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 Cerf, Cerf, ouvre moi.

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Konoha
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Message(#) Sujet: Cerf, Cerf, ouvre moi. Mar 27 Fév 2018 - 9:54

Le désert. Un paysage dont le sable s'étendait à perte de vue. L'horizon semblait ne jamais changer, et pourtant chaque battement de cil apportait un paysage nouveau, aux dunes mobiles où le sable glissait de l'une à l'autre pour réformer le décors. Seul le ciel restait similaire du matin au soir, arborant un bleu magnifique et immaculé. Le levé et le couché du soleil amenaient leurs nuances sur l'horizon, alors que la nuit illuminait le firmament de ses mille joyaux étincelants.

Le véritable trésor de ce désert, à ne point en douter.

Car en raison des chaleurs, la vie à Kaze ne prenait véritablement place que la nuit, et le ciel clairsemé d'étoiles demeurait la principale toile de fond. Surtout lorsqu'il fallait voyager : aucune carte n'était plus fiable que celle dessinée au-dessus de ses yeux.

La mer de sable n'était pas si différente des océans bleus, en ce sens.

Natsuki avait fait le choix de venir par la terre. Suna était accessible par bateau, mais cela prenait trop de temps dans un univers où un shinobi pouvait avaler plus de quatre cent kilomètres par jour sans vraiment peiner. Dès la frontière, Natsuki avait sentit le climat changer, et s'était vêtu en conséquence avec une tenue typique de la région qu'il avait acheté il y a quelques années, lors de sa précédente visite au Pays du Vent. Quelques ajustements étaient à noter toutefois, car dû à la tendance de Natsuki à brûler plus vite qu'il ne bronzait, il avait très peu de peau visible : il était couvert jusqu'au bout des doigts.

A la première ville où ils avaient fait halte, il avait loué les services d'un chamelier. Ce n'était pas forcément plus efficace pour se déplacer, mais quitte à voyager au Pays du Vent, autant être typique. Le voyage se fit de nuit, la journée se passant dans les villes sur le trajet. Et alors que les dunes nocturnes faisaient partie du décors, Natsuki se demanda comment le chien de Kuroba allait réussir à faire ses besoins dans ce monde dépourvu d'arbre et de poteau.

Dans le courant de la nuit du quatrième jour, les remparts de Suna finir par découper le ciel étoilé : ils étaient arrivés.


« Bonne nuit à tous. »
salua-t-il à porté de voix. « Je m'appelle Natsuki, du clan Nara. Je représente avec Kuroba Inuzuka, Naïto Akio et... Rioko Hayashi ? la délégation de Konoha venu pacifiquement sur les terres du Seigneur Ketsueki. Nous souhaiterions entrer. »

Il fait froid dehors...

Spoiler:
 
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Jeu 8 Mar 2018 - 0:46

Elle baille, et dire qu'à cette heure ci elle dormait encore d'habitude. Mais quand on veut gravir le sommet, il faut s'attendre à avoir des cernes. Des cernes et des migraines, une clope de plus entre ses lèvres. La délégation arrivait visiblement aux abords du village, et il fallait faire bonne impression et l’accueillir convenablement. On lui avait confié, ou mit dans les pattes, deux genins. Il fallait dire qu'il était d'une part logique que ce soit une Ketsueki qui accueille les étrangers et d'un autre côté cela ressemblait autant à un acte d'attention de la part de son aînée, qu'un premier défis. Elle fit craquer ses doigts et son cou, un tic regrettable mais au combien apaisant.

Dans son pas les deux autres genins, ils avaient des consignes bien précises eux aussi. Elle ne tolérerait pas un seul écart. Elle parlerait en premier et tant qu'on ne s'adressait pas directement à eux, elle ne voulait pas les entendre. Il ne s'agissait pas de faire amis-amis avec les Konohajins aux pieds de la ville. Seulement de les faire rentrer et passer le protocole. Ensuite si ils voulaient aller dormir, jouer, devenir rivaux et autre futilités. Libre à eux. Pour l'heure il fallait suivre le protocole.

Elle était déjà donc déjà là quand ils arrivèrent avec un chamelier? Elle se retint de pouffer de rire, ô combien typique mais ô combien pathétique. Elle alluma une autre cigarette et s'avança en direction de celui qui avait parlé en premier. Le chef de la délégation si eux aussi agissaient dans un ordre hiérarchique. Il n'avait pas donné son grade, mais La se doutait qu'il devait au moins être équivalent au sien voir plus haut, il était rare qu'un chûnin conduise une escouade diplomatique.

- Bonsoir, je suis Ketsueki La.

Elle tourna légèrement la tête en direction de ses congénères sunajins afin qu'ils déclinent eux même leurs identités. Et reprit.

-Le voyage s'est-il déroulé sans encombres?

En vérité elle en avait absolument rien à faire, mais il fallait faire preuve d'un minimum d'hypocrisie, ou de politesse ça dépendait du point de vue. Elle les invita à les suivre.

-Vous allez passer quelques tests, s'assurez que vous êtes bien ce que vous dites être. Et nous vous guiderons au palais Seigneuriale.

Ou elle pourrait enfin finir sa nuit. L'important était simplement de ne pas faire d'écarts, hors de questions d'avoir des remontrances de la part de son aînée.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Jeu 8 Mar 2018 - 10:52

Cerf, cerf, ouvre-moi
Délégation Konohajin & Sunajins
Arrow Konoha

Le voyage s’est bien passé et elle ne se sentait pas trop stressée par la suite des évènements. Elle avait profité du voyage pour parler de l’équipe qu’elle avait intégré avec son nouveau mentor, Natsuki. Un échange des plus banales avec ce qu’il attendait de l’équipe etc. Mais elle avait quand même appris certaines choses. Déjà, elle ne doit jamais le tutoyer sans sa permission même s’ils sont tous les deux de la même tranche d’âge. Cela met déjà au parfum mais elle ne le fait jamais sans l’accord de toute façon. Elle se laisse alors guider par son senseï et elle suit les autres sans chercher les problèmes. Plus le groupe s’approchait de la frontière et plus la différence de température se faisait sentir. Bien qu’elle ne soit pas beaucoup habillée, elle garde sa cape afin de résister un peu aux fortes chaleurs et aux nuits froides. Mais il ne faut bien plus à la sœur de l’un des régents pour qu’elle devienne malade. Pourtant, cela peut très vite arrivé surtout dans la pays du vent. Les températures montent et chutent relativement vite. Suivant le groupe, elle suit les consignes du leader sans discuter sachant pertinemment où elle allait et pourquoi. Autant dire qu’elle apprécie le soleil de la journée et qu’elle a pas hésité à laisser sa peau bronzer. Car contrairement à son senseï, sa peau ne brûle pas facilement mais cela ne veut pas dire qu’elle restait toute la journée non plus. Il faut savoir ne pas abuser.

Arrivé à la première ville, voilà que Natsuki nous parle d’un chamelier puis une petite visite du pays avant de se rendre sur place peut-être intéressant. Rioko avait donc pris le temps de visite chaque ville où le groupe s’est arrêté et elle a même penser à acheter quelques souvenirs pour Ryuu, son frère, sa belle-sœur et même sa mère et sa grand-mère. Rien d’imposant mais qu’elle a trouvé intéressant. En rapport bien sûr avec les plantes et les arbres. Elle verra pour la distribution à son retour mais pour le moment, elle suit le mouvement. Parfois, elle tente de s’approcher du chien de son camarade mais celui-ci semble l’ignorer ou avoir une toute autre réaction que ce qu’elle attendait. Quatrième nuit de voyage et voilà que les remparts de la cité du sable se manifeste. Rioko doit bien admettre que sous la nuit, les remparts paraissent agréables à observer. Elle viendra voir ça en journée sous le soleil brûlant. Mais cela ne sera pas pour tout de suite. Senseï fut le premier à prendre la parole et elle lève la tête pour observer les remparts imposants. Bien sûr, pour le moment, ils sont seuls face à un immense mur fait en on ne sait pas quoi. Par ailleurs, il est étonnant qu’elle n’a pas déjà envie de faire des trous dans ce rempart. Non, cela ne serait pas du tout correct de sa part surtout qu’elle est censé représenter un village. Rioko, tient-toi tranquille.

C’est alors qu’une personne arrive et les yeux de la Hayashi se pose sur elle. Restant silencieuse, elle incline alors sa tête lorsque la personne se présente. Son identité » a déjà été donné par le responsable de la délégation donc elle n’a plus rien à dire. Lorsqu’elle est en pays étranger, elle est toujours silencieuse ou presque. Mais cette fois-ci, elle va devoir se maîtriser si elle ne veut pas déclencher d’incidents diplomatiques avec le village caché du sable. Restant neutre, elle préfère laisser son senseï gérer ça. Elle aura tout le loisir de visiter le village par la suite. Enfin, elle espère. Un peu de tourisme, cela ne fait pas de mal. Cependant, elle salue tout le monde après que les présentations ont été faites.

« - Bonsoir ! »

Que faire de plus ? Devait-elle répondre à la question de la jeune shinobi qui s’est présentée devant eux ? Ou alors doit-elle laisser le responsable répondre ? Afin d’éviter les problèmes, elle préfère laisser Natsuki gérer ça. Puis, l’accueillante explique qu’on va passer des contrôles. Il n’y a aucun problème pour la sulfureuse vu qu’elle comprend tout à fait le fait que chaque village à un système de sécurité. Si une délégation de Suna venait à venir à Konoha, ils subiraient la même chose donc c’est donnant-donnant. Elle hoche donc la tête car au moins, elle est prévenue de la suite des évènements. Elle regarde ensuite ses camarades avant de poser le genou dans le sable. Retirant le sac de son dos, elle l’ouvre afin de ranger quelque chose qu’elle avait sur elle. En moins de deux minutes, elle avait refermé le sac et elle le remet sur ces épaules. Cela devrait vite passer finalement.


Printemps An 5
⇜ code by bat'phanie ⇝
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Jeu 8 Mar 2018 - 11:35

Trois individus – dont deux dont la nature était encore à déterminer – s'approchèrent du quatuor Konohajin. Celle à leur tête se présenta comme étant Ketsueki La. Et déjà à ce point là de la discussion, Natsuki sentit un sourire malsain se dessiner quelque part dans le Palais du Seigneur. Les préjugés n'étaient pas bien, mais ils avaient la dent dure, et à travers les relations que le Nara tatoué et la Comtesse Sanglante avaient entretenu par le passé, l'on pouvait presque dire que Yami avait condamné tout son clan aux yeux de Natsuki.

Mais il ne fallait pas voir les coups de surins là où ils n'étaient pas. Il afficha donc un sourire de courtoisie, puis vida les étriers de son chameau pour se mettre à hauteur de son interlocuteur.


« Oui, aucun problème. »


Le banditisme dans le désert était un peu moins développé qu'ailleurs, mais Natsuki s'abstint de toute remarque superflue. Présentement, il n'était pas là pour plaisanter ou se lier d'amitié avec qui que ce soit. Ce genre de divertissements, cela viendra éventuellement une fois qu'il sera derrière les remparts de Suna, et surtout hors de ses horaires de service.

Cela dit, vu qu'il était en déplacement et représentait une fonction importante de Konoha, il doutait que ses horaires de service aient une fin.


« Très bien, nous vous suivons. »


Il tira sa monture par la bride, à la recherche d'une main à qui la confier, et accessoirement lui dire adieu. L'allée, cela avait été sympa histoire de, mais il ne comptait pas faire aussi le retour à dos de chameau : toutes les bonnes avaient une fin, surtout celles qui faisaient mal aux cavaliers peu habitués.


Quand vous mentionnez le Palais Seigneurial, vous voulez dire que nous serons hébergés là-bas, ou que nous avons déjà rendez-vous avec sa Seigneurie ? Dans le second cas, si cela ne vous dérange pas, nous aimerions faire un détour par notre lieu d'hébergement, afin de nous rendre davantage présentable devant sa Seigneurie. Je doute qu'elle soit satisfaite de recevoir trois délégués mal fagotés qui mettent du sable partout dès qu'on les secoue. »


Il supposa qu'il y aura aussi peut-être une fouille de ses affaires, aussi il fit glisser son sac en bandoulière de son dos à sa hanche. C'était aussi plus pratique pour s’assoir là il sera interrogé.


« Bien, je vous écoute. Que désirez-vous savoir ? »


Les deux pieds au sol, le dos bien droit et les mains sur les genoux, Natsuki attendit qu'on lui pose les questions d'usage, même si une part de son esprit vagabondait auprès des trois personnes qui l'accompagnaient. Il y avait Akio, qui curieusement lui donnait parfois l'impression de parler tout seul. Kuroba avait un molosse de la taille d'un loup et avec qui le Nara tatoué avait manqué de se fâcher à deux reprises – ou vice-versa -. Et Rioko, qui piquait assez facilement la mouche pour peu que l'on trouvait le bon bouton où appuyer – qui entrainait généralement un appuie du poing dans le nez en face.

Que pouvait-il mal se passer ?
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Jeu 8 Mar 2018 - 14:57



Durant chaque mission qu'il avait exécuté le Asshu c'était donné à 100%. Mais la mission que lui confia les hautes instances de Suna était différente et beaucoup plus importante. Il en était presque honoré d'avoir était choisi alors qu'il n'était pas Sunajins.
Pour la première fois Masao devait escorter un cortège diplomatique venant de Konoha jusqu'aux Palais Seigneuriale. Cela comportait la vérification aux remparts, l'escorte et la protection durant leurs présence dans la capitale. Même si la ville était plutôt sûr la présence d'une mission diplomatique pouvait attirer l'attention de mauvaises personnes prêt à ternir l'image du Pays du Vent.

C'est donc avec conviction et avec beaucoup de bonne volonté que Masao s'équipa et se prépara à accueillir les shinobis de Konoha, mais il avait aussi hâte de rencontrer une nouvelle Ketsueki et une membre du clan Kaguya de Mizu No Kuni. Le rendez vous était fixé aux remparts de la ville, comme toujours Masao se présenta en avance. Toute la journée il scruta l'horizon en quête du groupe venant de Konoha. Mais au fond le garçon savait que le groupe avancerait dans le désert de nuit. Le soleil était si brûlant le jour que se déplacer dans le désert sans un vrai bon équipement était un suicide.
Une fois la nuit tombée Masao décida de s'entraîner comme ninja senseur, il s'assit en tailleur sur la muraille et se concentra comme pour transcender. Fermant les yeux mais ouvrant son esprit le garçon ressentit peu à peu tout se qu'il l'entourait, les vibrations, la chaleur et le chakra de chacun. Finalement sans même les voir Masao déclara aux gens présent autour de lui

4 signatures de chakra en approche, l'une beaucoup plus forte que les 3 autres. Il dit s'agir de la mission diplomatique de Konoha.

Finalement le garçon se dépêcha de se ranger au côté de la Chunin en charge de l’accueil et d'attendre les ordres. la mission était en réalité composé de 5 individus: Natsuki du clan Nara, que Masao identifia directement comme le chef du groupe et celui qui avait l'aura la plus imposante. Il était suivi de Kuroba du célèbre clan Inuzuka et de leur loup. La seule femme du groupe se nommait Rioko et appartenait à un autre clan emblématique de Konoha : les Hayashi. Le dernier beaucoup plus discret était Naîto Akio, mais le Asshu n'avait aucune idée de l'origine de son clan.

La-sama se présenta en première, de façon très simple et brève, un prénom et un nom de famille qui en disait long : Ketsueki. Puis elle se tourna vers les deux genins, Masao se présenta donc avec un peu plus de précision :

Asshu Masao de Hai No Kuni. Ravi de vous recevoir à Suna.

Une fois les présentations terminées La-sama expliqua le protocole et la suite des événements à tout le monde, elle ne laissait rien transparaître, Masao la trouvait beaucoup plus froide que Tsubaki, elle était plus dans la même lignée que Yami-sama, fière et autoritaire des traits de caractère propre à la plupart des Ketsueki.

La discussion entre les deux gradés battait son plein quand le groupe finit par entrée dans les murs de la capitale, Voyons que le Nara ne savaient pas quoi faire des chameaux, Masao décida de s'approcher et de tendre la main pour prendre la bride

Je peux m'en occuper ?

les chameaux n'allaient pas les suivre dans le palais, ils allaient restés à l'entrée de la ville dans un caravansérail en attendant le retour des cavaliers pour retourner à Konoha. Durant ce temps La aura sûrement commencer l'interrogatoire et pourra donner la suite aux deux genins car les invités de Konoha n'avait pas besoin de déposer leur effets personnels et leurs armes, les alliés ne devaient pas être traités comme des étrangers.









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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Sam 10 Mar 2018 - 17:24

Nouvelle histoire, nouveau chapitre. Cette fois nous commençons de nuit, au cœur du village de Suna. Une météo clémente, peu de vent, la populace qui vit au rythme de ses occupations, et une jeune fille en train de faire sa série d’abdominaux dans sa chambre. Le sport c’est important pour rester en forme voyez-vous. Rester tonique, énergique et en bonne santé. Hop là voilà qui enchaine avec des tractions, utilisant une barre métallique suspendue au plafond. Mais pourquoi une telle énergie, une telle volonté ? Plus que pour le simple plaisir, elle a reçue il y a peu une mission. Une vraie, cachetée et tout, lui demandant de participer à la réception d’un détaché de Konoha.

« Ah ça je vais les recevoir, vous serez tous épaté ! Même eux ils seront sur le cul ! »

Oui bon, il n’est pas interdit rêver, ça entretient la magie et ça entretient les objectifs les plus lointains. En l’occurrence rejoindre la police de Suna, le Ryodan.
Sitôt les exercices finis et la douche prise, je quittai la maison familiale en laissant comme toujours mon paternel aigri dans son fauteuil face à la mer. Il ne s’agirait pas d’arriver en retard pour un tel éventement. Une délégation diplomatique entre deux villages, cela me semble assez rare et important pour être souligner, d’autant plus que cela peut être un bon moyen de faire mes preuves. C’est comme ça que ça marche de toute manière, pour peu qu’il y ait dans les parages un membre de cette organisation, qu’il décèle mon potentiel et hop, piston !

J’arrivai sur les remparts un peu après l’heure du souper, un dernier quart de sandwich dans une main, et le papier de la mission dans l’autre. Derrière s’étendait la capitale du désert, étincelante et vivante, et devant une parcelle du l’immense désert du pays. Avec ses dunes innombrables qu’on pouvait – avec un peu d’imagination – comparer à un océan. Saviez-vous d’ailleurs que ces dunes bougent, semblable à des vagues ? Le vent déplace progressivement chaque grain, donnant vie et mobilité à un milieu pourtant morne et inhospitalité.
Pour le moment, pas une trace de vie à l’horizon. J’en profitai pour faire le tour des gardes et soldats en poste, au moins pour faire connaissance. Tenez par exemple l’homme là-bas, avec les cheveux blancs alors qu’il devait avoir le même âge que moi si ce n’est moins, et bien s’appelle Masao et il fait partit du clan Asshu. La nana là-bas, qui a l’air d’être aussi aimable et agréable qu’un mur, c’est Ketsueki La. Oui "La". Étrange prénom n’est-ce pas ? Ses parents ne devaient pas beaucoup l’aimer, héhé.

Soudainement un groupe de quatre sources chakratiques fut détecté en direction de l’est, dont une particulièrement puissante. C’était eux. Plusieurs gardes descendirent à leur rencontre. J’emboitai le pas de la Ketsueki, jusqu’à me retrouver face à effectivement quatre Konohajin, chacun perché sur un chameau. Un jeune homme aux cheveux blancs – à croire que c’est la mode cette couleur – suivi d’une rouquine à l’œil gauche balafré, un grand brun portant un cache-œil sur le droit, et enfin un plus petit brun également à la crinière indisciplinée.
Le premier décrit du groupe prit la parole, il s’agissait certainement du leader.

« Bonne nuit à tous. Je m'appelle Natsuki, du clan Nara. Je représente avec Kuroba Inuzuka, Naïto Akio et... Rioko Hayashi ? La délégation de Konoha venu pacifiquement sur les terres du Seigneur Ketsueki. Nous souhaiterions entrer. »

Que des noms inconnus. Les Nara ils manipulent les ombres il me semble, les Inuzuka ils entretiennent des liens étroits avec leur animal. Ici il s’agit semble-t-il d’un loup, car la créature à ses côtés n’avait absolument rien de Kazejin. Et les Hayashi je crois qu’ils font quelque chose avec les fleurs, ou la nature … Mmh il va falloir que je révise tout ça moi.
Bref, la Ketsueki les salua et se présenta. Masao fit de même, et je me joignis à l’initiative :

« Kaguya Milly, enchantée de vous rencontrer. » Dis-je en m’inclinant légèrement.

Nous laissâmes la buveuse de sang expliquer comment la suite allait se passer, le protocole en place avec les questions et les vérifications nécessaires avant de les conduire, si tout va bien, jusqu’au palais. Le dénommé Natsuki descendant de sa monture, n’y vit pas le moindre inconvénient ; les gradés de chaque parti débutèrent ainsi l’interrogatoire. Et alors que Masao se proposa pour réceptionner leur animaux de transport, je m’avançais au côté de La, les bras croisés sur la poitrine.

« Pour laisser les détails d’organisation et de fonctionnement à ma gardée ici présente, j’aurais si vous le voulez bien deux questions simples. Les grades de chacun d’entre vous, et surtout connaitre la raison de votre venue. Il s’agit là plus d’une vérification que d’une véritable information, une façon parmi tant d’autres de vérifier vos identités. »

C’est pas mal là, nan ? Ça donne l’air assurée et expérimentée. Est-ce qu’il faut leur dire pour les senseurs ? Non, ils savent très probablement qu’ils sont scanner anti-mensonges par les quelques maitres sensoriels placés ici et là.


Dernière édition par Kaguya Milly le Sam 10 Mar 2018 - 23:45, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Sam 10 Mar 2018 - 19:29

Le voyage à travers le Pays du Vent avait tenu toutes ses promesses. Comme je l'avais précisé avant notre départ à Natsuki, j'avais pas mal voyagé jusque parvenir finalement à Konoha. Mais ce gigantesque et célèbre désert m'était tout à fait inconnu.

Ces immenses dunes de sables immaculés qui donnaient la réplique à un ciel plus bleu que nature : quel spectacle fascinant. Beaucoup auraient la mine basse rien qu'à l'idée de devoir traverser un désert... mais pas moi. J'étais tellement enthousiaste !


« Allez... deux grains de sables qui se battent en duel et c'est le bout du monde... tu te contentes de bien peu Akio. Je vois bien plus que cela. La nature reprend ses droits en de tels lieux. Elle nous rappelle à quelle point elle peut nous dominer et nous soumettre à sa volonté. Si l'on regarde autour, nous ne sommes que des grains de sable nous aussi dans cette immensité. Tu devrais le noter dans ton carnet celle-là... si tu échoues à devenir un véritable guerrier, au moins, tu deviendras poète... ou philosophe qui sait... Cause toujours... »

Notre première halte me permet de visiter la ville. Natsuki était très permissif, très loin de Shingen que j'avais côtoyer lors d'une de mes dernières missions. Je notais effectivement tout ce que je voyais dans mon carnet de note. J'évitais de dessiner, je n'étais pas très doué pour ça mais pour les descriptions, j'avais la plume !

« Tu devrais appeler ton carnet "Va et viens, récit d'un pseudo Shinobi par Naïto Akio" ! Jaloux... »

Même si le voyage se passait bien pour le moment, pas trop d'esclandres de l'Autre, je dois dire que mes camarades ne sont pas très bavards. Nous n'échangeons que quelques mots, des politesses tout au plus, histoire de faire preuve de courtoisie j'imagine. Rioko semblait plus ou moins proche de Natsuki, je l'avais entendu l'appeler "Senseï" me semble-t-il. Kuroba restait dans son coin, s'occupant de son chien.

Dans un sens, la situation m'arrangeait, ça Lui évitait d'être tenté d'intervenir de manière intempestive et rendre la situation compliquée.


« Je te l'ai dit, je sais me tenir, je suis un militaire avant tout ! Je vois... »

Avant de partir ce cette première ville, Natsuki décide de louer des chameaux, pour rendre le voyage plus confortable j'imagine. Cependant, il me semblait que cette décision allait peut-être nous ralentir. Peu importe, de tout manière, nous n'étions pas réellement pressés.

Je continue de remplir mon carnet de voyage à toutes les haltes et toutes découvertes intéressantes à mon sens, même si Lui, ça l'exaspère. Le soleil brûlant en journée aurait pu me gercer les lèvres..... mais non, j'étais le seul responsable à force de me les mordre pour L'empêcher de parler.

La nuit tombe sur le quatrième jour de notre voyage. Finalement, l'idée de Natsuki faisait notre affaire. Aucune fatigue ne vient nous gêner au moment où, dans la nuit, nous apercevons les remparts de Suna. Je soupire longuement. Les choses sérieuses allaient commencer. Un seul mot de travers et tout pouvait basculer. J'ajuste un peu le bandana que j'avais noué autour de mon crâne afin de me protéger du soleil. Même s'il faisait nuit, j'en avais pris l'habitude maintenant.

Nous mettons pied à terre afin de nous présenter devant la délégation dépêchée pour nous accueillir, quelle charmante attention. Même si le visage de celle au centre du trio n'inspirait pas la sympathie, au moins, aucune hostilité nous n'était montrée.

Natsuki prend la parole et nous présente. Je me contente de hocher à l'énonce de mon nom. Je commence à stresser car je Le sens bouillir en moi. Mon regard se pose plusieurs fois sur Kaguyi Milly, comme s'Il était attirée par elle. Etrange...

Celle qui était la leader du groupe prend la parole pour nous souhaiter la bienvenue, pour la convenance, c'était palpable. Puis chacun des Sunajins se présente. A nouveau, mon regard s'attarde quelques secondes sur Milly. J'inspire profondément pour garder mon calme. Je reste quelque peu en retrait afin d'éviter de me faire remarquer. Natsuki se débrouille très bien sans que j'eusse à intervenir de quelques façons. Pourquoi faire d'ailleurs...

Nous allons passer quelques tests ? Des tests ? Quels types ?


« Tu stressssseeeessss... Silence, pas maintenant ! »

Milly nous demande de décliner notre grade et la raison de notre venue... oh non...

« Pour qui elle se prend celle-là pour nous demander ça !! Regarde-là, on dirait un catcheur du nouveau continent, qu'elle reste à sa place !!........... Je suis terriblement désolé.... j'essaie de m'entraîner à faire de l'humour, on m'a expliqué à Konoha que j'en étais dépourvu alors j'ai lu pas mal de manuels pour ça..... je suis navré... ça n'a pas eu l'effet escompté.... vous ne ressemblez pas du tout à une catcheuse ou je ne sais quoi... je ne sais même pas ce que c'est, j'ai lu ça dans un de mes manuels de blagues.... tenez.... j'en ai une sympa.... y a deux grains de sable en mission secrète dans le désert... l'un d'eux se tournent et se retournent, inquiet... au bout d'un moment, il tape sur l'épaule de son collègue et lui dit "hey, je crois qu'on est suivi !!"........ »

Je prends l'eau et je n'ai pas de bouée, c'est le désespoir total, un grand moment de solitude. Je suis tout autant honteux que haineux. Encore une fois, il avait fallu qu'Il intervienne pour me mettre dans l'embarras. J'allais tenter de sauver les apparences, bien que le mal était fait. La mine et les épaules basses, je réponds à la question...

« Je suis un Genin mademoiselle... et les raisons de notre venue ici vous seront en détail expliquées et bien mieux que moi, par notre leader, Nara Natsuki... »

Je fais un pas en arrière, en preuve de respect pour Natsuki, qui devait être tout aussi embarrassé que moi...
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Lun 12 Mar 2018 - 13:32

Il y eu un long moment de silence, au cours duquel Natsuki s'était figé, la bride de son chameau en train de passer d'une main à l'autre. Puis il pivota lentement sur lui-même, ajoutant un regard noir de plus aux nombreux qui foudroyaient déjà Akio. Au détail près, peut-être, que le sien éclipsa tous les autres lorsqu'il se posa sur le genin irrespectueux.

« Il semblerait que je n'ai pas été assez clair pour certain en donnant mes instructions. »
énonça Natsuki sans hausser la voix.

Un ton beaucoup trop calme qui trahissait une colère sous-jacente bouillonnante, de quoi se faire sentir comme un lapin devant un tigre sans qu'il fasse démonstration du moindre mouvement hostile.


« Je ne sais pas à quoi vous jouez, Akio, mais je vous suggère ne pas ouvrir davantage votre bouche aujourd'hui. »


La voix du Nara tatoué devint glaciale, au point qu'elle gèlerait les lèvres si l'on pouvait y goûter.


« Nous reparlerons de tout ceci demain matin. »


Son regard se tourna vers la Ketsueki en charge de les recevoir. A l'image des enfants qui faisaient leur bêtises, c'était entre les adultes que se réglaient les conséquences : Natsuki n'accorda aucune attention à la principale visée par l'insulte.


« Je ne prendrai guère ombrage si vous décidez de nous laisser à vos portes et nous demandez de rebrousser chemin. »
lui dit-il sans s'encombrer du moindre sourire.

Néanmoins, il restait parfaitement maître de lui-même : son ton se fit beaucoup plus respectueux.


« En tant qu'Assistant du Hokage, je suis le premier peiné que ce contact initial en vue d'entretenir de meilleures relations entre nos deux Villages et Pays commence de la sorte. A plus forte raison que la délégation qui était venu nous voir quelques mois plus tôt n'avait rien fait pour couvrir de honte la Nation du Vent. Contrairement à d'autre. »


Un regard appuyé en direction d'Akio souligna le fond de sa pensée.


« La faute est mienne, car même si je découvre quelques déplaisantes surprises, c'est moi qui ait choisi mes accompagnants. »


Selon des inscriptions façon Kihran plutôt qu'un système de convocation sur dossier éprouvé et approuvé, mais l'on ne pouvait pas toujours blâmer le malheureux Hayashi de tous les maux du monde.


« Si nous devions toutefois en rester là, je souhaiterai que tous les Hijin et les Konohajin ne soient pas condamnés pour la faute d'une minorité : ayez vos ressentiments tournés vers nous quatre, qui en sont à l'origine, plutôt qu'envers un peuple que vous ne connaissez pas encore et qui n'en mérite pas autant. »


Après, s'il fallait apaiser les tensions autrement, Natsuki n'avait jamais été contre mettre les deux parties directement inculpées dans une arène et les laisser régler cela convenablement plutôt que d'inclure beaucoup trop d'étrangers dans un conflit qui ne les concerne pas.

Milly avait le physique d'une bagarreuse, un peu comme Rioko, et Akio avait clairement besoin de se faire ancrer une leçon de politesse dans le crâne, soit un bon compromit envisageable. Surtout que quoi que lui fasse la Kaguya, Akio le préfèrera à la sanction qui l'attendait avec Natsuki.

Les avantages d'une éducation qui ne croyait pas en la double punition.
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Lun 12 Mar 2018 - 16:28

Cerf, cerf, ouvre-moi
Délégation Konohajin & Sunajins

Contrairement à ce qu’on pouvait penser, Rioko s’est tenue tranquille. Jusqu’à maintenant en tout cas. Bien sûr, même si elle a un sacré caractère, son frère était clair : elle doit se montrer capable de se déplacer en diplomatie sans créer d’incident. Parfois, c’est dégradant de se faire reprendre par l’une des têtes pensantes du village. Mais cela fait des années que cela dure maintenant. Bien qu’elle soit une femme, elle reste néanmoins imposante et elle croise les bras tout en restant silencieuse. Bien qu’il soit question de contact avec un village voisin, elle n’hésite pas à analyser le plus d’information possible de ce qui l’entoure. Bon d’accord, l’immense rempart empêchait de voir à travers mais cela donne déjà une vague idée sur ce qu’est véritablement Suna. Le rempart de Konoha est bien plus petit mais cela ne veut pas dire que le village ne se méfie pas des étrangers. Par politesse, elle incline la tête à chacune des personnes qui se présente à eux. Le vent de ce pays était agressif mais cela semblait plaire à la Hayashi de feu. Elle laisse donc sa longue chevelure flamboyante voler au rythme du vent qui commence à se lever. Il faut dire que la mer n’est pas si loin et elle reste calme… Mais c’est une fausse calme et pour le moment, elle ne montre aucun signe de résistance face à l’envie de taper sur un pour frapper les autres. Puis le fameux Asshu s’approche du chameau et la flamboyante jette un coup d’œil rapide afin d’être sûr qu’il ne tente rien contre le leader de la délégation.

Bien sûr, elle reste silencieuse mais cela ne veut pas dire qu’elle en pense pas moins. Au contraire, mais elle ne fait qu’appliquer les consignes. Elle est certes une bagarreuse en herbe mais elle a appris à bien se tenir. Il faut dire que son clan est particulièrement strict et qu’il en attend toujours plus du vilain petit canard du clan. Contrairement aux autres membres du clan, elle a préféré opter sur le taijutsu et le kenjutsu. Elle est d’ailleurs presque certaine de trouver son bonheur niveau arme ici. Du moins, si on l’autorise à se promener pour faire quelques achats. Bon d’accord, elle a déjà deux dagues mais cela s’arrête là. Cependant, elle avait entendu des tas de rumeurs sur la variété d’armes que l’on peut trouver au sein de ce village. C’est alors que j’entends Akio et je montre un sourire en coin. Finalement, elle va peut-être se déchaîner sur un de ces camarades au lieu de frapper du Sunajin… C’est alors qu’il se lance dans l’humour et je lève les yeux au ciel. Rioko est normalement bon public mais là, elle trouve vraiment ça de mauvais goût surtout qu’il joue avec le feu. Décroisant les bras, Rioko profite qu’il recule pour lui assener un coup derrière la tête.

« - Bakayarô ! »

On peut dire qu’il le mérite. Elle lâche alors un soupire tandis que son senseï s’adresse à Akio avec un ton pour le moins glacial. Elle croise de nouveau les bras et elle reste en retrait par rapport à Natsuki même si son regard est toujours fixé sur Akio. Non mais quel idiot… Cela va encore lui retomber dessus par la suite. Rioko laisse son senseï s’exprimer et elle connaissait les règles. Ils en ont beaucoup discuté durant le chemin et elle savait à quoi s’en tenir. Elle essaye donc de respecter sa part du marché ayant fait la promesse à son frère de se tenir tranquille. Elle va devoir tenir parole. Elle observe simplement la délégation du village qu’elle va probablement pouvoir visiter. Et pour le moment, elle n’a pas fait de faux pas. Surtout qu’elle a le même âge que son professeur alors autant qu’elle tente de se montrer adulte.


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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Lun 12 Mar 2018 - 16:50

-J'ai des instructions, et je compte bien les exécuter. Il est avec vous, et êtes visiblement son supérieur. Cela ne relève pas de ma juridiction.

Alors qu'en réalité si l'insolent avait prononcé ces mots à son égard, la réaction aurait été tout autre. Il est parfois complexe de garder son calme, lorsqu'on se fait moquer par un inconnu visiblement légèrement farfelu. De plus cela faisait un premier point négatif pour la délégation Hijin, de ce fait c'était les Sunajins en tant qu'hôte insultés qui avaient dès à présent la balle dans leurs camps.

Elle se tourna vers Milly, son regard rubis trouva le sien. Il ne fallait pas que cela dégénère, pas ici pas aux portes, pas en sa présence. Elle devait gérer cette entrée, les imprévues faisaient également parti de la mission. Elle éteignit sa cigarette dans le sable, et en ralluma une. Les invitant à la suivre. Laissant le Asshu fermer la marche, un léger sourire s'afficha d'avantage comme un rictus.

-Bienvenue à Suna chers invités. Vous logerez dans le palais Seigneuriale, vous tous.

Elle insista sur le dernier mot, Yami était grand prince même pour ceux qui se moquaient ouvertement de ses ninjas. En espérant qu'il ne prenne pas l'envie au même arrogant de faire un tour la nuit dans les différentes ailes du palais. Si ce malheureux venait à troubler le sommeil de la chûnin, l'incident diplomatique était si ce n'est garanti, quasiment sur de déboucher sur un scandale plus important que celui ci. Mais d'un autre côté si il compromettait la délégation de Konoha, c'était tout bénéfice pour Yami.

-Yami vous attends sans doute, hâtons le pas sauf si vous avez quelque chose à rajouter?

Il était toujours bon de mettre encore plus dans l'embarras le fautif et ses compagnons. Les identités vérifiés, ils étaient libre de leurs mouvements.

-Il n'y aura pas de confiscation de vos armes, ou scellement de votre chakra. Vous aurez également chacun votre chambre, et votre supérieur une suite. Je suppose que vous aurez également du temps pour visiter notre village, les sunajins vous accueilleront avec plaisir.

Enfin ça dépend de qui. Un regard en direction de la Kaguya et un rire intérieur plus tard. Elle pressa le pas.
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Lun 12 Mar 2018 - 20:07



Finalement l'action du Asshu fut bien reçu, le gradé donna les rennes des montures alors qu'un événement plutôt inattendu coupa court à la discussion.
En effet l'un des genin de Konoha commença un monologue sûrement pas prévu et surtout très impoli envers la Kaguya. Et pour camoufler la mal aise et l'insulte faite le garçon qui répondait au nom de Akio continua sur une blague de mauvais goût surtout pour les Sunajins attachaient à leur désert. En plus de provoquer la genin clairement apte à lui casser tout les os du corps, le garçon s'attira les foudres de son chef. Quand Masao croisa le regard glacial du Nara qui se tournait dans la direction de Akio, il comprit que le garçon n'était pas à son premier coup d'essai et qu'il risquait gros. Même si Masao ne pipa pas un mot il n'en pensait pas moins de cette erreur. Pour un cortège diplomatique, on pouvait faire une erreur ou un lapsus mais là c'était tout de même un niveau au dessus.

Aussitôt le Natsuki se comporta comme un réel leader et en pris la faute, il voulait régler ce soucis en privé et regrettait les actions de son subalterne. Du coin de l'oeil alors qu'il attachait la caravane à son emplacement Masao pu voir que la femme aux cheveux de feu corrigea à son tour le vilain petit canard du groupe.

On a trouvé la brebis galeuse du groupe. A tenir à œil, Il ne faudrait pas qu'il recommence avec des gens moins … conciliant que nous. pensa Masao tout en ordonnant d'un geste de main la fermeture des grandes portes.

Sur l'ordre de La Ketsueki, le groupe se mit en route vers le Palais Seigneuriale d'un pas pressé et Asshu était la pour fermer la marche et surveiller les arrières du groupe, quelque fois qu'un ivrogne ou d'un idiot vienne perturber le transit du groupe.
Durant le voyage La précisa qu'il n'y avait pas de scellement de chakra ni de confiscation d'armes dû à leur statut particulier. Les Hijins avaient aussi la possibilité de visiter la ville sans problème et Masao profita pour faire bonne impression.
Se faire bien voir durant et pendant la présence d'un cortège diplomatique était un bon moyen de marquer des points auprès des instances de Suna pour obtenir leur soutien et leur approbation pour la suite.

Je resterai disponible pour vous si vous souhaitez visiter Kaze, Nous devons partir dans quelques jours avec Kawaguchi Amano pour le temple d'Ichibi si cela intéresse quelqu'un. Sinon les jardins suspendus près du Palais Seigneuriale sont très agréables en journée.

Calant son rythme de marche sur les personnes devant lui, Masao gardait surtout un œil sur les toits des bâtiments les entourant, car il n'était pas rare que des gens les utilisent pour se déplacer ou commettre des méfaits, ou même de peur d'un objet tombe sur les invités diplomatique.




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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Mer 14 Mar 2018 - 12:36

« Pour qui elle se prend celle-là pour nous demander ça !! Regarde-là, on dirait un catcheur du nouveau continent, qu'elle reste à sa place !! » Réagit aussitôt l’homme au cache-œil, avant de rapidement se reprendre et tenter de faire de l’humour.

En vain. Je restai stupéfaite par ce culot si soudain, ce n’était clairement pas le genre de réaction que l’on aurait pu attendre d’une délégation officielle entre deux villages ninjas. L’époque des guerres n’est pas si lointaine, des tensions et des rancœurs peuvent encore exister de part et d’autres des deux camps. Alors pourquoi insulter ceux qui seront leurs hôtes ?
De toute évidence cela surprit également les camarades du konohajin, dont le plus gradé ne manqua pas un instant pour le sermonner. La honte qu’il amenait sur son groupe et son village allait avoir pas mal de conséquences. Mais ceci s’arrêtera là, pour nous en tout cas, puisque Nara Natsuki prit l’entière responsabilité des agissements de son équipe, et affirma qu’il règlera cela en interne. Parfait, digne d’un vrai leader.
Je me permis tout de même un petit sourire quand l’hurluberlu reçu en prime un coup de main à l’arrière du crâne, de la part de la rousse. Bien fait, quoi que moi je lui aurais mis dans la mâchoire.

S’en suivit la procédure habituelle, les explications par la Ketsueki de où ils allaient dormir, de leur liberté de mouvement et de ce qu’ils pourront faire sans être surveiller perpétuellement. Je dois avouer que j’avais du mal avec cette idée. Ce sont tout de même des étrangers, peut-être pas des ennemis mais on ne les connait pas. Et même si moi je serais à même d’en maitriser quelques-uns, le Nara n’est clairement pas à sous-estimer.
Gardons à l’esprit que nous sommes là pour assurer la sécurité de Suna et de la Kazekage, pas pour créer une guerre. Un excès de zèle risquerait de provoquer bien plus de conséquence que ce que notre marge de manœuvre permet. C’est également la raison de pourquoi le responsable konohajin insista bien plusieurs fois pour que les écarts de son collègue ne soit pas prit en considération, la paix n’existe que grâce à un équilibre fragile. Un équilibre pouvant être défait sans difficulté, pour peu que l’on ait la langue un peu trop pendue.

Je remarquai cependant un détail, si ce n’est deux, quand Ketsuki La enchaina en leur proposant de la suivre à entrer. Sérieusement ? Mais ils n’ont même pas remplit toutes les conditions. L’hypothèse que la buveuse de sang soit un agent double commença à germer dans mon esprit.

« Certainement pas ! » Dis-je en haussant la voix et en me plaçant entre eux et le village. « Vous n’irez pas plus loin madame et messieurs. J’ignore ce que ma supérieure ci-présente à en tête mais de toute évidence elle oublie plusieurs choses. Aussi je vous demanderais d’une, de répondre à ma précédente question, de deux, de nous fournir le document qui atteste par le sceau et la signature de la Kazekage que vous êtes bien les personnes invitées. Et non pas d’éventuels ennemis tentant de se faire passer pour vous. Dernière chose, il nous faut vous fouillez afin là encore de vérifier votre identité. »

Je pris le temps d’observer dans les yeux chacun d’eux, et tout particulièrement le Nara, bien que la Ketsueki eut droit elle aussi mais avec bien plus de suspicion qu’autre chose.

« Si tout cela vous convient et que les documents sont exactes, alors vous serez les très bienvenues à Suna. Autrement je serais au regret de vous demander de rester hors du village. »

Quand les chefs font mal leur job, c’est une occasion pour les subalternes pour briller. Une occasion que je ne voulue pas laisser passer.
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Mer 14 Mar 2018 - 12:49

-Nous aussi nous avons visiblement nos éléments perturbateurs.

Elle écrase sa clope, de manière mécanique sans même se retourner en direction de la genin. Elle souffle, une longue inspiration et avance de deux pas. Il faut toujours que les incapables trouvent un moyen de briser l'ambiance parfaite qui regnait. Sans doute pour cela qu'ils ne montent pas très haut dans la hiérarchie. Rapidement néanmoins le fait de perdre la face devant la délégation étrangère lui apparaît comme insupportable.

-Belle initiative personnelle genin, c'est dommage néanmoins de préférer la faire seule avant d'en parler aux restes de tes camarades. Tâche donc à l'avenir de préférer l'obéissance aux discours grandiloquents. Je suis désolé de vous imposez ça Konohajins, après tout cela prouve que nos deux villages ne sont pas si différents n'est ce pas?

Elle allume une cigarette.

-Question piège genin, est-il plus facile d'attraper d'éventuels imposteurs en dehors d'un village shinobi sécurisé ou devant un désert lieu ouvert ou la fuite possible est plus garantie?

Blanc.

-Je te laisse trouver la réponse, pendant que tu procèdes à la vérification des documents.

Une technique de clonage plus tard et une fouille en règle, et du temps gaspillée pour rien. Il est temps d'attendre les conclusions de la grande gueule du groupe Sunajin. En toute honnête les rumeurs concernant les capacités cognitives du clan Kaguya, La n'y croyait pas car ce sont avant tout des clichés et comme ceux de son clan, il est du devoir de chaque membre de clan de prouver le contraire. Néanmoins après l'intervention de la genin l'idée que la majorité des manieurs d'os soient des abrutis ou alors des zélés sans réflexion commençait à germer. Mais après tout que ne serait pas un échange entre deux pays sans démonstration évidente, des points faibles de chacun?
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Mer 14 Mar 2018 - 19:27

Et comme on aurait pu s’y attendre, cela ne plu pas du tout à notre leader à nous. Quoi de plus normal, qui aimerait se faire rappeler à l’ordre par ceux qui sont censés être sous vos ordres. La vampire prit le temps d’écraser sa source de cancer des poumons, au cas où nous n’aurions pas compris son mécontentement, avant d’en allumer une autre. Tu ferais mieux d’arrêter de fumer ma grande ça te rendrait certainement plus aimable.
Sur le ton de la provocation, elle s’excusa auprès des étrangers et me demanda sans même me regarder, si selon moi il était plus facile d’attraper des imposteurs au sein de nos murs ou bien en-dehors.

« Ça dépend si vous êtes de l’école de la réparation ou de la prévision. Je préfère la seconde, savoir que ce que j’ai à protéger est en sécurité, plutôt qu’avoir un loup dans la bergerie. Donc pour répondre à votre question, il vaut mieux que les imposteurs soient dehors. Sauf votre respect Madame et Messieurs Konohajins. » Terminai-je en inclinant la tête rapidement.

Il faudrait qu’elle apprenne à voir la situation avec plus de diplomatie et de jugeote, pour une chunin ça serait un sacré plus. Enfin bref inutile de rester bloquer là-dessus. Préférant montrer l’exemple, je pris les documents tendus par le Nara et fis mon boulot. Tout était en ordre, le papier les invitait à une sortie d’audience avec la grande patronne. La fouille succincte ne révéla pas d’armes ni d’équipement douteux. J’en profitai tout de même au moment de passer sur le brun au cache-œil pour lui glisser un petit mot à l’oreille :

« Fait attention à ce que tu diras mon grand une fois à l’intérieur. La Seigneure n’est pas une sainte de patience. » Après quoi je souris à chacun et leur indiqua la route. « Cette fois tout est en ordre, vous comprendrez que faire les choses à moitié n’apporte jamais rien de bon. Suivez-moi. »

La visite débuta au sein du village. Je faisais attention à ne pas les perdre des yeux. Appelons ça la déformation professionnelle. Nous ne sommes jamais trop prudents. Tout en marchant pour ouvrir la voie, je leur expliquai différents points de Suna tel une guide touristique :

« Dans cette direction le centre du village avec de nombreux commerces, par là-bas le port. Et voici le Palais Seigneurial. Difficile à louper n’est-ce pas ? Ma supérieure me corrigera si besoin, mais d’ordinaire les invités officiels couchent dans l’aile droite. Donc vous devriez avoir chacun une chambre avec tout le confort moderne, et Monsieur Nara Natsuki aura une suite. Le palais dispose également des grands jardins, n’hésitez pas à vous mettre à l’aise le temps de votre séjour. »

Les rues n’étaient pas spécialement bondées d’ailleurs, mais cela n’empêchait pas les présents d’observer ces nouvelles têtes venues d’un autre pays. Car même si certains d’eux avaient fait l’effort de tenter de se mettre à la mode vestimentaire sunajin, ils ne se fondaient pas non plus dans la masse.
Une fois arrivé devant le Palais, je leur indiquai à nouveau la route restante, avec un sourire aux lèvres :

« En espérant que vous vous plaisiez chez nous. Bonne journée et bon séjour à Suna. »
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Mer 14 Mar 2018 - 22:12

Cerf, cerf, ouvre-moi
Délégation Konohajin & Sunajins

Pour une fois, ce n’est pas elle la fautive. Il est vrai qu’elle est une brute ambulante mais son éducation de clan noble et fondateur du village de la Feuille participe beaucoup à sa tenue du moment. Et on ne parle de ce qu’elle porte mais plutôt de comment elle se comporte. On ne dira pas que c’est fiable à cent pourcents mais elle semble être correct. Restant neutre face aux Sunajins, elle laisse son senseï gérer ça tranquillement tandis qu’elle observe les comportements de chacun. A première vu, la responsable du groupe de Sunajins qui les ont accueilli semble passer l’éponge. Bien sûr, elle remarqua que la chef du groupe passe son temps à fumer. Cela doit être sa troisième ou quatrième cigarette… Heureusement qu’elle ne fume pas sinon elle lui en aurait piquer une. La Sunajine est donc tranquille de ce côté. Cela lui donne d’ailleurs une idée de cadeau pour son aîné qui lui fume. Peut-être lui demandera-t-elle plus tard par politesse ? Allez savoir… Mais c’est une idée qu’elle compte garder quelque part dans sa tête. Elle remarque le signe de la chef des Sunajins et elle emboîte le pas suivant le chef de l’équipe de diplomatie. Restant silencieuse, elle ne se laisse pas du tout impressionnée par la sécurité mise en place. Celle-ci ajoute qu’ils vont tous dormir au Palais Seigneurial et ils ne vont pas être déçu du voyage car elle ronfle assez fort. Malheureusement pour ces collègues qui ont dû s’en rendre compte durant le séjour. Malheur à eux. Elle ne dort malheureusement pas beaucoup car elle a souvent le sommeil dérangé par le même cauchemar qui n’est qu’une répétition de l’évènement qui a faillit lui coûter son œil.

Puis la question qui est demandée. La fameuse question qui sort souvent à la bouche des gardiens des portes… En ce qui concerne la rouquine, elle n’a rien à ajouter et elle s’avère être étrangement calme. Elle ne cherche pas à mentir sur son idée et il serait assez facile de découvrir une supercherie la concernant. C’est là qu’elle annonce le meilleur, une chambre personnelle plus le loisir de visiter le village. Ça, c’est une chose qu’elle attend avec impatience. Nous voilà donc au cœur même du village caché tandis que le groupe fait route vers le palais qui attend avec une certaine patient le petit groupe de visiteur. La personne qui ferme la marche fait signe et elle entend les portes se refermés quelques dizaines de secondes après. Cependant, la flamboyante est plus intriguée par ce qu’elle voit mais tout aussi amusée. Il faut que le rythme de vie n’est pas du tout identique à ce qu’elle peut voir à Konoha. Cela n’a même rien à voir. La concernant, hormis le pays où elle se rend régulièrement pour communier avec l’arbre sacré, elle n’a pas beaucoup voyagé. Surtout que cela va bientôt être le tour de son neveu de se rendre là-bas alors elle compte bien être là pour le voir à l’œuvre. Revenant à sa place, elle entend celui qui a fermé la marche dire qu’il se met à notre disposition pour nous faire visiter la ville.

« - Merci beaucoup ! »

Dit-elle avec sincérité et elle incline aussi sa tête pour accompagner un geste à sa parole. Rioko n’est pas qu’une brute même si elle a une envie folle d’aller taper sur quelque chose ou quelqu’un. Finalement, cela ne semble pas se passer si mal que ça. Rioko s’attendait à pire. Jusqu’au moment où la blonde du groupe prend la parole. Elle arque alors un sourcil et elle reste silencieuse. A croire que la délégation de Konoha n’est pas la seule à avoir une brebis galeuse. Bien sûr, cette pensée traversa l’esprit de la Hayashi au même moment que la responsable sunajine le dit. Ce qui donne une situation des plus loufoques. Si elle l’avait dit en même temps. Rioko se permet un sourire en coin tandis qu’elle ne détache pas son regard de la blonde. Je garde mon sourire en coin en entendant la joute entre la dite blonde qui s’avère être genin et sa supérieur. On dirait qu’il y a un point partout. Je lève les yeux au ciel en pensant à ça. C’est ridicule de penser à ça dans un tel moment. Aprés coup, la blonde nous fait une brève description des lieux principaux du village tandis que nous étions encore en route vers le palais. C’est gentil de sa part.

« - Vous de même ! »

Que dire de plus ? Autant rester courtois et poli autant que possible. Mais pour le moment, nous étions devant le palais du Seigneur du vent. Elle savait de nom qui dirigeait cette nation et même si elle avait vu une photo ou un dessin d’elle, cela ne veut pas dire qu’elle sera capable de retenir son visage. Mais peut-être que la voir en personne changera la donne. Mais elle sait ce qu’elle doit faire et elle tourne le regard vers le magnifique palais qui se trouve devant ses yeux. De mémoire, elle sait que Suna n’a pas du tout le même régime politique que Iwa ou Konoha. Maintenant, on va devoir voir comment cela va se passer… Si cela se passe mal, elle risque un savon de la part de son frère et peut-être même de son senseï si ce n’est pas son clan derrière. Manquerait plus que ça… Elle va donc essayer d’éviter de se laisser emporter par son stress…


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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Mer 14 Mar 2018 - 23:27

Malgré le premier incident très inconvenant aux portes de Suna, la délégations konohajin ne fut ni chassée, ni abattu à vue. La sembla même faire démonstration d'un détachement remarquable devant l'affront. L'on sentait des étincelles grésiller dans l'atmosphère, mais il n'y eu aucune explosion.

L'on ignora juste l'essentiel de sa question, avant de lui expliquer les quelques modalités de leur entrée. Pas de fouille au corps, pas de confiscation de matériel, pas d'inhibition du chakra. Rien dont il avait à se plaindre donc. Mais alors que toute la charmante compagnie allait se mettre en route pour franchir les remparts et s'aventurer au sein du Suna, quelques divergences émergèrent parmi les Sunajin. La Kaguya prénommée Milly contra les directives de La, et insista pour que quelques mesures de sécurité supplémentaires soient prises. Cela incluait entre autres que les membres Konohajin jusqu'à présents muets déclinent leur grade, comme précédemment demandé.

Natsuki se contenta d'un regard en direction de La, avant de tourner les yeux vers Rioko et Kuroba pour leur faire un signe de la tête. Et tandis qu'il fouillait dans son sac à la recherche du document demandé, il laissa à leur joute verbale les deux femmes Sunajin. Il s'abstint du moindre commentaire ou jugement, même du regard, et ce pour trois raisons principales. La première était que ce problème ne le regardait en aucune façon que ce soit. La seconde tenait du fait qu'il n'avait certainement intérêt à la ramener alors sa propre délégation avait déjà à se faire redire alors qu'ils n'étaient même pas encore entrés. Et en troisième, comme Akio l'avait prouvé, moins l'on parlait sans y être invité, et moins l'on créait d'incident.

Surtout quand ils se créaient déjà d'eux-même.

Il garda donc son avis et ses conseils de sécurité pour lui, et confia à Masao le laisser-passer signé de la main de Yami.


« Hum hum. »
répondit-il d'un hochement de tête absent aux questions rhétoriques et mentions des deux Sunajin qui le ciblaient. « Et voilà pour ce que je transporte. » poursuivit-il en revenant à Masao.

Son laisser-passer passant d'une main à l'autre, il présenta les affaires qu'il transportait dans son sac. Ce qui se résumait à un classeur remplit de sceaux.


« Ici, il y le nécessaire de voyage. Dans ces pages là, mes vêtements de rechanges. Là, les cadeaux pour sa Seigneurie. Sur cette page, le strict minimum pour se défendre contre les bandits de grands chemins. »


Comme si la plupart des ninja avaient besoin d'armes pour représenter une menace...


« Bien, nous vous suivons. »
conclu-t-il lorsque Milly les invita à passer pour de bon les remparts de Suna.

Il eu d'ailleurs droit à une autre invitation, de la part de Masao cette fois-ci. Très tentante, du moins jusqu'à ce que le clan Kawaguchi soit mentionné. Un peu comme avec les – une – Ketsueki, Natsuki n'avait pas de très bons souvenirs en ce qui concernait les manieurs de sables. Cela valait-il le coup de condamner un clan pour les agissements d'un seul ? Non. Cela valait-il la peine de prendre le risque que cela se finisse mal sur un simple pressentiment ? Non plus.


« Je serai ravi de visiter les jardins en votre compagnie. Je vais cependant m'abstenir de m'éloigner de Suna : car aussi curieux que je sois de vos richesses culturelles, je juge préférable dans le cadre de ma mission de ne pas jouer trop les touristes. Mais si un jour je suis amené à revenir de façon moins... officiel à Suna, j'espère que votre offre de visiter le temple d'Ichibi sera toujours d'actualité. »


Dommage pour le patrimoine culturel, mais la visite des jardins suspendus devait valoir le coup à elle seule : Natsuki se demandait bien ce qui pouvait pousser sous un pareil climat.

Avec tout ceci, le groupe traversa la ville de Suna, à l'organisation comme à l'architecture bien différentes de ce que l'on voyait au Pays du Feu. La ville avait bien changé depuis la dernière visite de Natsuki, évoluant en rythme avec ses habitants. L'ambiance restait toutefois la même, même si pour le coup c'était sa délégation et lui qui étaient au centre des curiosités des badauds. En même temps, lorsque l'on se promenait avec un loup d'élevage, l'on passait difficilement inaperçu...

Au sein du palais du Seigneur du Vent, chacun fut conduit à sa chambre à tour de rôle afin de pouvoir déposer ses affaires et se préparer en attendant que Yami soit disposée à les recevoir. A en croire La qui était pressée de les pousser auprès de sa chef de clan, il fallait croire que ce sera rapidement.


« Ne vous donnez pas la peine de chercher Akio lorsque l'heure de notre entretien avec le Seigneur du Vent sonnera. Il va attendre dans ses quartiers que je vienne le voir. »
annonça-t-il autant pour les sunajin que pour son propre groupe lorsque le concerné arriva devant sa chambre.

Natsuki ne lui accorda qu'un bref regard. Dépourvu d'animosité, cela dit, mais qui rappelait qu'il n'avait pas la mémoire courte.

Au détour de la chambre suivante où Rioko avait trouvé son logement, Natsuki fut prit d'un éternuement plutôt fort, au point de faire tomber une bonne partie du sable qu'il avait accumulé sur lui tout au long de la journée. Il releva alors la tête en reniflant, une grimace sur les lèvres qu'il masqua bien vite. Des félins vivaient ici, il le sentait. Des vrais, pas les sacs d'os sans poils que Yami invoquait et qu'il avait déjà eu l'occasion de rencontrer.


« Kuroba. Je pense que si vous venez avec moi à la rencontre du Seigneur Ketsueki, il serait préférable que vous n'emmeniez pas votre ninken avec vous. Sauf s'il aime vraiment les félins. »


Ce serait vraiment dommage que sur un mouvement d'autodéfense, le
canis lupus s'en prenne au felis satanis de Yami. Vraiment dommage...

Après, contre toute mauvaise langue possible, le ninken s'était tenu à carreau jusqu'à présent. A part quelques grognements et un regard mauvais à l'attention de Natsuki au cours du voyage, il n'y avait eu aucun incident entre la bête et l'homme – homme qui entretenait des relations très tumultueuses avec le monde animalier. Contrairement au chameau, le Nara tatoué n'avait même pas eu besoin de le transformer en licorne à l'aide d'un coup bien senti entre les deux yeux pour avoir un semblant de calme. Mais pouvait-on espérer autant de self-contrôle de la part d'une panthère face à un loup ? Pouvait-on seulement espérer autant de self-contrôle de la part de Natsuki face une panthère ?

Yami le savait, et à aucun moment il ne doutait que la Ketsueki hésitera à profiter de ce genre d'occasion.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Jeu 15 Mar 2018 - 11:09

Je pense que jamais je n'avais ressenti une telle honte. Je m'attelais tellement à faire preuve de respect pour mon entourage et à me rendre utile... Tout ceci est balayé pour une seule parole de Sa part... mais une parole si agressive et déplacée. A vrai dire, moi-même je n'aurais pu faire preuve d'indifférence face à un tel affront.... et qu'il était énervant de L'entendre rire intérieurement. Ah ça, on peut qu'Il était fier de son coup d'éclat.

Natsuki n'a d'autre choix que me remettre ma place et mes épaules s'affaissent lorsque je l'entends en prendre la responsabilité. Je suis très vite ramené à la réalité cependant par un coup sec derrière la tête. Je tourne la tête un peu abasourdi pour affronter le regard noir de Rioko, courroucé par Son attitude. J'accepte l'insulte, que pouvais-je faire d'autre de toute façon. J'allais devoir me faire discret, les paroles de Natsuki ne laissait aucune équivoque.

Je suis tout de même quelque peu soulagé d'entendre les paroles de La, qui, malgré une pointe d'ironie et un désintéressement certain, ne fait preuve d'aucune vindicte à l'égard de Ses paroles. Les convenances d'usage peuvent ainsi reprendre leur train, si ce n'est une intervention non désirée et impromptu de Milly.

Quelle surprise : il apparaît qu'en fait, j'ai bien des points communs avec la Kaguya ! Comme elle, je ne sers que l'intérêt de mon village et j'aurais peut-être agi comme elle, même sûrement, si le cas s'était présenté, comme je l'avais fait dans la forêt d'Hi no Kuni avec Shingen et Gen. Nous avions donc tous les deux plus ou moins volontairement, très moins pour mon cas, défié l'autorité de nos leaders respectifs et au vu des regards de chacun, il était clair qu'on nous plaçait dans la même catégorie. Qui sait, j'allais peut-être faire naître plus tard un lien d'amitié improbable.


« N'importe quoi !!! Ca ne va pas !! Sans moi !! »

Je me pinçais les lèvres pour empêcher toute réponse. Je Le sentais bouillir comme jamais mais je ne Le laisserai pas prendre le dessus cette fois, hors de question. J'allais déjà devoir répondre de Ses actes, ça me suffisait amplement.

Tout comme moi, la pauvre Milly se voit remettre à sa place avec dédain. Les regards qui convergent régulièrement vers moi me mettent mal à l'aise mais je dois me conforter dans l'idée que l'impact est minimisé, même si je sais pertinemment qu'il y aurait certainement sanction... Mon sang ne fait alors qu'un tour lorsque je vois Milly s'approcher de moi pour me soumettre à une fouille de contrôle. Son regard déterminé ne laisse pas de place au doute et elle me glisse doucement à l'oreille...


« Fait attention à ce que tu diras mon grand une fois à l’intérieur. La Seigneure n’est pas une sainte de patience. »

Je me permets de lui répondre rapidement et tout aussi discrètement...

« J'en prends bien note mais sois assurée que mon intervention n'était pas.... volontaire, et j'en reste terriblement désolé. J'en paierai volontiers les conséquences. »

Peu importe l'impact de cette humble réponse, j'espère que Milly ne m'en tiendra pas rigueur. L'avenir nous le dira. Pour l'heure, je tâchais de me tenir à ma place en faisant fî des insultes et sarcasmes que j'entendais dans ma tête. J'étais plutôt secoué car jamais Il n'avait été aussi actif. Etrange...

On nous fait visiter quelque peu la ville de Suna que je trouve fort agréable même si l'heure est tardive. Si je me garde bien l'opportunité de la visiter plus longuement si toutefois on me l'autorise, ce dont je doute. Je ne me permets même pas de me proposer pour aller avec Masao au temple Ichibi.... vu l'esclandre dont je suis le centre, on ne permettra certainement pas de me joindre seul à une délégation sunajine.

Nous parvenons finalement jusqu'à nos quartiers. Une chambre personnelle, quel luxe. J'allais ouvrir la porte lorsque j'entends Natsuki donnait ses dernières recommandations.... évidemment.... Je ferme mon dernier œil valide, conscient que la sanction allait tomber mais qui voulait tant participer à cette mission, me voilà exclu de la partie probablement la intéressante mais la plus délicate, je le conçois, et je dois très certainement représenter un risque. Je relève la tête vers notre leader.


« Je comprends tout à fait votre réaction monsieur Nara. J'accepte bien entendu d'assumer pleinement les conséquences des troubles que j'ai causé. J'en suis encore une fois navré... »

J'entre dans ma chambre sans rien ajouter. Je m'affale sur le lit plutôt confortable, ivre de colère et de frustration.

« Tu te conduis comme un enfant capricieux ! Ah bon !! Vois-tu les conséquences de tes actes. J'essaie de rendre service et tu me mets systématiquement des bâtons dans les roues. Tu sers des personnes qui ont la causé la mort de notre propre famille !!! T'en rends-tu compte ? Je te l'ai déjà dit, je ne mettrai jamais tout le monde dans le même panier. C'est hors de question ! Tu as failli créer un incident diplomatique majeur. C'était bien le but. Mais à quel prix !! Et je dois accepter d'être puni pour ce que TU as fait. Fiche-moi un peu la paix ! Jamais Akio... jamais... »

Je reste ainsi, attendant la probable visite de Natsuki. J'allais en prendre pour mon grade sans rien pouvoir justifier réellement. Comment le faire si ce n'est exposé mon identité et ma pathologie...
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi. Jeu 15 Mar 2018 - 14:05



Alors que les portes du Grand Rempart se fermait dans un fracas solennel, Masao prit sa place en bout de cortège et commença à regarder autour du groupe pour avertir d'un potentiel danger. Mais le Haijin n'avait pas pensé que le danger et les éléments perturbateur pouvait se trouver dans son propre groupe.

La Kaguya stoppa le groupe d'un coup. Apparemment il y avait un différent entre entre la manieuse d'os et de sang. L'une avait exempté les invités des fouilles et du protocole de sécurité basique et n'avait pas vraiment vérifiée toutes les informations les concernant :

C'est pas vrai qu'elle ose tenir tête à une Chunin et surtout une Ketsueki... d'accord elle marque un point. Mais sa façon de faire est … limite. pensa Masao en soufflant devant la manque de tact de sa camarade.

Aussitôt comme selon de morale La posa une question à sa subalterne sur le fait d’attrapé des imposteurs dans la ville ou dans le désert :

Sans ressource le désert les tuera.... alors que dans la ville il est plus facile de se cacher … mais plus dur d'en sortir. A voir si on veut les questionner ou les tuer. Sur Hai la question ne se poserait même pas. Sans ressource ni aide extérieur, les cendres vous tuerons à petit feu. pensa de nouveau le garçon.

Finalement Milly était du même avis que Masao, se qui le fit sourire discrètement, il ne voulait pas que se sourire soit un signe de provocation pour la Ketsueki qui était en tête de cortège. Autant que les imposteurs fuis et qu'ils risquent leur vies dans un désert sans pitié plutôt que leur laisser la chance de s'infiltrer dans une ville où les cachettes sont nombreuses.

Devant la nouvelle fouille de Milly, le chef du groupe se tourna vers Masao, et lui tendit un document officiel venant de la main de Yami-Sama elle-même. Puis il présenta un genre de classeur contenant de nombreux sceaux pour transporter tout son matériel et le nécessaires de voyage. Le système de sceaux était ingénieux, vraiment pratique et discret mais pouvait aussi révéler la nature « shinobi » de la personne qui dans des pays tel que Hai ou Tetsu était très mal vu. La lettre passa de main en main et le cortège repris sa marche vers le Palais Seigneuriale. Ce fut avec étonnement que Masao entendit une réponse à son invitation, le chef du groupe, un fier membre du clan Nara était intéressé pour visiter la ville. Le temple d'Ichibi était trop loin pour lui, mais un tour aux jardins suspendus que le Asshu fréquentait souvent lui convenait.

Ravi de pouvoir vous faire visiter les jardins, je vous accompagnerai dès que vous avez le temps. Et que les affaires diplomatiques importantes seront closes.

Une fois arrivée au Palais, Milly et La accompagnèrent les invités à leur appartements pendant que Masao se rendit à l'intendance pour que Oniri-Sama et Yami-Sama soit prévenus de l'arrivée des Konojins. Il était prêt à se présenter directement à la Seigneure du Vent pour connaître la suite des événements et faire en sorte que la réunion se passe le mieux possible.


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Message(#) Sujet: Re: Cerf, Cerf, ouvre moi.

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Cerf, Cerf, ouvre moi.

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