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 Chassera bien qui chassera le dernier (C)

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Message(#) Sujet: Chassera bien qui chassera le dernier (C) Mer 2 Nov 2011 - 6:12

Citation :
Un chasseur dit avoir aperçu une énorme bête rôder dans le coin, aux alentours du village caché. Votre tâche est de le seconder dans ses recherches et de l'aider à éliminer ce monstre.

Baku jouait un peu plus loin. Près de ma roulotte, assis sur le sol, le dos posé contre celle-ci, le feu de camp éclairait mon visage et diffusait sa chaleur sur ma peau malgré le froid de la nuit. Autour de moi et surtout du feu, les membres du Clan Inuzuka se reposaient avant la fin de la journée. Plusieurs chiens jouaient, dont mon compagnon. Je les regardais faire, se mordre, bloquer le passage, gronder plus sèchement que sourdement, signe que l’atmosphère était plutôt aux jeux qu’à l’attaque. Le rouleau de parchemin, l’ordre de la mission, me semblait étrangement adapté à ma situation. Cela soulevait plusieurs questions. Comme qui était responsable de ce « fruit du hasard » ? Je savais que l’examen chûnin m’avait fait un peu remarqué. Je savais aussi que l’Hokage avait un certain intérêt pour moi. Franchement, l’ordre soulevait quelques questions. Les chasseurs de Konoha étaient peu nombreux, voire inexistant, l’agriculture, l’élevage et le commerce suffisait pour se nourrir.

La question aussi de l’énorme bête était très intéressante. Il existait des légendes sur des animaux incroyables, mais personne n’en avait vu depuis longtemps et leur existence me semblait plutôt de l’ordre du mythe. Mon chien venait d’être bloquer par un autre de ses semblables. Un grand prédateur est une chose rare, presque impossible, car les gros animaux se nourrissent plus. Il leur faut de grosses proies ou énormément de petites. Dans ce cas, ils représentaient rarement un danger, dans l’autre, il était impossible que ces derniers soient venus dans une région qui ne présentait pas déjà une source de nourriture. L’autre possibilité était que l’énorme bête fût un charognard, un omnivore ou un herbivore. Dans ce cas, rien n’empêchait l’animal d’être agressif si la lutte du territoire était importante pour eux. Vu la nature mystérieuse de la menace, donc peu de connaissance, ce devait être un spécimen plus faible que ses confrères.

L’autre possibilité était que l’animal appartienne à une région normalement reculée ou ne présentant aucune avantage à l’occuper. Le Pays du Feu est grand et de nombreuses zones, bien que connues, faisaient déjà l’objet de racontars et on les évitait comme la peste. Dans ce cas, ce serait très intéressant. Je fronçais les sourcils en essayant de voir d’autres possibilités, de deviner qui était le mystérieux chasseur ou comment je pourrais accomplir ma mission. Non, la première étape serait de me faire un portrait de l’animal, avec des traces et ses déjections, sa taille, son comportement, etc. Il suffirait peut-être de poser quelques pièges et la situation se règlerait par elle-même… Ou presque.

- « Baku ! Vient ! Nous devons partir tôt demain…"

Le reste de la nuit se passa d’un sommeil profond. Dans quelles circonstances, depuis longtemps, j’avais pu m’endormir sans passer des heures à caresser Baku machinalement jusqu’à ce que le pauvre animal pousse des soupirs profonds de découragement à force de vouloir dormir. Les préparatifs prirent peu de temps, c’était le genre de choses qu’on m’avait habitué à faire dès mes débuts. Être prêt rapidement, au cas où un des nôtres se soient perdus dans les bois. Du fil de fer pour les pièges, des armes de Konoha pour me défendre, des rations, de quoi faire un peu de feu, des couvertures, de quoi couvrir mes épaules, mon plastron de cuir et mes chausses. Avant que le soleil ne se lève, mon sac sur l’épaule, j’étais en route vers mon rendez-vous… Un vieux chasseur.

L’homme venait de Konoha, mais n’avait rien du chasseur que je pouvais imaginer. Il avait dans son costume une vague ressemblance avec celui des Konohajins. Sa coupe de cheveux, courte, avait les allures de celles que mes parents auraient pu me faire dans le passé, des mèches de longueur inégale, mais qui ne descendent jamais en bas du front, et sa mâchoire était mangée par une barbe de vieillard. Ses lèvres étaient épaisses, ses muscles étrangement noueux, maigres, mais le ventre un peu trop épais et le menton fripé. C’était un homme d’un certain âge, évidemment, qui avait su garder la forme, avait une grande expérience de la forêt, vu sa manière de lever les pieds haut pour éviter les racines et son regard qui regardait de haut en bas pour voir les racines et éviter les branches d’arbre sur son visage. Pourtant, son gabarit m’indiquait qu’il n’avait jamais manqué de rien et avait pu abuser des bonnes choses.

En approchant, il me salua d’un bref mouvement de tête avant de me regarder de bas en haut. J’ignorais ce qu’il cherchait, mais je comprenais qu’il avait dû demander spécialement un Inuzuka pour cette mission. Baku semblait s’approcher, gardant un peu moins d’un mètre de distance avec lui, mais la truffe agitée par les reniflements de son instinct curieuse.

- « Où était-ce ? »

Il se contenta de rire un peu et de me faire signe de le suivre. Immédiatement, je fis claquer ma main sur ma cuisse et mon chien repris son sérieux. La traque commençait. L’homme semblait un peu perdu, du moins, pour un citadin qui le regarderait, mais je savais que comme moi, regarder autour, noter les détails et les arbres, était le seul moyen de ne pas se perdre dans les bois. Après presque une heure ou deux de marches, il commença à parler lentement, avec la voix d’un homme hésitant, entre la superstition et la recherche sérieuse d’une explication.

- « C’était un animal de grande taille, presque un ours. D’ailleurs, je ne sais pas si c’est ça… Si s’en était un, il était plutôt maigre. Mais vu la longueur, je ne suis pas sûr. Sa fourrure était un peu hirsute et les poils que j’ai trouvé étaient épais… Mais ce qui m’a le plus fait douter, c’est ça ? »

Il s’arrêta et pointa un peu vers le sol, un peu plus loin. En approchant, les yeux à moitié sur le sol à un mètre de hauteur, j’observais, comme mon homologue, les branches ou les pistes qui auraient pu apparaître. Le fait qu’il est attendu pour parler m’indiquait qu’il voulait avoir des supports pour ses dires. Dans ce cas, il savait exactement où il allait. Je ne pouvais que hocher la tête. Il n’y avait aucun « sentier » de l’animal, aucun passage piétiné par des venues fréquentes, et la piste semblait montrer que l’animal n’hésitait à sauter les obstacles au lieu de les contourner… Un comportement peu naturel.

Les traces en elles-mêmes étaient beaucoup plus intéressantes. Ce n’était définitivement pas un ours. La trace de pattes avaient cinq coussins, quatre vers l’avant d’une forme légèrement triangulaire dans l’ensemble, un autre à part vers ce qui ressemblait au ventre ou corps de l’animal. Un ours aurait des coussins à plus égale distance du coussin principal, beaucoup plus avancés et large, des traces de griffes aussi… Je fronçais les sourcils en regardant renifler derrière nous. C’était certainement des traces de pas d’un canidé, beaucoup plus grand qu’un chien ordinaire. Je relevais mes lunettes en essayant de réfléchir. Un chien ou un animal y ressemblant, mais qui n’agissait pas naturellement. Il était évident que c’était un homme avec un dresseur, mais vu la taille du chien, il ne s’agissait pas d’un membre, actuel du moins, du Clan Inuzuka, sinon il aurait été remarquable.

- « Allez un peu plus loin et campez. À un kilomètre du mur Est de Konoha, je me posterai un peu plus au Nord. »

Je savais que le chasseur ne se plaindrait pas. Il lui suffirait de nous cacher et d’attendre. Je me mis simplement à sourire en coin en m’éloignant, accompagné de Baku. Si l’homme était un dresseur, il devait certainement avoir des liens avec le Clan Inuzuka, même de loin, même d’une branche très éloignée s’étant séparée. Le campement du Clan était plus près de ma position, je pourrais m’informer. Si cet homme était véritablement un ancien Inuzuka ou, s’il avait des liens, il irait certainement rôdeur autour du campement. Si c’était un prédateur, il était certain que le chasseur le verrait. C’était mes réflexions de la nuit pendant que celle-ci s’écoulait. Aux petites heures, dans ma cachette, je n’avais rien vu ni rien entendu de particulier. Comme chaque nuit, les bois sont une source de questionnements, chaque son ayant une origine, animal, météorologique ou végétal, mais la nuit chaude rendit l’activité moins difficile.

En approchant du campement, je remarquais l’odeur du feu, qui affola Baku. Je fronçais les sourcils, lorsque le craquement d’un corbeau grinçant fit entendre son cri. Je m’arrêtai net, écoutant l’écho du cri, multiplié par la vaste forêt, mais aussi ses confrères. Je fis signe à Baku de passer devant, presque immédiatement, il colla sa truffe au sol ou dans les airs, pour renifler en avançant. Je me contentais de sauter dans la branche la plus haute et de le suivre le plus loin possible, quelques dizaines de mètres, de manière à pouvoir intervenir en cas de problème.

Soudainement, il s’arrêta net. Nous étions à près d’un kilomètre du camp. Devant moi, une clairière. Je m’en approchais alors que Baku restait sur place. À travers les branches et les ombres, je reconnus une carcasse d’animaux. Je fronçais les sourcils. Il n’y avait ni corne ni bois, la fourrure était lisse, pas de touffes de poils, sauf une épaisse et grise. Je fronçais les sourcils, fit signe à Baku après être revenu sur mes pas, qui commença à renifler. Après presque une heure, il s’approcha en ne faisant rien. C’était le signe que rien de particulier n’était visible autour. En m’approchant, je fronçais les sourcils. Aucune trace de pas, juste une traînée dans l’herbe, du sang, et quelques traces dans ces dernières. La bête n’avait pas de morceaux de chair manquante, les mollets avaient visiblement été mordus et la gorge de l’animal égorgé avait taché la touffe grise de poil en dégoûtant, alors que le reste du corps avait absorbé le sang.

En m’approchant, je compris ma bêtise, même d’aussi loin. En approchant, je compris qu’aucune fourrure n’avait été imbibé, c’était des vêtements, aucune touffe de poil n’avait été tâchée, c’était de la barbe. En me penchant dessus, je ne pus m’empêcher de fouiller le corps et de le retourner sur le côté, avant de regarder son ventre. Mon souffle était si court que, contrairement à ma demande, s’approcha et vint lécher ma nuque. Je me retournais vers lui, pris une grande inspiration, presque instantanément, mes pensées se replacèrent, comme avant une visée, avant d’abandonner les doutes et de tenter le tir. Je remerciais Baku en lui tapotant le museau.

Morsures aux chevilles, c’est une attaque que les meutes de loups utilisent, mais celle-là était profonde et unique. On l’avait traîné. Ce ne devait pas être une meute, mais un animal. L’animal n’obéissait pas à ses instincts. La morsure à la gorge était déchirée, comme les attaques de Baku, on l’avait secoué après l’avoir agrippée. C’était à la nuque, on l’avait attaqué par derrière. Je souris en tournant un peu sur moi-même. Nous étions dans une clairière, on l’avait mis là pour le rendre facile à trouver, déplacer sur une longue distance, mais c’était la zone la plus identifiable et la plus proche.

Je me redressais. Je venais de comprendre. Si on cherchait un membre du Clan Inuzuka, c’était le meilleur moyen. Un homme, avec un animal, tue des hommes, certainement avec un canidé, on demande au Clan Inuzuka qui commande les alentours de venir. On visait le Clan Inuzuka. Pourquoi ? La présence des Inuzuka ici ne faisait pas l’unanimité j’imagine, à Konoha et ailleurs, mais certainement aussi dans les autres Villages Cachés. Pourtant, je ne pouvais pas sonner l’alerte sans avoir des preuves ou… des certitudes. J’avais un plan. Il fallait encore passer la nuit, à l’endroit où on avait tué le pauvre chasseur… J’avais encore quelques heures pour me préparer.

La nuit était noire. Je me tenais dans la tente, enfin, une partie. Ce n’était que moi et un clone de Baku, l’un « dormant » quand l’autre veiller. Je guettais plus loin, redoutant l’odorat de mes adversaires, je m’étais couvert d’un mélange de boue et de feuille frotté sur ma peau. Soudainement, comme un fauve, l’attaque sonna, un grondement rauque, un feulement. Le clone disparut et je bondis plus loin. Un gros loup se retourna vers moi, la gueule encore tâchée par le sang de la veille, les oreilles basses et le poil si dressé que je compris pourquoi le chasseur l’avait pris pour un petit ours. Baku était plus loin, prêt à bondir, mais son odeur était bien plus forte que la mienne. Je sortis un kunaï et le lança vers l’animal. J’espérais voir sortir le maître dès que j’attaquerais le loup. Au lieu de ça, une voix rauque et grondante s’exprima.

- « Au moins, j’ai été capable de te faire sortir de ton trou… Le chasseur n’est pas mort pour rien… »

J’ouvris rond les yeux en me rendant compte que l’animal parlait. D’ancienne légende parlait que chaque race du continent avait en quelques sortes une toute petite partie de son peuple plus intelligent, capable de s’organiser, de discuter… Je devais avouer que ça n’avait rien de surprenant, les chiens du Clan Inuzuka étaient malins et capables d’une grande compréhension. Mais, l’idée que de telles créatures existent me semblait désagréable, car on ne les voyait jamais… Jusqu’où pouvaient-elles s’étendre ? Et qu’est-ce qu’il faisait autour des Villages ?

- « Baku, enfin celui-là, était une illusion. Une technique que j’ai apprise à Konoha… Je me douterais bien que tu le viserais. Ce qui m’étonne c’est que tu n’as pas de maître… Je ne pouvais pas me l’expliquer, mais maintenant c’est clair. D’ailleurs, c’est pour cela que mon chien est plus loin, pour surveiller mes arrières…Ta race ne doit pas trop apprécier que les chiens nous jurent fidélité, encore moins maintenant que nous sommes dans un Village de citadin…

Je donnais des explications et le loup semblait furieux. Moi, tout ce que je voyais, c’est que j’avais eu de la chance, car je n’avais pas tout envisagé alors que tous les indices m’indiquaient qu’il n’y avait pas de maître. J’aurais dû le voir, mais j’avais agis comme un imbécile en étant borné, en délimitant les choses par la théorie au lieu de limiter la théorie en fonction des choses. Le fil de mes pensées fut interrompu par l’animal furieux.

- « J’ai été envoyé pour tuer quelques chiens, apprendre la leçon aux humains et à vos cabots. Tu étais la cible type ! Je vais devoir faire un exemple directement sur toi… »

Dans un grondement furieux, j’entendis Baku sauter et prendre le loup par la nuque. Les deux animaux commencèrent à se rouler, en glapissant parfois, parfois en grognant et souvent en aboyant. Jamais mon compagnon n’aurait le dessus sur cet animal, mais s’il attaquait par surprise, c’est qu’il se savait pas de taille contre un Shinobi. Je devais trouver un plan et vite, pour séparer les deux combattants. Je n’eus pas la peine de le formuler, car trop furieux, il repoussa Baku au loin pour pouvoir se jeter à sa gorge. Alors qu’il sautait, je décrivis les signes d’un des jutsus les plus efficaces de mon répertoire. Deux murs de pierre, moins carrés, s’élevèrent, des épieux de pierre en surgirent et se refermèrent sur le loup. La Mâchoire… Le loup poussa un glapissement.

À toute vitesse, je me dirigeais vers Baku. Blessé, mais encore vivant, je le pris dans mes bras. En m’approchant de son adversaire, je le sentis pousser un dernier soupir avant de s’éteindre, laissant ma chasse sans information. Je regardais mon pauvre compagnon en me dirigeant vers le camp Inuzuka pour le faire soigner. En route, je réfléchissais… Que ferait les membres du Clan ? Voudraient-ils se sécurisés avec Konoha ? Je l’ignorais, mais une chose était certaine, l’alliance avec les Chiens étaient vitales aux nôtres. Si l’humain faisait sa force grâce à son contrôle, nos compagnons nous permettaient de comprendre que seul la survie comptait, ni l’ambition ni les espoirs d’un peuple qui ne pouvait en avoir, sauf si son chef en imprégnait ses sujets…
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Chassera bien qui chassera le dernier (C)

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