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 En revenant du Pays du Vent

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Konoha
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Message(#) Sujet: En revenant du Pays du Vent Lun 23 Avr 2018 - 9:11

Dans l'ensemble, Natsuki pouvait dire que tout s'était bien passé à Suna. Le Seigneur du Vent avait accepté de participer au premier examen Chûnin international – et même national tout court, en fait – de la nouvelle ère Shinobi, Natsuki n'avait été inculpé dans aucun incident diplomatique – deux termes qui revenaient sur toutes les lèvres dernièrement -, Yami ne s'était pas – trop – battu avec lui, Akio n'avait apparement plus explosé – à sa connaissance tout du moins – et seul Kuroba avait été perdu quelque part entre Konoha et Suna – sans surprise.

Natsuki était à peu près certain qu'il avait passé la frontière du Vent avec eux, mais un léger doute subsistait. Surtout que sur le chemin du retour, personne ne l'avait croisé non plus. Mais bon, l'on ne pouvait pas le reprocher au Nara tatoué, il avait averti que c'était un risque lorsque l'on partait en mission avec lui, et chacun avait signé la décharge de responsabilités.

Ainsi, plutôt que de perdre du tems à chercher ce qu'il était sûr de ne pas retrouver, Natsuki décida de profiter de son voyage retour avec Rioko pour rattraper le temps perdu : de mentor à étudiant, ils n'avaient pas eu le temps d'achever comme il se devait leur entretien d'équipe.


« Alors Rioko, comment avez-vous trouvé Suna et le Pays du Vent ? »
demanda-t-il en guise d'amorce.

Ils avaient tout de même passé une semaine là-bas. Probablement deux si Natsuki n'avait pas fait presser le départ. Profiter de l'hospitalité, c'était bien, mais pas de celle de Yami.


« J'espère que vous ne regrettez pas d'être venu. Avec tout ceci, nous n'avons même pas encore trouvé le temps de conclure notre discussion sur mon équipe shinobi, Matsudaï, que nous avions débuté au restaurant du Septième Ciel. Enfin, s'il en restait quelque chose à dire après ce que vous aviez exprimé. Du coup, c'est surtout de mon côté que je dois compléter. A commencer par le fait que je sois moins disponible en hiver. A l'époque, je ne l'étais même pas du tout, mais avec l'usage intensif du chakra au quotidien par les shinobi du continent, la nature et le climat se dérèglent de plus en plus, et les hivers se font plus plus longs. Cela me forcent à faire donc tout de même quelques apparitions hors de la maison durant la saison froide. »


Pour une raison très terre-à-terre mais difficilement avouable en l'état.


« Pour ce qui est des leçons, je propose deux entrainements généraux par semaine, où la présence est fortement souhaitée. Mais si vous voulez davantage de leçons privées plus techniques, vous pouvez m'en faire la demande : je regarde alors pour nous trouver un créneau commun. Il me semble que nous avions établit que le corps-à-corps était un domaine dans lequel vous aspiriez à exeller, et dans lequel je peux vous enseigner beaucoup. »


Même si ce n'était plus la branche dans laquelle il était le plus performant : son histoire de vie l'avait conduit à renoncer à devenir le
nec plus ultra du taijitsu et s'entrainer davantage dans le ninjutsu.

« Pour ce qui est des entrainements en groupe, nous verrons plus tard. Je n'ai pas très envie de vous présenter l'autre membre de Matsudaï actuellement. Ce seront donc des entrainements et des missions séparées qui auront lieu. »


Et ce n'était pas parce qu'il ne voulait pas présenter Rioko à Shigo, mais parce qu'il ne voulait pas présenter Shigo à Rioko.

Si cela ne tenait qu'à lui, il ne montrerait Shigo à personne, d'ailleurs.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: En revenant du Pays du Vent Mer 25 Avr 2018 - 23:33

En revenant du Pays du Vent
Nara Natsuki
Elle avait adoré le pays du Vent et elle avait hâte de pouvoir se déplacer par elle-même dans les autres nations du continent. Être loin de ses obligations et être loin des comptes qu’elle doit rendre. Car elle sait exactement ce qui l’attend à son retour. Encore et toujours des tas de questions… Comme d’habitude en fait. Ce retour lui fait presque mal au cœur et c’est comme si elle ne voulait pas retourner à Konoha. Au plus profond d’elle-même, son frère et sa vraie famille lui manque mais cette envie est effacée par celle du devoir et de l’obligation. Elle voit ça comme un poids, quelque chose dont elle se serait bien passée. Pourtant, elle ne figure pas sur la liste des plus jeunes et elle est même de la même génération que son enseignant. Mais avec tout ce qui s’est passé, elle a préféré ignorer son passif de kunoichi pour se concentrer sur autre chose. En réalité, elle ne sait pas elle-même à quoi on servit toutes ses années mais elle ne souhaite pas trop s’étendre sur le sujet. Elle n’aime pas réellement passé de son passé mais elle a bien conscience qu’il va falloir qu’elle brise la glace un jour. Depuis qu’elle a quitté Konoha, elle se rappelle encore les questions que son senseï lui a posé et cela l’a faisait sourire. Concernant le séjour, elle avait passé du bon temps, trouver son bonheur concernant les souvenirs mais aussi des lames fraîches et prêtes à être utilisées. Elle avait eu un bon conseiller pour ça.

Mais après une semaine, il était temps de rentrer. Il fallait bien revenir chez soi un jour ou l’autre même si cela n’est pas réellement la volonté de la jeune femme solitaire et brutale… Durant tout le temps passer là-bas, Rioko avait su se tenir correctement et cela risquerait d’en surprendre plus d’un. Cela ne sera pas son frère puisque lui là connaît par cœur et c’est normal. Ils ont grandi ensemble et ils n’ont jamais pu se séparer. Même encore aujourd’hui, Rioko passe le plus de temps à s’occuper de son neveu lorsqu’elle n’est pas en entraînement ou en mission. Plus elle évite le clan et mieux c’est. Sauf que parfois, elle ne peut pas les éviter et elle ne peut pas faire autrement que de répondre encore et toujours à leurs éternelles questions qui resteront encore longtemps sans réponse. Elle savait qu’elle allait quand même devoir en parler à son senseï. Après tout, ils sont de la même génération alors pourquoi ne parviendrait-il pas à comprendre ? Il est peut-être bien placé pour l’aider à avancer et à se contrôler.

Le voyage avait donc commencé et elle n’a pas pu quitter Suna sans dire un « au revoir » à la personne avec qui elle a passé le plus de temps durant son séjour. Elle n’était jamais au palais en journée et elle a passé de très bon moment avec Eiki. Elle pense garder contact avec lui même si elle sera à des centaines de kilomètres de lui. Il n’y a pas de mal à être amis avec des personnes autre que dans son village natal. Comme pour l’aller, le voyage commence en nuit en raison des températures importantes en journée. Mais cela ne semble pas gêner la rouquine qui ne se plaint pas. Puis vient la frontière et elle retrouve la nature et la forêt qu’elle a promis de protéger même si elle a dit cela au Grand Arbre. Quelques heures après la frontière, Natsuki engagea une conversation avec la rouquine qui allait lui servir d’élève. Il entame la conversation avec une question sur le pays du Vent. Rioko reste silencieuse le temps de trouver les mots justes et adaptés. Puis, elle croise le regard de son professeur.

« - C’est un pays à la fois intriguant et mystérieux. Mais je m’y sentais à l’aise comme éloigné de tout devoir... Vous qui avez déjà voyagé dans ce pays éloigné de notre contrée natale, qu’en pensez-vous ? »

Il est parfois néfaste mais elle a réellement apprécié de rencontrer des personnes venant de d’autres horizons. Dans le fond, elle était curieuse d’avoir l’avis de son professeur. En ce qui l’a concerne, elle n’a vu qu’une toute petite partie et probablement, ce qu’il y avait de plus touristique. Mais elle est bien placée pour savoir qu’il y a toujours une face cachée et c’est un certain Eiki qui me l’a montré. c’est comme s’il n’avait rien à cacher et qu’il tenait à ouvrir son esprit au monde. C’est vraiment une drôle de sensation qu’elle ressent sur le moment. Pourtant, elle n’a pas lâché son professeur des yeux. Si elle regrette d’être venue ? Absolument pas. Cela lui a fait du bien. Réellement du bien…

« - Je ne regrette absolument pas. J’avais peur de causer un incident diplomatique mais il ne s’est rien passé allant en ce sens. »

Elle écoute attentivement son enseignant qui lui explique alors les consignes. Il avoue qu’il est moins disponible l’hiver et elle hoche la tête. Elle n’est pas en droit d’exiger quoi que ce soit venant de son professeur. Elle s’adaptera à lui et elle n’a pas grand-chose à faire de plus. S’il n’est pas disponible l’hiver, elle ira s’entraîner avec Yell ou encore son frère s’il a le temps. Bien sûr, elle ne sait encore pas qu’il a pris la tête du village mais avant même ça, il passait tout son temps au bureau et négligeait sa femme et son fils. Pour le plus grand malheur de la jeune tante qui tente d’ouvrir les yeux à son frère. Elle le laisse terminer avant d’hocher la tête sur le fait qu’il ne tient pas à présenter l’autre membre de l’équipe. Dans le fond, ce n’est pas plus mal mais elle est tout de même étonnée sur le fait qu’elle va presque avoir un professeur pour elle toute seul. Mais dans le fond, elle est contente car elle va pouvoir travailler ce qui lui fait défaut et peut-être, parviendra-t-elle à progresser dans le bon sens ? Ce serait vraiment génial et elle pourra faire taire son clan qui s’imagine déjà qu’elle va se casser royalement la gueule.

« - Je m’adapterais à votre emploi du temps. Je comprends que vos fonctions et votre statut vous demande du temps et de la présence tout comme je comprends que vous pouvez être fragilisé pour X ou Y raisons. Je vous remercie de votre temps et de votre patience ! »

Elle prend quand même le temps de s’incliner légèrement devant son professeur. Elle se sentait comme détendue et tout aussi différente. Mais elle va redevenir celle qui est brutale plus tard. Pour le moment, elle profite du voyage pour garder la tête vide de toutes pensées désagréables ou du poids qui l’attend à sa rentrée de Suna. Car il est certain qu’on ne va pas la laisser tranquille. Et il n’est même pas dit qu’on la laissera tranquille le temps qu’elle aille saluer sa belle sœur et son neveu. Du moins si elle est rentrée car elle est partie avant Rioko en direction d’Iwa, le village caché de la Roche. Ce serait bien, comme ça elle pourra tout partager avec elle. Elle soupire alors avant de prendre une grande inspiration.

« - Senseï ? Vous rappelez-vous de notre entrevue ? Vous m’avez demandé si j’avais une raison pour sculpter mon propre corps… J’en ai bien une ! »

Elle ne se sent pas en danger mais elle se sent vraiment sereine et plus apte à parler ouvertement. Après tout, il a accepté de la prendre en charge alors c’est tout de même la moindre des choses. Bien que cela soit encore avec quelques difficultés. Puis, comme déterminée, elle passe son index sur la cicatrice qui parcourt son œil et sa paupière gauche. Elle se rappelle de la douleur, elle se rappelle de la haine et de la rancœur, elle se rappelle aussi de son excès de colère ayant abouti à une catastrophe. C’est quelque chose qui semble apparemment guérir mais uniquement en apparence. Son âme est à jamais marqué par cet acte odieux dont elle a été témoin. Prenant une grande inspiration et fermant les yeux, elle se devait même pour elle-même raconter ce qui s’est passé…

« - Plus jeune, j’ai rencontré une personne qui est devenu au fil du temps et des années mon meilleur ami… Peu de temps avant que je ne décide de rejoindre la Rébellion face à l’Empire, il y a eu un évènement qui a bien failli me coûter mon œil gauche… Nous étions dehors et nous avons été agressé par des soldats impériaux. Je n’étais qu’une pleurnicharde et une trouillarde à l’époque et pourtant… le simple fait de le… de le... de le… »

Les lèvres de la jeune femme en tremblaient tellement cela semblait profond. Elle garde les yeux fermés et elle serre les poings espérant ne pas craquer. Elle cherche ses mots et elle cherche aussi à s’exprimer. De toute façon, elle devait l’extérioriser. Peu de personnes étaient au courant et encore moins dans son clan. Pour la plupart, il s’agissait d’un accident alors que cela n’a jamais été le cas. Jamais. Prenant plusieurs inspirations, elle tente de calmer ses lèvres afin de se reprendre.

« - … Il est mort en essayant de me protéger. J’ai explosé et je les … tués… Cela a été reconnu comme un accident mais cela n’a jamais été vrai. Depuis, tout a été bouleversé... »

Le plus dur est sorti. Depuis plus rien n’est comme avant et tout à changé pour celle qui est une héritière Hayashi et à qui on attend beaucoup. Elle détourne alors le regard pour fixer l’horizon. Elle n’attend pas qu’on l’a juge tout comme elle ne s’attend pas à ce qu’on ait pitié d’elle. Elle ne veut rien de tout ça… Elle veut juste pouvoir avancer et progresser loin de tout ce qui la hanter. Elle en a besoin…


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Message(#) Sujet: Re: En revenant du Pays du Vent Mer 2 Mai 2018 - 11:12

A l'entendre, Ryoko semblait ravie d'avoir fait le voyage. Avec la sédentarité relative qui s'était installée depuis l'avènement des Villages shinobi, cela pouvait se comprendre : les Hayashi étaient des habitués des pèlerinages. Et quand bien même, le désert n'était pas le genre d'endroit où l'on s'attendait à en voir : le Pays du Vent avait tout pour dépayser.

« J'aime beaucoup cette nation aussi. Le climat est rude, mais le désert cache bien des trésors à découvrir, dont tous ne sont pas fait d'or et de diamants. »


Et il fallait faire attention à ce que l'on convoitait, dixit le Seigneur du Vent lui-même.


« La culture y est très riche, et les mers de sable laissent songeur sur tous les vestiges du passé qu'elles ont englouti et qui ne demandent qu'à être trouvés. Enfin, cela, c'est pour celui qui se sent aventureux : Suna à lui seul offre assez de divertissement pour ne pas faire regretter le séjour. Le musée des technologies Saibogu vaut le coup d’œil, par exemple. »


Natsuki avait en mémoire d'avoir passé de bons moments, mais peut-être était-ce seulement parce qu'il était en bonne compagnie. Le zoo mécanique lui avait en tout cas fait bonne impression : c'était agréable de fréquenter des animaux qui n'essayaient pas de l'agresser lorsqu'ils ne pouvaient pas fuir. Plusieurs photos témoignaient des souvenirs qu'il avait construit là-bas, même si le plus précieux d'entre deux eux pendait toujours à son cou, caché sous les vêtements. Les autres reposaient dans une boite, attendant d'être sortie dans un moment de nostalgie.

L'aspect plaisant de la discussion retomba toutefois, lorsque Rioko rassembla son courage et lui fit part d'un fragment de son passé, la raison pour laquelle elle avait prit les armes à l'époque. En silence, Natsuki l'écouta s'ouvrir à lui, ayant bien notion que c'était quelque chose qu'elle ne raconterait pas à n'importe qui.


« Merci de m'avoir fait part de tout ceci. J'ai conscience que ce n'est pas anodin comme confidence, et cela témoigne de la confiance que vous me portez. Si vous avez décidez de vous battre non pas pour la vengeance, mais pour que le schéma de votre histoire cesse de se reproduire avec d'autres, alors sachez que je serai à la hauteur de ce que vous attendez de moi. »


Il fera son possible, en tout cas.


« Nous sommes de la même génération, c'est donc sans surprise que nous avons une histoire de vie relativement similaire. Nous avons tous vu des proches tomber, parfois en se battant, parfois en nous protégeant, parfois parce qu'ils ont juste été prit dans une tempête qui ne les concernait pas. Et je pense que l'une des pires choses que nous avons à supporter est de savoir qu'ils sont morts pour nous. »


Et sans que l'on n'ai rien pu faire pour les sauver.


« J'ai décidé de fonder Matsudaï dans cette optique. Pour que les forts puissent servir de bouclier à ceux qui n'ont pas encore la force de se défendre, jusqu'à ce qu'ils en acquiert la capacité. La raison peut sembler classique, mais c'est un peu plus profond que cela. En effet, je forge les '' boucliers '' pour qu'ils ne puissent pas se briser. Je leur confie non pas le pouvoir de défendre à proprement parler, mais plutôt la capacité de ne pas céder. Je veux que les gens que nous protégeons n'aient pas à porter notre mort sur la conscience. Vous savez mieux que quiconque quel fardeau cela représente, c'est pourquoi je suis désormais convaincu que vous êtes la plus à même de comprendre la philosophie que je cherche à transmettre à travers Matsudaï : vous avez amplement votre place ici. »


Natsuki avait les mains pleine de sang. Il avait prit de nombreuses vies, autant qu'il en avait protégé. Mais aussi fort qu'il soit, il ne pourra jamais briser le cycle dans lequel il faisait partie. '' Protéger '' signifiait la plupart du temps '' tuer '', et donc infliger à certains ce dont il voulait préserver d'autres. Il en avait notion, mais il n'avait pas de solution. Il n'y avait pas de solution. Simplement se dire que l'on ne peut pas sauver le monde entier, et que sans voir l'ennemi partout, protéger sa Nation était déjà pas mal.


« Un proverbe dit '' un bouclier est plus utile qu'une épée, car il faut savoir se défendre soi-même si l'on veut pouvoir protéger les autres ''. J'en suis personnellement intimement convaincu, mais si vous préférez vous considérer comme une lame plutôt qu'un pavois, je vous entrainerai dans ce sens là aussi. Je n'ai pas pour habitude d'imposer ma vision du monde à autrui. Je peux ne pas être d'accord tout comme je conçois que l'on ne le soit pas avec moi, mais je suis toujours ouvert à la discussion et à l'argumentation. Ce sont donc les objectifs que vous vous fixerez que je vous ferai atteindre, et non ce que j'aurai décidé pour vous. Si cela vous convient, alors notre affaire est entendu. »


Natsuki s'efforça de lui sourire pour tenter de chasser l’amertume des souvenirs de Rioko récemment remontés.


« Par ailleurs, si nous entrons en relation de tutorat, nous passerons une quantité non négligeable de temps ensemble. Si vous êtes à l'aise avec cela, nous pouvons nous tutoyer : c'est ce que je fais d'habitude avec mes disciples. »


Tous sauf un, pour être exact. L'exception qui confirme la règle, pour ainsi dire.

Natsuki était touché par l'honnêteté dont Rioko avait fait preuve à son égard, et même si via la Racine, Shigo avait annoncé auprès des militaires de Konoha que le Nara tatoué servait de réceptacle à une créature surnaturelle suite à l'incident du Temple de Kyubi, lui ne se sentait pas encore prêt à toucher un mot à ce sujet à son étudiante.

Un jour peut-être, mais pas aujourd'hui.
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Message(#) Sujet: Re: En revenant du Pays du Vent Sam 12 Mai 2018 - 22:31

En revenant du Pays du Vent
Nara Natsuki

Pour être habitué des pèlerinage, c’est tout à fait le cas. De base, le clan Hayashi est un clan nomade qui passait pas mal de temps à voyager et cela est encore un peu le cas aujourd’hui même si celui-ci s’est installé au sein du village de Konoha. Ou du moins pour la grande majorité. Il reste malgré tout des personnes encore austère face à cette nouvelle vie et qui préfère continuer à vagabonder dans l’ensemble des pays. Concernant Rioko, elle se rend au moins une fois par an auprès du Grand Arbre afin de renforcer sa connexion qui reste fragile malgré tout. Après tout, elle en est aussi la Gardienne et elle préfère encore être la Gardienne et Protectrice de cet arbre sacré plutôt que de diriger le clan comme le fait son frère. Il ne faut pas imaginer de suite la tête qu’elle fera lorsqu’elle apprendra que celui-ci a accepté de prendre la tête du village… Cela va lui faire réellement bizarre. Cependant, elle l’ignore encore. Quant au désert, de part son passé de voyageuse, elle se sentait très bien. Elle est loin d’être une débutante car finalement, le voyage est tous les ans dans son cas alors elle ne va pas se plaindre d’être partie loin de Konoha, loin du poids qu’on ne cesse de lui donner tout ça parce qu’elle est la sœur du chef de clan et qu’elle doit montrer patte blanche.

Regardant son professeur, elle montre un petit sourire lorsqu’il parle du zoo car ce n’est pas la première fois qu’elle en entend parler. Eiki lui en avait aussi parlé donc finalement, peut-être qu’elle se rendra là-bas lorsqu’elle pourra afin de visiter le zoo. Mais rapidement, elle ressenti le besoin de parler de ce qui lui était arrivé. Pourquoi son professeur ? Peut-être pour instaurer un climat de confiance et puis, ils sont de la même génération. Cela aide beaucoup. Rioko n’a jamais eu de très bon contacts avec des personnes de sa génération et elle ne voulait pas finir toute seule. C’était une plaie profonde qui ne s’était peut-être jamais refermée et qui venait soudainement de refaire surface. Rioko devait affronter la réalité et enfin admettre qu’elle était faible à l’époque et qu’elle l’est peut-être encore aujourd’hui. Elle envie son frère qui est parvenu à se hisser dans la hiérarchie mais elle ne l’a jamais montrer. Elle fini par lever une main vers sa joue droite pour faire disparaître une larme.

« - J’avais besoin de ce voyage pour me retrouver, pour faire le point sur la réalité de ce que je suis aujourd’hui loin de toutes les obligations qui m’incombent à Konoha... Mais promis, dés que j’ai l’occasion de retourner là-bas, j’irais faire un tour au musée ! »

Et c’est entièrement vrai. Elle ignore bien sûr que son frère avait un peu poussé pour qu’elle puisse se rendre au pays du vent mais ce voyage lui a permis de réaliser certaines choses sur elle-même. Malgré son caractère de feu, elle a réussi à en parler. Cela a mis pas mal de temps et elle en avait beaucoup réfléchi. Certaines nuits, elle y a mûrement réfléchie et elle s’est rendu compte qu’elle devait lui en parler. Maintenant qu’il est son professeur, le fait de lui dire pourrait lui permettre certaines réactions qui peuvent être parfois exagérer. Mais il est clair qu’elle ne se contrôle pas parfois, même trop souvent. Elle finit malgré par montrer un sourire alors qu’il lui avait tout expliquer sur l’équipe, son nom et surtout son objectif. Et puis, il faut bien que la confiance commence quelque part non ? Il peut voir ça comme un signe, un geste de la part de son élève pour lui faire confiance.

Elle reste silencieuse un long moment le temps de réfléchir à tout ça et elle ferme les yeux un moment lorsqu’elle sent le vent venir se balader dans sa longue chevelure aussi flamboyante que le feu. Elle réfléchit à tout ça et elle ne semble pas regretter le fait de lui avoir parler et de lui avoir révéler ce passage encore marquant de sa vie. Cependant, elle remarque qu’il ne s’énerve pas et qu’il se montre plutôt chaleureux et c’est peut-être ça qui change tout. Elle n’a pas besoin d’une personne qui la rejette mais d’une personne qui l’aide et qui comprend sa détresse. Bien sûr, jusqu’à maintenant, elle était peut-être beaucoup trop fière pour l’avouer. Cependant, son professeur a raison sur une chose : le fait de savoir qu’il est mort pour elle est quelque chose qu’elle n’a jamais assumée et qu’elle aura toujours beaucoup de mal à assumer. Tout comme lui, elle avait aussi les mains pleines de sang et elle a souvent tuer depuis qu’elle est entré dans la rébellion. Bien sûr, cela s’est calmé avec la fondation de Konoha mais cette rage elle est toujours restée. Elle ne l’a jamais quittée et il n’est pas impossible qu’elle la quitte un jour. Et de toute façon, elle est encore rongée par cette histoire et c’est une chose que son nouveau professeur a bien compris.

Il termine son discours sur l’équipe en disant qu’il préférait être tutoyer. A vrai dire, c’est une chose qui l’arrange. Vouvoyer une personne de son âge et de sa génération, cela fait étonnamment bizarre. Mais elle n’avait jamais réellement fait attention à ça. Elle finit par hocher la tête afin d’approuver l’idée. Et puis, le fait de vouvoyer ou tutoyer quelqu’un n’a jamais été un signe de non-respect envers qui que ce soit mais elle savait par son frère que son professeur n’apprécie pas qu’on le tutoie sans son accord. Chose qu’elle a maintenant désormais et il sera donc plus simple. Elle finit par montrer un sourire tandis qu’elle se reprend afin de ne pas montrer qu’elle est encore blessée par tout ça. Elle voudrait tellement que cela cesse de la hanter pour avancer.

« - Malgré les années, cela continue encore à me hanter aujourd’hui. Je ne veux pas que cela se reproduise mais je ressens toujours cette colère… une rage que je n’arrive pas à dissiper et qui refait surface au sein de Konoha. Elle était comme absente lorsque nous étions au village caché du sable… »

Comment expliquer ça correctement ? Elle baisse les yeux un moment et elle avait mis sa fierté de côté afin d’essayer de s’ouvrir à son professeur. Car oui, admettre qu’elle a besoin d’aide c’est admettre une faiblesse et c’est un peu contraire à ce qu’on lui a enseigné mais il est temps qu’elle réalise qu’elle ne peut peut-être pas s’en sortir seule. Et qui est mieux placé qu’une personne qui a connu l’époque où elle a grandi, l’époque de la rébellion. Finalement, ils ont fait leur arme ensemble ou presque. Ils sont tellement nombreux qu’elle ne se rappelle pas de tout mais elle était avec sa famille : à savoir son frère qui s’est engagé avant elle puis Yell mais cela date de l’époque où ils n’étaient pas encore mariés. Puis elle relève les yeux afin de regarder Natsuki droit dans les yeux.

« - Je n’ai rien à ajouter et cela me convient très bien. »

Que dire de plus ? Autant dire que le fait de savoir qu’elle est enfin dans une équipe lui fait plaisir et elle avait un vrai sourire qui est généralement réservé à sa famille. Elle se sent mieux et elle lâche un soupire de soulagement. Parler ainsi semble lui faire du bien et cela faisait longtemps que cela ne lui était pas arrivé. Elle pense tout de suite à sa famille et elle pense que son frère sera le premier soulagé à savoir qu’elle intègre enfin une équipe. Les problèmes d’intégration de sa cadette l’a toujours inquiété et cela continue encore même s’il ne le montre jamais. Elle n’avait pas le droit de pleurer… Mais finalement, elle se fiche de tout ça car finalement, elle risque de finir par exploser et elle ne veut pas que cela ne se reproduise comme avant. Car même si elle l’a fait parce qu’ils ont tué son ami, elle ne tient pas à finir en prison pour sa conduite déplacée. C’est déjà bien assez difficile pour elle…

« - J’ai l’impression de m'être perdue en route... »


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Message(#) Sujet: Re: En revenant du Pays du Vent Mar 22 Mai 2018 - 14:03

"Il est fréquent de se perdre, Rioko. Marcher toujours droit, selon le chemin que l'on s'est décidé est difficile, car la réalité se charge bien souvent de multiplier les obstacles. Je pense que là est tout l'intérêt de prendre le temps de s'arrêter occasionnellement, afin d'une part de faire le point sur la route déjà parcouru, et de l'autre de bien s’assurer que l'on fait toujours bien cap vers la destination souhaitée. "

Dans un métier où l'on ne faisait pas toujours ce que l'on voulait, prendre le temps - et être capable - de se remettre en question était essentiel. Quand l'éthique et la nécessité n'étaient pas toujours compatibles, quand les actes devaient passer outre sa moral, les êtres humains changeaient.


" En ce sens, je donne ici toute l'importance à notre nindô, le reflet de la vie professionnelle que nous souhaitons mener. Il arrive que notre nindô évolue en même temps que nous, confronté à ce que nous vivons et aux expériences que nous traversons, mais il ne le fait jamais à notre insu. Je le considère donc comme une balise, un phare qui nous ramène sur la route que nous nous sommes fixés lorsque d'aventure nous nous égarons sur les travers de notre parcours. "


Puis après avoir dit cela, Natsuki fit une grimace demi contrariée.


" Le problème est que beaucoup des jeunes étudiants dont j'ai eu à m'occuper n'en avaient pas. Je ne dis pas qu'il faut absolument s'en fixer un, pas plus qu'il nous collera toute notre vie, mais je juge important d'y réfléchir un minimum. En avez-vous un, Rioko ? "
lui demanda-t-il poliment. " Un nindô qui traduit qui vous voulez être, et non pas qui vous êtes. "

C'était un peu le sous-titre de l'équipe de Matsudaï, et l'une des philosophies de vie de Natsuki : traiter autrui comme il pourrait être, afin qu'il le devienne, plutôt que comme il est, car il le resterait alors. Et l'air de rien, cela marchait même avec les causes les plus désespérées. En témoignait Yami, où Natsuki avait senti de très légers changements - en positifs - entre eux, après des années et des années d’essais infructueux. Hélas, il ne pouvais pas en dire autant de Shigo...


" Quant à la colère... La colère est une des sources de force les plus extra-ordinaires qui soient. Mais c'est aussi la plus instable, la plus incertaine, et la plus dangereuse. Compter sur sa colère pour progresser est destructeur pour soi-même dans tous les cas, dans la victoire comme dans la défaite. Cela revient à danser en permanence sur le fil du rasoir, sans pouvoir s'autoriser le moindre faux-pas. Canaliser sa rage et la changer en force pour avancer est possible, mais cela nécessite une maîtrise absolue dessus. Une maîtrise absolue de soi-même. Cette maîtrise, je peux vous l'enseigner, si c'est la voie que vous désirez vraiment emprunter. Mais je connais mon sujet là-dessus mieux que quiconque, et je ne saurai que trop vous le déconseiller : il en résulte beaucoup trop de cicatrices. "


Des cicatrices qui n'étaient pas que physiques.


" Mais assurément, vous apprendre au moins à ne pas vous laisser dévorer par elle, cela est sans risque, et vivement conseillé. A plus forte raison que vous en êtes capable : de votre propre aveux, vous avez réussit par vous-même à Suna, n'est-ce pas ? Ce pourrait être une bonne préparation pour ce qui se prépare dans l'avenir pour les trois Villages de ce continent. "


Il n'en révéla pas plus sur le sujet, et sa conclusion exprima implicitement qu'il ne comptait pas le faire. Rien n'était encore certain à l'heure qu'il était pour un examen Chûnin international, surtout avec le problème de la fumée violette qui n'était pas un incident isolé, mais se préparer aux épreuves à venir n'étaient jamais perdu.

Surtout lorsque l'on ne savait jamais vraiment à quoi l'on allait avoir affaire.
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Message(#) Sujet: Re: En revenant du Pays du Vent Sam 26 Mai 2018 - 16:46

En revenant du Pays du Vent
Nara Natsuki

Les paroles de son senseï semblaient la réconforter. Elle qui semblait si absente durant le voyage se montre maintenant un peu plus réactive. Et puis, elle avait eu de très bons contacts notamment avec un Genin de ce village. Elle lui avait promis de lui écrire à son retour. Ils avaient passés beaucoup de temps ensemble et elle n’a pas été déçue d’une telle rencontre. Mais elle chasse ce souvenir pour prêter toute son attention à celui qui va veiller sur elle jusqu’à nouvel ordre. Dans le fond, elle est tout de même contente d’avoir enfin une équipe même si cela se cantonne à croiser uniquement son professeur. Maintenant que les règles étaient posées, l’ambiance entre les deux personnes se détend et même Rioko sent un poids quitter ses épaules. Cela faisait longtemps qu’elle ne se sentait pas aussi légère. Elle montre un petit sourire en coin à Natsuki tout en l’écoutant. Selon lui, il est normal de se perdre parfois.

Elle hoche alors la tête et elle reconnaît elle-même qu’elle avait eu besoin de ce voyage. Cela lui a permis d’y voir un peu plus clair et elle n’a pas réellement envie de retourner à Konoha. Loin de là… Elle soupire déjà en pensant aux comptes qu’elle doit rendre à son clan. Pitié… Il est temps que cela s’arrête. Du coup, elle va devoir réfléchir à faire comme Ryuu et à quitter le domaine du clan. Elle doit s’éloigner de leur influence mais elle ne coupera pas les ponts avec son frère. Elle ne pourrait jamais le faire, elle tient trop à lui, sa femme et son fils. Elle regarde son professeur tout en réfléchissant. Elle avait bien écouté ce qu’il disait et elle n’avait jamais véritablement réfléchit à un nindô qui lui soit propre. Elle porte une main à son menton et elle se met à réfléchir.

« - A vrai dire, j’ai celui de mon clan mais je n’avais jamais réfléchie à un nindô plus personnel. La feuille n’est rien sans la forêt. Peut-être, devrais-je en chercher un ? »

Et le pire, c’est qu’il est vrai qu’elle n’y a jamais penser. Il faut dire qu’on l’a éduqué sous la forme que tout va au clan avant soi-même et elle a donc éclipsé ce qu’elle était pour servir le clan. Chose qui est toujours aussi vrai maintenant puisqu’elle fait parti des gardiens Hayashi depuis très longtemps, tout comme son frère avant elle. C’est alors que Natsuki enchaîne sur la colère. Colère qu’elle subit depuis bien trop longtemps du point de vue de son frère mais finalement, c’est quelque chose qu’elle n’a jamais pu se pardonner. La capacité de déduction de son enseignant ne semble pas la surprendre et il faut dire qu’il en a traversé du chemin jusqu’à devenir ce qu’il est aujourd’hui. Dans le fond, peut-être devrait-elle suivre ses conseils qui semblent bien plus avisés que ceux de son clan… Il revient donc sur l’aveu qu’elle lui avait fait concernant ce qu’elle est devenue. Elle a besoin de retrouver la paix avec elle-même mais aussi se pardonner pour sa faiblesse d’autre fois.

Il n’est pas rare qu’elle retourne sur la tombe de celui qui a donné sa vie pour la protéger. C’est elle qui aurait dû être dans cette tombe, pas lui. Mais les choses ont rendu la vie de la survivante bien plus difficile. Elle continue de vivre dans le regret et le remords d’en être arrivé là… Oui, elle a du sang sur les mains mais ce n’était que pour se débarrasser de sa colère et oublie qu’elle était fautive dans l’histoire. Elle ne lâche pas des yeux son enseignant avant de reprendre la parole.

« - Il serait plus sage que j’apprenne à ne plus me faire dévorer par elle. Le temps… que je me pardonne à moi-même ! Je ne peux juste pas continuer à m’en prendre à tout le monde… »

C’était sorti comme ça d’un coup et c’est peut-être l’ambiance détendue et amicale qui se dégageait de la discussion entre les deux. Ce souvenir reste encore relativement douloureux et peut-être qu’il le restera encore longtemps. Tant qu’elle ne s’est pas pardonné à elle-même. Ce sera peut-être long mais le simple fait de le reconnaître est déjà un bon début. C’est alors qu’elle arque un sourcil en entendant la dernière phrase de son professeur. Sait-il quelque chose que j’ignore ? Elle garde les sourcil arqués tandis qu’elle pose la question.

« - Prépare dans l’avenir ? Qu’est-ce que vous… tu entends par là ? »

Elle peut être curieuse lorsqu’on sait titiller son intérêt et on peut dire que c’est le cas. Elle le lâche pas des yeux pour autant.


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Message(#) Sujet: Re: En revenant du Pays du Vent Ven 8 Juin 2018 - 0:05

Natsuki haussa les sourcils devant la question de Rioko, mi-gêné mi-contrarié. Avait-il été trop implicite pour que la subtilité glissée par son regard dans son message ne soit pas passé ?

« Je ne suis pas censé en parler trop ouvertement pour le moment, alors puisque tu te montres curieuse, je ne vais pas trop m'étaler non plus sur le sujet. Mais en gros, nous allons probablement encore avoir des contacts avec le Pays du Vent. Des contacts pacifiques, je l'espère. Suna a jadis envoyé ses représentants à Konoha, et en retour, nous venons d'en faire de même. La prochaine étape serait de faire se rencontrer nos dirigeants respectifs. Yami pour le Sable, et le prochain Hokage pour la Feuille. »


Et à tous les coups, Yami allait faire la/ se sentir supérieure. Parce que 1 ) c'était racial des Ketsueki, et 2) elle était une Daimyo face à un(e) '' simple '' Hokage.


« Et qui dit rencontre entre dirigeants de cette envergure dit grosse armée derrière. Si la Daimyo vient, ce sera avec de l'effectif militaire, Konoha sera en conséquence en ébullition. Et en fonction de comment s'est passé le rendez-vous de Kihran, nous pouvons même nous attendre à trois armées en station au même endroit – même si deux ne seront qu'un fragment, présent pour la forme. Donc en prévision de cela, il va nous falloir être prêt. Se préparer au pire, espérer le meilleur, et faire face à la réalité. Chouette programme, hé ? »


Ce qui était un peu le quotidien des ninja, et la raison pour laquelle ils s'entrainaient plus ou moins assidument : car l'on ne savait jamais quand l'on allait faire face à plus fort que soi. Natsuki en fit d'ailleurs la remarque :


« Et à quand bien même l'avenir a l'air radieux et que l'on ne s'attend à rien de particulier, il vaut mieux garder son corps prêt à l'action. L'esprit n'a pas toujours besoin d'être sur le qui-vive, c'est mauvais pour la santé, et il peut de toute façon changer rapidement d'état au besoin. Le corps par contre n'est et ne reste que dans l'état où l'on le laisse. »


Il marqua une pause pour porter un regard compréhensif sur Rioko.


« Rassure-toi, nous n'allons pas commencer de suite demain un entrainement draconien. Je vais te laisser récupérer de ces longs voyages quand même. Mais dans trois jours, ce serait bien que nous commencions. Et avant que je ne te déçoive, sache que ce sera un entrainement beaucoup plus mental et spirituel que physique dans un premier temps. Je laisse cette partie-là à tes bons soins, que tu gères déjà très bien. »


En y repensant, Natsuki se faisait vieux, et avait lui aussi besoin de pauses. Il était devenu moins actif ces derniers temps, et mettait beaucoup plus de temps à faire les choses. Il ne donnait des signes de vie dans l'historique de présence que pour rendre public ce sur quoi il travaillait, quand bien même il continuait de bien surveiller chaque jour le flux d'activité. Il espérait que ce soit passager, mais il avait comme un doute. Il se sentait fatigué.

Si fatigué...
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Message(#) Sujet: Re: En revenant du Pays du Vent

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