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 Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin)

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Message(#) Sujet: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Sam 12 Jan 2013 - 1:55

HRP : Les faits se déroulent un bon 5-6 mois avant le IRP

    J’étais depuis longtemps passée à autre chose. J’avais réussi à panser mes plaies, et je ne pleurais plus leur perte, ni ce que j’avais fait, depuis un petit moment maintenant. Cependant, j’aimais bien me recueillir. Je savais que ça ne servait pas à grand-chose, et au fond je ne savais pas exactement ce que voulait dire le sens de « se recueillir ». Quand je parle avec des gens qui ont subi des pertes, ils me disent qu’aller sur leur tombe ou à un endroit apprécié par le défunt les aide à se sentir mieux, qu’ils sentent leur présence et qu’ils pouvaient converser avec eux. Ou du moins, qu’ils pouvaient raconter, et que l’être aimé nous écoutait et nous réconfortait dans son silence.

    C’est vrai, Heiji me manquait. Ce petit bonhomme prêt à tout pour me rendre fier se remarquait de son absence depuis qu’il avait rejoint le royaume des anges. Mais avais-je pour autant besoin de lui parler spirituellement ? Non. De toute façon, je n’ai jamais cru à ces histoires de Dieu ou de fantômes. Ce ne sont que des histoires créées par les Hommes pour s’accrocher à quelque chose, pour se dire que la mort n’est pas si terrible. Bien sûr que non, la mort n’est pas si terrible, je n’ai pas besoin d’un quelconque Dieu pour me le faire savoir. La mort est une journée qui vaut la peine d’être vécue. Et cela doit être un voyage fabuleux, vu que personne n’en est jamais revenu… Et puis, après tout, pour un esprit équilibré, ce n’est qu’une grande aventure de plus.

    Mais je ne sais pourquoi, cette nuit-là, l’endroit favori d’Heiji m’appelait, élément assez paradoxal quand on sait que ce que ce garçon adorait par-dessus tout était la lune. Clairement, ce soir, la pleine lune rayonnait de mille feux d’un éclat si puissant qu’elle éclairait comme en plein jour. Je restai assise sur le rebord de ma fenêtre, à fixer l’astre céleste, puis je me décidai à me rendre sur un des hautes collines entourant Konoha. Si l’esprit d’Heiji était quelque part, ça ne pouvait être que là, au plus près des étoiles.

    Le village était désert malgré la température clémente en cette période estivale. L’heure avancée de la nuit devait sans doute y être pour quelque chose. Je n’eus aucun mal à sortir par-dessus les remparts, et je m’enfonçai dans la forêt qui, le soir venu, offrait un spectacle lugubre et funeste. Je ne voulais pas m’éloigner de trop, et j’arrivai sur des hautes collines se trouvant à trente minutes à pied du village. Seuls les bruits d’insectes venaient déranger et briser le silence mortuaire qui habitait ce lieu.

    Mais réellement, la lune était magnifique. Je m’allongeai dans l’herbe, les bras croisés derrière ma tête, et je la fixai, si immense, si lumineuse, si blanche. Si l’esprit du jeune garçon se trouvait quelque part, il ne pouvait se trouver qu’à côté de moi…
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Sam 12 Jan 2013 - 16:53


La prunelle à demi ouverte, un friselis dû au froid placide qui frappait mes côtés laisées à l'air libre, je me levais en baillant. Je regardais la plaie cautérisée que je m'étais moi même faite, afin de m'extraire cette toxine malsaine qui s'était introduite dans mon sang. Puis je relevais, la tête, mumurant un juron. Je regardais autour de moi, de ma retine encore valide. La guerre. Partout, les corps jonchaient, et quelques rescapés lâchaient des gémissements, essayaient de demander de l'aide, dans un dernier souffle de vitalité. Mais malheureusement pour eux, il n'y avait qu'eux, et moi. Et moi, je n'étais pas vraiment le genre de zigs plaisants. Je n'étqis pas celui qui allait les sauver. Qu'ils aillent au diable, minables. 

Je retirais ma couverture d'une nuit, puis, je me remettais debout, d'un appui sûr. Et puis, mon oeil pansé me fit mal. Horriblement mal, à nouveau. Mon visage se consumait de cernés. Je n'avais pas dormi la veillée. Les spasmes se suivaient, les convultions dementielles se suivaient, s'accentuaient, tandis que je me frayais un chemin au millieu de la foule de quidams blessés. Ce n'est qu'après quelques heures que j'avais compris que j'avais été atteint d'un liquide néfaste. De nos jours, on appelle ça les poisons hallucinogènes. Un des hommes que j'avais tué m'avais surement injecté ce poison avant de rendre l'âme. Heureusement, la composition de la toxine n'était pas très évoluée, mais cela m'avait pris de nombreuses heures afin d'extraire le venin qui s'était empâré de moi. Mon oeil aussi. Mon précieux kinnegan. Mon globe gauche ne sera plus jamais ce qu'il était. Je ne pourrai plus l'utiliser qu'en cas d'urgence, et il me fallait constamment le cacher derrière un cache-oeil de fortune que je m'étais moi même confectionné cette nuit.

Maintenant, je partais. Je réajustais mon bandana. Je remis ma chemise encore lègerement imbibée de l'eau avec laquelle je l'avais lavée sur mon corps. Je me la passais lentement, enfilait les boutons avec reflexion. Un homme rampa vers moi, un kirijin. Il me tint le pied, s'aggripant à moi comme il voulait le faire à la vie. Mais Azraël était déjà sur les lieux, et…

  • Azraël te cherche.


D'un ton froid, je m'étais exprimé. Ma botte shinobi fendait l'air, s'abbattait viollement sur son cou, mis fin à ses jours. Les faibles ne sont pas des nôtres. J'étalais le sang qui avait imprégné ma botte sur son visage maintenant innanimé, le faciés froid. Puis, je me mis en marche, vers je ne sais où. Je me rendais vers Hi no kuni, à défaut de pouvoir me rendre à Suna. D'autre guerres se tramaient, et Kyôda ne savait pas tout. Et dans certains cas, il fallait se faire sa propre opinion, voir de ses yeux. Kiri m'attendra.

Le trajet fût relativement court. Je me nourrissais à l'aide de mes portails, mes vêtements, et les couvertures elles aussi me vennaient comme par magie. Et si jamais je voulais m'offrir le luxe d'une auberge, je n'avais qu'à plonger ma main dans un portail conduisant vers ma solde de Jônin. Et puis finalement, cette nuit.

À mon habitude lors de mes sorties nocturnes, dans les alentours de Hai, j'étais perché sur un arbre, kinnegan activé, je notais, silencieusement. Mais, cette nuit, c'était l'astre qui m'atirait. Celui qui les dominait. Celui qui parraissait le plus grand. La lune. Et puis, cette petite reserve de chakra qui s'approchait à travers la broussaille. Cet être qui s'installa, et que je reperais grace à mes dons sensoriels. Toujours debout en parfait équilibre sur mon tronc d'arbre, je me contentais d'un coup d'oeil envers la personne. Une femelle, particulièrement attirée par la lune, il semble. Je décidais alors de lâcher quelques mots.

  • Savais tu que la lune est un miroir ?




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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Dim 13 Jan 2013 - 22:08

    - Savais tu que la lune est un miroir ?

    Je ne l’avais pas vu, ni entendu d’ailleurs, cet être présent dans un arbre près de là où je me trouvais. Mais sa voix ne me fit pas sursauter, m’étant préparé à une situation du genre et ayant gardé tous mes sens en éveil. Un animal, un bandit, un autre ninja : tout était possible lorsque l’on s’aventurait dans la forêt la nuit. La vie nocturne est bien différente de la vie diurne. Le calme environnant nous rend suspicieux et apeuré. Un paradoxe, en quelques sortes, puisque le calme est souvent synonyme de paix. Mais ce qui faisait peur, surtout, c’était le noir, l’inconnu, les ténèbres. Ne pas savoir, voilà ce qui effrayait les gens.

    Mais moi, qu’ai-je de commun avec tous ces êtres inconsidérés ? La nuit, tous les masques tombent. Tous les secrets se révèlent. On cesse d’être acteur, on est enfin soi, mené et guidé par la douce lueur de l’astre lunaire. Alors non, la nuit, je n’ai pas peur. Je cesse de faire croire que tout va bien. Je cesse d’être cette jeune femme souriante. Personne ne me voit, de toutes manières.

    Je ne suis pas heureuse, mais j’en ai l’air.

    Je n’ai même pas tourné la tête pour voir mon nouveau compagnon. Il ne voulait de toute façon pas me tuer, sinon je serai déjà morte, ou il aurait en tout cas essayé de le faire discrètement. Qui il était, cependant, cela restait un mystère. Il était trop éloigné pour que je distingue son visage, et il faisait trop sombre de toutes manières, et ce même si la lune brillait de toute sa splendeur.

    - On peut répandre la lumière de deux façons : être la bougie, ou le miroir qui la reflète, n’est-ce pas ? Toi aussi tu fais partie de ces illuminés qui pensent que la lune n’est qu’un faire-valoir du soleil ? Un moyen qu’il a de rappeler son existence même lorsqu’il se trouve à l’opposé de la Terre ? Un moyen qu’il a de prouver sa domination même en son absence, pour que tout le monde se rappelle de lui ? Le soleil est un tyran.

    Je dois l’avouer, et j’assumais clairement ma position : mon passé m’empêchait d’apprécier le soleil à sa juste valeur. C’était pourtant lui la principale source de vie. Mais il m’était impossible de ne pas détester cet astre. Question d’éducation, au final : je n’arrivais pas à me faire à l’idée que la lune et le soleil ne sont que deux corps physiques, et non des divinités comme on me l’a répété des milliers de fois jusqu’à mes 18 ans.

    Je soupirai, les yeux toujours fixés sur la lune, me demandant ce que l’homme allait faire : me rejoindre, ou juste s’en aller. J’ignorais ce que j’aurai préféré, d’ailleurs. Je n’aime pas le sentiment de mélancolie que je ressentais actuellement, mais je n’aimais pas être dérangée quand je faisais quelque chose. Cruel dilemme…
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Lun 14 Jan 2013 - 12:26

C'était une donzelle. Le genre de filles d'Eve qui étaient passées au stade de la jeune majorité. Ce stade de la vie ou souvent les choix nous pressent. Ce stade de la vie ou nous devons décider, mais que les précoces dans mon cas avaien atteint malgré leur pubérité. Une criniére opaline et alpestre, un facies plongé dans l'indifference, ce petit air que je me donnait a moi même. Cette face dénuée d'emotion, le masque des dignes, des nobles et des tyrans. Et maintenant, je pensais l'avoir perturbé avec mes paroles, ou du moins, réussi à lancer un semblant de palabre soliloque.

Toujours aussi inspirée par l'astre, la zig ne tourna pas la tête, et bien que je resentis qu'elle était lègerement étonée, sa réponse était calme, son ton posé. Cependant, nous pensions differement. Et son discours était a la pointe de la pathétie. On dirait qu'elle considérait la Lune et l'helianthe comme des personne vivantes, des divinités souveraines. Elle se trompait. Dans ce bas monde, il n'y a qu'un seul dieu, il y'a sa création, il y'a l'homme, et son légue, la science. Il était temps qu'elle sache.

  • Calme toi, déjà. La forêt ne doit pas influer sur tes sens animaliers, jeune fille.


Je fermais les yeux, écartais les bras, me laisant tomber raide, mais stable, tel un oiseau. Et puis, quand je fus finalement à quelques millimétres d'elle, sur le point de lui tomber dessus, je me téléportais, me retrouvant à ses côtés, bras derrière la nuque, entrain d'admirer le ciel.

  • Je te parlais du côté scientifique de la chose. La lune réflechit la lumière du soleil, c'est un fait. Cependant, sans la lune, il n'y aurait que les ténébres, ici.


Je passais ma main à travers un portail a ma gauche, sortant deux petites bouteilles de saké, en tendant une à la garçonne :

  • La boisson est prohibée à konoha, mais un kif en douce de temps en temps, ça ne fait pas de mal, non ? Sinon, Xaldin, enchanté…


J'attendais qu'elle me réponde avant, j'avais quelques questions, mais je voulais pas user de manières barbares, après tout, c'était une dame. On y viendra bien à un moment, ces interrogations.

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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Lun 14 Jan 2013 - 18:08

    J’étais parfaitement calme, mon cher ami. Il en faut un peu plus pour m’énerver, crois-moi. J’ai passé dix-huit ans de ma vie à dissimuler ce que je ressentais, ce n’est pas parce qu’il fait nuit, parce qu’on est en forêt et parce que tu sautes du haut des arbres que je vais me mettre à m’énerver si subitement, oubliant ce travail de titan que j’ai fait sur moi-même.

    - Je te parlais du côté scientifique de la chose. La lune réflechit la lumière du soleil, c'est un fait. Cependant, sans la lune, il n'y aurait que les ténébres, ici.
    - Intelligent mais pas vif, à ce que je vois.

    N’avait-il pas compris ? La bougie représentait le soleil, et le miroir la lune. Je sais tout ça, j’ai passé assez de temps à étudier les astres pour en connaître leurs particularités. Mais soit, c’est vrai que je devais avoir l’air idiote à personnifier de la sorte ce qui n’était que des éléments physiques de l’univers. Mais qu’est-ce qu’il y avait de différent, au fond, à personnifier ce qu’on voit et à personnifier des êtres surnaturels dont on a aucune preuve de l’existence ? Au moins, j’étais sûre que la lune et le soleil existaient. Ce qui était une avancée bien plus conséquente que n’importe quelle religion.

    - La boisson est prohibée à konoha, mais un kif en douce de temps en temps, ça ne fait pas de mal, non ? Sinon, Xaldin, enchanté…
    - Première nouvelle.

    Si la boisson avait été prohibée à Konoha, je crois que je serais la dernière au courant. Mais peu importait, je ne buvais pas. Ou alors très rarement. Comme ce soir. Je tendis le bras et pris la bouteille de l’inconnu. J’en bus une gorgée avant de reprendre la parole.

    - Krystal. Moi de même.

    Malgré l’obscurité, il avait sans doute aperçu mon bandeau. Je n’avais pas encore remarqué le sien, ni même fait attention d’ailleurs. Peu m’importait de où il venait. J’étais cependant quasiment sûre qu’il n’était pas de Konoha. La puissance qu’il dégageait et son physique particulier – à la fois effrayant, charmant et fascinant – ne m’aurait pas laissée indifférente et m’aurait marquée un peu plus. Je me demandais ce qu’il faisait ici…

    Zut. Encore cette curiosité. Je n’arriverai pas à m’en détacher avant de savoir ce qu’il voulait et faisait exactement. Je ne pourrai plus admirer la lune tranquillement si ces questions me taraudent l’esprit…

    - Alors, cher étranger. Tu viens souvent ici ?
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Mer 16 Jan 2013 - 17:29

Le doux flamboiement de la fine lumière de l’astre se reflétait dans ma prunelle tandis qu’un lèger mutisme planait sur la plaine de tapis jade. J’aurais bien voulu ajouter une réplique du genre « Le fait que ton soleil soit soi disant un tyran, un être avec une pensée, j’en ai rien à foutre, et j’aurai limite envie de te dire d’arrêter de croire à petit poney Jean Michel » me brulait d’envie, mais je gardais mes sarcasmes et mon cynisme pour moi-même, je ne voulais pas trop me montrer froid avec cette jeune fille. Aussi, lorsqu’elle répliqua à ma pseudo explication, car je faisais tout pour que la théorie soit simplifiée, et que ainsi je sautais plusieurs étapes cruciales de mon explication divine dont je lui faisais part, je ne pus qu’émettre un léger rictus. Si je l’avais remise à sa place dés le début, elle n’aurait pas eu le courage d’ouvrir son clapet pour me répliquer avec autant de… Mordant.

Lorsque je lui tendis le précieux breuvage, elle répliqua aussi d’une façon brève, quelque peu froide. Elle ne savait donc pas que l’alcool, et tous les « pêchés » en général étaient mal perçus au village de la feuille ? Cela voulait il signifier qu’elle n’appartenait pas à ce village de konohagakure ? Elle pris alors la bouteille de ma main tendue, alors que je levais moi-même le petit vert à mes lèvres, me rétablissant un peu afin de boire correctement, et puis, silencieusement, avec toute la noblesse et le charisme qui me définissaient, je bus une petite gorgée. Un mineur, ça réagit facilement à l’alcool. Je n’avais que seize ans, il fallait tacher de me retenir, et de rester dans la sobriété le plus longtemps. La jeune donzelle s’identifia sous le nom de Krystal, disant qu’elle était, de même, enchantée. Pas très bavarde, la quidam. Le genre de personnes qui avaient succombées au mutisme, de la race de ceux qui avaient vécus en autarcie, sûrement. Le même genre de personne que moi. Au fond, je voyais à quel point ça pouvait être désagréable de tenir une conversation avec moi, mais bon, ça me plaisait limite. J’aimais bien faire chier les gens. Mais avec classe, bien sûr, je suis un jisetsu, n’est ce pas ? Je ne me considère pas forcément en tant que noble, mais disons que je dois faire honneur à mon rang, à mon statut de Jônin de la brume, au milieu de tous ces guerriers sanglants.

La fille me demanda si je venais souvent ici. Euh. C’est pas ce qu’un Zig dit d’habitude à une donzelle lorsqu’il veut la draguer ? Bon, pas forcement qu’elle voulait la même chose, mais disons que c’était maintenant clair pour moi, cette fille était totalement associable. Elle n’avait pas du parler à quelqu’un depuis des années. Ou alors Konoha c’est tous des bourrés. M’enfin, passons.

  • Pas vraiment, non. Disons que je suis de passage pour la première fois ici. Vous êtes en période de guerre vous aussi, je me trompe ? Le monde tremble. Et moi, j’aime savoir.


Oui, voilà la raison de ma venue. Je voulais savoir ce qu’il s’était passé entre Konoha et Suna. Une guerre récente, en parallèle de la bataille de la brume et la foudre avait fait rage, d’après les rumeurs. Peut être que les combats n’avaient toujours pas cessés, et que l’avenir des deux nations était toujours incertain. Mais bon, qu’elle ne réponde pas elle à ma question n’était pas très grave. Je trouverais bien d’autre sources d’information. Soudoie ment ou bonté, les personnes ne manquaient pas. Et puis, les information qu’une personne de son niveau devait connaitre étaient normalement classées publiques, j’en aurai donc forcément ouïe d’ici un ou deux mois.

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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Jeu 17 Jan 2013 - 10:38

    J'ai toujours été froide et sèche. Ou en tout cas, je n'ai jamais été amicale, ou démonstrative. L'expression de mes émotions se résument à un sourire, quelque soit ce que je ressens : la peur, l'excitation, la joie, la colère ou la tristesse. Tout passera par un sourire. J'ai toujours été persuadée que les gens ne me comprendraient pas, qu'ils feraient comme tout le monde l'a fait dans ma vie jusqu'à maintenant, plus ou moins volontaire : m'abandonner. Ne pas savoir ce que je ressentais était une sorte de défense, une parade à toutes les attaques psychologiques qu'on pouvait me faire. Si les gens ne connaissaient pas ce que tu pensais de telle ou telle action, ils n'en profiteraient pas.

    Je crois que j'ai depuis longtemps arrêté d'espérer, et d'attendre quelque chose des gens. Si on ne s'attend pas à ce que votre famille ou vos amis vous souhaitent votre anniversaire, il n'y a pas de déception. Si vous ne vous attendez pas à ce qu'on vienne vous soutenir quand vous en avez besoin, il n'y a pas de déception. Au finale, il n'y a que vous, et vous seule pour savoir quel sens donner à votre vie. Si le ciel devient sombre, vous êtes la seule personne à pouvoir vous convaincre que les nuages sont encore loin. Même si vous tombez de fatigue pendant votre parcours, vous êtes la seule personne à pouvoir vous rendre le courage de continuer votre chemin. Après tout, c'était notre vie. Elle nous appartenait.

    C'est peut-être ça, être libre.

    - Pas vraiment, non. Disons que je suis de passage pour la première fois ici. Vous êtes en période de guerre vous aussi, je me trompe ? Le monde tremble. Et moi, j’aime savoir.

    Décidément, cet inconnu m'intéressait et m'intriguait de plus en plus. Il semblait en connaître un rayon sur le monde des shinobis, il en était sans doute un. Et comme je l'avais prédit, il n'est pas de Konoha, et visiblement pas de Suna non plus. Il était donc de Kiri ou de Kumo – évidemment. Mais pourquoi était-il là ? Que faisait-il aussi loin de sa patrie ?

    - Plus ou moins, oui. J'ai bon espoir qu'elle se termine bientôt. Le Kazekage et l'Hokage devraient bientôt se rencontrer. Mais qu'est-ce qui peut amener un shinobi de votre village et de votre rang à Hi no Kuni?

    Je savais qu'il était puissant, son aura dégageait cette force que l'on ne sent que lorsque le ninja possède des pouvoirs conséquents. Et c'était sûr qu'il était un ninja. Il ne restait plus qu'à savoir de quel village il était originaire. Et surtout, ce qu'il me voulait...
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Dim 20 Jan 2013 - 11:38

Encore une petite embecquée. L’eau de vie coulait à travers ma cystotome, s’engouffrait dans ma gorge, mêlait chaleur corporelle et celle du breuvage. Un léger vent commençait à se lever sur la plate contrée, faisait voltiger quelques feuilles encore gorgées d’eau. L’automne était encore loin pour les sécher. Je connaissais beaucoup de choses. Ce n’était pas des informations top secrètes, plutôt ces petits détails de la vie, insignifiant. Ces détails que le cerveau primitif ne peut pas enregistrer, mais que le Kinnegan a réussi à dépasser. Notre avancée scientifique, elle s’est en grande partie faite grâce aux capacités d’archivage du Kinnegan. Le Kinnegan peut répertorier, enregistrer, trier. Le Kinnegan, c’est ma seconde encéphale. La susnommée Krystal m’affirma qu’il y’avait en effet une guerre qui se tramait, mais qu’elle était sur le point de prendre fin, puis me demanda ce qui pouvait m’amener, moi, un étranger qui dégage une quantité de chakra assez importante à Konoha, ou plutôt à Hi no kuni. Elle ne m’avait pas entendue ?

  • Le savoir, je t’ai dit. En ce bas monde, chaque bribe d’information compte, tout est bon à prendre, rien à laisser. Dans mon clan, on nous apprends le contraire. On nous apprends à prendre le meilleur, à vivre comme des pseudo princes. C’est pour ça que ces connards sont si arrières, et que je les domine, un par un.


Ainsi, le Kazekage et le Hokage allaient se rencontrer. Une sorte de Réunion, ou il y’aura sûrement un traité à signer, ou une nouvelle échéance au chaos et à la guerre. Mais les villages ninjas persistaient dans leur fausses routes. La guerre avait beau être une utopie, les plus grands ennemis faisaient surface. Makka, la nécromancienne, les restes de l’an’teï, et les nouvelles associations criminelles shinobi. Et bientôt le monde bougerait. De son propre chef, mais j’agirais aussi, dans l’ombre. Il fallait entamer la purge. Les dirigeants ne sont pas assez vifs, et mes toxines font leur effet bien plus vite... Je commençais à rouiller, n’empêche.

Je me mis debout d’un bond, posant ma bouteille sur une branche à proximité. Voyons ce dont la pseudo Kunoichi était capable. Je ne voulais pas l’affronter, ça serait bien trop facile, non. Je voulais plutôt voir sa facilitée à l’apprentissage. Quelques enchaînements au taïjutsu, deux techniques de bas rang, assez basiques, mais qui pouvaient sortir de bonnes emmerdes. Et puis, en les combinant avec d’autre techniques, le résultat pouvait virer au malsain. Tout l’art du shinobi, devenir une arme mortelle avec une panoplie de techniques basiques. Enfin, moi, j’étais une vraie sulfateuse. Mes techniques rivalisaient d’originalité, et les combos sulfataient au gros calibre. Bref.

Je créais deux clones. Le premier, j’utilisais un simple coup assené entre les reins. Il n’était pas forcement plus puissant qu’un coup normal, mais il pouvait bloquer la respiration pendant quelques secondes. Je passais à l’autre duplication, assenais un enchaînement de dix coups, basique aussi. Mais le coup assené entre les reins offrait une ouverture pour l’exécution du second enchaînement. Vu son niveau, les techniques devaient être adéquates. Elle lui permettraient d’avoir de quoi faire au corps à corps. Encore plus, si elle était du type Fuinjutsu, Sensoriel ou Genjutsu, il pouvait y avoir perfection. Je me tournais vers elle afin de lui donner quelques explications :

  • Libre à toi d’apprendre ces techniques ou pas, juste que je commence à me faire chier. La première, c’est un coup assené entre les reins, pour bloquer la respiration quelques secondes. La deuxième, c’est un enchaînement basique de dix coups. Si tu est du type senseur, tu peux par exemple les combiner à un camouflage. Si tu maitrise les sceaux, tu peux apposer un sceau à effet avec ta main. Si tu est de type genjutsu, tu peux par exemple ralentir la perception de tes ennemis. Le tout étant de trouver le combo adéquat.


Je lui créais à son tour deux mannequins. A elle de voir.

Spoiler:
 


Dernière édition par Jisetsu Xaldin le Jeu 7 Fév 2013 - 15:14, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Lun 21 Jan 2013 - 11:29

    L’étrangeté de l’individu me fit lever un sourcil. Son air faussement cool et détaché, sa façon de penser qu’il est le meilleur et que tout lui est soumis, et même sa façon de parler m’exécrait au plus haut point. A plusieurs reprises, je réprimai un rire, de peur d’énerver l’individu qui aurait été capable de s’en prendre à moi sans aucune raison. En lieu et place de cela, il créa deux clones, et exécuta avec brio deux mouvements de Taijutsus, qu’il me proposa de m’apprendre et de reproduire.

    J
    e dois avouer que je ne suis pas une fan de combats au corps à corps. Pire : je ne maîtrise absolument aucune forme de combat au corps à corps. Avec le temps, j’aurai pu améliorer cette lacune qui me rendait extrêmement vulnérable à quiconque découvrait le pot aux roses, mais j’ai préféré développer des techniques visant plutôt à dissuader et empêcher les combattants de se rapprocher de moi. Je réfléchissais : valait-il le coup que j’apprenne des coups de Taijutsu ? Après tout, pourquoi pas : chaque corde est importante à son arc.


    Xaldin créa deux clones pour moi. Je me levai, faisant face aux clones. Je n’avais pas très bien assimilé les deux techniques, surtout celle des dix coups. Mais l’autre semblait plutôt simple à reproduire. Un simple coup dans les reins. Je fermai les yeux, visualisant du mieux que je le pouvais sa première technique. Je concentrai mon chakra et mon attention sur le clone et sur son rein. Malgré la nuit calme, tout semblait bruyant et actif. Vous savez, comme dans ces films où une simple action est agrémentée d’une musique entraînante et épique. Là, c’était pareil.

    J
    e rouvris les yeux, sûre de moi. Concentrant mon chakra dans mes mains. Prenant de l’élan, je m’avançais sur le clone, n’ayant en visée que son flanc droit. J’étais de plus en plus proche. Et mon coup finit par l’asséner, parfaitement, à l’endroit même où Xaldin avait frappé. Je sentis sa respiration se couper, le clone suffoquant, puis il disparut dans un écran de fumée.

    Souriante, je me tournai vers Xaldin.

    - Et de une. Tu me remontres la deuxième ?

    Il recréa un clone et refit ses dix coups. Elle était bien plus compliquée, et malgré sa deuxième prestation, je ne pus réussir à la reproduire. Pour le coup, j’avais un peu besoin d’aide. Je ne voulais pas abandonner, j’étais sûre de pouvoir réussir si je m’y prenais mieux. Je n’étais pas honteuse, j’avais réussi la moitié du boulot en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Mais pour le coup, cette seconde technique me posait bien des soucis…


Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Mer 23 Jan 2013 - 15:35

Voyons comment la pseudo genin à la chevelure alpestre allait se débrouiller. Un nouveau ninpô, deux clones de l’ombre refirent leur apparition pour laisser à la jeune femme la plateforme nécessaire pour l’exercice. La susnommée Krystal se leva alors de l’humus se préparait à détruire le clone. Quelle technique allait elle donc bien user, la première ou la seconde ? La première était facile pour quiconque s’y connaissant un moindre sur l’anatomie du corps humain. La deuxième était plus appropriée pour les ninjas de type souples. Il fallait toujours trouver le bon enchaînement, le jutsu consistait plus en un rythme constant qu’une connaissance des jutsus assenés. En tout cas, la donzelle avait acceptée mon invitation, c’était déjà ça.


Cette dernière s’élança finalement vers l’une de mes créations, tandis que sa paume entrait en contact avec le sosie. La réplique sauta dans un fin nuage tandis que la dénommée Krystal se retournait vers moi, visiblement contente de sa réussite, et ce, du premier coup. Bon., il faut avouer que ce n’est pas mal pour son niveau. Cependant, elle trouvait apparemment plus de mal à assimiler le deuxième jutsu, car elle me demanda de rééditer la démonstration. Un fin sourire se dessina sur mes lippes. Je me remis en position, sans choisir aucune cible cette fois. Je clos les yeux. Le calme de la fôret est envotant, adequat pour ce genre d’exercise. Dans ce genre de phase, la somnnolance de l’environnements peut guider nos coups, apaiser notre cœur. Je le ressentais. Premier coup, main gauche. Enchainement droite gauche droite, encore une droite, crochet gauche, coup de pied retourné. Gauche, genou avec le même pied, finir avec une gauche droite. Le combo différait selon les circonstances, selon ce que je voulais, selon ce que je ressentais. Selon le contexte, je pouvais enchaîner des coups de pieds si mes mains étaient invalidés ou uniquement des coup de poing si je les avait enduit de poison.

Mais malheureusement, la donzelle n’avait apparemment toujours pas saisi la méthode. Soit, il fallait que je l’aide moi même à retranscrire les mouvements.

  • Attends, je vais te montrer.


Je me glissais derrière elle sans gène, lui prit les deux mains au niveau de l’avant coude.

  • Essaye d’être en symbiose avec la nature, avec l’atmosphère. Laisse le rythme de l’enchaînement te guider, l’instinct guidera tes mouvements.



Sa dextre gauche décrivait de longs cercles, tandis que la droite stagnait, attendait le bon moment. Quand la droite eut finalement débutée le festival, et, décochée le premier coup, la gauche suivit, partant en ligne droite. Je rétractais les deux mains, collais mon genou au sien pour le faire avancer. Je me reculais silencieusement, la laissant terminer le combo. Maintenant que je l’avais lancée, ça devrait pouvoir aller. Du moins j’espère.

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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Jeu 24 Jan 2013 - 19:27

    Étonnamment, et sans comprendre pourquoi, je sentais qu’un lien se créait entre moi et le mystérieux inconnu. Sa prétention s’était légèrement volatilisée : la réussite de ma technique l’ayant peut-être incité à me voir autrement. Après tout, les gens ne pensaient jamais que je pouvais être forte. Je ne pouvais pas me vanter de pouvoir déplacer des montagnes, ou des gros rochers… Ou même des cailloux… mais j’avais d’autres forces, des forces bien plus utiles que la physique et la brutalité.

    Oui, j’ose croire que j’étais plus maline et intelligente que la plupart des Shinobis de ce monde. Je ne me contentais pas de foncer dans le tas comme une brute épaisse, non. Avant d’attaquer, j’analysais, j’essayais de comprendre et de tirer le meilleur parti d’une situation. La force brute ne m’intéressait d’ailleurs pas : j’avais comme optique de devenir une experte en l’art du combat à distance, et tous mes entraînements étaient tournés dans cette optique. Illusions, attaques directes : tout était calculé pour pouvoir être intouchable et pouvoir toucher.

    Mais cette intelligence me permettait également de savoir que ce que je savais actuellement ne suffisait pas, ou ne suffirait plus à un moment où à un autre. En combat singulier, une seule erreur et tout peut s’écrouler. Si l’on arrivait au corps à corps, j’étais finie. C’est pour cela que l’entraînement de Xaldin était parfait, et tomber à pic.

    Il me remontra les mouvements, de la deuxième technique – la première ayant été rapidement assimilé – puis fini par se mettre derrière moi, se collant à moi et contrôlant mes mouvements. Une confiance inexpliquée s’installe entre lui et moi, et le laissai faire, me guidant au rythme des coups. Puis il me lâcha, et j’enchaînai ce qu’il venait de me montrer avec une facilité plutôt surprenante lorsqu’on voit ce que donnait mes précédents enchaînements.

    Il me restait donc à me lancer par moi-même. Ce que j’essayai. Ce ne fut pas parfait, mais l’enchaînement était réussi. Alors, je recommençai, encore, et encore, et encore, et encore jusqu’à obtenir le résultat parfait. Je ne sais pas combien d’heures s’étaient déroulées depuis le début de mon apprentissage, mais je finis par le maîtriser. Puis je m’écroulai au sol, essoufflée. Je me tournai vers Xaldin.

    - Je peux savoir pourquoi tu te donnes un air si supérieur, hautain et désagréable, alors qu’au fond, je suis persuadée que tu n’es pas ce genre de personnes ?
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Sam 26 Jan 2013 - 18:36

La jeune tendron essaya de voler de ses propres élytres, mais, tel l’oiseau en vol, elle chuta lamentablement, encore. Pas que l’enchaînement était médiocre, mais la donzelle manquait cruellement de souplesse. C’est alors que j’entrepris de guider ses mouvements, un support que je trouvais bien plus pratique et explicite. Une conjugaison spontanée finalement instaurée entre moi et la garçonne, j’avai pû lui montrer la route à entreprendre le temps de quelques secondes, avant de la laisser battre de ses propres ailes. Comme si j’avais insufflé mes propres connaissances dans le frêle corps de la zigue, la voilà qui abattait les coups un après un, dans un rythme beaucoup plus serein que les premieres tentatives infructueuses. Bien sûr, ce n’était pas le résultat final, celui escompté. Alors, nous recommencions, inlassablement.

Elle trouvait beaucoup plus de difficultés à assimiler cette technique par rapport à l’autre. Mais ce n’est pas grave. Le myste de la forêt commençait à me lier à elle. Je ne sais pas pourquoi, ni quoi, mais un semblable de lien commençait à se tisser. Un nouveau mudra laissait maintenant place à 5 clones de l’ombre. Les duplications pliaient sous les coups, mais lui manquait toujours, chaque fois, quelque chose. Un coup qui n’était pas assez véloce, un poing qui s’entremêlait, un poing qui ne partait pas droit. Les minutes passaient, puis les heures défilaient. Mais ni moi ni elle n’abandonnait. Au fond, je sentais que mon chakra allait rompre tôt ou tard, je ne sais même plus combien de fois ai-je réitéré la technique.

Et puis finalement, elle pût réediter la technique à la perfection. Finalement, elle l’avait apprise, finalement, elle avait réussie. Elle s’écroula au sol, extenuée, avec pour seul son souffle haletant. Elle se retourna vers moi, toujours au sol, pour me diriger quelques paroles, non pas de remerciement, mais sous formule de pseudo question. Elle dit qu’elle ne comprenait pas pourquoi je me donnais un air faussement hautain, désagréable et supérieur, alors qu’au fond, je n’étais pas ce genre de personnes, toujours selon elle... Ses dires me touchèrent légèrement. Le pensait elle vraiment ? Mais en tout cas, elle se trompait. Je n’étais qu’un petit tyran, élevé tel un pseudo roi. Et malgré toutes mes tentatives pour me défaire de cet air insolent que j’adoptais, ma pseudo maréchalerie revenait au galop, plus forte.

Je me dirigeais vers elle, lui tendant la main pour qu’elle puisse se relever.

  • Sûrement l’une des rares questions à laquelle je n’aurais jamais de réponse. Du moins, on peut essayer d’en trouver une plus ou moins convaincante... Si je te disais que tous les Kirijins sont comme ça ?


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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Mar 29 Jan 2013 - 14:58

    Lors de sa réponse, je me rendis compte que je n'avais absolument aucune idée de l'endroit d'où il pouvait provenir. C'est pourquoi je fus la première étonnée lorsqu'il me dit qu'il venait de Kiri. Jamais je n'aurai imaginé qu'un shinobi du village de la brume se trouverait au pays du feu, surtout en temps de guerre. Xaldin m'intriguait donc de plus en plus, de par son comportement, ses manières, sa personnalité, et jusqu'à sa présence.

    Mais ce qu'il disait était faux. Je connaissais une Kirijin, une jeune shinobi du nom de Yuka. Comme moi, elle avait traversé une période sombre et noire, mais c'était elle qui m'avait sortie de la mienne, et je savais donc qu'elle avait le cœur sur la main, et qu'elle n'était pas, comme il essaye de me le prouver, arrogante, prétentieuse et hautaine. Pourtant, elle était de Kiri.

    Je me relevai un peu, mes membres me faisant légèrement mal, et finis par m'asseoir. Je le regardai. Tout en lui poussait à croire que cet aspect supérieur était sa manière d'être, mais il il y a une différence énorme entre l'être et le paraître. J'en connais quelque chose : je passe ma vie à montrer aux gens ce que je veux qu'ils voient de moi, cachant en vérité ce que je suis réellement. Je suis manipulatrice, et je le revendique. J'ai été élevée pour ça, et j'ai continué à m'instruire en ce sens, même après la disparition de mon clan.

    - Je connais des Kirijins, Xaldin. Enfin, au moins une. Et elle n'est pas du tout comme toi.

    Je souriais, me demandant ce qu'il pouvait bien vouloir cacher. Une enfance difficile ? Des ambitions élevées ? Un amour impossible ?

    - Tu sais, je sais ce que c'est de porter un masque. Ne pense pas que je ne suis qu'une simple shinobi dans la forêt. Tu veux pas me raconter ton histoire ? Ou ça fait parti des grands secrets de ce monde?
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Jeu 7 Fév 2013 - 16:17

Il faut dire que je m’étais montré assez complaisant avec l’opaline. Si au début, mon attitude était loin d’être amène et charitable avec elle, au fil de l’avancement de la rencontre, je m’étais rendu accommodant avec elle. Bien plus que l’atmosphère emplie de myste que le bois avait instauré, , une sorte de pseudo compréhension s’était établie entre nos deux êtres. Fruit de ma patience affable et de sa pseudo coopération, voilà que je tendit ma main à la femme, et qu’elle à son tour, empruntait aux psychologues leur manière d’aborder le sujet, moi. La donzelle essayait en effet de me « comprendre ». La fille d’Eve qui avait à nouveau posée son strapontin sur un siège de fortune m’octroyait une négation justifiée à propos de ma première réplique dans laquelle j’affirmai que mon caractère froid, virant parfois au sanglant et à l’hautain était affilié à mon appartenance au village de l’hydrométéore. La zigue affirma qu’elle en connaissait, des Kirijins. Une seule. Et elle ne me ressemblait pas.

  • Une seule personne n’est pas suffisante pour se faire une opinion concrète, tu ne trouve pas ? Après tout, nous sommes depuis peu connus sous le nom de la brume sanglante , haha. Mais oui, tu a raison, ce n’est pas forcément à cause de ça.


Je lui rendis moi aussi son sourire. Je faisais tout pour paraître naturel, mais on devait bien deviner que mes articulations cystotomes n’étaient point habituées à ce genre d’exercice. D’habitude, mon delta décrivait un parfait trait pourpre uniforme. Mon orifice se déformait rarement pour afficher un sourire, ma goule ne s’ouvrant que pour articuler les mots. Et voilà que maintenant elle me dévisageait avec encore plus d’insistance. Mais on ne perce pas la coque du scarabée si facilement. La seule façon de désarmer un coléoptère, c’était de lui faire croire que nos intentions étaient pacifiques. Mais je ne suis pas un ateuchus lambda. Le cercle qui peut accéder à ma physiologie intérieur est très compact. Et rapidement, je peux contracter mes muscles, l’écrasant sous ma défense. Alors, une personne qui me connaît doit se montrer très prudente avec moi. Car mes rebellions sont très violentes.


  • Sais tu ce qu’est un automate ? Un être sans emotions, un programme, avec un but et une tache bien définie. Le programme n’a d’autre dessein que ce but. Il ne peut pas s’en détacher. Le programme ne ressent rien. Le programme resiste à tout, et n’a besoin de rien. Je suis un programme. J’ai été codé par mes parents, dés le berceau. A l’age de trois ans, je concevais déjà des toxines. Lorsque mes programeurs sont morts, ma programmation était déjà achevée. J’ai vécu dans la pénombre douze autre ans de ma vie, par ma simple volonté. Je ne sais rien ressentir. Je ne connais aucune émotion, si ce n’est la méprise. Si je te disais qu’hier, j’ai enlevé un petit garçon de six ans à son frère pour le forcer à me combattre, et qu’aujourd’hui, j’ai tué un Kirijin parce qu’il me demandait de l’aide sur le champ de bataille, ou du moins ce qu’il en reste, ça te donnerai une idée de quel genre d’homme je suis. Un condamné au savoir et au pouvoir. Toi et moi, nous sommes pas le même genre de personnes. Toi tu portes un masque. Tu joue un personnage, seulement. Moi, mon personnage est ancré en moi. Il s’est emparé de moi. C’est une partie de mon être. Je ne suis pas une ame vivante, juste une programmation destinée à servir ce monde, à devenir un homme puissant, influant et érudit, comme le voulaient mes géniteurs.


Je tournai lentement autour de la scène. Je parlais ouvertement, sans gêne. Je ne ressentais rien comme d’habitude. Puis, je me retournais vers elle, lentement. Nombreux mètres nous séparaient. Elle pouvait fuir à tout moment. J’étais ce genre de personnes qui jouaient avec les ames, alors pourquoi pas la sienne ? Du moins, c’est ce qu’elle devait se dire. Et moi, je ne lui veut pas de mal. Tachons de la rassurer :

  • Mais ne te méprends pas. Je ne te veux aucun mal. Toi, tu n’est pas un petit garçon ou un pitoyable shinobi qui demande de l’aide. Tu a essayée de comprendre. Tu me ressemble, un peu. Alors, ne crains rien. Le programme n’attaque que les virus.


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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Mar 26 Fév 2013 - 15:25

    Ce qu’on pouvait au moins affirmer, c’est qu’il ne me connaissait pas. Vous savez ce que c’est, d’avoir peur de se regarder dans un miroir ? De ne pas regarder les photos où vous apparaissez ? D’éviter de se retrouver face à une étendue aquatique juste parce que l’eau reflète votre image ? Vous savez ce que c’est de se détester à un point si haut qu’on sait que si l’on n’avait pas de buts à poursuivre, que si l’on ne vivait pas pour les autres, on ne vivrait sans doute plus ? Que si je ne m’étais pas fixée un objectif, cela fait longtemps que je me serai ôté la vie moi-même ?

    - On a tous fait des choses horribles et qu’on regrette. J’ai tué mes parents et entraîné la décimation de tout mon clan, par exemple. Mais est-ce que ça fait de moi quelqu’un de foncièrement mauvaise ?

    Je me redressai, et regardai Xaldin dans les yeux. Je ne sais pas ce qui m’attirait chez lui, mais sa personnalité et son caractère me plaisaient énormément.

    - Tu crois que je suis une idéaliste ? Tu crois que je suis une de ses pisseuses qui pensent que le monde est beau, et qui suivrait le premier venu qui lui dirait des mots doux parce que j’ai un cœur qui résonne plus que mon cerveau ? J’ai fait des choses horribles. Je passe mon temps à tenter de refreiner la plupart de ce que je ressens, parce que ça m’empêcherait d’avancer. Quel genre de femme je suis, selon toi ? Tu te dis être un automate. Moi, je suis un monstre.

    J’avais perdu tout sourire. Les larmes me montaient aux yeux, et j’avais une boule dans la gorge. Je n’avais pas l’habitude de me confier, ou pas aussi profondément. Ma nature, ma haine de moi-même, tout ce que j’étais et ne voulais plus être : jamais personne encore n’avait entrevu ce trait de ma personnalité. Oh bien sûr, certains savaient ce que j’avais fait, et savaient de quoi j’étais capable. Mais ce que je ressentais réellement ? Jamais.

    - J’ai été honnête… La main qui a soulevé une fois le voile de la vérité ne peut plus le laisser retomber… Elle reste immobile jusqu’à la mort, tenant toujours ce voile terrible, et le soulevant de plus en plus chaque instant, jusqu’à ce que l’Ange du sommeil éternel bouche les yeux du malheureux. En effet, toutes les maladies se guérissent, et le masque que je porte est aussi une maladie. Mais il est trop tard, je me suis faite à mon métier. Il a été pour moi un vêtement, maintenant il est collé à ma peau. Je suis vraiment une souteneuse, et quand je plaisante sur mes pareils, je me sens sérieuse comme la mort au milieu de ma gaieté. Brutus a fait le fou pour tuer César, et ce qui m’étonne en lui, c’est qu’il n’y ait pas laissé la raison.

    Les larmes coulaient sur mes joues, et je baissais la tête, regardant le sol. Après tout ce qu’il m’avait dit, tout ce qu’il m’avait avoué, je pense que j’étais retombée dans son estime. J’avais donné l’air forte et assurée, pour au final m’effondrer en larmes devant celui qui semblait être un colosse de la brume. Je serrai les poings, en colère contre moi. Comment avais-je pu en arriver là ?
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Ven 1 Mar 2013 - 20:35

Oh, j’avais beaucoup parlé, là. Un long palabre durant lequel je ne m’étais pas retenu envers ma propre personne. J’avais dit tout ce que je pensais, tout ce que j’avais sur le cœur, ce cœur de pierre qui avait pourtant le cruel besoin de parler. N’étais pas toujours un mineur ? Un jeune homme –certes déjà conscient- mais qui n’avait tout de même pas toujours atteint le stade de la majorité. En fait, je venais tout juste d’entrer dans la dernière année qui précédait « l’âge légal » . Et elle, quel âge avait elle ? Elle semblait être dans la même tranche d’âge que moi, peut être un peu plus vieille, oui. Pourtant, elle aussi avait besoin de parler. Elle aussi était partie dans un longue monologue, un prenant soliloque où elle évoquait le fait que toute personne ait déjà faite des choses horribles qu’elle regrette, qu’elle avait elle même assassinée ses parents, son clan, suivi d’une interlocution, dans lequel elle évoquait le fait que cela ne faisait pas d’elle une personne « foncièrement mauvaise ». Pensait elle réellement comme ça ?

L’opaline au soupirail parme me fixa droit dans les yeux, se redressant légèrement. Elle aussi, voulait parler, parler et parler. Alors, j’écoutais tout, tandis qu’elle déballait son sac. Je l’écoutais avec attention, tout comme elle l’avait faite pour moi. Et le temps passait, passait et passait. La nuit à son apogée nous avait plongée dans son obscurantisme, et rien que les perles de nos yeux restaient clairement visible, même si dans mon cas, seulement une de couleur flavescente était visible. Et la nature semblait muette, l’atmosphère silencieuse, et rien, rien n’émettait le moindre son. Une réticence que seul le voit de la jeune femme brisait, dans un débit répétitif mais qui se montrait de plus en plus émotif. Tout ceci se mêlait au froid insipide qui se levait peu à peu. Ses mots résonnaient dans ma tête, et fond de moi, son discours était le fond de ma pensée. Je n’étais pas un automate, mais un monstre. Une effroyable chimère qui avait tuée il y’a de cela quelques heures.

Etait elle honnête dans son discours, où mentait elle ? Dans le monde Shinobi, c’était monnaie courrante, et j’avais appris tout seul à ne jamais rien croire. Mais comment ne puis je pas la croire quand elle paraît aussi sincère. Comment ne puis-je pas la croire lorsqu’à la fin de son long palabre, les larmes lui montent aux yeux ? C’était bien impossible. Elle avait baissée la tête, honteuse de son discours, et de son comportement. Je fis un pas en sa direction, légèrement gêné cette fois. Pour une fois, je ne savais pas de quelle façon réagir. Oh, je pense que je n’ai jamais vu une fille pleurer devant moi comme ça, dans un contexte aussi étrange. Ma main décrivit un large cercle, pour ainsi se poser sur son dos, dans un acte de pseudo réconfortement :

  • Il fait froid, tu ne trouves pas ?


Je malaxais mon chakra Jisetsu, effectuant une nouvelle téléportation. Nous avions atteri dans une grotte qui se situait à bonne distance de Konoha. Le territoire de Tori no Kuni. Durant la téléportation, mon étreinte était toujours présente sur Krystal. Me détachant doucement de celle ci, ma dextre s’alluma d’une flamme katon qui vint s’agrandir pour former une sorte de pseudo feu de camp. La place étant déjà hermetique, le feu ne serre qu’à nous éclairer. Je vins m’asseoir devant le feu, reprenant mon ton sobre. Elle devait s’être calmée maintenant :

  • Désolé si j’ai paru disons un peu... Déplacé. Tu as pleurée sans raison, Krystal. Tu a dit ce que tu avait dire, et c’était bien dit. Alors séche tes larmes, tu es un monstre après tout, n’est ce pas ? Et avant que tu ne me pose la question.. ; nous sommes à des centaines de kilomètres de Konoha, dans une grotte de Tori no kuni. C’est une belle région.




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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Sam 16 Mar 2013 - 18:02

    Je n’aimais pas craquer, encore plus devant des personnes que je connaissais à peine. Xaldin et moi, si éloignés mais pourtant si proches. Lui, un Kirijin si puissant. Moi, une Konohajin si faible. Pourtant, nos caractères se ressemblaient. Enfin, plutôt nos ressentis. Je ne pense pas qu’il agisse comme moi, je ne pense pas qu’il réagisse comme moi. Il n’est sans doute pas sensible à la même chose, il ne croit pas aux mêmes choses, il ne poursuit pas la même chose que moi. Pourtant, nous avons un point commun qui nous rapproche tellement que toutes les différences semblent futiles à côté : lui comme moi, nous nous considérons comme des monstres.

    Puis, le Kirijin me prit dans ses bras. J’ignorais ce qu’il voulait me faire, je savais juste qu’il n’avait aucune mauvaise intention envers moi. Je me laissais faire, me contentant de me blottir contre lui. Je sentis le décor s’en aller, le vent glacial s’estomper et une nouvelle chaleur arriver. Je rouvris les yeux. On n’était plus sur cette colline de Hi no Kuni. Nous étions désormais à l’intérieur d’une grotte chaleureuse, éclairée par un feu de camp, donnant aux parois rocailleuses un confort qui ne pouvait pas exister. C’est comme s’il lisait dans mes pensées : avant que je ne lui demande quoique ce soit, il répondit à ma question. A des centaines de kilomètres de Konoha, hein ? A Tori no Kuni ? Je ne connaissais pas, mais aussi loin fus-je de chez moi, je ne me sentais pas en danger.

    Je m’assis à côté du feu, Xaldin me rejoignant quelque temps après. Je posai ma tête sur son épaule. L’heure tardive de la nuit commença à se faire sentir, et mes paupières devenaient de plus en plus lourdes.

    - Tu crois que les gens peuvent changer ?

    Je pense que de toutes les personnes que je connaissais, ai pu connaître ou que j’ai juste croisé, c’était à lui que poser cette question était le plus approprié. Je ne pense pas que les gens changent. Ils évoluent, ils mûrissent, mais un monstre restera un monstre, qu’il soit petit ou grand. Beaucoup de gens se plaisent à dire que ce n’est pas notre naissance qui fait ce que nous sommes, mais que ce sont nos choix et nos actes qui nous définissent. On ne peut nier cette affirmation. Le tort qu’elle a est d’occulter le fait que certaines actions sont irréversibles.

    J’écoutais sa réponse, avec beaucoup d’attention, ma tête toujours sur son épaule. Mes paupières se fermèrent toutes seules, mon esprit vaquant vers d’autres lieux, mon corps restant auprès de Xaldin. C’est amusant, ce genre de rencontre, que rien ne prédestinait mais qui apporte pourtant tellement. Certaines personnes appellent ça le destin, d’autre la chance. Je ne sais pas exactement où me situer entre ces deux concepts. Je ne suis pas croyante, ni persuadée que la vie n’est qu’un jeu. Je suis cependant persuadée d’une chose : on a ce qu’on a. Et cela n’a rien à voir avec ce que l’on mérite…
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Lun 18 Mar 2013 - 21:17

Aussi longtemps que je me souvienne, j’avais toujours su faire avec le sexe opposé. Je n’avais jamais eu de réelles intentions avec aucune des femmes que j’avais croisé au cours de ma vie, mais j’ai toujours su me comporter avec eux. C’est p’têt dans les veines. La noblesse et l’éducation ça doit jouer dans ces trucs là. Résultat, même si je me montrais étrangement froid avec la gente féminine, nous finissions généralement bons amis, voir un peu plus avant la tombée de la nuit. Mais Krystal était un peu différente. Les autres atourneuses que j’avais rencontré dans différents endroits étaient bien trop simples d’esprit. Elle, tout comme moi, elle savait faire avec intelligence. Malgré son présumé grade et sa faiblesse en tant Kunoïchi, elle me semblait assez forte de caractère. Elle était juste tombée sur la mauvaise, ou bonne personne. Celle qui l’avait poussée à montrer son côté à fleur de peau. En galant cavalier que j’étais, je m’étais chargé de la consoler à ma façon. Pas par des mots doux, ce n’était pas dans mes habitudes de faire dans le nyan-nyan. Je suis un gars vieux jeux, qui préfère les actes, quitte à être rude dans ses paroles. C’est peut être ça qui fait que les autres me trouvent agréables, bien souvent, on essaye de convaincre par les mots, on veux vous faire croire que tout est beau. Mais on agit pas. Je suis contre ce comportement.

Nonobstant, dans bien des cas, je me montrais tellement voluptueux que cela devenait d’une singularité extravagante. Au lieu de me contenter de la serrer dans mes bras, j’étais allé jusqu’à me téléporter dans l’un de mes recoins secrets que j’affectuais si éperdument. Ca, ça plaisait à un partie, d’autres non. Lorsque le sérieux de mon personnage dépasse les frontières du baroque, les avis sont souvent mitigés. Mais heureusement que je ne vis pas pour les autres.

Dans le cas d’opaline à l’œillade parme, il semblait que je n’étais pas un gêne mais au contraire une sorte de confident. Un vieux classeur qu’on avait élu journal intime et qui était destiné, après avoir une dizaine de stylos défiler sur ses pages usées, à finir sa vie dans un tiroir à l’abri de tout regard. Elle se blottit contre mon épaule, après que je l’eusse rejoint à proxi’ du feu. Inconsciemment, je ramenais ma main sur son éclanche à elle, afin qu’elle ne se sente plus seule. La Kunoïchi lâcha alors une interrogation en apparence anodine, mais réellement géhenne lorsqu’on s’y penchait avec plus d’attention. « Les gens peuvent changer ? « Au fond, qu’est ce que j’en sais moi même. Je suis quotidiennement confronté à cette question, mais je crois qu’avec le temps, j’ai trouvé la réponse... Bizarrement, ma voix s’était faite plus douce, comme pour l’aider à s’endormir, elle qui somnolait déjà :

  • Oui, on change. Mais ce n’est pas une question de vouloir ou de pouvoir. Un comportement change avec le temps, avec les influences externes, sans que l’on s’en rende compte. Ce n’est qu’après que tout autour de nous change que nous pouvons réaliser si ce que nous avons fait est bien, ou mal. C’est pourquoi parfois, il faut se remettre en question. Voir ce qu’on a fait, ceux qu’on a blessé. C’est toujours bien.


Je regardais le véhément brasier crépiter, comme en somme le feraient nos vies, avant de continuer :

  • Et soit sûre que notre rencontre va grandement m’influencer.


A son instar, mes paupières cédèrent, peu de temps après.
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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Ven 22 Mar 2013 - 10:41

    Avait-il raison ? J’avoue me poser la question. A l’heure actuelle, je pensais tout l’inverse. Les gens sont tels qu’ils sont, et que vous appeliez ça hasard ou destin, ils restent ce qu’ils sont. Parce qu’il est dans leur nature de le rester. Parce qu’il est effrayant de se dire que plus tard, nous serons quelqu’un de différent, qui n’a rien à voir avec ce qu’on est aujourd’hui. Les gens se complaisent dans ce qu’ils sont, tout simplement, persuadés que quoiqu’il arrive, ils ne changeront de toute manière pas. C’est ce que je pense, et c’est ce à quoi je m’évertue. A rester la même, à suivre mes préceptes, à suivre mes objectifs. J’aimerais changer, j’aimerais être différente, mais il est trop tard. Je reste orpheline, et je reste blessée. Qu’aurait ma vie de différente si demain je me levais en me disant que je deviendrai quelqu’un d’autre, une personne meilleure, qui se dit sensible et sentimentale ? Absolument rien, si ce n’est que mes douleurs seraient bien plus visibles. Je préfère que ces douleurs ne pleurent qu’à l’intérieur.

    Le crépitement du feu finit par avoir raison de moi, et je m’endormis, dans les bras de cet étrange jeune homme de Kiri. J’entendis sa dernière phrase : ma rencontre va l’influencer ? Et comment ? Je n’avais été qu’un poids pour lui, qu’une gamine immature qui se plaint de sa vie pendant qu’il m’écoutait geindre sans se plaindre, et tentant même de me réconforter. Car oui, malgré ses airs d’insensibles, c’est bien ce qu’il a essayé de faire. Et ce de la meilleure des manières : la plupart des gens pensent que pour réconforter quelqu’un, il faut lui dire ce qu’il a envie d’entendre. C’est faux. IL faut lui dire ce qui est. Ce n’est pas bon de se complaire dans les rêves en oubliant de vivre. La vie est cruelle et injuste, mais ignorer nos problèmes ne font qu’accentuer les difficultés à les surmonter. Ce que j’avais besoin d’entendre ? Que je n’étais pas un monstre. Ce qui est ? J’en suis un. Et je crois, qu’au fond, j’avais besoin de l’entendre. Car je préfère être un monstre qu’être folle.

    Non, c’est plutôt lui qui va m’influencer. Comme tous les Kirijins que j’ai pu croiser, au final. J’en ai rencontré deux dans ma vie, et les deux m’ont permis de me reconstruire un peu plus. Pourtant, les deux ont eu en commun de n’être qu’éphémère dans ma vie. Physiquement du moins. Car jamais je n’oublierai les paroles et les gestes de Yuka. Et là, jamais je n’oublierais ceux de Xaldin.

    Je me réveillai, au milieu de la clairière dans laquelle nous étions avant de nous éclipser. Le soleil brillait, mais il m’avait recouverte de ce qui semblait être son manteau, me permettant de dormir au chaud un peu plus longtemps. Je me levai et regardai autour. Lui se trouvait là, sur la même branche d'arbre sur laquelle il se trouvait lorsque l'on s'est rencontré...

    Il me parla, fit une chose à laquelle je ne m'attendis absolument pas, et puis repartit. Au fond, rien n’avait changé depuis la veille. Rien, en dehors de cette jeune femme, à moitié couchée dans l’herbe, et dont le cœur était désormais un peu plus léger.

    Car ainsi va la vie. Quelques joies, très vites effacées par d’inoubliables chagrins…


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Message(#) Sujet: Re: Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin) Lun 25 Mar 2013 - 21:52

Et mon corps céda aux lois de la pesanteur, tombant petit à peu sur le sol ferme de la grotte tandis que le feu dont se dégageait une apaisante véhémence continuait à crépiter. Machinalement, je saisis la crinière de Krystal, partant pour un royaume où les rêves étaient légion. Mais le spectre des cauchemars ne brisait pas pour autant mes barrières spirituelles. Aussi, je fis un sommeil sans rêve, comme tous les jours de ma vie à peu près. Mais on peut dire que j’étais « heureux » pour quelque chose d’autre. J’avais trouvé quelqu’un qui me ressemblait, plus ou moins. Au fond, je n’avais pas obtenu ces informations pour lesquelles j’étais venu, mais peu importe. J’avais passé une belle soirée.

***

Mes habitudes ne changeaient cependant pas, même en compagnie de la Kunoïchi, aussi, je me réveillais assez vite. Cinq ou Six heures de sommeil tout au plus avaient suffies pour me requinquer. Mon métabolisme fonctionnait comme ça depuis longtemps, je n’éprouvais plus le besoin de rester beaucoup au lit, même si la bergère en question n’était qu’un humus, un caillebotis primitif qui faisait partie du tout qui constituait cette grotte connue de peu, voir de ma personne seulement. Enfin, maintenant, on était au moins deux. Dehors, l’astre diurne avait déjà entamé son ascension du firmament. Il serait temps pour Krystal de rentrer, en tant que genin elle ne doit pas vraiment avoir le droit de rester en dehors du village pour longtemps, ni même s’aventurer en dehors des terres du Daimyô de la feuille.

Je me dégageais de la légère étreinte que suscitait son poids plume, mettant de l’ordre dans mes habits et mes cheveux. Je la regardais dormir un instant, avant d’esquisser un sourire et de la prendre par la taille pour la relever doucement, la tenant maintenant des deux mains, tel la « monstrueuse princesse » qu’elle était . Finalement, ça valait le coup d’attendre son réveil. Rien que pour ça.

Une légère impulsion de chakra spatio temporel, je me retrouvais vers l’arbre de notre rencontre. Déposant l’opaline au pied du végétal, tout en me désapant de mon manteau, je l’entourai de la pèlerine, avant de monter sur l’arbre, attendant patiemment son réveil. Lorsque l’ouverture de ses soupiraux signala un réveil, je descendis de l’arbre, attendant qu’elle se lève et me donne le manteau. Lorsqu’elle fit finalement, je passais ma main autour de sa taille, la saisit avec douceur, comme-ci je lui dictais de se laisser faire. Je rapprochait mes lippes des sienne, puis les effleura, décrivant un baiser qui dura quelques secondes. Et puis je me détachais d’elle, prit ce qui me revenait de droit, ladite cape, avant de lui dire :

  • Considère ça comme un cadeau d’adieu.


Et de nouveau, la fameuse téléportation, ma signature à moi en quelque sorte. Je réapparus vers mon laboratoire, à Kiri. Oui, cette rencontre était sûrement pas à oublier, tout comme la bizarrerie de mon dernier acte. Mais bon, c’était tellement tentant. Haha.

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Carried away by a moonlight shadow ♫ (Xaldin)

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