendais dans la ruelle adjacente. Là, je marchais normalement comme tout voyageur et je repris le chemin en direction de Suna tout en rêvassant : quelle sera leur prochaine requête ? Etait-ce leur quotidien ou y avait-il des actes plus immoraux encore ? Mais j’avais besoin de la Confrérie. Il me fallait monter ses échelons pour solliciter leurs capacités à mes dessins.
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Message(#) Sujet: Re: Une ombre dans la nuit

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Une ombre dans la nuit

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