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 L'Ombre d'un doute...

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Suna
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Message(#) Sujet: L'Ombre d'un doute... Mar 27 Mar 2018 - 22:51


La discussion que je venais d'avoir m'avait fortement surprise...
Qui l'aurait cru ? … Cet homme était de ceux prônant et chérissant la vie de tout être en ce monde. Un homme bienveillant, s'épanouissant dans la médecine mais ne lésinant pas sur ses entraînements shinobis ; justifiant sa puissance actuelle. Il possédait des pupilles capables de réchauffer les cœurs mais aussi de les faire fondre, et cela littéralement, bien loin de toute niaiserie.
Un pouvoir que l'on savait a double tranchant, dévastateur, tout autant que son esprit visiblement...

Quelle voie arpentait-il ? Quelle perspective entrevoyait-il pour arpenter ce dédale sinueux et ô combien sanglant ? Ce n'était pas là où j'aurais imaginé le voir...
Je devais bien l'avouer, je le connaissais certainement moins que je ne l'aurais cru, n'ayant même jamais imaginé ce choix de sa part.
Qu'a cela ne tienne. Bien que simple curiosité, ses motivations ne me regardaient pas outre mesure – sauf si elles pouvaient me nuire ou nuire à Kaze d'une quelconque façon, ce que je ne concevais pas vraiment venant de sa part : peut-être me trompais-je encore une fois là aussi ? - .
Quoiqu'il en soit, il allait désormais honorer son serment avec ma première requête...

Me tenant dans l'un des jardins suspendus en compagnie d'une ombre dans sa tenue d'ébène dont seul le regard écarlate demeurait visible, j'attendais mon invité du jour.
Le soleil sur le déclin, la pleine activité du désert débuta, me laissant apercevoir un fourmillement notable dans les rues de la capitale depuis les hauteurs du palais.
Assise sur une banquette immaculée et protégée des derniers rayons incandescents par une toile triangulaire d'ivoire, j'observai l'ombre devant moi, un genou a terre et la tête basse, ayant proféré son rapport : dès lors, Kioshi avait été fait appeler sur le champ.

Lorsqu'il arriva enfin, l'ombre ne bougea pas d'un pouce de sa position tandis que je l'invitai d'un geste de la main a s'asseoir où il le désirait, désignant tout de même davantage les coussins au sol que les banquettes le connaissant.
Sans autre forme de politesse, j'amorçai le vif du sujet :

« Félicitations pour ton intégration au sein de la Confrérie, Kioshi... »

Le concerné l'apprenait à l'instant.

« Ta décision m'a fortement surprise. Un homme œuvrant et baignant dans la Lumière de toute son âme qui fait le choix de côtoyer les ombres... »

Mon regard écarlate se montra soudainement plus inquisiteur, cherchant à déceler en lui la moindre information pour aiguiller mon jugement :

« A cela je n'ai qu'une seule question. Pourquoi ? …  »




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Suna
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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Mer 28 Mar 2018 - 9:55

    « Merci, Seigneure Ketsueki. »

    Dis-je en m’inclinant légèrement comme le voulait la coutume. Leur coutume. J’étais donc parvenu à réussir leur fameux test malgré les nombreuses critiques que l’on m’avait faites ? Cette ombre d’ébène, était-ce celle-là qui m’avait donné les ordres à Akenata, ou bien était-ce une autre ? Mais une question me brûla alors les lèvres :

    « Sais-tu ce qui est advenu de l’enfant ? A-t-il pu rejoindre une structure appropriée ? »

    Mangeait-il à sa faim ? Parvenait-il à dormir la nuit ? Je craignais que ces questions-là ne me desservent. Je ne voulais pas avoir rendu un garçon orphelin en vain. La première étape était un succès : me voilà membre de la Confrérie. A présent, peut-être aurais-je une meilleure visibilité ? Peut-être apprendrais-je qui la dirige ? S’il partageait mes dessins, tant mieux. Sinon, il me faudra devenir calife à la place du calife.

    « Yami… T’inquièterais-tu pour moi ? »

    Une manière de gagner du temps à sa question. Je m’asseyais sur les coussins qui se trouvaient au sol, me demandant s’ils étaient toujours là ou si elle les avait disposés ainsi exprès pour moi, confirmant ainsi ce qu’elle ne cessait de se cacher à elle-même : elle était attentionnée.

    Cependant, pouvais-je répondre sincèrement à sa question ? D’autant plus en présence de cette ombre ébène qui ne nous quittait pas ? Yami souhaitait-elle vraiment s’entretenir avec moi en sa présence ?

    « Tu n’apprécieras sans doute pas la réponse. Es-tu certaine de vouloir l’entendre ? »

    Elle froncera les sourcils, rira ou ne cillera même pas. Mais dans tous les cas, elle rejettera probablement mes dires ou me pensera être un idiot.

    « Tu disais que jamais je ne te comprendrais. Alors j’ai décidé d’agir ainsi pour me rapprocher d’une femme baignant dans les ombres de toute son âme mais dont le cœur ignoré réclame de côtoyer un peu de Lumière. »

    Peut-être même s’énervera-t-elle en plus d’être exaspérée ? Probablement ne croira-t-elle pas en cette réponse : et elle aurait partiellement raison. Car il ne s’agissait pas là de mon moteur principal.

    « Puis-je parler librement ? »

    Qu’elle ne vienne pas à me reprocher mes prochaines paroles.

    « J’ai intégré la Confrérie notamment pour avoir une vue d’ensemble plus globale sur le village, sur ses décisions et ses actions. Mon clan et ma famille s’y trouvent, alors je veux avoir toutes les cartes en main pour connaître la direction que nous prenons. La direction que tu prends… Tu me diras que ça n’est pas mon rôle, mais je le dois pour protéger au mieux mon frère et ma mère. Et aussi, en tant que ton ancien mentor, je me sens ayant des devoirs à ton égard… »

    Qu’elle ne s’égare pas sur son chemin.

    « Donc il me faut connaître tout ce qui se passe, mais aussi en coulisse. Les secrets de la Confrérie. Pour mieux te comprendre, mais aussi pour savoir si d’autres dangers nous guettent. Toi ou les miens. »

    Et utiliser par la même occasion ce réseau d’informations pour retrouver, voire récupérer les Anciens Trésors. Mais on n’en était pas encore là.

    « A ce propos, je te conseille d’agir prochainement. Je te rappelle que les Yamada ne t’apprécient guère. Ils reprochent toujours les archives de sang à ton clan qui n’a d’ailleurs subi aucune sanction pour cela. La seule conséquence fut d’utiliser sa suppression pour te permettre d’obtenir le pouvoir, ce qui joue également en ta défaveur.
    Et à présent, l’attaque de Suna fait douter davantage ceux qui te toléraient. Ils te pensaient puissante et se sentaient en sécurité sous ton aile : seule raison pour laquelle ils ne rejoignaient pas les rangs des Yamada contestataires. Mais tu as été attaquée au sein même de ton palais. Et bien que nous avons tous été guéri de ce poison, nos assaillants sont toujours en liberté.
    D’ailleurs, pendant la recherche de cet antidote, tu es demeurée en arrière. Ce n’est pas moi qui te le reproche, mais l’idéologie Yamada fait que le chef doit être avec ses troupes pour les guider et les motiver en première ligne. Certains te le reprocheront donc, comme il en est qui ne comprennent pas pourquoi tu m’as envoyé au loin plutôt que de me garder comme protecteur. Tu avais été inconsciente : j’aurais pu te soigner et te protéger, mais d’autres s’en sont chargés à ma place, ce qui fut interprété par un manque de confiance envers les Yamada dans leur ensemble, car tu ne pouvais laisser ta vie entre les mains du Yamada dont tu étais le plus proche.
    Je ne serais pas surpris d’apprendre que certains membres de mon clan fassent parti de nos ravisseurs, ou qu’ils félicitent leurs actions le cas échéant.
    Avoir intégré mon frère à ta garde d’élite est un premier et bon pas dans le sens de la cohabitation. Mais je ne pense pas que ce soit suffisant, hélas. Il leur faut une bonne raison pour les empêcher de s’en prendre à toi. D’abord parce que ça mettrait à mal notre stabilité politique et nous rendrait vulnérable à d’autres attaques, mettant en danger ma famille. Mais surtout parce que je ne veux pas avoir à choisir entre toi et les miens…
    Si je puis te faire une suggestion ? Cela me coûte de te dire ça, mais marie toi avec un Yamada. Avec un suffisamment respecté des siens pour qu’ils n’oseront pas se soulever contre lui. Un qui t’apprécie ou au moins qui te tolère. Bien évidemment : je ne te parle pas de moi. Je ne pense pas être suffisamment bien placé au sein de mon clan pour que mon nom seul suffise à les garder calme. Mais Yamada Kasai, notre chef de clan, pourrait probablement faire l’affaire ? »


    Ca me peinait de parler d’un mariage arrangé, mais c’était dans les intérêts de Yami et de ma famille. La voie la plus sûre pour tout le monde. Et je connaissais suffisamment Kasai pour savoir que même sans sentiment, il sera à la hauteur de la chaleur des Yamada. Peut-être saura-t-il apporter un peu de lumière à Yami là où j’avais échoué, plusieurs années plus tôt ?
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Lun 2 Avr 2018 - 21:51

« L'enfant est dans un orphelinat de Suna. Il était nécessaire qu'il n'évolue plus à Aketana après les événements : un médecin assure son suivi pour s'assurer de son bon développement. Tu comprendras aisément pourquoi je ne t'ai pas recommandé pour t'en charger. »

Parce que l'enfant avait besoin de quelqu'un en qui il pouvait faire confiance pour se reconstruire. Et si je ne doutais pas de la capacité de Kioshi de raviver son cœur, je préférais éviter qu'il se sente trahi, un jour ou l'autre, en apprenant que son médecin aux allures de père de substitution était celui ayant assassiné sa mère.

Mais tout cela ne me disait pas pourquoi il avait fait le choix d'arpenter les ombres malgré sa volonté de porter assistance a toute vie.
Je ne relevais pas son tutoiement, connaissant l'origine de ce dialecte et de sa signification pour les siens, contrairement à l'Ombre à mes côtés qui m'avaient précisé cette forme de langage dans son rapport.

J'étais d'autant plus surprise d'entendre que je n'apprécierais pas les motivations de sa décision... Que complotait-il ? Mes sourcils s'arquèrent sur cette déclaration, craignant devant faire une croix de plus sur le semblant de confiance que je pouvais lui accorder sans pour autant en être affectée. De part ma position au sommet de la pyramide, j'avais pleinement conscience de la nature à double tranchant de la confiance. même
Il en fallait puisqu'il était impossible et impensable de diriger un Pays seul : bons nombres de fonctionnaires s'affairaient en ce moment dans les divers départements du Palais pour passer en revue différentes affaires que je voyais défiler sur mon bureau une fois analysées, ne me demandant plus qu'une relecture de l’emmagasinage d'informations fait en amont afin de le valider ou le réfuter. Hormis, bien évidemment, s'il s'agissait de demandes particulières et impactant, devant être traitées par mes soins.
Cependant, avoir une foi aveugle en quiconque n'était qu'un véritable poison. Une bombe a retardement. Un coup de poignard savamment planté au moment où l'on s'y attendait le moins.

Il s'avéra toutefois que mes doutes soient pour le moment exacerbés... Les paroles de Kioshi me consternant à m'en faire lever le regard au ciel.
Le voilà qu'il remettait ça. Se voyant comme le messie devant inonder mon cœur de « lumière » et autre stupidités du même acabit. Me massant l'arrête du nez par l'agacement, je le laissai poursuivre, contenant mes nerfs irrités par ses idioties.
Venait-il réellement de bafouer l'honneur de la Confrérie, sitôt y était-il entré, avec une telle conviction ? … Je n'étais malheureusement pas au bout de mes peines.
En effet, si la mention d'assurer la protection de sa famille en gardant une vue d'ensemble sur certains agissements du Pays était louable et recevable la suite fit atteindre des sommets à ma patience incapable de suivre la cadence.

Impopularité... Faiblesse... Impuissance... Idée de conspiration de la part des siens... Proposition saugrenue de mariage... A mesure qu'il parlait mes poings se serrèrent jusqu'au blanchissement de mes jointures. La Confrérie des Ombres étant les premiers sous les projecteurs, à tord, je sentis également la silhouette a mes côtés tressaillirent sous les mots du Yamada.

« Tu penses que certains des tiens félicitent l'action de nos attaquants ? … As-tu perdu l'esprit ?! Que fais-tu de toutes ces vies prises durant l’assaut ?! De ces monticules de corps gisant entre les rues ? De ces civils contrôlés comme des pantins pour assouvir les desseins de dégénérés contre leur gré ?! De toute la paralysie de la capitale et de ses répercussions pour tous ?!
Tu oses me dire que les tiens, se revendiquant comme les porteurs de la Lumière, félicitent de tels actes ?! »


Même les miens ne s'y risqueraient pas. Pas envers Kaze.

Mon ton était glacial, incisif.

« Nos assaillants courent toujours, il est vrai. Mais ceux qui le contestent ont-ils été voir de leur propre yeux les actions du Ryodan en effervescence, jour et nuit, enquêtant et remontant les pistes ?! Savent-ils que la Confrérie des Ombres, elle même, sillonnent le pays pour retrouver les fuyards ? Sont-ils conscients que la plupart de nos attaquants font partis des nôtres et que leurs proches sont aussi suspects ?! Que font-ils eux ?!
Que recommandes-tu donc, Kioshi ?! L'extermination pure et simple sans discerner les coupables des innocents ?! Clamer à tous de se méfier de leurs familles et de leurs voisins pour susciter la panique et la méfiance dans une société pour l'heure déjà maladive ?! »


Il n'avait pas conscience des réalités. De la réalité du terrain et des enjeux pour le Pays tout entier et sa population.

« Qu'aurais-je fait sur le terrain ainsi impuissante, hormis mobiliser des troupes pour assurer ma protection ? Troupes bien plus utiles ailleurs pour agir efficacement contre le problème ! Je n'avais guère besoin de mobiliser un shinobi puissant, doué en médecine, auprès de moi alors que les autres se dispersaient à travers le monde en quête de réponses et de solutions ! »

Si je l'avais fait, d'autres me l'aurait reproché, mais cela ne m'avait de toute façon jamais effleuré l'esprit.

« Penses-tu seulement que les Yamada soient les seuls a porter ce jugement ?! Que devrais-je faire alors ? Me marier à l'ensemble des membres constituant le Conseil Clanique ?! Laisse moi rire ! »

Ironisai-je dans un sourire à la fois amusé et amer.

« Cette pensée est absurde ! Tu n'es qu'un ignorant, prônant une morale niaise et infondée ! La Confrérie ne te fera peut-être pas de mal en fin de compte. Tu apprendras à ton tour a être une ombre et a agir comme telle, conservant tes convictions malgré les regards médisants des personnes que tu t'évertues pourtant à défendre et a voir s'élever. »

Et c'était ainsi que j’agissais moi même en cet instant, gardant mon objectif premier inchangé malgré ce déferlement effronté.

« Nous avons perdu bien assez de temps pour ses imbécillités, passons à la raison de ta venue. »

Qu'il subisse mon châtiment s'il osait revenir dessus...

Mon regard convergea vers la silhouette qui se mit en mouvement au même instant, approchant du Yamada tandis que je lui énonçai le déroulement des opérations.

« Comme tu le sais, faisant désormais parti de la Confrérie tu es tenu au secret. Au secret de ton appartenance à l'unité mais aussi de celles de tes confrères ou de vos pseudonymes – il te faudra d'ailleurs en choisir un - . Bien évidemment, toute information concernant la Confrérie ne peut être divulguée, sans quoi tu en subirais les conséquences. »

Peut-être que Tetsui lui avait raconté la façon dont cette assaillante repentie avait perdu la vie en divulguant des informations pour protéger la sienne...

« Un sceau va être apposé sur ton palais pour garantir ton mutisme. »

Une marque qu'il ne pourrait pas ôter en se coupant le membre comme si elle se trouvait sur l'épaule et qui demeurerait invisible aux yeux des autres.

La silhouette invita le Yamada a se lever , a redresser la tête et a ouvrir la bouche pour procéder à l'opération.

« J'ai d'ores et déjà une mission à te confier... »



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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Lun 2 Avr 2018 - 23:56

    Je m’attendais à ça. Je savais qu’elle réagirait de cette façon. Yami avait beau maîtriser le sang, le sien demeurait toujours chaud dans ses propos lorsqu’elle était contrariée. Elle était déjà ainsi lorsque je lui enseignais la médecine et que nous n’étions pas d’accord sur un point : notamment sur l’utilisation du poison, une dérive de l’art médical. A une différence près cependant : elle se contrôlait peut-être un peu plus. Probablement se sentait-elle plus libre à cause de son titre qui la rendait supérieur à moi ? Ou était-ce parce que nous avions un public en la présence d’une ombre anonyme et qu’elle voulait sauver les apparences ? Agissait-elle ainsi avec tous les Sunajins, ou n’était-ce qu’avec moi ? Je me le demandais…

    « Là où il y a de la Lumière, il y a de l’Ombre. Et il est tellement plus simple de haïr que d’aimer, de punir que de pardonner. Les Yamada se revendiquent comme les porteurs de la Lumière, oui. Mais ils sont beaucoup à avoir perdu leur voie et leur foi. Ils sont aveuglés par la rancœur. »

    Certes, ces assauts ont pris beaucoup de vies. Des monticules de corps gisant entre les rues, des civils contrôlés à leur issus pour servir les dessins de dégénérés… N’était-ce pas là ce qui était arrivé aux Yamada lorsque les Ketsueki prirent notre sang ? Obéir en combattant les Ketsueki et nos compagnons Akuzu au péril de nos vies, ou désobéir et mourir. Ma famille a fui, et mon père en est mort. Mais je connais aussi les histoires de ceux qui sont restés. Des pantins manipulés par les Ketsueki qui partirent batailler en portant leurs couleurs. Et lorsqu’un ami tombait, ils ne pouvaient s’arrêter vérifier son pouls. Ils ne pouvaient les pleurer ou les enterrer. Ils devaient rester debout et poursuivre le combat, sinon c’était leur corps qui le ferait à leur place, avec la douleur du sang tambourinant jusque dans la tête. Donc oui, pour certains Yamada, il s’agissait là d’un juste retour des choses. Œil pour œil, dent pour dent.

    « Yami… Je t’ai toujours dit le fond de ma pensée. Je t’ai toujours dit la vérité. Nous pouvons ne pas être d’accord, mais je ne te cachais ni mes sentiments ni mon opinion.
    Si tu préfères être entourée de soldats hypocrites qui ne servent qu’à satisfaire tes moindres désirs et qui évitent à tout prix les sujets qui fâchent, dis le moi et je me tairais. Mais je pensais que le rôle d’un mentor ou d’un ami était de rester sincère en toute circonstance. »


    Ma voix était calme et ne lui reprochait rien. Je n’étais pas là pour l’énerver ni pour la blesser. Je ne remettais ni ses méthodes ni son autorité en doute. Jamais je n’avais contredis ses ordres devant d’autres spectateurs. Jamais je n’avais mis à mal son titre. Si je m’étais exprimé à ce sujet, c’était uniquement parce que je m’inquiétais pour elle. Mais cela, peut-être l’avait-elle oublié ?

    Jusque-là, elle avait bien agi. Mais les résultats n’étaient pas encore présents : les coupables couraient toujours. Et les efforts pour les trouver ne sont pas forcément visibles. Tous ce que les gens savent : c’est que ça n’a pas encore abouti. Par conséquent, la première conclusion sur laquelle tombe les rancuniers est que les moyens mis en œuvre sont insuffisants. Pour autant, je n’ai rien dit à ce sujet. Je me doute également que les Yamada ne sont pas les seuls à porter ce jugement. Mais lorsqu’on a affaire à une meute de loups affamés, le principe n’est-il pas de faire taire la bête la plus grosse ? Ici, le clan qui possède le plus de raison d’en vouloir à Yami sont les Yamada. En faisant taire leurs plaintes, les autres clans arrêteront de geindre. D’où l’idée du mariage…

    Car même si les coupables étaient appréhendés, que se passerait-il alors ? Ils seront sanctionnés. Pourquoi ? Pour avoir fait ce que les Ketsueki nous ont fait. Et qu’ont subi les Ketsueki pour leur crime ? Absolument rien. Ce reproche retentira à la place du jugement actuel dès lors que Suna vaincra ses assaillants. Et que pourra-t-elle répondre alors ? Les Kawaguchi n’attendaient probablement que ça : les premiers soulèvements des Yamada pour tirer leur carte du jeu et espérer reprendre le pouvoir. Les Akuzu, quant à eux, demeureront neutre ou rejoindront une nouvelle fois leurs camarades du sable. Que restera-t-il du côté de Yami ?

    « Sache que j’ai raconté autour de moi que tu m’avais envoyé expressément capturer Sobek alors qu’il ravageait différents hameaux de Kaze car tu me faisais pleinement confiance pour régler un problème majeur. Moi. Un Yamada. »

    De quoi apaiser un peu les tensions, mais ça ne ferait que reporter la colère des Yamada à plus loin. Pourtant, elle savait que ça n’était pas vrai. Elle savait que j’étais à la recherche de mon frère disparu et que j’avais interrompu mes investigations pour stopper le dieu reptile. Cependant, si je disais que c’était ma présence fortuite sur les lieux qui avait réglé le problème, que c’était ma propre initiative et que la Seigneure Ketsueki n’y était pour rien là-dedans, elle perdrait encore en légitimité. Peut-être comprendrait-elle alors mes véritables intentions ? Peut-être que le mariage n’était pas la solution la plus adéquate, mais le problème que je lui dépeignais était bien véritable. Il était là, dans nos murs, à croître lentement.

    « Place-moi les sceaux que tu veux. Envoies moi où tu veux. Mais prends garde à toi Yami. Ce qui risque d’arriver est bien plus dangereux que le poison qui nous avait assaillis. »

    Je me levais alors et me mis dans la position voulue par l’ombre. Mais juste avant qu’elle n’applique le sceau, une question me vint à l’esprit :

    « Je meurs si je divulgue une information. Mais je puis tout de même parler librement avec les autres membres de la Confrérie ou avec toi, ou bien ? »

    Mourrais-je en demandant plus de renseignements sur ma mission ? Comment cela se passait-il pour faire un rapport ? Je préférais savoir avant de commettre la faute. D'ailleurs, comment l'Ombre qui m'avait testé avait pu me donner la mission en me parlant de la Confrérie à moi qui n'en faisait pas encore parti. Son sceau n'aurait-il pas dû s'activer ?
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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Lun 9 Avr 2018 - 21:34

La considération et l'inquiétude que pouvait ressentir pratiquement constamment le Yamada à mon encontre me laissait toujours circonspecte. En plus de m'agacer profondément.

Pour quelle satanée raison se mettait-il dans cet état de crainte ? Que viendrait ensuite ? La pitié ?! Chose qu'il venait justement de faire en m'annonçant avoir clamé a qui voulait bien l'entendre que je l'avais envoyé défaire le reptile de part la confiance que je lui accordais. Un fait en soit pas totalement erroné puisque je comptais en effet l'envoyer personnellement se débarrasser de cette menace, mais là n'était pas la question. Kioshi extrapolait toujours tout.
J'étais bien consciente de l'équilibre fragile entre les clans du Pays mais qu'espérait-il ? Que je courbe l'échine devant chacun d'entre eux en les gratifiant de je ne sais quel privilège que je devrais reporter à tous pour garantir l'équité et éviter que l'on pleure dans les chaumières ? Que je me ronge les sangs sur la question ? Tout cela était peut-être un comportement de Yamada mais pas de Ketsueki !

Je savais que la menace était sous-jacente et je l'attendais, s'ils l'osaient...
Après tout, que risquaient-ils ? Seulement de s'enfoncer dans une nouvelle guerre clanique et de précipiter encore une fois le Pays dans une paralysie totale. Rien de nouveau en somme. A l'exception près des autres Nations disposant également de leurs villages militaires désormais et de leur soif expansionniste. Certaines d'entre elles ne laisseraient pas passer l'affaiblissement du Pays et en profiterait pour frapper un grand coup afin de récolter les lauriers. Alors oui, qu'ils osent si c'était là ce qu'ils souhaitaient !

« Tu omets plusieurs paramètres Kioshi. »

Glissai-je pendant que la silhouette s’affairait aux préparatifs.

Comme le fait que c'était le Conseil Clanique lui même qui avait donné sa voix pour moi suite à l'usurpation révélée du précédent Seigneur. Leur choix devait alors se porter forcément sur une personne de sang noble comme le statuait la loi Kazejin : Kawaguchi ou Ketsueki ?
Jusque là gouvernés par les premiers, cela ayant mené à moult représailles et perte de confiance, ils avaient opté pour les seconds. Les Yamada me conférant eux même leur voix en échange de l'abolition des archives de sang.
Les vestiges de la guerre étant effacé a ce même titre, nous étions quittes à ce sujet.

« Néanmoins, je ferais en sorte de tenir un discours plus clair et appuyé lors de ma prochaine réunion avec le Conseil Clanique. Satisfait ? »

Afin de statuer de la situation et éviter des rixes avec lesquelles le Pays aurait bien plus a y perdre qu'a y gagner.

Les nouvelles craintes de Kioshi se tournèrent cependant vers sa propre condition sur le point de changer de manière officielle.

« Tu peux en effet converser librement avec les membres de l'unité puisqu'ils possèdent eux même leur marque. Certaines permissions te seront également accordées par la Confrérie : comme en discuter avec moi. »

Au même instant, l'assassin déposa le sceau sur le palais du Yamada, le liant ainsi aux Ombres de la capitale.

Pouvant désormais se remettre à son aise comme il le souhaitait et maintenant qu'il était pleinement toute ouïe, j'explicitais ma requête.

« Ta première mission se déroulera sur le long terme. Tu devras espionner un individu que tu as déjà côtoyé : Buyuu Eiki. »

J'observai sa réaction quant à mon annonce et lui fournis davantage de détails classés confidentiels.

« Tu le sais peut-être, Eiki est un ancien détenu. Il a purgé une peine pour faire parti d'un réseau mafieux au sein du désert. Toutefois, il a été libéré sous condition. Sous mes conditions. »

Sa libération était de mon fait.

« De part son passé, il dispose de bons nombres de relations au sein du réseau sombre. Je l'ai relâché à la condition qu'il me délivre des informations et m'en rapporte, avec le projet, à terme, qu'il m'assiste pour démanteler la totalité du réseau. »

Un projet ambitieux lorsque l'on avait conscience du parterre de mauvaises graines qui sillonnaient le désert sous son sable brûlant.

« Comme tu t'en doutes, je ne lui accorde évidemment pas ma confiance et je suspecte qu'il se sert de ses rapprochements avec la pègre dans le cadre de sa mission pour tirer sa propre épingle du jeu. Bien entendu, il est déjà sous surveillance, et cela pratiquement de manière constante, même lors de ses manigances sous couverture. »

C'était d'ailleurs grâce à cette surveillance que je savais qu'ils se connaissaient.

« Néanmoins, je ne veux pas me contenter de simples espions surveillant dans l'ombre ses agissements. Je veux que tu en fasses autant mais aussi que tu joues de votre relation pour qu'il apprenne à te faire confiance et a utiliser cela pour t'assurer qu'il se tienne tranquille sans chercher a comploter dans mon dos. Le tout en gardant bien évidemment ta mission secrète. »




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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Mar 10 Avr 2018 - 0:10

    Ainsi donc, ma mission concernait Buyuu Eiki ? Un jeune samouraï anciennement détenu qui fut libéré par Yami. Elle l’utilisait pour démanteler tout un réseau mafieux. Un but bien noble.

    « Si c’est là le souhait de mon Seigneur… »

    Annonçais-je tout en courbant légèrement la tête. Même si je me permettais de lui dire le fond de ma pensée, je n’avais pas jamais fait acte de désobéissance. Pas une fois. Pas encore…

    « J’ai néanmoins quelques questions, si tu daignes y répondre.
    Tout d’abord : a-t-il déjà repris contact avec ce fameux réseau ? S’il a été fait prisonnier et que le voilà libéré, ses anciens alliés doivent probablement se méfier de lui. Je ne connais que les enfants de chœur et ne puis donc m’avancer, mais ne risque-t-il pas de mourir dès qu’il les approchera de nouveau ? »


    Bien que ça ne devait lui faire ni chaud ni froid, à elle. Soit il mourrait en essayant, soit il réussissait. Dans les deux cas, Yami était gagnante et s’en lavait les mains.

    « Aussi : pourquoi moi ? L’ensemble de mon clan connait le lien qui nous unit. Ce n’est pas un secret mais une donnée qui peut pousser Eiki à se méfier de moi. Ou plus encore : la mafia d’Eiki, si ce dernier se noue d’amitié avec moi qui ai une relation « privilégiée » avec la Seigneur du Vent.
    S’il est surveillé, pourquoi ne pas employer un autre agent, dont le lien avec toi n’est pas établi ? »


    Ou peut-être espérait-elle que la mafia profite de ça pour m’atteindre afin de l’atteindre elle ? M’utilisait-elle comme appât pour faire sortir la mafia de l’ombre ?

    « Et qu’est-ce qui te fait croire que je suis fiable ? Que je ne chercherais pas à tirer ma propre épingle du jeu, à comploter dans ton dos ? Suis-je moi aussi placé sous surveillance… ? »

    J’avais déjà ma propre idée de la réponse, mais je suspectais qu’elle ne le dira pas de vive voix. Elle enrobera la chose et dissimulera la vérité entre les lignes. Pourquoi ? Parce que nous n’étions pas du même monde. Parce qu’elle n’aimait pas avouer ce qu’elle ressent. Ou qu’elle ne se l’avouait pas...

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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Mar 10 Avr 2018 - 11:59

« Il a effectivement déjà repris contact avec le réseau. Les Yakuza se méfient certainement de lui, d'autant plus qu'ils ont connaissance de sa posture de shinobi mais il se sert probablement de ce statut pour leur assurer un pied du côté des nôtres. Chose que je suspecte qu'il fasse réellement et intentionnellement, entre autre. »

Kioshi mesurait-il le côté à double tranchant de la situation, aussi bien pour Eiki que pour moi ? Il se servait probablement autant de moi que je me servais de lui.

« Malgré mes doutes, je le laisse opérer comme convenu et sous surveillance. Une surveillance dont il se doute certainement cela dit. Mais pour l'heure je ne crains guère le retour de bâton. Nos intérêts convergent. Il veut tout autant que moi que le réseau s'effondre. Sauf que je souhaite que cela soit définitif alors que je le soupçonne de vouloir simplement prendre les rênes à la place de l'actuel meneur... »

Dont je taisais le pseudonyme, ne souhaitant guère que Kioshi cherche a traîner dans ces affaires.

« Il m'a déjà fait part de son rapport dernièrement. Un rapport plutôt complet de divers noms et de leurs intentions... Bons nombres de shinobis y figurent. Non pas en tant que membre du réseau mais qui le sollicite pour obtenir diverses marchandises sur le marché noir, conférant à la pègre un peu plus de pouvoir au passage par l'argent qu'elle brasse. »

Certains avaient déjà été confondu, pour d'autres ce n'était qu'une question de temps.

« Mais... tu n'en faisais pas parti. Je sais que tu n'hésiterais probablement pas à les solliciter si tu devais obtenir quelque chose et que cela était a leur portée mais je te le déconseille fortement. »

Mon regard écarlate luit d'une nouvelle intensité comme pour mesurer la teneur de mes propos.

« C'est justement de part notre lien que tu fais le meilleur intermédiaire dans cette affaire. Tu sais faire preuve de discrétion, comme en atteste ta présence dans la Confrérie. Tu es puissant et seras donc capable de te tirer d'un mauvais pas si Eiki finissait par jouer de ses relations pour tenter de te supprimer. Quant au reste, le sceau de l'unité me garantie une certaine tenue dans tes rangs puisque toute action pouvant porter préjudice à la Confrérie te sera sanctionnée. Et je doute que tu veuilles te mettre à dos toute une unité d'assassins et moi même... »

Clamai-je en arquant un sourcil.

Parce qu'il savait clairement qu'il ne serait pas la cible de notre vengeance, mais les siens oui...
Malgré tout, un nouveau sourire se forma sur mes lèvres.

« Mais je sais ce que tu veux entendre. Si je te choisis toi pour cette mission d'importance capitale pour l'avenir de Kaze, outre ton appartenance à la Confrérie désormais, c'est parce que je place en toi ma confiance. »

Cela méritait toutefois une nuance.

« Une confiance qui est loin d'être totale mais qui demeure déjà plus élevée que celle que j'accorde à la plupart d'autruis. Voudrais-tu me le faire regretter ? … »

Lui qui me reprochait sans cesse d'être hermétique me donnera-t-il une raison de l'être davantage ?

« J'attends de toi de la discrétion et du discernement. Priorise l'espionnage plutôt que le contact direct dans un premier temps et apporte moi de manière régulière tes observations en personne ou via lettres cryptées. As-tu d'autres questions concernant ta mission ? »




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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Mer 11 Avr 2018 - 9:51

    « Mais s’il parvient à prendre les rênes de ce réseau, ne sera-t-il pas plus simple encore de supprimer ce dernier ? »

    Eiki étant surveillé depuis sa sortie de prison, de ce que j’avais cru comprendre, il s’agissait d’une cible connue et reconnue. Ses forces comme ses faiblesses, et les innombrables moyens de l’atteindre… Alors, qu’il parvienne ou non à ses fins, Yami atteindra de toute façon les siens. N’est-ce pas ?

    « Ta confiance me touche et me surprend quelque peu. Non pas que tu aies confiance, mais que tu le prononces… »

    Ceci dit, cet aveu aurait probablement eu meilleur saveur sans la menace qui la précédait. C’était un premier pas malgré tout. S’ouvrait-elle enfin ? Ou voyais-je simplement ce que je souhaitais voir ?

    « Espionner plutôt que d’agir ? Soit. J’ai malgré tout une suggestion d’approche pour laquelle je nécessiterais ton concours.
    Comme tu dois le savoir, j’ai enseigné l’art des esquives à Eiki lors de notre première rencontre. Et d’après les rumeurs, tu comptes offrir plusieurs combats d’entraînement en spectacle ? Fais-moi affronter Eiki. Je lui montrerais à la fois ma force et les limites des esquives, ce qui le poussera à revenir profiter de mon expérience.
    A partir de là, je pourrais le voir de manière régulière avec une raison légitime, vu que cette raison viendra de lui. »


    Un plan qui devrait fonctionner. Enfin, tout dépendra alors du dit affrontement dans l’arène. Et de l’efficacité de chacun des combattants…

    « Dans un second temps, si tu souhaites que je t’informe sur ses agissements avec le réseau, il me faudra bien entendu ouvrir ce sujet d’une façon ou d’une autre… Et bien que tu viens de me le déconseiller : la méthode la plus simple serait que je loue leurs services pour obtenir quelque chose. Par conséquent, je te prie de ne pas être surprise si tu vois mon nom inscrit sur le rapport d’Eiki, dans un futur plus ou moins proche.
    A moins, bien évidemment, que tu n’aies une meilleure idée ? Mais une fois sa confiance acquise, ce me semble le meilleur procédé pour évoquer son réseau… »


    Mon regard se posa un instant sur l’ombre. Etait-elle là uniquement pour m’apposer le fameux sceau sur le palais ? Ou y avait-il autre chose avec cette mission ? Je reportais mon attention sur la Ketsueki avant d’ajouter :

    « Je suppose qu’il y a un dossier complet sur Eiki et les informations déjà acquises ? Je ne souhaite pas le consulter pour être sûr de ne pas trahir ma couverture. Je préfère réagir naturellement que de feindre la surprise s’il m’apprenait quelque chose.
    Mais j’ai une requête à te soumettre, en échange de mon implication dans cette mission. Il est plus que probable qu’à un instant ou à un autre, ce réseau cherchera à m’atteindre. Je suis peut-être puissant, comme tu l’as dit, mais pas infaillible. Ce n’est pas pour ma vie que je crains, mais pour mes proches. Je suppose que leurs méthodes peuvent se rapprocher de celles de l’unité d’assassin, à certains égards…
    Je ne demande qu’une chose : la garantie que ma famille sera bien protégée. »


    Etait-ce trop demander pour une mission qui risquait justement de les mettre en danger, eux qui n’avaient rien à voir avec cette affaire ? Mais, me connaissant, Yami avait probablement déjà devancé cette requête. Ou bien ?
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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Ven 13 Avr 2018 - 15:23

« Tu penses bien qu'il n'agirait pas seul. Même s'il veut réellement prendre la tête du réseau, il disposera forcément de suivants. Je veux pouvoir éradiquer l'ensemble de cette pègre et de ses grandes familles sans qu'un seul noyau n'en réchappe. Lui donner l'opportunité d'accéder au sommet pour mieux tout démanteler n'est pas une solution. »

Les mauvaises graines finissaient toujours par pousser. Et celles qui avaient connaissance du fonctionnement des choses n'hésiteraient certainement pas à s'en servir pour s'émanciper.
Les garder sous contrôle était une priorité absolue.

Kioshi évoqua ensuite l'idée d'un combat contre sa cible afin d'être amené à lui dispenser des savoirs de combat supplémentaire et ainsi forcé leurs rencontres.
C'était une suggestion intéressante.

« Va pour ton affrontement contre lui. Cela dit, je ferais en sorte de lui mettre un allié pour t'octroyer davantage de difficulté. Un allié un peu bourru qui ne lui permettrait aucune réelle stratégie d'équipe. De quoi éroder ses nerfs... »

Des nerfs que je savais facilement sous tension.

« N'évoque pas le sujet du réseau avec lui pour l'heure. Il se méfiera s'il se rend compte que tu en sais autant à ce sujet. Son identité n'est pas celle qu'il utilise lors de ses trafics, même sous couverture pour la mission que je lui ai confié.
En revanche, il n'est pas un shinobi sachant utilisé le chakra mais un samouraï. De ce fait, bien qu'il sait probablement que cela existe, il n'est pas enclin a utilisé un procédé tel que le henge par exemple. A terme, tu pourrais tout a fait utiliser cette méthode pour l'approcher au sein du réseau et faire en sorte de le faire agir naturellement sans retenu malgré la surveillance qu'il se doute probablement subir. A travers un genjutsu... par exemple ? 
»

Après tout, il s'agissait là de la spécialité du Yamada.

« Concernant son dossier... Je ne comptais de toute façon pas te le dévoiler. Les informations que je t'ai fourni sont plus que suffisantes pour que tu mènes a bien ta mission. Quant au reste... »

Mon regard convergea vers l'assassin d'élite qui fit dès lors deux pas en avant.

« J'ai songé a cette possibilité. C'est pourquoi, a partir de ce jour, Kitsune-san rôdera le long du quartier Yamada. Des membres du Ryodan auraient pu s'en charger, cela dit il est inutile d'éveiller la curiosité ainsi que les doutes des tiens. Plus ton investigation avancera et plus je ferais renforcer cette surveillance puisque c'est a partir de ce moment que le réseau sera véritablement susceptible de vouloir leur nuire. Toutefois, il serait plus profitable pour tout le monde que la pègre ne découvre jamais qui tu es. »

D'où l'idée qu'il ne devait jamais tenter de questionner Eiki au sujet du réseau sous sa véritable apparence et identité.

« Alors ? Quel pseudonyme vas-tu choisir ? … »

Spoiler:
 



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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Ven 13 Avr 2018 - 23:56

    L’affrontement était donc réglé et il ne fallait pas qu’Eiki parvienne à devenir le chef du réseau. Deux points éclaircis, mais il en était d’autres qui demeuraient encore obscurs par endroit. Comme celui-ci :

    « Je ne comptais pas évoquer le réseau pour l’heure de toute façon, mais attendre d’avoir acquis suffisamment sa confiance pour amener lentement le sujet sur la table. Par exemple en demandant si, à travers son passé de criminel, il connaissait quelques antiquaires spécialisés dans X domaine car je suis à la recherche d’Y objet.
    Cependant, il y a un aspect que je ne saisis pas… Je ne dois pas amener le sujet sur le réseau sous ma réelle identité… Dans ce cas, pourquoi chercher à gagner sa confiance sous Kioshi si ce n’est pas pour utiliser cette confiance ? Sans ce sujet, il n’abordera avec moi que ce qui est public, soit ce qu’il dévoile déjà à tous ceux qui le surveillent. Je ne devrais rien apprendre de plus qu’eux si le sujet ne doit être lancé.
    Par contre que j’aborde le sujet sous henge, donc en étant un total inconnu, il parlerait davantage qu’à un Kioshi auquel il aurait préalablement fait confiance ?
    De plus, même si le Genjutsu ou le henge fonctionne sur lui, je soupçonne le réseau d’avoir placé, lui aussi, Eiki sous surveillance. Par conséquent, il y aura probablement des senseurs parmi eux, capables de percer aisément un henge et contre qui je ne pourrais que difficilement lancer un Genjutsu car j’ignorerais leur présence et leur localisation. Ils comprendront la supercherie et ma véritable identité, les poussant soit à avertir Eiki soit à se méfier de moi. Et s’ils se méfient de moi qui aurais la confiance d’Eiki et qui le verrais régulièrement, comment le traiteront-ils alors ? Il ne te sera plus d’aucune utilité. »


    Du coup je ne comprenais pas bien le principe de ce double jeu. Mais je n’étais pas aussi fin politicien que Yami et sans doute avait-elle une bonne explication à fournir ? Dans tous les cas :

    « Je te remercie pour la protection accordée à ma famille. Pour ce qui est de renforcer la surveillance progressivement… Je ne remets pas en question les compétences de mes… collègues ? Et je ne crache certainement pas sur une meilleure garantie de défense des miens, mais si le climat actuel demeure, il ne faudra absolument pas qu’ils soient découverts. Les rumeurs circulent plus rapidement dans le quartier Yamada composé de personnes bien plus proches que dans d’autres clans. Tout le monde se connaît. Alors, s’ils soupçonnent que des gens rodent autour d’eux… S’ils pensent que leur Seigneur les surveille, ça pourrait être la goutte qui déclenchera la cascade de rancœur déjà bien garnie. »

    Une mise en garde supplémentaire pour les agents qui s’occuperont de cette tâche.

    « Quant au pseudonyme, je te fais toute confiance pour m’en trouver un adéquat. Après tout, nous nous connaissons bien, Yami. »

    Tel un mentor et son élève.
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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Mar 17 Avr 2018 - 14:01

« Encore faut-il que tu apprennes de sa bouche son passif de criminel. Si toutefois tu y parviens tu peux effectivement tenter d'aborder le sujet avec lui en exprimant ton intérêt factice»

Mon ton tout comme mon regard appuyèrent ce dernier mot. Connaissant Kioshi, je craignais qu'il ne finisse par véritablement s'intéresser à ces possibilités, quant bien même elles étaient illicites.
Que pouvais-je faire en prévention cependant ? Le lier davantage à moi comme cela semblait être son souhait ? L'enchaîner, contraint sous l'emprise, afin de garantir sa loyauté ? … Une idée parmi tant d'autres...

« La confiance qu'il te portera sera impérative pour te permettre d'en apprendre davantage. Ainsi se confiera-t-il peut-être à toi sur certains aspects que mes espions ou moi même ignorons à son sujet. Toutefois, la raison principale de cette confiance qu'il doit te concéder concerne ta sécurité. Si le réseau cherchait finalement à te nuire pour une raison ou pour une autre alors qu'Eiki s'élève de plus en plus en son sein, il pourrait avoir le poids ou l'autorité nécessaire pour les en dissuader. »

Les raisons pour chercher a défaire Kioshi pouvaient être nombreuses mais l'une d'elle s'exposait davantage à mes yeux.

« Tu es puissant Kioshi. La pègre n'a pas besoin de gêneurs tel que toi, ou moi, pouvant intervenir dans leurs affaires. Penses-tu que la mort de Sobek aura échappé à leurs oreilles ? Tout comme le nom des shinobis l'ayant vaincu ? ... »

Qu'un criminel de cet acabit ait été terrassé par seulement deux sunajins avaient dû faire du bruit dans leur fourmilière. Le rappel d'une démonstration de force qui ne leur ferait pas de mal.
Pour autant, il serait stupide de penser qu'ils cesseraient d'agir sur ce constat. Ils poursuivraient et se montreraient, au contraire, encore plus discrets pour étendre leur influence, tapis dans l'ombre.

« Eiki parlerait en effet bien plus facilement à un inconnu avec qui il a été mis en contact dans le cadre du réseau qu'a quelqu'un qu'il connaît bien. Justement parce qu'il aborderait le sujet du trafic. »

Et qu'il se montrerait donc plus méfiant envers une connaissance l'accostant sur ce même sujet...

« Quant à l'idée du henge ou du genjutsu, cela ne demeure qu'une suggestion. C'est pour cela même que je t'ai indiqué de ne t'y résoudre en sa présence que dans une situation sécurisée, à l'écart des yeux et des oreilles des Yakuza. Dans un coin du désert par exemple. »

Les cachettes y étaient en effet rares...

« En revanche, tes recommandations sur la discrétion de la Confrérie dans la surveillance des tiens sont entendues mais inutiles, puisque j'en ai déjà pleinement conscience. »

Pour qui me prenait-il ?

« Je ne compte pas laisser cela arriver. Mais si, d'aventure cela devrait malgré tout être le cas, je te laisserais leur expliquer que cette mesure est dans l'intérêt de leur sécurité. »

Une sécurité dont ils m'auraient reproché l'absence si quelque chose était survenu sans qu'elle ne soit en place malgré les risques encourus.

Quant à la question de son pseudonyme...

« C'est justement parce que nous nous connaissons bien que cela rend la tâche plus ardue... Il n'est pas question que ton identité révèle tes capacités ou ton état d'esprit. Cela dit, je pense pouvoir t'en octroyer un qui t'ira a ravir... »

Mon regard écarlate gagna en intensité sans quitter le sien.

« … Shinrai. »

Confiance.
La confiance en lui ou celle que l'on pouvait lui concéder ? … Une question qui lui brûlait sûrement les lèvres.

Un nom lui rappelant sans cesse son serment et un privilège qu'il ne pourrait oublier...



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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute... Mer 18 Avr 2018 - 8:52

    « La raison principale de sa confiance est de me mettre en sécurité… »

    Des mots que je n’avais pas manqué de noter. La Seigneur du vent semblait plus chaleureuse que lors de notre dernière entrevue.

    « Dois-je comprendre que tu t’inquiètes pour moi ? »

    Les Ketsueki le pensent mais jamais ne le disent. Les émotions et sentiments sont une faiblesse à ne pas dévoiler pour eux, et pourtant c’est le fait de taire ces choses qui les rendent distants et solitaires pour la plupart. Tandis que les Yamada ont coutume d’avouer ce qu’ils ressentent sans honte aucune. Et puis, ça fait toujours plaisir d’entendre ces mots. Mais auprès d’une Ketsueki, il faut savoir les chercher.

    « Ou peut-être crains-tu de perdre un soldat « puissant », comme tu le nommes ? »

    Le dira-t-elle pour autant ? En tout cas, elle comprendra sans mal la perche qui lui était tendue, similaire aux autres lors de nos anciennes leçons alors que Suna n’existait pas encore. Lorsque je voulais lui enseigner la compassion et l’empathie. Ou simplement lorsque je voulais l’entendre prononcer la vérité.

    « Ou aurais-je dû laisser Sobek poursuivre son œuvre ? »

    Il est vrai que j’avais hésité un instant : d’interrompre mes recherches de Tetsui pour m’occuper d’un criminel en vadrouille. Mais Yami saisira à mon sourire que ma dernière question était une boutade supplémentaire dans le seul but d’obtenir une réponse spécifique. Me fera-t-elle ce plaisir pour autant ?

    « J’espère être digne de ta… Shinrai, dis-je en m’inclinant doucement. Je crois avoir tout ce qu’il me faut pour remplir ma mission. Il ne me reste qu’à me préparer à combattre dans l’arène… Viendras-tu me voir, Seigneur Ketsueki ? »

    Me supporter et m’encourager peut-être ? Comme nous nous supportions et nous nous encouragions l’un l’autre dans les batailles contre l’Empire ?
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Message(#) Sujet: Re: L'Ombre d'un doute...

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