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 Diamond in the Rough [Solo]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Diamond in the Rough [Solo] Ven 30 Mar 2018 - 23:08

Les poings serrés par la colère, je prenais de grandes respirations et essayais d'oublier ce que je venais de lire. Inspire, expire... Inspire, expire... Malheureusement, ces lignes restaient imprimées sur mes paupières même lorsque je les fermais et le bouillonnement que je sentais en moi ne s’apaisait pas. Il fallait que je reprenne mon sang-froid avant de faire quoi que ce soit. Plusieurs minutes plus tard, je retrouvai enfin un semblant de calme et essayai de réfléchir à la situation sans me laisser emporter. Au début ce n'étaient que des histoires, des ouï-dire dont on m'avait fait part, mais lorsque ces mêmes histoires étaient revenues dans un puis deux et puis plusieurs rapports à Konoha jusqu'à cela que j'avais devant les yeux, je compris que quelque chose se passait. Dans l'Ouest du pays, un groupe de braconnier s'en prenait aux prises des Inuzuka et des autres trappeurs hijins de la région, qui étaient au centre de leur économie. Nous ignorions d'où ils venaient – étaient de Hi no Kuni ou arrivaient-ils d'un pays voisin? – mais ce dernier rapport que je venais de terminer de lire était la goutte qui faisait déborder le vase et qui me forçait à agir. J'aurais très bien pu envoyer une équipe s'en charger sans problème, mais il fallait que je sois honnête avec moi-même: le travail sur le terrain me manquait.

J'étais donc parti en compagnie de mes deux ninkens à la chasse au braconnier, les chasseurs se retrouvant ultimement ceux qui étaient chassés. Ragaillardi par cette idée, nous nous élançâmes vers l'Ouest avec comme première destination mon propre village Inuzuka où j'essaierais de tirer le plus d'informations que je pouvais sur ce mystérieux groupe. Nous étions réputés pour être les meilleurs traqueurs du pays du Feu si ce n'était pas du Yuukan, sans doute mes frères de clan auraient des choses utiles à me dire à leur sujet, d'autant plus qu'ils étaient les premiers à m'en avoir parlé. Comme de fait, ces derniers se retrouvèrent être une mine d'informations que nous ne pouvions pas toujours toutes retranscrire dans les rapports et je me félicitai d'être allé leur parler directement. D'un autre côté, leurs paroles me levèrent le coeur en même temps d'éveiller un feu en moi. Comment pouvait-on manquer autant de respect à la Nature!? Ces vauriens ne prenaient que ce qui les intéressaient et laissaient traîner ce qu'ils jugeaient sans valeur. J'avais bien fait de m'en charger moi-même; je n'aurais laissé personne d'autre leur mettre la main dessus.

Je repartis le lendemain pour cette fois-ci me rendre à Kitsunebi, là où les braconnier semblait faire le plus de dégâts. En effet, plusieurs chasseurs traversaient la chaîne de montagnes du Mont Mori et ces derniers faisaient tout le trajet seulement pour se rendre compte qu'il ne restait plus rien après le passage des malfrats. Je comptais donc avoir leur version des événements et peut-être que cela me donnera un meilleur portrait de la situation. Encore une fois, j'avais visé juste puisqu'une fois rendu là-bas j'appris une nouvelle qui ne figurait pas dans aucun rapport et qui amenait la situation à un nouveau fond. Depuis quelques temps le problème semblait s'être résorbé et les villageois pensaient qu'ils s'étaient débarrassés du problème quand un jour ils firent attaquer sur leur chemin du retour et prendre toutes les prises. Ces scélérats ne se donnaient même plus la peine de chasser, ils récoltaient tout simplement le fruit du labeur d'autrui! Je ne pensais pas pouvoir les haïr plus que je ne le faisais déjà, mais je dus constater que je me trompais puisque la colère qui jusqu'à maintenant brûlait en moi devint aussi glaciale que l'hiver. Mon devoir me forçait à les ramener à Konoha pour qu'ils paient pour leur crime, mais rien ne m'empêchait de leur donner un avant-goût de ce qui les attendait.

J'étais parti de bonne heure, je pus donc aussitôt repartir vers le Mont Mori pour aller à la chasse à ces moins que rien. À travers leurs histoires j'avais déduis que leur repaire se trouvait dans la chaîne de montagnes elle-même. Après tout, il s'agissait de l'endroit idéal pour se cacher, les diverses montagnes offrant une multitude de cavernes inhabitées dans lesquelles ils pouvaient planifier leur méfait; les retrouver revenait à chercher une aiguille dans une botte de foin. Dépendant d'où ils étaient, ils pouvaient aussi être à proximité de plusieurs forêts et du trajet que prenaient les chasseurs de Kitsunebi. C'est d'ailleurs en me fiant à cet itinéraire que je commençai mes recherches. Peu importe où ils se cachaient, ils ne pouvaient pas traîner les plus grosses prises très loin avec un terrain montagneux comme celui-ci. Suivant le chemin qu'ils m'avaient tous décrit, je laissai mes sens ratisser les environs pour me mettre sur leur piste. Au bout de plusieurs minutes de marche, mon nez releva finalement ce que je cherchais et un sourire de satisfaction apparut sur mon visage. Maintenant que j'avais retrouvé leur odeur, plus rien ne m'empêchait de les retrouver. M'écartant du chemin des chasseurs pour m'enfoncer dans les montagnes, j'étais impatient d'enfin mettre le grappin sur ceux qui étaient une plaie depuis trop longtemps.


Dernière édition par Inuzuka Takeo le Jeu 24 Mai 2018 - 23:31, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Diamond in the Rough [Solo] Dim 22 Avr 2018 - 18:19

Pendant que je m'enfonçais peu à peu dans la chaîne de montagne, j'en profitai pour faire face à mes sentiments conflictuels. Si d'un côté je voulais à tout prix les retrouver pour les faire payer moi-même des crimes qu'ils avaient commis jusqu'à présent qui étaient restés sans châtiment – dérober la Nature ainsi de ses richesses sans considération était un sacrilège pour tout Inuzuka – je devais également penser que je ne pouvais pas simplement les exécuter sur place. Nous étions certes des soldats de l'ombre, mais Ayumi-dono répondait tout de même au Daimyô, la plus grande puissance du pays. De ce fait, nous devions nous plier sous certaines directives que nous n'avions pas lors de la Rébellion. Si l'une d'elles étaient de ne pas donner la sentence nous-même à moins que cela soit spécifié dans l'ordre de mission, nous avions cependant une petite zone grise dans laquelle nous avions une certaine marge de manoeuvre. Dans le cas présent, si je devais attraper le chef des opérations pour lui poser quelques questions, rien ne faisait mention du sort de ses hommes. Si ce n'étaient pas réellement eux qu'il fallait blâmer, ils étaient tout de même tout aussi coupables que leur chef et devront répondre de leurs actes.

Je suivis leur trace sur quelques centaines de mètres au creux de la chaîne de montagne et je fus forcé de reconnaître que ceux que je traquais n'étaient pas des amateurs. Je n'avais qu'à regarder comment ils couvraient leurs traces derrière eux et la façon dont ils se déplaçaient sans trop perturber les alentours. Évidemment, tous leurs trucs et astuces ne leur servaient à rien lorsqu'il s'agissait de mon nez, même que n'importe quelle tentative de couvrir leurs odeurs aurait été encore plus suspecte. Non, il n'y avait vraiment rien qu'ils pouvaient faire contre mon odorat. Alors que je m'enfonçais de plus en plus dans les montagnes, j'en vins à la conclusion qu'avant d'être des hors-la-loi ceux-ci devaient probablement avoir été des chasseurs tout ce qu'il y avait de plus ordinaires et donc que quelque chose les avait contraint de se tourner vers ces méthodes illégales. Cela n'excusait en rien leurs agissements, mais cela avait le mérite de faire réfléchir aux circonstances qui avaient pu les amener jusque là. Que s'était-il passé?

Au bout de plusieurs minutes, j'arrivai finalement à un petit sentier entre deux flancs de montagne et me dis que je devais me rapprocher de mon but. Non seulement les odeurs devaient plus puissantes, signe que je me rapprochais de leur source, mais ce petit sentier devaient avoir été taillé afin qu'il soit plus facile pour eux de transporter leur butin. C'était d'ailleurs à se demander comment ils amenaient le tout jusqu'ici – peut-être  y avait-il un autre chemin plus praticable quelque part – mais je pourrais tout aussi bien leur demander une fois dans les cellules de Konoha. Le plus silencieusement possible, j'avançai lentement sur le sentier en tendant le cou pour m'assurer que nous ne nous ferions pas repérés. Grand bien m'en fit puisque quelques mètres plus tard, alors que le sentier prenait une courbe suspecte, celui-ci débouchait sur l'entrée d'une caverne, gardée par deux hommes qui avaient l'air de s'ennuyer ferme. Dans un sens je pouvais les comprendre: s'attendaient-ils vraiment à être découverts? Ne voulant pas être aussi négligent que mes adversaires, j'ouvris mes sens et m'assurai que nous étions les seuls dans les alentours. Quand je fus certain que tous les autres étaient à l'intérieur, je jetai un regard vers l'arrière à mes ninkens et ils comprirent immédiatement ce que j'attendais d'eux. Nous avions trouvé nos cibles, il était temps de passer à l'action.

Nous n'avions pas le couvert de l'obscurité pour nous avancer jusqu'à eux, mais ces derniers étaient si inattentifs que nous pûmes nous rapprocher sans être vu et lorsque finalement ils nous remarquèrent il était déjà trop tard. Je m'occupai de l'un des gardes en plaçant quelques coups qui eurent rapidement raison de lui alors que l'autre garde tombait dans un gargouillis qui ne laissait aucune illusion quant à sa survie. Je me dépêchai à mettre les corps hors de la vue de la caverne –  j'ignorais si une ronde viendrait éventuellement les remplacer et je ne voulais pas qu'on les voit depuis l'entrée –  et essayai du mieux que je pus d'atténuer les tâches de sang en frottant avec la terre autour, mais même si les indices étaient subtils on remarquerait très vite qu'il y avait eu une altercation ici. Lorsque cela arriverait, nous devions être le plus loin possible de l'entrée de la grotte où ils se cachaient; nous n'avions donc pas de temps à perdre. Sans attendre une seconde de plus, je plongeai dans la noirceur de la grotte afin de mettre une fin à ces opérations une bonne fois pour toute.


Dernière édition par Inuzuka Takeo le Jeu 24 Mai 2018 - 23:37, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Diamond in the Rough [Solo] Dim 13 Mai 2018 - 18:52

Il me fallut quelque temps pour m'adapter à la pénombre de la caverne, pendant lequel j'avançai lentement pour ne pas avoir de mauvaises surprises, mais je me mis rapidement au boulot une fois habitué. Maintenant que j'étais infiltré dans l'antre des bandits, j'allais profiter de l'effet de surprise pour frapper fort et m'assurer qu'ils ne puissent jamais reprendre leurs activités quand bien même je partais avec leur chef. Dans la plupart des cas couper la tête du serpent réglait le problème, mais il y avait toujours ces rares occasions où au lieu de mourir une voir plusieurs têtes repoussaient tout de suite après. C'était eux les pires puisqu'ils apprenaient des erreurs de leur prédécesseurs et il devenait plus difficile de s'en occuper. Je n'avais toutefois pas rencontré personne à ce jour qui a pu se vanter d'avoir pu m'échapper à moi ou mes ninkens. Ces derniers reniflaient le sol sans doute à la recherche du chemin qu'ils avaient pris, la caverne ayant débouché sur un réseaux de tunnels labyrinthiques. Cela marchait peut-être pour la police locale, mais c'était peine perdue contre des pisteurs tels que nous.

Même si nous avancions discrètement et dans l'obscurité – quel idiot aurait allumé un feu en pareil circonstance? – je gardais l'oreille tendue au moindre son qui aurait annoncé la venue d'un bandit. Je trouvais cela étrange que nous n'en ayons croisé aucun depuis notre entrée après ceux qui gardaient l'entrée. Étaients-ils cachés si profondément dans les tunnels? Jusqu'où ceux-ci s'étendaient? Ces questions eurent pour effet de me faire sentir légèrement claustrophobe pendant quelques secondes, mais une odeur vint rapidement me titiller les narines qui me ramena fermement dans la réalité, toutes pensées de l'énorme quantité de roche qui m'entourait reléguée dans le fond de mon esprit. J'avais été surpris non seulement par rapport à l'apparition soudaine de l'odeur, mais de ce que l'odeur elle-même voulait dire. Je voulais bien croire que nous étions sous-terre et qu'avec l'absence de soleil certaines choses pouvaient prendre des drôles d'odeurs, mais cela n'avait rien à voir avec ce que je sentais présentement. Non seulement je ne retrouvais pas la nuance douceâtre de la moisissure ni celle maladive de la décomposition, c'était de la puanteur pure à plein nez. Elle n'était pas non plus légère comme s'il s'agissait de champignons, au contraire elle avait une intensité anormale pour ce que l'on pouvait retrouver dans la nature ce qui ne laissait qu'une solution: quelqu'un avait peur, même plusieurs personnes avaient peur.

Mon objectif principal était certes de m'occuper du chef des braconniers et de le ramener pour qu'il fasse face à la justice, je ne pouvais pas en bonne conscience laisser ces pauvres personnes à leur sort. Qui sait combien de temps cela faisait qu'ils se terraient dans l'une des alcôves des tunnels. Me fiant maintenant à cette nouvelle piste, je pris un chemin différent que celui que nous semblions prendre et je n'eus pas à attendre longtemps avant d'entendre des bruits trahissant une activité humaine. Non seulement j'entendais les murmures de deux nouveaux gardes, mais je voyais également au loin la lumière de leur torche. Je continuai d'avancer sans faire de bruit le plus près d'eux que je puisse oser sans qu'ils ne m'entendent à leur tour puis m'arrêtai pour jauger la situation. Je pouvais entendre quatre voix distinctes et de ce que je pouvais voir de la flamme qui restait immobile il s'agissait d'une torche accrochée au mur. Une idée commençait déjà à se former dans mon esprit.

J'entendis alors un autre bruit et mon coeur manqua un battement. Je ne pouvais pas me tromper, mais j'ai bel et bien entendu le glapissement de douleur d'un renard. Le cri avait aussitôt été suivi d'une hilarité générale qui me laissait sous le choc devant la réalisation que je faisais. Non seulement chassaient-ils sans permission et sans aucun respect, mais ils s'adonnaient en plus au trafic d'animaux? C'était vraiment de mal en pis, je commençais de moins en moins à avoir de clémence pour ce chef. Pas de chances, cela seraient ses sbires qui allaient en pâtir. Oubliant tout plan que j'avais pu élaborer plus tôt, je sortis des ombres en compagnie de mes ninkens et fondis vers eux sans leur laisser la moindre seconde de se préparer. Plaquant immédiatement mes deux paumes sur les oreilles de l'un d'eux, je ne le regardai même pas s'effondre au sol, se tenant les oreilles dans un effort futile d'atténuer la douleur, alors que je me tournai vers un autre. Il semblait s'être légèrement remis de l'effet de surprise et prenait une position défensive. Nullement impressionné, je m'avançai vers lui et nous échangeâmes quelques coups avant que, voyant une ouverture dans sa défense, je tire sur son poignet pour le déséquilibrer. Celui-ci plongea vers l'avant et je n'attendis pas une seconde avant d'envoyer un puissant coup de coude  sur la première vertèbre cervicale. C'en était fini pour lui.

J'avais à peine eu le temps de me retourner que j'étais aussitôt bombardé de coups. Ma première victime s'était remise et était bien décidée de prendre sa revanche. En son honneur il s'était rétabli plus rapidement que je l'avais estimé, sur ce coup-là je devais lui donner. Toutefois, ses attaques étaient régulières et je parvins rapidement à bloquer ses coups, devinant où ils allaient tomber avant qu'ils n'arrivent. Encore une fois, un autre indice comme quoi ce n'étaient pas des soldats que j'avais devant moi. Ils avaient quand même commis l'irréparable et devaient en subir les conséquences. Je le mis rapidement au tapis, allant rejoindre son compagnon, et vit qu'Akamori et Seimori s'étaient occupés des deux autres. Ils étaient donc tous hors de combat, ce qui me laissa l'occasion de voir toute l'horreur de la chose. Rangée après rangée, des dizaines d'animaux en tout genre me fixaient de leur yeux apeurés, le corps rachitique par manque de nourriture. Je regrettais de déjà m'être occupé d'eux, car maintenant que je voyais ce spectacle je me disais que j'y étais allé trop doucement avec eux.

Je commençai aussitôt à me mettre au travail sur la première cage, mais malheureusement pour nous on nous avait cette fois-ci entendu et je pouvais entendre les échos de pas qui venaient dans notre direction. Sûrement que les tunnels avaient envoyé les bruits de notre combat à travers les cavernes et les renforts arrivaient. J'ignorais combien ils étaient, mais je savais que malgré tout nous n'étions pas une armée à nous trois; nous finirions par succomber par le nombre. Nous avions été chanceux jusqu'à date de ne pas nous faire prendre, mais je savais que cela arriverait tôt ou tard. Maintenant que c'était arrivé, je devais me concentrer et me dépêcher à accomplir la tâche pour laquelle j'étais venu ici. Cela me serrait le coeur, mais je devais laisser tous ces pauvres animaux là pour l'instant, je n'avais pas le temps présentement de tous les libérer avant qu'ils arrivent tous. Quittant la lumière de la torche, je retournai dans l'obscurité des tunnels et mis le plus de distance possible entre mes assaillants et moi. Je reviendrais sans faute redonner la liberté à tous ces prisonniers, mais je devais avant tout m'occuper de leur chef et m'assurer que cela ne recommencerait plus.
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Message(#) Sujet: Re: Diamond in the Rough [Solo] Ven 25 Mai 2018 - 2:52

Bien entendu, c'était beaucoup plus facile à dire qu'à faire. À présent que les bandits avaient commencé à rôder avec beaucoup plus d'insistance lorsqu'ils n'avaient trouvé personne près des cages, ma progression était devenue beaucoup plus lente. Je ne pouvais pas non plus m'en prendre à toutes les patrouilles que je rencontrais, si c'était plus pratique pour moi cela aurait pour effet d'automatiquement augmenter la sécurité autour de leur chef. Non, si je gardais profil bas et que je restais imprévisible à leurs yeux, ils ne sauraient jamais où j'allais frapper. Cela dit, rien ne m'empêchait de m'en prendre à quelques-unes après bien avoir calculé les risques de chaque geste que je posais. Il m'était arrivé, à travers mon chemin, de m'occuper de petites patrouilles que je savais ne pourrais pas me compromettre. Tout cela sans oublier ce qui m'amenait ici, pour cela je me devais me fier à mes ninkens. Malgré mon nez affuté, ils étaient sans conteste les maîtres pisteurs.

Au bout de plusieurs minutes à déambuler dans divers couloirs et grottes, je sentis mes ninkens devenir des paquets de nerfs à mes côtés et je sus que nous approchions de notre cible. Lorsqu'ils étaient tendus de la sorte, c'était seulement quand nous étions près du but et qu'ils se préparaient à bondir sur leur victime. Tâtonnant dans le noir, je parvins à poser une main rassurante sur chacun de mes ninkens, autant pour les rassurer que pour les empêcher d'y aller trop vite. Contrairement aux autres, je comptais bien prendre mon temps avec celui-là, au diable les renforts. Ils avaient tous leur part de responsabilité dans cet horrible cirque, mais le meneur était toujours celui qui en avait la plus grande partie; lui seul pouvait décider dans quelle direction ils iraient. C'était pourquoi je voulais m'assurer qu'il comprenne l'erreur qu'il avait commise avant de subir la justice de Hi no Kuni. Tel un éclair de lucidité, je m'étais rappelé que je ne devais pas agir en tant que bourreau, mais seulement le ramener pour qu'il paye pour ses actes. Depuis que j'avais vu ce qu'ils faisaient à ces animaux, ma mission m'était complètement sortie de la tête. Que serait-il arrivé si je ne m'en étais pas rappelé à temps?

Préférant ne pas me laisser distraire par de telles pensées et plutôt me féliciter d'y avoir pensé, je me reconcentrai sur la tâche à venir. Étrangement, le plus difficile serait de retenir mes coups pour ne pas qu'ils soient fatals, comme je devais le ramener en vie et qu'ils ne décideraient certainement pas de me suivre volontairement. Cela demanderait beaucoup d'efforts et de concentration à jauger la puissance de mes coups, mais je pensais en être capable. Finalement, une lueur apparut devant moi et je sus d'instinct que c'était là qu'il était. Nous y étions enfin arrivé, nous avions trouvé le chef de cette bande de braconniers. Mon sang bouillonnait dans mes veines alors qu'il était si près de nous probablement sans même se douter que nous étions si proches de lui. Le lui se transforma rapidement en eux une fois que je me fus assez rapproché pour entendre la voix de plusieurs personnes, toutes soucieuses de ce qui s'était passé non loin de leur marchandise. Qu'ils réfèrent à ces animaux comme de la marchandise me mettait hors de moi, je me prenais mon mal en patience, attendant le moment idéal pour frapper. Celui-ci ne tarderait pas à arriver.

Il arriva justement lorsqu'un argument éclata entre deux gardes pour une raison qui n'était pas importante, ce que l'on devait retenir était que cela couvrirait le bruit du peu de distance qu'il me restait à franchir. Leurs éclatements indignés se transformèrent vite en cris de stupeur puis de panique lorsqu'ils réalisèrent ce qui leur arrivait. La garde rapprochée – ou ce qui pouvait s'en ressembler le plus – tomba rapidement puisque sur eux nous n'avions pas besoin de nous retenir. Cela laissa en peu de temps seulement la tête dirigeante et nous dans la petite grotte qu'il devait considérer comme son antre. D'un coup de tête en direction de l'entrée, je fis comprendre à mes ninkens de monter la garde et de s'occuper de quiconque s'approchant d'ici. Dès que mon attention fut sur lui, je remarquai d'emblée qu'il y avait quelque chose de différent avec lui. Je mis quelques secondes avant de voir que ce dernier ne se tenait pas du tout comme les autres et qu'une certaine aura se manifestait de lui. Celui-là avec de l'expérience au combat, pas de doute. Comme je ne sentais aucun chakra venant de lui, cela voulait dire que j'avais devant moi un ex-militaire. Qu'il soit déserteur ou retraité ne changerait que sa peine, pour l'instant cela voulait simplement dire que je devais me méfier un peu plus que les autres.

Comme de fait, il sortit aussitôt un sabre qu'il brandit devant lui avec l'assurance de celui qui savait s'en servir. J'avais jusqu'à date pris tous mes adversaires par surprise, les empêchant de sortir leur arme avant qu'elles ne posent problème, mais j'avais devant moi un guerrier endurci; cela ne serait pas aussi facile qu'avec les autres de passer à travers sa défense. On aurait dit qu'il lisait dans mes pensées puisqu'au même moment un sourire sinistre apparut sur ses lèvres. N'attendant pas plus longtemps, je recouvris mes poings d'une couche protectrice rocheuse et m'avançai vers lui. Le but ici n'était pas de l'assommer avec mes poings – même si à bien y penser cela n'aurait pas été une mauvaise méthode – mais plutôt de dévier les potentiels coups qu'il tenterait de m'assener. Momentanément déstabilisé par ma tactique, il se reprit rapidement et se prépara à frapper. Je gardai un oeil averti au moindre de ses gestes, prêt à dévier la lame au moment propice. Celle-ci s'abattit une première fois sur moi, mais le métal frotta sur la roche alors que je déviais son premier coup créant de toutes petites étincelles. Puis une deuxième et une troisième fois pour lui montrer la futilité de sa résistance jusqu'à ce que je décide de complètement ouvrir sa garde en envoyant son sabre beaucoup vers la droite avec une main et envoyant un coup de poing dans ses côtés. Ce dernier grogna de douleur et fut pris d'une quinte de toux pendant laquelle je reculai légèrement. Avec chance cela serait suffisant pour le dissuader de continuer.

Je n'eus pas cette chance puisqu'au lieu il décida de changer de tactique et de ranger son sabre au profit du pugilat. J'admirais sa décision autant que sa témérité, mais ça ne serait pas suffisant. Voyant que son arme ne faisait que l'encombrer voire pire le désavantager, il avait décidé de la ranger pour aller lui aussi au corps-à-corps. Malheureusement pour lui je n'allais pas lui donner aucune chance. À peine avait-il fini de ranger son arme que je me lançais sur lui pour effectueur une série de coups qu'il parvint tout de même à en amortir la majorité. Sa riposte suivit aussitôt dans un moment avantageux pour lui, preuve de son apprentissage martiale, mais je parai facilement ceux-ci. Soudainement je sentis mes pieds se dérober sous moi et me rendis compte qu'il m'avait leurré afin de me faire un croche-pied. Atterrissant durement au sol, ce dernier voulut tout de suite profiter de l'opportunité, mais je la retournai contre lui. Pivotant rapidement sur mes hanches, je me retrouvai sur le dos et créai un effet de balancement avant de me propulser vers le haut, les pieds en premier. Ceux-ci connectèrent avec le menton de mon adversaire, l'envoyant valser plusieurs mètres plus loin. Je me remis sur mes pieds sans perdre une seconde et regardai ce qui était arrivé au chef. Il se releva difficilement et je voyais d'ici un filet de sang qui coulait du coin de sa bouche, mais il n'avait toujours pas jeté la serviette.

Nous nous retrouvions dans un temps mort, ce genre de moment dans un combat où chacun observe son adversaire à la recherche d'une faille, lorsque je vis du coin de l'oeil une forme filer à toute vitesse et je reconnus sans y croire l'oiseau qui était dans la cage que j'avais commencée à ouvrir avant d'être forcé de partir. J'ignorais comment il avait fait non seulement pour sortir de sa cage – étais-je à l'origine de sa liberté? – mais aussi pour se rendre jusqu'ici, tout ce que je savais c'était qu'il était là et se battait avec l'énergie du désespoir. Cependant, le trajet l'avait sûrement vidé du peu de force qu'il avait aussi eut-il seulement de plonger une seule fois avant de tomber au sol complètement épuisé. La grotte fut tout de même envahie d'un hurlement tandis que je me rendais compte qu'il avait fait mouche: l'homme tenait sa main devant son oeil gauche en hurlant de douleur. C'était exactement l'ouverture dont j'avais besoin et je m'avançai donc pour m'occuper rapidement de lui, pas qu'il aurait émis la moindre résistance à ce point. Il était assez amoché que je me demandais encore comment il tenait debout.

Je m'occupai de ligoter notre prisonnier et je fus ensuite aussitôt sur la pauvre créature qui m'avait permise d'en terminer avec mon adversaire. Si ce n'avait pas été de cet oiseau, combien de temps aurais-je encore mis à le vaincre? Kyûbi soit loué, il était encore en vie, seulement inconscient. Je le plaçai délicatement entre mon chandail et ma veste shinobi puis reportai finalement mon attention sur l'entrée. J'avais délibérément oublié Aka et Sei le temps du combat et ce n'était qu'une fois terminé que je me tournai vers eux. Je vis toutefois que je j'avais pas à m'en faire puisque ces derniers s'étaient très bien occupé de leur côté, voyant quelques corps joncher le sol. Quelques rares qui étaient supposés rendre leur rapport à leur chef, ils étaient passés au mauvais moment. J'hissai le corps du chef sur Seimori, le plus massif des deux, et nous quittâmes sans perdre plus de temps sur les lieux pour notre prochain objectif. Nous rencontrâmes un peu de résistance sur les lieux, mais même sans Seimori qui transportait notre colis nous l'étouffâmes aisément. Il ne restait maintenant qu'à libérer ces pauvres animaux.
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Message(#) Sujet: Re: Diamond in the Rough [Solo] Dim 27 Mai 2018 - 1:18

Cette tâche se trouva être beaucoup plus complexe qu'elle n'y paraissait. Premièrement, je devais trouver un moyen de sortir tous ces animaux des sous-terrains. Je ne pouvais pas simplement ouvrir toutes les cages comme je l'avais pensé au début; les pauvres se perdraient dans les dédales de couloirs et de grottes. Au final je dus me rendre à l'évidence et y aller avec la seule solution qui me venait à l'esprit, je transportai donc l'entièreté des cages à l'extérieur pour pouvoir ensuite les libérer à l'air libre. Sauf qu'encore une fois, un autre problème se dressait devant moi. En effet, même si j'avais mis le chef hors d'état de nuire, il restait toujours de ses hommes qui rôdaient autour et que je risquais de rencontrer dans mon entreprise. Il fallait donc avant tout que je m'assure de ne pas être dérangé. Lorsque cela fut fait, je pus enfin me mettre sur la monumentale tâche de libérer ces animaux.

Le temps que je sorte toutes les cages le Soleil commençait à se coucher. J'avais passé la majeure partie de l'après-midi là-dessus, mais je pouvais me consoler en me disant qu'il n'y avait plus aucun animal emprisonné dans ces grottes. Entre-temps le pauvre oiseau ne s'était toujours pas réveillé, ce qui me faisait craindre pour sa vie. Cela faisait plusieurs heures qu'il se reposait et même si je sentais son corps se soulever avec sa respiration je m'inquiétais pour lui. Avec l'heure je n'avais pas le choix de dormir à la belle étoile, mais demain je devais me dépêcher à l'apporter au village Inuzuka où l'hôpital vétérinaire pourrait s'occuper de lui. Or, je n'eus pas à attendre longtemps avant d'avoir des nouvelles. En plein milieu de la nuit, je fus réveillé par une agitation particulière et ce n'est qu'en ouvrant les yeux que je vis ma veste tressauter et paniquai une fraction de seconde avant de me rappeler ce dont il s'agissait. L'oiseau!

Aussitôt, j'ouvris ma veste et l'oiseau en sortit avant de s'ébrouer les plumes. Il descendit de sur moi avec quelques bonds avant de tourner vers moi. Malgré l'absence de soleil, la lumière de la lune était suffisante pour nous éclairer et je vis enfin à quoi ressemblait mon sauveur: un faucon pèlerin se tenait devant moi dans toute sa majesté. Je remarquai alors qu'il était plus large qu'à l'accoutumé et me rendis compte qu'il devait s'agir d'une femelle, toujours plus massive que les mâles. Il... pardon, elle tourna sa tête sur le côté et me fixa de son regard perçant. Je pensais avoir halluciné lorsque je croyais avoir vu, l'espace d'une seconde, de la reconnaissance dans les yeux du volatile, mais ce dernier émit un piaillement et bondit dans ma direction qui enlevèrent le doute dans mon esprit. Elle était bel et bien reconnaissante! Un sourire se fendit sur mon visage et je tendis avec une petite hésitation ma main vers le faucon, anxieux de me faire mordre. Elle pouvait être reconnaissante, mais après ce qu'elle avait subie qui pouvait savoir comment elle allait réagir au contact humain.

Je n'avais cependant pas besoin de m'en faire puisque le faucon vint sans hésitation caresser sa tête sur ma main. Rassuré, je flattai son plumage et sentis qu'un lien se créait entre elle et moi. Je l'avais sauvé de sa prison et cette dernière m'avait permis de capturer ma cible,  nous pouvions chacun être reconnaissants de l'autre. Peut-être était-ce à cause de ma connexion avec mes ninkens qui me rendait plus conscient de ce genre de choses, mais je sentais qu'à travers cette expérience j'étais lié à cet oiseau. Je me rendormis sans avoir crainte qu'elle soit partie lorsque le soleil se lèverait et, comme de fait, le matin venu je la trouvai nichée dans la fourrure de mes ninkens; elle semblait déjà se faire à notre compagnie. Je partageai les morceaux de viandes séchés entre mes trois compagnons et me fis aussitôt la réflexion que je venais de me faire une nouvelle bouche à nourrir. Dans quoi venais-je de m'embarquer?

Une fois nos besoins immédiats comblés, je me tournai vers notre colis, que je devais tout de même amener jusqu'à Konoha. Ce dernier était en piteux état avec son oeil ensanglanté et comme il ne me servait à rien de ramener un mort au village je m'occupai sommairement de sa blessure. Ceci fait nous étions fins prêts à partir et à notre départ au lieu de s'envoler, le faucon vint se poser sur mon épaule. Elle y resta pour l'entièreté du trajet pendant lequel je lui trouvai un nom. Si elle était pour rester avec nous, il était logique qu'elle ait un nom. Vues les circonstances de notre rencontre et le lien qui nous unissait je décidai de l'appeler Tenchuu, le châtiment du ciel. À présent j'aurais toujours quelqu'un pour me surveiller d'en haut. Si elle était encore un peu maigre, elle semblait complètement remise de sa captivité aussi me ravisai-je sur mon détour à l'hôpital et filai donc directement jusqu'à Konoha pour mettre ce monstre derrière les barreaux.
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Diamond in the Rough [Solo]

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