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 Comme deux frères [PV Aku]

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Message(#) Sujet: Comme deux frères [PV Aku] Jeu 28 Fév - 10:30

Le printemps était là. L'hiver parti, il ne restait plus de neige à Konoha. Le froid préparait ses valises, tandis que la floraison elle reprenait ses emplacements. Le monochrome s'effaçait, permettant à la vie de se barioler, de s'enivrer de longueurs d'onde. Toutefois, on ne pouvait affirmer réellement que le blanc s'en allait. Marchant dans la rue, il était là, placide, coi, ignorant les débandades de la foule opulente. Yokuro, avec son accoutrement albescente, et sa toison de même teinte, s'avançait dans les grandes rues de la cité de la Feuille. Difficile de déterminer ce que le psychanalyste avait décidé de faire en cette journée pour se retrouver dehors. Néanmoins, comme tout quidam lambda, il se fondait dans la masse, s'incorporait au moule de la plèbe. La liberté n'était pas réellement cette définition là pour lui néanmoins pour l'heure actuelle il se passerait des bruitages et des bousculades. En réalité le jeune homme n'avait guère de travail en cette journée printanière. Comme si tout les maux des hommes suivaient le même chemin que celui de l'hiver. Une aubaine en un sens pour le Yamanaka, un malheur pour son salaire de psychologue. Qu'importe, car contrairement à de nombreux travailleurs, il n'aimait pas faire son métier pour s'enrichir. Au contraire, c'était bien là le cadet de ses soucis. Et même dans la pauvreté du client, l'éborgné savait qu'il existait une source presque illimité de clients dans les demandes de mission. Après tout, depuis son introduction au village, lui aussi était un Konohanin. Il œuvrait — bien que sans grande allégeance — au service des citoyens de Konoha, des populations de Hi no kuni, le tout aux ordres du Yondaime Hokage.

Et ce même Genin, qui coulait de douces foulées dans les grandes allées du village caché de la feuille, semblait perdu. Mieux encore, il avait perdu quelque chose. Un quelque chose de vivace, de petit. Un petit être qui ne savait tenir en place, et qui par la mer de bras et de jambes, avait du mal à paraître visible. Ce petit quelque chose, s'était sans conteste Kuro, le félin du maître de l'esprit. Yokuro avait pour habitude de se balader à ses côtés, l'emportant sur ses épaules dès que l'occasion se présentait. Et il fallait avouer que le Yamanaka, en pleine journée de marché printanière, n'avait pas fait fort en prenant avec lui son animal de compagnie. Il errait alors ci et là, en quête de son familier, baladant son œillade sur les côtés, au centre de l'allée. Il savait pertinemment qu'il ne pouvait compter sur la plèbe, dont le témoignage bien trop futile le mènerait en confusion. Aussi, plutôt que de s'induire presque volontairement en erreur, il préféra utiliser ce sixième sens que semblait déployer les ninjas en mission, et parfois pas uniquement en mission: l'intuition. Une sensorialité de la raison, poussant l'individu à suivre les résidus de son instinct animal, afin de trouver la solution au problème.

Et le problème trouva rapidement sa solution. Dans un recoin de la ruelle se trouvait Kuro. Aux pieds d'un étranger. Et contre toute attente, Yokuro se reconnaissait en cet inconnu. Bien des années plus tôt, il se reconnaissait en ce chérubin, la mine virginale, la chevelure nivéenne, et le regard amputé d'un iris. Cet enfant avait certainement trompé par sa physionomie le chat, ayant ainsi pris le personnage pour Yokuro. Le Yamanaka en question ne tarda pas alors à récupérer Kuro, et à présenter ses excuses à la place de la bestiole.

— Toutes mes excuses, j'espère qu'il ne t'a pas dérangé. Kuro t'a confondu avec moi, il semblerait, alors que je le cherchais partout.
L'Opalin, alors intrigué par le juvénile Borgne fit les présentations, par politesse. La politesse était une valeur morale indéniable en société, et également un bon moyen d'amorcer la discussion.
— Je me présente: Yamanaka Yokuro, humble Genin au service du village, et psychologue lorsque le besoin s'en ressent. Et toi, puis-je connaître l'identité du personnage qui a su duper ma boule de poil ?
Il vint sourire légèrement, en guise d'attente à une éventuelle réponse de la part de l'inconnu aux cheveux lactescents… qui lui ressemblait à pas grand chose près.
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Jeu 28 Fév - 15:15

Cet endroit ne m’était pas inconnu. Non, loin de là. Un restaurant se dressait devant moi, lieu qui ne m’était pas inconnu. Dans le passé, j’y ai eu quelques problèmes à l’intérieur, notamment avec le chef de celui-ci. Ce jour-là, c’est en paix que je venais. Mon intention était de voir cet homme, et de lui proposer de faire la paix, une bonne fois pour toute. Car à cause de notre dernier accrochage, je ne pouvais plus mettre les pieds dans son restaurant, qui, malgré la mentalité maladive du chef de l’établissement, était réputé pour leurs mets de qualité. J’aimerais bien y goûter un de ces quatre, mais il fallait déjà que l’on enterre la hache de guerre, lui et moi.

D’un pas confiant, je pénétrai à l’intérieur. Les lieux étaient toujours les mêmes depuis la dernière fois, des souvenirs me revinrent, comme lors de cette bataille de tomates. L’homme qui était à la tête du restaurant, était là, pas très loin de l’entrée. Il n’allait pas être très content de me revoir, mais je pense que je peux lui faire entendre raison. Lorsqu’il me vit, il fit tomber tout ce qu’il avait entre ses mains, et se précipitait dans ma direction.

    - Tu ne m’échapperas pas ce coup-ci !!


Oh putain. J’avais vraiment oublié à qui j’avais à faire. Cela semblait impossible de parler tranquillement avec lui. Plus qu’une option : la fuite. Il y avait aussi la baston, mais n’aggravons pas la situation, qui était déjà assez envenimée comme ça. Inutile de parler à cet homme ça ne mènera à rien. Tant pis. Me retournant, je partis à toute allure, avec l’homme qui me suivait derrière. Franchement, j’avais mieux à faire que de jouer à chat, et surtout avec lui. J’étais complètement lassé, ces jeux ne m’amusaient même plus. Ce qui m’amuserait, ce serait qu’il trébuche et que sa tête percute une pierre très pointue. Là au moins, j’en serai définitivement débarrassé. Après tout, c’est lui qui a démarré les hostilités là…

Rapidement, je commençai à le semer. Je tournais dans une sombre ruelle, pour m’y cacher, derrière des poubelles, assis sur le sol. Je vis l’homme y passer devant, sans remarquer que j’y étais. Imbécile, deux fois que je t’ai eu avec la même technique. Heureusement pour moi, il n’était pas très malin. Il allait maintenant retourner dans son restaurant, et m’oublier jusqu’à ma prochaine apparition. Bon débarras, la prochaine fois il peut se gratter pour espérer une trêve. Me relevant, je pris soin de donner quelques coups sur mon pantalon pour y lever la poussière, et d’autres joyeusetés qui traînaient dans cette ruelle. Il faudrait songer à la nettoyer un jour ou l’autre. Ce n’est pas moi qui allais m’en occuper, même si j’allais devoir rester quelques temps ici, en attendant que la situation ne se calme.

Quelque chose toucha mon pied, j’eus un léger sursaut. Mais je me calmais bien vite, en voyant que ce n’était qu’un chat, qui ronronnait en se frottant à ma jambe. Il était trop mignon ! M’abaissant, je le caressai. Depuis le berceau, j’éprouve une passion pour le monde animal. Chiens, chats, papillons, araignées, éléphants, hippopotames, ânes, Nai, ils étaient tous à craquer. Son poil était doux et soyeux, et il ronronnait. C’est rare qu’un animal ne me fuie pas. D’habitude, ils s’enfuient dès que je m’approche. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. En tout cas, celui-là était vraiment docile. Allez hop, je l’adopte.

    - Tu t’appelles comment ?
    - Miaou !


En plus il me répondait ! Miaou ? C’est un nom… Très original. Surtout pour un chat. Enfin soit. Si tel est son nom, je n’allais pas l’appeler autrement. Et il vaut mieux pour lui, parce que j’ai une imagination débordante. C’est le cas de le dire. Le félin me regarda avec ses yeux tout doux, digne du Chat Potté. Il… Il avait peut-être faim ? Oui, ça doit être ça, je devais avoir quelque chose à manger dans mon sac… Enfin je crois. Pendant que je regardais dans mon sac, s’il y avait bien quelque chose à grignoter, des mains s’emparèrent. Il était en train de voler mon nouvel ami ! Ca n’allait pas se passer comme ça ! Tandis que je voulais l’attaquer pour le sauver, il prit la parole. Cet homme me ressemblait sous certains aspects, et s’excusa que le chat m’ait confondu avec lui. Ah, il lui appartenait donc. Dommage, je ne pourrais donc pas l’adopter… Bon, ce n’est pas si grave que ça. Au moins, j’ai appris son réel nom, qui était Kuro, et non Miaou. Ensuite, il se présenta, sous le nom de Yamanaka Yokuro, et disait être Genin en plus de psychologue. Psychologue, hein ? Le cas du méchant du restaurant pourrait peut-être l’intéresser.

    - Il ne m’a pas dérangé, au contraire, je le trouve très gentil, et très joli ! Moi m’appelle Aku, récemment promu Chûnin.


Malheureusement, à part être ninja, je n’avais rien à rajouter de bien spécial. Certaines personnes comme lui exercent une profession en plus, mais ce n’était pas mon cas, étant encore un peu jeune pour ça.

    - Ha ! Je te tiens ce coup-ci !


Cette voix, je la connaissais. Oh non, encore lui ! Sauf qu’il semblait plus s’adresser au Yamanaka qu’à moi. Il ne m’avait pas vu. Bon, le chat ok, mais lui qui nous confond… Il n’a pas les yeux en face des trous celui-là, on a quand même une très grade différence de taille. Même de dos, il ne devrait pas se tromper… Bon après ce mec a un problème, et me rêve la nuit, on le sait tous. Rapidement, je retournai derrière ma poubelle qui était juste à côté, en espérant qu’il ne me voit pas. Sinon, je me verrai dans l’obligation de le rôtir, une bonne fois pour toute. Je compte sur toi Yokuro !
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Jeu 28 Fév - 18:28

Kuro avait été enfin retrouvé par son maître. Il avait cherché pendant de longues minutes çà et là dans le Centre-Ville de Konoha, rien n'y fit: l'animal demeurait introuvable. Il était rare que le chat du Yamanaka se fasse la malle. Habituellement, Kuro était docile, et bien plus fidèle d'un chien. C'était le genre de bête qui avait besoin d'un repère, à savoir le Psy ici. Toutefois, il n'était pas exclu qu'il puisse rechercher, tout comme son propriétaire, d'un peu de liberté. Le temps d'une partie de cache-cache, animal et humain échangeaient alors momentanément leur liberté. Sans perdre espoir, le Yamanaka prolongea ses recherches, jusqu'à tomber finalement sur son fidèle ami. Le félin se plaisait aux côtés d'un enfant, ressemblant à quelques détails près au Genin. Kuro avait été dupé à la perfection, se laissant caresser et chouchouter par l'inconnu à l'unique iris valide. Ce même bambin se présenta, en retour à son interlocuteur: il se nommait Aku, et était Chûnin. Yokuro était à moitié-surpris de cette promotion pour un si jeune enfant: le monde comportait moult prodiges, aussi il ne fallait pas s'étonner que quelques uns puissent arriver à Konoha, et à grimper dès leur jeune âge les échelons de la hiérarchie ninja.

Et alors que Yokuro était désireux d'en savoir plus sur ce prodige juvénile, il fut stoppé dans sa course par un étrange gaillard. Dans l'agitation, le Konohajin fut incapable de dévisager son agresseur, au vu de son ton, en revanche, il fut en mesure de l'entendre s'en prendre à lui. Pendant qu'il s'était approché de lui, il en avait profité pour se retourner, afin d'être face à lui pour "intercepter" son discours.

— Ha ! Je te tiens ce coup-ci !
Plongé dans un étrange quiproquo, le Yamanaka fit appel à ses neurones pour lever le voile sur les motifs de cette confusion. Et c'est en faisant le rapprochement avec Kuro et l'inconnu que Yokuro comprit: cet anonyme aussi avait confondu Aku avec le Yamanaka. A présent, l'irascible semblait en vouloir au Borgne pour une raison qui lui échappait. Et faisant de l'innocence que déployait ce Chûnin une preuve suffisante pour l'empêcher de subir le châtiment de ce grossier personnage, le Yamanaka fit alors appel à ses connaissances, pour décourager son agresseur. D'un pas, puis d'un autre, il s'approcha soudainement de lui, et le dévisagea sans se gêner. Toutefois, contrairement à une grande majorité, il ne s'attarda pas à l'essentiel. Non, tout comme les adorateurs de peinture, il prêta attention aux détails, à la signature de l'auteur, à ce que la Nature avait imprégné et lié entre la conscience et le corps.
— Voyez-vous, monsieur, je ne sais pas qui vous êtes, mais je peux dire clairement ce que vous avez.
Son œil traça une ligne imaginaire, le long du faciès de l'inconnu.
— D'après vos lèvres resserrées, ainsi que le plissement de vos sourcils, vous exprimez une certaine colère envers un individu en particulier Et tout à l'heure, en vous voyant parler, j'ai pu voir que vous éprouviez du mépris envers cette même personne, exprimée à travers le "te" de votre phrase. Les micro-expressions de vos lèvres ne mentent pas.
Il vint alors conclure sa tirade en reculant du personnage. Son visage parut moins inquisiteur, et plus naturel. L'homme était à moitié effrayé, moitié calmé.
— Alors, aussi remonté envers ce personnage que vous êtes, je peux vous certifier sur l'étendue de mes connaissances qu'il ne s'agit pas de moi, et que vous avez commis une erreur. Vos yeux écarquillés ainsi que votre bouche à trois-quart ouverte montre clairement que la surprise et la peur que vous ressentez montre qu'au fond de vous, vous croyez en mes paroles. Par conséquent, si vous pensez que je n'ai rien fait, il n'y a plus lieu d'être ainsi, vous ne pensez pas ?
L'homme s'excusa en balbutiant quelques mots, et se retourna pour partir à la hâte. Il n'avait aucunement prêté attention à Aku, qui pourtant n'était pas caché derrière le Yamanaka. Même dans le feu de l'action, il aurait du s'en rendre compte, que son véritable suspect était Aku, et non pas Yokuro. Tout en revenant au ninja de classe moyenne, Yokuro leva le voile sur ce mystère absurde.
— Avec mon analyse de ses micro-expressions faciales, j'ai provoqué chez ton agresseur une sorte de cécité psychologique. J'ai tellement détourné son attention, en le convainquant subjectivement que celui qu'il cherchait n'était pas là qu'il ne t'a tout simplement pas vu. Tu as disparu de son champ de vision, car son esprit avait conclu que tu n'étais pas là. Maintenant que le soucis est réglé, peux-tu m'expliquer ce qu'il te voulait ?
Au même moment Kuro gagna les bras de son maître. L'animal céda sous les caresses du Yamanaka, qui paraissait souriant et proche du chérubin. L'Opalin ne s'intéressait pas à l'identité de cet énergumène, qui avait cédé sous la faiblesse de son esprit: il n'avait que d'intérêt que pour cet Aku. A travers la réponse qu'il lui donnerait, il pourrait savoir, mensonge ou non, quelle personne se cachait derrière cet éborgné aux traits enfantins.
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Jeu 28 Fév - 22:29

Ma cachette était loin d’être parfaite. Avec un peu d’attention, cet imbécile pourrait me repérer. C’était foutu, il allait me voir, c’était obligé. Heureusement, le Yamanaka était là lui aussi, et il pourrait lui faire entendre raison, ou bien le taper. Dans ce cas-là, je comptais bien m’en mêler, pour me venger une bonne fois pour toute. Seulement, je n’en aurais pas l’occasion. Le monsieur à la chevelure blanche était plus enclin au dialogue qu’au point. Mon attention se porta sur le dialogue qui s’établissait entre les deux personnages. Et ce n’est pas tous les jours que l’on entend ça. Se montrant digne de son titre de psychologue, le Yamanaka avait analysé mon poursuivant, comme s’il mettait à nu sa psychologie. Très intéressant à entendre. La moindre expression du visage de ce fou à lier ne lui échappait pas, comme s’il lisait en lui en l’analysant comme si ce n’était qu’un tableau.

La situation m’échappait complètement, ne sachant pas vraiment ce qu’il se passait. L’homme s’excusa alors de s’être trompé de personne, et partit pour de bon. J’étais pourtant persuadé que je ne pourrais pas m’en sortir sans problème ce coup-ci.

    - Il… Il ne m’a vraiment pas vu ?


J’étais plus que surpris. Yokuro m’expliqua alors ce qu’il lui avait fait. Il parlait de cécité psychologique, terme que je ne comprenais pas vraiment. En gros, il ne m’avait pas vu, puisque le psychologue a détourné son attention de manière à ce qu’il soit persuadé que je n’étais pas avec eux. Incroyable, je n’avais jamais vu ça. La psychologie était un domaine vraiment intéressant, mais il me semblait inaccessible. Non, je n’étais pas vraiment taillé pour ça, mais cela doit s’apprendre. Avec de telles facultés, j’imagine que l’on peut facilement manipuler quelqu’un selon son bon vouloir, sans qu’il ne se rende compte de rien. Cet homme devait en être capable. Même s’il m’avait tiré d’affaire, il fallait que je reste un minimum méfiant avec lui. En plus, c’est un Yamanaka, ceux qui peuvent lire dans les pensées des gens. Un pouvoir fascinant, vraiment.

    - C’est incroyable ce que vous venez de faire ! J’aimerais en être capable aussi.


Je lui souriais, sortant de ma « cachette ». Oui, c’était vite dit. Même si j’étais petit et mince, je ne pouvais pas me faufiler de partout. Sur ce coup-là, la seule cachette qui a été valable s’était retrouvée dans les dires de cet homme. Aussi incroyable que cela paraît. De tels dons pourraient tellement servir, et ce dans n’importe quelle situation… Mon sauveur se demandait ensuite ce que je lui avais fait pour qu’il me recherche aussi activement. S’il y tenait, j’allais lui expliquer.

    - Hmm… Cela remonte à un peu plus d’un an maintenant. Avec mes « copains », on est allé manger dans son restaurant. Seulement, nous n’avions pas assez d’argent pour payer l’intégralité du repas, et il nous a traités comme des chiens. Alors, on a décidé de se venger, et d’attaquer son établissement avec des tomates, et on a semé la pagaille. Surtout moi. Depuis, il devient fou dès qu’il me voit.


Je pris une petite pause. Quand j’y repense, c’était quand même grâce à cette bêtise que j’ai pu rencontrer Kenzaku, qui est maintenant tout seul à Suna. J’espère qu’il ne va pas rencontrer un autre jeune garçon, et le prendre comme élève. Je serai très jaloux, et je n’ose même pas imaginer quel châtiment je ferai subir à ce gamin. Mais revenons-en à ma petite histoire.

    - Durant plusieurs mois, on ne s’est plus vu. À mon retour, et avec le recul, je me suis dis que j’avais moi aussi mes torts dans cette histoire. Aujourd’hui donc, je suis allé le voir en paix, afin de me faire pardonner et de faire la paix, une bonne fois pour toute. Mais il n’a rien voulu entendre, et s’est mit à ma poursuite. Et voilà comment on en est arrivé là. Là, il me cherche dans tout le village, et finira bien par se calmer dans une heure ou deux. Quoique... Avec ce qu'il vient de se passer, il a du retourner sagement dans son restaurant, je commence à le connaître un peu !


Il savait tout maintenant. Je ne lui ai pas caché mes torts dans cette affaire, ce qui reviendrait à dire que je ne les reconnaissais toujours pas. Mais maintenant, il pouvait se gratter pour que l’on enterre la hache de guerre, ça n’allait pas se passer comme ça. Affichant un air grognon, je repris la parole.

    - Je ne veux que lui parler, mais lui ne veut rien entendre. L’entente est impossible entre nous deux. Enfin, je vous dois une fière chandelle. Merci ! Sans vous, il y aurait eu un meurtre, hihi.


Effectivement. Si j’étais resté sur mes positions, il m’aurait roué de coups. À l’inverse, si j’avais craqué, il aurait fini à l’hôpital, ou directement dans la tombe. Les deux cas m’arrangeaient, surtout le second, je ne le cache pas. M'avançant un peu dans la ruelle, je jetai un œil à l'extérieur pour voir s'il était bien parti. Au cas où.

    - La voie est libre, on peut bouger !
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Dim 3 Mar - 18:50

L'énergumène partit, la conversation pouvait reprendre là où elle s'était arrêtée. En effet, Yokuro cherchait toujours à percer l'identité de cet Aku, plus loin que son simple prénom et son grade. Il avait ainsi vu, à travers son petit numéro de science, l'étonnement du gamin à la vue de l'usage des connaissances du Yamanaka. En un sens, l'Opalin était l'égal du bambin. Le Chûnin était un Génie par sa maîtrise rapide des techniques ninjas à un jeune âge. Sa puissance résidait dans la force de frappe, dans le nombre de missions réussies, dans le nombre de victoires emportées sur des ennemis, voire de tués. Quant au Nivéen, son intellect le sortait du lot plébéien : il avait appris une incroyable quantité de choses sur le monde qui l'entourait, sur ce qui le composait. Il avait développé, auprès d'experts en la matière, son esprit critique, sa raison, son intuition. Aku était alors une fleur épanouie, dans la maîtrise du Ninjutsu, tandis que Yokuro n'était autre qu'une éponge à savoir, et dans le monde des ninjas, une graine chétive qui nécessitait que l'on prenne soin d'elle.

L'éborgné juvénile conta alors les circonstances au cours desquelles lui et l'anonyme furent confrontés. L'homme en question travaillait en fait dans un restaurant, et faute de moyens financiers suffisants, Aku ainsi qu'un ami à lui furent dans l'impossibilité de payer la totalité du repas. L'addition étant salée et impayée complétement, il s'en suivit une forme de mal-traitement moral. D'après le garçonnet, l'homme méprisa les deux garçons, les considérant comme des moins que rien. Une bataille végétale s'en suivit dès lors, ce qui eut comme effet d'attiser davantage l'éréthisme du restaurateur. Sur ces premières considérations, le Yamanaka fit le bilan des propos de son juvénile jumeau. En l'apparence il s'agissait d'un personnage qui, en difficulté, réagissait de manière puérile. Au lieu d'être ouvert au dialogue, pour convenir d'un accord commun entre les deux parties, son esprit enfantin lui suggéra de laisser libre cours à ses caprices, afin de se "venger" de l'affront qui lui avait été porté en étant traité comme un chien. De cette manière, la vengeance pouvait équilibrer la donne : en rendant une injustice équivalente à son goût de celle qui lui avait été infligé, les deux hommes seraient égaux. En totale égalité, peut-être, mais à présent tout les deux en tord.

Mais ce portrait archaïque fut vite effacé par la suite de l'histoire. En cette journée animée, Aku avait finalement décidé d'enterrer la hache de guerre. En tant que fautif, il avait décidé de venir retrouver le personnage avec qui il était entré en conflit afin de lui présenter ses excuses. Un comportement radicalement opposé au précédent. Que s'était-il passé entre temps, pour qu'il change de comportement ? Yokuro ne le savait pas, mais une chose était sûre : il pouvait voir que son interlocuteur avait malgré tout le sens du respect, contrairement à son antagoniste.

— Je vois bien la situation… apparemment, tu as voulu tendre la main, pour te faire pardonner, et lui a serré le poing pour reprendre les hostilités. Cela dit, la violence n'aurait pu résoudre la situation. Ça t'aurait en un sens apaisé, car tu t'aurais senti mieux, mais ce sentiment de bien-être aurait été aussi éphémère qu'illusoire. Qui plus est, à moins de l'avoir tué, vu comment il semble borné, cet homme aurait tenté de rendre la pareille, qui sait, peut-être accompagnés pour y parvenir.
Il ajouta alors un fin sourire à sa tirade, afin de faire comprendre au jeune homme qu'il ne désirait pas lui faire la morale, mais simplement donner son point de vue sur la situation. Toutefois, du fait qu'il était parvenu précédemment à lire dans le visage de l'agresseur comme dans un livre ouvert, et qu'ainsi Aku lui était plus ou moins redevable, il s'attendait à ce qu'il comprenne la position du Yamanaka et mieux, l'assimile.
— Effectivement, la voie est maintenant libre. Que dirais-tu de changer de décor ? Je dois t'avouer que cette ruelle sombre n'est pas mon genre, encore moins pour discuter en toute simplicité.
L'espace de quelques instants, il porta sa dextre au bord de son menton. Le temps d'une réflexion, il chercha un endroit, puis une fois fait, reprit la discussion. Yokuro, bien que résidant à Konoha, ne connaissait pas encore par cœur chaque coin de rue, et les commerces qui les composaient. Il lui semblait alors nécessaire d'établir une sorte de cartographie mnésique, pour chercher l'endroit désiré.
— Hum… je connais un café sympa, à proximité du quartier des Akimichi. La carte est varié, et les prix sont passables. Et si nous allions discuter là-bas, autour d'une boisson ? C'est moi qui régale ! affirma-t-il, avec une mine plus réjouie que le faciès taciturne qu'il affichait habituellement.
Son ton semblait plus chaleureux. Non pas qu'il connaisse à présent le dénommé Aku. Il était trop tôt pour parler de connaissance, encore moins pour parler de camarade de métier. Simplement ce petit génie l'intéressait, et lui donnait une certaine force mentale. Non pas la fameuse Volonté du Feu, à laquelle il ne croyait pas, mais bien cette force que l'on nommait les liens sociaux. Il resta donc fixe, le chat entre les mains, attendant une prise de décision de la part du petit Borgne.
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Ven 15 Mar - 17:48

Je lui racontais donc ce qu’il s’est passé entre le restaurateur et moi. Libre à lui de me juger sur ça. Après tout, comme je lui ai dis, je savais bien que j’étais tout aussi fautif que cet homme dans cette histoire. Seulement, j’ai voulu me racheter, moi. Là, je n’avais plus aucune raison de m’excuser, c’est lui qui me devait des excuses à présent. En d’autres termes, on allait rester en froid jusqu’à ce que l’un d’entre nous périsse. Et encore, on se détestera sûrement dans l’au-delà également. Ca promet. En tout cas, je devais une fière chandelle au dénommé Yokuro. Je ne savais pas grand-chose à son sujet, mais il m’avait quand même sauvé. Enfin, il l’avait sauvé d’un potentiel pétage de câble de ma part. Ce n’était pas plus mal aussi, je ne voulais pas être impliqué dans une histoire de meurtre si jeune. Imaginez-moi derrière les barreaux… Non, je valais bien plus que ça.

Ma copie de dix ans de plus reprit la parole. Il résumait parfaitement bien la situation, il avait bien saisi le problème. La violence n’aurait rien résolu, je l’avais bien compris. C’est bien pour ça que j’ai voulu m’excuser, même si je n’en ai pas eu l’occasion. D’un mouvement de tête, j’acquiesçai.

    - Oui, c’est ce que je me suis dit aussi. Mais lui, ne l’a pas compris. Tant pis.


Oui, tant pis. Je n’allais pas m’acharner à essayer de m’excuser. Dès que je m’approche de lui, il devient fou, alors tant pis, on fera avec. Le Yamanaka me proposa ensuite de bouger un peu, pour aller dans un café, histoire de faire plus ample connaissance dans un lieu plus… Plus voila quoi. Parce qu’une ruelle sombre, avec des poubelles, des saletés, des égouts aux odeurs nauséabondes… Voila quoi, ce n’est pas un cadre très agréable. Non, vraiment pas. En plus, c’est lui qui payait. Ce n’est pas de refus, en plus je suis ruiné. Je me suis un peu trop acheté des glaces ces derniers temps. Mes retrouvailles avec ces créations divines font très mal à mon porte-monnaie.

Mon sourire s’agrandit, et c’est avec entrain que je lui répondis.

    - Je vous suis monsieur Yokuro !


On se mit ensuite en route. Fréquemment, je regardai aux alentours, pour voir si le méchant monsieur n’était pas dans le coin. Non, il n’était pas là. Tant mieux, il a vraiment dû rentrer dans son restaurant. Si ce que dis le Yamanaka est vrai, le café se trouve près du quartier des Akimichi, et le restaurant n’était pas sur notre chemin du coup. Sauvé, on allait en être débarrassé pour de bon.

L’homme aux cheveux blancs marchait un peu devant moi, le chat dans ses bras. Le village, étant plus éclairé que cette ruelle, me permettait de mieux voir les traits de l’animal. Il était encore plus beau comme ça. J’ai un petit faible pour les animaux, que ce soit des chats ou des girafes. Je les adore, vraiment. Il avait de la chance d’avoir un animal comme ça pour lui, moi je n’avais que des araignées. Je les aime bien hein, mais je préfère les chats. Et le seul chat que j’ai, il est déjà mort alors bon… J’imagine qu’il refusera de me le donner, ce n’était donc pas la peine de lui faire les yeux doux pour tenter de l’amadouer.

Après quelques minutes de marche, nous étions arrivés devant le café en question. Je n’y étais encore jamais venu, alors que j’étais persuadé de connaître le village dans son intégralité. Peut-être qu’il a été récemment ouvert, ou bien durant mon absence. Oui, c’était le plus probable. Il allait falloir que je me mette un peu à jour. Oui, ça ne serait pas plus mal effectivement. C’était donc ici. On entrait donc, pour trouver une table de libre où l’on pouvait s’installer. Il y en avait bien une, même plusieurs. À cette heure là, le café n’était pas vraiment rempli. Tant mieux, s’il était plein il y aurait trop de bruit. Et moi, je n’aime pas ça. Je regardais le menu, il y avait bon nombre de boissons banales, comme du café, des cocktails, du chocolat chaud… Oh de l’alcool ! Non, monsieur Yokuro n’acceptera jamais de me payer un verre de saké. Je ne le pense pas si irresponsable, bien que cela m’arrangerait sur ce coup. Si je veux en boire, il faut qu’un adulte me paye un verre, car on n’en vend pas aux enfants. Et cet adulte, il faut le trouver… Ca risque fortement de ne pas être pour aujourd’hui.

En regardant cette carte, une autre boisson attira mon regard : « le Milkonoha ». Hein ? C’était quoi ce nom de boisson ? D’après le nom ça semblait être comme… Un Milkshake spécial Konoha. Ouais, ça m’en a tout l’air. Ca à l’air vraiment délicieux, je le sens trop. En plus, il y avait marqué que c’était une recette secrète. Cool, je veux goûter ça !

    - Monsieur Yokuro ! Moi je veux un Milkonoha !


Je n’aimais pas vraiment passer commande, alors bon. Je préfère lui demander du coup.

    - Des gens qui se servent de leur tête au lieu de leurs poings pour arriver à leur fin… Ca devient de plus en plus rare. Mais vous m’avez bien démontré que ça existe toujours. Moi-même je suis plus un adepte des poings à vrai dire. Enfin… Je fais en sorte de perdre cette tendance-là… Je vais essayer en vous prenant comme modèle !


Je riais légèrement. Imaginez-moi deux secondes en train de sortir le même discours qu’il a tenu, au sujet des micro-expressions d’un visage. Je ne serai pas vraiment crédible une seconde… J’essaierai tout de même un jour. En tout cas, bien que l’on se ressemble beaucoup physiquement, on était assez opposés au niveau mental…
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Ven 15 Mar - 21:27

Aku semblait vouloir changer son comportement à l'égard du restaurateur. Il était sincère, comme pouvait le lire Yokuro sur son faciès, mais malheureusement la personne avec qui il désirait se réconcilier ne paraissait en aucun cas ouverte à la conversation. Le songe-creux avait pu le voir : l'homme campait sur ses positions, et restait bloqué dans le passé. Des troubles apparents ? Certainement. Mais ce n'était pas le moment pour hypothèser et penser comme un psychothérapeute. Actuellement, Yokuro était plus intéressé par son homologue juvénile. Preuve de cet intérêt soudain : cette proposition aux abords amicaux d'aller discuter dans un café. Et ce fut avec joie que l'enfant accepta l'offre de son interlocuteur. Telle une empathie mimétique, Yokuro esquissa à son tour un large ris, avant d'emboiter le pas aux côtés de celui que les shinobis de Konoha surnommaient avec humour l'Enfant Zombie.

Quelques minutes plus tard, et davantage de foulées plus tard, le tandem d'albinos arriva à destination. Le café avait bonne allure, aux portes du domaine Akimichi. L'établissement était peu opulent en cette heure, ce qui était une aubaine pour les deux shinobis. Kuro ronronnait dans les bras de son maitre. Inutile de dire qu'il s'attendait déjà à être de la partie pour boire aux côtés d'Aku. Alors que le nécromancien exposa son choix, parmi la carte intéressante, un serveur arriva. Yokuro prit commande pour la table, Kuro compris bien entendu dans le lot.

— Bonjour ! Nous désirons un Milkonoha, pour le garçon, un café au lait pour ma part, et si vous pouviez mettre avec tout ça un bol de lait pour le chat, ce serait super.
La commande prise en note, le serveur fit volteface, et pris en considération avec bonté l'intégralité de la demande du Yamanaka. Il n'y avait pas à dire, ici, on savait faire plaisir aux clients. C'était bien pour ça que le Nivéen avait choisi cet endroit. Sans pour autant être un véritable habitué des lieux, il avait quelques marques ici, et connaissait bien les qualités du coin. Un cadre idéal pour discuter entre Borgnes ! Alors qu'ils attendaient patiemment leur boisson respective, Aku brisa le silence, avec une déclaration pour le moins originale.
— Des gens qui se servent de leur tête au lieu de leurs poings pour arriver à leur fin… Ça devient de plus en plus rare. Mais vous m’avez bien démontré que ça existe toujours. Moi-même je suis plus un adepte des poings à vrai dire. Enfin… Je fais en sorte de perdre cette tendance-là… Je vais essayer en vous prenant comme modèle !
Face à cette prise de modèle, Yokuro manqua de rougir. Lui, qui donnait l'impression de rester insensible, voire apathique, se voyait touché par le discours d'Aku. C'était la première fois qu'on lui disait ça. Habituellement, il avait eu l'habitude des patients reconnaissants, et qui partaient, pour ne jamais revenir. Leur santé étant revenue à la normale, ils coupaient tout simplement le contact avec leur "Libérateur". Il avait connu l'isolement, l'autarcie en l'absence de famille, de soutien véritable. Son tuteur et professeur l'avait aidé, mais n'avait jamais été véritablement un second père. Plutôt un personnage respectable, duquel il devait s'imbiber du savoir, des valeurs les plus augustes qu'il possédait. Laissant un temps pour répondre, l'éborgné plongea son iris céladon dans le regard mutilé d'Aku.
— Pour être franc, tes paroles me touchent beaucoup… Aku. On ne m'avait jamais dit ça auparavant ! Et puis, aussi… entre nous, inutile de se vouvoyer, tu peux me tutoyer et m'appeler simplement par mon prénom ! Après tout, mieux qu'un simple modèle, ne suis-je pas ton semblable ? Alors, mieux que d'être un exemple à tes yeux, considère-moi comme ton grand frère, haha !
Son visage devenait davantage chaleureux, son sourire plus vivant. Sa déclaration était plutôt osée, il fallait l'avouer. En l'espace d'une rencontre, de courte durée, il avait noué d'importants liens avec ce garçonnet. Mais de là à se prendre pour un grand frère… le Yokuro tourmenté, puis stérile n'aurait jamais été ainsi. Cet Aku avait quelque chose de particulier, quelque chose qui l'unissait au Yamanaka. Ils étaient complémentaires, et semblaient s'associer par leurs différences et ressemblances. Alors que Kuro bâilla, brisant avec une pointe d'humour ce moment de complicité quasi-fraternelle, le serveur revint, avec sur son plateau la commande de l'Opalin. Il déposa un à un les récipients, avant de repartir. Ce fut dès lors un Yokuro plutôt joyeux qui leva son verre, afin de porter une sorte de toast pour le tandem d'albinos borgnes.
— À notre rencontre ! Et pourquoi pas, à notre fraternité naissante !
Son sourire se prolongea alors, baignant dans les rais solaires de Konoha… Le Psy était plus que comblé, et le faisait ressentir sur son faciès. Un comble pour quelqu'un qui se prétendait apte à lire sur les visages, et qui exprimait avec facilité son humeur mentale !

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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Sam 23 Mar - 18:17

On attendait donc notre commande. Ce qui est bien, c’est que même le chat pouvait prendre quelque chose ici. Il y a des établissements qui interdissent les animaux, ce qui est totalement injuste. Oui, ce sont des êtres vivants, tout comme vous et moi. À ce que je sache, ils n’ont pas de restaurants privés pour les chats, non ? C’est quoi cette injustice ? Oui je ne suis pas content. Moi quand je serai grand, je deviendrai Hokage, et j’ouvrirai des cafés pour les animaux uniquement. Ils seront super content comme ça, et j’aurais plein d’amis en plus… ! Bon. C’est fou comme mes anciens démons reprennent le dessus lorsqu’il s’agit d’animaux… Et ce n’est pas la première fois que j’en fais le constat. Ces magnifiques créatures exercent une certaine influence sur moi. Ils ont quelque chose de particulier… Si je m’en sentais capable, j’en aurais déjà disséqué pour observer cet intéressant phénomène. En tout cas, ce ne sera pas Kuro mon sujet expérimental. Non, ça ne risque pas. Il était tellement beau ! En plus, il était tout noir. J’adore les chats noirs ! Le seul que j’avais, eh bah il était mort. C’est triste. Mais malheureusement, ce chat ne m’appartenait pas… Et cela m’étonnerait qu’il accepte de me le donner. Ils ont l’air assez complice…

Après mes paroles, Yokuro semblait un peu gêné… Ah non ! Qu’est-ce que j’ai dis ! Je ne voulais pas le gêner moi… En même temps, c’est compréhensible, mais quand même, pourquoi j’ai dis ça comme ça… Y a des jours où je m’énerve. Vraiment. Mais dans le fond, ça n’avait pas l’air de le déranger plus que ça, il en rajouta même une couche. Il ne cacha pas que je l’avais touché dans mes paroles. Bon, il n’avait pas honte de s’être senti gêné alors… Ca va alors. Il n’y avait plus de mal à l’avoir fait. Puis il continua sur sa lancée, me disant que je pouvais le tutoyer. Hmm… Décidément, ils voulaient tous que je les tutoie. Je devrais peut-être arrêter de vouvoyer tout le monde à chaque fois… Je ne sais pas encore, il faut que j’y réfléchisse sérieusement. Mais vu que je rencontre beaucoup de personnes plus vieilles que moi… Enfin voila, je ne sais pas.

Mais ce que j’ai surtout retenu de ses paroles, c’est ce qu’il a dit à la fin : de le considérer comme mon grand-frère. J’étais assez surpris d’entendre ça. Y a pas mal de gens que je considère comme étant de ma famille, mais c’était bien la première personne à me le dire si ouvertement. Là, c’est moi qui vais rougir. Ah bah bravo !

    - Mon… Grand-frère ?


Autant dire que je ne m’y attendais pas. Là sur le coup, j’ai été pris un peu au dépourvu. Je ne m’y attendais pas vraiment… Au final, je ne savais pas quoi lui répondre. Il s’était vengé, maintenant c’était moi qui était gêné, et pas qu’un peu ! Tant c’est encore une de ses techniques de psychologues là… Non, je vais rester sur l’idée que c’est sincère. Je préfère me dire ça, sinon je serai triste. Le serveur arriva, pour nous apporter nos boissons commandées. Yokuro leva son verre ensuite tout en s’exclamant.

    — À notre rencontre ! Et pourquoi pas, à notre fraternité naissante !


Je le regardais, puis d’un grand sourire je fis de même.

    - À notre rencontre grand-frère !!


J’étais tout content d’avoir noué un tel lien, ça me faisait chaud au cœur. Pour fêter ça, j’allais boire d’une traite cette boisson verdâtre. On dirait de la menthe, en plus vert et moins liquide… Je bus donc. Mon visage se crispa d’horreur et de dégoût, impossible d’avaler ça… C’était…

    * Dégueu… J’vais vomir c’est dégueu… Dégueu dégueu… *


Immonde. Je ne pouvais pas non plus recracher la boisson, après me l’être faite payée… Non, et puis c’était le verre qui allait marquer notre nouvelle fraternité. J’étais obligé d’avaler ça, et de finir. Mais que c’est infect… On dirait un gros mixage de plein de légumes pas bons, et qu’ils ont rajouté du lait périmé… Déjà que je n’aime pas les légumes. Berk… Je veux bien que ce soit une spécialité de la feuille… Mais quand même ! Prenant mon courage à deux mains, j’avalai le tout. Je venais de recouvrir la respiration, comme si je venais de courir un marathon. Ca. Ce truc-là. C’était digne d’un instrument de torture ! Je vais être malade pensant deux semaines quand j’aurais fini mon verre… Oh mon dieu. Il en reste plus de la moitié. Je regardais le Yamanaka, me forçant un peu de sourire. Un sourire d’adieu, car je comptais finir ce verre. Je portai le verre à mes lèvres, mais j’avalai bien plus vite ce coup-ci…

Quelques gorgées plus tard, le verre était vide. Mon front était plaqué sur la table, j’étais presque mort. La prochaine fois, je commanderai un bol de lait, comme Kuro. Au moins, je pourrais boire, et profiter. Surtout profiter, au lieu d’agoniser. La situation était peut-être comique pour mon nouveau grand-frère, mais moi je suis sur qu’au moment de la présentation, un rat est tombé dans mon verre et qu’ils ont mixé le tout. Ouais, ce n’était pas possible autrement, c’est pire que de la ratatouille.

    - Un conseil… Ne prends jamais ça. Jamais…


Me relevant, j’esquissai encore quelques grimaces. Le goût risquait bien de me rester dans la bouche pendant plusieurs jours tellement que c’était relevé. Si demain, Makka nous attaque, c’est foutu. Moi je serai cloué au lit, avec une intoxication alimentaire, une allergie au lait et aux légumes, une détérioration de l’appareil digestif et la chiasse. Oui c’est charmant, je sais merci tout le plaisir est pour moi. Bref. Me passant la main dans les cheveux, je rigolais légèrement. La torture était terminée, même s’il en restait des marques. Mais cela restait supportable, tant mieux. Une légère brise de vent souffla. Il faisait assez chaud aujourd’hui, et le vent n’avait pratiquement pas soufflé de toute la journée. Sauf là. Et quelque chose m’intrigua sur le visage de Yokuro. C’est moi ou… Il lui manquait un œil ? Quoi, lui aussi ? Notre ressemblance devenait de plus en plus frappante… Mais je n’étais pas sûr d’avoir bien vu, c’était assez bref. Il y avait comme… Comme rien quoi. L’une de mes mains se plaqua sur mes mèches, à mon œil gauche où il y avait cette étrange pierre. Il l’avait peut-être vu lui aussi, je n’ai pas trop fait attention… Il n’y avait pas vraiment d’intérêt à le cacher, mais peu de gens étaient au courant pour ça… Ce n’était qu’un réflexe, après l’avoir vu. Ma main trembla.

    - Yokuro ? Que… Qu’est-ce que tu as à ton œil gauche… ?


Si lui aussi était comme moi, je commencerais réellement à me demander d’où nous vient toutes ces ressemblances.
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Dim 24 Mar - 15:23

Sur la terrasse du café, trinquaient deux shinobis. L'un était grand, l'autre était petit. L'autre était nécromancien, l'autre psychologue. Et malgré ces différences, il y avait quelque chose qui les unissait. Un lien étrange, difficile à expliquer à l'heure actuelle, mais qui les avait rapproché. Comme des retrouvailles, presque attendues, entre un grand frère et son petit frère. Un gazier lambda, étranger à la scène, aurait cru au premier abord qu'il s'agissait d'une vraie famille, qui se retrouvait sur l'extérieur d'un café pour profiter de la journée. Et pourtant, c'était bien la première fois qu'Aku et Yokuro se rencontraient. Le hasard faisait bien les choses, aurait pu-t-on dire, si le Yamanaka n'y croyait pas. Ainsi allait la journée de ce tandem presque fraternel d’éborgnés à la toison platinée. L'un porta en l'air son café : c'est Yokuro. L'autre son Milkonoha : c'est Aku. Et sans le vouloir, les deux semblent former une petite famille. Il n'y qu'à voir le ris de l'Opalin, devant ce moment particulier, inattendu et agréable. Emporté par l'émotion, le songe-creux se laissa porter par le moment. Ce lien fraternel tout juste créait était incroyable. Aussi fort qu'extraordinaire, il étonnait encore le cyclope de la Feuille. Qui aurait pu croire que le hasard aurait rapproché ainsi Aku et son homologue adulte ? Une chose était sûre : les deux éborgnés étaient destinés à se revoir de nombreuses fois, bien plus qu'ils ne pouvaient l'imaginer. Et au vu de cette discussion sur la terrasse de ce café, les prochaines rencontres risquaient fort de ne point être liés à leur profession de shinobis.

Alors que l'Opalin se contenta de boire une médiocre gorgée de son café, afin de pouvoir en profiter par la suite, Aku s'efforça de finir son Milkonoha, comme l'exigeait cette tradition populaire. Tel un ivrogne abordant une cuite, l'enfant porta le breuvage originale à ses lippes et tenta tant bien que mal de le boire. Cette fois-ci, il n'y avait pas besoin de jouer les érudits : on voyait clairement sur les traits enfantins du Chûnin de Konoha que la boisson qu'il avait lui-même choisie de prendre ne lui plaisait guère. Elle paraissait infecte, presque imbuvable si le chérubin ne s'en sentait pas obligé. Était-ce par politesse qu'Aku avait décidé de finir sa boisson ? L'éducation de ses parents, ou la simple présence de son nouveau grand-frère lui avait fait dire de ne pas gaspiller la nourriture, et que par conséquent il fallait finir ce qui était commencé, infect ou non. Était-ce par orgueil, par fierté ? Certains ninjas s'imbibaient rapidement d'un engouement presque patriotique pour des valeurs futiles. Aku, en essayant de finir son milkshake, s'approchait de ce portrait pessimiste que pouvait dresser le Yamanaka. Au final, pas même le psychagogue ni personne d'autre n'était réellement en mesure de répondre à cette question, bien que le Borgne avait sa petite idée derrière la tête. Et alors que le nécromant juvénile agonisait contre la table, ce dernier prévint son éventuel tuteur, qui se retint de rire par compassion, face à la situation du bambin.

— Un conseil… Ne prends jamais ça. Jamais…
— J'ai cru comprendre ça, Ototo-san, en te voyant boire cette horreur… Et je tiens à dire pour ma défense que je n'ai pas à lire sur ton visage avec autant de précision que pour ton ami de tout à l'heure pour comprendre que le Milkonoha avait un goût infect !
Il se contenta de sourire au lieu de rire, et prit l'initiative d'aider son petit frère. Kuro n'ayant toujours pas touché à son bol de lait, le jeune homme nettoya le verre d'Aku avec ce même lait, et versa la mixture obtenue dans un pot rectangulaire de fleurs situés derrière lui. Espérant que par la suite les fleurs ne fanent pas, il remplit à nouveau le verre de lait, proposant à Aku d'en boire pour effacer le goût désagréable du Milkonoha. L'érudit savait que cette astuce fonctionnait pour l'épicé, alors pourquoi pas avec cette boisson venue des limbes ? De toute manière, le félin du Yamanaka semblait partant pour partager une fraction de sa boisson, en plus d'en avoir une certaine quantité dans son bol. Au même moment, Aku remarqua la monophtalmie de son frère. L'ambiance devint plus posé, et Yokuro tâcha d'expliquer simplement les circonstances de la perte de son œil.
— Je vois que tu es plutôt observateur… Pour faire simple, j'ai perdu cet œil il y a une bonne dizaine d'années, voire plus, lorsque je n'étais qu'un enfant. Une bande de brigands est venu piller et incendier le village où je vivais avec ma famille, venant jusqu'à notre maison pour s'en prendre à mes parents. Le chef de la troupe a alors arraché mon œil au couteau, comme un trophée de chasse, avant de repartir.
Dans son explication, Yokuro s'était trouvé étrange. En temps normal, face à une telle question, il n'aurait pas hésité à aborder en toute simplicité le viol qu'il avait involontairement commis sur sa petite sœur. Mais à ce moment précis, il y eut comme un blocage, une barrière qui lui empêchait d'en parler à son petit protégé. Est-ce que c'était ça, le devoir fraternel ? La protection prenant le dessus sur la vérité ? Faisant abstraction de cette notion pour le moment, Yokuro pensa que tôt ou tard, quand Aku serait en âge de pouvoir savoir, l'éborgné raconterait l'intégralité de son histoire. Pour l'heure, il était guère inutile d'assombrir l'ambiance, qui était initialement agréable.
— À mon tour de poser une question ! Dis-moi, qui sont tes parents ?
Quoi de plus normal comme question, me direz-vous. En même temps, Yokuro venait de se déclarer grand-frère à un enfant, qui peut-être avait déjà un ou des vrais grands-frères, et surtout, des parents qui ne seraient peut-être pas du même avis que leur nouvel enfant…

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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Sam 30 Mar - 14:38

Il n’y avait pas de mots pour exprimer à quel point partager le lait de Kuro me faisait du bien. Mon nouveau grand-frère venait d’avoir une idée, qui était tout simplement géniale. Il avait nettoyé mon verra avec la boisson du félin, avant de m’en servir un verre. Là, c’était comestible. Plus que ça, c’était même délicieux. Enfin, tout parait délicieux après avoir ingurgité une telle horreur. Je ne voulais plus jamais entendre parler de Milkonoha de toute ma vie. C’est décidé. Mais pour l’instant, j’étais plus concentré sur quelque chose en particulier : ma découverte. Le vent a fait virevolter quelques mèches du Yamanaka, ce qui m’a permis de voir brièvement son œil gauche. Et j’ai bien cru… Ne rien voir. Mais vraiment rien. J’espérais sincèrement pour lui que j’avais mal vu, même si cela voudrait dire que j’ai dit de la merde. Pas grave, je préférais ça. Ayant moi-même perdu un œil, je savais bien que ce n’était pas agréable tous les jours…

Malheureusement pour moi, et pour lui, je ne m’étais pas trompé. Ses premiers mots avaient eu l’effet d’une massue s’abattant avec force sur moi. J’étais observateur. Donc, j’avais raison… Dès lors, je ressentais de la peine pour lui, tout en écoutant son histoire. C’était encore pire après… Rien que de l’imaginer se faire arracher l’œil à coup de couteau… Erk. Ca serait un inconnu, je serai en train d’applaudir comme un petit fou, mais pas touche aux personnes que j’aime. Si je trouve ces gens, je leur refais le portrait. Et gratuitement, je suis gentil.

    - Mais c’est immonde de faire ça…


Mais bien vite, il enchaîna avec un autre sujet, comme si il ne souhaitait pas en parler davantage. C’est vrai que ce n’était pas très joyeux comme sujet, mais j’étais juste curieux… Et puis, vu que c’était maintenant mon grand-frère, je voulais en savoir plus sur lui. Quoi de plus normal ? Bon, j’aurais bien voulu lui montrer mon œil également, pour ne pas le lui cacher. S’il me l’a dit, il fallait que j’en fasse de même, même si je détestais ça. Mais comme je l’ai dis, il a bien vite changé de sujet, en me posant une question, sur mes parents. Non… Ce n’est pas vraiment avec ça comme question qu’il va y avoir une bonne ambiance… Mauvaise pioche. Je le regardai donc, puis détournai légèrement l’œil. C’était toujours délicat de répondre à une question comme celle-ci…

    - Bah euh… C'est-à-dire que… J’ai perdu mes parents en étant tout petit. Et je n’ai aucun souvenir d’eux à vrai dire...


De toute façon, il l’aurait su à un moment ou à un autre. Cela aurait été inutile de lui mentir à ce sujet. Puis, avec le temps, je m’étais bien habitué à cette situation, bien que j’aimerais qu’elle s’arrange un jour. Normal. Et puis, grâce à mes capacités de nécromanciens, et mes dernières trouvailles à Suna, je m’étais approché sensiblement de ce but. Bon maintenant, une personne de plus allait être au courant de mon statut d’orphelin. Ca commence à en faire beaucoup, mais je ne le cachais pas. Loin de là. Néanmoins, il y a cet œil que je cachais, ou du moins que je faisais en sorte de cacher. La seule personne à qui je l’avais montré, c’était Krystal. Là, je pouvais en faire de même, puisqu’il avait à peu près le même problème que moi après tout.

    - Je… Je ne compte pas te le cacher, on a un point commun en plus. Sauf que c’est légèrement différent…


Un peu gêné, je regardai autour, s’il n’y avait personne qui regardait dans notre direction. Je ne voulais pas être jugé comme un visiteur venu d’ailleurs ! Même s’ils sont mignons quand même. Personne donc. Portant de nouveau ma main près de ce qui aurait dû être mon œil gauche, je levai discrètement les mèches qui demeuraient devant, dévoilant ainsi une sorte de pierre rouge.

    - Pour tout te dire, c’est un autre mystère. Que ce soit au sujet de ça, de mes parents, je ne sais vraiment rien. Du coup, je ne sais pas qui ils sont, ce qui leur est arrivé… Tout ce que je sais, c’est que j’ai longtemps erré seul dans ce monde, avant d’arriver ici, il y a deux ans environ.


Dans des discussions comme ça, le souci, c’est que cela plombe l’ambiance. Là, c’était encore le cas. Je ne voulais pas me plaindre à tout bout de champ que mes parents étaient morts, que je suis orphelin, que ma vie a été difficile, et tout ça… Enfin, le coup de l’orphelin, je ne l’avais pas évoqué explicitement. Ca ferait trop d’un coup, mais il peut parfaitement s’en douter… Ce qui reste logique après tout, sinon je lui aurais dit. Et puis, avec ses aptitudes de psychologues, il pouvait sans doute sans aucun problème le deviner. Oui, rien qu’en voyant mes micro-expressions faciales… Oui, il m’a marqué avec ça. Et je reste sur l’idée qu’il faudra qu’il me l’apprenne, un jour ou l’autre. En échange, il aura un bonbon. Pas une glace, je n’en donne jamais.

    - Mais ne t’en fais pas pour moi grand frère, je m’en sors très bien comme ça !


Etait-ce un mensonge envers moi-même ? Même moi je ne le savais pas vraiment, ce n’est pas facile tous les jours. Je souffrais, mais je m’habituais, m’y faisais.
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Lun 1 Avr - 20:50

Malgré lui, le psychagogue avait jeté un froid des plus marmoréens dans l'atmosphère. En évoquant la mutilation, et surtout la perte de son oeil, il avait refroidi considérable la discussion qu'il avait lancé aux côtés de son récent petit frère. Il fallait avouer que le moment était particulièrement horrible à imaginer. Le Yamanaka avait perdu avec une extrême brutalité sa vue, de façon partielle. Son bourreau n'y voyait que du plaisir, une forme de jouissance, de récompense pour sa méchanceté; la guerre mettait en avant les plus sataniques. Par manque de fortune, il avait fallu que l'Opalin tombe sur ce genre d'odieux personnages. Mais étrangement, la monophtalmie de Yokuro lui avait permis d'évoluer. Au début, le jeune homme avait du souffrir longuement, car la perte de son œil s'était accompagné de la perte de l'innocence de sa petit sœur, et bien entendu de lui-même. Mais de fil en aiguille, le Yamanaka était devenu fort, et avec cette volonté fraichement acquise, il était devenu ce psychologue et shinobi qui aujourd'hui contait sans remords les mésaventures qui avaient conduit à la perte de son œil.

Et à son tour, Aku vint noircir le tableau. Après avoir mis en évidence sa propre monophtalmie, son oeil étant remplacé par un minéral andrinople des plus abscons, il évoqua les paroles du Nivéen. Ses parents, il ne les connaissait pas. Yokuro avait le sentiment d'avoir fait une bourde, en essayant de parler de la famille du jeune homme. Réciproquement, si le chérubin avait évoqué les liens familiaux du quidam, l'impression aurait été similaire. Le Yamanaka s'était en effet détaché quasi-totalement de sa famille, aussi bien de ses parents que de son propre clan. Il ne gardait que les gènes, les techniques héréditaires, ainsi que son nom de famille. Plus de liens, plus de proches à qui se confier. Il n'en avait plus besoin, car autrefois il avait fait le vide total sur tout ça. Il paraissait inutile de s'attacher aux reliques du passé. Elles faisaient bien trop mal pour essayer de les conserver. Il fallait fonder le présent sur le présent, et non plus sur l'héritage mnésique du passé, afin d'avancer sur un avenir serein. Ce même futur, Yokuro pouvait aujourd'hui le concevoir aux côtés de sa nouvelle famille : les shinobis. Des frères d'armes, de vaillants guerriers mettant leur vie en péril pour le bien d'autrui. Et en cette journée particulière, le psychanalyste s'était fait un frère borgne, un frère de leucitisme, voire un frère spirituel. Tout deux borgnes, héritiers d'une toison platinée, et orphelins. Mais aujourd'hui cet isolement était révolu, car ils s'étaient enfin retrouvés, sans jamais ne s'être connu auparavant.

— Je te fais amplement confiance là-dessus, Ototo-san. En toute franchise, tu as encore l'air de souffrir, et malgré tout, cette même souffrance te pousse à devenir plus fort. J'ai un peu connu ce même cheminement. Et puis aussi Aku, maintenant je suis avec toi, à deux nous sommes plus forts, tu ne crois pas ?
Le sourire qui suivit sa dernière phrase fut étrange. Ses lippes s'étirèrent seules, ne cédant pas à une volonté consciente. Les zygomatiques se mouvaient indépendamment, dans un ris presque enfantin. Il souriait sincèrement, sans se forcer. Un vrai sourire naturel, engendré par sa rencontre avec Aku. Il était dorénavant indéniable qu'Aku et lui étaient liés. Et quoi de mieux que concrétiser ce lien plus que par les mots ?
— Ça risque peut-être de te paraître assez osé, mais… n'ayant pas de parents pour te garder, que dirais-tu de loger chez moi, petit frère ? Après tout, j'ai assez de place dans mon appartement pour trois - n'oublions pas Kuro, haha ! - et puis de cette manière, nous pourrons nous voir souvent, tu ne penses pas ? Et puis aussi, comme ça, Kuro sera en quelque sorte à toi aussi, héhé. J'ai vu qu'il te plaisait, Aku.
Et il ria, devant la vérité de ses propos. Rien n'échappait au regard mutilé du psychanalyste, pas même les impressions de son jeune frangin. Par ailleurs, cette affection semblait être partagée : Kuro aspirait plus que tout à voir son mini-Yokuro venir à la maison pour ronronner à ses pieds !

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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Sam 6 Avr - 12:45

Parler de mes problèmes, cela devenait fréquent. Mais montrer mon œil par contre… Ce n’était pas pareil. Je ne le montrais qu’aux personnes en qui je faisais entièrement confiance. Vous allez me dire qu’il en faut peu pour la gagner, et pourtant ce n’est pas vrai… En règle générale. Il faisait parti de ces gens qui sont destinés à être des personnes très chères pour moi. Nos destins sont liés, je le savais. C’était bien loin d’être la dernière fois qu’on allait se croiser. En si peu de temps, nous nous étions beaucoup rapprochés, passant du statut d’inconnu à celui de frère. La différence entre ces deux titres était énorme. C’était comme un fossé, impossible à franchir en seulement quelques minutes. Et pourtant, c’est ce qui venait de se produire, aussi incroyable que cela puisse paraître.

J’avais dit ce que j’avais à dire, rajoutant que je vivais très bien cette situation… Ce qui était entièrement faux. Chaque jour, je me réveille avec l’espoir d’enfin trouver une solution pour ne plus être seul, pour retrouver ceux à qui je dois la vie, pour me sortir de cet engrenage infernal qu’était la solitude. C’était un mensonge, mais je ne voulais pas qu’il s’inquiète pour moi, j’étais maintenant assez mûr pour pouvoir en parler sans fondre en larmes. Néanmoins, ce petit jeu ne marcha pas avec le psychologue qui était face à moi. Évidemment… Il lisait sur mon visage, comme s’il lisait un livre. Sans aucune difficulté, il comprit bien vite ma situation. Je souffrais toujours, sauf que je m’en servais à présent comme une force. Il ajouta même qu’à deux, nous étions plus forts. Je détournais l’œil de son regard. Je n’aimais pas mentir, et pourtant je le fais quand même.

    - Oui c’est vrai. Désolé, je ne voulais pas te mentir, mais…


Mais… ? Mais y a pas de mais. Je ne voulais pas qu’on s’inquiète pour moi, alors que la seule chose que j’attends et que l’on me vienne en aide. Situation contradictoire, et je ne pouvais pas l’expliquer, au risque de perdre mon interlocuteur. D’où ce blanc après mon « mais ». Il reprit bien vite la parole, et je fus très étonné de ce que j’entendis. Il voulait m’héberger chez lui… Vraiment ? Mais… Il serait capable de me supporter tous les jours ? Ce serait le bonheur effectivement. Comme ça, je ne serai plus seul, et je serai très souvent avec deux personnes que j’apprécie énormément, à savoir Yokuro et son chat. D’ailleurs, en parlant de lui, il me dit aussi qu’il sera comme mon chat. Cela me faisait vraiment plaisir d’entendre tout ça… Il m’offrait comme une nouvelle vie. Vivre dans une maison, ou au moins quelque chose d’habitable, j’en rêvais. À Suna, j’ai partagé un appartement avec Kenzaku, jamais je ne me suis sentis si épanoui. Depuis mon retour à Konoha, ça avait été la douche froide à ce niveau. Personne n’a été capable de me trouver un endroit pour me loger… Surtout que je n’avais pas assez pour payer un loyer… En tout cas, c’était la première personne qui me fit une telle proposition, j’étais plus qu’étonné.

    - Vivre… Chez toi ? Mais…


Encore ce « mais ». Décidément… L’émotion se faisait ressentir dans mes paroles, et je n’arrivais pas à en placer une, tellement que je ne me rendais pas compte de la situation. Grâce à lui, ma condition n’allait plus jamais être la même. Ce serait fini Aku l’orphelin qui fait des bêtises. Fini. Mais bon. Descendant de ma chaise, je me mis debout. Mon œil améthyste regardait l’unique œil valide de mon grand-frère.

    - Oni-san, suis-moi, j’ai quelque chose à te montrer.


Sans ne lui avoir fourni aucune réponse, je sortis, en m’assurant qu’il me suivait. Il y a quelque chose que je voulais, que je devais lui montrer. Ce n’était pas très loin d’ici, il suffisait de monter un peu par derrière, et on y était. Il devait peut-être se demander où je le menais, mais il allait bien vite le voir. Prenant de l’altitude à chaque pas que l’on faisait, nous arrivâmes bien vite sur un plateau rocheux, avec un grand arbre au milieu. De là, la vue du village était magnifique. Oui, c’était là que « j’habitais ». Enfin plus pour longtemps normalement. M’approchant de l’arbre, je vis le tronc que j’avais creusé au Kunai pour y rentrer ma tête lorsque je dormais.

    - C’est ici, ma « maison ».


Oui, on ne pouvait pas réellement appeler ça une maison. Même si je m’y suis habitué. Pendant que je parlais, je levais un morceau du tronc qui me servait de cachette pour un bon nombre de sucreries en tout genre. Je mis le tout dans mon sac. Regardant l’arbre, puis les alentours, je constatai que ce jour était enfin venu. Plus rien ne me retenait ici. Non, vraiment rien. Faisant demi-tour, je me retournais vers mon nouveau grand-frère, le cœur lourd, mais heureux.

    - Je… J’accepte de venir habiter chez toi… Merci !


Sur ce dernier mot, j’éclatai en larmes, et je m’étais rapproché pour m’agripper à lui, cherchant du réconfort. Je m’étais juré de ne pas pleurer, et voila que ça recommence. J’ai tenu un bon moment ce coup-ci n’empêche…
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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Jeu 9 Mai - 16:38

« Les grandes choses peuvent se manifester par de petits signes. » S. Freud
Effectivement, il suffisait d'une simple rencontre hasardeuse, et d'une ressemblance frappante entre deux Konohajins menant en erreur un chat pour conduire à de grandes choses. Yokuro le ressentait, au fond de lui. Sa raison ne voulait pas l'admettre, mais en bon psychanalyste, il savait que l'être humain se tournait plus souvent vers ses désirs, ses émotions et croyances que vers sa raison. Il y avait autre chose ici, qui transcendait la raison même. Etait-ce l'aura que dégageait ce chérubin, ou bien le lien que l'Opalin établissait actuellement avec lui ? Il n'en savait rien. Cela le troublait. Habituellement, le Yamanaka était toujours à son aise. Avec la science comme outil, il régnait dans une vaste domaine de réflexion. Les phénomènes de la nature, du corps, ça il connaissait. Aussi bien à l'extérieur, qu'à l'intérieur de lui, il était en mesure de saisir avec plus ou moins de précision les choses qui l'entouraient.

Mais là, en cet instant précis, Yokuro ne savait pas quoi dire. Il ne savait pas quoi penser.
Le scientiste qu'il était, était tout simplement dépassé par les événements.

Pour en arriver à cet instant précis, il fallait remonter au moment où les deux borgnes à la crinière opalescente s'apprêtaient à quitter la terrasse du café. Aku avait accepté la proposition de son Oni-san. Pour faire simple, le chûnin gagnait l'espace d'une journée un toit, une famille, et un animal de compagnie. La proposition était des plus alléchantes, et d'une grande bonté; aussi il était difficile de la décliner. Et dès lors que le bambin accepta la proposition de son frère spirituel, ce dernier invita Yokuro à la suivre. Il désirait lui montrer quelque chose. Pendant qu'Aku l'attendait à la sortie du café, Yokuro régla derechef l'addition, emporta Kuro sur son épaule, et suivit docilement son petit frère.

— Oni-san, suis-moi, j’ai quelque chose à te montrer…
Suite à une longue marche silencieuse, au cours de laquelle Kuro en profita pour se dégourdir les pattes, le tandem de Konohajins quitta l'enceinte du centre-ville pour arriver dans un endroit vide de bâtiments. Les arbres avaient remplacé les immeubles, et l'ambiance était bien plus calme que dans le tumulte plébéien. De leurs positions respectives, Aku et Yokuro disposaient d'un beau panorama sur l'ensemble de la cité de la Feuille. L'endroit était effectivement en altitude, et ce n'était pas pour déplaire au Yamanaka. Suivant alors l’œillade du nécromant, il put distinguer dans la petite sylve un arbre particulier. Il était griffonné de coups de kunai, et accueillait en son tronc une large cavité. Elle était suffisamment grande pour qu'un enfant de la trempe d'Aku puisse s'y abriter contre les aléas du climat, avec un confort plus ou moins relatif. Le trou d'écureuil géant servait en outre aussi bien de futon de fortune que de garde-manger : avec perspicacité, le dompteur de psyché put remarquer la présence de sucreries dans le fond de la cavité. La fonction de ce trou fut vite dévoilée par Aku. Yokuro avait du mal à y croire, et pourtant, les faits étaient là : cet arbre n'était autre que la maison du garçonnet.

Il fallait avouer que sur le coup, le psychologue ne savait pas trop quoi dire. Habituellement, il avait toujours une réponse spontanée, issue d'une réflexion vive et pertinente. Là, il n'avait que son regard pour répondre de l'annonce d'Aku. Et dès lors que le shinobi fit ses bagages, il éclata en sanglots, acceptant la proposition de son Oni-san tout en le remerciant. Ce fut à ce moment précis que Yokuro ne sut plus quoi faire. Initialement déstabilisé, il se contenta bêtement selon lui de prendre dans ses bras son frère adoptif. Il put entendre son allocutaire pleurer, sentir les larmes humidifier son kimono, et passa alors une main dans son dos pour le réconforter. Jamais Yokuro ne s'était permis de réconforter une personne de la sorte. Habituellement, seule sa parole suffisait. Là… elle était comme piégée, incapable de s'échapper de sa cavité gutturale. Il n'avait que les gestes. À son tour, il manqua de couler une larme, empoigné par l'empathie.

Était-il faible ? Avait-il craqué sous l'émotion ? Non, il redevenait simplement plus humain.
La lumière rayonnait peu à peu de nouveau dans son esprit.

Pendant une longue minute, Yokuro rassura son petit frère ainsi que lui-même, avant de le relâcher. L'atmosphère était encore pesante, mais s'allégeait progressivement. L’œil recouvert d'une pellicule humide, il lâcha un large sourire, et posa une main tremblotante sur son épaule. Il mit quelques instants alors avant de formuler dans ses méandres une phrase. Il reprit de l'assurance, son sang-froid, et se lança, sans hésitations.

— Ce n'est rien, Ototo-san… considère que tu ne vis pas chez moi, mais bien chez Nous. Après, nous sommes maintenant une famille à nous deux, n'est-ce pas ? Haha, allez, allons-y, en route vers notre maison !
Le duo de borgnes observa une dernière fois l'ancien domicile du nécromancien, avant de partir. Cette fois-ci, c'était la bonne. Tout en se rapprochant d'Aku, Yokuro s'écartait davantage des Yamanaka. Il y avait bien longtemps que le jeune homme avait coupé les ponts avec sa famille biologique, rongé par la honte et la dépression. Aujourd'hui purgé de ses peines, il retrouvait le goût de vivre, des émotions, et semblait retrouver, et non pas gagner, un frère. Perdant ainsi petit à petit de l'altitude, la nouvelle famille se dirigea alors vers l'appartement du Yamanaka, afin que le chérubin prenne connaissance de ses nouveaux quartiers. Bien que l'appartement de Yokuro n'était guère très vaste, ce serait toujours mieux que cette souricière version XXL !

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Message(#) Sujet: Re: Comme deux frères [PV Aku] Mer 15 Mai - 18:44

Etant en larmes, je m’étais rapproché de mon grand-frère, comme pour chercher du réconfort. Mes vilains démons reprennent de plus belle… Je ne voulais pas craquer une nouvelle fois, depuis mon retour de Suna, je me disais changé, alors que tout restait pareil. Il faut dire que l’émotion ressentie était très forte là, comme si une nouvelle vie s’offrait à moi. À partir d’aujourd’hui, plus rien n’allait être pareil. C’est comme un nouveau chapitre de ma vie qui allait s’écrire. Sans aucun mot de sa part, Yokuro me consola plutôt rapidement. Je le sentais tout de même étrange, comme déstabilisé par ce qu’il se passait. Comme quoi, je ne l’ai vraiment pas laissé indifférent lui aussi. Je ne cherchais pas à émouvoir tout mon entourage… Mais à croire que ça en devenait un don. En tout cas, j’espérais ne pas le faire pleurer… Non, je ne pense pas.

Au bout d’un bref instant, qui parut long, je me défaisais de son emprise. J’allais mieux, mon cœur était bien moins lourd. C’est fini, cette vie orpheline était maintenant derrière moi. Aujourd’hui était un nouveau jour. Je le vis, son œil était humidifié. Non… Pas ça. Retiens-toi par pitié… Ah, merci, il n’a pas pleuré. Ma nervosité se fit ensuite ressentir dans mes mains, au travers de mimiques avec mes doigts.

    - Désolé, je ne voulais pas… Pardon.


Il valait mieux que je n’y pense plus. Je m’énervais moi-même, à avoir craqué de la sorte. Il faut dire que cette vie me pesait lourd sur le cœur, alors que je n’en laissais jamais rien paraître. Histoire de ne pas encore faire plus pitié que je ne le fais déjà. Ce n’est pas quelque chose que je supporte. Pourtant, ça m’a bien aidé aujourd’hui… Il faut l’avouer. De son côté, il me réconforta avec des paroles, m’expliquant que je n’allais pas vivre chez lui, mais cher nous. Kuro serait de la partie aussi, pour mon plus grand bonheur. En l’espace d’une journée, je m’étais beaucoup attaché à ces deux personnages. Je tenais tout à coup énormément à eux. Même s’il en faut pas beaucoup en ce qui me concerne, c’était différent… C’était une nouvelle vraie famille à mes yeux. Il le confirma lui-même, tout en m’indiquant de le suivre pour aller chez nous.

Jetant un regard vers l’arrière, je regardais une dernière fois mon ancienne « maison », si on peut appeler ça comme ça. Avant, je pouvais le dire. Plus maintenant. Le moment était enfin venu de quitter cet endroit. Je risque bien de ne plus m’y rendre pour un bon moment.

Plein d’entrain, un sourire enjoué naquit sur mon visage. Un bon grand sourire, après un torrent de larmes. C’est tout moi ça.

    - Oui, allons-y ! Je me languis d’arriver… !


Le suivant, j’étais motivé à avancer vite. Je n’attendais qu’une chose : arriver dans ma nouvelle maison… Mon nouveau, même mon premier chez-moi.

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Comme deux frères [PV Aku]

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