N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.

Partagez | 
 

 Le temps passe, frérot [Kihran]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Konoha
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 42
Rang : C

Message(#) Sujet: Le temps passe, frérot [Kihran] Sam 24 Mar 2018 - 11:21

Le temps passe, frérot
Hayashi Kihran
Elle avait passé le reste de l’après-midi avec Yell et Asahi, son neveu. C’est un petit garçon dont elle est complètement gaga. Du coup, elle passe beaucoup de temps à jouer avec lui et à comploter avec Yell. Il est vrai que Yell est la première étrangère du clan mais pas pour Rioko. En effet, elles se sont connues depuis toute petite alors lorsqu’elle a su qu’une partie du clan la considérait comme une étrangère, elle a été la première à être outrer pour de tels mots. Rioko aime profondément sa belle-sœur et elle ne permettra pas qu’on lui fasse du mal tout comme elle n’acceptera pas non plus qu’on tente de s’en prendre au petit. Le matin, elle avait eu des entretiens afin d’intégrer une équipe mais cela ne progressait pas beaucoup de ce coté là. Elle n’était pas pressée d’en intégrer une mais avec un poids sur les épaules, elle ne peut pas faire autrement que de se bouger lorsqu’on la pousse. Elle avait par ailleurs parler de ces craintes à Yell. Cela fait des années qu’elle voit Yell comme une sœur et elle a toujours été là pour la guider. Lorsqu’elle a été agressée par les Impériaux, c’est Yell qui lui a donné la motivation de se battre pour ce qu’elle croyait juste. Ce n’est pas le clan mais bel et bien Yell.

Depuis, les deux sœurs n’ont cesser de se rapprocher et elle a rapidement appris à se battre même si elle avait déjà de très bonnes bases. A cette époque, elle a toujours été une pleurnicharde et la perte soudaine de son meilleur ami a déclenché une vague de changement. Maintenant qu’il n’est plus là, elle continue de regretter de ne pas avoir pu le protéger et elle continue encore à se rendre sur sa tombe qu’elle a voulu lui faire en guise de dernier hommage. Et pourtant, il s’en est passé des années. Malgré tout, elle conserve le vide qu’il a creusé à sa mort même si sa mort est loin d’être un accident. Elle continue à prendre ça comme une punition. On dit que le temps sait soigner les blessures les plus profondes mais Rioko subit encore les sanctions du temps et elle continue à s’en vouloir. Bien sûr, ce n’est pas quelque chose qu’elle révèle, même à sa sœur. En fait, depuis l’évènement, elle s’est éloigné de tout le monde.

N’ayant pas le cœur à en parler, elle tente de se montrer elle-même sans chercher à se cacher. Personne ne lui a encore parlé mais elle se doute que des personnes se doutent de certaines choses. Ayant la même crainte que son frère aîné, elle préfère passer beaucoup de temps avec son neveu, persuadée qu’elle n’aurait jamais d’enfant. A son âge, elle n’a même jamais fini dans le lit d’un homme. Chose étonnante non ? Qui voudrait d’une brute comme elle ? Mais elle ne peut pas s’en empêcher. Elle doit encore avoir des pulsions violentes. Jusqu’à maintenant, son frère a souvent été là pour temporiser mais elle a dû se mettre un partie du clan à dos.

La nuit est déjà bien avancée et elle avait aidé Yell à coucher le petit avant d’aller prendre l’air. En réalité, elle attendait son frère. Rioko savait qu’il avait beaucoup de travail depuis qu’il a été nommé régent du village avec deux autres personnes mais il rate toute la jeunesse de son fils et il s’en mordra les doigts un jour. Mais que peut-elle lui dire ? Elle n’a ni mari ni enfant… Et pourtant, elle le voudrait bien… Mais la vie fait tout ce qu’elle veut et elle semble vouloir la punir de quelque chose. La question est quoi… Chassant cette idée saugrenue de sa tête, elle la secoue avant de lever les yeux au ciel.

Silencieuse, elle lâche plusieurs soupirs avant de voir une silhouette. Bien sûr qu’elle l’a reconnaît parmi mille. Si elle n’avait pas eu cette cicatrice et les cheveux longs, elle lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Vu l’heure avancée, elle montre un sourire en coin avant de lui lancer un paquet de cigarette. Elle ne fume pas mais elle sait que son frère si. C’est donc avec un sourire espiègle sur le visage qu’elle lui lance un petit pique sympathique en ce milieu de soirée.

« - C’est à cette heure-ci que tu rentre ? »

Le ton utilisé voulait tout dire. Il s’agit là d’une petite provocation. C’est courant entre les deux mais ils s’aiment malgré tout. Bien sûr, Rioko est proche de son frère même s’ils ont des trajets différents. Il a opté pour l’académie alors que cela n’est absolument pas son domaine. Au contraire, elle était une vraie brute là-dedans, attirant parfois des soucis à son frère. Mais malgré tout, ils en ont fait des coups ensemble les deux là et cela n’est pas prêt de s’arrêter.

« - Beaucoup de boulot ? »

Son ton s’était radouci et il n’y a qu’avec lui, Yell et Asahi qu’elle n’est pas ce ton presque agressif qu’on lui reproche souvent. Elle n’y peut rien si elle n’apprécie pas les membres du clan sauf sa mère, sa grand-mère, son frère, sa belle-sœur et son neveu et sans oublier Ryuu qui a déménagé il y a peu. C’est tout de même un comble pour une Hayashi. Cependant, elle se sait être le vilain petit canard du clan et elle ne s’en porte pas plus mal.


Hiver An 4
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Sandaime Hokage - Chef Hayashi
Messages : 1141
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Le temps passe, frérot [Kihran] Lun 23 Avr 2018 - 10:15



Encore une fois, il n’avait pas vu le temps passer. Plonger dans les montagnes de paperasse et le travail à ne plus en finir, il n’avait pas remarqué que le soleil s’était déjà couché. Un soupir s’échappa de ses lèvres, une main perdue dans sa nuque. Sans doute que son fils était couché et que Yell l’attendait seule…. Il eut un pincement au cœur et finit par enfin ranger ses affaires. Il était temps pour lui de rentrer.

Les ruelles étaient calmes, plus personne ne travaillait encore à cette heure-ci. La plupart des lumières des foyers étaient d’ailleurs déjà éteintes. Il sortit une cigarette, la plaça entre ses lèvres avant de l’allumer grâce à son briquet fétiche. Il expira la fumée en levant son regard sur les étoiles avant de remarquer une silhouette familière.

« Rioko.. »

Sa sœur, sa petite sœur était là. La voir lui faisait chaud au cœur, mais il ne put s’empêcher d’afficher un sourire triste et fautif. Il s’approcha d’elle, sans prendre la peine de lui répondre et passa finalement son bras autour de son cou dans un geste amical.

« Ouais… tu es passé dire bonjour à Yell ? »

Il savait bien que sa sœur adorait venir leur rendre visiter et profiter de son neveux. Et il lui était profondément reconnaissant pour son soutien et l’aide qu’elle lui apportait. La situation serait bien plus difficile sans elle et malgré leur différence invisible à l’œil nu, elle gardait une place bien particulière dans son cœur.

« Comment tu vas ? »

Sa main caressa doucement sa longue chevelure écarlate avant de lui replacer quelques mèches derrière son oreille. Bien sûr, si elle avait pris le temps de l’attendre à cette heure-ci, ce n’était certainement pas pour profiter simplement de son frère… Il s’attendait à un sermon, mais s’inquiétait également pour elle. Après tout, son caractère explosif ne l’avait jamais aidé à s’intégrer facilement.

« Ton équipe ? »










Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 42
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Le temps passe, frérot [Kihran] Mer 25 Avr 2018 - 21:35

Le temps passe, frérot
Hayashi Kihran
Elle aimait la nuit car c’était la période de la journée où elle pouvait être tranquille et qu’elle n’aurait personne sur le dos. En temps normal, le clan cherche toujours à savoir où elle en est et elle ne partage pas les informations avec tout le monde. Elle n’apprécie pas beaucoup de personnes dans le clan et les exceptions se comptent sur les doigts de la main. Elle adresse à peine la parole aux autres membres du clan depuis des années. Elle savait aussi que beaucoup s’inquiétait. S’inquiéter de quoi ? Cela fait longtemps qu’elle n’est plus en sucre. La petite fille pleureuse et fragile avait disparu depuis des années même si elle est encore quelque part au fin fond de la brute qu’elle est devenue. Son frère a rapidement évolué tandis qu’elle n’a prêtée aucune attention à son activité de ninja jusqu’à il y a peu. Dans la pénombre, elle attendait que son aîné rentre. Quelque part, elle s’inquiétait pour lui… Il rentre toujours très tard, il passe peu de temps avec sa famille, à croire qu’il préfère son boulot à sa famille. Cela en est presque flippant en fait. Même pour elle alors qu’elle serait la première à faire pareil alors qu’elle n’est pas dans la même situation que lui.

Il a su trouver la stabilité pour fonder une famille mais aussi la paix et l’assurance d’une famille aimante. Qui dira son fils lorsqu’il sera plus âgé et que son père sera absent ? Ils ont tous les deux connus ça et elle ne voudrait pas voir son neveu construire sa vie sans son frère. Frère qu’elle aime tant et avec qui la vie n’aurait pas le même goût. Elle ne lui avouera peut-être jamais mais elle ne veut pas le perdre. C’est avec lui qu’elle a fait les quatre cent coups, c’est avec lui qu’elle a grandi, c’est avec lui qu’elle voit l’avenir du clan. Il est clair que s’il n’était pas le chef du clan, elle aurait probablement coupé les ponts avec celui-ci. Portant, elle s’accroche à son frère et à sa famille loin des yeux des autres. Elle n’a pas honte mais elle préfère conserver une distance avec les autres. C’est alors qu’elle le voit et elle sourit. Le surveillant du coin de l’œil, il s’approche sans répondre à ses questions. Mais alors qu’elle s’apprêtait à lui dire une autre remarque, il passe un bras autour de son cou et Rioko rit légèrement. Malgré les années, les choses n’ont pas tellement changés dans le fond et c’est très bien comme ça. Du moins, du point de vu de la cadette. Puis il demande si elle est aller voir Yell. Et comment… Elle y a passé toute l’après-midi. Hochant la tête, elle montre un vrai sourire sur le visage et elle pose une main dans le dos de son frangin.

« - J’ai passé l’après-midi avec elle et j’ai joué avec ton fils pour lui permettre de souffler un peu… »

Il faut dire qu’à son âge, il bouge partout et au moins, il ne reste pas sans surveillance. Même si son père ne sera pas là, il aura une mère et une tante qui seront là pour s’occuper de lui. Et peut-être que plus tard, il pourra jouer avec ses cousins ou cousines.Mais pour le moment, la rouquine n’a encore personne dans sa vie et il faudra encore attendre un long moment avant que cela n’arrive. Elle a encore besoin de se retrouver et de se calmer. Mais là, c’est une tout autre histoire qui se profile à l’horizon. Profitant de la présence de son frère, elle est amusée par l’aspect parfois enfantin qu’il lui montre. Et elle ne s’en plaint pas. Jamais… Quoi qu’elle fasse, il restera son grand frère. On les a longtemps considérés comme des jumeaux jusqu’à ce qu’elle porte cette cicatrice qui lui a coûté si cher.

« - Je vais bien et toi ? Tu tiens le coup ? »

Elle garde le sourire sur le visage et elle regarde son frère simplement. Son ton s’était lourdement radouci depuis sa toute première question. Elle sait qu’il n’est pas simple pour lui de se tenir éloigné de sa famille mais elle s’inquiète pour lui comme il s’inquiète pour lui. Qu’on ne vienne pas dire qu’ils ne sont pas jumeaux… Malgré les mois d’écart, ils ont toujours été très proches et elle n’a jamais rien pu faire sans avoir son avis ou ses conseils. Mais ils ont grandis et ils ont maintenant la possibilité de prendre des décisions par eux-mêmes sans se consulter. Ils ont passés l’âge de se taper dans les pattes. Il lui demande pour l’équipe et elle grimace. Cela n’est jamais simple avec et le clan la tarabuste avec ça. Mais malgré les échecs, elle continue. Cela prendra le temps qu’il faut mais elle finira par y arriver.

« - Aucune piste. Mes derniers entretiens se sont révélés nuls... »

Elle soupire en annonçant ça à son frère. Elle baisse même la tête. Elle sait que son frère est le premier à l’encourager et à la soutenir et il en est de même de son côté. Mais parfois, elle regrette de ne pas être à la hauteur de ce qu’on attend d’elle. Toute cette pression sur les épaules… C’est bien quelque chose dont elle se serait bien passée. Et c’est aussi en partie à cause de ça qu’il y a des tensions entre elle et d’autres Hayashi. Elle en vient même à se demander à quoi cela pouvait bien servir une équipe. Se rapprocher des autres ? Pourquoi faire ? Elle a bien assez à gérer avec son statut de gardienne Hayashi et cela lui suffit amplement… Mais cela n’est pas au goût de tout le monde.

« - A croire que c’est compliqué d’intégrer une équipe… »


Hiver An 4
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Sandaime Hokage - Chef Hayashi
Messages : 1141
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Le temps passe, frérot [Kihran] Dim 29 Avr 2018 - 18:30



Personne ne pouvait imaginer à quel point l’Hayashi était rongé par la culpabilité. Ni sa femme ni sa sœur, personne. Ses erreurs du passé le poussaient à vouloir toujours en faire plus. Il devait se racheter en aidant le village, se punir en se privant d’un bonheur tel que ce dernier. Bien sûr, il s’en voulait d’autant plus de faire subir tout cela à ses proches.

« … Je vais bien. J’espère simplement que la situation va se stabiliser rapidement. »

Un doux rêve qu’il ne pensait pas réellement si facilement réalisable. La disparition d’Ayumi l’affectait également grandement. Il n’était pas une simple supérieure à ses yeux. Leur relation était bien plus profonde et complexe que cela, grâce à un proche commun que Kihran essayait d’oublier. Ce n’était pas une Hokage qui perdait, mais une sœur et un support.

Il se reconcentra toutefois sur sa véritable sœur de sang qui était toujours à ses côtés. Son incapacité à s’intégrer l’avait toujours inquiété. Il espérait un jour la voir bien entourée et épanouie comme elle méritait. Il sourit.

« Tu trouveras et je suis même certain qu’un jour tu auras ta propre équipe. »

Il sourit amusé en l’imaginant diriger une équipe. Lui la savait capable d’en arriver là, mais il savait également qu’elle ne partagerait pas de suite son avis. Cela viendrait, avec le temps. Après tout, il y a de cela dix ans, personne n’aurait imaginé Kihran directeur d’une école de shinobis alors bon… on était plus à cela près.

« Il faut juste te laisser le temps d’éclore… Ne te mets pas trop la pression et reste naturelle. »

Des conseils qu’il donnait sur un ton doux, chaleureux et remplit de bonnes intentions. Il avait l’impression qu’elle se prenait parfois trop la tête. Il vint d’ailleurs appuyer son index sur sa joue.

« Bon, évite de t’attirer trop d’ennuis quand même. »











Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 42
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Le temps passe, frérot [Kihran] Lun 30 Avr 2018 - 23:21

Le temps passe, frérot
Hayashi Kihran

Il lui arrivait parfois de regretter la pleurnicheuse et trouillarde qu’elle fut autrefois. Notamment en cet instant où son frère tentait de la rassurer sur le fait qu’elle finira par trouver une équipe. Plus le temps passe et plus cela lui pèse. Elle ne veut pas décevoir son aîné qui est aussi son chef de clan. Pourtant, chaque jour qui passe, elle a cette impression qu’elle le déçoit. Du moins, c’est que ne cesse de lui répéter les cinq sages qui conseillent son aîné. Elle aimerait bien leur mettre des baffes dans la figures aussi afin de les faire redescendre sur Terre mais elle sait que cela risque forcement de mal se finir si elle en arrive là. Et Kihran ne pourra peut-être rien faire. Le clan à des règles et elle n’est pas en droit de les enfreindre même si elle est la sœur du chef de clan. Pour les autres, c’est même le parfait contraire. c’est justement parce qu’elle est la sœur du chef actuel qu’elle doit montrer l’exemple. Trop peu pour elle et c’est ce genre de chose dont elle se passerait bien. Pourtant, elle ne se laisse pas démonter par des personnes qu’elle estime être mal placée pour ce genre de chose. Venant de sa mère, sa grand-mère, Yell ou Kihran, elle ne bronche pas mais venant des autres, elle a tendance à les envoyer bouler. Elle ne les apprécie pas et il semblerait que cela soit réciproque.

Elle arque un sourcil lorsqu’il parle de stabilité. Elle en glousse même devant lui et sans gène. Elle est bien placée pour savoir ce dont elle parle et elle lève les yeux au ciel avec un air dépité. Il ne changera peut-être plus jamais mais depuis pas mal d’années, il semble avoir cette lubie pour le travail… A croire que c’est ça qui va le tuer à force de rester enfermé dans son bureau de Directeur à l’académie. Elle lâche un soupire avant de le regarder amusée mais aussi dépitée qu’avant. Il ne cessera peut-être jamais de l’étonner dans son évolution. Il a pris le temps de grandir même si c’est trop vite alors qu’elle a passé le temps à s’enfoncer sur elle-même sans même rien voir de son coté. Elle aimerait réellement que les choses soient différentes la concernant mais la vie n’a pas été tendre et même si elle avait la sécurité du clan, cela n’a rien empêché. Absolument rien… Pourtant, elle est encore debout à discuter avec son aîné alors que la nuit est déjà bien avancée. Elle prend alors une inspiration avant de dire à son frère qu’elle regarde dans les yeux.

« - Cela ne tient qu’à toi… Si tu te laisse submerger, cela n’est pas prêt de se stabiliser… Regarde notre père… Il était pareil là-dessus… »

Elle pense à lui car finalement, c’est le premier exemple qui lui ai passé sur la tête. Elle n’a pas beaucoup vu son père durant sa jeunesse et le peu qu’elle l’a vu, c’était sur le champ de bataille ou après la guerre où il a été blessé. Ce n’est que pendant ses périodes où elle a réellement vu son père. Elle a grandit en son absence et même si elle lui en a voulu durant un long moment, elle a fini par comprendre pourquoi et elle a accepté. Pourtant, elle aurait aimé avoir son père à ses côtés pendant les moments les plus dures de sa vie comme après cette fameuse agression. Pourtant, ce fut son frère et Yell qui furent présents pour elle… Voilà pourquoi elle est attachée à son frère… Il a longtemps été la présence paternelle de la demeure vu que son père était absent à aider le fondateur de Konoha ou a aller lutter contre l’Empire…

Tout ça remonte à il y a un moment et elle réprime ses larmes. Elle pense encore souvent à lui et même si elle l’aimait, elle a mis un long moment avant de lui pardonner réellement. Et il est mort peu de temps après. Se secouant la tête, elle reporte son regard sur son frère et elle le vit inquiet. Elle le savait inquiet mais elle tentait de le rassurer en disant que tout allait bien alors que ce n’était pas forcement vrai. C’est alors qu’il lui dit qu’elle aura un jour sa propre équipe. Ça, c’est pas pour demain la veille. Vu le mal qu’elle a à s’intégrer, ce serait un poids pour elle que de lui demander de gérer une équipe. Et surtout avec la mentalité qu’elle a… Non, ce serait du suicide collective quand même. Elle ne tient pas à être responsable de la mort de ses élèves. Pour le moment, c’est hors de question.

« - Moi, senseï ? Tu te fous de moi, j’espère ! C’est pas demain la veille… Tu me vois enseigner aux mouflets alors que je risque d’être brutale avec eux ? Quels parents me confierait l’éducation shinobi de leurs enfants ? »

Elle était tout de même amusée et elle regarde son frère tendrement. Il en avait de drôles d’idées parfois. Pour le moment, elle ne se voit absolument pas à la tête d’une équipe et elle ne sent même pas prête à enseigner. Elle a encore des années devant elle avant de devenir Chunin. Parce qu’avant d’en arriver là, elle doit encore changé de comportement. c’est ce qui revient souvent en ligne de compte. Elle le sait mais elle ne cherche pas trop à changer là-dessus. Ou peut-être qu’elle n’y arrive purement pas. Elle penche alors la tête sur le coté pour profiter de la présence de son aîné qu’elle ne voit plus tellement. Elle l’aime beaucoup et elle estime qu’il fait partie de sa famille très proche mais elle doit le partager avec Yell, la mère de son neveu. Par la suite, il se monte rassurant en disant qu’il lui faut du temps pour éclore, qu’elle ne doit pas se mettre la pression et de rester elle-même. Elle aimerait tant…Mais c’est impossible.

« - Va dire ça à tes crétins de conseillers… »

En fait, elle ne s’entend qu’avec un seul d’entre eux : Majira. Dommage qu’elle soit cheffe de la branche agriculture du clan. Et encore, c’est vite dit car finalement, elles ne se connaissent pas tant que ça. Et pourtant, ils l’ont tous vu grandir et devenir ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Et plus le temps passe et plus elle ne les supporte plus. c’est peut-être réciproque. Il faut aussi dire qu’elle a aussi du mal avec l’autorité. Elle est tirée de ses conclusions par son frangin qui appuie son index sur la joue de sa sœur. Elle a bien entendu ce qu’il a dit et elle glousse avant de regarder son frère avec un air angélique.

« - Moi ? Jamais ... »

Bien sûr, il s’agit d’une blague et elle se met à rire par la suite. Elle voit très bien de quoi il parle et elle hoche la tête. Elle ne peut rien lui promettre. Pourtant, elle va devoir apprendre à se canaliser et le plus tôt sera le mieux. Seulement, quand on est face à une aussi grosse tête de mule, même la tâche la plus simple peut devenir compliqué.


Hiver An 4
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Sandaime Hokage - Chef Hayashi
Messages : 1141
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Le temps passe, frérot [Kihran] Lun 21 Mai 2018 - 10:12



Passer ainsi du temps avec sa sœur cadette lui faisait drôlement du bien. La guerre les avait poussés à prendre leur propre chemin, vivre leur propre douleur et s’éloigner avant de finalement se rejoindre à nouveau. Oui, ils s’étaient à nouveau rapprochés par la suite, mais rien n’était pareil. Le clan solitaire avait perdu son noyau et rejoint le village, leur père était décédé, les deux avaient grandi dans l’horreur des batailles…. Les cicatrices étaient encore bien présentes et de loin pas toute refermées. Ainsi, lorsqu’elle lui parla de leur père, son cœur se serra. Rioko était celle qui avait le plus souffert de son absence, il le savait… et il était vrai qu’il ne voulait pas que son fils vive la même peine.

« Je n’aurai jamais pensé devenir père… c’est…formidable, mais également difficile. »

Avoua-t-il finalement dans un murmure. Il ne regrettait pas, absolument pas. Son fils comptait énormément pour lui, tout comme sa femme. C’est grâce à eux et le soutien de sa famille qu’il arrivait encore à tenir debout, se lever le matin dans l’espoir d’offrir un monde meilleur à son fils. Chaque jour, il s’émerveillait devant lui et son évolution. Mais chaque jour, il prenait peur. Peur de le décevoir, de ne pas être à la hauteur… qu’ils les rendent malheureux. Peut-être devrait-il songé à prendre quelques jours de congé…. Passer du temps avec eux loin de ses devoirs…. Oui, sans doute.


« Tu fais une tata merveilleuse. Asahi t’adore. Je sais que tu veilleras sur lui et je suis sûre que tu seras une bonne senseï, quand tu seras prête. »

Il glisse doucement avec un sourire afin de la rassurée et de l’encourager. Si elle ne voyait pas quel parent lui confierait son enfant, elle en avait juste un face à elle. Bien sûr, c’était plus facile étant donné qu’ils étaient de la même famille mais… il était sincère.












Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 42
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Le temps passe, frérot [Kihran] Sam 26 Mai 2018 - 14:35

Le temps passe, frérot
Hayashi Kihran

Ou que oui, cela lui fait du bien mais elle n’a rien oubliée. Il est tout aussi vrai que cela ne sera jamais comme avant. La guerre marque toujours les esprits et laisse une trace indélébile sur les âmes les laissant ainsi vivre avec un poids qui est le leur. Elle se rappelle de toutes les victimes qu’elle a dû faire lors de la chute de l’Empire. Elle était là, debout, armes en mains pour frapper et tuer tous ceux qui se trouvaient en travers de son chemin. Chemin qu’elle s’est elle-même tracée depuis qu’elle avait pris la décision de suivre son frère. Mais elle était jeune et elle ignorait encore les marques qu’elle porte encore aujourd’hui. Oui, elle a grandi dans la guerre mais est-ce que cela fait d’elle une étrangère ? Allez savoir car finalement, c’est un peu une étrangère dans son propre clan et c’est pour ça qu’elle ne prête pas attention aux autres membres du clan. Elle a dû apprendre à grandir en l’absence de son frère mais aussi de son père. Mais contrairement à son père, elle n’a jamais pu en vouloir à son frère. Elle reste neutre lorsqu’il parle du fait de devenir père. Il est vrai qu’elle est mal placée pour parler de ça mais elle semble avoir plus de jugeote que son frère. Elle est loin d’être aveugle mais elle sait que Yell souffre de l’absence de son mari et du père de son fils...

« -  Il faut bien que des générations prennent la relève et cela ne vient pas d’une opération du Saint Esprit… Si le Grand Arbre t’a accordé l’honneur de devenir père, c’est qu’il y a une raison. »

L’esprit du Grand Arbre… Voilà ce qui formait la religion du clan dont elle est membre depuis toujours. Elle avait communié une fois avec celui-ci et elle a dû apprendre à le calmer pour que nos pairs puissent le sauver. Depuis ce geste probablement désespérant, sa connexion avec le Grand Arbre se renforce avec les années et ce n’est peut-être pas par hasard si elle fait un pèlerinage annuel auprès de celui qui est la base de toute la religion des Hayashi. Si elle a honte ? Non, absolument pas et elle ne regrette pas son geste du passé. Pour être honnête, elle se sentait plus proche du Grand Arbre que de son propre clan. Bien sûr, elle connaît aussi les traditions du clan et elle sait que son neveu va bientôt devoir partir en pèlerinage auprès de lui et elle espère qu’il va lui accorder sa bénédiction. Elle porte une main à l’épaule gauche de son frère pour le rassurer.

« - Tu en es capable, Kihran. Dés que notre père est mort, tu as su t’occuper de moi alors pourquoi ne serait-tu pas capable de t’occuper de la chaire de ta chaire ? Je t’en conjure, ne les fait pas souffrir comme l’a fait notre père avec nous ! Asahi a besoin d’un parent, d’un père, pas d’une ombre volatile...  Il finira par te haïr ,comme cela m’est arrivé avec notre père, avant de comprendre pourquoi, est-ce vraiment cela que tu veux ? »

Et elle était bien placée pour le savoir. Lorsqu’elle joue avec lui, il lui demande de lui demander où est son papa. Comment et surtout quoi lui répondre ? Elle ne savait jamais quoi répondre hormis qu’il a beaucoup de travail. A vrai dire, voir son neveu et sa belle-sœur ainsi lui fait mal au cœur et c’est aussi pour ça qu’elle fait la nounou à la place de son père mais elle ne pourra jamais le remplacer. Elle n’est pas Kihran et elle ne peut pas apporter quelque chose qu’elle n’est pas en mesure de fournir. Bien sûr qu’elle aime son neveu mais elle n’a pas le même amour que son père ou sa mère. Quoiqu’elle fasse ou qu’elle dise, le père d’Asahi restera Kihran et Yell restera la mère de ce bonhomme. Elle montre un sourire lorsque son frère l’encourage en touchant à son neveu. Il est vrai qu’elle est à l’aise avec Asahi mais il est normal qu’elle s’attache à lui. Elle est sa tante malgré tout.

« - Asahi est mon neveu et je ne laisserais personne lui faire du mal, même pas son père. Et ce n’est pas en t’enfermant dans ton travail que tu le verras grandir et évoluer… Dans quelques temps, tu sais comme moi qu’il va devoir créer son lien, tu comptes rester éloigner d’un rituel aussi important que celui-là comme l’a fait notre père ?  Saches une chose, si tu ne comptes pas l’accompagner alors je le ferais moi mais tu auras tout intérêt à te préparer à recevoir une mandale que tu te souviendras toute ta vie… »

Cela avait au moins le mérite d’être clair. Elle ne porte pas le reste du clan dans son cœur mais elle savait ce qu’elle faisait. Elle devait faire comprendre à son frère qu’il a une raison de rentrer chez lui tous les soirs sans craindre l’avenir. Son fils arrive dans une période où il a besoin de sa présence, de ses bras mais aussi de son ouverture d’esprit. Rioko était passé par là et l’absence de son père lui avait fait beaucoup de mal et elle en avait fini par détester son père. Elle ne tient pas vraiment à revoir le schéma se reproduire.

« - Plus que jamais, ton fils et ta femme ont besoin de toi. Car même si Yell ne le montre pas et qu’elle a conscience de tes responsabilités, elle en souffre plus que tu ne le pense… Je ne pourrais jamais te remplacer à leur yeux et cela est normal… Ce n’est pas moi qui devrait jouer avec Asahi ou discuter avec Yell… C’est toi qui devrait être à ma place, Kihran…  »

Et comment elle en est arrivée à cette conclusion ? Elle passe beaucoup de temps à la demeure de son frère et elle discute beaucoup avec Yell lorsque Asahi est couché. Il est vrai qu’elle s’occupe de lui mais ce n’est pas son rôle. Pourtant, elle n’a jamais rechigné de s’occuper de lui. Elle adore son neveu mais elle a peur qu’il finisse par penser que son père l’ignore et le déteste. Cela lui ferait beaucoup trop mal au cœur de le voir dire ça un jour à propos de son frère alors qu’elle sait qu’il aime Asahi plus que tout.


Hiver An 4
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Informations

Message(#) Sujet: Re: Le temps passe, frérot [Kihran]

Revenir en haut Aller en bas
 

Le temps passe, frérot [Kihran]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Passé & Lettres :: Flashbacks-