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 Prisonnier du passé. || Solo

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Iwa
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Message(#) Sujet: Prisonnier du passé. || Solo Mar 5 Juin 2018 - 12:25


- Len ? … Putain Len réveille-toi, je vais fermer.

Le barman insiste, allant jusqu’à bousculer à plusieurs reprises le piller de bar, mais même après tous ces efforts, une seule réponse lui fut offerte, une réponse tout bonnement indéchiffrable, ressemblant plus à une bouillie de syllabes qu’à une réelle phrase. Mais cela n’est pas bien grave se dis le barman, il est réveillé, c’est le principal, bientôt comme chaque soir, le rouquin payera puis partira. Comme un papier à musique la vie du jeune homme semble monotone, sans saveur. Après se réveille plus que compliqué, Len n’eut d’autre choix que se lever de ce tabouret sur lequel il est assis depuis une poignée d’heures à présent. Une fois, debout, il n’oublie pas pour autant son devoir en tant que client, celui de passé à la caisse. Fouillant dans l’une de ses poches, le rouquin sorti un tas de billets plus froissé les uns que les autres. Déposant la totalité sur la table, il ne prendra pas la peine de savoir si le compte y est, ou si au contraire, il en a trop donné. L’un se dirige vers la sortie, l’autre compte les billets donner.

Fais attention à toi gamin !

Ce n’est que part un simple geste de la main que Len répondit. À moins d’un imprévu, ils se reverront demain, il boira bien trop puis s’endormira à nouveau sur le comptoir. Plus sa carrière avance, plus il est en proie à la mélancolie, s’autodétruire, rappelle cette Bakushô dans les mines du pays de la foudre, mais aussi ce gamin d’à peine la vingtaine, incapable de vivre avec ses erreurs passées. Trop sentimental pour être au sommet, ils disaient.

À cette époque, Len aurait été le premier à contredire cette affirmation. Mais plus les minutes passent, plus il doute, ses sentiments son fort, souvent beaucoup trop. Des flashes de la destruction de la Bakushô sous les yeux de sa jumelle, la mort de ses amies il y a 6 ans de cela ou même encore les reproches des parents apprenant la mort de leurs enfants lors des événements du temple Gobi. Tant de fragments du passé qui à l’époque pouvait lui paraître sans importance, il se pensait plus fort que ça, se répétant sans cesse qu’un guerrier, un vrai, ne s’attarde pas sur ce genre de détail. Qu’un homme, un vrai, se dois d’être imperméable à tout sentiment.

D’un pas lourd, il marche dans l’une des nombreuses avenues du village caché de la roche. Sa vision et floue, et ce soir, comparer à tous ceux l’ayant précédé, l’alcool n’a pas suffi à atténuer sa souffrance, sa peine, sa rage. Déviant dans une ruelle avoisinante, il finira par s’adosser contre un mur, se laisser glisser jusqu’au sol. La partie inférieure de son visage caché par ses mains, le regard livide, après autant de temps a noyé ses souvenirs dans l’alcool, ils avaient fini par le rattraper.

Ses paupières se ferment ...

— — — —

Faisant de son mieux pour retrouver son calme, du moins de façade. Len fais le vide, fuit à nouveau les fantômes qui le hantent, cherche un point de sortie, une façon d’oublier. Alors qu’il pense avoir retrouvé ses esprits, une sorte de flash vient à nouveau emballer son cœur. L’image d’une gamine aux cheveux blonds et aux grands yeux bleus, l’enfant est recouverte de sang et dépourvue de bras. Le décor rappelle étrangement cette nuit, il peut presque entendre les adultes crier, pleurer la mort de leurs enfants. Il se revoit, le visage en sang, l’œil brisé, incapable de réagir face à cette catastrophe à laquelle il a participé.

De peur, il ré-ouvre sa paupière, c’est avec soulagement qu’il redécouvre la ruelle obscure dans laquelle il se trouve. Par réflexe, il regarde à droite, il n’a rien, rien à part de la poussière et quelques déchets se mouvant grâce au vent. Puis à gauche, comme pour être belle et bien certains que ses souvenirs ne viennent pas le hanter jusqu’ici. Rien ne s’y trouve. Difficilement, Len se relève alors n’ayant plus qu’une idée en tête, rentrée chez lui vidée les quelques bouteilles qui lui reste. Si sa consommation actuelle n’est plus assez élever, il l’augmentera jusqu’à ce que son foie lui offre cette liberté tant désirée.

Sortant de sa pénombre, il rejoint l’un des grands axes, celui qui lui apporterait un retour plus bref. Légèrement titubant, mais surtout effrayer par ses récentes visions. Il aurait aimé que cette nuit se passe comme toutes celles avant elle. Mais une voix rompit le silence qui était alors maître des lieux.

- Il est temps de tourner la page Len'icchi …

Cette voix douce, si familière vient à lui transpercer l’âme, ce surnom une seule personne le connaît et elle est morte depuis bien longtemps. Se tournant brusquement Len la vue pourtant, elle est là, à quelques mètres de lui se dresse comme un fantôme d’un passé ne cessant de le hanter. Des cheveux d’orges, des yeux azur, Miwa…

Comme figé, il la regarde, en cette seconde elle semble comme jamais partie. Ses bras sont là, comme ci elle n’eut jamais à affronter cette déflagration qui le hante, elle semble comme avoir son âge, entre rêve et réalité, il la voit comme ci sa vie n’avait jamais cessé.
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