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 Danse avec les rats [mission D:On']

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Konoha
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Message(#) Sujet: Danse avec les rats [mission D:On'] Dim 17 Juin - 0:06

Spoiler:
 

Combien ? Répèta Onpu, les yeux exorbités.

250 kilomètres d'égouts environ, lui répondit le cartographe. Mais si c'est l'odeur qui t'inquiète, dis-toi que ça sentira plus les savons et les produits d'entretien qu'autre chose. Le seul détail dont tu as à t'inquiéter, c'est la vermine. C'est pour ça que t'es là, garçon.

Ça j'ai bien compris, ça sera pas un problème.


Méfie-toi. La vermine a aussi son prédateur. Ouvre bien les yeux là où tu mets les pattes.


Les yeux ? Plus utile d'ouvrir les oreilles dans cette obscurité, pensa Onpu.
Le dialogue se déroulait non loin de la porte ouest de Konoha, au pied de la bouche par laquelle le genin allait pénétrer dans les profondeurs morbides des égouts du village. Mais plus que le danger, On' appréhendait l'ennui. Une chose était sûre, il n'allait certainement pas tout faire en une fois, il tenait à passer une nuit convenable. Peut être qu'en deux jours ça serait règlé.
Le cartographe lui indiquait les indications à suivre pour tracer un brouillon correct de la carte des égouts. Il lui confia un grand parchemin à petits carreaux, ainsi qu'une réglette et quelques crayons d'épaisseurs différentes, pour pouvoir grossièrement tracer à l'échelle.
La bouche était ouverte, Onpu avait déjà les pieds sur les premiers barreaux de l'échelle.


Sois prudent, garçon. Et surtout n'oublie pas de noter absolument toutes les intersections !! Même les impasses devront figurer sur le produit final.


C'est entendu.


S'enfonçant dans les ténèbres, il commença à écouter ; le son du flot des eaux usées se faisait de plus en plus audible. Son odeur également. Mais comme l'avait dit son employeur, ça n'était pas si infecte.
Posant son pied à terre, il s'aperçut qu'il s'était adapté à l'obscurité plus tôt que prévu, distinguant à peu près tout. Les eaux coulaient entre deux plate-formes longeant chacune les murs du couloir. Au loin, une intersection. Une écoute attentive ne lui laissait entendre, au delà du bruit blanc de l'eau, que quelques couinements très lointains.

Au moins, c'était calme.

Pendant un moment, le garçon s'était vraiment demandé pourquoi il devait faire tout cela seul, sans être accompagné de professionnels. Mais en y réfléchissant bien, la seule chose qui différenciait les pros des autres, expérience du métier mis à part, c'était leurs outils. Or, Onpu disposait d'un outil non négligeable: l'ouïe. Celle-ci allait lui économiser certains kilomètres.
« Point de départ », inscrit-il sur son parchemin au niveau de la grosse croix dessinée à gauche. Il fallait maintenant tracer des traits. Une première estimation s'imposait.
Il prit son souffle. Du chakra s'accumula dans ses poumons et devant sa bouche. Il se boucha les oreilles.
Expiration : une violente détonation retentit alors dans la direction du couloir. Juste après celle-ci, Onpu déboucha ses oreilles, captant avec attention toutes les réflexions subies par le son qu'il venait d'émettre. Près d'une seconde plus tard, un écho tout à fait sonore lui arriva. Vitesse du son prise en compte, cela traduisait un mur à environ 150 mètres. Il traça un trait adéquat, puis entama sa route.

A chaque croisement, il utilisait cette astuce pour estimer la longueur des couloirs et le nombre de ramifications qui les terminaient. Dans le cas d'impasses, il se contentait juste de tracer un trait reproduisant grossièrement la courbure de l'allée, s'épargnant ainsi un aller-retour inutile. Au bout de quelques quarts d'heures, c'en était presque devenu un jeu : le suspens concernant la réponse acoustique du réseau sous-terrain s'amplifiait à chaque croisement. Et puis, ces coups de feus artificiels semblaient éloigner la faune, puisque les lointains couinements de tout à l'heure avaient disparu.

Au bout de deux heures, pourtant, ils recommencèrent. On' émit alors un nouveau BANG puis écouta la conséquence. Rien, ils n'avaient pas bougés. Deux minutes de marche plus tard, un nouveau coup de feu eut malheureusement la même inefficacité. Il s'arma d'un kunai, et avança avec prudence. Vu le champ réverbéré de la source sonore, il n'en était plus très loin...
Les cris d'animaux venaient juste de derrière un croisement. Probablement des rats. Il passa une tête pour observer.
« Gros comme des pastèques », le cartographe avait exagéré. Ils étaient tout juste plus gros... qu'une petite citrouille... ouais, bon, c'est vrai qu'ils étaient exagérément énorme, tout de même. Il y en avait une demi-douzaine, sur la plate-forme, les têtes regroupées autour de ce qui semblait être leur festin : une carcasse d'un de leurs congénères. Bon appétit.
Si les BANGS ne les faisaient pas partir, il fallait peut être essayer autre chose. Onpu sortit une grenade aveuglante de sa sacoche, l'envoya en direction du regroupement de rongeurs, regarda dans la direction opposée, guettant la lumière.
Une seconde.
..Deux secondes.
… Trois secondes.
….Hmm.
Onpu se sentit bien niais : il avait oublié de l'activer.

L'heure était venue de mettre un terme à cette succession d'échecs.





Raiton...

Une différence de potentiel se forma de part et d'autre de son poignet droit, durant deux bonnes secondes. Il pointa son bras en direction des vermines.

Raigeki!

L'arc électrique partit de son index et toucha la base de la queue d'un rat, qui fut projeté dans l'eau ; aussitôt les cinq autres déguerpirent. Le champ était libre, bien que tâché d'une carcasse demi-dévorée.
C'est quand il voulut récupérer sa grenade aveuglante qu'il se rendit compte qu'elle était elle aussi tombée dans l'eau avec l'agitation provoquée par l'arc ; comme pour le narguer, elle avait explosé au fond du canal. Mais ce qui retint l'attention d'Onpu, ce fut les deux ombres géantes mises en valeurs par le halo lumineux d'une demi-seconde. Bien trop grand pour des rats, elles avaient des allures de losange...
Sans prendre le temps tracer le moindre trait sur sa carte, Onpu prit ses jambes à son cou. Son rythme cardiaque fit un saut. Maintenant que ses oreilles y faisaient attention, deux grosses masses se frayaient effectivement un passage dans les eaux du canal ; elles ne voulaient d'ailleurs pas le lâcher. L'un des deux crocodiles noirs jaillit hors de l'eau pour lui barrer la route; le second se plaça de l'autre côté, sur le chemin qu'il s'apprêtait à rebrousser. Piégé.
Une solution, vite.
Heureusement pour lui, les crocodiliens faisaient partie des seuls reptiles dotés d'une oreille externe. Onpu fit retentir un nouveau Bang ; les deux prédateurs firent tous deux un pas en arrière. Un autre. Pas de réaction. Ils n'étaient plus dupes, ça n'avait marché qu'une fois.
Hors de question d'utiliser des notes explosives, cela aurait pu endommager les lieux. Un fumigène n'aurait servi à rien, ces bêtes sentiraient la chaleur de son corps. Un simple kunai ne serait pas assez perforant pour pénétrer leurs écailles. Fuir, alors. Mais où ? Dans l'eau ? Hors de question, bien trop dangereux.
Il restait une deuxième plate-forme, en face. Suimen aux pieds, Onpu traversa le canal en courant sur l'eau et l'atteignit. Les crocodiles, pour le suivre, durent plonger dans le canal. Cela lui laissait le temps nécessaire pour malaxer assez de chakra de manière à préparer un raigeki conséquent.
Les reptiles avaient parcouru plus des deux tiers de la largeur du canal quand Onpu décocha sa foudre dans l'eau, à pleine puissance. Il l'avait chargée pendant bien cinq secondes, l'arc dura près d'une seconde entière. La lumière de l'arc diffusée dans l'eau montrait les ombres des reptiles, mais cette fois en train de se tordre de douleur. A l'issue de leur torture-éclair, ils nagèrent. Loin.
Sauvé.

On', pour remettre de ses émotions, ouvrit sa gourde et but une gorgée d'eau. Avec tout ça, il avait complètement arrêté de tracer la carte au fur et à mesure qu'il avançait... mais au moins, il aurait des choses à raconter à la sortie.
D'ailleurs, une sortie se présenta à lui bien assez tôt après cet incident. Il gravit les barreaux de l'échelle, ouvrit la bouche d'égout, prit une grande bouffée d'air et de soleil.
Le brouhaha de la ville n'avait pas décrut, il n'était même pas quatre heures. Une vieille dame qui passait, méfiante, lui déclara de toute son aigritude :


Et qu'est qu'un morveux comme toi vient trafiquer dans des lieux pareils ?


En fait c'était pas si mal en bas.

Je bosse, madame.

Nouveau plongeon dans le pays du calme.
Le tracé reprit, pendant plusieurs heures ; les bangs, aller-retours pénibles, traits de crayons et chasses aux rats se succédaient. Plus de crocodiles, à croire qu'il n'y en avait quasiment pas en fait. Il avait sans doute eu droit à la chance du débutant...
Onpu en profitait pour essayer de comprendre l'architecture du réseau. Des centaines de tuyaux se déversaient dans le canal principal central, régulièrement, on pouvait apercevoir des numéros sur ces tuyaux, ils correspondaient en fait au numéro d'immeuble d'où provenaient les eaux. Ainsi, en cas de problème détecté à la surface, les ingénieurs savaient grosso modo où intervenir. De temps en temps, pour se poser un point de repère, il indiquait un de ces numéros sur la carte.

Onpu s'étant finalement prit au jeu, acheva la totalité de son travail le soir à vingt-deux heures. Il n'avait pas dépassé la zone indiquée par le cartographe, et la géographie de la carte coïncidait à peu près avec celle d'un plan du village. Il était temps de remonter.
Onpu marcha cinq minutes, trouva une échelle. Mais alors qu'il montait les premiers barreaux, un bruit d'eau retentit derrière lui. Un crocodile sortait du canal et se dirigeait vers lui. Onpu avait les mains prises, impossible de faire des mudras...


Oh, et puis va te faire foutre.


Il grimpa en vitesse. Après tout, il était traceur de carte, pas exterminateur.

Le bureau des missions était sans aucun doute fermé à cette heure-ci, de même que celui du cartographe. Voilà qui lui laissait le temps de prendre une bonne demi-douzaine de douches avant de rendre son travail.


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Danse avec les rats [mission D:On']

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