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 D — L'Œil du Chat

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Message(#) Sujet: D — L'Œil du Chat Sam 23 Mar 2013 - 16:57

« Pourquoi ne pas vous rendre utile au village, pour motiver les jeunes pousses de Konoha, nous avons décidé de ne plus trop leur donner des corvées à faire mais bien de vraies missions. Voilà plusieurs mois que des objets disparaissent dans le village. Une montre… un collier en or… les objets brillants ont l'air d'être convoitise mais par qui? À Konoha a lieu dans deux jours une exposition de pierres précieuses et sans nul doute que ce mystérieux voleur fera son apparition. Nous comptons sur vous pour surveiller les lieux et attraper cette vermine pour de bon. Humain ou pas, personne ne le sait vraiment… Les oiseaux sont nombreux ici… »
Plus de neige, plus de froid. Seulement l'Opalin, qui dans les rues colorées de Konoha, inspirait la froidure hivernale. Un vil morceau de quartz, noyé dans une mer d’émeraudes, de rubis et de saphir. Un intrus ? Pas tellement. C'était une exception, comme les ninjas savaient en faire. Mais avant de s'auto-proclamer alérion, génie ou prodige du village, Yokuro devait faire ses preuves. Et quoi de mieux pour démarrer sur un bon pied qu'une mission ? Ce fut ainsi que l'Opalin, assisté de son fidèle assistant quadrupède fila en direction du centre-ville de Konoha. Dans une poche intérieure à son kimono se trouvait un papelard, qui traçait les grandes lignes d'une mission. Cette dernière était de catégorie D. Dans la pyramide hiérarchique des missions, les missives de niveau D étaient au bas de l'échelon. C'étaient à la fois les missions les plus faciles, et à la fois les plus pénibles. Elles consistaient en des tâches ménagères, des courses, des assistances à personne en danger, des interractions avec les académiciens, ou simplement des enfants. Bref, toutes les basses besognes que l'on rechigne, et regroupe dans les rangs D. Yokuro, contrairement à d'autres, plus impulsifs et impétueux que le placide psychologue qu'il était, voyait les choses autrement. Il était évident qu'il n'allait pas, du haut de son tout jeune titre de Genin, partir à la chasse aux déserteurs. Il n'allait encore moins pas éliminer des criminels, dans des demandes alambiquées d'assassinat. Il n'avait pas l'expérience nécessaire, et encore moins les qualifications requises à ce genre de tâches. Il devait donc partir sur de bonnes bases, en aidant la communauté de l'Arbre de Konoha. Petit à petit, en prenant du gallon, il pensait pouvoir se permettre des missions comportant du risque, et exigeant que ses talents de combattant ressortent à tout moment.

Justement, avec cette mission de bas étage, Yokuro pourrait débuter cette ascension. Il pourrait s'élancer dans le monde des shinobis, prendre du poids dans sa cité, et pouvoir ainsi gagner l'expérience nécessaire à l'accomplissement de son objectif. Mais pour l'heure, le seul objectif que l'érudit devait accomplir, c'était celui de sa mission. Elle consistait à arrêter les agissements d'un cambrioleur. Difficile de parler à l'heure actuelle d'une personne précise, car on ne savait pas s'il s'agissait d'un kleptomane criminel et isolé ou d'un groupuscule entier qui s'appropriait les biens d'autrui. Toutefois, faisant usage d'une analyse fine et pertinente, le Konohajin en vint à la conclusion suivante : il ne pouvait s'agir que d'une seule personne. Preuves trahissant cet acte solitaire : le contenu des vols. Le personnage n'effectuait des larcins que sur des petites quantités d'objets : des montres en or, des colliers. Chaque vol s'effectuait sur un bijou ou deux. Un groupe, aussi désorganisé pouvait-il être, était en mesure de voler davantage en une seule prise. La cible identifiée, désormais le shinobi allait pouvoir saisir l'occasion de l'attraper en flagrant délit. Pour faire, rien de mieux qu'une corne d'abondance pour le malfrat : Konoha serait d'ici deux jours le théâtre d'une exposition de pierres précieuses. Avec l'agitation causée par cet événement, et le banquet farci de vivres et alcools, il serait aisé pour le cambrioleur de s'accaparer l'objet de l'exposition.

Le Yamanaka se dirigea donc vers le lieu de l'exposition, encore inaccessible au public, et fermement sécurisée, afin d'observer les lieux, pour établir un plan. La collection était d'une rare beauté, mais là n'était pas la question. Voyant un espace libre, que les organisateurs ne savaient pas exploiter pour l'heure actuelle, le Borgne songea à un piège d'une finesse appréciable. Il demanda ainsi aux organisateurs de l'exposition de diffuser la présence d'un bijou qui surplomberait toute la collection : l'Œil du Chat. Une émeraude d'une grande valeur, et dont la splendeur pourrait intéresser plus d'un. En répandant la rumeur à travers le village, Yokuro comptait bien attirer l'intérêt du voleur, et ainsi pouvoir anticiper sa prochaine cible. Il ne restait plus qu'à installer le prétendu Œil du Chat, un Kage Bunshin embusqué par l'intermédiaire du Henge no jutsu, pour ensuite attendre la venue du cambrioleur. Une fois le dispositif installé, l'éborgné attendit quelques heures avant le début de l'exposition, qui aurait lieu le soir, pour mettre en action son plan. Tout serait parfaitement contrôlé par le Yamanaka : son clone était relié à lui par le Shikaku Tenchi, un jutsus de sa composition lui permettant d'acquérir la vision de son jumeau. Lorsque tout fut en place, et que Yokuro joua le rôle d'un dandy amateur de pierres précieuses, pour ne pas mettre en déroute son plan, il n'y avait plus qu'à attendre, et espérer que le voleur tombe dans les mailles du filet tendu par l'Opalin.

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Message(#) Sujet: Re: D — L'Œil du Chat Sam 23 Mar 2013 - 21:35

Le monde était au rendez-vous pour l'exposition. Il semblait même que la rumeur propagée par Yokuro concernant son clone monté en émeraude avait accentué le nombre de visiteurs. En cette soirée pesante, par l'opulence de la foule, la noblesse était bien présente, se montrant pour une fois comme une majorité dans le lieu. Les ouvriers et autres classes populaires n'avaient pas leur place ici. Les nobles et bourgeois occupaient ainsi l'exposition, parlementant de tout et de rien à la fois. Yokuro tâcha tant bien que mal de jouer le rôle qu'il s'était attribué, à savoir celui de gentilhomme. Ce travail d'acteur était difficile, car il devait résister à la pression exercée par les richards. Quelques junkers méprisaient les shinobis, d'autres les traitaient de chiens à la solde du Daimyô, s'adressant aussi bien aux Konohajins qu'à l'Hokage en personne. D'un naturel calme, Yokuro n'en restait pas moins un fervent partisan des shinobis, souhaitant aujourd'hui défendre l'importance de ces hommes et de ces femmes qui avaient juré de protéger au péril de leur vie leur village, leur pays. Et sans connaître le dévouement et l'engagement de chacun pour Konoha, nombreux étaient les nobles qui critiquaient ces derniers en leur absence.
Stabilité du lien neuro-psychique : 99,785 %
Taux de parasites psycho-oculaires : 0,0427 %
Perception chromatique spirituelle : 99,832 %
Au même moment, le factice Œil du chat continuait de jouer les objets de valeur. L'happelourde ne pouvait pour le moment voir, toutefois, Yokuro vérifiait tout de même de temps à autre la qualité du lien qui unissait par les yeux son clone à lui. Dans une surface initialement condamné par sa monophtalmie, il pouvait clairement distinguer un nouvel espace issu de sa technique. Perfectionniste, le jeune homme tenait à ce qu'au moment attendu, sa caméra mentale soit opérationnelle au mieux. Elle était, si le voleur en était en mesure de pouvoir filer rapidement jusqu'à son repaire, où il entreposait ses trophées de chasse, le seul lien restant entre le voleur, et donc le Bunshin, ainsi que Yokuro. Si jamais le clone venait à se faire éliminer à tout hasard par le cambrioleur avant qu'il ne puisse immobiliser ce dernier, alors le Yamanaka pourrait au minimum se fier aux dernières images perçues par son sosie.

Le temps passa, et histoire de patienter le crime, l'Opalin se saisit d'un verre. Un verre, deux verres, trois verres, et alors qu'il refusait comme toujours qu'on lui propose de l'alcool, malgré ses vingt-deux ans, le métaphysicien fut alarmé par la foule. La pièce maîtresse de l'exposition, comme il avait réussi à faire croire aux autres, venait soudainement de disparaître. Mais ce n'était que la partie émergée de l'iceberg, car peu à peu, la foule se rendit compte que des pierres manquaient à l'appel. Ce soir le voleur avait frappé un grand coup. Et Yokuro aussi. Dommage pour le voleur, car le Borgne avait prévu les agissements du criminel ! Le temps de quelques instants, le pseudo-dandy quitta l'exposition, et se posta contre un mur situé face au bâtiment accueillant l’événement. Il se mit alors à compter. Tic-tac, tic, tac…

Au même moment, le clone de Yokuro effectua le même compte. Embarqué dans le sac du malfrat, le faux objet de valeur attendait le moment propice à entrer en action. Lorsque le décompte arriva à échéance, ce fut le moment; le Kage Bunshin annula le Henge no jutsu, et reprit sa forme initiale d'adonis platiné. La transmission visuelle put avoir alors lieu, bien qu'il fasse sombre dans le sac du voleur. Le poids du clone suffit à freiner le lupin dans sa course. Sans plus attendre, le Konohajin bondit sur le voleur, et le plaqua au sol de tout son poids. Grâce à ses réflexes, le double du borgne avait su immobiliser le malfrat avec une clé de bras. Au vu de la résistance qu'effectuait le cambrioleur, le reflet de l'ombre du psychagogue dut alors faire appel à une technique de son créateur : la Camisole Psychique. Le temps d'un toucher avec sa paume, il transmit au kleptomane une illusion particulière, véhiculant le kekkai genkai des Yamanaka : le contrôle de l'Esprit. Affectant le Surmoi du voleur, le second Yokuro immobilisa totalement ce dernier, le rendant plus facile à dompter. Dorénavant hors d'état de nuire, le quidam au magot de valeur fut ramené à l'exposition, où le vrai Yokuro attendait son clone. Les forces de police étaient également présentes sur les lieux, pour procéder à l'arrestation du truand. La mission semblait pour ainsi dire achevée. Toutefois, une remarque d'un des agents de la paix interpella le Yamanaka, quant à l’achèvement de sa mission.

— Merci bonhomme, t'as fait du bon boulot ! Je pense qu'on aura encore besoin de toi, si ça ne te dérange pas. Maintenant qu'on a notre voleur, il nous faut lui faire cracher l'endroit où il planque les biens qu'il a volés. Vu comment tu t'es débrouillé pour le débusquer, et aussi puisqu'on m'a dit que tu venais du clan Yamanaka, ça te dirait de venir demain après-midi au commissariat pour t'occuper de ce voleur ? Considère ça comme un prolongement de ta mission, j'en toucherai deux mots à l'administration pour grossir un peu ta prime. Alors, qu'est-ce que t'en dis ?
— Ça me tente ! Je serai au rendez-vous dans ce cas ! Vous pouvez compter sur moi pour finir ce que j'ai commencé.
On donna alors un horaire, une adresse par précaution, et on salua Yokuro, le remerciant une fois encore de ses services. Après quoi le faux dandy repartit rassurer la foule ainsi que les organisateurs, avant de filer se coucher. Demain la journée s'annonçait prometteuse : la mission prenait un tournant bien plus intéressant désormais !

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Message(#) Sujet: Re: D — L'Œil du Chat Sam 6 Avr 2013 - 22:51

Suite à une bonne nuit de sommeil, le faux junker rendit le tablier, ou plutôt le smoking, et reprit ses fonctions de shinobi. Jouer les bourgeois n'était pas de son ressort : Yokuro était un homme d'une simplicité tout à fait particulière. Preuve à l'appui, avec son monochrome lilial d'un point de vue physionomique. En outre, le thaumaturge ne se trouvait pas naturel, plus artificiel et hypocrite vêtu comme un hidalgo que comme à son habitude. A présent, sous l'impulsion du limier de la veille, le Yamanaka allait rejoindre le commissariat, en vue d'interroger le lupin. Le gardien de la paix de la veille, qui semblait connaître de réputation Yokuro, avait à priori fait preuve d'une certaine stéréotypisation du quidam qu'il était venu remercier. Du fait de ses capacités héréditaires basées sur le contrôle et la manipulation de l'esprit, il était le parfait candidat pour cuisiner le voleur. Toutefois, si dans la police, l'interrogatoire des criminels avait une certaine méthode, un organigramme spécifique, le mire lui possédait ses propres méthodes. Plus saines, plus morales. Elles n'avaient rien à voir par ailleurs avec celles employées dans certaines unités spéciales. Le Misuto par exemple, section spéciale du village de la Brume Sanglante, disposait de ninjas compétents dans l'art de la torture, et si l'on en croit la culture Kirijin, de l'interrogatoire. Leur technique se basait sur la souffrance. Morale ou somatique, la cible ressent la douleur jusqu'à ce qu'elle avoue par elle-même ce qu'elle sait, ce qu'elle cache. En soi, la méthode était efficace, et fructueuse. Mais elle dénaturait l'individu qui l'appliquait, et détruisait psychologiquement celui qui la subissait. L'homme, ou bien même la femme, qui jouait le rôle de bourreau perdait progressivement son humanité.

A l'opposé, Yokuro lui faisait tout pour conserver son humanité. Ancien interné, il avait saisi suite à la fin de sa thérapie l'importance de la vie, de la liberté, et de son humanité. Tout cela représentaient autant de biens que de raisons pour protéger ces valeurs dans l'esprit des personnes qu'il rencontrait. Interroger de sa façon les gens, c'était pour lui une sorte de reconnaissance, un contrat à lui-même. Il pouvait se dire qu'il ne briserait pas des vies, alors que lui-même désirait conserver la sienne. En somme, la pulsion de vie primait sur la pulsion de mort. Et ce fut dans cet état d'esprit, de travailler à sa manière, que le psychosomaticien arriva sur place, dans sa tenue habituelle de platine. Comme à son habitude, il dégageait une impression tout à fait particulière, à la croisée entre séraphin et lémure. Yokuro avait quelque chose de pur dans son cœur, il fallait l'avouer. Mais autrefois, il avait le sentiment d'avoir été un ange déchu, et parfois, n'avoir été que l'ombre de soi-même. Aujourd'hui, il avait changé la donne, en sa qualité de psychologue et de Genin de Konoha.

A en croire la vacuité du lieu, le crime était aux abonnés absents, ces temps-ci au village. Le calme régnait, tandis que les officiers travaillaient avec concentration. Il y avait du mouvement, mais il était aussi fluide et mou qu'un ruisseau. Sur place, l'officier de santé fut accueilli par le policier de la veille, faisant toujours preuve d'un dynamisme à toute épreuve. Sans plus attendre, l'argus guida le psychagogue dans une salle d'interrogatoire, occupée par le voleur. D'après le policier, on l'avait identifié : il se nommait Sengoku Hitoshi. L'homme en question, un trentenaire châtain aux yeux bleus clairs, était sans emploi. Il avait quitté il y a quelques mois un poste de charpentier à Konoha. Le terme exact de cette démission était : viré. On avait accusé le Sengoku d'avoir fait des copies des plans de maisons de personnes riches, pour son usage personnel. A défaut de preuves à l'époque pour porter plainte contre Hitoshi. C'était chose faisable aujourd'hui : le lupin avait attendu la fin des constructions pour s'infiltrer chez les familles nobles, afin de voler leurs bijoux. Au début, le personnage ne volait que de petites quantités de bijoux. Puis, prenant de l'assurance, il avait décidé de frapper un grand coup : l'exposition, dont la salle avait été rénovée par l'entreprise à laquelle il appartenait.

La porte claque, et le Yamanaka s'installa face à Hitoshi. Le silence régnait dans cette ambiance éclairée au néon. Un contraste saisissant, puisque le mutisme du criminel se brisait sous les bourdonnements du néon défectueux. Tout était en place. Il ne restait plus qu'à ce que l'Opalin lance les hostilités.

— Inutile de faire les présentations, je crois, puisque nous nous sommes déjà vus hier soir. Enfin bon, je me présente tout de même : Yokuro. Sengoku-san, voyez-vous, je tiens malgré tout à admirer votre prestation. Vous êtes parvenu à exploiter votre ancien travail à votre propre compte. Aucun doute que si Konoha n'avait pas ordonné d'enquêter sur ces disparitions mystérieuses, vous auriez pu continuer votre activité illégale pendant un certain temps.
L'assise narcissique adverse stimulée, le Yamanaka pouvait réellement démarrer les hostilités. Inutile d'avoir un public si ce dernier ne se sent pas visé, où s'il ignore l'interlocuteur. Ici, Hitoshi regardait le borgne de son œillade azur. Il paraissait conscient de ses actes : ses pupilles restaient fixes, avec la moue du coupable. Il ne culpabilisait pas comme un innocent inconscient de ses actes, et ne craignait pas la sentence. Il avait perdu à son propre jeu, et désormais, devait en assumer les conséquences.
— De fait, je pense que vous serez d'accord avec moi pour dire que vous êtes le mieux placé pour dire que le crime paie. Toutefois, le crime a ses limites, et vous venez de les franchir. Désormais, il vous est impossible de faire marche arrière. Vous serez jugé, et emprisonné dans la prison de Konoha, aux côtés d'autres criminels.
Petit à petit, le mire éborgné fit monter la pression. On voyait que le lupin stressait, et suait au compte goutte. Tout était en ordre.
— Toutefois… même si votre sort est scellé, il y a un moyen d’alourdir vos peines. Si vous coopérez avec moi, je ferai communiquer votre implication à la police, qui s'occuperont de réduire votre peine d'emprisonnement. Et pour faire, il n'y a qu'à répondre tout simplement à cette question : où avez-vous caché les bijoux que vous avez volé ?
— Je ne peux pas vous le dire ! Non… je ne le vous dirai pas…
Yokuro se heurta à une première résistance. Hitoshi refusait de coopérer. Après ce premier refus, il expliqua avec anxiété qu'il assumait ses actes, et se fichait de la durée. Cinq, dix, vingt ans… il attendrait le temps nécessaire pour sortir de prison. De toute manière, il n'avait personne qui l'attendrait à sa sortie. Il n'avait plus rien à perdre. Ou plutôt, avait tout perdu. Mais dans cette émouvante déclaration, le Yamanaka avait comprit et détecté la face immergée des intentions du malfrat. Ce dernier avait une certaine ténacité, au point d'avoir une grande patience. Le kleptomane était prêt à attendre de sortir de prison pour retrouver son trésor et refaire sa vie. Une telle confiance en la longévité de sa cachette montrait qu'elle devait être bien dissimulé, au point que même des ninjas confirmés ne sauraient la retrouver. Cependant, malgré ce plan ingénieux, le Sengoku avait négligé un fait : celui d'être interrogé par Yokuro. Suite à plusieurs résistances, Hitoshi fut interpellé brusquement par son interlocuteur, parlant toujours avec un ton calme et posé.
— Je crois que j'ai vraiment négligé les présentations… excusez-moi. Je me nomme Yokuro, du clan Yamanaka. Voyez-vous, nous autres du clan Yamanaka sommes réputés pour notre maitrise de l'esprit. Inutile de vous préciser l'étendue des pouvoirs dont nous disposons.
Il avança sa paume vers le front du criminel, plus anxieux que jamais. A cette époque, Yokuro n'avait rien d'un parfait Yamanaka : il ne maitrisait pas la technique de lecture de pensées ! Pourtant… il n'en gardait pas un incroyable esprit réfléchi.
— Il me suffit d'une étincelle de chakra, et je pourrais accéder aux moindres recoins de votre esprit. Vos souvenirs, même les plus cachés, n'échapperons pas à ma vigilance. Alors rien ne sert de me cacher l'endroit où vous cachez les bijoux, car si vous persistez, je saurai tout, même vos plus intimes souvenirs. Vous ne voulez pas que ça arrive ? Alors coopérez, ou j'aurai le regret de faire de votre esprit un livre grand ouvert. Regardez, je lis déjà que vous savez que votre secret va tomber à l'eau alors…
— … D'accord ! D'accord, d'accord ! Je vais vous dire où se trouve la planque ! …
Il avait craqué. Mieux, il s'apprêta par la suite à tout avouer. Cet incroyable coup de bluff fut un franc succès pour Yokuro. Sans pour autant disposer des jutsus de son clan, il pouvait faire sienne la renommée de ses jutsus, pour se les approprier à bon usage. Suite aux aveux du brigand, le Yamanaka se leva, et laissa la police faire le reste. Il avait entièrement terminé son travail, et ne pressa pas le policier qui lui avait promis de grossir sa prime. Après tout, ce n'était pas sa motivation : l'argent intéressait peu le jeune homme. Sa réelle motivation, c'était la vérité. C'était en quelque sorte une forme de liberté pour lui…

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