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 Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô]

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Message(#) Sujet: Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô] Mer 24 Avr 2013 - 21:10

Peintures, pinceaux, sceaux, bouteilles d'eau, deux pommes au cas où il aurait faim. Oui, Raki s'estimait prêt. Enfin. Il en avait mis du temps à rassembler toutes ces couleurs. Certaines étaient particulièrement difficiles à trouver, et pour combler ses manques, il devrait en mélanger certaines. Peu importait de toute façon. Cela n'avait pas à être parfait, loin de là.

Chargé comme une mule, le jeune homme se rendait à la forêt, paisiblement. Il lui fallait un endroit paisible où travailler. Les bruits de Konoha allaient bien un moment, mais parfois le silence faisait du bien à une âme troublée. Seuls le vent sur les feuillages et quelques insectes devaient perdurer dans son monde.

Il ne comptait rien faire du tout, malgré tout ce qu'il avait pris. Ni entraînement, ni expérience, ni divertissement. Rien de tout ça. Ce ne seraient que des futilités dans le cas où il les entreprendrait. Aujourd'hui il voulait juste écouter la nature, et pour ça, la peinture était nécessaire. Par mesure de sécurité, Raki avait tout de même préféré prendre quelques petites armes, bien au chaud dans sa pochette. Le village avait au moins se mérite de le laisser s'amuser l'esprit tranquille. Enfin, sauf en cas d'attaques bien sûr.

Ses affaires sur le dos où dans les bras, il avançait assez péniblement. Ce n'était pas particulièrement lourd, mais plutôt très encombrant. Le prix à payer pour pouvoir dialoguer avec le monde qui l'entourait. Il jugeait la distance entre lui et le village, comptant le nombre de pas. Il voulait une bonne marge, au moins un kilomètre, mais pas plus de trois. De préférence vers les trois par contre, le but premier étant de s'isoler un peu.

Cela lui prit du temps, mais Raki finit par trouver un endroit assez éloigné et convenable. Des arbres assez écartés, mais pas trop non plus. Et on pouvait assez facilement y inscrire un cercle de repos. C'est là qu'il voulait être, au centre de ce cercle, de ces arbres. Un petit coin tranquille, isolé, qui allait l'abriter quelques temps. Un instant, il hésita à continuer un peu, après tout, il ne se trouvait qu'à un kilomètre et demi environ. Le calcul était assez approximatif puisque ses foulées n'avaient pas été parfaitement régulière. Il se trouvait éloigné des routes d'après la carte qu'il avait consulté, cela ne suffirait peut-être pas.

Posant ses affaires, il hésita assez longtemps. Une sucette en bouche, cet endroit lui parlait quand même un peu. Beaucoup même. Soit, tant pis pour la distance, la spiritualité régnait en maître aujourd'hui, peu importe ce que cela voulait dire, ou même si cela ne voulait quelque chose.

L'heure de déballer le tout venait enfin ! Cassant une branche, Raki commença par tracer son petit cercle sur le sol. Il fallait qu'il soit parfait, et deux mètres de rayon semblait convenable. Il s’assiérait au milieu, cela rendrait vraiment bien. Enfin, c'était l'étape finale du plan pour conquérir ces quelques mètres carrés d'espace vital. La nature était un adversaire redoutable.

La première étape était terminée, un cercle. Il fallait maintenant passer à la seconde. Ouvrant ses pots de peintures avec précaution, Raki s'amusait déjà comme un petit fou. Ce genre de gaminerie lui aurait certainement coûté cher en remarques désobligeante si quelqu'un l'avait vu faire. Restait à espérer que ce genre de chose n'arriverait pas. Il retira ses habits propres et enfile un pantalon apporté pour l'occasion. Après tout ça, il faudrait renter au village, et avoir des habits complètement taché ne donnerait vraiment pas une bonne impression. Même si les gens pouvaient parler de lui autant qu'il le voulait, Raki n'avait pas non plus l'intention de se faire trop remarquer. Rester lui-même suffisait amplement.

Tremper ses doigts dans la peinture le faisait déjà frémir d'excitation. A son âge, s'emporter pour si peu, c'était vraiment puéril. Il commença à se faire des traits sur le corps, juste pour s'amuser, se détendre, et retomber à l'état d'enfant. Rien ne servait de se soucier de la propreté, il fallait juste libérer dans ce petit espace tout ce qui devait l'être.

Une fois qu'il en eu fini avec la décoration de son visage, de son torse, de son dos et de ses bras, Raki prit un pinceau. Peut-être que sa peinture corporelle n'était pas parfaite, mais elle lui semblait bien symétrique. Dans le dos aussi, mais s'il ne voyait rien, il avait fait les mêmes mouvements. Cela créait des arrondi qu'il avait poursuivi en formes plus extravagante sur le reste du corps, là où il pouvait bien voir ce que son travail donnait.

La deuxième étape terminée, il fallait passer à la troisième et l'avant-dernière étape. La dernière était de se reposer dans un lieu parfaitement accordé avec son corps. Ne faire qu'un avec l'espace qui l'entourait, et s'en régaler. Un pinceau à la main, Raki se mit à peindre l'espace autour de lui. Des brins d'herbes jusqu'aux feuilles, de la terre jusqu'au tronc. Il voulait un monde de couleurs et de fantasmes, aussi tordus puisse-t-il être.
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Message(#) Sujet: Re: Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô] Mer 24 Avr 2013 - 23:04

    Aujourd’hui était un jour pas comme les autres… Seijirô était sur une branche d’arbre après avoir suivit un jeune garçon dont les réactions étaient étranges. La curiosité du Sabakyô l’avait poussé à le suivre espérant trouver des réponses à ses questions… Départ de Konoha, le roux faisait comme si de rien était jusqu’à l’entrée dans ladite forêt… C’est à ce moment là que le Jônin se projeta dans les feuillages améliorant son camouflage. Il sautait d’arbre en arbre, restant le plus discret possible tout en gardant un œil sur la personne qu’il suivait. Un Shinobi ? Il n’en savait rien dans la mesure où il était nouveau au sein du village : il ne connaissait pas encore tout le monde et ne pouvait prétendre à cela.

    Le temps était long… Malgré l’automne, il faisait chaud à Konoha et Seijirô sentait les gouttes de sueur longer le long de son visage tant sa concentration était extrême. Le jeune homme ne se pressait pas réellement : bien au contraire, dirait le Jônin. Ce n’est qu’après un certain laps de temps qu’ils arrivèrent tout deux à destination. Le Sabakyô se mit accroupie sur une branche d’arbre à une certaine distance et gardait un œil curieux sur sa proie, curieux de savoir ce qu’il allait faire durant les prochaines minutes.

    Seijirô eut rapidement la réponse à sa question : le jeune homme sortit un amas de matériel et prit une branche avec laquelle il traça un cercle. Il se mit au milieu et commencer à faire son rituel. Les sourcils froncés tentant de savoir ce qu’il allait faire, c’est avec une grande surprise qu’il émit le premier constat. L’homme commença à se peindre après s’être changé et assit au milieu de son cercle… La première question qu’il se posa après avoir vu ce phénomène était : pourquoi faire tout cela ? Où était le plaisir à se mettre de la peinture sur le corps ?

    Alors que Seijirô voulait aller à sa rencontre, une chose relativement surprenante arriva… Une fois peint, l’homme se mit à peindre le paysage… Le Sabakyô faillit tomber de sa branche d’arbre en voyant l’individu exécuté ce genre de rituel et il décida une bonne fois pour toute de courir à sa rencontre ! Il se laissa tomber et – une fois à terre – se dirigea vers l’inconnu à quelques mètres de là, tout en maintenant une certaine distance de sécurité.

    « Hé, toi ! » L’interpella t-il « Ca fait un moment que je t’observe, et je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi tu fais tout ça… »

    Il se gratta la tête un instant montrant qu’il réfléchissait…

    « Je conçois qu’on puisse avoir des passions un peu farfelue, mais là je t’assure que je ne comprends vraiment pas… Tu peux m’expliquer ? »

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Message(#) Sujet: Re: Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô] Jeu 25 Avr 2013 - 0:02

Raki était fier de lui, et apaisé. Certes, il ne devait pas ressemblé à grand chose, peut-être à un stimulateur d'épilepsie format économique. Il ne s'intéressait pas à cela. Sa cible était la simplicité et l'expression qu'il pouvait en avoir. Tracer un cercle dans lequel tout serait différent, et peindre la simplicité. Cela pouvait être une simplicité abstraite, des traits, des cercles et autres formes qui lui passeraient par la tête, ou bien des dessins plus évolués, des scènes qui lui viendraient à l'esprit.

Au moment où Raki posa pour la première fois son pinceau sur sa toile, il ne savait toujours pas la forme qui s'y imprégnerait. Sa main glissa avec une volupté somptueuse. Il avait l'impression que le vent tenait sa main, lui montrant comment faire. Il devait avoir un esprit légèrement moqueur, et voulait se venger d'elle car il faisait des dessins grotesques. A un moment, il s'amusa même à écrire en tout petit « Cochonne ». Aucune profondeur, aucun esprit, Raki n'avait pas vraiment envie de se compliquer la tache. Aujourd'hui était à marquer dans les annales, un défi de taille. Il ne devait pas penser à des choses compliquer, et simplifier au maximum. C'était certainement l'exercice le plus difficile que l'on pouvait lui soumettre, mais il l'avait décidé par lui-même. Raki voulait voir, sentir le monde avec une simple bestialité. Le terme pouvait paraître un peu fort, toutefois l'idée n'en changeait pas beaucoup.

Peu à peu, sa fresque prenait une autre forme. Ce qu'au départ Raki prenait pour de la moquerie se transformait subtilement en une vague vigoureuse. Il avait peut-être pris quelques stupéfiant, mais il voyait l'image bouger sous ses yeux au fur et à mesure que sa main la traçait. Un vol d'oiseau, une explosion de sensation lorsque l'on croque dans un beignet.

Alors que le jeune homme s'enfonçait dans son délire, un bruit l'interrompit soudain. Derrière lui, il y avait quelqu'un. Et si quelqu'un se trouvait derrière lui, cela voulait dire qu'il était pris sur le fait ! N'ayant rien vu venir, et s'étant senti en sécurité dans son cercle, Raki ne put s'empêcher de sursauter. Son cercle n'était pas encore brisé. Tant que personne n'y rentrait, tout pouvait encore s'arranger. Après tout, il pouvait prétendre être sorti d'un asile et vouloir invoquer Gouroudoukou-sama, le dieu mi-pierre mi-rocher qui s'amuse à dire faire des blagues racistes aux arbres et aux coquelicots. Il avait du mal à savoir comment réagir, se retourner, ignorer, prétexter la folie, agir normalement ? Normalement ? Cela semblait un peu difficile dans cette situation. Lui-même se serait pris pour un illuminé après tout. Personne ne l'aurait regardé de manière neutre, une bête de foire. Amusant, et un peu gênant. D'un autre côté, il était peint sur la majorité du corps. Avec un peu de chance la personne qui le trouvait maintenant serait incapable de le reconnaître plus tard sans... tout ça quoi !

« Hé, toi ! Ça fait un moment que je t’observe, et je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi tu fais tout ça…  »

Raki se sentait un peu mal, il n'osait toujours pas se retourner. Une sensation de malaise l'empoisonnait, immobilisant son corps comme un serpent étouffe sa proie. Vraiment désagréable. Était-ce cela que l'on ressentait lorsque l'on volait un objet, ou tuait sans justification ? Raki ne savait pas vraiment, en tout cas la sensation d'être pris sur le fait lui était extrêmement désagréable. Le plus désagréable cependant n'avait rien à voir avec le fait d'être surpris. A la rigueur, il comprenait. Sa négligence lui avait valu de se retrouver dans cette situation. Par contre ce type l'observait depuis quelques temps déjà, et cela l'inquiétait un peu. Raki n'était pas spécialisé dans la détection, mais que quelqu'un puisse le suivre longtemps et l'observer sans qu'il ne s'en rende compte ne le rassurait pas.

« Je conçois qu’on puisse avoir des passions un peu farfelue, mais là je t’assure que je ne comprends vraiment pas… Tu peux m’expliquer ?  »

Raki n'était pas vraiment rassuré. Cependant, il fit un effort et regarda celui qui l'avait trouvé. Ne le prenait-il pas pour un fou à interner ? Ce bonhomme semblait un tantinet étrange. Grand, roux, cicatrice. Un guerrier. Ninja sans aucun doute. Après tout, si ce n'était pas le cas, ce type avait toutes les qualités pour en devenir un excellent, à tel point que cela en aurait été terrifiant. Non, ces capacités devaient avoir été entraîné, il avait peu de doutes à ce sujet.

Devait-il répondre à la question, l'ignorer, se montrer agressif ou distant ? Ce n'était pas un choix facile. Raki n'était pas du tout associable, au contraire, mais dans certaines conditions, certaines réactions étaient à privilégier. L'autre ne semblait pas méchant. Après tout, si ses intentions avaient été mauvaises, Raki ne pouvait rien y faire. Oui, dans cette situation, le plus faible c'était lui et sur tous les plans. Autant se montrer honnête et ne pas nier quoi que ce soit. De toute façon, il se sentirait mieux à dire la vérité plutôt qu'à mentir.

« Je... comment dire... J'essaie de voir ce que cela fait d'être un peu plus naturel, un peu plus bestial. Je veux voir les choses d'une manière différente, donc j'ai décidé de faire quelque chose de différent. »

Raki ne savait vraiment pas quoi faire. Jusqu'à ce que cette personne parte, il se sentait comme manipulé par des fils, une vraie marionnette. Ses mouvements seraient sans aucun doute plus brusques et moins précis, il allait devenir extrêmement maladroit.

« Mais pourquoi est-ce que vous m'observiez ? »

Après tout, cela semblait la meilleure manière de se sentir plus à l'aise. Si cet homme s'amusait à le regarder, il n'avait pas non plus toute sa tête.
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Message(#) Sujet: Re: Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô] Sam 27 Avr 2013 - 16:57

    Le Jônin se trouvait désormais face au peintre… Celui-ci s’était enduit de peinture et s’était attelé à la dure tâche qu’est celle de peinturlurer la nature. Lorsqu’il débuta les hostilités, Seijirô fut prit d’une curiosité sans nom l’obligeant à sortir de sa cachette partant à sa rencontre dans le but de comprendre le pourquoi de ces actes qu’il qualifierait de vandalisme. Aussi, une fois face à lui, il l’interrogea afin d’avoir des réponses à ses questions. Le peintre s’immobilisa… Le roux recula de quelques pas, il pouvait être dangereux : les apparences pouvaient être trompeuses et la prise de risque inconsidéré n’était pas la meilleure solution.

    Après avoir mis un peu de distance, l’inconnu se retourna… Ce jeune garçon semblait inoffensif… Il répondit qu’il essayait de voir ce que ça donnait d’agir de façon plus naturel, plus bestial… Malgré cela, le Sabakyô ne comprenait toujours pas ce qu’il voulait dire par ça… Aussi, il n’eut comme réaction que d’observer le peintre, droit dans les yeux sans avoir de réaction… La dernière question de l’individu : pourquoi le Jônin l’observait ? Parfois l’intuition humaine pouvait nous forcer à faire des choses dont on ne saurait l’expliquer…

    « Je trainais dans le village et je t’ai vu – munit de ton matériel – j’ai trouvé ça relativement étrange qu’une personne aille dans la forêt comme ça… Pour être honnête, je n’ai pas vu ce que tu ramenais, mais mon intuition m’a poussé à te suivre discrètement… Visiblement, j’aurais peut-être du m’abstenir, mais un jour ma curiosité causera ma perte hmm.. »

    Seijirô observait la peinture du jeune homme. Il n’était qu’un amateur – un ignorant même dans ce domaine – mais il savait que ce qu’avait fait son interlocuteur n’était pas calculé… Cela se voyait très clairement… Malgré tout, le Jônin pensait que l’inconnu avait un talent en ce qui concerne la peinture et il sentait qu’il aurait de l’avenir dans cette matière… D’ailleurs, tout en regardant les formes abstraites, une idée vint à l’esprit du Sabakyô qui ne tarda pas à en faire part audit peintre.

    « Peut-être que je me trompe – c’est même une forte possibilité – mais je me demandais… Je ne te connais pas, mais de voir tout cet amas de peinture, je suis forcé de croire que tu es probablement un membre du clan Hyô… Je pense que tu connais ce clan donc je ne me sens pas obligé de t’apporter davantage d’explication… »

    Le clan Hyô était réputé pour manié l’encre à la perfection pouvant parfois donner vie à leurs œuvres : ils n’étaient pas les plus puissants mais ils n’étaient pas à sous estimer non plus. Certains d’entre eux étaient de grands spécialistes en Fuinjutsu justement grâce à l’encre qu’ils maniaient… Seijirô ne reniait pas son pouvoir mais il aurait aimé savoir ce que ça faisait de pouvoir contrôler cette matière : des possibilités énormes pouvaient être envisagées ! Il restait persuadé qu’un jour il en rencontrerait un : car mine de rien, les Hyô n’étaient pas nombreux au sein de Konoha…

    « Mis à part ça, je me présente : je m’appelle Seijirô, Shinobi de Konoha. Mon bandeau se trouve quelque part dans ma poche, je ne suis pas du genre à m’afficher avec… »

    Effectivement, le Sabakyô ne voulait pas offrir trop d’information à ces potentiels ennemis ! Son nom – relativement connu qu’est le clan des contrôleurs des gaz – n’était pas à donné à tout le monde : encore moins à des inconnus. Il resterait une personne quasiment anonyme en espérant obtenir davantage d’information sur son interlocuteur…

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Message(#) Sujet: Re: Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô] Sam 27 Avr 2013 - 17:51

Visiblement, l'inconnu qui l'avait suivi jusqu'ici ne semblait guère à l'aise. Au moins, ils étaient deux à se méfier de l'autre. Le vieux gardait une certaine distance entre eux. Sincèrement, qui devait se méfier de l'autre ? Le pauvre agneau qui se faisait poursuivre, ou le loup qui chassait sa proie ? Cela semblait un peu risible. En plus, c'était Raki qui se faisait surprendre dans une position très délicate.

Après avoir répondu aux questions qui lui avait été posé, le jeune homme en avait retourné une. L'autre lui devait bien une réponse ou une explication sur sa présence ici. Du hasard ? Certainement pas. Raki était assez convaincu d'avoir été suivi, une personne normale dans des conditions normales ne s'amusaient pas à se cacher et à surprendre les autres. Bon, à la réflexion, lui pouvait faire ce genre de choses, mais certains ne devaient pas le considérer comme quelqu'un de très normal. Ce type par exemple, il devait déjà le prendre pour un cinglé échappé de l'asile.

Le manque de réaction de l'autre le mettait encore plus mal à l'aise, il aurait pu prendre peur, pleurer, crier, éclater de rire, être étonné, montrer de l'incompréhension, mais non, rien. Le vide. N'avait-il aucun sentiment ? Était-ce un sociopathe venu le tuer au fin fond d'une forêt sombre et humide ? Raki savait que cela paraissait exagéré, mais en même temps...

« Je trainais dans le village et je t’ai vu – munit de ton matériel – j’ai trouvé ça relativement étrange qu’une personne aille dans la forêt comme ça… Pour être honnête, je n’ai pas vu ce que tu ramenais, mais mon intuition m’a poussé à te suivre discrètement… Visiblement, j’aurais peut-être du m’abstenir, mais un jour ma curiosité causera ma perte hmm..  »

Encore une phrase difficile à prendre. Devait-il comprendre qu'il faisait peur avec ses peintures de guerre ? C'était bien possible. S'il regrettait d'être venu ici, pourquoi ne partait-il pas immédiatement, histoire de laisser ce petit monde de licorne et d'arc-en-ciel reposer tranquillement ? La situation semblait être dans une impasse. Il fallait soit détendre l'atmosphère, soit partir. Raki ne partirait pas. C'était son chez lui, avec sa peinture ses licornes et ses arc-en-ciel.

« Peut-être que je me trompe – c’est même une forte possibilité – mais je me demandais… Je ne te connais pas, mais de voir tout cet amas de peinture, je suis forcé de croire que tu es probablement un membre du clan Hyô… Je pense que tu connais ce clan donc je ne me sens pas obligé de t’apporter davantage d’explication… »

Raki connaissait ce clan. Il n'en n'avait jamais rencontré, mais cela aurait été tellement intéressant d'en voir un à l’œuvre. Rien que d'y penser, il bavait à l'idée d'étudier leur techniques et leur chakra. Le jeune homme aurait été ravi de faire parti de ce clan, après tout, les pouvoirs héréditaires l'avaient toujours intéressé. Il n'aurait pas tué pour en posséder un, mais en voir un à l’œuvre était si particulier que cela valait le coup d’œil. Des techniques qu'aucun autre ne pouvait maîtriser, même avec des siècles d'entraînement, il y avait de quoi rendre n'importe quelle personne jalouse.

« Mis à part ça, je me présente : je m’appelle Seijirô, Shinobi de Konoha. Mon bandeau se trouve quelque part dans ma poche, je ne suis pas du genre à m’afficher avec…»

Un compère ? Raki ne croyait pas l'avoir déjà vu. En même temps, il n'aimait pas trop aller taper la causette avec toutes les personnes croisées dans la rue pour boire un thé au jasmin avec elles. Non, il préférait faire ses petites affaires dans son coin, à l'occasion faire quelques rencontres intéressantes, mais sans plus. Il se sentait vite mal à l'aise, et cette situation suffisait à elle seule à démontrer pourquoi. Aucune explication supplémentaire ne lui semblait nécessaire. Maintenant que l'autre s'était présenté, peut-être lui aussi devrait le faire, histoire de laisser un peu du malaise ambiant disparaître.

« Moi, je vais pas le nom de Raki, au service de la feuille. Mon bandeau... bah avec mes affaires là-bas. Si vous voulez, j'peux vous proposer une pomme, ou un nez de clown, pas grand chose d'autre à vous dire. Je ne suis pas du clan Hyo, c'est tout. »

Même si Raki essayait de dissiper le malaise, il avait l'impression de l'amplifier. En tout cas pour lui. Il se grattait nerveusement derrière la tête. Au moins, c'était mieux que la première idée qu'il avait eu pour détendre l'atmosphère : faire parler un bonhomme sur son ventre. Bon, cette idée n'avait pas été rejetée car elle semblait mauvaise, mais parce que même s'il avait voulu faire dire à son ventre « bonjour, je suis un bonhomme de peinture », il n'avait pas la graisse nécessaire. Il n'en avait pas beaucoup, son régime alimentaire se composait presque exclusivement de sucette, et c'était pour le meilleur. A la rigueur, avec ses bras ou son postérieur. Oui, cette solution semblait envisageable. Plutôt avec les bras, il n'avait pas la moindre intention de montrer ses fesses à qui que ce soit. Qui pouvait savoir ce que ce psychopathe lui aurait fait s'il baissait son pantalon.
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Message(#) Sujet: Re: Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô] Sam 27 Avr 2013 - 18:18

    Morte… C’était l’adjectif qui qualifiait au mieux la conversation des deux protagonistes. Seijirô était bien plus bavard que Raki – son interlocuteur. Il est clair que dans une situation comme celle-ci, le plus gêné des deux était très clairement le peintre. Se retrouver dans cette posture n’était pas une chose très glorieuse et ceci expliquait l’isolement de l’individu dans une forêt déserte.

    Après s’être rapidement présenté et fit part de ses doutes à Raki quant à son appartenance probable au clan Hyô, celui-ci répondit par le strict nécessaire. Il était Raki, au service du village : son bandeau se trouvait dans ce tas d’affaire qui ne se trouvait pas trop loin de lui. Il eut la délicate attention de proposer une pomme ou – moins banal – un nez de clown… A ces mots, un sourire se dessina sur le visage de Seijirô : il était face à une personne peu commune et cela l’amusait grandement. Suite à ces mots, il se sentait un peu plus apaisé et dissipa tout doucement sa vigilance.

    Les bras le long du corps, le Sabakyô se dirigeait vers les affaires de Raki et – tout en ne le quittant pas des yeux – poussa quelques vêtements jusqu’à tomber sur un bandeau frontale : le signe de Konoha était bien présent… Il était bien un Shinobi de la feuille ! Ou alors, il avait assassiné un ninja de Konoha et s’était emparé de son bandeau : une solution que très peu probable ! Après avoir vérifié cela, le Jônin mit sa main droite dans la poche de ce même côté et brandit son bras devant lui montrant le signe de Konoha sur ce morceau de métal tenant sur un bout de tissu.

    « Pardonnes ma méfiance. J’ai vérifié si ce que tu disais est vrai, je pense pouvoir te faire confiance. Pour te montrer ma bonne foi, voici la preuve que je suis bel et bien du village. Libre à toi de me croire ou non, nous serons très probablement amenés à nous revoir dans des circonstances… » Il regarda autour de lui… « … Plus appréciable pour l’un comme pour l’autre. »

    Seijirô recula lentement tout en restant face à son potentiel collègue. Le roux venait de fouiller dans les affaires de Raki et cela pouvait l’irrité : mais la prudence était une chose importante et l’homme au chapeau de paille ne souhaitait pas prendre de risque. Après être à une bonne distance de Raki, Seijirô reprit la parole.

    « Je pense qu’il est inutile de faire un quelconque rapport… Je n’ai rien vu, rien entendu. Je te laisse à tes occupations : sois rassuré, personne ne sera au courant de tes… » Il réfléchit un instant « … Rituels bizarre… Tu peux t’amuser tranquillement… »

    Il était important de préciser cela à Raki afin que celui-ci ait un peu plus confiance au Sabakyô. Désormais, la conversation entre les deux Shinobis était enfin terminée : l’un pouvait reprendre sa peinture tandis que l’autre rentrait tranquillement au village, le pas nonchalant tout en ressassant sa surprenante rencontre avec cet individu dont la bestialité et le naturel ne demandait qu’à être libéré par la voie de la peinture… Remarquez, il était mieux de libérer ses émotions de la sorte !

    Tout en réfléchissant à cela, Seijirô rigola très brièvement… Mais quel rencontre stupéfiante…

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Message(#) Sujet: Re: Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô] Mer 1 Mai 2013 - 1:08

Mal à l'aise, n'importe qui l'aurait été dans cette situation. Pas seulement lui. Enfin si, car ce devait être une des rares personnes non enfermées dans une chambres blanche, matelassée, et ligoté comme un saucisson. Oui, ses compatriotes excentriques n'avaient pas autant de libertés de mouvements que lui. Quel gâchis, toutes ses idées, enfermées dans des esprits, piégées et condamnées à tourner en rond le temps d'un vie. Un jour, elles se faneraient, et leurs génies disparaîtraient avec.

Ce type semblait un peu étrange toutefois. Pas autant que Raki, certes. Il ne se pointait pas au milieu de la forêt pour se peindre le corps pour un curieux rituel. Au contraire, il semblait parfaitement sain. Pourtant, son attitude tendait à la paranoïa. Raki n'avait ni arme ni gilet, rien pour se défendre ou se battre. Autant dire que c'était très étrange de la part de cet autre.

Un sourire naquit sur le visage du demi-inconnu. Un nom ne suffisait pas, même entier. Il semblait plus apaisé maintenant, moins sur ses gardes. Pas au moins de se laisser peindre le nez en rouge, mais assez pour baisser sa garde et cesser de mettre la pression au chûnin.

Une fois détendu, Seijirô partir en direction des affaire de Raki. Que voulait-il faire ou voir ? Franchement, c'était d'une impolitesse ! Il aurait pu au moins demander la permission, ou annoncer son intention. Certes, le médecin n'était pas du genre à se vexer ou s'énerver pour si peu, mais déjà qu'il se sentait à nu, qu'on fouille dans ses affaires le dérangeait. La vie privée, il connaissait ? Après tout, Raki aurait pu avoir une photo de son amoureuse ou autre chose d'intime !

« Pardonnes ma méfiance. J’ai vérifié si ce que tu disais est vrai, je pense pouvoir te faire confiance. Pour te montrer ma bonne foi, voici la preuve que je suis bel et bien du village. Libre à toi de me croire ou non, nous serons très probablement amenés à nous revoir dans des circonstances… » Il regarda autour de lui… « … Plus appréciable pour l’un comme pour l’autre.  »

L'autre lui montra son bandeau en gage de bonne foi. En soit, cela ne prouvait rien. La seule preuve dont Raki avait besoin pour faire confiance à Seijirô n'était autre qu'une attitude pacifiste. Après tout, peu lui importait que le plus dangereux tueur lui fasse face, si ce dernier n'avait aucune mauvaise intention.

Pourtant toujours méfiant, l'autre recula lentement et avec prudence. Raki n'était pas un animal sauvage, il n'attaquerait pas. Franchement, pourquoi s'embêter à réagir excessivement à tout ce que les autres pouvaient bien lui faire ? Certes, si cela n'engendrait pas de conflits et que cela l'amusait, le jeune homme pouvait avoir des réactions surprenantes. Cette situation n'y était pas propice. Il valait mieux rester sagement immobile, le temps que chacun se calme.

« Je pense qu’il est inutile de faire un quelconque rapport… Je n’ai rien vu, rien entendu. Je te laisse à tes occupations : sois rassuré, personne ne sera au courant de tes… » Il réfléchit un instant « … Rituels bizarre… Tu peux t’amuser tranquillement… »

Quelle délicate attention. En même temps, que cela soit ébruité ou non ne changerait rien. De plus, c'était la première fois que Raki tentait ce genre d'expérience. De là à parler de rituel, il y avait de la marge. Enfin, l'autre semblait bien vouloir le laisser en paix. Même s'il faisait cela, ce serait difficile de s'amuser aussi inconsciemment. L'assurance d'être tranquille l'avait quitté, et son inspiration en serait forcément totalement chamboulée.

La rencontre n'avait pas été des plus classiques, une poignée de main aurait été la bienvenue, avec un peu de confrontation. L'embarra était un frein à toutes les relations.

Raki attendit assez longtemps, pensif. Finalement, cela ne le gênait pas tant que ça. Il trouvait ça intéressant de confronter les gens à des situations qu'ils ne connaissaient pas. Seraient-ils à la hauteur ? Un oiseau qui ne peut pas voler est un oiseau décédé.

« A la prochaine, vieil inconnu... »
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Les Couleurs de la Forêt [Sabakyô Seijirô]

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