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 Ou le vampire me tuera.

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Konoha
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Message(#) Sujet: Ou le vampire me tuera. Jeu 15 Mar 2018 - 22:49

La suite de : Cerf, cerf, ouvre-moi.

Natsuki arriva finalement en dernier dans sa suite, laquelle était effectivement immense en comparaison des autres. Tout avait été fait selon un principe tout simple : prendre une pièce de vie classique, et multiplier ses dimensions par trois. Sans doute bien lorsque l'on recevait du monde ou des dignitaires avec un harem – il paraît que c'était courant au Pays du Vent – mais pour une seule personne, cela faisait... beaucoup. Natsuki pouvait presque entendre de l'écho dans sa voix.

« Au moins, l'on ne peut pas dire que les Sunajin ne savent pas loger. »


Dire que Natsuki avait logé la seule membre de la délégation de Suna chez lui... Niveau comparatif, il ne ressortait pas vainqueur. Il soupira à ce souvenir, plus chagriné de ne pas pouvoir voir la personne qu'il avait accueillit quelques mois plus tôt qu'autre chose, puis entreprit d'explorer son logis temporaire. Et sa première surprise, en dehors des dimensions gargantuesques de l'endroit, se trouva dans la salle de bain. La petite touche Saibogu se faisait tout de suite sentir, avec un accès à l'eau courante via la robinetterie. Vu le climat du Pays du Vent, même en bord de mer, cela restait un sacré luxe. De quoi rendre son cadeau plutôt inutile, dans un certain sens. Mais soit.

Puisque c'était à disposition, il commença par se déshabiller et prendre une douche, chassant de ses cheveux et orifices faciaux la moitié de désert qu'il avait emporté avec lui – et semé un peu partout sur les tapis du palais. Il enfila ensuite une tenue convenable qui ne laissait à découvert que son visage, histoire de cacher les conséquences des vicieux rayons du soleil ayant infiltré malgré ses précautions plusieurs couches de vêtements.

Suite à cela, il hésita un moment sur que faire du temps qu'il lui restait. Spontanément, prendre un peu de repos semblait être la meilleure des options. Encore fallait-il être fatigué lorsque l'on passait ses journées à dormir et ses nuits à chevaucher une licorne artisanale à deux bosses.

Peut-être valait-il mieux battre le fer tant qu'il était encore chaud, et aller régler ce problème survenu avec Akio aux remparts de Suna. Assurément, le comportement du Genin fut honteux, mais surtout, vraiment étrange. Le jeune homme ne l'avait clairement pas préparé à cela tout au long de leur voyage. Tout au plus, Natsuki l'avait trouvé un peu étrange à marmonner occasionnellement dans sa barbe, mais rien d'autre. Autant dire qu'il était tombé des nus devant son comportement inattendu... Il fallait qu'il aille régler cela maintenant, avant qu'Akio ne s'implique dans un autre incident.

Avant qu'Akio n'implique Konoha dans un incident.

Sauf que le temps qu'il s'occupe de cela, il craignait que l'on vienne le chercher pour sa rencontre avec Yami. Et même s'il était à peu près certain que personne n'ignorera où il se trouve à Suna, où qu'il aille, connaissant la Ketsueki, mieux valait éviter de lui donner plus de prétextes que ce qu'elle avait déjà. Qu'est-ce qu'il lui avait prit de venir à Suna plutôt que Iwa déjà ?

Soupirant, il se décida finalement à quitter sa chambre. La magie du clonage lui permettrait d'être à plusieurs endroits à la fois, mais il préférait éviter d'avoir recours à la moindre technique tant qu'il était ici. Il évitait de s'en servir de manière général pour tout ce qui ne relevait pas de l'usage militaire, par ailleurs.

Repérant son chemin via le trajet qu'il avait mémorisé, il gagna donc la chambre d'Akio. Ce qui s'y passa releva toutefois d'une autre narration. Car pour celle-ci, elle relevait de l'entretien avec le Seigneur du Vent, finalement disponible pour les recevoir un peu plus tard dans la nuit / journée. Ce fut donc en compagnie de Rioko et peut-être Kuroba qu'il se présenta devant la porte de Yami, chacun portant un paquet qu'il leur avait remit. Le reste de la troupe Sunajin était là, elle aussi.

Il était grand temps de se faire introduire, même si le sens restait encore à définir.

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Ven 16 Mar 2018 - 22:49

Il était arrivé.
Voilà plusieurs années que nous ne nous étions vus – une donnée marquant le comble de mon indifférence – et aujourd'hui, nous nous retrouvions : lui en sa qualité de régent de Konoha et moi en tant que Seigneur du Pays...
Pourquoi avait-il fallu que ce soit ce maudit Nara qui se présente à mes portes ? Initier un pourparler diplomatique dans ces conditions s'annonçait ardu. Le temps était certes passé mais jamais ne parviendrait à adoucir mon jugement à l'encontre du démon cervidé.
Malgré tout, je priorisais l'avenir de Kaze au détriment de mes ressentiments le concernant.
Cependant, rien empêchait les coup bas discrets... Nos joutes verbales et condescendances seraient réservés pour les moments où je me retrouverais face à lui en tant que Yami et non en tant que Seigneur du Pays : Kaze comme Hi, n'ayant pas à souffrir de notre rancœur.

La paix n'était en effet présente que depuis cinq années après plusieurs décennies de conflits contre l'Empire. Sa fragilité demeurait mais les Nations avaient dû toute réussir à se redresser un tant soit peu désormais : c'était l'occasion d'observer ces grandes puissances et de poser cartes sur table afin d'étoffer son jeu. De faire naître des alliances pour permettre à chacun de prospérer à travers divers arrangements. Tout comme plusieurs rumeurs devaient être vérifiées pour tâcher de s'en prémunir si elles étaient effectivement avérées.

Fin prête, après avoir mis un point final sur les documents administratifs du jour – ou plutôt de la nuit - je me rendis, vêtue d'apparats rouges et les cheveux relâché, dans l'une des salles de réunion du Palais, accompagnée de trois félins noirs à quatre pattes et de Aastet, l'une de mes kuchiyoses.
Les parents de ces trois gros chats ayant appartenu au précédent Seigneur : j'avais décidé de garder la portée née peu après mon arrivée et de me débarrassant des parents en temps voulu. Il n'y avait eu, dès lors, plus rien n'appartenant aux Kawaguchi dans ce Palais.

Ces panthères, le Nara les connaissaient bien, ou du moins, avait-il déjà été confronté à la quatrième et dernière de la portée, Rikin, que j'avais offert à Oniri.
Je n'étais pas sans connaître l'aversion du Konohajin pour les félins qui, de ce que j'en avais vu, le lui rendait bien. C'était donc pour le ravir que j'avais rassemblé tout ce beau monde qui s'installa à son aise dans les renfoncements surélevés aux murs, parsemés de divers coussins confortables et colorés dans la salle jouissant des mêmes teintes chaleureuses.

Seule la féline bipède resta à mes côtés tandis que mes Medjay, les trois soldats constituant ma garde rapprochée, se tinrent chacun dos à un mur, celui avec les portes étant assuré par deux gardes et leurs hallebardes.
Baignant dans une lumière artificielle de part l'heure avancée, la pièce comportait en son centre une large table de bois ovale et blanche susceptible d'accueillir une vingtaine de personnes, ainsi ses assises dorées.

Faisant avertir La pour les mener jusqu'ici, l'on m'informa du trouble causé aux remparts sitôt arrivés : le pire étant qu'il y avait eu également à redire du côté Sunajin... Fulminant intérieurement, je me promis de mettre les points sur les « i » auprès de mes convives et surtout dans mes rangs.

Finalement escortés des mêmes Sunajins a problèmes, le trio se présenta à moi, mon regard les balayant jusqu'à se focaliser sur le Nara tandis que je fis quelques pas pour les accueillir dans un sourire.

« Bienvenue à Suna, chers Konohajins. Le voyage a-t-il été plaisant ? »

Cela l'était rarement pour les non natifs : le climat, les journées que l'on vivait à l'inverse et l'activité débutant dans son effervescence au déclin de l'astre diurne, sans oublier le plus marquant : le désert à traverser sans risquer de s'y perdre.

« Prenez place, je vous prie. »

Dis-je en leur désignant la table tout en avançant pour m'installer à son extrémité, les Medjay toujours statiques et les panthères relevant la tête pour observer les nouveaux venus.
L'une d'elle se leva et sauta de son perchoir dans un râle guttural, se rapprochant de moi en fixant de son regard ambré le Nara. Finalement couchée à mes pieds, la bête s'apaisa tout en restant attentive. Aastet, de son côté, demeura droite, derrière ma chaise.

Ainsi tout juste installés, la porte s'ouvrit à nouveau pour laisser entrer plusieurs servantes qui disposèrent des rafraîchissements devant chaque invité et moi même, l'escorte Sunajin étant tenue de rester en retrait.
Sirotant une gorgée du thé qui m'avait été apporté, je reposai ma tasse sur sa coupelle, jugeant qu'il était temps d'en venir au fait.

« J'ai ouïe dire que votre entrée était quelque peu... mouvementée. »

Un regard glacial fut jeté à l'encontre des Sunajin l'espace d'un instant avant de se radoucir légèrement à l'encontre de mes invités, bien que mon sourire disparu lorsque mes yeux trouvèrent ceux du Nara.

« Je suppose qu'il y a une explication à tout ceci ? Je n'ai en effet pas pour souvenir que notre délégation se soit mal comportée lors de sa venue à Hi... Néanmoins, je ne peux guère vous blâmer pour l'action d'un cas isolé. Assurez vous simplement que cela ne se reproduise plus... »

Mon ton était sans équivoque.



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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Dim 18 Mar 2018 - 15:08

Natsuki et sa suite entrèrent dans la salle, accompagnés par les Sunajin de la veille. Quelques autres gardes étaient déjà en faction ici et là, équipés de leurs longues hallebardes semblant appartenir à un ancien temps. Natsuki se serait davantage attendu à des moustachus portant le turban et un large cimeterre à la ceinture, mais il fallait croire qu'il avait un peu trop de clichés en tête pour un pays qu'il n'avait eu l'occasion de visiter que deux fois.

Son attention s'attarda toutefois peu sur eux. Car après avoir mécaniquement étudié rapidement la pièce du regard pour y repérer les caches, les issus, et les menaces, ses sens se mirent rapidement en alerte en remarquant les trop nombreuses panthères présentes dans la salle de réception. Il marqua un bref instant d'hésitation dans son avancée en direction du Seigneur du Vent, à la recherche d'une sérénité intérieure.

Car comme cela avait déjà été évoqué, la faune en général n'avait jamais eu un bon contact avec Natsuki. Elle se montrait beaucoup plus sensible que les êtres humains à sa nature profonde, et à son aura hostile débordante de haine. Quoi qu'il fasse, il représentait aux yeux des animaux une source de menace caractérisée et foncièrement agressive, qui ne manquaient pas de le lui faire savoir. Entretenant une pareille relation, le Nara tatoué avait finit par développer naturellement une animosité réciproque à leur encontre. Toutefois, il existait deux exceptions. La première concernait les oiseaux : tous les porteurs de plumes semblaient insensibles à sa nature, et se comportaient normalement en sa présence sans qu'il sache comment ou pourquoi.

La seconde était les chats : Natsuki les détestait déjà bien avant que tout commence.


« Seigneur Ketsueki. »
s'inclina-t-il respectueusement en arrivant à hauteur.

Il avait passé des années à lutter contre l'enfer qui le dévorait pour ne pas sombrer dans la folie et la rage aveugle : il avait largement les ressources pour rester impassible devant les fiélons à quatre pattes que Yami lui avait assurément volontairement mit sous le nez. Mais en sera-t-il autant pour ces derniers ?

Pour sa part, c'est avec un visage ne laissant rien de plus passer qu'un sourire de courtoisie qu'il prit place là où il était convié de le faire.


« Nous avons su nous débrouiller pour arriver à bon port, même si je dois avouer que ma connaissance du désert s'est grandement rouillée depuis ma dernière visite. »


Heureusement, Suna était en bord de mer, ce qui facilitait le travail pour le trouver. Des rumeurs sur le désert prétendent que si le Village avait été établit en plein milieu des sables, il serait impossible de s'y rendre sans être guidé par quelqu'un connaissant déjà son emplacement.

S'en suivit un moment de silence de la part du Nara tatoué lorsque l'une des panthères se manifesta en feulant. Il se retrouva à la suivre du regard sans bouger la tête, méfiant. Et s'il n'était pas tendu, c'était uniquement parce qu'il était plus facile de frapper avec des muscles souples. Mais finalement, la créature se contenta de se caler non loin de son homologue bipède et de sa maîtresse, la table ayant au moins le mérite de l'occulter de la vue de tous. Une gorgée de thé plus tard, et un sourire cordiale se dessina à nouveau sur les lèvres de Nara tatoué, prêt à essuyer les premières remarques – justifiées – de Yami.


« L'explication, je ne l'ai pas encore, mais l'assurance que cela restera un cas isolé, oui. »
assura-t-il.

Il tendit en direction de Milly le cadeau qu'il avait apporté lui-même, une boite un peu large qu'un ballon de volley-ball.


« Pour votre Seigneur, mais vous pouvez l'ouvrir avant si vous craignez pour sa sécurité. »
suggéra-t-il d'un ton confiant.

Cela semblait lui paraître important que la Kaguya le voit aussi. Le contenant était effectivement adapté aux dimensions du contenu : à l'intérieur, l'on y trouvait la tête décapitée de Akio. Le cadeau fut offert sans que Natsuki détourne les yeux de Yami, car il savait que même sans la toucher, la Ketsueki s'y connaissait assez en médecine pour remarquer la supercherie tout de suite : il s'agit d'une reproduction certes très réaliste, mais en glaise peinte.

La maîtrise de la terre aidait beaucoup.


« J'ai assuré à Akio que j'irai me servir directement chez lui en cas de nouvel incident. »
déclara-t-il d'un ton léger. « Dans l'espoir que personne ne force le destin. »

Son regard éphémère sur Milly demeura indescriptible. Comme souvent, les yeux, le sourire et le ton de Natsuki communiquaient des informations contradictoires, si bien qu'il était difficile de déterminer où s'arrêtait le lard et où commençait le cochon.


« Bien, puisque nous en sommes aux présents, autant poursuivre avec les deux que j'avais prévu initialement. Rioko ? »


Le paquet qu'il avait confié à son étudiante était relativement plat, et bien plus long que haut. Yami pourra y découvrir dedans un poignard dans son coffret d'exposition en verre. La lame était une pièce unique, que Natsuki avait commandé au maître forgeron de Konoha, un Kinzoku répondant au nom de Kinton Issti, spécialement pour Yami. La poignée représentait un scorpion finement ouvragé, dont la garde se formait grâce au repli de la queue autour du manche. L'une des pinces, hypertrophiée par rapport à l'autre, constituait la lame d'acier au reflet acéré sur une trentaine de centimètres. Cette dernière était d'ailleurs minutieusement gravée sur tout son long, un texte dont la police et la langue étaient oubliées depuis longtemps.

A l'exception de Yami et sa clique d'invocations félines. Et d'Oniri, qui avait apprit ce langage à son Seigneur.


« Kuroba ? »


Le dernier cadeau tenait en deux outres plutôt bien remplit. Néanmoins, il était nécessaire que Natsuki explique ce dont il en retournait exactement.


« Chacune de ces outres contient grâce à un système de sceau d'absorption et de renvoi activé en continue cinquante mille litres d'eau potable. Je vous déconseille donc de les renverser. Je m'étais dit que ce serait toujours bienvenu dans une ville du désert, mais c'était avant de réaliser à quel point les systèmes pour dessaler l'eau de mer étaient fonctionnel ici. »


Mais ce n'était jamais perdu. Natsuki laissa un moment à Yami pour apprécier ou détester ce qu'il lui était offert. Savourant son thé pendant ce temps, il promena son regard sur l'assemblée, offrant différentes nuances de sourire en fonction de sur qui il se posait. Curieux pour la garde, courtois pour les shinobi sunajin, interrogateur pour ses accompagnants, complétement ignoré pour les félins.


« Comment se porte le Pays du Vent ? »
finit-il par demander lorsqu'il avait de nouveau l'attention de son interlocutrice. « J'ai cru comprendre que grâce aux différentes aides recueillit et opérations menées, vous êtes parvenu à trouver une solution au problème du poison qui avait touché le Village de Suna et sa population. Avez-vous pu mettre la main sur les coupables ? »

Histoire de prendre des nouvelles de ses voisins, non vu depuis longtemps.
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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Mar 20 Mar 2018 - 0:22



La-San et Milly-Chan escortèrent les Konohajins dans les appartements et suite pendant que le Haijin courut prévenir les instances pour que la Seigneure du Vent et la réunion s'organise au plus tôt.
Le moment le plus fatidique pour Masao allait commencer, il n'avait presque rien n'a faire, juste observer et écouter, mais chaque manque d'action ou un trop d'action pouvait l'amener à se prendre les foudres de la Kazekage.
Profitant de l'absence des Konohajins le garçon en profita pour lui aussi s'assurer qu'il était présentable et prêt à assister à cette réunion. Alors devant un miroir il se passa un peu d'eau au visage pour se rafraîchir et retirer le sable de la journée, remettre sa coiffure en place, son bandeau et sa tenue ainsi que son voile.

Me voilà de nouveau prêt, plus de trace de sable ni de fatigue. Frais comme un gardon.

Aussitôt le garçon retourna à son poste pour accompagner les invités à la salle de réunion. Comme prévu seul Akio n'était pas présent, les trois membres étaient venues les bras chargés de cadeaux, certains plus grand que d'autres, mais le shinobi savait que c'était une coutume dans tout le Yuukan d'offrir des présents à son hôte pour le remercier de son hospitalité.
Finalement ils entrèrent dans la salle de réunion joliment décorée et bien gardée : des gardes armés d'hallebardes à l'entrée et les Medjay de Yami-Sama non loin. Le point que Masao n'avait pas prévu était les félins ici et là, tous sous l'influence de la maîtresse de maison.

Sans un bruit les invités se placèrent autour de la table pendant que les Sunajins se positionnèrent autour de la table, ni trop loin ni trop près. Une fois en place Masao se tourna vers la Seigneur et s'inclina avec respect sans un mot pour ne pas troubler la paix du lieu. C'est Yami-Sama qui ouvrit la conversation, les usages habituelles, savoir comment était le voyage, si ils ont fait bonne route.... Rien de bien passionnant jusqu'à que la fouge reprenne la Ketsueki qui se tourna vers ses subalternes avec un regard glacial. Une réprimande fut adressé au trio, même si Masao n'était pas concerné il s'inclina de nouveau en signe d'excuse, surtout pour ne pas provoquer inutilement la Seigneure alors qu'il n'était pas le fautif. Yami-Sama demanda à se que cela ne se reproduise plus, que cela reste un cas isolé, indirectement adressé à la Kaguya.

Une fois l’incident clos, Natsuki-Sama avança son premier cadeau qu'il tendit à la jeune genin, soit pour tester son excès de sécurité soit pour réellement respecter les protocoles de sécurité. Masao voyait en cette action une douce tentation, pour que la Kaguya de recommencer à s'imposer alors qu'elle n'y était pas obligé ni même autorisé à le faire.
Quand le paquet fut ouvert, Masao put découvrir avec surprise la tête de Akio, ou du moins une reproduction vu l'attitude des Konohajins. Une plaisanterie plutôt de mauvais goût pour Masao, mais son avis n'était clairement pas objectif ni utile. Le garçon s’absenta donc de tout commentaires jusqu'à voir les « vrai cadeaux ».

Le premier fut un poignard magnifique, finement ouvragé et gravé dans une langue ancienne. Le Haijin était impressionné par cette œuvre d'art et par la qualité de l'objet mais aussi par les discrètes inscriptions sur la lame. Le second cadeaux était typique des clichés qu'on avait de Kaze à l'international : une terre aride sans eau, alors les invités ont apportés avec eux des litres d'eaux contenu dans des outres par des sceaux. Mais devant les explications du Nara, Le Asshu était impressionné de savoir que 50 000 litres d'eau pouvait tenir dans une outre de cette taille.

Tapis dans l'ombre, en position de repos, les mains dans le dos Masao attendait un ordre ou qu'on l'invite à prendre la parole ou qu'il puisse apporter son aide, en attendant il écoutait avec attention la conversation qui commençait à devenir vraiment sérieuse entre l'Assistant de l'Hokage et la Kazekage


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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Mar 20 Mar 2018 - 15:08

Au moins le Nara avait-il la décence de me certifié que cet affront ne se représenterait plus. Les Konohajins n'avaient-ils pas sciemment choisi les membres constituant leur délégation diplomatique ? Savoir que de tels éléments perturbateurs avaient pu être envoyé pour une mission de cette envergure était en partie insultant en plus de démontrer que les rangs de la Feuille n'étaient que peu reluisant... Leur crédibilité venait d'en pâtir et cela, quand bien même des excuses avaient été proférées. Le cœur du problème ne résultant, au final, que du choix fait par les hautes instances de Konoha en toute connaissance de cause des dossiers de leurs hommes.

Le leader de la troupe tenta alors d'apaiser mes nerfs à travers la distribution des présents qu'il avait emporté à mon attention... Pourquoi est-ce que cela ne m'annonçait rien de bon ? Des cadeaux de la part du Nara... pour moi ? Etait-il parvenu a confectionné une pomme empoisonnée plus puissante que mes anti-poisons ?
Après tout, le seul cadeau qu'il aurait pu m'offrir pour me faire réellement plaisir n'était malheureusement pas prêt d'arriver. Quoique sa tête aurait pu tout aussi bien faire l'affaire à la place de celle-ci...

Arquant un sourcil en observant le contenu de la boîte, je supposai qu'il s'agissait de la représentation de celle de leur trouble fête.

« Quelle charmante attention. »

Arguai-je d'un ton aussi léger que le sien, congédiant la Kaguya et sa boîte pour qu'elle retrouve sa place initiale. Elle pouvait bien la garder, si cela lui faisait plaisir. J'imaginais sans mal que le Nara lui avait tendu le présent explicitement parce qu'il s'agissait de son bourreau...

La suite des paquets s'enchaînèrent.
Une rouquine vint me tendre un paquet que je saisis de ses mains tout en la gratifiant d'une esquisse de sourire, l'ouvrant pour en découvrir un écrin vitré de laquelle j'en sortis une lame finement ouvragée. Elle était -étonnamment- splendide mais je ne comptais certainement pas me servir de l'un des présents venant du cervidé, pas plus que je ne voulais les trimballer avec moi. Un simple regard là dessus et j'étais bonne pour songer à lui : je n'avais pas besoin de cela pour alimenter mes cauchemars.

Toutefois, mon indifférence se mut soudainement en hargne sous-jacente lorsque mon regard se porta sur les inscriptions présentes sur la lame... " Un côté pour trancher " … Et sur l'autre face... " l'autre aussi " … Le tout écrit dans la langue des Anciens que seul moi, Oniri et mes kuchiyoses comprenions... désormais lui aussi visiblement...
Je serrai le poing sous la table.
Cette mesquinerie... Il avait osé se payer ma tête sans que cela ne soit visible aux yeux des autres … ?!
Bien que d'apparence impassible, ma rage intérieure était telle que j'avais envie de l'étriper, là, tout de suite, maintenant !

Seulement, - et certainement contre tout attente- je gardai mon calme. Je ne me présentais pas face à lui aujourd'hui en tant que Yami mais en tant que Seigneur. C'était toute ma nation que je portais sur mes épaules. Le faux pas ne m'était pas permis.

« Le travail de votre forgeron est impressionnant. Elle est magnifiquement ouvragée. L'intention est appréciée. »

Me contentai-je de formuler dans un masque de politesse qui n'aurait rien de factice pour l'assemblée, hormis pour lui.

La dernière attention se traduisit par deux outre serties de sceaux contenant des litres et des litres d'eau pur. Un geste bienfaiteur si nous ne disposions pas des puits en grandes profondeurs ou du système Saibogu pour nous permettre d'utiliser l'eau de mer, sans compter le recours à l'oasis de Jouvence ou bien les ressources du lac Kaze et Suishou.
Le remerciant malgré tout une fois de plus, je fis emporter les présents par des serviteurs, sirotant une nouvelle gorgée de mon thé pour relâcher la pression accumulée et accueillir ses nouvelles paroles. Il se questionnait sur l'état du Pays et plus particulièrement de Suna suite à l'attaque et au poison que nous avions essuyé.

« Bien, merci. Le poison n'est en effet plus qu'un mauvais souvenir et j'aimerais qu'il en soit autant pour les coupables... Cela dit, notre enquête touche pratiquement au but. J'ai ouïe dire que Kaze n'était pas le seul Pays frappé par les affres du poison. Les échos parlent d'une « fumée violacée » et cela même jusqu'à Tsuchi. Cependant, les effets de celui envoyé sur Suna étaient différents de ceux que rapportent les rumeurs concernant Hi et Tsuchi, bien que le mode de propagation dans l'air semble correspondre. »

Peut-être que ces rebuts de la Confrérie des Marionnettistes nous ayant attaqué n'agissaient pas seuls...

D'un claquement de doigts, une servante entra et tendit une enveloppe au Nara dans laquelle se trouvait un sceau complexe.

« De nombreuses fioles contenant un antidote au poison ayant touché Suna se trouvent à l'intérieur. En guise de notre amitié, et pour vous remercier de votre assistance pour son élaboration, Kaze vous les offre. Peut-être cela vous sera utile contre le poison semblant également sévir sur vos terres. »

Les molécules en étaient certainement différentes mais cela pourrait probablement en amoindrir ses effets ou son avancée sur les organismes touchés.

« L'hôpital de Suna et moi même, nous tenons prêts a soutenir Hi no kuni dans sa lutte contre le poison au même titre que vous l'avez fait pour nous. »

Mon implication se faisant aussi bien en tant que Seigneur qu'en tant que médecin.

Mon air emplit de sérieux se durcit légèrement.

« L'hypothèse d'un ennemi commun n'est pas a exclure compte tenu des similitudes. »

Mais il s'agissait là d'un sujet que nous nous devions d'aborder à huit clos. Je me tournai dès lors vers l'Asshu.

« Masao, faites visiter la ville à nos homologues et conduisez les dans l'un de nos grands restaurants au frais du Palais. La, vous serez chargée du bon déroulement de la visite et garantirez la sécurité des Konohajins. Milly, assistez Masao dans sa tâche et faites en sorte de contenir vos ardeurs... Faites leurs profitez de l'activité nocturne de Suna avant de les reconduire à leurs chambres lorsqu'ils le voudront. »

Mon regard se reporta sur le Nara tandis que les autres se levèrent et s'organisèrent pour quitter la pièce.

« Vous devez également avoir faim. »

Ainsi seuls sur cette grande table, plusieurs allées et venues des servants firent de la table de réunion une salle de banquet, sous le regard appétant et luisant des panthères qui quittèrent toutes leur perchoir pour se rapprocher des effluves dégagées par les plats.

« Aastet, kas ovot sol' rikin tradem »

La féline bipède acquiesça et émit un feulement à son tour qui attira l'attention des panthères, la suivant sans tarder tandis qu'elle quitta la pièce. Il était évident qu'elles avaient compris qu'elles allaient avoir droit à leur propre festin.
Rikin... cela était le nom de la panthère de Oniri et peut-être que le Nara penserait qu'elles allaient le retrouver, mais « rikin » était avant tout le mot signifiant « manger » dans la langue des Anciens. La panthère prénommé ainsi le portait comme un gant...

Fin seuls avec uniquement les Medjay et gardes dans la pièce, je fis appeler une nouvelle servante qui apporta sur un plateau doré un bol et sa cuillère qui l'étaient tout autant, au sein duquel se trouvait des céréales locaux renommés et exportés un peu partout, accompagné d'un pichet rempli de lait de vache : une denrée rare pour le désert qui avait davantage l'habitude du lait de chamelle.

« J'ai pensé que vous préféreriez ceci. Après tout, nos trésors locaux ont toujours suscité votre convoitise...»

Glissai-je dans un sourire amer.



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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Jeu 22 Mar 2018 - 19:36

Natsuki remua un sourcil avant d'afficher un sourire de courtoisie lorsque Yami le remercia, essentiellement pour le poignard. La perturbation dans la force ne lui avait pas échappé, et valait à elle seule le prix de l'arme. Dire qu'il ne pouvait avouer à personne, et encore moins à lui-même, que ces interactions devenu monnaie courante avec la Ketsueki étaient tout le sel de leur relation.

Du sel généreusement jeté dans les yeux et les plaies.

Mais les trivialités d'usage entre les deux personnalités s'arrêtèrent là où commencèrent les choses sérieuses. A commencer par la situation du Pays du Vent qui n'avait pas encore pu confondre les responsables de leur empoisonnement.


« En effet. Différentes attaques ont eu lieu sur le territoire du Feu, la plupart revendiquée par des rescapés de l'Empire. Cependant, celle ayant eu le plus d'ampleur est pour le moment cette fameuse fumée violacée que des témoins ont vu apparaître. L'enquête était encore en cours au moment où j'ai quitté Konoha, je n'ai donc pas davantage d'information actuellement. Mais s'il s'agit d'un ennemi commun, nous gagnerons à coopérer sur ce point aussi. Dès que j'en saurai plus, je vous ferai parvenir les résultats de nos investigations. N'hésitez pas à me faire transmettre ceux de votre côté. Nos carnets de communication que j'ai transmis à votre attention devrait nous permettre de nous coordonner plus efficacement sur ce problème prenant de plus en plus d'envergure. »


Une envergure non désirée, et qui deviendra problématique dans peu de temps.


« Reste à déterminer si nous avons réellement affaire aux vestiges d'un Empire en quête de vengeance, ou à un courant de pensées qui ne voit pas d'un bon œil la nouvelle ère des Shinobi. »


Ou à un mélange de beaucoup d'individus et d'idées qui s'associent chacun pour arriver à la même finalité : faire du tort.


« Au nom de Konoha, je vous remercie sincèrement pour votre offre et votre assistance. »
conclut-il en rangeant l'enveloppe qui lui était remise par l'une des servantes du Seigneur du Vent.

C'est vers ce moment-là que la troupe Konohajin se sépara sur invitation de Yami, afin que ne reste plus que les deux meilleurs amis du monde, drapés sous la coiffe de Daimyo et d'Hokage en Second. Deux rôles qui dans ce contexte changeaient radicalement leurs relations. Mais si la coiffe faisait l'Homme ou la Femme, elle ne changeait pas la nature profonde de celui ou celle qui la portait, et le naturel revenait toujours.

Un peu comme ces panthères, qui n'étaient pas assez loin de lui jusqu'à présent et qui se rapprochèrent à mesure que les plats bien nombreux pour seulement deux personnes étaient déposés sur la table. Et très nettement, malgré la grande maîtrise de lui-même qu'avait Natsuki, malgré son immobilité et son impassibilité la plus totale, un pic d'un aura meurtrière éclata dans la salle sitôt que les félins entrèrent dans le périmètre du Nara tatoué. Mais à sa défense, il était au moins parvenu à tenir jusqu'au premier grognement torve adressé à son attention de la part de la panthère la plus proche.

La situation aurait pu rapidement dégénérer – et elle dégénère toujours quand les animaux sont moins effrayés pour attaquer que pour fuir -, mais une intervention en dialecte ancien de Yami et de son félin bipède calmèrent le jeu. Une sacrée démonstration d’autorité de la chef de la meute, vu l'agitation.


« Veuillez me pardonner, Seigneur Ketsueki. »
commença Natsuki en épongeant du revers du gant la sueur inexistante de son front, premier geste esquissé depuis le début des hostilités. « J'aurai préféré vous éviter ce triste spectacle, mais personne n'a encore trouvé comment me guérir de la phobie maladive que vous me connaissez. »

Et dont elle prenait un malin plaisir à abuser, à ne point en douter. Mais comment garder rancune lorsque l'on présentait à Natsuki le plat pour lequel il se levait chaque matin de bonne humeur et emplit d'énergie ? L'attention le laissa sincèrement surpris, du moins, jusqu'à ce qu'il comprenne que ce n'était que propice à la mise en scène.


« Seigneur, '' convoitise '' est un bien vilain mot, là où je n'ai qu'un attrait et un intérêt sincère. Mais assurément, vous pouvez être fière de ce que possède le Pays du Vent : je doute parvenir à me lasser un jour de ce que j'y découvre depuis ma première visite. »
répondit-il du même sourire, mais sans l’amertume.

Il savait qu'Elle était absente de Suna en ce moment, mais ne comptait laisser à Yami la satisfaction de contempler sa mine déconfite.


« Puis-je être servit du reste aussi ? »
demanda-t-il en désignant l'ensemble des plats sur la table. « Je vais garder ceci pour le dessert. »

Écartant avec délicatesse son plateau petit déjeuner, il se fit servir différents mets à l'odeur alléchante. Pour sûr, tout ceci n'avait rien à voir avec la fois où un Yamada très haut placé les avait reçu façon gitan dans une tente à côté du Palais.


« Votre Village se remettant tout juste d'une crise, et le mien se préparant à affronter la tempête en cours, peut-être est-il un peu tôt pour concevoir cela concrètement, mais à l'occasion, que diriez-vous d'organiser un examen Chûnin commun entre nos deux nations shinobi ? Notre dernière grosse vague de promotion remonte à l'année dernière, et ce serait une bonne opportunité pour établir un contact plus élargis entre nos populations. »


Tout chef d'état qui se respectait avait notion que cela servait aussi à faire démonstration de sa puissance militaire à autrui – et surtout à ses voisins -, mais c'était un peu comme les gros mots : c'était bien plus distingué de se contenter de le penser plutôt que de le dire. Et même si c'était avant tout la politique qui déterminait qui sont les alliés et qui sont les ennemis, cela ne pouvait pas faire de mal à chacun de rencontrer les visages qui se cachent derrière les bannières étrangères flottant au loin.


« Nous avons de très nombreux mois devant nous pour y songer, si jamais l'idée vous séduit, mais comme tout projet de cet ampleur, mieux vaut commencer à y réfléchir tôt. »
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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Sam 24 Mar 2018 - 9:48

Ou le vampire me tuera
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La flamboyante était resté des plus calmes et il est même relativement rare qu’elle le reste autant. Pourtant, elle ne fait que montrer ses belles manières car elle porte quand même un nom fondateur au sein du village de Konoha. Honnêtement, elle se fiche de sa réputation à Konoha mais à l’étranger, c’est autre chose. La flamboyante observe le décor du palais seigneurial depuis son arrivée. Il va sans dire que le lieu semble être inspirée par la beauté et la violence du désert. Après avoir été escortée jusqu’à sa chambre, la cadette d’un clan fondateur montre un sourire en coin avant de s’allonger pour tester le lit. La chambre était plus grande que celle que j’avais à Konoha mais on ne peut pas nier que le lieu est presque enchanteur. Cependant, elle se met à réfléchir sur le lit tandis qu’elle se met à bailler. Le voyage a été long mais elle n’est pas du genre à se plaindre et elle est contente de voir autre chose que Konoha et Ki. Cela change du tout au tout en fonction des pays apparemment. Un jour, elle sera curieuse de voir le pays de la Terre où est parti son frère aîné. Mais pour le moment, elle va pouvoir profiter de ce pays et pouvoir percer de nombreuses vérités là-dedans. Car comme tous les villages, il y a la partie immergée de l’iceberg et la partie émergée. Elle va devoir faire attention.

Elle tourne la tête vers une horloge et elle soupire. Qu’allait-elle faire le restant du temps qu’elle avait à disposition ? Et pourquoi pas de la musculation ? Souriant à l’idée, elle se lève et on peut la voir faire du squash, des abdominaux, des pompes et autres exercices de musculation. Oui, elle entretien son corps mais cela fait des années que cela dure. Après un petit moment, elle entend frapper et elle autorise à entrer. C’est là qu’elle voit une des têtes de l’escorte venir la prévenir que le Seigneur Ketsueki était prête à recevoir la délégation. Demandant deux minutes, elle se change quand même histoire d’être un peu plus présentable aux yeux d’un daimyo. Bien sûr, cela n’avait rien à voir avec la tenue qu’elle porte habituellement et elle semble plus ample. Rejoignant le groupe, elle s’excuse pour l’attente avant de suivre tout le monde jusqu’à la dite salle. Bien sûr, elle avait pensé à prendre le cadeau que son senseï lui avait confié à Konoha.

Arrivant sur place, la rouquine remarque alors la présence de trois animaux qui seront probablement des invocations vu comment elles se tiennent debout. Les animaux plus classiques ne sont pas capable de se tenir sur deux pattes. Je ne les dévisage pas mais je les regarde avec curiosité sans pour autant être agressive ou malpolie avec tout ce petit monde. Puis elle entend une voix et la Hayashi prend le temps de s’incliner en guise de respect du à son rang. Cependant, elle ne prend pas la parole si ce n’est que pour dire Bonsoir au Seigneur du Pays du Vent. Bien sûr, Natsuki aavait énoncé son nom, ce qui permet à la femme de le prononcer aussi.

« - Bonsoir Seigneur Ketsueki ! »

Je n’avais rien le droit d’ajouter de plus car je ne suis pas chef de l’équipe et je finis par me redresser avant de prendre place sur invitation de la maîtresse des lieux. C’est alors que je remarque la panthère et je reste neutre. Les choses sérieuses risquent de commencer prochainement, elle devait donc se tenir tranquille. La Dame qui se tenait devant nous parle alors de l’incident ayant eu lieu aux remparts et elle jette un œil discret à Kuroba qui n’avait pas piper mot de tout le voyage. Rioko ignore quelle mouche l’a piqué mais elle n’a pas à le savoir. C’est à son senseï de régler le problème. Moins elle en sait et mieux elle se porte. C’est alors que j’arque un sourcil en voyant la tête de Akio dans la boite. C’est quoi ce délire ? Puis son senseï se permet un détail en disant qu’il irait chercher la tête. N’étant pas douée en médecine, Rioko n’a pas su savoir qu’il s’agissait d’une fausse. En parlant du loup, il est passé où ?C’est alors que son senseï l’appelle et elle tourne le regard vers lui. Elle le regarde quelques secondes avant d’hocher la tête. Elle se retourne et elle attrape le paquet qu’elle avait conservé avec très grande précaution durant le voyage. Quand il s’agit d’arme, elle est la première à en prendre soigner. C’est alors qu’elle pose le présent sur la table et qu’elle déballe de sa protection afin de révéler la boite d’exposition du poignard. Puis silencieusement, elle tend la boite à la personne qui va l’apporter au Seigneur en face d’elle.

Elle laisse Natsuki et Yami discuter en tout points des banalités tandis qu’elle attrape la tasse de thé et qu’elle ferme les yeux pour le déguster. Les goûts ne sont peut-être pas les mêmes qu’Konoha vu que chacun peut développer ce qu’ils aiment. Bien sûr, Rioko savait que son clan avait aidé le village du Vent et c’était aussi pour ça que son frère avait tenu à ce qu’elle rejoint l’expédition. Au moins, Rioko pourra rassurer son frère sur le fait que Suna leur a fourni quelque chose en hommage aux travaux du clan. Calme et silencieuse. C’est alors que le seigneur des lieux demande à l’escorte de nous faire visiter le village et à profiter de la nuit tout en mangeant un bon repas. La noble savait ce que cela voulait dire. Après l’accord du maître des Lieux et celui de son senseï, Rioko se lève et termine son passage par une révérence tout en remerciant Yami de son hospitalité.

« - Merci de votre accueil et de votre hospitalité. »

C’est alors qu’elle suit l’escorte simplement. Elle n’avait pas manqué de respect aux personnes présentes et elle pouvait lâcher un soupir une fois en dehors de la pièce. Il était temps de pouvoir visiter le village mais aussi manger correctement. J’attends en dehors de la pièce mon camarade avant de suivre l’escorte.

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Printemps An 5
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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Sam 24 Mar 2018 - 16:45

L'aura meurtrière émanant du Nara n'avait échappé a personne, pas même aux Medjay que je sentais soudainement crispés, leur assurant dans un regard en coin que je maîtrisais la situation et que leur intervention n'était pas requise.
La forme démoniaque du Konohajin ne m'était pas inconnue, j'avais même eu a loisir de l'observer de près, seulement, il me semblait qu'Oniri était parvenue a reléguer sa nature profonde au second plan : cela l'avait même conduite dans un état nous forçant alliance, le Nara et moi, par le passé.
Les efforts de celle-ci avaient-ils été vains malgré leurs répercussions ? … Je préférais ne pas y songer, jugeant qu'il y aurait bien d'autres champs de mines à endurer tout au long de notre entrevue, comme celui que je venais tout juste de poser...

« Nos trésors peuvent se révéler parfois aussi impitoyable que le désert pour peu que l'on ne sache pas en prendre soin convenablement. Certaines baies locales par exemple, finissent par macérer en poison lorsqu'elles commencent à être gâtées. Je vous recommande donc de recourir à la prudence où vous pourriez vous retrouver dans une situation fort fâcheuse. »

Glissai-je en demi-teinte malgré mon sérieux apparent.

« Vous êtes mon invité, servez vous autant qu'il vous plaira. Nulle crainte à avoir avec ces denrées-ci, elles ont été soigneusement préparées. »

L'envie d'y glisser un poison avait bien traversé une part de mon esprit mais je ne m'étais malheureusement pas donnée cette peine : elle aurait bien trop de répercussions négatives pour Kaze en échange de sa simple vie prise. Il ne méritait pas tant d'émoi... Et puis... j'étais contrainte de le supporter pour elle.

Mon assiette remplie, je me mis a manger avec toute la bienséance due à mon sang noble, écoutant dans le même temps mon convive en captant son regard.
Sa proposition était somme toute intéressante... Un examen Chûnin international permettrait en effet d'en apprendre davantage sur nos anciens alliés et de déterminer où ils se situaient cinq années après la chute de l'Empire...
Analyser les forces ennemies pour mieux s'en prémunir si le contexte de paix entre nos Nations venaient à s'altérer... Tout cela sous le couvert d'une montée en grade de masse, renforçant nos troupes respectives. Certes, cela demandait d'exposer sa propre force combative aux yeux des autres mais cela n'en restait pas moins une grande opportunité pour faire étalage de sa puissance et forcer la dissuasion d'offensive à notre encontre...

Sirotant une gorgée de vin rouge fraîchement servi, je reposai mon verre pour lui répondre.

« J'en dis que cela est une excellente idée. »

Visiblement, cela lui arrivait d'en avoir de temps en temps.
Même si le simple fait de trouver un terrain d'entente avec lui laissait une impression particulièrement étrange tant cela était inhabituel...

« Je n'ai pas connaissance de la position actuelle de Tsuchi mais, étant également nos alliés autrefois, leur suggérer l'invitation pourrait être une bonne initiative, si cela n'est déjà fait. »

Et parce qu'il me tardait de voir l'évolution d'Iwa, ayant moi même officié à plusieurs reprises pour le compte de l'armée rebelle de Tsuchi alors que j'étais mercenaire pour le compte de Kaze et de sa rébellion contre l'Empire.

« Il est vrai que la situation actuelle ne nous permet guère de nous lancer dans cette entreprise dès à présent, toutefois, il demeure impossible de quantifier quand elle sera rétablie complètement... Je ne doute pas de mes hommes ni des investigations de Kaze pour confondre nos assaillants mais, encore une fois, cette histoire de poison frappant nos trois Nations semble bien trop similaire pour n'évoquer qu'une coïncidence hasardeuse... »

Pourtant, j'avais confirmation que les attaquants de Suna faisaient autrefois partie de la Confrérie des Marionnettistes, unité d'assassins implantée à Kaze depuis sa création. Ils avaient déserté leur ancien quartier général situé dans la zone la plus dangereuse du désert, le Maboroshi, et semblaient pour l'heure, s'être volatilisés...
Toutefois, le reste du territoire du Désert leur importait peu, si bien que je n'arrivais pas a trouver la justification de leur implication auprès des autres Nations si d'aventure ils y étaient effectivement mêlés... La théorie d'un groupe encore plus imposant les ayant missionné était donc la conclusion la plus plausible : ce même groupe ayant décidé d'attaquer également conjointement les autres Nations. Du moins si l'on s'accordait sur la nature commune des attaques tout comme leurs commanditaires.
Une hypothèse qui laissait effectivement croire qu'ils en avaient après les villages shinobis finalement récents, comme l'avait mentionné le Nara.

« Il existe un moyen de vérifier cette concordance : l'analyse de la toxine. Celle utilisée à Suna sous forme de particules en flottement dans l'air, était le résultat d'une association de divers suc de plantes. Un procédé ancien et finalement peu commun à ce jour : l'utilisation seule des plantes étant en effet rare dans la plupart des poisons désormais. De plus, il n'avait pas pour vocation de tuer mais d'affaiblir le chakra. Certains civils semblent même avoir été asservi sous son influence. »

Cela n'écarterait pas pour autant la piste d'un ennemi commun si jamais les toxines étaient différentes mais en renforcerait grandement l'idée si elles possédaient des similitudes dans leurs caractéristiques.

« Cela ne demeure qu'une proposition, mais auriez vous la possibilité de me faire parvenir quelques échantillons de sang des personnes dont l'organisme a été touché par cette fumée violacée ? Je pourrais ainsi les confronter a ceux des Sunajins touchés que nous avons conservés. »

En tant que médecin, mais surtout en tant que Ketsueki.
Assistée du laboratoire de recherche de l'hôpital de la capitale, nous arriverions peut être a obtenir des données primordiales pour l'identification du poison.

« Comme nous l'avons déjà souligné, si cet ennemi nous est commun, il serait judicieux d'allier conjointement nos forces et nos connaissances pour y mettre un terme le plus rapidement possible. »




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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Mar 27 Mar 2018 - 11:46

« Mais il s'agit ici de bon sens avant tout. J'imagine que si l'on se contente de cueillir les baies qui sont nécessaire à notre vie uniquement lorsque nous en avons besoin, elles ne risquent pas de s'altérer et de devenir un poison pour le corps. C'est plutôt celui qui tente de tout s'accaparer et de tout garder jalousement pour lui qui a du soucis à se faire, non ? » répondit-il avec tout le sérieux que la situation requérait.

C'est-à-dire pas beaucoup ailleurs que sur leurs visages.


« Je ne suis pas inquiet. »
assura-t-il en conclusion concernant la nourriture.

Comme s'il était nécessaire pour la Ketsueki de préciser... Un individu prudent ne mangerait que des plats qui ont déjà été touchés par d'autres, mais Natsuki savait que Yami l'aimait beaucoup trop pour glisser quoi que ce soit de foncièrement nocif dans sa nourriture : elle préférait l'abîmer elle-même avec un venin qu'aucun antidote ne pouvait soigner.

Celui qui sortait de sa langue.


« Concernant le Village d'Iwa, une autre délégation Konohajin est en route pour s'y rendre et prendre contact. Je ne doute pas que le responsable ne manquera pas de suggérer le même projet. Je ferai donc savoir qu'il vous sied tout à fait d'élargir notre affaire à trois Villages participants. Reste à voir ce que le dirigeant d'Iwa pensera. Il a été assez discret de son côté concernant une attaque sur son Pays, par ailleurs. Peut-être parce qu'il a été plus gravement touché que Suna et qu'il ne souhaite pas afficher un état de faiblesse, ou peut-être parce qu'il s'en sort mieux que Konoha et qu'il n'a pas besoin de l'aide de qui que ce soit. »


Deux attitudes pour deux suppositions qui se comprennent.


« L'un dans l'autre, je préfère la coopération, surtout si cela arrange tout le monde et empêche les problèmes de prendre trop d'ampleur. Je ferai passer le message demain matin à Konoha pour que des prélèvements vous soient envoyés, ainsi que les résultats de ce que nous avons déjà testé nous même. »


La fine fleur des agriculteurs et la pointe de la médecine, cela ne pouvait qu'aboutir à des résultats.


« Et puisque je parle de coopération, je vais profiter que nous en soyons toujours aux plats principaux : le dessert fait un peu tard pour aborder les affaires. J'ai prit la peine de regarder un peu autour de moi avant de quitter le Pays du Feu, et j'ai établit contact avec plusieurs entreprises appartenant à l'état, lequel serait intéressé par établir un partenariat commercial avec le Pays du Vent. Que ce soit pour des ressources ou des produits manufacturés, j'ai avec moi la liste de tout ce qui pourrait éventuellement vous intéresser d'acquérir à des prix avantageux. »


Manière politiquement correcte de formuler '' commercer avec son voisin sans payer de taxes à la frontière ''.


« Si à l'occasion vous avez l’opportunité de vous pencher sur la question, je me tiens à votre disposition pour faire office d'interlocuteur privilégié. Et de la même manière, s'il y a des ressources ou autres auxquelles vous songez et qui pourrait nous intéresser dans un cadre commercial, n'hésitez pas à m'en soumettre l'offre, je la rapporterai à qui de droit. »


Le sable ne manquait ici, cependant le Pays du Feu avait déjà assez de plages pour assurer sa production de verre. Mais peut-être y avait-il d'autres denrées que l'on ne trouvait nulle part ailleurs ? Le désert était après tout plein de surprises.

Un peu comme sa gastronomie. Natsuki devait bien l'avouer, la nourriture était excellente ici, même s'il jugeait surtout par rapport aux plats de la région. En effet, pour des lasagnes par exemple, le talent du cuisinier comptait davantage que les produits utilisés, vu qu'il s'agissait des mêmes partout.


« Vos cuisiniers sont assurément talentueux, ne manquez pas de leur faire parvenir mes compliments. Hotep assure-t-il toujours le service ? »
demanda-t-il, puisque le sujet dévia brièvement sur le contenu de leurs assiettes.
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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Ven 30 Mar 2018 - 22:22

Ainsi donc, Konoha allait nous faire parvenir des échantillons sanguins de leurs infectés. Outre l'entraide dans la démarche, nous rapprochant davantage d'une situation amicale avec la Feuille, cela nous apporterait des données complémentaires concernant nos propres détracteurs.

Venait maintenant le temps des négociations commerciales : un sujet bien moins altruiste que le précédent. Un sourire s'esquissa de mes lèvres tout en l'avisant avec intérêt.
Je savais pertinemment que ce genre de conversation serait au goût du jour mais l'entendre de la bouche du Nara, aujourd'hui porte parole de Konoha, était quelque peu risible étant donné nos « discussions » habituelles.

« Je tâcherais d'y réfléchir et vous ferais part de ma décision. »

Peser le pour et le contre, analyser les opportunités à ma portée... J'avais pleinement conscience que ce qu'il convoitait, malgré cet enrobage empli d'équité et d'assurance, n'était autre que les connaissances et armements Saibogu.
Comme-ci jouir de la technologie du quotidien, gracieusement offert par ce cher Satoshi-dono à l'ensemble des territoires, ne leur étaient pas déjà suffisant...

« Nous disposons, comme vous le savez, de diverses céréales très appréciées de part le monde. Mais également de confiseries tout a fait remarquable tel que les « loukoums » ou encore les dattes, ce fruit si particulier et très énergétique. »

Des denrées culinaires somme toute intéressantes mais de bien moindre intérêt que l'armement militaire, n'est-ce pas ? …
Toutefois, la gastronomie semblait être un sujet évocateur pour le Nara puisqu'il ne put s'empêcher de complimenter le travail des cuisiniers, s'interrogeant sur la présence d'Hotep aux fourneaux.

« Il n'enfile son tablier plus que pour lui même désormais. Mais si d'aventure il aurait effectivement souhaité prendre part à la confection du dîner je le lui aurais malgré tout refusé par bienséance à votre égard.
Le saviez vous ? Les chats nus ne conviennent pas plus aux allergiques que les autres : bien au contraire ! La peau exposée de ces félins ainsi fragilisée sécrètent davantage de sébum : la substance allergène. Bien que leur salive le soit aussi... »


Bon appétit, Mr le cervidé...

Aurais-je seulement voulu empêcher mon kuchiyose d'aromatiser le dessert de notre invité préféré ? …
Dégustant pour ma part avec toujours autant d'appétence, je terminai mon assiette et reposai mes couverts pour mieux m'essuyer délicatement la bouche.

« Je suis ravie que le repas vous ait été profitable. Étant donné que je n'avais pas prévu l'idée que cette collation devienne votre dessert, des pâtisseries locales et quelques confiseries, dont je vous ai parlé, sont également au programme. Ne vous sentez toutefois guère obligé d'en déguster. »

Même si cela serait terriblement offensant si vous ne le faites pas...

Là dessus, la table fut débarrassée et les fameux desserts l'emplirent, ainsi que deux tasses de thé aux agrumes. Je me contentais pour ma part de ce dernier, laissant la pleine découverte au Nara, si toutefois il n'en avait pas déjà mangé par le passé. Ce n'était après tout pas la première fois qu'il venait au Pays du Vent.

Mes pensées se tournèrent alors inconsciemment vers Oniri. Elle qui, en ce moment même, traquait un criminel pendant que nous deux nous retrouvions là, seuls, autour d'une table dans cette ambiance électrique malgré des apparences trompeuses. Elle serait probablement fière, quelque part, de savoir que nous ne nous étions pas encore écharpés : pas comme la fois où cet écervelé avait jugé bon de se déguiser – littéralement – en un membre de mon clan...

Aucun de nous deux n'avait envie de se retrouver ainsi confronté à l'autre. Pourtant, je le toisai en silence, cherchant a déceler du regard la naissance de ses cornes sous sa chevelure, avant de congédier les gardes et les Medjay présents qui me gênaient plus qu'ils ne m'étaient utiles pour l'heure : cette mascarade avait assez duré...

Sitôt qu'ils eurent refermés la porte derrière eux, nous laissant complètement seuls dans la pièce, je bus une nouvelle gorgée de mon thé fumant avant d'en reposer la tasse sur la table, avisant le Nara d'un regard pernicieux.

« Il semblerait que vous vous soyez bien remis depuis la dernière fois. Mes soins semblent avoir porté leurs fruits... Une fois encore... »

Déposant ma cape de dirigeante et lui la sienne, de faire-valoir, nous pouvions finalement pleinement nous entretenir comme à l'accoutumée, sans nos titres et ce qu'ils impliquaient. Une conversation simple entre deux individus : brut, sans faux semblants.

« Elle se porte bien aussi, au cas où cela vous intéresse de le savoir. »

Et parce qu'ils n'avaient pas l'occasion de se voir si fréquemment. Surtout depuis qu'elle avait pris la décision de revenir à Suna pour rejoindre mes rangs.
Avait-il vu la nouvelle d'un bon œil ? ...

« Il faut croire qu'elle a fait son choix... »

Après tout, elle aurait très bien pu décider de s'installer à Hi no Kuni après avoir résolu ses propres affaires mais... elle avait opté pour le retour à la maison.
Auprès de moi...



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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Lun 2 Avr 2018 - 22:19

Natsuki hocha la tête.

« Prenez tout le temps qu'il vous faut. Vous pouvez même envoyer votre réponse directement au Seigneur Kenage si vous voulez vous en occuper bien plus tard : je n'ai fait que répondre à sa demande pour lui économiser un messager. Pour ma part, vous pouvez tout aussi bien ne vouloir qu'importer, ou ne rien faire du tout, cela ne me fera ni chaud ni froid. Je ne gère pas l'économie du Pays du Feu. »


Le commerce favorisait la paix entre les nations, parait-il, là était donc le principal intérêt que pouvaient y voir des groupes militarisés. Tant que les chats restaient dans leurs trous.


« Non, je l'ignorai. Je ne me suis jamais intéressé aux félins cela dit, et je n'ai pas vraiment l'intention de changer cela. Mais ce n'est pas parce que l'on déteste quelque chose qu'il faut forcément détester aussi ce qui en découle. L'Empire n'a guère sa place dans le cœur des shinobi de notre ère, et pourtant nous aurions tort de ne pas reconnaître les excellentes techniques de forge du Pays Fondateur. »


De la bonne nourriture restait de la bonne nourriture, même si préparée par un rejet de Satan – surtout si les ajouts corporels restaient en option. Et puisque l'on parlait gastronomie, l'heure des desserts arriva, avec son lot de promesses, dont la première de toute : la proche fin de cet entretien.


« Oh, ne vous en faîtes pas pour cela. »
lui glissa-t-il avec un sourire.

Lorsque l'on avait perdu son sens du goût pendant près d'une décennie, l'on ne ratait pas une occasion pour le flatter une fois retrouvé. Même deux ans après. Il se laissa donc tenter par différents mets, optant pour la variété plutôt que la quantité même s'il se permettait une pointe de gourmandise avec l'un ou l'autre des desserts qui avaient déjà séduit son palais par le passé. Il slaloma même entre les pièges, son nez ne pouvant être trompé plus d'une fois par les préparations composées avec du lait de chamelle : sa langue devenait pâteuse rien qu'en se souvenant de la dernière fois qu'il s'était risqué à en goûter. Rude avait été la réalité pour lui, qui se croyait immunisé à tout en ayant grandit au lait de biche...

Puis finalement, entre deux moments de silence infiniment appréciable, il sentit le regard insistant de Yami se poser sur lui. Un regard, surprit-il, qui ne cherchait pas à le clouer au mur.


« J'ai quelque chose dans les cheveux ? »
demanda-t-il en haussant un sourcil.

Mauvaise question, supposa-t-il, quand la réponse prit la forme du départ de la garde : il les regarda partir presque avec regret. Un presque qui devint une certitude sitôt que Yami ouvrit la bouche. C'était partie... Fini la mascarade, fini les faux-semblants, fini les titres, les responsabilités, et les conséquences. Fini, en fait, la seule raison pour laquelle Natsuki était venu à Suna en sachant qu'Oniri n'y serait pas.


« Oui Yami. Grâce à vous, nous sommes toujours en vie, nous vous devons une reconnaissance éternelle. »
commença-t-il sans conviction après un soupire. « Vous êtes la plus belle, la plus forte, et vous sentez bon. »

S'en suivit quelques secondes de silence au cours desquelles Natsuki observa Yami d'un regard patient, comme s'il attendait une cicatrisation d'une plaie tout en sachant clairement qu'il collait un pansement sur une jambe de bois.


« Pour remettre cela sur le tapis, j'imagine que votre égo est en mal en ce moment, et qu'il a terriblement besoin d'être flatté. Est-ce assez ? Parce que je n'ai jamais été doué pour lécher des gonades de la taille des vôtres. »


Cela restait bon enfant jusque là. Sauf que Yami avait le poignet habile avec son couteau, et qu'elle se délectait de le faire savoir en multipliant les angles d'attaques, privilégiant ceux susceptibles de faire le plus mal. Sur la forme, il avait l'habitude, mais c'était ce fond de gratuité qui l'irrita au plus au point. Ce qu'il refusa de lui accorder.


« Ôtez-moi d'un doute Yami. Vous arrive-t-il de considérer Oniri comme une personne avec des sentiments, plutôt que juste un trophée à m'agiter sous le nez en faisant '' na-na-na-na-nère '' ? Parce qu'assurément, elle en a. Pour son Pays, pour son métier, et pour vous. N'est-ce pas pour cela qu'elle reste auprès de vous d'ailleurs ? Car de nous deux, elle sait que c'est la gamine capricieuse piquant une colère dès qu'elle ne peut pas plier le monde et son entourage à sa guise, qui supportera le moins les quelques heures d'absences quotidiennes de ce qu'elle semble considérer comme son jouet attitré. »


Natsuki s'exprima d'un ton parfaitement calme, sans poison ni sourire, comme s'il se contentait de présenter des faits. Seul son regard se faisait insistant sur Yami, le menton posé sur les pouces de ses mains en triangle parfait devant lui.

Il pourrait expliquer à Yami qu'il était un Hijin et un shinobi de Konoha, qu'Oniri était une Kazejin et une shinobi de Suna, et que de fait, il lui apparaissait naturel que chacun vive proche de son travail. Il pourrait aussi lui dire qu'il avait fait construire une maison pour eux dans un petit village non loin de Konoha où reposait un sceau d'Hirashin. Mais...


« Visiblement ce n'est pas votre cas, mais en ce qui me concerne, j'ai mieux à faire de mon temps que de discuter de cela avec vous. Je dirai même que j'ai mieux à faire que de discuter avec vous tout court. Alors si vous croisez la Daimyo responsable et intelligente avec qui j'ai eu l'occasion de déjeuner tout à l'heure, qu'Elle n'hésite pas à me faire mander si elle a besoin de quoi que ce soit de ma part. Pour le reste, nous n'aurons pas de mal à nous abstenir de nous revoir sans nos coiffes. Sur ce. »


Natsuki se leva de sa place, posa les mains sur la table, et adressa un regard significatif à Yami.


« Bonne matinée. »


Il haussa les sourcils, se fendit d'un sourire, et après une salutation de la tête, il se retira sans plus d'attention que ce méritait son hôte en l'état.

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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera. Ven 6 Avr 2018 - 23:22

Mon irritation grimpa en flèche au moment même où il se permit d'ouvrir la bouche avec du sarcasme. Une rage tangible à travers mon regard et l'aura meurtrière qui s'en dégageait soudainement.
Toutefois, cela ne dura qu'un instant et se termina lorsqu'il évoqua Oniri.
Toute colère dissipée, ce fut un sourire perfide qui se manifesta désormais sur mon visage.

Lui qui croyait tout savoir d'elle et la connaître davantage que moi, se voilait complètement la face.

« Vous avez terminé ? … Cela soulage-t-il votre conscience de m'accabler ? Vous n'avez alors pas besoin de statuer sur votre propre situation qui vous agace autant qu'elle vous effraie, n'est-ce pas ? ... »

Je partis dans un léger rire alors qu'il commençait à tourner les talons.

« … Cessez donc de vous bercer d'illusions. Je la connais bien mieux que vous. »

Mon regard se fit plus pénétrant.

« Son passé. Ses doutes et ses craintes. Ses joies et ses pleurs... J'ai assisté à tout cela. J'ai traversé le Yuukan en sa compagnie dans sa quête pour découvrir ses origines. J'ai œuvré a ses côtés pour la rébellion de Kaze contre l'Empire. J'ai contemplé bons nombres de lever et coucher du soleil en sa compagnie...
J'ai passé bien plus de temps avec elle que vous ne le pourrez jamais et cela pour une raison que vous venez vous même de citer : elle ne délaissera jamais Kaze... »


C'était là le châtiment qu'il devait côtoyer...

« Son absence vous pèse, quoi que vous en dites. Je le lis à travers les paroles que tentez de tourner vainement vers moi. »

Des mots qui ne m'atteignaient plus, ayant déjà eu cette confrontation par le passé. Tout ce qu'il pouvait penser de ma personne ne me touchait guère plus. Il était temps qu'il réalise ce qu'il refusait d'admettre.

« Vous déversez votre frustration et votre rancœur à mon encontre car vous êtes finalement envieux de la place que j'occupe pour elle. Une place que j'occupais avant vous, que je continue d'occuper et que j'occuperais encore...
Notre relation a certes évolué depuis tout ce temps mais le vécu demeure et jamais vous ne pourrez nous en dissocier. Vous devez faire avec et vous contenter du reste. Sa priorité demeurera toujours les siens... sa Nation !»


Ce n'était pas pour moi seule qu'elle était rentrée au Pays : cela était de sa propre volonté a vouloir se rendre utile pour sa patrie.

« Je dois dire que j'en viendrais presque à vous plaindre. Je n'aimerais pas être dans votre situation... »

Glissai-je dans un sourire contrebalançant avec mes propos compatissants.

« Prenez le temps qu'il vous faudra pour votre séjour. Sachez toutefois qu'elle a une autre mission a accomplir sitôt sa traque terminée : inutile donc de l'attendre... »

Il fallait dire qu'elle était drôlement occupée depuis son retour à Suna... Spécifiquement depuis que la venue des Konohajins avaient été établi...

« Bonne matinée à vous aussi, Nara Natsuki... »

Glissai-je dans le même sourire en sirotant une gorgée de mon thé.
Le démon allait-il pouvoir contenir sa fureur... ?


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Message(#) Sujet: Re: Ou le vampire me tuera.

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Ou le vampire me tuera.

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