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 La réunion des trois nations.

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Message(#) Sujet: La réunion des trois nations. Dim 15 Avr 2018 - 19:58

Konoha était en pleine effervescence. La foule se trouvait dans la rue sans peur ni honte, la population locale étant à la fois intriguée et excitée par cet étrange évènement se mettant en place. En effet, l’Empire a disparu depuis maintenant plus de cinq ans, mais depuis, les pays étaient chacun dans l’envie de rester chez soi, le temps de se remettre sur pied après la guerre. Pour la première fois depuis longtemps alors, les trois grandes nations du Feu, du Vent et de la Terre allaient se retrouver pour un nouvel objectif commun.

L’examen Chûnin internationnal allait être enfin annoncé.

Des deux nations étrangères étaient venus en masse des forces armées, suite aux négociations lancées par les ambassadeurs de la Feuille. Le village de Suna, relevé depuis l’attaque du gaz empoisonné dans son enceinte, voulait encore aujourd’hui affirmer sa capacité à se défendre contre n’importe quel assaut, son Daimyô, Ketsueki Yami, prête à reprendre en main les soldats qui se sont vaillamment battus pour elle. Du côté de la Roche, Samui Ryûga voulait montrer que malgré les rumeurs traînant dans les bas quartiers de la Citadelle, les forces d’Iwa restaient puissantes et unies, et qu’elles sauraient faire face à l’adversité représentée par quelques illuminés.

Les représentants des trois forces armées étaient ainsi réunis sur le sommet du palais central de Konoha, alors que soldats et civils attendaient avec une patience modérée les discours qui allaient être prononcés. Mais pour le pays du Feu, ce jour était tout aussi important pour d’autres raisons. La disparition soudaine de Yamanaka Ayumi avait fini par s’ébruiter, et ne voulant pas affoler la population locale, une décision a été prise. S’avançant vers l’avant de la scène, l’annonceur prit la parole.


« - Comme vous le savez, aujourd’hui est un grand jour pour tous ! L’examen Chûnin va bientôt être lancé,sur l'initiative des chefs militaires des trois Grandes Nations, et en accord avec leur gouvernement respectif. De nombreuses raisons ont poussé à prendre cette décision, mais je laisse le soin à nos trois dirigeants émérites, de vous exposer la suite des évènements en prenant la parole, à commencer par le nouveau Leader du village de la Feuille. »

Reculant, l’annonceur laissa la personne se révéler derrière lui, affublé de la coiffe kagenale, le symbole du Feu fièrement affiché au sommet, à la vue de tous.

« - Le Sandaime Hokage : Hayashi Kihran ! »

Explications:
 
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Jeu 19 Avr 2018 - 12:15



Un nouveau chapitre, une nouvelle histoire



Jamais le village de la feuille n’avait organisé un tel événement auparavant. Des shinobis de toutes origines s’étaient rassemblés dans ses ruelles animées afin d’assister au premier examen chûnin international. Les réactions étaient aussi variées que le nombre d’individus : tantôt méfiants, tantôt ravis. Les plus heureux devaient être les commerçants de la région. Mais peu importe les avis différés, c’était un grand jour… Un jour qui marquerait l’histoire des trois nations, chacun à sa manière. L’incontestable était là et c’était pour cela qu’autant de monde était rassemblé au pied du palais.

Bien évidemment, la sécurité était optimale, que cela soit à l’extérieur ou à l’intérieur du village. Les grands dirigeants s’étaient vu offrir les meilleures suites au célèbre Onsen de Konoha, tandis que leurs ninjas séjournaient chacun à des auberges attitrées. Autour de la place, des gardes et des senseurs spécialisés et de chaque nation surveillaient méticuleusement à ce qu’aucun spectateur n’utilise de chakra pour éviter tout coup d’État.

L’heure approchait et seule l’énorme coiffe aux symboles de feu, protégeait l’Hayashi des puissants rayons du soleil. L’habillement était aussi lourd que sa signification. Clairement, ce n’était pas le genre de vêtement qui allait au rouquin, il se sentait habillé tel un pantin. Immobile, ses yeux observaient silencieusement ses confrères qui semblaient tous se jauger. L’atmosphère était lourde, la tension palpable. Mais qu’est-ce qu’il foutait là, déjà ? Il tourna son visage pour jeter un regard noir à son camarade, bras droit, qu’il savait devoir bien se foutre de sa gueule intérieurement. Non, il n’avait pas eu de bol.

« - Le Sandaime Hokage : Hayashi Kihran ! »

Merde, c’était à lui. Il soupira profondément, ignorant les possibles remarques et sourires de ses collègues avant de s’avancer. Des centaines d’applaudissements retentissaient, nombreux par politesse. Lui qui détestait se mettre sous les feux du projecteur, il était servi.

« Merci. Merci d’être ici aujourd’hui. Ce que nous fêtons n’est pas un simple examen ni même mon couronnement, mais le début d’une nouvelle ère. Cinq ans que la guerre s’est achevée. Cinq ans où chaque nation s’est relevée avec fierté. Des nations qui ensemble, unies, ont su vaincre leur ennemi commun. Il est temps aujourd’hui de faire connaissance, à nouveau, avec ces alliés voisins. Il est temps aujourd’hui d’avancer, ensemble. »

Son regard parcourra l’assemblée alors qu’il marqua une pause. Heureusement, le trac n’était pas un souci ni le vertige… Sans doute qu’il devait s’estimer heureux d’avoir travaillé sans relâche dans sa fonction de directeur et chef de clan.

« L’examen chûnin est une étape importante dans la vie de tout shinobi. Lorsque le genin se soulève au rang de chûnin, c’est une nouvelle génération qui s’élève dans le temps. C’est l’enfant, qui devient grand. En un mot, c’est l’avenir. Et si nous sommes ici réunis, c’est justement pour célébrer ensemble un avenir meilleur. »

Qu’il espérait sans chaos. Bien évidemment, en vérité, il était bien moins optimiste et plus réaliste. Des difficultés allaient apparaître d’une manière ou d’une autre dans le futur. Mais, il fera tout en son pouvoir pour éviter le massacre de la guerre… À cette pensée, il chercha rapidement des yeux sa femme et son fils. Il n’arriva pas à contenir un léger sourire lorsqu’il put les apercevoir, mais reprit assez rapidement la parole.

« Fils et filles du vent, de la terre et du feu, si aujourd’hui nous tournons la page vers un nouveau chapitre de notre histoire, c’est vous qui en écrirez son contenu. Soyez fiers, soyez forts… Merci.»

Il inclina légèrement sa tête, histoire de ne pas perdre ce foutu chapeau, puis se recula pour mieux laisser l’un de ses invités reprendre le relais.









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Suna
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Jeu 19 Avr 2018 - 14:21


Une nouvelle ère se profilait à l'horizon.
L'information s'était répandue comme une traînée de poudre et déjà, le vent soufflait sa satisfaction, transportant le sable et agitant la roche dans son sillage vers un avenir nouveau.
Le zéphyr n'avait pas tardé a faire bruisser les feuilles, annonçant l'arrivée des invités.

Ayant arpenté le désert de nuit pour se soustraire à la vive la morsure du soleil, notre cortège Sunajin arriva quelque peu déboussolé à Konoha alors que l'astre se tenait bien haut dans un ciel d'azur.
D'ordinaire, la plupart des natifs de Kaze profitaient de ces heures pour s'accorder du repos, démarrant leur réelle activité une fois la douceur du climat nocturne venant poindre son nez.

Malgré tout, les shinobis du sable étaient de vaillants combattants ayant l'habitude de côtoyer au quotidien un environnement hostile, aussi, cet inversement du mode de vie ne sauraient les perturber davantage.

===============

Vêtue d'apparats à la hauteur de mon rang et des circonstances, j'arborai solennellement la cape d'ivoire recouvrant mon bras droit dont le revers était écarlate. Cette même cape sur laquelle trônait le symbole de Suna et plus largement de Kaze.
C'était ainsi, fière et impassible que je me dressai avec mes homologues masculins et nos assistants sur le balcon du Palais de l'Hokage. Une bâtisse bien dérisoire comparée à la magnificence du Palais Seigneurial de Suna, la capitale de Kaze.
Les murs et les possessions ne faisaient certes pas tout mais ils n'en restaient pas moins le reflet de la situation économique. Malgré tout, je ne perdais pas de vue le fait que les Kage, ci présents, ne représentaient l'ordre et la gouvernance que de leur village militaire respectif, sans aucun autre pouvoir sur le restant de leurs Pays : a contrario de moi.

Cependant, il fallait croire que le Yuukan ne demeurait malgré tout pas assez vaste... Sinon pour quelle autre raison me retrouverai-je confronté à des têtes familières en guise de bras droit des autres Nations ? … S'il l'un d'entre eux ne me surprenait pas, l'autre en revanche...
Mais ce n'était ni le lieu ni le moment pour m'arrêter sur de telles futilités. Trônant face à la peuplade, j'écoutai le discours prometteur teinté d'une certaine naïveté de la part du nouvel Hokage.

Après des applaudissements de la part de l'ensemble de l'assemblée, la parole me fut donnée si bien que je m'avançai de quelques pas à mon tour.

« Konohajins, Iwajins, shinobis de tout horizons et bien sûr mes Sunajins ; comme l'a souligné mon homologue, cette journée clamant l'ouverture de cet examen Chûnin international est solennelle. Plus que l'évaluation des capacités de la génération future, cet événement marque l'avènement des retrouvailles avec nos anciens alliés. Des forces qui, conjointement, sont capables de défaire un Empire ! »

C'était là le résultat de nos accomplissements.

«En tant que Seigneur de Kaze, je possède la conviction que l'union fait la force.
Battez vous pour les vôtres. Protégez votre Nation et sa population. Soyez les gardiens et les instigateurs de la paix. Il n'y a qu'ainsi que votre Pays en ressortira grandi ! 
»

Un discours que j'adressai surtout aux miens même s'il s'agissait là d'un rappel élémentaire.

« Il ne tient qu'a vous de prouver votre valeur et de faire honneur à votre Nation.
La puissance n'a d'égal que votre volonté. Aujourd'hui, et pour les jours a venir, clamez haut et fort sa suprématie !
»

La tête haute et un sourire de satisfaction aux lèvres, je contemplai la foule et retournai à ma place initiale pour laisser la parole au dirigeant de la terre.



We're all mad here... :
 
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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 11:16

Samui Ryûga n'était pas un homme de politique, mais un fin tacticien. Un homme de terrain, déjà bien trop accaparé à son goût par les devoirs d'Ombre qui étaient les siens pour pouvoir s'enthousiasmer de la tenue de cet Examen Chûnin. Sur l'initiative du Village caché de Konoha, ancré au Pays du Feu, qui avait décidément l'apanage des grandes initiatives dans l'Histoire récente, un grand rassemblement faussement amical avait en effet été organisé, avec pour prétexte de promouvoir les générations futures de soldats en leur donnant une occasion unique de prouver leur valeur pour monter en grade avec bien plus de « prestige » qu'il n'était ordinairement nécessaire. Ryûga n'était pas dupe, en effet, et se retint bien d'afficher un rictus à l'écoute du discours du tout fraîchement nommé Sandaime Hokage, Hayashi Kihran : cet Examen Chûnin, sous ses airs presque innocents, représentait en effet une manœuvre des plus habiles pour obtenir à moindre frais informations et connaissances tactiques de première main, en vue de la préparation, quoi que vaguement hypothétique, d'un futur conflit majeur. Un plan diablement efficace dans son fond, mais qui avait un seul inconvénient majeur pour son instigateur premier : le fait que, tout comme lui, les deux autres Villages cachés conviés à l'événement pourraient également retirer autant, si ce n'était davantage d'informations préparatoires cruciales.

C'était d'ailleurs cette seule donnée qui avait permis au Tsuchikage d'avaliser le projet lors de la visite du Régent d'alors, aujourd'hui devenu Kage, mais cela ne voulait pas pour autant dire qu'à cet instant précis, sur cette terrasse, le Samui ne ressentait pas une vive appréhension quand à tout ceci. Si Ryûga était en effet coutumier de devoir gérer des situations où tous les éléments n'étaient pas nécessairement sous son contrôle, il était rare qu'autant de ces éléments se combinent ainsi entre eux pour former une telle poudrière. Il avait bien entendu pu participer à la mise en place et consulter les différentes mesures de sécurité élaborées pour l'occasion, mais les connections et les points de contact étaient bien trop nombreux et aléatoires pour que même lui ne puisse envisager toutes les tournures possibles. Et c'était sans même évoquer les tumultes internes dans lesquels pataugeait la Citadelle et les interventions à l'étranger qu'il avait été nécessaire d'organiser. Il était toutefois bien là, au côté de la ravissante et non moins dangereuse Seigneur de Kaze, de laquelle il ne s'était pas privé pas d'admirer les atours lorsqu'ils s'étaient rencontrés un peu plus tôt, et attendait patiemment son tour de parole. Une exposition aussi inutile qu'incontournable, dans ce contexte de rassemblement.

L'exercice était toutefois encore plus anecdotique pour lui qu'il ne l'était pour les deux autres chefs des armées : Ryûga ignorait comment avaient procédé les deux autres nations pour former leurs groupes d'étudiants soldats, mais il était pour sa part passé par un processus strict de sélection avec la contribution cruciale de son Bras-Droit afin de former un groupe qui, bien que très réduit, était taillé sur mesure pour l'événement. Il était en effet impensable pour le Tsuchikage de donner à voir à ses hypothétiques ennemis de demain ce que la Citadelle pouvait offrir de mieux en matière de combattants, et il lui fallait à la fois renvoyer une image de stabilité et d'assise. Un risque calculé avait malgré tout été incorporé dans le groupe qui avait fait le déplacement jusqu'à Konoha, un risque qui pouvait également rapporter gros. Ressassant des données tactiques et matérielles quant à la tenue de l'examen, le Samui réagit au quart de tour lorsque l'allocution de la plantureuse Seigneur de Suna prit fin. A son tour, dès lors, d'apporter au public ce qu'il attendait. Ou pas. S'avançant de quelques pas, les bras simplement étendus le long du corps, Ryûga attendit d'arriver au bord de la terrasse avant de s'arrêter et de prendre la parole, d'un ton morne et glacial.

« Respectables habitants du Pays du Feu, je vous remercie pour votre accueil chaleureux. Merci à vous, ainsi qu'aux shinobis de Suna, d'être venu concourir avec les soldats de la Citadelle. Ne perdez pas vos véritables ennemis de vue, et bon courage à tous. »

Sur quoi, il se retira aussi simplement de l'avancée qu'il ne s'y était présenté pour retourner à sa position initiale, au côté de Ketsueki Yami. Les prochains jours allaient pour sûr revêtir quelques intérêts, mais, Ryûga en était certain, des dangers guettaient à bien des carrefours.


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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 12:11

    Et le Tsuchikage ne croyait pas si bien penser.

    Avant ce fameux discours, Iwa et Suna avaient rejoint Konoha. Combien de temps cela faisait-il ? Quelques jours ? Quelques heures seulement ? Etaient-ils arrivés en même temps ? Des données inconnues de la narration mais il était certain qu’il y avait un temps de repos entre leurs arrivés à tous et l’annonce du discours qui avait abouti à ce rassemblement.

    Le Yamanaka n’était pas présent dans la foule.

    Des rumeurs circulaient dans les rues quant à la raison de leurs venus, à ces prestigieux invités. Aucun ennemi commun n’avait vu poindre le jour et les vestiges de l’Empire demeuraient silencieux. L’événement ne pouvait que porter sur des points positifs : comme des alliances commerciales ou pour parler de l’avenir du monde. De simples retrouvailles après ces quelques années d’existence sans véritable lien ? Simplement pour vérifier que leur camaraderie d’antan tenait encore la route ? Qu’importe les raisons, plusieurs grands hommes allaient être rassemblés en ce lieu. Beaucoup de pouvoirs formant alors une cible intéressante, comme en témoignaient les mesures de sécurité mises en place. Comment rater pareille occasion ?

    Pourtant, le Yamanaka n’était pas vraiment dans la foule.

    Membre de la Racine, il avait pris une mission d’espionnage. Il y avait une personne que l’unité devait surveiller chaque jour. Et selon les rapports établis jusqu’alors, il passait une grande partie de sa journée dans le bâtiment appartenant à Natsuki Nara. A quel étage errait-il ? Cela dépendait des heures. Au rez-de-chaussée pour les repas, et au deuxième et troisième sous-sol le reste de la journée. Parfois, rarement, il se rendait dans le 1er étage où se trouvait le cinéma. Le plus souvent lorsque la pièce était quasiment vide soit parce que l’horaire n’était pas appropriée aux grandes influences soit parce que la projection commençait à dater.

    Le Yamanaka était là, près du 7ème ciel. Dehors, sur un toit adjacent avec vue sur l’entrée, comme la majorité des agents avant lui. Tant que l’individu ne changeait pas ses habitudes, la filature gardait ses distances pour ne pas l’inciter à agir ou à réagir trop tôt.

    Le Yamanaka était là sans vraiment être là.

    Son corps était présent sur ce fameux toit, dans une position en tailleur tournée vers le 7ème ciel, mais son esprit était déjà ailleurs. Voilà plusieurs jours qu’il accomplissait cette mission, ou quelques heures seulement, suivant le moment d’arrivé des Iwajins et Sunajins. Ce n’était pas non plus la première fois qu’il demeurait inerte devant le bâtiment, son esprit absent. Mais cette fois, c’était la première fois que son esprit s’éloignait autant.

    Dans le corps d’un jeune corbeau, posé sur un des petits arbustes sillonnant la grande place devant le palais de l’Hokage, ou un arbre ou quelque végétation que ce soit, suivant la narration choisie mais non divulguée par le dirigeant, il était là. Un petit volatile dans des feuillages qui regardait dans la même direction que tous les autres : le sommet du palais.

    Tour à tour, chacun des dirigeants se révélait et prononçait son discours. Le monde apprenait à cette occasion qu’Hayashi Kihran devint le nouvel Hokage, sans véritable mot pour son prédécesseur : Yamanaka Ayumi. Aux dernières nouvelles, elle était absente pour raison politique. Et là voilà tout bonnement disparue et remplacée sans explication ? Soit.

    Les propos de chaque chef n’enchantèrent pas le Yamanaka dissimulé dans le corbeau. Pourquoi ? Parce qu’ils laissaient présager un long moment de paix. Aucun conflit ou difficulté à l’horizon. Rien que la stabilité. Et la stabilité n’était pas propice à l’élévation sociale de nouvelles têtes. Il fallait donc faire quelque chose. Provoquer un trouble ou une discorde. Mettre à mal ce semblant d’équilibre, car ce n’était que dans le chaos qu’on encourageait et qu’on louait des soldats tel que Shigo. Ce n’était qu’au sein du chaos qu’il pouvait obtenir plus de pouvoir.

    Mais qui viser ? Pas Kihran. Mettre à mal Konoha directement serait fragiliser ces murs qui le protégeaient. Ne restaient qu’Iwa et Suna. Cependant, pour limiter les risques de devoir narrer deux personnages contrôlés par le même narrateur, de deux camps opposés et dans un même sujet, le hasard de la vie fera d’Iwa la cible du trouble à venir.

    Alors le corbeau croisa ses plumes dans son dos et croassa parmi lorsque les applaudissements saluèrent les mots du dernier discours. Il y eut quelques croassement, dont un crouassement, qui eurent pour but d’apporter une illusion jusqu’au Tsuchikage.

    Dès lors le temps du volatile était compté : les senseurs allaient se diriger vers sa position, bien qu’ils se méfieront d’abord de la foule autour du végétal, probablement, avant de fouiller à l’intérieur. Le temps, peut-être, de pouvoir lancer une autre illusion ? Sur la Seigneur de Kaze cette fois.

    Et immédiatement ensuite, l’esprit du Yamanaka libérera le corbeau de son emprise pour retourner dans sa propre enveloppe, sur le toit adjacent au 7ème ciel, reprenant sa mission de surveillance comme si de rien n’était. Ou presque. Parce que le Tsuchikage allait inverser ennemis et alliés, dans l’espoir de s’attaquer à ses hôtes, mais Shigo avait également une autre idée pour bousculer les choses au cas où l’illusion ne ferait pas agir le Samui assez brusquement.

    Il décompta alors les secondes dans sa tête, patientant une bonne minute avant de sortir une poupée de sous ses vêtements. Il prit ensuite un kunai en main et trancha net l’une des jambes de la poupée, dont la douleur devrait se répercuter sur Ketsueki Yami, et peut-être la faire chuter ?

    Le Yamanaka attendra 30 secondes de plus avant de trancher la seconde jambe de la poupée. Et enfin, il brûlera l’objet pour faire disparaître la preuve de son méfait.

    Enfin, si tout se déroulait selon ses plans…

    Spoiler:
     
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 14:44






Beaucoup trop exposé. Elle n'avait cessé de lui rabâcher à la moindre occasion, à chaque fois qu'elle avait pu, dès lors qu'elle se trouvait ne serait-ce qu'un instant seule avec lui. En pure perte, bien sûr, car Ryûga avait pertinemment conscience de tous les risques que cet Examen Chûnin et son organisation représentaient. Elle avait toutefois jugé bon de lui rappeler, encore et encore, à quel point il serait vulnérable, relativement parlant, pendant toute la durée de cet événement, et à quel point y assister était une mauvaise idée. Mais le Samui avait ses raison et elle, avait du s'en faire une. Asuka n'avait toutefois pas eu à insister longtemps pour faire partie de la délégation de la Citadelle, en tant que membre chargé spécifiquement de la sécurité tant du Tsuchikage que de son Bras-Droit ou des autres représentants de moindre calibre. Ses compétences pointues faisant foi, la Jisetsu suspectait même Ryûga d'avoir prévu de l'emmener avec lui dès le départ, l'ayant pour ainsi dire laissée argumenter sa cause pour rien, mais l'ampleur des préparatifs et des dangers potentiels avaient eu tôt fait de la dévier de toute tentative de représailles à ce sujet. Elle s'était concentrée sur son travail, comme presque toujours, jusqu'à presque se noyer dedans. Si elle aurait fait preuve d'une telle application et d'un zèle semblable si elle n'avait pas entretenu de lien privilégié avec le principal objet de sa mission ? Certainement que oui... mais l'implication émotionnelle, elle, n'avait rien à voir, en dépit des sourdes protestations de son esprit par trop cérébral.

En ce premier jour officiel de l'Examen, qui faisait office d'introduction à l'ensemble des participants et des personnels du Village caché de Konoha, un premier pic de tension était atteint, pour la Sentinelle postée en retrait. Derrière les paravents qui formaient les cloisons éphémères entre lesquels se tenaient les Seigneurs et Kage réunis, elle épiait activement jusqu'au plus insignifiant quidam dans la foule, ses pupilles dorées scintillant par moment sous les fugaces rayons de soleil, laissant ses sens baigner dans les énergies et pulsations environnantes. Attentive au présent, elle s'ouvrait également à l'avenir, à l'avenir proche, en percevant avec une mince avance chaque mouvement, chaque bruit, chaque émanation de chaleur. Elle remplissait, en résumé, le rôle qui lui avait été confié. Et savoir que le Bras-Droit du Tsuchikage, Bakushô Kazuya, juste devant elle de l'autre côté du paravent, disposait de capacités semblables aux siennes, quoi qu'évidemment plus rudimentaires et limitées tant par le caractère que la nature de leur possesseur, n'atténuait en rien son application. Au moment où Ryûga s'avança pour prendre la parole, Asuka redoubla d'attention, si cela était même possible, concentrant ses perceptions vers l'objet de ses désirs, mais aussi et surtout de sa mission. D'abord, rien. Ce qui était tout bonnement assez rassurant. Mais lorsque le Samui fit mine de reprendre sa place entre les paravents, au côté de la Seigneur Ketsueki, les sens d'Asuka lui hurlèrent une alerte en caractères gras à la figure.

Le flux de chakra de Ryûga venait de changer et avec lui, son comportement. Dans son regard s'illumina cette teinte écarlate du meurtre froid et expéditif, qu'elle entraperçut entre les drapés du paravent, et à peine eut-elle le temps d'identifier la ligne de chakra responsable de ce trouble, la remontant dans les airs jusqu'à un volatile quelconque semblant déjà s'éloigner, que d'un bond athlétique et décidé, le Tsuchikage bondissait en direction de Yami en faisant darder une main auréolée d'un froid assassin. Les pupilles dorées de la Jisetsu reluisirent alors de plus belle, tandis que son corps tout entier semblait se déphaser en l'espace d'un micro-instant pour se projeter dans l'angle mort du chef des armées de la Citadelle. Apparaissant à la fois comme un cheveu sur la soupe et à point nommé, Asuka cercla l'épaule de Ryûga par l'arrière tout en injectant dans la précipitation une dose massive de son chakra dans son organisme. L'illusion dont il était manifestement victime fut rompue sur le coup, tandis que dans l'assemblée et tout autours du cercle VIP une agitation très vivace s'empara des agents de sécurité, apparents comme cachés. Des kunai furent braqués sur Asuka par les plus maladroits, tandis que les plus en possession de leurs moyens se tournaient vers le volatile lointain et anodin. Bien d'autres encore semblèrent particulièrement préoccupés par la bonne santé de Ketsueki Yami, qui eut même le droit à un regard de la part de Kazuya.

« Ryû, ça va ? Susurra Asuka à l'oreille du Tsuchikage, cerclant toujours son omoplate gauche.

- Très bien. En position, maintenant. »

Elle n'avait pas besoin d'en entendre davantage : se retirant et montrant patte blanche à qui de droit, elle se dirigea à nouveau vers les paravents, jetant un regard scintillant et inquisiteur vers la Seigneur de Kaze en passant.

« Un Genjutsu. Pas des moindres.

- C'est p'têtre qu'une ruse, mais j'suis presque sûre qu'il tenait sa source de ce piaf, là, ajouta Asuka sans se soucier de protocole ou de hiérarchie en pointant le doigt vers le volatile déjà sujet de l'attention de bien des shinobis de la Feuille.

- J'ai manqué de peu de vous agresser sans raison, Yami-san, vous m'en voyez navré. Mais je doute que vous soyez la cible exclusive de ce perturbateur : l'agressivité que j'ai éprouvé... vous était tout autant destinée, Kihran-san. Quelqu'un, dans vos rangs à l'un ou à l'autre messieurs dames, a voulu tirer un trait d'humour de mon allocution. Nous n'avons qu'une peine pour les crimes de ce genre, à Tsuchi, ajouta-t-il plus sèchement à l'attention particulière du Sandaime Hokage. Et j'escompte bien qu'elle sera appliquée de la même façon ici. »


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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 15:21

J'avais entendu parler de l'événement en cours en ville. Depuis, tout le monde parlait de la venue des deux autres nations alliés de Konoha et je n'avais pu réprimer un grincement de dents à l'idée de recroiser la route de ceux que j'avais pu offenser à Suna.

Je m'étais tenu tranquille jusque-là, motivé par les paroles de Natsuki et je savais qu'il gardait un œil avisé sur moi. Je regardais les gens courir dans tous les sens dans les rues de la ville et je me laisse moi-même emporté par cet enthousiasme, à la fois curieux de ce qui se tramait en ville et motivé par cet examen.

J'avance parmi les yeux épris de joie et d'allégresse. Et je Le sens quelque peu bouillir en moi. Il s'était montré plutôt discret depuis l'intervention de Natsuki Sensei mais il faut dire que je m'étais tenu à l'écart de toute mission ou intervention ces derniers temps. Je travaillais mes techniques et mes connaissances dans ma chambre, je devais faire mes preuves.

J'arrive sur la grande place où tout le monde s'était réuni et j'entends l'annonce de notre nouveau Hokage, Hayashi Kihran. Je ne le connais que de réputation mais pas personnellement. Je le voyais, du moins sous sa coiffe, pour la première fois. Un discours éloquent et sobre mais j'avais l'impression qu'il était mal à l'aise.


« C'est ça votre chef ? Ca faisait longtemps... Trop longtemps hein, je suis certain que je t'ai manqué. Que me vaut cet honneur ? Rien de bien intéressant, au vu de ce que j'aperçois sur ce balcon. Alors tâche de te tenir tranquille ! Je vais y penser héhé... »

J'écoute attentivement les paroles des trois Kage. Certes, la démonstration de l'union qui demeurait entre les trois nations étaient primordiale mais mon attention était focalisé sur l'examen. Et après cette cérémonie, j'en ai la conviction, je souhaite avoir l'opportunité d'y participer.... Mais comment ?

Je n'avais que peu agi à Konoha et ma dernière intervention à Suna ne penchait pas en ma faveur. Je savais que Natsuki avait émis le souhait de garder mon secret tant que j’œuvrais pour maintenir stable ma condition mais si mon nom apparaissait d'une manière ou d'une autre à l'examen, allait-il me laisser ma chance ?

J'observais autour de moi les autres shinobis susceptibles d'être choisi. Il y en avait du monde, c'était indéniable. Mais la certitude grandissait en moi. Je voulais faire mes preuves. Mes techniques restaient à parfaire, après tout, je n'étais qu'un Genin. Mais mes connaissances et ma stratégie faisait ma force..... sauf quand Il décidait de tout foutre en l'air. Je ne devais cependant pas Le craindre.


« Parce que tu crois pouvoir faire avec ? Je m'y résoudrai ! J'ai des personnes qui me soutiennent à présent et qui savent. Pfff, ce manipulateur des ombres ne pourra rien pour toi. Je n'ai pas les mêmes certitudes que toi ! »

Me forçant à ne plus écouter, je me focalise sur mon objectif. Je me sens capable de passer le cap, de mener à bien des missions et d'assumer la responsabilité des décisions à prendre. J'étais devenu shinobi pour servir au mieux mon Kage et les intérêts de Konoha. Si j'avais la chance de participer à l'examen de Chûnin, je mettrai le paquet pour démontrer mes capacités de raisonnement et martiales et prouver que Natsuki a eu raison de me faire confiance.

Je tourne le dos aux festivités pour retourner chez moi. J'avais du pain sur la planche pour me préparer à cet examen..... en espérant que l'on pense à moi.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 15:37

Il y avait assurément du monde sous le balcon aujourd'hui, bien plus que pour les habituels discours et investiture des Hokage. Enfin, si l'on pouvait parler d'habitude : Kihran n'était que le troisième dans cette chronologie. En cinq ans, cela faisait quand même pas mal, en réalité. Mais une chose importait vraiment en ce jour unique : c'était que ce n'était justement pas Natsuki qui se retrouvait sur le devant du balcon, avec la coiffe Hokagal vissée sur le crâne. Que c'était lui qui patientait en retrait, pendant que son homologue et nouveau supérieur lui lançait un regard noir auquel il répondait par un sourire.

« Courage, vous allez y arriver. »
reflétait-il.

Oui, assurément, ce n'était pas de bol pour Kihran. Car s'il avait prit la peine de vérifier, il aurait vu que Natsuki avait triché, et que les trois cure-dents avaient une pointe verte. Il y avait des choses que l'on ne pouvait pas laisser au hasard. Et comme chacun le savait, dans le monde ninja, l'important n'était pas la vérité, mais ce que les gens croyaient.

*************************

Avant-hier encore, tout Konoha était en effervescence, se préparant à accueillir le lendemain des militaires et hauts-gradés des deux autres principales nations shinobi. Mais malgré tout, Natsuki avait prit quelques minutes avant Kihran seul à seul dans le bureau Hokagal, afin de le préparer à son investiture. Il était Assistant du Hokage depuis un moment, un très long moment même, si l'on superposait les lignes temporelles. Il savait comment tout devait se dérouler, et comme pour chacun des prédécesseurs de Kihran, il le soumit à ce que l'Histoire retiendra des siècles plus tard comme '' le p'tit rituel du Nara tatoué ''.


« Le grand jour approche. Cela va, pas trop stressé ? »


Probablement plus que Natsuki, cela au moins c'était certain.


« Il ne reste que des détails à finaliser, ne vous en faîtes pas. Bankichi n'a plus à prouver qu'il s'y entend en matière de sécurité, et a prit toutes les mesures nécessaires. Je me suis occupé de la logistique et du reste, tout se passera bien. Mais comme je sais que vous ne pourrez pas vous empêcher de tout vérifier une ènième fois, je vais aller droit au but. »


Moment solennel dans la posture de Natsuki, qui se tenait face au bureau du Hokage, celui auquel il avait fait s'assoir Kihran.


« J'exerce le poste d'Assistant du Hokage depuis un certain temps, l'on peut donc dire que je connais mon métier. Toutefois, chaque Hokage est différent, et bien que nous avons travaillé d'égal à égal pendant près d'un an, il nous faudra probablement un peu de temps pour nous rôder. Il y aura une phase de transition, le temps que je puisse bien étudier vos habitudes et anticiper vos besoins, suite à quoi je deviendrai le dernier Assistant que vous aurez à votre poste. »


Un poste qui semblait construit sur un siège éjectable, raison pour laquelle Natsuki l'évitait comme la peste.


« Je ne serai jamais loin de vous tant que vous serez dans ce bureau. Car afin de répondre aux besoins des Hokage, j'ai prit la liberté d'appliquer le fruit de mes connaissances et recherches sur le tiroir gauche de votre bureau, le dernier avec la serrure dessus. Il n'est pas verrouillé à proprement parlé, mais son fonctionnement ne s'appliquera qu'en réponse à votre chakra, tout comme c'était le cas pour feu Ayumi Yamanaka. Chaque fois que vous aurez besoin de moi, vous n'aurez qu'à l'ouvrir, et je serai là. »


Mais si Kihran essayait maintenant, cela ne marcherait pas, puisque son Assistant était déjà en face de lui.


« Il m'arrivera très occasionnellement d'être indisponible, quand je suis en mission hors du Village ou à l'étranger par exemple. Si tel est le cas, il y a assez d'ombre dans le tiroir pour activer la réserve de chakra que j'ai stocké dans les sceaux qui en tapissent le fond : un clone d'ombre à mon image prendra alors le relais tant qu'il s'agit d'exécuter de menues tâches. »


Des tâches de larbins, en lien avec le surnom très affectueux qui lui avait été donné par son premier Hokage.


« Je vous serai gré de ne pas en abuser, et de penser à mettre de temps en temps des graines dans la mangeoir et de l'eau dans l'abrevoir. »


Le sérieux de Natsuki rendait difficile de déterminer s'il plaisantait ou non. Et ce pour l'ensemble de cette réunion.


« Ensuite, j'aimerai que vous preniez connaissance de ceci. »


Il déposa sur le bureau la pochette plutôt mince d'un dossier.


« Ce n'est pas urgent, mais prenez tout de même le temps d'y réfléchir. Il s'agit du projet de loi imposant le port de la mini-jupe pour les kunoïchi de Konoha. Tout est déjà préparé, il ne manque que votre signature sur la dernière page. »

**********************

« Courage, vous allez y arriver. »


Oui, assurément, ce n'était pas de bol pour Kihran. Mais c'était ainsi. Et au vu du pas assuré avec lequel il s'avança sur le balcon pour prononcer son discours, qu'est-ce qui pouvait mal se passer sous son commandement dans les années à venir ? Natsuki observa son dos, droit et fier, et hocha imperceptiblement la tête. Il avait trouvé quelqu'un d'autre à pousser sous le bus une fois échappant une fois de plus à la catastrophe. Rien ne pouvait gâcher cette journée.

Pas même Yami.

Du moins, c'était ce qu'il pensait quand il avait écrit ce texte quelques jours plus tôt. Entretemps, il s'était passé vachement d'événements.

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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 17:19

Le discours du Tsuchikage terminé, il reprit place sous les acclamations, mettant un terme à cette ouverture aussi pompeuse qu'hypocrite de l'examen Chûnin.
Je pensais, dès lors, pouvoir quitter cette mascarade mais ce fut sans compter sur l'agitation soudaine d'Oniri à mes côtés, que je sentis crispée. Son regard ambré glissa vers le dirigeant de la Roche puis vers le mien, me laissant comprendre que quelque chose n'allait pas.

Sans rien en montrer, je restais malgré tout attentive jusqu'à ce qu'il bondisse sur moi, les yeux dévoilant une aura assassine tandis que son bras luisait d'une lueur glaciale et meurtrière.
Avant même que je n'intervienne, Oniri s'interposa devant nous, prête a l'intercepter tandis qu'une Iwajin en fit de même, éloignant son dirigeant tout en lui faisant retrouver la raison par une flagrante dose de chakra.

Les événements s'étaient enchaînés soudainement et pourtant, mon esprit vif comprit rapidement la perte de contrôle involontaire du Tsuchikage. Des troubles fêtes étaient de la partie, cherchant a instaurer un climat conflictuel ou bien peut-être en étais-je la seule et unique cible ?
Les assaillants responsables des attaques au poison étaient-ils une nouvelle fois en cause ou bien s'agissait-il d'un tout autre ennemi ?
Des interrogations fusant a vitesse grand V dans mon crâne tandis que je restais sur la défensive, observant les alentours. Mes Medjay, en position, pointaient dès lors leur hallebarde dans la direction des Iwajin tandis que d'autres s'occupaient du flanc opposé, me laissant au milieu.

L'ennemi aurait, après tout, pu survenir de n'importe où mais je ne m'attendais pas à ce qu'il agisse a distance, directement sur ma personne.
Soudainement, un supplice fulgurant m'assaillit la jambe, me faisant lâcher un juron et serrer la mâchoire fermement sous la douleur sans en être plus démonstrative, ayant l'habitude de la côtoyer de part mes propres rituels clanique.
Pourtant, j'avais beau observer la zone lancinante, me faisant flancher le genou, que je ne remarquai pas la moindre blessure apparente. Rien de semblable aux capacités de mon clan, donc et mes capacités a utiliser mon chakra médical se révélèrent inefficace.
Ployant finalement sous le nouveau pic de douleur touchant mon autre membre, je me retrouvai pratiquement a genoux, haletante et me forçant malgré tout a me relever, le regard écarlate luisant à mon tour d'une intensité meurtrière.

Bien entendu, Oniri tout comme mes gardes se rapprochèrent de moi dans l'instant, laissant celle-ci prendre les choses en main et rétablir mon flux ordinaire de chakra sous l'action du sien en grande quantité.
Aussitôt, l'affliction viscérale se dissipa, me laissant reprendre mon souffle sans me départir de mon expression pour autant.
Bien que suffisamment impassible au demeurant, je me promettais d'étriper les responsables. D'abord je les écorcherais vifs, puis je leur ferais goûter à la morsure du soleil de Kaze de manière artificielle avec mes Yamada et enfin je les laisserais agoniser jusqu'à rendre leur dernier soupir après d'incessantes suppliques de mettre un terme à leurs vies de pourritures !

D'un geste, je sommais à tout ce monde de s'écarter en y ajoutant sèchement un ordre.
Rien n'indiquait que les choses étaient terminées, bien que les assaillants se soient sans doute déjà volatilisés, tandis que la foule s'agitait dans un même élan de panique : chacune des délégations étant encadrée par sa propre Nation.

« Éclairci la situation. »

Demandai-je à Kioshi, non loin de moi.
En tant que membre de la Confrérie, j'étais certaine de son efficacité et de sa prudence pour agir dans cette situation tendue.

Un regard fut également adressé a celle envers qui je plaçais le plus ma confiance, lui demandant de rester sur place et de tenir son rôle d'assistante.
Le Tsuchikage choisi cet instant pour proclamer ses excuses sur son acte que je savais involontaire, bien que cela aurait pu tout autant servir de stratagème pour couvrir ses méfaits...
Je partageais toutefois la même expression que ce dernier ainsi que les mêmes attentes.

Mon regard froid glissa dès lors vers le repenti.

« Il est évident que ce ou ces fauteurs de troubles a/ont voulu semer le doute et la méfiance dans l'esprit de l'assemblée. »

Sans quoi il ou ils auraient agit de manière plus directe et meurtrière encore si le seul but avait été de nous éliminer l'un ou l'autre.

Mon regard convergea ensuite vers le nouvel Hokage, m'exprimant d'une voix incisive :

« Je rejoins notre homologue a ceci près que je n'ajouterais qu'une question : Avez vous des explications, vous qui êtes le seul épargné, hôte et instigateur de ce rassemblement, Sandaime Hokage ? … »




We're all mad here... :
 
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 18:36

Lorsque la nouvelle de l’examen a été communiquée au village, Le Cerné, Kachi Byakuya, le Shateigashira de Suna, m’a contacté. Sa demande était claire : prendre contact avec le réseau criminel du Pays du Feu et entamer le début d’une relation avec la famille Kachi. Puisque ma rencontre avec une des envoyés de la Feuille, Hayashi Rioko, n’avait pas donné les résultats qu’il avait espéré, je devais me rattrapé. C’était comme si, à ses yeux, mon échec s’était transformé en dette.

Cependant, cette rencontre avait donné un résultat différent, inattendu : elle avait éveillé mon intérêt pour Rioko. Je ne saurai encore dire pourquoi, mais quelque chose m’attirait vers elle. C’est sûrement la raison pour laquelle je n’ai pas cherché à lui soutirer des informations. De surcroît, c’est sûrement la raison pour laquelle je n’ai pas cherché à me défiler de cette "dette".

Je voulais la revoir. Je voulais sentir son parfum sucré et fruité et revoir le flottement de ces cheveux.

Malgré la vitesse du Kanzetsu, le voyage entre Suna et Konaha est un périple durant quelques jours. Au cours du trajet, l’équipe n’a pas réellement bavardé. Chacun était concentré aux tâches futures et au secret que Ruri-sensei s’obstine à ne pas nous révéler. De mon côté, je combattais, à chaque nuit, d’étranges rêves qui m’ont pris de surprise dès que notre groupe a quitté la nation. Lors de ces périodes de sommeil mouvementé, des images, à la fois tristes et heureuses, de mon enfance en tant que Tetsujin refont surface et je n’ai pas les outils pour gérer ces émotions.

Nous atteignons Konoha, en dépit de ma fatigue, très tôt lors de la troisième journée. Vu mon état, je dois passer une fouille pour des substances illicites. Évidemment, je me suis chamaillé avec les gardes et les forces de l’ordre présentent, mais Ruri m’a rapidement fait comprendre que le Seigneur du Vent me punirait si jamais je ne me taisais pas. D’habitude, j’aurais défié mon supérieur, mais, cette fois-ci, mon besoin de repos a eu le meilleur de moi et, avec une mauvaise attitude, j’ai cédé aux inspections.

Outre cette situation, notre entrée dans le village s’est passée sans accro. En fait, j’ai même eu l’impression que les Konohajins avaient un respect plus grand envers moi que mes confrères Sunajins, ce qui m’a surpris au départ, avant que je ne réalise qu’il ne s’agit là uniquement de professionnalisme et d’apparence.

J’avais la ferme intention de me rendre à la chambre qui m’avait été attitré pour roupiller alors que les soldats m’ont expliqué qu’il fallait se rendre près du Palais Central de Konoha pour écouter l’annonce des Kages. J’avais voulu l’envoyer paitre, mais, une fois de plus, l’épuisement s’est chargé de me rendre docile et je n’ai que hocher de la tête, penaud.

Plus tard, sur place, les dirigeants respectifs de chacun des villages nous ont expliqué, chacun à leur tour, leurs visions des choses : l’importance de la paix, se tourner vers l’avenir, favoriser le travail d’équipe, la force équivaut à la volonté et de conserver ses adversaires en vue – ou peu importe ce que le Tsuchikage expliquait. Tant de mots qui, au fond, ne prouvent qu’une chose : les dirigeants ne peuvent pas s’accorder sur un seul point, un seul conseil à donner à la foule.

Adossé sur un arbre légèrement en retrait, j’écoute silencieusement les discours de ceux qui prennent des décisions faisant mourir des centaines de personnes une cigarette à la main, sous le croassement des corneilles. Les centaines de personnes dans la foule trouvent le moyen de conserver le brouhaha suffisamment bas pour permettre à tous d’entendre au minimum un mot sur trois. Distrait, j’observe les têtes à la recherche d’une couleur de cheveux particulière, celle d’une jeune bagarreuse aux dagues en état lamentables.

Quand, soudainement, alors que je ne porte pas attention au sommet du palais, les gens s’affolent. Je me retourne à temps pour voir l’Iwajin morne s’élancer vers le Seigneur du Vent. Mes yeux s’écarquillent brusquement, tout effet de la fatigue disparaissant aussitôt. Plusieurs ninjas font leur apparition, mais je n’arrive pas à voir réellement ce qui se déroule.

Les corbeaux s’envolent et certaines personnes forment un cercle autour de l’arbre, pointant les branches et, d’autres, dans ma direction.

« Elle a dit que c’était là, » explique un Shinobi Konohajin.

« C’est lui? » demande un homme bedonnant avec plusieurs bagues.

« C’étaient des oiseaux, je crois, » répond une petite dame.

Sur le qui-vive, j’attrape le pommeau de mon sabre et jauge tous ceux qui m’entourent, les sourcils froncés, près à décamper ou à me défendre au besoin.

« Que ce passe-t-il? » m’informé-je d’un ton ferme.


Dernière édition par Buyuu Eiki le Mer 25 Avr 2018 - 20:41, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 20:40



Lorsqu’il revint rejoindre le pavillon le temps que ses invités et homologues prennent à leur tour la parole, ses yeux croisèrent à nouveau ceux de sa nouvelle et fidèle secrétaire : Natsuki. Un étrange personnage qu’il était toutefois heureux d’avoir à ses côtés. Et il espérait qu’il accepte de rester son bras droit, même s’il ne posait pas sa signature au texte de loi concernant le port de la mini-jupe. Il riait d’ailleurs intérieurement à cette proposition. Il aurait pu accepter… mais il avait trop à perdre. Néanmoins, hormis cela, leur conversation refusait de quitter son esprit. C’est après avoir regagné sa place, son regard perdu dans l’horizon qu’il adressa quelques mots à ce dernier.

« Natsuki, sache que ton soutien m’est précieux. Ne te rabaisse pas au rang de larbin, tu es mon bras droit, mon conseiller. J’espère pouvoir continuer de collaborer avec toi, comme par le passé. »

Il savait bien que les sujets sérieux n’étaient pas au goût du Nara, mais il souhaitait mettre quelques petites choses au clair. Il n’avait pas envie de se retrouver avec un subordonné qui se contentait d’exécuter les ordres, il souhaitait pouvoir compter sur lui.

« Et cesse de te montrer aussi formel avec moi. »

Même si l’Hayashi donnait de l’importance à toutes ces formalités et ces politesses, ce n’était pas ce qu’il recherchait chez son bras droit, pas du tout même. Il espérait d’ailleurs sincèrement pouvoir développer une certaine complicité avec lui à l’avenir.

La suite, vous la connaissez…. L’atmosphère d’apparence amicale et détendue dévoila son vrai visage lorsque le Tsuchikage se lança à l’encontre de la Dame du vent. D’un coup, les gardes de toutes nations vinrent se positionner autour de leur dirigeant respectif, les armes déployées. Le rouquin prit le temps d’analyser la situation, restant d’apparence calme et immobile. Néanmoins, une certaine colère montait en lui.

Bien évidemment, tous les regards se posèrent peu à peu sur lui, des regards et des paroles remplies de reproche. En premier lieu, tout ce qui sortit de ses lèvres fut un long et profond soupire, d’exaspération. Tous s’étaient attendus à ce que des attaques soient faites pour déstabiliser cette réunion, mais si tôt ? La sécurité n’avait donc pas été suffisante. Ses paupières closes sous la migraine qui commençait à se faire sentir, le nouveau Sandaime Hokage retira sa coiffe avant de s’avancer au centre de ce chaos.

« Rappelez vos hommes. Vous êtes ici dans des terres qui ne sont pas les vôtres et sous ma juridiction, je vous prie de ne pas l’oublier. »

Fit-il en premier lieu afin de rappeler à ses confrères de rester à leur place. Ils étaient des invités et ils ne souhaitaient pas voir des shinobis étrangers mettre encore plus de chaos dans son territoire. Il jeta ensuite un regard au maître de la roche.

« Je comprends et partage votre colère, mais ce sont les lois du pays du feu qui s’appliquent ici. Néanmoins, je veillerai à ce qu’on vous donne satisfaction. »

Ses yeux observèrent son entourage en silence avant de faire signe à ses hommes de baisser les armes et de prendre le temps de répondre à son invitée touchée par un étrange phénomène.

« Vous connaissiez les risques tout autant que moi et je ne possède pas plus d’information que vous. Tout ce que je peux vous assurer, c’est que je n’ai aucun intérêt à vous attaquer, ni l’un, ni l’autre. Néanmoins, je suis navré de cet incident, cela n'aurait pas dû se produire. »

Il prit alors le temps d’incliner le haut de son corps, mettant ainsi sa fierté de côté. Une fois redressé, il prit le temps de détailler la dame, s’inquiétant davantage de son état que celui du Tsuchikage. Était-elle également sous l’emprise d’un genjutsu ou était-ce plus compliqué que cela ? Bien évidemment, il ne s’attendait pas à ce qu’elle accepte son aide, pas maintenant.

« Je vous invite à rejoindre vos logements respectifs le temps que nous soyons certains que tout danger soit écarté. Entre temps, l’ANBU sera chargé de mener l’enquête et de nous ramener le responsable de ce merdier. Bien sûr, libre à vous d’envoyer vos hommes collaborer avec les forces konohajins »

Kihran espérait s’être montré assez clair. C’était à Konoha de diriger cette enquête sur ses terres et il ne voulait pas d’action solitaire de la part des autres nations pour ne pas faire dégénérer la situation. Tout devait être fait en collaboration, hors de question que des shinobis étrangers aillent faire du porte-à-porte dans tout le village. Il demanda cependant également à son chef de sécurité d’envoyer une seconde équipe calmer et canaliser les mouvements de panique en bas du palais.

« Takeo, tu as compris ? »

Fit-il au chef de la sécurité avant de lui faire signe de ne pas perdre plus de temps. Il reposa enfin toute son attention sur la Dame du vent. Il se doutait bien qu’elle n’allait pas l’autoriser à approcher.

« Ketsueki Yami-sama, n’hésitez pas à faire savoir si vous avez besoin d’assistance. Mes hommes restent à votre service. »

C’est à ce moment-là, lorsqu’il pouvait enfin se permettre de respirer, qu’il remarqua la présence de sa chère et tendre. Il la regarda s’approcher en essayant de lui adresser un sourire rassurant, un peu forcé. Lorsqu’elle fut à ses côtés, il se pencha à son oreille.

« Tout va bien. Et toi ? Asahi ? »













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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Mer 25 Avr 2018 - 23:06

    Au mouvement brusque du Tsuchikage envers la Seigneur de Kaze, tout se bouscula très vite. La foule poussa un cri de surprise et d’effroi, rapidement rattrapée par un silence insoutenable en voyant le chef Iwajin se stopper. Etait-ce grâce à la femme aux cheveux roses qui le touchait ?

    Dès ce geste, les ninjas de chaque nation se dirigèrent vers leur dirigeant pour s’enquérir de leur état et pour connaître les ordres. A part peut-être les Konohajins qui connaissaient déjà les procédures en vigueur ici. Mais ce n’était pas mon cas, et je me préoccupais de la santé de Yami. Alors je l’atteignis peu après qu’elle soit tombée à genoux. Juste à temps pour qu’elle me transmette son ordre : éclaircir la situation. Elle me chargeait d’enquêter pour lui rapporter un maximum d’informations. Et sa sécurité ? Oniri était là, à ses côtés. Mon frère Tetsui également. Mais si le Tsuchikage l’attaquait une nouvelle fois ?

    Ce fut donc après une brève hésitation que je redescendis. Là, j’observais la foule et les ninjas. Avec les trois organismes différents présents, les ninjas allaient dans tous les sens, et les civils au milieu paniquaient. Des gens couraient dans tous les sens. Plus haut, sur le toit, l’Hokage semblait s’expliquer auprès de ses confrères qui leur demandèrent des explications. Sans doute allait-il ordonner ou coordonner les efforts fournis par chacun pour limiter le chaos environnant ? Il s’était même incliné face aux autres. Pourquoi ? Etait-il coupable de quelque chose ? En bas, les bousculades n’étaient pas rares. Evidemment, le temps de comprendre, de s’organiser et enfin d’apaiser la foule était bien plus long que le court moment qu’il lui fallait pour s’agiter.

    Le Tsuchikage avait tenté d’attaquer la Seigneur du Vent sous les yeux de tous, et il ne s’était arrêté que grâce à l’intervention d’une tierce personne. Ensuite, Yami chuta à genou, d’après ce qui avait pu être vu. Tant qu’aucune explication n’était fournie, l’hypothèse la plus plausible était une guerre ou un conflit très proche. Les Iwajins contre les Sunajins. Surtout du point de vu des civils qui ne connaissaient rien ou pas grand-chose à l’art ninja et à ses possibilités de manipulation. Et puis surtout : qui pourrait manipuler un Kage avec toutes les mesures de sécurité mises en œuvre ? Ils devaient tous être à l’abri. Ils auraient dû l’être…

    Pour ma part, j’avais reçu un ordre clair et aucun contrordre pour le moment. Sauf que je n’étais pas senseur et j’ignorais donc comment procéder. Samui Ryûga et Ketsueki Yami avaient été atteints par un mal inconnu et différent pour chacun. Pourtant, je n’avais rien vu. Les possibilités étaient multiples : du gaz empoisonné au genjutsu, en passant par des outils invisibles à l’œil nu.

    Là, plusieurs ninjas se dirigèrent en direction d’un même arbre. Je reconnus Buyuu Eiki dessous. Etait-il suspecté ? Voire coupable ? Non, il s’agissait d’un samouraï. Ce n’était pas dans sa manière de faire. Et puis, il les aurait tués. Il ne se serait pas contenté de les tourner en spectacle. Alors je me rendis sur les lieux, me plaçant aux côtés d’Eiki et face aux autres ninjas.

    « Je me porte garant de cet homme : il n’a rien à voir avec cette histoire. »

    Et puis cela me permettrait de gagner un peu plus sa confiance, ce qui entrait dans le cadre de mon autre mission. A cette occasion, j’apprenais que certains senseurs suspectaient des oiseaux. Je décidais alors de les suivre : ce me semblait être le meilleur moyen pour récolter des informations. Pendant ce temps, j’invoquais un clone pour qu’il se rende auprès de Yami afin de lui transmettre les premières données :

    « Certains senseurs sembleraient suspecter des oiseaux. Probablement un Gekei ou un Dobutsu dans ce cas. Au cas où, méfie-toi des animaux. Je poursuis mon enquête. »


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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Ven 27 Avr 2018 - 2:30

Et voilà, le grand jour était arrivé. Après des semaines de planification et de préparation, l'Examen chûnin international était sur le point de commencer. Vous ne pouviez pas vous imaginer les journées que j'avais passé à m'assurer que la sécurité d'un côté comme de l'autre du Rempart du village soit sans faute. Malgré tout cela, le village bouillonnait d'une activité jamais vue auparavant et cela ne pouvait qu'être une autre source d'inquiétude pour moi. Parmi tout ces gens, y en avait-il un ou plusieurs qui avaient réussis à passer entre les mailles du filet? J'avais travaillé d'arrache-pied pour être sûr d'avoir pensé à tous les scénarios possibles – et dépêcher les membres de l'ANBU pour s'en occuper – mais les gens les moins bien intentionnés étaient souvent anormalement ingénieux. Sous la couverture de simples spectateurs, Après tout, ce genre d'événement n'appelait qu'à ce genre de catastrophe. Quel meilleur moyen d'envoyer un message à travers le Yuukan que d'agir lors de cette occasion grandiose, car si j'étais rongé par l'inquiétude je savais aussi qu'il s'agissait d'un événement marquant de l'histoire : les trois villages shinobis, ainsi réunis après cinq ans, mettant à l'épreuve leur prochaine génération afin de tester leur force et leur volonté.

Pour l'occasion, j'assistais au discours d'inauguration sur l'un des toits juste autour du Palais, là où le discours se donnait, Akamori et Seimori à mes pieds nullement intéressés par les événements. Visibles seulement aux yeux des plus fins senseurs, des agents des forces spéciales entouraient le petit groupe qui s'y tenait. En-dessous de moi, tout un cocktail d'émotions se dégageaient la foule qui me donnais un peu la nausée, une autre raison d'être sur les toits en plus d'être plus près des personnes d'intérêts. Pendant que certains trépignaient d'impatience de montrer ce dont ils étaient capables, leur odeur sucré et parfumé se mélangeait dangereusement avec l'odeur rance de ceux qui sont soudainement pris de doute. En général j'étais capable de les filtrer, mais vu la quantité de gens présents j'étais simplement assailli. Si je voulais garder l'esprit clair et être prêt à réagir à la moindre situation, même si j'espérais profondément que rien de tel ne se produise, je devais m'éloigner de ces sources de perturbation.

Celui que je reconnus comme l'annonceur de l'examen s'avança alors pour commencer, laissant derrière lui les trois figures les plus puissantes du monde shinobi. Certains devaient probablement se demander qui se tenait là à la place de l'Hokage quand il était maintenant connu qu'un Triumvirat faisait office d'autorité à la Feuille, mais je me contentai d'un sourire en coin. Vu les changements que cela impliquait au niveau de la sécurité de certains individus j'avais été mis au courant seulement qu'hier, il n'en restait pas moins que je savais l'identité de celui était révélé quelques instants plus tard comme le Sandaime Hokage: Hayashi Kihran. J'entendis en bas des murmurres à travers la foule alors que la nouvelle faisait le tour de l'assemblée et ce dernier ne prit pas de temps avant de s'avancer et de lancer des paroles pleines d'espoir. Suivirent ensuite la Seigneure du Vent qui lança un encouragement aux futurs participants et l'Ombre de la Roche avec des paroles beaucoup plus modestes. Ce n'est que lorsqu'il retourna à sa place sous l'applaudissement de la foule que les choses prirent une tournure catastrophique.

Dans le temps de le dire, les choses avaient basculées. D'un simple bond, le Tsukikage s'était élancé vers la Ketsueki alors qu'une masse rose se lançait à sa suite. Ressentant immédiatement le danger qui venait de faire surface, mes ninkens se redressèrent et je n'attendis pas plus pour foncer à mon tour vers le sommet du Palais, me doutant que mes hommes en faisant tout autant pour intervenir si besoin. Lorsque j'arrivai, mes hommes s'étaient dispersés et s'occupaient des divers points d'effervescence. Quelques uns s'étaient positionnés autour du nouvel Hokage alors que d'autres pointaient leur arme vers ce que j'avais vu plus tôt et qui se révélait être une jeune femme. À première vue elle semblait vouloir s'en prendre à lui, mais après inspection on voyait qu'elle venait en fait de l'empêcher de commettre l'irréparable. Je donnai un ordre bref et aussitôt les kunai furent retirés tandis que mon attention était portée par le restant de l'escouade que j'avais personnellement sélectionné vers quelque chose au loin. En même temps, on m'informait que plusieurs avaient ressentis une perturbation chakratique venant d'une direction où on pouvait vaguement un oiseau au sommet d'un arbre. Je fronçai les sourcils, perturbé qu'une telle chose soit peut-être possible. J'étais loin d'être un expert en genjutsu, mais de ce que je savais personne n'était capable de créer une illusion à travers un médium; comment cela se pouvait-il?

Je n'eus pas le temps de me pencher plus longtemps sur cette question à laquelle je n'aurais probablement trouver aucune réponse puisque des voix commencèrent à s'élever autour de moi et me tournai vers la conversation. J'appris donc que l'Ombre avait été victime d'un genjutsu et la jeune femme à ses côtés renchérit sur ce que mes hommes m'avaient déjà révélés: aussi étrange que cela puisse paraître, cet oiseau était au centre de toute cette affaire. Nous ne pouvions pas écartés l'hypothèse de la ruse, nous amener sur une fausse piste, mais je voulais rien laisser au hasard et, discrètement, détachai aussitôt une partie de l'escouade à la poursuite de cet oiseau de malheur pendant que les dirigeants des villages tentaient de mettre les choses au clair de leur côté également. Le Tsuchikage n'y alla pas de main morte et lança qu'il devait s'agir de quelqu'un parmi nos rangs et je sentis un frisson me traverser à cette éventualité. J'y avais certainement pensé et c'était pourquoi parmi la foule en bas se dissimulaient de mes agents en civil prêts à suivre n'importe qui démontrant un comportoment suspicieux, mais c'était l'un des pires scénarios auxquels j'avais pensé. Celle à la tête du Vent, quant à elle, enduit ses paroles d'une certaine teinte de reproche qui ne passa pas inaperçu pour aucun qui était présent. Pensait-elle vraiment que nous les avions invités ici pour les monter l'un contre l'autre? La simple insinuation fit bouillir mon sang, mais je me maîtrisai rapidement; ce n'était pas le moment de se laisser emporter.

En guise de réponse, le Sandaime se contenta de laisser sortir un long soupir. J'ignorais si c'était devant le fiasco qui s'étalait devant ses yeux ou devant l'absurdité de l'idée, mais il ne semblait pas submergé par la situation. En premier lieu ce dernier demanda à ce que les hommes des deux autres dirigeants retournent à leur poste. Ils avaient beau avoir apporter leur propre contingent, nous serions ceux qui s'occuperions des débordement peu importe d'où ils viendraient. Rassurant les craintes du Tsuchikage quant au sort que le responsable aurait, il poursuivit en annonçant haut et fort devant tout le monde qu'il ne savait pas plus ce qui se passait en ce moment. Il alla jusqu'à s'incliner devant ses invités pour l'inconfort dans lequel cela avait dû les placer avant de les inviter à retourner dans leur quartiers respectifs le temps que la situation se calme. Au vu des événements tout ce qui aurait pu suivre leur discours serait reporté à plus tard, la sécurité des Ombres et Seigneurs venant avant tout. Kihran-sama leur assura que nous mènerions l'enquête jusqu'à ce que nous trouvions le coupable, bien qu'il ne leur empêchait pas de mettre leurs hommes à contribution, et se tourna alors vers moi pour me demander qu'on s'occupe de la panique qui devait avoir éclatée dans la foule. Cette dernière ne devait même pas complètement comprendre ce qui s'était passé et des rumeurs devaient commencer à partir çà et là; il fallait empêcher qu'elles ne mettent le feu aux poudres.


- Je suis déjà dessus, Kihran-sama.

J'hochai vigoureusement la tête puis pris sans autre forme de cérémonie congé de l'élite des shinobis. Mes agents dissimulés parmi la foule devait probablement déjà s'en occuper dans les coulisses, mais j'envoyai néanmoins quelques hommes en uniformes afin d'officialiser le tout. Quand je fus assuré que les gens seraient pris en charge adéquatement et reconduits convenablement à travers les artères qui menaient jusqu'au palais, je pus me mettre sur la vraie tâche qui m'avait été donné : retrouver l'enfoiré qui avait ruiné l'examen dès le premier jour. Certes, il pouvait très s'agir d'un acte fait par une personne ou un groupe indépendant, mais avec la concentration de shinobis qu'il y avait en ce moment dans le village de la Feuille il y avait beaucoup plus de chances que nous ayions effectivement affaire à un traître parmi les forces d'un des trois villages. Une telle idée me révoltait, mais que cela puisse peut-être venir de l'un des nôtres me mettais dans une colère sans pareil. Je canalisai cette colère dans une volonté de fer et je me fis la promesse de ne pas arrêter jusqu'à ce qu'on lui mette la main dessus.

Accompagné d'un petit groupe composé de certains de mes hommes restants – je voulais tout de même assurer la sécurité de l'Hokage et de sa femme et fils qui venaient de le rejoindre – nous filâmes rejoindre l'escouade que j'avais envoyée plus tôt à la recherche du corbeau. C'était pour l'instant la seule piste que j'avais à suivre et, mes ninkens sur les talons, je me dirigeai vers l'arbre où on l'avait aperçu. Un petit attroupement semblait s'être déjà fait et à peine étais-je arrivé que je sentis la tension dans l'air. Au coeur du conflit semblait se trouver un jeune homme, la main sur le pommeau de son épée. Je fronçai les sourcils devant le geste suspect, mais n'eus pas le temps de le questionner que quelqu'un s'avançait pour se porter garant de lui. Je le reconnus alors comme étant l'une des personnes faisant partie de l'entourage de la Dame du Vent et s'il assurait l'innoncence de cette partie je n'avais aucune raison de douter de sa parole. Dans un sens s'était presque mieux ainsi puisque cela me laissait l'occasion de retouner à mes moutons... euh mes oiseaux.

Tandis que je m'éloignais des sunajins, je rejoignis mon équipe qui avait réussi à rattrapper le volatile, l'un d'entre eux le tenant fermement pour ne pas qu'il s'enfuie de nouveau. À priori, j'avais affaire à tout ce qu'il y avait de plus ordinaire comme corbeau. Aucune odeur particulière trahissant un lien instrumental dans tout cela et à voir la façon dont il agissait il n'avait pas l'air doté d'une conscience plus développée que celle d'un oiseau. Ce n'est qu'en essayant de voir s'il possédait du chakra – chose qu'il devait nécessairement avoir s'il était celui qui avait lancé le genjutsu – je fus surpris de sentir la faible présence de chakra dans l'animal. Des restes, sans plus, mais tout de même présents. Cela voulait dire que l'animal avait été, l'espace d'un court instant, en contact avec du chakra sans pour autant en posséder. Cela se pouvait-il réellement? Je savais que mes ninkens et moi partagions un lien spécial à travers notre chakra et il y avait bien d'autres personnes qui se liaient avec divers animaux sur le continent, mais s'il avait partagé ce genre de lien j'aurais senti l'odeur de son maître sur lui. Or, ce n'était pas le cas. D'où venait donc ce chakra? Si je n'avais pas encore réponse à cette question, j'étais maintenant certain qu'on avait utilisé ce volatile. Toutefois, j'eus beau mettre tous mes efforts, je ne parvins pas à trouver l'origine du chakra. Je savais que ce dernier avait été là et qu'il n'y était plus, mais c'était tout ce que j'obtiendrais de ce piaf. Ne pouvant plus rien retiré de plus, j'ordonnai donc qu'on le relâche, cette bête devait être assez traumatisée comme cela. Nous en avions appris un peu plus, mais nous étions loin d'avoir trouvé notre coupable. Malin, il avait utilisé l'intermédiaire de l'oiseau pour lancer un genjustu sur nul autre que le Tsuchikage lui-même, rendant toute possibilité de le traquer beaucoup plus difficile. Difficile, mais pas impossible. Nous étions certes pris au dépourvu, l'attaque si soudaine, mais on ne les appelait pas les forces spéciales pour rien : toutes les tâches qu'on leur donnait, elles les accomplissaient.


- Je veux qu'on me retrouve celui derrière ça, il ne doit pas être bien loin s'il a pu s'en prendre à cet oiseau. Restez à l'affut de n'importe qui avec un comportement hors de l'ordinaire, mais soyez vigilants puisqu'il utilise le genjutsu.

Sans attendre de plus amples instructions, mes hommes se déployèrent autour de nous, chacun prenant une direction différente à la recherche de quelqu'un qui corresponderait à mes instructions. Certainement que celui ou celle que nous cherchions avait dû pensé à cela et devait essayer d'adopter une attitude qui correspondait avec les circonstances, mais mes hommes étaient bien entraînés justement pour ce genre de situations et je les connaissais mieux que de se laisser duper. Moi-même je me lançai à leur suite afin d'y mettre du mien et essayer de le retrouver. Ce n'était pas mon genre de laisser les autres faire le travail à ma place et, qui plus est, j'avais un compte à régler avec celui qui faisait paraître tous mes efforts des dernières semaines comme du tournage de pouces.

Spoiler:
 


Dernière édition par Inuzuka Takeo le Ven 27 Avr 2018 - 19:12, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Ven 27 Avr 2018 - 10:47

Voici maintenant quelques heures que l’enfant aux cheveux blancs déambulait impunément dans le village caché de la Feuille. Il avait son laissez-passer officiel, il ne se cachait donc pas comme à son habitude. Prenant la température du village, il se rendit bien compte que l’examen chuunin provoquait de nombreuses et houleuses discussions. Chacun ayant son favori, chacun souhaitant voir son fils, son meilleur ami, finir premier et être promu.

Le nombre de candidats venus de l’étranger alimentaient grandement ces discussions. Tout d’abord, Suna. Le pays du Vent avait décidé d’envoyer un nombre record de candidats pour ce premier examen. Visiblement, ils ne faisaient pas confiance dans la qualité de leurs shinobis, et préféraient envoyer une large quantité en croisant les doigts pour que l’un d’eux passe entre les mailles du filet, par chance.

Quant à Iwa, c’était tout le contraire. Il n’y avait que peu de candidats à cet examen malgré ce qu’on aurait pu penser. Le problème à un manque d’activité flagrant au sein du village de la Roche, et d’indisponibilités de deux de ses membres les plus prometteurs ! Cependant, Iwa se devait de garder la face. Et les Hautes Instances avaient donc décidé d’envoyer un groupe de genins de taille réduite, afin d’aller se frotter aux autres Nations. Parmi eux, se trouvait le Sairyo.

Pour une personne détestant ce que représentent les villages shinobis, il était quand même assez cocasse que l’enfant soit affiché comme la vitrine de la future génération Iwajin. Mais bon, il voyait surtout ça comme quelque chose lui permettant de s’amuser et d’obtenir des informations sur les autres villages shinobis. Car même s’il se trouvait à Iwa pour le moment, nul ne sait de quoi le futur sera fait !

Peu à peu, les foules commencèrent à converger vers la Grande Place de Konoha, là où se trouvait le palais du Hokage. Apparemment, il y aurait un discours des trois personnes les plus influentes du Yuukan, et personne ne souhaitait rater cela. Sauf Hiko, il s’en fichait un peu, mais bon… Il décida tout de même de se mettre en mouvements et arriva aux abords de la Place alors que Ryûga commençait son discours. C’était la première fois qu’il le voyait, et il sourit. C’est vrai qu’il avait l’air sacrément puissant… Et Hiko se jura de garder en tête de ne pas se le mettre à dos… Cela pourrait être dangereux. Derrière lui se trouvaient Asuka,- qu’il avait rencontré rapidement autour d’un thé -, ainsi que le Bras-Droit… Kazuya. Hiko ne gardait pas un merveilleux souvenir de sa rencontre avec ce dernier, mais au moins il lui était reconnaissant de toujours avoir sa tête accrochée à ses épaules.

Et alors que les discours s’étaient enchaînés, il se passa quelque chose d’extrêmement bizarre et Ryûga tenta alors d’attaquer la dirigeante du Vent. Hiko fut choqué de voir cela, mais il sentit qu’Asuka avait pressenti cette attaque et l’en avait empêché. Peu de temps après, cette même dirigeante du Vent tomba quasiment à genoux, soumise à un mal d’une nature invisible. Hiko sourit, il se passait quelque chose de dangereux, et la fête commençait à peine qu’elle tournait au vinaigre.

Composant quelques mudras, le jeune garçon aux cheveux blancs relâcha alors une impressionnante quantité de chakra tout autour de lui pour former un périmètre de détection très important. Il savait que cette technique lui coûterait en chakra, mais si un danger arrivait, il voulait en être le premier informé pour pouvoir se mettre rapidement à l’abri. Et alors qu’il ressentait désormais les forts chakras à la ronde, une petite voix à laquelle il ne s’attendait pas vint lui susurrer des mots doux.

L’attaque venait de se dérouler, et Kazuya venait tout juste de le contacter via une oreillette qu’il lui avait donnée. Il devait partir à la recherche de l’auteur de l’attaque afin de l’identifier, sans pour autant démontrer ses capacités. Il ne fallait pas oublier que le jeune garçon aux cheveux blancs participait à l’examen, il ne devait pas démontrer tout son potentiel pour le moment. De plus, l’intervention d’un shinobi dans un village qui n’était pas le sien pouvait provoquer des conditions extrêmes de tension. Et bien qu’Hiko était souvent téméraire… Il n’était pas pour autant suicidaire. Alors qu’il s’apprêtait à réagir, Kazuya le recontacta une nouvelle fois pour lui dire de se concentrer sur les Konohajins… Et voilà, la méfiance était installée… Et l’hôte se retrouvait dans une bien sale situation.

Son sourire s’agrandit alors. Hiko n’était nullement intéressé par la protection du Tsuchikage… Mais l’idée de traquer l’auteur des faits était très drôle et… Pour dire vrai, cela l’excitait ! Il se concentra alors sur les sources de charka et remarqua que les oiseaux qui fuyaient la scène semblaient avoir un fort chakra. Cela était étrange, mais le meilleur restait à venir. Car quelques instants plus tard, leur trace de chakra disparut alors que les oiseaux étaient bel et bien présents, en train de voler vers d’autres cieux. C’était comme s’ils avaient été habités l’espace de quelques minutes.

Le sourire sur le visage du jeune garçon se renforça une nouvelle fois, et il transmit alors l’information à Kazuya.

- Ne suivez pas les oiseaux, c’est une fausse piste. Plus aucune trace de chakra en eux, l’auteur des faits est ailleurs… Je vais sonder les environs.
Sans perdre une seconde, Hiko s’éloigna de la foule pour se concentrer et se concentra alors sur les sources de chakra les plus importantes. Des techniques comme celles-ci ne pouvaient être exécutées que par un shinobi de haut niveau, et Hiko allait donc le débusquer ! Il repéra alors de nombreuses sources de chakra extrêmement élevées… La sécurité était maximale apparemment… Mais ce n’était pas assez. En sondant les environs, il remarqua alors que les sources de chakra importantes commençaient, doucement mais sûrement, à converger vers la Place où s’étaient déroulées les attaques. Enfin toutes… Sauf une seule qui ne bougea pas.

Hiko ne connaissait pas cette signature de chakra, et il aurait été dans l’impossibilité de dire si c’était le chakra qui était appliqué aux oiseaux. Mais une chose était sûre, il se désintéressait totalement de ce qui se passait avec les trois Kage. Et pourtant… Il était positionné sur le toit d’un bâtiment quelques instants plus tôt… Serait-ce une coïncidence ? Hiko n’y croyait pas trop. Et ce fut donc la raison pour laquelle il se dirigea vers la provenance de la source de chakra… Tout en avertissant Kazuya.

- J’ai peut-être une piste… Mais pour cela je dois couper toute communication. Je reprends contact une fois que j’en saurai plus…
Et sans attendre, il enleva son oreillette et l’écrasa de son pied. Pas de trace, il menait maintenant sa propre croisade. Mais dans quel but ? Était-il fidèle à Iwa ? Ou pensait-il que c’était l’occasion rêvée pour rencontrer un potentiel allié ? Seul l’avenir nous le dirait.

HRP:
 
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Ven 27 Avr 2018 - 19:13

'' Rien ne pouvait gâcher cette journée ''. Natsuki l'avait un peu cherché, celle-là. C'était comme dire à l'univers '' cela ne pourrait pas être pire '' et avoir la preuve du contraire en recommandé avec accusé de réception dans l'instant qui suit. Rien ne pouvait gâcher cette journée, sauf tout ce qui suivit cette pensée, à commencer par le pic haineux qui éclata dans l'atmosphère fraîche du balcon. Natsuki s'y entendait dans ce domaine, et savait reconnaître une pulsion meurtrière quand il en croisait une. Ni une ni deux, il en repéra la source, laquelle se montra par ailleurs foncièrement hostile à l'égard de Yami plutôt que Kihran.

Ne tolérant guère que sa BFF soit ainsi menacée, un kunaï se retrouva dans sa main en un claquement de doigts, et fila pour s'interposer en se figeant dans le sol entre le Tsuchikage et la Daimyo du Vent. Vu que l'ombre gardienne qu'il avait assigné à Kihran ne se manifesta pas, c'était qu'il ne courrait pas grand risque dans l'immédiat, laissant à Natsuki le loisir d'intervenir comme il l'avait fait ailleurs.

C'était sans compter sur les réflexes supérieurs d'Oniri, réduite pour l'occasion à l'état de pantin fonctionnel et inintéressant, et ceux de l'Assistante de Ryûga qui désamorcèrent la première menace. Ne restait plus qu'à en faire de même avec la situation désormais chaotique, et c'était gagné. Une foule de trois factions militaires assistant à une tentative d’assassinat de l'un des dirigeants envers un autre, que pouvait-il mal se passer ?

Les forces de l'ordre Konohajin s'occupèrent du rassemblement dans les rues pendant que Kihran en fit de même avec les huiles qui l'accompagnaient. Natsuki avait réduit la distance qui le séparait de son Hokage au cas où les choses en venaient à chauffer, mais l'attaque principale semblait être passée, de même que l'hostilité dans les intentions des concernés. Ou presque...

Très nettement, il sentit le regard accusateur de Yami se braquer sur lui, mais au vu de celui avec lequel il riposta – septique, condescendant et las -, la Ketsueki additionna deux et deux pour arriver à la conclusion qu'il ne pouvait pas être responsable : s'il avait voulu lui faire du mal, il n'aurai pas manqué le millier d'occasions qu'il avait eu depuis toutes ces années qu'ils se connaissaient et détestaient.

Le raisonnement était d'ailleurs un peu décevant : la vérité était surtout que ce n'était pas dans sa nature d'agir ainsi. Contrairement à Yami, Natsuki n'était pas une vipère empoisonnée – ce qu'elle semblait ne pas vouloir admettre. Et bien que pour les deux, c'était pour des raisons différentes, c'était très vexant d'être mit dans le même panier qu'elle.

Sans perdre davantage de temps en communication visuelle stérile, il composa une petite armée privatisée de clones, et les envoya individuellement auprès de toutes les équipes de surveillance en poste. Beaucoup d'anonymes donc, et deux personnages joueurs : Takeo, qui s'était approché, et Shigo Yamanaka, qui était plus loin – et heureusement, pas sur le toit de son établissement, un acte punit très sévèrement par le propriétaire qui fera bientôt électrifier la toiture. Et à tous, il posa les mêmes questions :


« Que s'est-il passé ? Qu'avez-vous vu ? »


Un bon point de départ pour épauler Takeo qui prit l'enquête en main pendant que lui-même assurait son rôle d'Assistant en escortant Kihran à l'abri.
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Ven 27 Avr 2018 - 21:16

Je ne sais pas réellement de quoi il retourne et, un peu comme lors des événements à Suna, les gens m’ignorent. Ils pointent dans ma direction, certains semblent même hostiles, mais ils ne s’avancent pas. Je reste là, l’espace d’un moment, près à en découdre quand, soudainement, se frayant rapidement un chemin dans la foule, Kioshi fait son apparition.

Il explique aux autres que mon innocence est évidente au même moment où, lui aussi sorti de nulle part, un autre Shinobi atterrit semblant d’abord suspicieux puis insouciant de ma présence. Je me détends un peu, observant pendant une seconde le Konohajin donner des ordres aux siens. Puis, Kioshi se tourne, semblant vouloir s’en aller. Je fais un pas dans sa direction.

« Attendez, Sensei, » lui sommé-je. « Puis-je vous être utile? »

Je croise les bras et lève le menton, déterminé. J’ai une dette envers lui pour lui avoir involontairement désobéi et, par le fait même, avoir porté affront à cette personne que je porte en respect plus que les autres : Le Seigneur du Vent.

« Je ne méprendrai pas les commandes, cette fois-ci, » lui expliqué-je fermement.

La foule, près de nous, semble se calmer. Des gens en uniformes s’occupent d’eux, les dirigeant dans différentes directions. Ils sont nombreux et semblent, par la même occasion, surveiller les visiteurs des autres nations. Il ne suffirait que de l’action impromptue d’une personne pour causer le plus grand des chaos. La tension est élevée, les regards interrogateurs ou, même, dédaigneux se multiplient entre les touristes et les résidents.

*Ils s’organisent en un rien de temps,* pensé-je en regardant autour de moi. *Il y aura plus de gardes et la surveillance sera accrue. C’est un très mauvais moment pour entamer ma deuxième mission si je ne veux pas me retrouver en prison.*

Les propos de Ketsueki Yami réapparaissent dans mon esprit : "Vous auriez pu et dû venir m'en parler dans l'instant." Il est vrai qu’il serait plus sage de demander une rencontre et d’avoir son avis avant d’en faire d’avantage… Je ne veux pas lui donner la chance d'être déçue encore une fois! Non, cett fois-ci, je ferai les choses dans l'ordre de l'art, comme elle m'a demandé!
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Sam 28 Avr 2018 - 0:30

La porte d’entrée de Konoha était grande ouverte et des nombreuses personnes la traversaient sans subir la moindre fouille. L’absence de contrôle étonna un tantinet le Yukimura mais il comprit très vite qu’il se passait quelque chose d’inhabituel dans le Village Caché de la Nation du Feu aujourd’hui. Vu la grande influence et la gaieté qui semblait animée certains, le samouraï pensait à un festival ; enfin quelque chose de distrayant qui attirait même des gens extérieurs à la ville.

Malgré l’absence de fouille des visiteurs, la sécurité était cependant bien présente car des nombreux gardes surveillaient les moindres faits et gestes des passants.

- Halte ! Cria un des gardes à l’intention du samouraï et de la jeune femme qui l’accompagnait comme son ombre.


Kinzoku Mairu - ainsi se nommait la compagne de route de Keiji - lui lança un regard dans lequel il put lire un « je t’avais prévenu ! ».

En effet, en plus de voyager tous les deux à dos d’un cheval respectif, chose qui semblait plutôt inhabituel dans le pays et qui donc naturellement attirait les regards à leur passage, Keiji portait en croix dans le dos deux lances loin d’être discrètes. Mairu lui avait proposé de sceller les armes, grâce à sa maîtrise du fuinjutsu, pour plus de discrétion mais le samouraï avait refusé car il ne se rendait pas à Konoha pour faire des cachoteries. Si les gardes décidaient de confisquer ses lances alors il les laisserait sans discuter.

Deux hommes arborant la tenue des shinobi du Village Caché du Pays du feu vinrent à la rencontre des Keiji et sa coéquipière qui ne descendirent pas de leurs montures.

- Vous êtes de quel Village ?
- Aucun.

A ce simple mot, deux autres soldats se retrouvèrent instantanément près des deux étrangers qui firent alors encercler. La scène attira l’attention des quelques passants qui hâtèrent les pas pour s’éloigner rapidement par crainte qu’un combat ne finirait par éclater.

Comprenant la suspicion des gardes qui ne faisaient que leur devoir, Keiji s’empressa d’éclaircir la situation avant que les choses ne se gâtèrent malencontreusement.

- Je me nomme Yukimura Keiji. Je suis un ami d’enfance de Yamanaka Shigo. J’ai ouï-dire qu’il était dans ce Village. Je suis venu dans l’espoir de pouvoir le revoir.

Le Yukimura espéra fort qu’au moins un des soldats était au courant de l’existence de Shigo car sinon ils risquaient de les arrêter les prenant pour des menteurs et par conséquent des gens mal intentionnés même si en réfléchissant s’ils étaient effectivement des personnes malhonnêtes, ils se seraient fondus dans la masse pour faire une entrée bien plus discrète.

Les gardes se regardèrent puis celui qui devait être celui qui commandait la petite troupe parla enfin.

- D’où vous le connaissez ?

Les gardes n’étaient pas dupes des paroles de Keiji. Le Shigo qu’ils connaissaient n’étaient pas le genre d’homme à avoir des amis mais voilà qu’un inconnu se pointait et se présentait comme étant son ami d’enfance.

- Je suis natif d’Haï no kuni. Pays où a également vu le jour le Yamanaka Shigo dont je vous parle. Nous nous sommes fréquentés dans notre enfance. Je l’ai cru mort depuis plus de dix ans mais j’ai appris récemment qu’il était vivant et qu’il se trouvait dans ce Village.
- Et elle ? … Qui est-elle ?

Le ninja désignait la Kinzoku qui, fidèle à elle-même, était restée muette comme une carpe. C’était une kunoïchi et le konohajin avait dû sentir son chakra qui, au vu de son niveau de puissance, était facilement repérable par un senseur.

- C’est mon garde du corps.

Vu les dangers qui sévissaient à travers le Yuukan, il n’était pas rare de se faire escorter par quelqu’un de puissant mais le fait avancé par le Yukimura semblait laisser le garde sceptique.

- Si ça peut vous rassurer, vous pouvez la garder sous surveillance. Je vous demanderai juste de ne pas la traiter comme une criminelle, finit par ajouter Keiji face à la réticence du garde.

Le samouraï pouvait sentir le regard menaçant de la jeune femme posée sur lui. Même en sachant que la Kinzoku n'était pas une menace pour lui, Keiji eut la chair de poule l'espace d'un instant.

- C'est bon ! Vous pouvez passer, finit par lâcher le garde après quelques secondes de réflexion.
- Sauriez-vous me dire où je pourrais trouver Yamanaka Shigo ? Osa demander un Keiji rassuré.
- Comme beaucoup d’entre nous, il doit être affecté à la surveillance du Village quelque part.

Réponse bien vague mais Keiji n'insista pas. Il laissa le konohajin retourner faire son travail alors que lui et Mairu foulèrent enfin Konoha toujours à dos de leurs montures et sous des regards curieux. Des enfants étaient fascinés par les deux personnages, enfin plutôt par leurs chevaux, alors que quelques adultes les regardaient avec méfiance à laquelle le samouraï répondait par une légère révérence du haut de sa jument alors que Mairu les ignorait complètement.

Le Yukimura était curieux de savoir ce qui se passait à Konoha et sa curiosité finit par le faire descendre de sa monture alors qu’ils passaient devant un étal des fruits et légumes derrière lequel se tenait un homme au visage qui lui paraissait plutôt accueillant. Keiji salua le marchand puis lui acheta assez de pommes des différentes variétés pour remplir un sac en plastique avant de poser enfin la question qui lui brûlait les lèvres.

- Pouvez-vous me dire ce qui se passe dans cette ville ?
- Vous n’êtes donc pas ici pour l’examen chuunin ? … J’aurais cru …
- Toute cette effervescence est donc liée à un examen chuunin ? … Je vous remercie cher Monsieur.

Keiji alla rejoindre Mairu et les chevaux qui étaient restés à l'écart. Au lieu de monter sur sa monture, le samouraï poursuivit le chemin à pieds, se plaçant entre les chevaux qu'ils nourrissaient tour à tour avec des pommes. Tranquillement, les quatre singuliers personnages s'enfoncèrent un peu plus dans le Village Caché du Pays du Feu sans une direction précise mais des shinobi qui se précipitèrent soudain de toit en toit stoppèrent leurs pas.

- Vous croyez que ça fait partie de l'examen chuunin ? Lâcha Keiji qui comme Mairu avait levé la tête pour suivre du regard les ninjas qui s'éloignaient rapidement.
- Je crois plutôt qu'il se trame quelque chose de grave, répondit la jument du samouraï qui pour quelqu'un d'autre que lui qui avait développé le pouvoir d'un Dobutsu ne faisait qu'hennir. Je ressens une forte perturbation.

Keiji était un senseur mais sa jument avait une bien forte faculté de détection des choses que lui car l'animal était né avec de l'ouïe et de l'odorat qui surpassaient largement ceux de l'homme.

- Quoi qui se passe, nous devons pas nous en mêler, fit Keiji avant de poursuivre leur route. Allons plutôt trouver une auberge … Je sens que notre séjour ici va durer plus longtemps que prévu !

Loin de se douter que c'était Shigo qui était à l'origine de ces troubles qui s'emparaient à grande vitesse de tout Konoha, Keiji avait décidé de ne pas déranger son petit frère adoptif dans son devoir. Le samouraï avait décidé d'attendre la fin de l'examen - auquel d'ailleurs il assisterait s'il avait le droit - pour aller chercher Shigo …

{Le RP qui a permis à Keiji de savoir que Shigo vit à Konoha.}
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Sam 28 Avr 2018 - 13:01

J'étais presqu'arrivé à mon modeste domicile lorsque des gens affolés passe juste à côté de moi. J'arque un sourcil, étonné de ce soudain changement d'humeur. De la joie et l'allégresse on passait à la panique la plus totale... étrange. Je me retourne pour apercevoir des civils qui courraient dans tous les sens... Quelle évidence !! La cérémonie en place public avait très certainement mal tourné.

Sans perdre un instant, je me précipite sur place. Des soldats Konohajins tentent tant bien que mal de maîtriser la foule qui se disperse de manière hasardeuse.


« Et bien !! C'est la débandade chez les ninjas. Un peu d'animation enfin ! C'est pas le moment ! »


Je lève mon œil vers le balcon où se trouvait l'Hokage quelques minutes plus tôt. C'est l'effervescence là-haut et la situation semble tendue. La Kazekage et le Tsuchikage se dévisageaient avec rage tandis qu'ils s'éloignaient l'un de l'autre, emportés par leur garde du corps. J'aperçois enfin mon Seigneur, escorté par Natsuki. Je me précipite vers eux en tentant d'ordonner le mouvement de foule.

« Evacuez en ordre, laissez les soldats du village faire leur travail. N'empirez pas la situation et calmez-vous !! Très convaincant ! La ferme ! »

Très rapidement, en quelques bonds, je rejoins les autorités de Konoha. L'heure n'étant pas au politesse, je ne m'incline qu'une fraction de seconde en signe de respect et lance à l'attention du Nara tatoué, tout en regardant autour de nous si nous n'étions pas pris pour cible.

« Nara Sensei, puis-je me rendre utile de quelques manières que ce soit ? Le manipulateur d'ombre, tsssk, il ne perd rien pour attendre celui-là. Silence, j'ai pas le temps de faire mumuse là ! »

Je m'empare de Dõkuganryu et me met en garde, prêt à faire rempart de mon maigre corps pour sauver la vie de mon Hokage et de Natsuki.
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Dim 29 Avr 2018 - 15:20

L’examen Chûnin. Une occasion pour les trois plus grandes forces armées du Yuukai de se rassembler afin de célébrer l’union dont ils ont fait preuve dans le passé. Un moment de commémoration, afin de rappeler aux Konohajin, Sunajin et Kazejin, que bien que nous soyons éloignés l’un de l’autre aujourd’hui, nous restons malgré tous des êtres conscient de chacun, et sommes prêts à tendre la main au moment où nous en aurions le plus besoin… Ou un ramassis de connerie idéaliste dans ce genre.

Plus sérieusement, on sait tous pourquoi tout le monde a tenu à ce qu’on organiser cette foutue merde. Les gens veulent juste mesurer qui a la plus grosse, et en profiter pour faire du voyeurisme chez le voisin, comme un vieux pervers qui attend de voir quelle jeunette il pourra mater voire offenser ensuite. Quand je vous disais que c’était une merde sans nom.
Tout ça pour dire que malgré mon envie de foutre tous cet évènement en l’air, parce que j’ai pas que ça à foutre de regarder des mômes jouer dans le bac à sable, ce n’était pas le cas de notre dirigeant. Il voulait effectivement non seulement connaître les forces des puissances autour, mais aussi montrer qu’Iwa n’était pas composé de branquignoles et ratés. De ce fait, Ryûga m’avait demandé de composer avec les unités à notre disposition pour composer nos candidats, me laissant plus ou moins la main pour la sélection et lui laissant qu’à apposer un tampon approuvé ou non. Un procédé long et chiant, mais nécessaire pour faire comprendre aux « ennemis » de la Roche qu’il serait une mauvaise idée de s’en prendre à nous.

Les soldats d’Iwa étaient répartis un peu partout, la majorité accompagnant les Genin qui allaient participer à l’examen, mais en réalité, ils avaient pour ordre d’observer les environs et d’agir dans le cas où un problème serait à noter pour les Iwajin. Et seulement les Iwajin, les autres nations n’avaient qu’à se démerder au cas où il leur arriverait problème. Sur l’estrade donc ne se trouvaient que le Tsuchikage, sa garde du corps personnelle, Jisetsu Asuka, et moi-même, en compagnie des représentants des autres nations.
Je pouvais reconnaître, pour Konoha, l’ancien Régent devenu Kage, ce qui ne fit que confirmer mon hypothèse hélas : le Nidaime Hokage était décédé. Les raisons restaient cependant bien obscures, mais mon instinct me disait hélas que la cause était plus ou moins liée à celles qui ont fait que Ryûga fut contraint d’être mis en quarantaine…
La surprise fut cependant pour le côté Kazejin. J’avais entendu des rumeurs comme quoi, le chef Militaire et le chef diplomatique n’étaient qu’une seule et même personne, changeant de la formation des deux autres nations. Des rumeurs sur la Ketsueki Yami m’étaient parvenues, évidemment, mais rien concernant son apparence. Et le moment où mon regard croisa le sien, mes yeux cachés derrière mes usuels verres… Nous reconnûmes l’autre instantanément. L’interrogation et surprise se firent immédiatement, mais je les mis de côté, ainsi que d’autres souvenirs plus « intimes », car l’heure n’était pas cela. Mais une chose me disait que cette rencontre allait être plus source d’emmerdes que je ne l’aurais cru.

Me retenant de m’allumer une clope pour me calmer les nerfs, mon attention était revenue à mon travail du moment : la coordination de la surveillance. Tous le monde était à l’œil qui vive pour repérer les menaces potentielles. Moi-même faisait en sorte de jouer de mes dons en sensorialité pour trouver les anomalies. Hélas, si je voulais le maintenir sur une longue période, j’allais devoir réduire la portée et l’efficacité de mes dons. Les discours terminés, aucun incident n’était signalé. C’était donc sensé être sécurisé, vu que personne ne se trouvait à porter du sol pour atteindre le Kage. Mais hélas, les choses n’étaient pas aussi simples. Les mouvements de Ryûga se firent… Étranges ? Il ne se tenait pas droit et détendu comme à son habitude, plus… En posture offensive ? Sans hésitations, j’allais demander à Asuka d’agir, mais elle me prit de vitesse sur ce jeu, empêchant ainsi le Kage de commettre une action regrettable : s’en prendre à la Ketsueki. Je pouvais cependant entendre la foule pousser des bruits de surprise… Et merde, c’était ça son but ? Les gens commençaient à s’agiter, les gardes du corps en train de nous pointer de leurs armes, de quoi m’exaspérer.


« - Mais putain. Faut vraiment être un abruti pour penser qu’on ferait quelque chose d’aussi con. Rangez vos cure-dent si vous ne voulez pas que je vous donne une raison de vous en servir. »

Les mains sorties de mes poches, les langues de mes paumes s’agitèrent, sans pour autant commencer à mâcher de l’argile. L’heure n’était pas à ça, et profitant de l’agitation, j’amenais ma main à l’oreille et allumait ma radio.

« - A toutes les unités, code orange, le Tsuchikage s’est fait toucher par un Genjutsu, repérez les mouvements suspects. Mais ne bougez pas, les débiles et fragiles en bas prennent ça au sérieux, ils pourraient mal réagir si vous faites un faux pas. Toujours dans le même élan, je permutais la fréquence pour joindre cette fois mon « as dans la manche ». Tu as vu je suppose ? Un Genjutsuka, concentre toi sur les masses de chakra en hauteur. Et ne fait rien d’extravagant, inutile de montrer ce que tu fais avant l’heure. »

Les derniers contacts établis, je reportais mon attention sur l’assemblée. Il me fallait bien plus d’informations, sinon la recherche pourrait prendre trop de temps, et l’essentielle est simple : qui a attaqué. Un Konohajin ? Probable, car ils ont plus d’informations sur la sécurité et le fonctionnement de la surveillance en ces lieux. Un Sunajin ? J’en doute, car si le but était de mettre Suna en martyr, faire une attaque aussi dangereuse sur la Daimyo était risquée. Des espions de Yama… Tristement possible également, mais j’avais dans l’espoir que la sélection des membres que j’avais faite n’en contenait aucun, et que les hommes que j’avais laissé à la charge de la surveillance ne seraient pas assez con pour tenter un coup d’état.
Pour trouver dans quel camp serait le responsable, je choisi donc de tenter quelque chose… Laisser une autre victime se faire. La personne qui ne serait pas atteinte par le conflit serait, dans la théorie la plus probable, celui qui aurait laissé son dirigeant indemne. Ni une, ni deux, voilà que l’ancienne mercenaire tomba à genou, donnant ainsi au peuple l’illusion que l’offensive de Ryûga avait atteint sa cible à la foule.


« - Tsk… Hiko, Konohajin. Je répète, concentre toi sur les Konohajin. »

Le tout en restant dans la discrétion, évitant ainsi de trop dévoiler à tous, y compris notre Tsuchikage, je terminai mes apartés en m’allumant enfin cette clope qui allait me calmer avant d’observer. Konoha et Suna avaient ainsi choisi leurs propres traqueurs à la recherche du responsable de ce bordel, allant aux hypothèses rapidement tournées envers Konoha, comme tous le monde. En soit, cela faisait encore une nouvelle hypothèse de la donne… Soit quelqu’un voulait foutre quelque chose sur le dos de Konoha, soit l’acte est bel et bien d’un Konohajin, mais agissant de son propre chef. Mais ce fut lorsque l’un d’entre eux balança une hypothèse sortie du fin fond de son cul que je décidais d’intervenir, m’avançant toujours avec la condescendance qui me caractérisait.

« - Ou alors c’est tout simplement un type qui a utilisé un sort de transformation sur un des clones, ou alors une autre connerie des plus simpliste. C’est pas la peine de lancer une accusation dans tous les sens sur l’origine du volatile alors qu’on s’en bat littéralement les couilles. Ce qui compte c’est le type de l’offensive, alors évitez de balancer des conneries et contentez-vous de rester dans votre domaine d’expertise, faire la truffe. »

Je pouvais déjà sentir les regards tournés vers moi pour mon discours, y compris le Tsuchikage, mais bon, fallait bien que quelqu’un remette en place ceux qui faisaient des conneries. Terminant une nouvelle bouffée de fumée sur ma clope, je me tournai cette fois-ci en direction du Sandaime Hokage pour bien lui faire comprendre mon point de vue.

« - Le but de cette attaque était clairement de faire montrer une offensive d’Iwa sur le Daimyô de Kaze, théorie plus qu’appuyée quand on voit que le gars a voulu insister en lançant un second Genjutsu sur elle pour la montrer blessée. On recherche donc quelqu’un qui possède de grandes capacités dans cette branche, pour pouvoir ainsi atteindre deux personnes du niveau d’un Kage.
Ensuite, je vais le dire sans la moindre retenue, mais le connard responsable de tout ceci a de grandes chances d’être dans vos rangs. Le gars doit bien être au courant des systèmes de sécurité pour tenter un truc aussi con et penser pouvoir rester discret. Sans compter, bien sûr, le fait que vous soyez le seul à être non-touché par cet évènement.
»

La conclusion était certes hâive, très hâtives, mais à ce moment, il nous fallait mettre un coup de pression pour montrer que l’enquête été en cours, et donc, agir rapidement. Pousser l’agresseur à la faute serait des plus faciles en l’obligeant à agir tout aussi prestement. Retirant une latte, je laissais tomber les cendres dans mon cendrier de poche et repris.

« - Je ne vais le dire qu’une seule fois : en raison de l’attaque qui a été lancée sur notre représentant militaire, alors que vous étiez sensé assurer notre protection, je demande la convocation de tous vos soldats maniant le Genjutsu et faisant partie des forces spéciales. Nous devons faire en sorte de tenir l’examen pour ne pas montrer le moindre signe de faiblesse devant ce ou ces traitres, montrer la force des trois nations. Alors je compte sur vous pour votre entière collaboration. Le cas échéant, je me verrais contraint de participer aux traques moi-même, et hélas, je ne suis pas aussi subtile que l’agresseur pour ne laisser aucun dégât collatéral sur mon passage… »

Retirant mes lunettes, je les rangeais ainsi alors que j’écrasais de mon talon la clope que je finissais. Annonçant clairement que les ordres du Hokage, j’en avais clairement rien à foutre, je me contentais de retourner vers mon « véritable » supérieur pour juger de son état.

« - Je vous conseille de faire profil bas pour l’heure. On ne sait jamais comment les crétins en bas pourraient prendre la « mise en scène » qu’a voulu mettre en place ce débile. »


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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Dim 29 Avr 2018 - 20:37



Lui qui pensait pouvoir retrouver un semblant de tranquillité afin de superviser les événements, se voyait bien vite rattraper par une nouvelle vague de reproche. Encore penché sur sa bien-aimée, il releva doucement son attention sur ce qui semblait être la personne la plus explosive (haha). Il s’agissait d’un membre Iwajin qu’il avait eu la « chance » de rencontrer lors de son voyage, le bras droit du Tsushikage.

Il le laissa cracher ses reproches, ses accusations et sa colère sans dire un mot. Pris par une profonde lassitude, le rouquin posa un regard sur le chef de la roche avant d’échanger un regard avec son propre bras droit. Haa… Si seulement, il n’avait pas gagné à ce tirage au sort… Il aurait pu simplement partir d’ici et aller chercher ce responsable… Un nouveau soupir s’échappa de ses lèvres.

« N’oubliez pas votre position et n’outrepassez pas votre droit. Il serait bête d’envenimer la situation et cette attitude n'est pas acceptable pour un homme de votre rang. »

Le regard de l’Hayashi se fit plus sérieux, son ton plus autoritaire. Il n’appréciait pas ces accusations, mais il devait bien admettre qu’elle tenait debout. Malheureusement, il y avait statistiquement plus de chance que le traître soit konohajin. Cependant, rien n’était certain. Tout n’était que supposition. Tout sauf sa maîtrise du genjutsu….

« Bien évidemment, ma priorité est également de retrouver l’homme, ou la femme, responsable de ce chaos. Vous avez donc toute ma collaboration et j’ose espérer, encore une fois, la vôtre. Je ne me répéterais donc pas une troisième fois. Rappelez vos hommes. Je ne tolérerais aucune action menée sur mon territoire sans mon autorisation. La dernière chose dont nous avons besoin c’est de disperser nos rangs et alimenter les tensions. Si vous souhaitez participer à l’enquête, collaborez. J'espère m'être montré assez clair ? »

Cette fois-ci sa menace n’était plus à prendre à la légère. Il s’était montré très clair. S’il apprenait qu’un membre Iwajins ou Sunajins entreprenaient des actions sans autorisation, des mesures seront prises et les conséquences pourraient être importantes.

« Tout shinobi qu'il soit konohajin, sunajin, iwajin ou d'une autre origine, pratiquant l'art de l'illusion devra être amené, se présenter dans un même bâtiment hautement surveillé. »

Le complexe de l’ANBU semblait être le plus propice pour une telle opération. Hautement surveillé, il sera plus simple de contenir ces membres en espérant également qu’il n’ait pas des complices… Après tout, rien ne garantissait qu’il s’agisse d’un seul individu…

« Oh… Afin d’éviter qu’on m’accuse par la suite de vous dissimuler des informations. Je préfère vous avertir être moi-même un expert dans cet art… C’est également peut-être pour cette raison que je n’ai pas été visé. La probabilité que je puisse m’en sortir étant élevée. »

Bien évidemment, il avait le niveau requis à un telle attaque, mais il espérait bien que sa présence et la sécurité avoisinante enlèvent tout soupçon le concernant. Et encore une fois, il n’avait jamais eu aucun intérêt à programmer une telle attaque, pas après tous les efforts qu’il avait faits pour organiser cette réunion.

« Je peux ainsi vous certifier que le procédé est hors norme… Je n’ai jamais entendu parler d’une illusion transmise à l’aide d’un animal. Le volatile est donc une information et un indice important, contrairement à ce que vous semblez le croire. »

Il relança un regard insistant sur son accusateur avant de se détourner d’eux et de s’avancer à nouveau vers la foule. Ses yeux observèrent le chaos dans ses ruelles d’un air pensif et insatisfait. Il allait devoir attendre que ses invités se décident à partir se mettre en sécurité pour qu’il puisse passer à la suite des opérations.


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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Lun 30 Avr 2018 - 17:35

Environs une heure, avant que les esprits de nos chers dirigeants s’embrasent à la vue de cette mise en scène d’un mystérieux agresseur. Len arrivait solidement cramponner au dos de son fidèle hibou d’argile, et bien que pour l’heure, il est tout ce qui à de plus sobre, il n’eut pas la présence d’esprit de prendre en compte une chose, le paysage du pays du feu, n’a pour ainsi dire rien à voir avec celui de son pays natal, ici même le décor n’est pas magnifié par d’immenses montagnes poussiéreuses, mais bien pour des milliers d’arbres, l’empêchant un atterrissage en douceur. Bien qu’il prit cela pour de la malchance, il apprendra bien vite qu’il est de notoriété publique, que ce pays possède une végétation abondante.

Un bruit sourd se fit entendre, les oiseaux décolèrent de la forêt. Bref, l’atterrissage du Bakushô fut catastrophique, aucun dégât ne fut essuyé bien entendu, enfin quelques arbres vu leurs branches arrachées sous le choc. Nous retrouvons donc, le rouquin, à même le sol grommelant la totalité de son répertoire d’insulte, toute diriger envers ce village, qui d’après lui, n’est vraiment pas pratique à atteindre. Laissant ainsi sur place, son Hibou, qui finira peu à peu par disparaître sans laisser de traces. Len prit une direction au hasard ce disant qu’après tout, ce sera la bonne. La chance étant étrangement de son côté, ce fut le bon choix, rejoignant une route, au passage asse large pour un atterrissage sans encombre, il n’eut plus qu’à suivre le chemin et ainsi arrivé en face des portes Konohajin.

Les formalités ne furent que de courte durée, quand l’Iwajin donna son nom et prouva son appartenance à Iwa en pointant du doigt son bandeau situé comme à son habitude, pendu à sa ceinture. Un garde fort sympathique, qui offrira même l’itinéraire afin de se rendre au lieu de l’ouverture de ce qui lui vaut sa venue ici même. Nonchalamment, le Chûnin d'Iwa prit la direction de ce fameux lieu, ne se doutant pas, que tout ceci sera bien plus intéressant que prévu.

Les bras croisés, Len écouta alors chacun des dirigeants, pour être franc, il ne connaissait seulement Ryuga dans le tas, les deux autres lui étant totalement inconnu, que ce soit physiquement ou de nom. L’hôte ainsi que celle venue du vent se montrèrent optimistes dans leur façon de décrire l’événement, quant au Samui… Disons qu’il n’aime pas les longs discourt. Alors que cela allait sonner sans aucun doute le glas de ce divertissement de piètre qualité, il n’était sans compter qu’une personne ne semble pas si heureuse à l’idée d’une paix durable, concepts, que l’ont nous rabâche depuis bien longtemps à présent. Voir l’impassible Samui perdre sommairement le contrôle de ses émotions, offrit un large sourire à notre Bakushô, quelle était les chances qu’un tel événement ais lieu ? Dieu merci, le borgne fut invité pour voir tout ceci.

Par mesure de sécurité, chaque iwajin eu le droit à une oreillette afin de recevoir en temps réel les ordres de leurs supérieurs. Cette mésaventure, fait de chaque Iwajin un ennemi public pour les quelques secondes qui suivent et l’accroc à la nicotine le plus célèbre d'Iwa l’avait bien compris donnant expressément l’ordre de faire profil bas, le bandeau du borgne restant fortement visible, il eut lui aussi la chance d’avoir quelques regards méfiants apparaître autour de lui. Enfin ! Len se sent comme chez lui !

Len » Détendez-vous, j’ai pour ordre de rester gentil.

La seule chose que venait à redouter notre protagoniste, est que tout ceci soit en rapport avec Hiko, finalement, il ne l'a pas encore croisé et cela est asse dérangeant, va savoir de quoi serait capable ce type. Mais que ce soit par obéissance ou flemme, Len n’essayera pas de retrouver celui censé être son élève. Pour l’heure, il tient plutôt à obtenir une information qui à son sens est primordial, tant il ne sait pas pour combien de temps il doit rester dans ce village. Tournant à nouveau la tète en direction de celui, semblant être le plus méfiant au côté de l’Iwajin.

Len » Pendant que j’y suis, auriez vous un bar à me conseiller ?

En voilà une information vitale pour notre rouquin.
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Lun 30 Avr 2018 - 19:16

C'était empli de fierté que je me tenais là, parmi la foule en contrebas du Palais du Hokage, observant depuis ma position Kihran portant la tenue propre au dirigeant de la Feuille. Notre fils aussi le regardait depuis mes bras, les yeux luisant de bonheur et l'index pointé dans la direction de son père, au cas où moi et sa tante Rioko ne l'avions pas vu.

Heureuse. C'était ainsi que je me sentais.
Konoha avait réussi a rallier les trois Nations sous une même bannière, nouvelle fois. Une situation n'étant, cette fois-ci, pas forcée dans un contexte de guerre, au prix de milliers de vies.
Il était, certes, tout autant question d'avenir mais plus de liberté...

La sécurité était à son maximum, Kihran et ses proches collaborateurs y ayant veillé des semaines durant en amont de l’événement, et pourtant...
Même préparés de la meilleure manière possible, comment pouvions nous avoir la main mise sur tous les facteurs extérieurs ?
Un immense rassemblement d'individus, utilisateurs de chakra, venant de divers coin du Yuukan, partageant certes leurs ambitions shinobi, œuvrant pour le bien commun de leur Nation mais aux cultures différentes... Comment cela pouvait-il fondamentalement se passer sans accroche ?
Chacun d'entre nous en avait conscience et pourtant nous étions là, offrant le gage de notre confiance à ces anciens alliés en les invitant à séjourner dans l'enceinte de nos murs, après des rencontres diplomatiques menées chez eux à notre initiative. Telle était la Volonté du Feu.

La stupeur déchira soudainement la foule pris de panique, les hurlements retentissant sur toute la place alors que nous assistions à un spectacle imprévisible.
D'ici, il était difficile d'affirmer ce que nous venions de voir, du moins en poussant la réflexion plus loin que le simple déroulement des choses.
Le Tsuchikage venait de s'en prendre au Seigneur du Vent, aux yeux de tous. Un acte de guerre pour la plupart des spectateurs, une incompréhension de la part des autres.
L'action n'était pas partagée du reste d'Iwa, un proche du Kage venant même de stopper l'irréparable en maîtrisant son supérieur. Quelque chose se tramait. Quelque chose qui ne me plaisait pas...

Sans attendre, je confiai Asahi à ma belle sœur, celui-ci hurlant pour la sécurité de son père que je m'empressai de rejoindre en plusieurs bonds habiles.
Il était certes bien entouré mais il m'était impossible de rester en retrait alors que sa vie était potentiellement menacée.
Aux aguets, postée à ses côtés tout comme son Bras droit, j'observai d'un air méfiant la garde Sunajin nous pointant de leurs armes tandis que leur Seigneur sembla flancher. Le Tsuchikage avait-il réussi a l'atteindre ? La situation était chaotique. Le moindre débordement supplémentaire allait la faire exploser.

Gardant mon calme tout en me tenant prête a réagir en cas de besoin, j'observai les choses se tasser peu à peu, malgré les reproches accablant Kihran. Le poing serré, je les encaissai en même temps que lui, n'appréciant pas le moins du monde ces affirmations et insinuations.
Malgré tout, ma moitié conserva son calme, n'expiant son exaspération qu'à travers un long soupir. Son discours fut plein de justesse tout en restant courtois, exprimant même son regret des incidents en courbant le buste devant nos invités.
Poussant à mon tour un soupir discret, je fus soulagée de ne pas voir la situation s'envenimer, même si, tant qu'elle n'était pas éclaircie, nous ne pourrions nous montrer serein.
Qui avait fait cela ? Pour quelles raisons ? Laisser croire qu'Iwa déclarait la guerre à Suna ? Ou bien que le responsable était Konoha puisque épargné par les assauts ? A moins que ce ne soit Suna qui veuille s'afficher en martyr ? Tant de possibilités et si peu d'éléments pour l'heure...

Mettant ces réflexions dans un coin de ma tête, je me rapprochai un peu plus de Kihran après qu'il eut fini de donner ses directives à Takeo-san. Son sourire était forcé mais je lui en rendis un compatissant, le regard déterminé clamant que nous allions obtenir le fin mot de cette histoire.
Il se pencha dès lors à mon oreille pour nous offrir un échange privé , loin du brouhaha environnant, dans lequel il s'enquit de la bonne santé de sa famille.

« Je vais bien. Asahi est avec Rioko. Elle va le conduire en sécurité. »

Une escorte Konohajin commença à nous entourer tandis que le bras droit du Tsuchikage, que nous avions tout deux rencontrés lors de notre séjour diplomatique, se mit a reprendre des spéculations et s'imposer sur un ton complètement inapproprié envers son hôte Hokage.
Les accusations se portèrent une nouvelle fois sur Konoha en énonçant des hypothèses certes probables mais qui ne restaient que ce qu'elles étaient : des hypothèses.
Le ton condescendant du Bakushô me débecta, me contenant malgré tout pour rester à ma place – malgré un regard exprimant le fond de ma pensée - tout comme il aurait dû le faire. La seule donnée d'importance avec laquelle j'étais en accord dans son discours était l'implication d'un utilisateur de genjutsu.
Ces derniers étaient ainsi convoqués sans exception dans une pièce sous surveillance pour vérifier leur potentielle implication. Un travail qui s'annonçait fastidieux mais nécessaire et dont j'étais prête à faire partie.

Composant des mudras, je créai des clones que je dispersai au sein de la foule, prêtant assistance aux shinobis en charge de rétablir le calme parmi la foule et la faire évacuer pour garantir sa sécurité.
De mon côté, je restais au côté de Kihran, m'approchant de lui alors qu'il observait la foule en contrebas. Mon regard chercha le sien, exprimant, sans nul autre besoin de mot, mon soutien et ma détermination.
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Lun 30 Avr 2018 - 19:38

L’Examen chûnin internationale était sans doute l’événement le plus important de tout le Yuukan depuis la chute de l’Empire. Les trois grandes Nations de s’étaient pas revu depuis et chacun voulait montrer ce qu’il valait après une demi-décennie plus tard. Pour ma part, je n’avais jamais vu aucune des autres nations en actions et il en était de même d’eux à mon égard. Jamais le monde n’avait vu le pouvoir du clan Aburame. Cet aspect de l’examen avait définitivement piqué ma curiosité, dans le sens que j’étais curieux de voir ce que le monde avait à offrir, sachant qu’il était possible de vivre en symbiose avec un nid de guêpe la place du cœur. J’aurais toutefois préféré que ce soit dans un autre village parce que ça faisait beaucoup de monde à Konoha et ça je n’aimais pas particulièrement ça. Il en avait toutefois été décidé ainsi et nous voilà maintenant avec pratiquement trois fois plus de monde dans le Village caché de la Feuille. Avec autant de gens à la même place, difficile de rester bien caché. Des mesures avait donc été mise en place, dirigé par Takeo-san. Nous allions toutefois nous rendre compte qu’aucune défense n’est sans faille.

Lorsque le jour J arriva, l’excitation était à son apogée. Cela était alors moment idéal pour frapper si bien que tout le monde était aux aguets, moi y compris. N’aimant pas trop le foules, j’avais demandé à Takeo-san de me placer de garde aux Remparts, pouvant ainsi envoyer mes insectes rôder tout autour du Village. J’en profitai pour allumer une clope je laissai pendre au bout de mes lèvres. Alors que mes insectes revenaient un à un, personne n’avait rien à signaler. Je le renvoyai tout de même, n’étant après tout qu’au tout début de la cérémonie d’ouverture. Je passai rapidement au travers de ma première cigarette et ne tardai pas très longtemps à en allumer une deuxième. Une scolopendre sortit de ma manche et je me mis à jouer avec elle en la faisant passer à travers mes doigts. Je portai mon attention à peine une fraction de seconde à mes guêpes et la scolopendre n’aima pas du tout le changement d’attention, si bien qu’elle me mordit le doigt avant de retourner se cacher sous ma manche. Je lâchai un juron à voix basse tout en agitant la main mordue. Cela faisait à peine deux ans que j’abritais la scolopendre, deux années assez mouvementé c’était le moins qu’on puisse dire. Je fus soudainement ramené au moment présent lorsque je ressenti tous ces immenses chakras ce mettre en action. Je compris alors que la menace ne viendrait pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. Après une rapide succession de mudras je créé un clone d’insecte et lui ordonnai de resté sur place et de continuer à surveiller, rien n’empêchant la possibilité qu’il y ait des renforts à un certain point. Je m’élançai sans plus attendre vers le cœur du Village, envoyant avant moi un essaim de guêpe qui se dispersa aux quatre coins de Konoha à la recherche d’indice.

L’une d’elle me revint rapidement avec la localisation de Takeo-san, visiblement au cœur de l’action. Je me dirigeai sans plus attendre vers l’Inuzuka, sachant pour sûr que je pourrais avoir le meilleur topo de la situation. Lorsque j’arrivai enfin à lui, je pouvais voir qu’il ne tenait à peine en place. Ses ninkens, aux contraires, étaient tous deux assis côte à côte. Il avait le regards agités et il lui fallut quelques instants avant de me reconnaître.


- Mais bon sang, Takeo, qu’est-ce qui s’est passé là-bas? J’ai senti tous ces immenses chakras et maintenant tout le Village est en émois.

J’avais l’air outré, voir même presque furieux, mais ce n’était que pour cacher mon incompréhension. Il me mit rapidement au parfum pour me rendre compte que j’étais quelques minutes trop tard. Si j’avais pu mettre la main sur cet oiseau, j’aurais envoyé mes guêpes tenté de retrouver la moindre trace de chakra résiduelle sur l’oiseau. Je transmis tout de même mes ordres aux guêpes parcourant déjà le Village, étant tout de même conscient que plus le temps passait, moins de chance j’avais de retrouver quoi que ce soit.
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Message(#) Sujet: Re: La réunion des trois nations. Lun 30 Avr 2018 - 20:56



Sabakyô Minoko
Experte en renseignement




Mêlée à la foule, elle s'était assise un peu plus en hauteur, dans ce qui semblaient être des estrades amménagées pour le publique. Ses yeux félins scrutaient, depuis de longues minutes déjà, les moindres recoins de cette aire d'accueil amménagée expressément pour un grand événements qui avait su attiré plénitudes d'hommes et de femmes de tous horizons, de toutes nationalités. Tous savaient qu'une poignée des êtres les plus importants de cette ère allaient se réunir à ce même endroit en ce jour de célébration. Néanmoins, si le peuple spectateur et les Shinobis participant à cet examen Chunin se montraient pour la plupart enthousiaste quant à ce qui se préparait, elle même et ceux et celles qui occupaient probablement le même genre de poste au sein de leurs organisations respectives étaient surtout sous le stresse d'une charge énorme. Bien qu'elle ne fut pas officiellement attitrée à la surveillance de cette zone, ni même de cet événement en fait, elle effectuait néanmoins le même travail que beaucoup de ces ninjas d'élites qui restaient tous sens en alertes afin de déceler la moindre anomalie. Ses yeux traquaient donc la foule en entière en même temps que ses oreilles enregistraient les moindres paroles qui venaient de la scène principale. Non pas pour leurs comptes, non, mais pour celui de son propre maître à elle qui préférait bien ne pas arriver trop tôt pour ce genre de rencontre. Autant pour ne pas trop attirer l'attention sur sa personne en un moment aussi cruciale, que par protection pure et simple.

Balayant la zone de ses yeux jaunes, (qui trahissaient bien sa nature Gekei vu la forme de leurs pupilles) elle remarqua rapidement le nombre incroyable de bandeaux appartenant aux trois nations de l'alliance Shinobi. Sunagakure, Iwagakure et Konohagakure No Sato affichaient toutes leurs couleurs avec fierté. Quoi de plus normal dans un tel rassemblement après tout, mais aussi pour un examen Chunin. Qu'il s'agissait simplement de représenter l'ordre Shinobi à laquelle ils appartenaient ou encore par simple support à leurs amis qui participeraient aux testes, ceux-ci étaient biens visibles, mis en évidences probablement plus qu'à l'habitude pour les besoins de la cause. Ce qui faisait qu'il devenait facile de les identifier...par mesure de sécurité.

Heureusement pour elle, elle n'en avait pas. Tout simplement car son seigneur n'avait rien d'un représentant ou maître d'une de ces trois nations. Personne, non plus, ne savait s'il n'était qu'un simple civile ou un Shinobi entraîné, mais le bruit courrait qu'il avait mené la révolte du Pays de la Pluie de par sa vive voix seulement. Il avait guidé le peuple, comme un véritable leader, un vrai, en créant des alliances improbables et suprenantes. S'il avait eut à utiliser la force brute, celle-ci n'était pas venue directement de lui-même, mais plutôt du chef de clan Sabakyô, son maître à elle. Si le Daimyô était son seigneur, elle restait d'abord et avant tout sous les ordres directs de son seul et unique maître, Sabakyô Akumu, qui lui avait porté allégeance au libérateur du peuple Amejin. L'un avait libéré son clan, l'autre la nation. Un duo incroyable...

Ainsi ne fut-elle pas nécessairement surprise de s'être vu attribuée la mission d'éclaireur en vu de la présenceà venir du successeur au pouvoir de Ame No Kuni, qui souhaitait bien profiter de l'examen Chunin afin de se montrer un peu plus ouvert au monde que ses prédecesseurs, qui eux ne se présentaient dans de tels événements que pour conclure d'importantes transactions plus ou moins légales avec d'importantes entreprises étrangères...

...une décision sage pensait-elle...et qui allait rapidement se démontrer comme étant "la bonne décision à prendre".

Pendant l'un de ces rares instant qu'elle avait décidé d'observer les orateurs plutôt que la foule (déconcentrée par le croissement incessant de corneilles dans un arbre non loin d'elle, ce qui l'obligea à porter ses yeux sur la scène pour mieux suivre ce qui s'y déroulait) le spectacle qui s'offrit à elle la tint en haleine, la faisant se crisper les mains et les jambes alors qu'elle assistait à quelque chose à laquelle elle ne se serait jamais attendue. Le Tsuchikage, d'un geste totalement impulsif, avait quitté son siège en un bond fulgurant pour y déferler une hostilité sans retenue sur la dame du vent.

Les paupières écarquillées, les pupilles dilatées, tous ses sens en alerte, elle observa la scène tout en gardant son sang froid. Elle resta sur place, analysant les moindres mouvements des multiples acteurs qui allaient bientôt se laisser emporter dans cet instant de panique. Deux d'entre eux se montrèrent tout particulièrement réactifs en empoignant toutes deux leurs maîtres respectifs. Rapidement, l'on pouvait identifier ces deux femmes comme les mains droites de leurs chefs. Puis toutes sortes de réactions se suivirent en un effet domino. Mais il y avait quelque chose d'étrange dans le processus de cet état de crise, dans la manière dont tout se déroulait...

...personne ne semblait être fautifs...

...aucun des acteurs de cette scène stressante n'étaient en faute...

...ce qui suggérait une manipulation tierce. Un effet corruptif et vicieux venant d'ailleurs et cette théorie fut rapidement approuvé d'emblée alors que le "calme" se réinstaurait peu à peu, au fur et à mesure que tous et chacun commencèrent à analyser la situation. Si la méfiance restait néanmoins au rendez-vous, tous semblaient être prêt à travailler de concert afin de régler cette anomalie. Était-ce donc cet état de communion entre ces nations qui avait réussis à venir à bout des forces impériales et du règne de Kakeshuou? Probablement...

...mais aujourd'hui...seraient-ils réellement capable de se faire confiance après ce qui venait de se produire? Probablement pas...selon elle du moins.

Voyant donc qu'il n'y avait plus rien à observer au lieu de l'incident, les sens augmentés de l'ancienne exclue du clan masqué dirigèrent son attention plus loin, dans les airs, puis vers un arbre...celui là même où elle avait entendu ces corbeaux de malheur et qui avaient dérangés sa concentration.


Minoko
..Fourbe créature...

Et un instant, elle ne pu s'empêcher d'avoir une pensée à l'intention de son maître. Était-il présent? Si oui...cela expliquerait bien des choses. Mais si ses réflexions s'avéraient être plus que de simple supposition...elle se demandait bien qu'est-ce qu'il en tirerait. Cela ne pouvait pas l'avantagé, en aucun cas...mais il était aussi très difficile de comprendre ses agissements avant d'en avoir vu les résultats.

...elle espérait que non...mais il s'était montré particulièrement ambitieux dernièrement...

...mais là...c'était de la folie...



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Adossé au tronc, dans l'ombre d'un feuillu situé au point cardinal directement opposé de celui qui avait abrité l'oiseau de malheur, le sourire sur mon visage exprimait clairement ma fascination quant au déroulement des événements. Ce coup de théâtre avait été orchestré de manière quasi-parfaite...si bien que personne n'avait encore relié la provenance du Genjutsu qui avait été utilisé. Et si j'observais l'oiseau au plumage de jaie se faire attraper, après que ces "Shinobi d'élites" eurent enfin repéré sa présence et créé quelques liens entre leurs croissements et l'effet imposé au Tsuchikage, mes pensées elles étaient totalement dirigées vers une autre cible.

Une cible inconnue, qui n'avait laissée aucune trace. Un ennemi invisible...insondable...qui avait semé un chaos monumentale en toute discrétion.

Prenant simplement ma canne, marchant en direction de la foule et me mêlant à celle-ci dans un parfait anonymat, je commencai à quitter les lieux avant de ne me faire remarquée par ma protégée, qui s'acquittait parfaitement bien de son travail. Je n'avais donc plus de doute quant à son efficacité, surtout lorsque je vis que ses yeux jaunes dérivèrent jusqu'au corbeau. Cette magnifique créature dont mon masque en reprenait l'apparence. Heureusement, je m'étais abstenu de le porter ici, désireux de me montrer sous une apparence inconnue de tous...celle de mon véritable visage. Cela aurait pu avoir de fâcheuse conséquence que de me faire prendre comme suspect numéro à cause de mon masque...




-Sabakyô Akumu
Hmhmhm!!! Il a du style...

Et si cette remarque silencieuse et subtile (prononcée en un murmure à peine audible) vantait bien la mise en scène de cette attaque, les pensées cachées derrière celle-ci étaient toutes aussi "positives". Cette action perpétuée contre la dame des sables allait soulevée bien des questions et des théories. La plus probablement étant clairement celle d'un scénario probablement mis en place par l'un des trois protagoniste de cette histoire dans le simple but de créer un motif afin de partir en guerre.

Et ça...allait donner une grande importance à mes projets futurs tout en m'empêchant de me mettre dans une position précaire. Le crime que j'avais besoin avait été commis dans le plus pur des hasards...quelle bénédiction!





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La réunion des trois nations.

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