N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.

Partagez | 
 

 Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Konoha
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 400
Rang : B+

Message(#) Sujet: Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji] Sam 12 Mai 2018 - 0:56


Taira Tomoe

L’examen chunin avait ramené beaucoup de différentes personnes dont même des samourais, une étrange chose en soit. Pourtant, j’avais retrouvé à Konoha même une ancienne connaissance dont je n’avais pas pensé la croiser ici et certainement que lui-même n’y pensait pas. Pourtant nous nous étions retrouver dans un village shinobi que je servais sans pour autant m’y sentir attaché plus que nécessaire. J’avais mes propres projets et le village n’était qu’un moyen pour y parvenir.

En tout cas je l’avais invité à me rejoindre à mon dojo, c’était un endroit plus calme et plus discret pour des discussions car comme on disait toujours : les murs ont des oreilles et si on devait partir sur des discussions plus privées, autant le faire en un lieu plus sûr plutôt qu’un endroit public. Je ne doutais pas qu’il était plutôt surpris de savoir que j’avais ouvert un dojo à Konoha et il fallait déjà l’oser. Étrangement, cela ne semblait pas vraiment déranger les dirigeants de Konoha et c’était tant mieux car j’allais pouvoir mettre en œuvre le reste de mon plan en place.

Quelques personnes s’entraînaient dans le dojo comme à l’habitude, étrange comme des gens préféraient la formation de samourai à celle du shinobi. Je profitais de l’attente pour continuer l’entraînement avec Tomoe car même si elle restait très douée, il lui manquait l'expérience. Nous nous entraînions devant le bâtiment principal, laissant celui-ci aux autres élèves qui étaient supervisés, aujourd’hui, par ma sœur. Elle était venue à Konoha pour m’enseigner la calligraphie que j’étais loin de maîtriser.


J’échangeais quelques coups avec Tomoe qui me rappelait sans cesse sa mère, son air nonchalant, calme qui pouvait donner l’impression qu’elle s’ennuyait en se battant contre vous. On pouvait en être presque vexé si on ne la connaissait pas. Finalement je mis fin au combat en déviant son attaque sur le côté, attrapant la lame avant de lui donner un coup de pied dans le ventre pour la propulser en arrière. Même si elle était très douée avec un katana, elle était nulle quand il s’agissait d’un combat à main nue. Je la regardais alors qu’elle se tenait le ventre de douleur, essayant de la cacher.


Il va falloir que tu apprennes le combat à mains nues. Je n’ai pas grand-chose à redire sur tes compétences en kenjutsu, mais ton taijutsu….
Je soupirais. Il est inexistant.

Elle se relevait doucement.


Je sais… Kenshin ne m’a jamais rien enseigné en taijutsu.

Je ne pouvais m’empêcher de sourire.

Je sais, il a toujours préféré utiliser une arme. Les entraînements à venir se concentreront sur l’apprentissage du combat à mains nues pour t'offrir une bonne base dans ce domaine.


Je lui tendis son katana pour qu’elle le récupère.

On arrête pour le moment, nos invités ne devraient pas tarder.

Elle hocha la tête tout en disant « D’accord ». Elle rengainait son arme puis nous nous installions sur les marches du bâtiment principal. On pouvait entendre depuis l’intérieur les chocs entre les bokken et parfois ma sœur Aya crier pour dire à quel point il était nul. On disait de moi que j’étais un sauvage, mais elle pouvait être bien pire que moi.

Aya semble être en forme aujourd’hui…


Je ne pouvais m’empêcher de lâcher un petit rire.

C’est vrai. Elle n’arrête pas de dire qu’enseigner n’était pas son truc et pourtant…

Elle aime enseigner même si elle se montre sévère et dure, elle le fait parce qu’elle veut que l’on se surpasse….


Disait-elle tout en caressant le chat qui était venue vers elle. Je regardais l’animal.

Je ne sais pas ce que les animaux ont avec toi, mais ils semblent aimer ta présence. Ce chat revient souvent ici.

Je lâchais un petit soupire.

Nous pourrions le garder père, non ?

Je lâchais un rire alors que le chat s’était installé sur les genoux de Tomoe.


Il risquera de nous déranger plus qu’autre chose et puis… Je marquais une légère pause avant de reprendre. Il nous appartient déjà d’une certaine façon, il vient si souvent ici….

Elle n’y pouvait rien, le chat l’aimait tout simplement et appréciait sa présence… Ou aimait-il juste qu’elle le nourrisse et le caresse ? Allez savoir.

Votre blessure se porte bien, père ?


Disait-elle, me regardant d'un air inquiet.

Oui, ne t’en fais pas. Elle prend juste du temps pour soigner.

Il fallait dire que ce n’était pas le plus pratique d’avoir tous le torse sous les bandages que l’on pouvait, d’ailleurs, voir. Malheureusement mon kimono ne pouvait tout dissimuler. Le monstre ne m’avait pas loupé, mais il m’avait offert un combat mémorable en contre-partie.
Tomoe hésitait avant de prendre la parole.


Est-ce que je pourrais vous rejoindre à une traque ?

Je la regardais et souris, je lâchais un léger soupire.

Je ne sais pas si Konoha l’accepterait, mais certainement un jour oui. Je sais que tu seras à la hauteur.

En tout cas, nous ne pouvions continuer davantage la discussion car nos invités venaient d’arriver. Je souris et me leva. Le chat, lui, prit la fuite aussitôt car il n’était pas vraiment du genre à apprécier les étrangers. Tomoe se levait aussi alors que je me rapprochais de nos invités pour les accueillis, suivis de prêt par ma fille.

Soyez la bienvenue à l’école de la stratégie des deux cieux comme une terre. J’espère que l’endroit n’était pas difficile à trouver.


Je souris puis repris pour faire les présentations.

Voici Tomoe, ma fille.

Elle s’inclina en guise de respectant avec un « Je suis honorée de faire votre connaissance ». Elle était toujours aussi formelle et polie, ce qui n’était pas forcément une mauvaise chose. Maintenant que les présentations étaient faites, nous pouvions passer à autre chose.

Comment se passe votre séjour à Konoha ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang A - Musha-daishô
Messages : 801
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji] Lun 14 Mai 2018 - 13:27

- Tu as beau restée silencieuse, je sens la perturbation de ton aura Mairu. Si la visite chez cet homme te dérange tant, pourquoi ne resterais-tu donc pas ici ? … Il ne m’arrivera rien. Et puis quand bien même les choses se gâteraient, je saurais me défendre.
- Cet homme est un allié des shinobi de ce Village Caché Yukimura-sama. Vous ne devriez-pas vous rapprochez de lui et encore moins se montrer amical envers lui. Cela vous portera préjudice !


Le Yukimura comprenait que trop bien l’inquiétude de la Kinzoku. Il était au service de Tetsu no kuni, un pays dont la géopolitique était hostile aux ninjas, surtout ceux liés à des Villages cachés. Sa venue non autorisée par son Seigneur à Konoha pourrait déjà le destituer de son statut de samouraï intègre à son retour au pays mais si en plus l’on apprenait qu’il était devenu familier avec un guerrier, samouraï ou non, au service d’un Village Caché alors il sera certainement forcé au seppuku afin de laver par la mort son honneur bafoué.

Keiji était grandement conscient des énormes risques qu’il encourait par ses actes mais n’étant pas un étroit d’esprit ou un rancuneux qui accuserait tous les shinobi des malheurs survenus par le passé, il ne tenait pas à les juger ni à les condamner sans les connaître personnellement. Il n’était pas non plus de ceux qui pensaient que tous les samouraïs étaient des hommes justes qui suivaient une voie qui n’accordait aucun écart de conduite qu’était le bushido. Un samouraï pouvait emprunter un mauvais chemin tout comme un ninja pouvait faire du bien. La preuve, le Yukimura lui-même avait rencontré des samouraïs qui servaient des patries ennemies à la leur et avait croisé le chemin des shinobi qui prônaient la paix dans le monde alors que depuis son enfance, il n’avait entendu que du mal de ces derniers. C’était comme « un monde à l’envers ».

- Je comprends ton inquiétude Mairu et je suis conscient des risques que je prends mais je ne peux pas ne pas lui parler juste parce qu’il sert ce Village. Il doit certainement avoir une bonne raison pour cela … Tant qu’il ne se montrera pas comme un véritable ennemi, je ne tiens pas à le considérer comme tel.

Tout en parlant, Keiji avait fini de se préparer et après des dizaines de minutes il se retrouva devant le dojo de Taira Shingen où il s’était rendu à dos de sa jument Yachiru. Un moyen de locomotion pas très commun dans le Village, ni même dans le pays, mais c’était une habitude que le samouraï ne tenait pas abandonner même pas durant son court séjour à Konoha. Il avait cépendant laisser ses armes bien trop voyantes dans la chambre qu'il avait loué. Quant à Mairu, elle l’avait tout de même suivi à dos de sa propre monture.

- Allez-vous mettre dans un endroit tranquille mais ne vous éloignez pas trop … et pas de bêtise ! Ordonna Keiji à Yachiru qui sans plus attendre s’éloigna, l’étalon de Mairu lui emboitant les pas.

Les deux tetsujin furent accueillis par leur hôte sans avoir eu à attendre. Comme de coutume, Mairu resta à l’écart, respectant ainsi la position que la jeune femme s’était imposée elle-même vis-à-vis du Yukimura.

- Le bonjour Jeune Demoiselle. Enchanté de vous connaître. Moi c’est Yukimura Keiji, fit Keiji à l’intention de Tomoe tout en s’inclinant à son tour puis il se redressa pour s’adresser à Shingen. Si j’avais su que vous avez une fille, je lui aurais apporté un petit présent mais aujourd’hui j’ai amené que ceci pour vous … en espérant que cela vous plaira.

Keiji tendit une bouteille emballé façon bin-zutsumi au Taira. Le récipient contenait du saké supposé être bon d’après le vendeur. Vu le prix, Keiji espérait au moins que c’était la vérité. N’étant pas un amateur d’alcool, le Yukimura n’y connaissait pas grand-chose. S’il avait su d’avance pour ces retrouvailles avec le Taira, il aurait amené du saké traditionnel du fief des samouraïs mais ce n’était pas le cas alors il avait dû en trouver un quelconque mais de premier choix dans une boutique du Village.

- Mon séjour se passe plutôt bien et j’espère que cela continuera ainsi.

Keiji regarda tout autour de lui.

- Vous avez un fort beau dojo en plus d’avoir beaucoup de succès d’après ce que je vois. Je ne pensais pas que notre discipline était si appréciée dans un Village Caché. Keiji fixa de nouveau Shingen. Il y a-t-il des shinobi parmi vos élèves ?

Le Yukimura avait déjà du mal à croire que le Taira servait Konoha alors le voir s’investir de la sorte dans le Village le laissait vraiment perplexe. Que s’était-il donc passé pour que le samouraï trahisse sa patrie en servant l’ennemi ? Une question à laquelle Keiji désirait tant avoir une réponse mais Shingen n’était qu’une simple connaissance pour lui malgré leur fréquentation passée alors il n’avait pas à se mêler de sa vie privée …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 400
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji] Mar 15 Mai 2018 - 0:36

Je regardais le cadeau qu’il me fit, j’avais presque oublié cette coutume. Je m’inclinais légèrement.

Je vous remercie beaucoup pour ce cadeau.

Beaucoup de gens pouvaient être étonné par le succès du dojo, ce qui me laissait espérer que le succès n’en serait que plus important dans les grandes villes du pays. J’étais étonné qu’il ne me posa pas la question que beaucoup de gens m’avaient posés à un moment ou à un autre. Après tout, tout le monde voulait savoir ce que foutait un putain de samourai dans un village shinobi et si cela pouvait rassurer les gens : je n’avais pas l’intention de devenir un maudit shinobi. Je lui souris puis répondis.


J’imagine que les gens préfèrent parfois suivre notre voie plutôt que celle du shinobi. Je souris. Actuellement non, certains s’intéressent plutôt à mes compétences martiales et voudraient, dans ce sens, s’améliorer sans pour autant rechercher à devenir des samouraïs.


Certains étaient bien trop ancrés dans le monde des shinobi, d’autres se disaient shinobi mais agissaient davantage comme des samouraïs. Nus n’allions pas rester dehors comme des glands à discuter, on allait mieux être à l’intérieur du dojo pour continuer la discussion en toute tranquillité.

Je vous propose de continuer la discussion à l’intérieur, je pourrais vous faire préparer un thé si vous le désirez. J’imagine que vous vous demandez aussi ce que je fais à Konoha, c’est une question que j’ai souvent entendu. Pour être franc, même le bras droit de l’hokage, Nara Natsuki, m’avait posé la question.


Ainsi donc je guidais les invités dans le salon du dojo pour pouvoir avoir une discussion plus intime avec eux. Nous nous installions à une table basse, la boisson était servie à ceux qui le voulait. Je pris une gorgée de thé avant de fixer Keiji.

Bien, il est temps de vous dire la raison qui m’a poussé d’être à Konoha. La première raison est la gloire. J’ai combattu l’Empire non pas parce que je pensais qu’il était en tord ou parce que je pensais que la cause des rebelles était la bonne. J’ai combattu l’Empire car j’estimais plus glorieux et intéressant de le combattre. Je me suis dis demandé : Est-ce plus intéressant et glorieux d’écraser un vulgaire insecte ou de combattre un démon réputé invincible ?

Pourquoi Konoha et non un autre village ? Je dirais, le hasard de la chose. Initialement j’avais accompagné ma mère dans ce pays car elle y est originaire. Je voulais alors lui permettre de revoir son pays auquel elle tenait. La rébellion a éclatée et j’y ai participé. Si j’y suis resté, c’est parce que j’y vois un intérêt. Même si pour l’heure la paix est présente, même si, en surface, la stabilité existe. Je reste persuadé que tôt ou tard les conflits éclateront. Cela se fera au moment où les grandes nations tenteront de dominer les plus petites nations qui n’ont que peu de valeurs.


Je pris une petite gorgée avant de reprendre.


Si j’ai ouvert cette école c’est pour une bonne raison. Contrairement à Tetsu qui se terre, s’isole dans son trou comme un rat tout en pleurant la mort d’un empereur qui n’avait rien d’un samouraï, mais possédait plutôt les caractéristiques d’un shinobi. Je suis un partisan d’une certaine ouverture. Ce dojo fait partie d’un projet plus vaste que j’envisage pour ce pays qui consiste à propager le bushido et notre façon de vivre. L’école à Konoha est une première pierre et je compte bâtir d’autres écoles dans le pays, essentiellement dans les grandes villes.


Je marquais une courte pause avant de reprendre.


Vous voyez, ce qui me dérange avec Tetsu est sa politique. Au lieu de chercher à devenir une force majeur de ce monde, un pays que les gens doivent prendre en compte et qui devient incontournable. Le pays est plutôt devenu un pays négligeable et qui n’a, sur le plan géopolitique que peu de valeur. D’ailleurs, si le pays était réellement si important sur la scène politique, des représentants seraient présents pour l’examen chunin hors qui avons nous ici ? Que des représentants du monde shinobi, ne trouvez-vous pas ça triste ?

J’affichais un petit sourire.


Je le trouve personnellement. J’espère qu’un jour je saurais changer la chose et faire en sorte que Tetsu devienne un pays majeur et incontournable dans les affaires politiques de notre monde, un pays craint et respecté. Un pays suffisamment ouvert pour propager le bushido à travers le monde afin que le mode de vie dominant de chaque pays soit le nôtre.

Je ne pense pas qu’il faut chercher à éradiquer les shinobi, mais plutôt chercher à organiser la société de sorte à ce que chacun ai sa place dans la société. Nous pouvons dire et penser ce que nous voulons sur les shinobi, ils ont leur utilité, même pour un samouraï. Pour un simple samouraï qui se contente d’aller sur le champ de bataille lorsqu’on lui demande, il est vrai que le shinobi n’a que peu de valeur. Néanmoins si vous devenez chef de clan, d’une région, d’un pays. Vous serez alors confrontés à des situations qui vous obligent à faire appel aux compétences de shinobi.

Un shinobi peut être utile pour des sabotages ou de l’espionnage, notamment pour une guerre. J’imagine que je ne dois pas vous expliquer l’utilité de tels actes dans la gestion d’une guerre.

Je souris, prenant une gorgée.

Je vais m’arrêter ici, il aurait beaucoup de choses à dire sur cette question. Retenez ceci : Je ne considère ni le daimyo de Hi no Kuni ni l’hokage comme mon seigneur.


J’affichais un léger sourire. Il pouvait maintenant me juger sur ma valeur, non que son avis m’importait beaucoup. J’avais mes convictions auxquelles j’étais persuadé et auxquelles je croyais dur comme fer. J’allais faire de Tetsu le centre de ce monde, bâtir en quelque sorte un nouvel empire dont tetsu serait le centre et le fondateur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang A - Musha-daishô
Messages : 801
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji] Mer 16 Mai 2018 - 16:03

Au final, Shingen décida par lui-même de révéler à Keiji les motivations qui l’avait poussé à s’intégrer à Konoha et à servir celui-ci parce qu’en homme perspicace il avait deviné que connaître la vérité titillait en réalité Keiji bien que ce dernier ne lui eût posé la moindre question sur ses actes.

Le Yukimura laissa le Taira parler sans l’interrompre une seule fois tout en s’abreuvant du thé qui avait été servi. Mairu, sous l’invitation de Keiji, avait pris place parmi eux mais avait refusé d’un geste de la main la boisson chaude. La jeune femme n’était pas friande de cette préparation et ce n’était pas faute d’avoir été initié à sa dégustation et entendu des éloges sur ses biens faits de la part du Yukimura qui au contraire était un amateur du breuvage. D’ailleurs ce dernier trouvait celui qui était servi bon bien que manquait un peu d’amertume à son goût.

Le Taira se révéla être un homme qui ne voulait que du bien à son pays d’origine, au grand soulagement du Yukimura qui ne tenait pas devoir le compter parmi ses ennemis. Les entreprises de Shingen étaient fort louables aux yeux de Keiji bien qu’il désapprouvât certains points.

Tetsu n’était pas un pays fermé. Ses frontières étaient ouverts à tous. La preuve, des commerçants et des touristes des quatre coins du Yuukan se rendaient à Tsuyoisuifou, une ville portuaire très animée et la capitale du fief sous l’autorité du clan que servait le Yukimura. Et il en était de même dans les autres villes du pays.

La géopolitique du Pays du Fer était hostile aux shinobi parce que ses habitants se méfiaient de ceux qui avaient bouleversé leur vie et leur avaient arraché tant des êtres chers au nom d’une libération qu’ils n’avaient pas sollicité. Pour eux, l’ancien Empereur n’avait eu rien d’un tyran mais plutôt un homme qui avait apporté à leur Nation un développement économique dont aujourd’hui encore ils profitaient pleinement. Point de vu que partageait Keiji qui avait connu une vie comblée aux côtés de son premier Seigneur mais que la Grande Guerre Shinobi lui avait arraché. Douleur que Keiji laissait aujourd’hui au passé car il ne nourrissait aucune rancœur envers les ninjas qui pour lui n’étaient pas tous responsables de ce qui s’était passé. Malheureusement, la majorité des tetsujin ne pensaient pas comme lui et le Yukimura condamnait lui aussi ce manque d’ouverture d’esprit que le Taira avait soulevé lui- aussi à sa façon.

- Je suis d’accord avec toi sur le fait que la géopolitique de Tetsu devrait être plus tolérante mais il est difficile pour nombreux d’entre nous de tirer un trait sur la douleur engendrée par la Grande Guerre Shinobi que les trois Nations Ninjas ont déclenchée. Peut-être faut-il leur laisser plus de temps pour enterrer la hache de guerre. D’ailleurs, contrairement à ce que sous-entend la géopolitique de notre Nation, les ninjas peuvent s’y aventurer librement sans risquer leur vie … tant qu’ils se tiennent tranquilles. Comme tout guerrier qui s’aventure dans un pays étranger en somme.

Keiji marqua une pause, le temps de prendre quelques gorgées de thé avant de poursuivre.

- Je trouve méritoire ton initiative de vouloir répandre notre discipline dans le monde mais selon moi le bushido est un art ancestrale du Pays de Fer et qui doit rester au Pays de Fer. Rien n’empêche ceux qui désirent s’initier à la voie du bushido de se rendre à Tetsu. Ce ne sont pas des bonnes écoles qui y manquent. D’ailleurs, tu l’as dit toi-même que tes élèves ne désiraient pas devenir samouraïs alors à quoi bon leur révéler les secrets de notre art ?

De nouveau, Keiji prit le temps de descendre quelques gorgées de sa boisson chaude.

- Mon ami … crois-tu qu’un membre d’un clan appartenant à ce Village irait ouvrir une académie dans un autre Village Caché ou un pays étranger afin d’enseigner aux autres leurs techniques ?

Le Yukimura laissa la question en suspens invitant le Taira à méditer là-dessus.

- Ta fille s’intéresse-t-elle à notre discipline ?

Keiji se permit de tutoyer Shingen car malgré leurs pensées qui différaient, le Yukimura l’appréciait et aimerait se rapprocher un peu plus du Taira malgré l’avertissement de Mairu. D’ailleurs, la Kinzoku lui jeta un regard noir en entendant la familiarité dans ses derniers mots …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 400
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji] Dim 20 Mai 2018 - 19:11

Nos visions pouvaient différer sur certains sujets, mais au moins nous étions d’accord pour donner une place plus importante à Tetsu dans ce monde. Actuellement la politique des Sanada était, à mon goût, bien trop isolationniste et n’apportait rien de très bon au pays. C’était un sujet complexe et on pouvait y passer des heures à discuter et débattre pour savoir ce qui était la meilleure approche à avoir. Pour ma part, je me demandais s’il ne serait pas mieux de virer notre actuelle dirigeante pour quelqu’un d’autre qui était prêt à donner une place importante au pays.

Même si je pouvais comprendre que l’on pouvait apprécier l’empereur pour ce qu’il avait pu apporter au pays, il était maintenant de notre devoir d’assurer que les acquis n’étaient pas gâchés et détruis pour une fierté mal placée. On ne pouvait pas reprocher aux shinobi d’avoir combattus pour leurs convictions, peut importe ce que l’on pouvait en penser. Après tous, le samouraï faisait de même.

Le monde shinobi est plus ouvert qu’on ne peut le penser. Même s’il est peu probable qu’un clan va enseigner ses secrets à un autre village et ce pour des raisons très simples : La plupart des pouvoirs claniques sont héréditaires, dans le sens qu’ils sont transmis par le sang.

Même si je n’enseigne pas de shinobi, j’enseigne des gens de Konoha… D’anciens civils qui ont décidés de suivre notre voie. Je compte étendre la chose dans chaque ville du pays et même me rapprocher du daimyo.


Je souris, prenant une petite gorgée puis repris.

J’ai pour ma part eu l’occasion de croiser une personne importante de Suna, Oniri. Elle m’a enseigné quelques petites choses sur le fuinjutsu. De façon général, les shinobi s’échangent leurs connaissances entre eux. J’enseigne quelques techniques de combat et à côté je gagne leur confiance… Et je peux répandre le bushido à travers le pays pour créer une force guerrière en parallèle à celle des shinobi.


J’étais conscient que dévoiler ce genre de choses pouvait s’avérer délicat, mais c’était également pour moi une façon de juger la personne en face de moi, comment réagirait-elle ? Je déplaçais progressivement mes pions à Konoha pour mettre en place mon projet, allait-il être un succès ? Qui pouvait le savoir.

Sa dernière question m’étonna, il voulait savoir si Tomoe s’intéressait à notre discipline. Pourquoi voulait-il le savoir ? Il n’était pas nécessaire de lui dire que je n’avais pas débuté sa formation sur la question, après tout il n’avait pas à savoir notre histoire. J’affichais un léger sourire.

Eh bien voila une question qui m’étonne, mais pour y répondre : Oui. Je continue de la former et pour son âge elle est plutôt douée. Elle a du héritée ça de sa mère.


Je le fixais un temps puis repris.


Pourquoi cette question ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang A - Musha-daishô
Messages : 801
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji] Mar 29 Mai 2018 - 14:27


Keiji n’était pas sans savoir que les pouvoirs claniques étaient héréditaires mais cela n’était qu’une généralité car il existait bien des clans dont les savoirs pouvaient se transmettre même à ceux étrangers aux clans par le biais de l’apprentissage. C’était le cas du clan Kadoria ou encore des Sabakyô et Kadoria et bien d’autres encore. C’étaient de ceux-là que le Yukimura voulait parler. D’ailleurs, les samouraïs eux-même étaient également considérés comme un clan à part entière car leur discipline était supposée être un art ancestral de Tetsu no kuni maîtrisé par un groupe d’hommes et quelques femmes.

Attentivement, Keiji écouta son hôte qui continuait de lui exposer ses ambitions. Le Taira était allé jusqu’à lui révéler ses acquis auprès de ses alliés shinobi. Apprendre des autres n’était pas une mauvaise chose. Le Yukimura lui-même était disposé à assimiler des savoirs venus des autres qu’ils étaient des shinobi ou des samouraïs du moment que les enseignements inculqués n’allaient pas à l’encontre de ses principes personnels. De même, Keiji était enclin à transmettre ses connaissances à quiconque viendrait les quémander tant que le demandeur n’userait pas de ses acquis pour commettre volontaires des mauvais actes. Chose qui était malheureusement difficilement à voir ou à percevoir car même une âme bienveillante peut se détourner de la lumière.

Le bushido était une discipline très stricte qui demandait à celui qui le pratiquait sept vertus : la droiture, le courage, la bienveillance, la politesse, la sincérité, l’honneur et la loyauté. Et il semblerait que la soif de gloire de Shingen lui avait fait détourner de la dernière. En offrant son service à Konoha, il avait tout simplement trahi sa loyauté envers Tetsu no kuni.

Le bushido était malheureusement une discipline autrefois très respectée à la lettre mais que beaucoup avaient tendance aujourd’hui à arranger à leur convenance. Certains aimaient y inclure leurs propres principes quand bien même celles-ci allaient à l’encontre du fondement du bushido. Et à son grand regret, pour Keiji, Shingen était de ceux-là. Le Taira n’était pas cependant le premier à se laisser aveugler par l’ambition mais cela ne regardait que lui. Tant que son ambition n’entraînerait pas de désordres au Pays de fer, le Yukimura ne ferait rien.

- Je voulais juste savoir si elle a préféré suivre la voie des shinobi ou bien la nôtre.

Keiji avait senti de la suspicion dans la voix de Shingen et se demandait bien pourquoi. Avait-il peur qu’il s’en prenne à sa fille ? Une idée vraiment absurde. Il n’attaquerait même pas le Taira quand bien même il n’était pas d’accord avec la voie que celui-ci avait décidé d’emprunter. Lui et sa fille comme tous les autres konohajin n’étaient pas ses ennemis. Le Yukimura avaient pour ennemis que ceux qui se montraient ouvertement hostiles envers sa patrie ou son clan.

- Sa mère est-elle une konohajine d’origine ?

Keiji laissa Shingen répondre à la question avant de faire une proposition pour assouvir sa curiosité.

- Tu as dit qu’elle est plutôt douée. Je t'avouerais que je suis curieux de voir ça ... Que dirais-tu d’un petit duel entre elle et … mon assistante ?

Par assistante, Keiji désignait Mairu qui lui lança un regard meurtrier mais qu’une fois encore le Yukimura ignora complètement …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 400
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji] Sam 2 Juin 2018 - 21:51

Je ne savais pas vraiment pourquoi il pensait que Tomoe puisse être une shinobi, même s’il était vrai que je servais un village Shinobi, ce n’était pas pour autant que j’étais pour qu’elle devienne une shinobi. J’imagine que c’était le prix à payer lorsqu’on avait pris la décision d’être maître de son propre destin et de ne point être un esclave, chacun son truc après tout. Les gens de Tetsu pouvaient me voir comme un traître s’ils le désiraient, ils ne savaient rien de moi et je savais que tôt ou tard ils allaient le regretter.

Sa question sur la mère m’étonnait un peu, pourquoi pensait-il qu’elle était originaire d’ici ? Je n’étais pas certain si c’était une façon pour lui d’afficher son mépris pour tout ce qui n’était pas de Tetsu ou si ce n’était qu’une certaine maladresse. Je vidais mon verre, restant un instant silencieux avant de finalement répondre.

Non, sa mère était originaire et vivait à Tetsu. Il me semblait plutôt logique que ma propre fille suive ma voie. J’imagine que pour un tetsujin fanatique, c’est un concept incompréhensible.

Vivre dans un village shinobi ne voulait pas dire que l’on devait abandonner tout pour entrer dans un moule, du moins ce n’était pas le cas de Konoha. Je ne pouvais pas vraiment juger pour les autres villages, bien que la chose ne semblait pas être le cas. De ce que j’avais compris pour Iwa, tant que l’on était utile, on avait sa place là-bas et pour Suna… Ma foi, il avait quand même un samourai, ou tout du moins quelqu’un qui se revendiquait comme tel là-bas.

Il me proposa ensuite un combat entre Tomoe et son assistante, je me demandais bien en quoi elle devait l’assister mais bon. Je n’étais pas totalement convaincu qu’elle avait un rôle d’assistante, mais après c’était son problème et non le mien. Je la regardais pour essayer de me faire une idée, mais elle ne semblait pas être très heureuse.


Pourquoi avez-vous besoin d’une assistante ?

Je n’étais pas certain que la réponse serait souhaitée, mais puisqu’il me posait des questions autant en faire de même. Je le laissais répondre avant de reposer une autre question.

Est-elle une samouraï ou une shinobi ?

Après tout, ne savait-on jamais. Je doutais qu’elle était une shinobi puisque Keiji ne semblait pas les porter dans son cœur, bien qu’il semblait être quelque peu… tolérant va-t-on dire. Je regardais Tomoe avant de reporter mon attention sur Keiji.

Mais pourquoi pas un duel. Par contre limitez-vous au combat rapproché, je ne voudrais pas voir le dojo se faire ravager parce que vous avez de montrer qui a la plus grosse. D’autant plus, je doute que Konoha apprécierai que des étrangers ravagent le dojo de l’un de ses citoyens.

Je voulais préciser la chose car je ne connaissais pas l’assistante et je ne savais pas de quoi elle était capable. Je regardais de nouveau Tomoe.


Cela te va ?

Elle hochait la tête. Je reportais mon attention à Keiji et son assistante.

Cela vous convient-il aussi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Informations

Message(#) Sujet: Re: Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji]

Revenir en haut Aller en bas
 

Par le combat on voit la valeur de l'autre [Yukimura Keiji]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Pays du Feu :: Konohagakure no Satô :: Terrains d'entraînement :: École de la stratégie des deux cieux comme une terre-