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 Une valse, très cher ? (pv. Raki)

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Message(#) Sujet: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Mer 15 Mai 2013 - 17:23

Elle n’avait pas vraiment envie d’y aller mais elle y était forcée. Pourquoi, pourquoi à chaque fois elle se retrouvait dans des plans foireux ! Alors qu’elle voulait s’entraîner, progresser, évoluer et devenir une grande kunoichi à Konoha, non ! Non bien sûr que non, sa mère la forçait à aller prendre des cours de danse. Des danses de salons en plus, se laisser prendre par la taille et compagnie, cela la faisait tellement rager ! Elle pensa au temps d’entraînement que cela lui faisait perdre, les techniques qu’elle aurait pu perfectionner, elle aurait aussi pu rendre visite à plein d’amis, se tenir au courant des missions dans lesquelles ils étaient. Mais non, ce soir c’est danse en couple. Hors de question qu’elle y amène Kyo, elle avait trop peur de se ridiculiser, pourtant elle savait danser, mais elle était tellement en colère qu’elle aurait tout gâcher.

Elle retardait au maximum le moment de son départ, seule dans sa chambre à marmonner plein d’insultes destinées au monde entier. En plus, si sa mère voulait qu’elle s’y rende c’était pour d’éventuelles cérémonies au sein de la société ninja et qu’il fallait qu’elle soit distinguée en toute circonstance. Comme si se pointer en robe à une cérémonie organisée par l’Hokage aiderait à la rendre plus crédible. Elle ne voulait pas qu’on la croit niaise et en faisant ça elle entrerait encore plus dans le cliché… Bon, il y avait quand même un avantage à ce cours… La robe évidemment. Elle pouvait se faire belle autant qu’elle voulait, mettre de jolies chaussures, mais confortables quand même, enfiler sa plus belle tenue elle ne risquait pas de finir recouverte de boue ou le t-shirt cramé. Alors pourquoi se priver. Elle enfila une longue robe à froufrou rouge qui lui faisait un décolleté à tomber par terre. Quant au maquillage, elle n’y alla pas de mains mortes. Elle en avait partout, sur les yeux, sous les yeux, sur les joues, sur les lèvres. Un véritable défilé de mode pour elle.

Elle enfila un grand manteau pour pouvoir se rendre à la salle sans attraper froid et avança la tête haute dans les rues de Konoha. Car bien qu’elle soit énervée et que par conséquent, elle n’avait pas cessé de calomnier sur le trajet, elle restait digne, belle et fière de l’être n’étant pas mécontente de voir des regards se retourner sur son passage. Ses chaussures étaient confortables, ce qui était un bon point pour danser et donc malgré la taille des talons elle ne devrait pas avoir d’ampoules, du moins, pour l’instant. Elle finit par arriver près d’un grand bâtiment plat où elle avait appris le ballet lorsqu’elle était jeune. Il était tout éclairé et par conséquent ressortait tout particulièrement dans l’obscurité nocturne et encore une fois la tête haute, elle entra.

La salle était vaste et une bonne vingtaine de personnes étaient venus assister au cours, tous semblaient déjà avoir trouvé un ou une partenaire. Elle retira son manteau provoquant tout plein de regards masculins vers sa poitrine. Ils allaient sûrement regretté de ne pas avoir attendu pour choisir leur partenaire. Elle s’avança calmement vers la piste, elle avait un peu de retard et à première vue ne remarqua personne de disponible. D’un autre côté, elle ne cherchait pas vraiment, elle s’attendait à ce que forcément, quelqu’un vienne la chercher pour danser.
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Mer 15 Mai 2013 - 23:44

Une carte. Il fallait que le château tienne correctement. Patiemment, Raki approchait les deux cartes suivantes avec une extrême concentration. S'il n'avait pas eu cette gênante sucette dans la bouche, nul doute que sa langue en serait sortie. Oui, il avait des petites habitudes. Un jour, il s'amuserait avec des allumettes. Pour l'instant les cartes suffisaient. Tout cela n'était pas totalement anodin. Il réfléchissait. Il avait fait des pages et des pages de calculs, mais une erreur s'y cachait. Ou plusieurs. Et autant dire que la retrouver n'était vraiment pas pratique. Non pas qu'il ne pouvait pas tout relire en se concentrant, juste qu'il n'arrivait pas à relire correctement. Il connaissait le raisonnement, et donc ne lisait déjà plus correctement sa feuille. La seule manière pour lui de trouver la coquille était d'attendre qu'elle vienne à lui. Alors il patientait, jouant avec des cartes.

La journée s'annonçait assez intéressante. Enfin, à ses yeux. Des cours de danse. Une idées assez peu commune. C'était à moitié obligatoire. Raki n'en avait cure. S'il ne voulait pas participer, il ne participerait tout simplement pas. Peu importe les ordres que l'on pouvait lui donner. Non, cela lui plaisait. C'était un art, et cela lui donnait envie d'essayer rien que pour voir. Par curiosité. En plus, cela pouvait toujours servir pour des petites soirées sympathiques.

D'ailleurs, l'heure tournait, et il allait bientôt devoir se préparer à s'y rendre. Ce n'était pas facile de savoir dans quelle tenue il devait y aller. C'était sa première fois, et il ne voulait pas vraiment en garder un mauvais souvenir. A ses yeux, cela devait lui donner une expérience positive. Une sorte de libération. Après tout, à ses yeux ce serait simplement une manière d'évacuer, de se lâcher un peu. S'encombrer lui semblait parfaitement futile. Plus on s'attardait sur l'inutile, plus on manquait l'essentiel.

Ce fut donc le cœur léger que Raki délaissa ses cartes pour se rendre à son cours. Pour une chose qui l'intéressait, il ne serait bien entendu pas en retard. La rue lui semblait différente, certainement à cause de l'atmosphère que lui-même avait dans la tête. Tout était aérien, volatile, insaisissable. Des volutes de fumées de couleurs diverses se dispersaient devant lui. Tout cela ne faisait que partie de son monde. Un monde enfantin, idéal.

En arrivant, Raki s'accroupit contre le mur près de l'entrée. Le même que celui de la porte, si bien qu'on ne le voyait pas sans tourner la tête. Il faisait parti des premiers, et pourrait voir les différentes arrivées.

Étrangement, la majorité arrivait en couple, ou se retrouvait simplement. Cela lui donnait l'impression de ne pas avoir sa place à cet endroit. Il n'était peut-être pas désiré. Le temps passait, les rapprochant inexorablement du début du cours. Les paires se formaient, et lui restait seul. Au pire, il pouvait danser avec un ami imaginaire. Il pouvait bien faire ça pour s'amuser.

C'est quand Raki commençait à abandonner tout espoir d'avoir une partenaire pour s'entraîner qu'elle entra. Qui était-elle ? A vrai dire, il l'ignorait. Elle était belle. Bon, sans plus. Elle se donnait un peu trop en spectacle, un truc un peu trop clinquant au goût du jeune homme. Enfin, avec un peu de chance, une cavalière se libérerait grâce à cela, et il pourrait avoir une personne normale avec qui danser.

Enfin, la leçon allait bientôt commencer, c'était l'heure de se lever et de se « mêler » à la foule. Il se distinguait presque autant que la dernière arrivante, mais pas le sens inverse. Elle avait beaucoup de classe, et lui avait renoncé à avoir toute classe. Tout était à ses yeux une affaire de spiritualité et non d'apparence.
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Jeu 16 Mai 2013 - 21:29

Elle était là, belle, regardée de tous mais seule au milieu de la piste. Décidément ce n’était pas son jour et elle aurait mieux fait de venir avec quelqu’un, ou de ne pas venir tout court. Mais si sa mère le découvrait, elle risquait d’avoir des retours agressifs. Il ne fallait pas tenter le diable et puis ce n’était que pour une soirée, une soirée à danser seule peut-être, mais quelques heures quand même. Elle se tenait toujours droite, la tête haute, jouant un maximum sur ses attributs quitte à faire en sorte que quelqu’un quitte sa partenaire pour la rejoindre. Mais rien n’y fit, et puis plus elle abusait, plus les autres femmes de la salle commençaient à la regarder d’un très mauvais œil.

Elle alla voir la professeure qui semblait sur le point de démarrer son cours. C’était une femme mure habillée d’une robe bien trop moulante pour son âge, mettre ainsi son corps en avant quand il n’est plus de première fraicheur était assez déconcertant pour Moira qui glorifiait la jeunesse et craignait la vieillesse même plus que la mort. Elle s’avança gentiment vers elle, un sourire aux lèvres, un petit peu gênée tout de même.

    Bonsoir, madame. Déjà je voulais vous dire que j’adore votre robe ! Vous la portez très bien en tout cas. Ensuite, je ne pense pas que je vais pouvoir rester, je suis seule et avec toutes ses personnes en couple, ça ne me met pas vraiment à l’aise, surtout que ce ne serait pas pratique pour apprendre les danses de salon.

    Bonsoir ! Tout d’abord, merci. Je l’ai vu dans une vitrine aujourd’hui, elle est un peu débraillée, mais je me suis dit ; allez ! Après tout je suis encore pleine de jeunesse alors j’ai osé, je suis contente que ça plaise.

Moira ne put s’empêcher de se dire qu’elle aurait mieux fait de s’abstenir, mais soit, elle était une excellente flatteuse, ses parents lui avaient appris très tôt pour éviter qu’elle ne soit embarrassante étant jeune. Elle avait tendance à dire tout ce qu’elle pensait, habitude qu’elle n’a pas perdu suivant les personnes.

    Et pour ce soir, vous n’avez aucun souci à vous faire ! Un jeune homme est venu seul lui aussi, vous pouvez aller vous remettre sur la piste, le cours ne va pas tarder à débuter.

La jeune femme fut surprise, si elle ne l’avait pas remarqué c’est sûrement qu’il n’avait rien dégagé de particulier, comparé à elle qui était clairement un aimant à regards. Et si en plus il ne s’était pas déjà avancé vers elle c’est qu’il devait être timide, ces avances étaient assez claires pourtant. Mais c’est vrai qu’elle pouvait être intimidante, elle ne pouvait pas en vouloir aux autres. Elle alla se remettre au centre en tentant de repérer quelqu’un de seul.

    Et bien le cours va pouvoir commencer, normalement tout le monde à un partenaire. Vous au fond, venez rejoindre la jeune femme qui attend s’il-vous-plaît que nous puissions commencer le cours.

Elle se retourna et le vit. C’était Raki… Mais c’était complètement improbable, comment deux êtres pouvaient-être si différents et pourtant se rentrer dedans en permanence. Certains appelleraient ça le destin, elle ce serait plutôt un mauvais coup du sort. Elle resta neutre, comme si elle ne l’avait pas reconnu. Il y avait peut-être moyen qu’elle s’en sorte, et puis elle s’était tellement maquillée ce jour-ci qu’elle n’avait rien à voir avec la Moira qu’il avait pu rencontrer en mission. Elle prit une grande inspiration et habillée d’un sourire enjoué, un peu faux, elle s’approcha de lui comme si de rien n’était.

    Et bien je crois que nous allons passer la soirée ensemble. Enchantée.

    Le cours va pouvoir commencer, nous allons débuter par apprendre comment bien tenir son partenaire, vous allez poser une main là, puis l’autre ici, et les jambes comme ça. Je vais passer voir comment vous vous débrouillez. N’hésitez pas à vous rapprocher, la danse, c’est toujours un peu sensuel.

Se montrer sensuelle avec Raki… erk ! Malgré tous ses efforts, elle n’arriverait jamais à lui faire gober ça. Peut-être n’était-il pas trop tard pour partir ? Non, elle se contenta de maudire sa mère et de continuer à sourire.
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Jeu 16 Mai 2013 - 22:28

La femme tape à l’œil s'était approchée de leur professeur pour la soirée. Une dame tout à fait charmante. Enfin une qui ne se préoccupait pas de l'âge. Être jeune dans sa tête, c'était important, et c'était même inspirant pour ceux qui l'entouraient. Une sorte de petit soleil pour faire ressortir les petites lumières tout autour. Raki les voyait. Elles brillaient avec plus d'ardeur, d'assurance. Sauvages.

La diva de la soirée était complètement couverte de maquillage. On avait du mal à savoir si c'était une vraie personne ou si c'était une poupée. Peu importait à vrai dire. Elle était fragile. Cela se sentait. Peut-être mentalement, peut-être physiquement, peut-être uniquement à cet instant. La poupée était impuissante à attirer un homme. Probablement car les femmes se cramponnaient à leur cavalier, les ongles dans leurs bras. Un avertissement au premier qui s'aviserait de bouger sans doute.

Raki baissa la tête. Si personne ne se dévouait, ce serait son rôle de se taper poupée barbie. Et franchement, cela n'irait pas du tout. Au premier coup d’œil n'importe qui aurait pu le dire. L'élégance naturelle contre la beauté artificielle. Nul doute que ce serait tout de même intéressant. Raki savait déjà un peu dansé. Enfin, peu. C'était un euphémisme. Il était plutôt à l'aise, et apprenait très vite les pas. Par contre, tout ce qu'il y avait ce soir lui était parfaitement inconnu. Les danses de salons était pour une autre société à l'origine, ne lui laissant pas la chance directe de les apprendre.

La Dame s'approcha de lui, comme lui s'approchait d'elle. Raki voyait les regards jaloux des hommes, et ravis des femmes. On ne pouvait pas toujours contenter tout le monde. Enfin, l'autre souriait. Un bon point. Le sourire est toujours important pour faire une bonne impression. Devait-il le faire ? Certainement. Cela permettrait d'aller un peu mieux à la rencontre de cette personne trop superficielle à son goût. Enfin, l'inconvénient principal était qu'il n'en avait pas la moindre envie.

Quand il fut assez proche, pas encore à côté d'elle, les yeux de la jeune femme lui parlèrent. Derrière tout ce maquillage, une sensation de familiarité. Pas désagréable, amusante. Une sourire se dessina naturellement sur son visage, une lueur brillait déjà dans son regard. Moira. Aucun doute. Cette petite chipie. Il n'avait pas eu l'occasion de lui donner une petite correction depuis la dernière fois. Fort heureusement pour lui, son jeu d'acteur était plutôt élaboré. Il savait donner tout ce qu'il avait, et vu qu'il avait beaucoup à donner, on pouvait le considérer très doué pour bluffer et mentir. Ce soir, il ne serait pas très honnête. Autant le dire clairement : il serait malhonnête. Après tout, pourquoi ne pouvait-il pas tomber subitement amoureux d'une aussi délicieuse créature ? Ce n'était pas son genre, certes. Mais Moira n'avait pas besoin de le savoir.

Franchissant les derniers pas qui les séparaient, Raki avait globalement une idée de la manière dont il devait agir. Déjà, hors de question de la laisser mener la danse. Enfin, les pas, elle pouvait. Raki s'en fichait. Tout le reste lui appartenait.

S'inclinant, le jeune homme lui laissa un très léger baiser sur la main.

« Mademoiselle, vous êtes ravissante. Je suis honoré d'être votre partenaire pour cette soirée. »

En d'autres circonstances, cela aurait pu le faire vomir. Embrasser des mains couvertes de sang, ce n'était pas pour lui. Il voulait juste désormais deux choses. La plus importante étant simplement de danser, il aurait tout loisir de se concentrer sur la seconde.

« Je me nomme Raki. J'aurais l'audace de vous demander votre nom. »

Délicatement, il vînt se coller contre la jeune femme. Certes, il gardait une distance entre eux. Si elle se demandait pourquoi, ce serait pour ne pas la brusquer. En réalité, c'était facile à deviner. Il plaça ses mains là où on leur demandait de le faire, ses jambes correctement, et laissa son regard plonger dans celui de Moira. Pouvait-elle seulement voir au-delà ? Autant dire que si elle lui donnait son vrai prénom, tout son amusement serait gâché.
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Ven 17 Mai 2013 - 13:34

La situation était tout de même cocasse, rien ne laissait pensait que Raki ne l’avait reconnu au fur et à mesure qu’il s’avançait vers elle. Même lorsqu’ils se trouvaient l’un en face de l’autre et qu’elle essayait de dissimuler un peu son visage en y laissant tomber quelques mèches, il resta de marbre. Moira pouvait être fière d’elle, cela voulait dire qu’elle était une excellente actrice, elle ne s’est pas trahi dans ses émotions, quel talent ! Sans préparation elle a su rentré sans souci dans la peau d’une nouvelle femme. Enfin plutôt une femme qui a eu la chance de ne pas avoir déjà rencontré Raki.

Mais soudain, quelque chose de dramatique se produisit. Le jeune homme prit sa main et se pencha vers elle, son cœur battant à cent à l’heure, la scène était comme un ralenti dramatique d’un navet cinématographique. Les traits de son visage se tordirent de dégoût pour la chose, ses yeux étaient écarquillés, son sourire inversé, elle aurait souhaité retirer sa main à temps mais il était déjà trop tard ! Les lèvres répugnantes de cet être sans aucun charme venaient d’entrer en contact avec la peau de la jeune femme. Dans sa tête retentit alors un : NOOOOOOOON assourdissant.

Dès qu’il redressa son visage, elle fit son maximum pour retrouver une expression plus agréable, elle haussa légèrement les épaules et leva les yeux au ciel la bouche en cœur comme pour dire qu’elle avait apprécié et que c’était très galant. Encore une belle grimace que sa très chère mère lui avait appris. Pas étonnant en même temps qu’elle les lui ait enseignés si c’est pour qu’elle la mette elle-même dans des situations où elles devraient les utiliser. Elle le regarda un petit apeuré, il s’apprêtait à parler et dieu seul sait ce qu’il était capable de dire.

Contre toute attente, il se montrait étonnement galant même dans ses propos. La jeune femme fut tellement impressionnée qu’elle ne trouvait rien à dire pour lui répondre. Il l’avait même complimenté sur son physique, chose qu’il n’avait pas l’air d’apprécier en mission. Elle n’avait jamais encore découvert quelqu’un qui était si différent en mission et dans le quotidien. Et puis il était à un cours de danse, c’était quelque chose tout de même. Mais en plus ses flatteries révélèrent une chose à la jeune femme, il n’était pas asexué. Oui parce qu’elle l’avait trouvé tellement bizarre qu’elle en avait conclu qu’une telle personne ne pouvait que se satisfaire elle-même, ou ne pas se satisfaire du tout. Or, s’il abordait de la sorte toutes les demoiselles, il en devenait presque charmant et si en plus il était capable de danser…

    Je suis Moir… erm … Morte ! Je suis Morte.

Oui elle n’avait rien trouvé de mieux à dire et elle était tellement déboussolée par l’attitude de Raki qu’elle s’apprêtait même à lui révéler son vrai prénom. Il s’en était fallu de peu, mais sa couverture était sauve bien qu’il puisse avoir quelques soupçons à l’idée de danser avec une femme appelée morte. Comme il l’avait complimenté sur son physique, elle se mit à le reluquer lui aussi, il n’était pas particulièrement bien habillé, pas particulièrement mal non plus, assez décontracté.

    Merci. Je sens que vous avez fait des efforts de votre côté, sûrement de votre mieux.

Toujours la bouche en cœur, elle écouta les consignes de la professeure et craignait évidemment le pire. Il plaça une main sur sa hanche, elle en plaça une sur son épaule, il prit sa main de l’autre, elle accepta en se retenant de pleurer, puis en suite ils placèrent leurs jambes comme il convient de le faire. Moira était incroyablement inconfortable, il la touchait… erk ! C’était répugnant, son sourire contraint ressemblait de plus en plus à une mauvaise grimace mais elle faisait de son mieux pour tenir, pour le bien de la suite de la soirée, elle devait faire des efforts.

    Vous formez un couple charmant vous deux ! Regardez tout le monde ! C’est ça que je veux voir, de la passion !

Moira n’avait envie que d’une chose, fondre en larme et partir en courant, mais elle devait rester là, sa main entremêlée à la sienne… Même au cœur du pire cauchemar, elle n’aurait osé imaginer ça. Et tout le monde se mit à les regarder pour prendre exemple. Si seulement elle avait été en compagnie d’un bel homme, elle aurait pu l’exhiber, mais là c’était bien la première fois qu’elle ressentait aussi mal les regards posés sur elle.

    Nous allons donc débuter par la valse. Musique ! Regardez bien ici et reproduisez ensuite. Et…. Un deux trois ! Un deux trois ! Un deux trois ! EN RYTHME ! Un deux trois !
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Ven 17 Mai 2013 - 14:23

La pauvre Moira, toute chamboulée de l'avoir comme partenaire. Enfin dans le sens où le vomi devait se situer au niveau de la gorge. Ils avaient au moins un point en commun. Ce dont on pouvait douter jusqu'à maintenant. Il valait sans doute éviter de se concentrer sur un tel détail. Ce serait amusant de voir lequel arroserait l'autre en premier.

Avec la désagréable impression d'avoir souillé ses lèvres, Raki commençait à se sentir seul. Pourquoi ne pouvait-il pas avoir une cavalière normale ? C'était tellement frustrant. Une désagréable impression d'être un étranger, un indésirable. Même si c'était sans nul doute ce que Moira pensait de lui, pourquoi les autres ? Après tout, leur cavalier semblait avoir beaucoup d'intérêt pour cet... amas informe de maquillage et d'autres choses encore non identifiées.

La pauvre semblait complètement désemparée, ayant beaucoup de mal à lui donner son nom. Un instant, il crut même qu'elle allait lui donner son nom ce qui aurait vraiment gâché son plaisir. Non, heureusement pour lui, la jeune femme n'était pas Moira. Elle était Morte. Autant dire que pour arriver à un résultat pareil, il devait l'avoir mise dans tous ses états. Colère, frustration, écœurement. Il y avait du choix. Non, Raki savait lequel choisir. Surprise. Sans aucun doute. Comment aurait-elle pu s'attendre à une réaction pareille de sa part ? Lui-même aurait préféré lui cracher au visage en la voyant. Malheureusement, il savait garder son calme.

Niveau compliment, le jeune homme avait vu mieux. C'était tout juste si ce semblant de compliment ne sonnait pas comme un reproche. Avoir fait de son mieux, oui. Mais il aurait sans doute mieux valu s'abstenir de faire quoi que ce soit. Cette idée ne l'atteignait même pas. Que la jeune femme aime son style ou pas, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Il n'en changerait pas pour ses beaux yeux.

Les grimaces sur le visage de Moira lui faisait plaisir. Finalement, rien que d'être forcée à danser avec lui semblait donner une merveilleuse punition. Il pouvait certainement pousser le vice plus loin. A un point où en rentrant chez elle, elle se sentirait complètement violée et souillée, incapable de sortir de son bain, à se frotter jusqu'au sang. Oui, il pouvait le faire. Le voulait-il ?

Le jeune homme se mordit la lèvre inférieur en y pensant. Peut-être quelques temps auparavant. Là, non. Il n'était pas énervé contre elle, juste taquin. Il voulait l'embêter, et la voir continuer de lui faire croire qu'elle était une autre.

Leur enseignante parlait, les complimentant. C'était vrai que Moira faisait des efforts, beaucoup d'efforts. Et lui aussi après tout. Il se montrait si charmant, si enjoué. Ce n'était pas si dur en fait. Il suffisait d'oublier le monstre qu'il tenait, et tout semblait bien plus léger. Le seul inconvénient résidait dans le fait de l'oublier. Son visage couvert de maquillage masquait ses traits, mais ses yeux étaient bien trop forts pour qu'il puisse oublier leur propriétaire. Et s'il détournait les yeux, c'était mal approprié et la jeune femme se rendrait compte de quelque chose. A moins de faire passer cela pour de la timidité. Un peu tard après lui avoir fougueusement embrassé la main. Des regrets ? Beaucoup. Trop même. Au moins sa passion venait de son humeur joueuse. Ce serait sans aucun doute une nuit mémorable.

« Morte. Un bien triste prénom pour une femme aussi charmante. Je peux vous assurer que votre beauté est bien vivante à mes yeux. »

Raki se serait bien enfoncé deux doigts au fond de la gorge au lieu de prononcer ces paroles, mais ses mains n'étaient pas libres. Dommage.

La partie danse commençait. Un pied en avant, à gauche, en bas, et on tourne un peu. Oui, ce n'était pas très pratique. Raki se concentrait plus sur l'exemple des pas que sur Moira. Au moins, il se montrait plutôt adroit. Sa main dans le dos de Moira, il voulait la remonter un peu. Les cheveux étaient à deux doigts, mais un peu trop loin quand même. Comment pouvait-il dans cette situation récupérer un cheveux pour essayer une nouvelle poupée vaudou ?

Ah bien sûr. C'était tellement évident. Un pied en avant. Encore plus en avant. Sur celui de Moira. Et on balance tout son corps en avant pour suivre le mouvement. Et hop ! Tout le monde par terre !
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Ven 17 Mai 2013 - 16:27

Une vision d’horreur, il s’était mordu la lèvre inférieure… Il était… excité ? Erk ! Bien qu’elle pouvait comprendre sa réaction qui était, et bien il faut le dire, normale face à un si beau spécimen, Moira refusait d’exciter une immondice pareille ! Cependant, elle dut se retenir de vomir, il ne fallait pas qu’elle se découvre sinon tout était fichu, il fallait se reconcentrer, un point c’est tout. Peut-être pouvait-elle l’imaginer beau ? Imaginer Kyo à sa place ? On essaye… on essaye encore… non, aucun résultat le dégout reste. Il était tellement atypique qu’elle était incapable de coller un autre visage sur lui.

Et puis il la regardait dans les yeux, il ne la lâchait pas c’était stressant. Bien sûr, elle non plus ne pouvait lâcher son regard sauf lorsqu’elle fit mine de rouge à plusieurs reprises pour prendre une grande inspiration et le regarder à nouveau. C’était intenable, mais elle réussit à trouver une parade. En se plongeant dans son regard elle réussit à voir quelque chose de magnifique, de splendide qui réglait tous ses soucis, une chose dont elle ne se lasserait jamais, elle-même. Elle réussissait à regarder ses propres yeux en le regardant. Elle remarqua d’ailleurs qu’elle avait peut-être un peu abusé sur le maquillage.

Mais qu’importe, tout lui allait. Elle pouvait enfin contempler quelque chose de beau et s’apprêter à danser comme jamais en ignorant complètement la présence de ce type. Il était tellement différent, elle se demanda ce qui se serait produit s’il lui avait fait des avances lors de leur première rencontre… Quoique après tout, il en avait fait, il lui avait demandé de le frapper tout en montrant son intérêt pour la chose. Ce masochiste retenterait sûrement de lui faire comprendre qu’il souhaitait recevoir des coups pendant la soirée. Encore une nouvelle chose qui la dégoutait chez lui. Mais encore une fois, il fallait du self-control.

Mais là, cela devenait impossible. Elle avait beau lui dire qu’elle s’appelait Morte, il arrivait quand même à lui faire des avances. Il ne recule donc devant rien ce pervers ! Alors comme ça elle était charmante et belle, c’est pas ce qu’il avait dit en l’ignorant en pleine mission et en se substituant avec un simple bunshin car il ne supportait plus d’être avec elle. Pour répondre à son avance, elle se contenta de mimer un petit rire nerveux, un peu timide et elle en profita pour dégager à nouveau son regard de cet horrible personnage.

Elle voulait vomir, de tout son être elle voulait lui vomir sur la tronche ce qui exprimerait au mieux ce qu’elle pensait de ses paroles. Seulement elle ne pouvait pas … Quoique… elle pouvait facilement faire passer ça pour une gastro. Mais que dirait sa mère lorsqu’elle apprendrait ça, Moira deviendrait la risée des bonnes femmes du village et c’était la dernière chose qu’elle souhaitait. Déjà que chez les ninjas elle avait du mal à se faire respecter pour autre chose qu’une poupée barbie, si en plus, elle subissait des critiques venant du reste du village, ça lui serait fatal.

Elle se laissa guider lorsque la valse commença. Quelle horreur, à chaque pas elle tentait de faire lâcher prise au jeune homme, particulièrement de sa main au niveau de sa hanche. Mais rien n’y fit, il resta agrippé le bougre ! Et si seulement ce n’était que ça, sa main collée à son dos, elle sentit qu’il la bougeait légèrement… Il allait sûrement essayer de lui toucher les fesses. Mais quelle horreur, elle ne pourrait pas le supporter. Mais soudain elle sentit son pied écrasé par le jeune homme et il la bascula en arrière. Elle ne put retenir un cri de douleur aigu qui attira les regards de tout le cours et la chute d’autant plus. Il était là, étalé sur elle… Mon dieu. Retiens-le… retiens le vomi… Voyant quelques hommes lâchant leurs compagnes pour se précipiter vers elle et être le premier à la soulever elle lâcha d’un ton sec et sans retenu :

    Ça va, ça va… Je vais bien…

S’il y avait bien une chose dont la jeune femme ne manquait pas, c’était de force physique, elle dégagea le corps du jeune homme du sien et se redressa époussetant sa robe et ses membres. Il fallait qu’elle oublie ce qui venait de se produire, sinon elle ne s’en remettrait jamais. La professeure arriva à toute allure pour voir ce qui se tramait.

    Ne vous inquiétez pas, c’est de ma faute, je n’étais pas très attentive. Un si beau cavalier, ça a de quoi vous troubler. Comment allez-vous Raki ?

Lui avait-il bien dit son prénom ? Oui, il s’était présenté, c’est bon. La professeure reluqua le jeune homme, elle n’avait pas trop l’air de l’avis de Moira, mais qui l’était, et alla rejoindre l’estrade à nouveau.

    BON ! Il va falloir être plus attentifs hein ? Parce que maintenant on passe à la salsa et c’est pas aussi facile que la valse ! Allez, on regarde la position et on imite !



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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Ven 17 Mai 2013 - 18:11

Raki avait réussi à la mettre à terre. Enfin une bonne chose de faite ! Juste un petit cheveu pour la petite poupée vaudou. Avec un peu de chance, cela pourrait la rendre aimable. En tout cas, ça ne pourrait pas être pire. Raki avait dégagé ses mains en tombant. Il ne voulait pas entrer en contact excessif avec... ça ! Ce fut d'ailleurs sa petite erreur de calcul. Moira ne tarda pas à le faire basculer de côté. Il n'eut même pas le temps de récupérer un cheveu. Quel dommage. Une si belle occasion gâchée par son dégoût pour ce tas de maquillage.

A chaque fois que l'un deux le pourrait, ils essaieraient de se faire une crasse. Cela se voyait. Enfin, Moira ne pouvait pas abuser de la situation puisqu'elle semblait vouloir cacher son identité derrière un masque. Il y avait tellement de maquillage sur son visage qu'on aurait pu en faire un masque pour Halloween. Les enfants en auraient été terrifiés.

Son cri de douleur aigu avait percé les tympans du jeune homme. Il sentait encore un résidu se balader dans sa tête. Comme si quelqu'un s'amusait à faire crisser ses ongles sur un tableau. Les dents serrés, il essayait de sortir ce son de ses pensées. Cela lui donnait la désagréable impression de se faire lentement arracher toutes ses dents sans anesthésie. Elle n'avait décidément pas la moindre grâce en elle. Et la beauté n'était pas non plus exceptionnelle. Elle s'enlaidissait tellement.

Enfin, il était tranquillement allongé sur le sol. Un goût amer en bouche. En plus d'avoir touché... cette chose quelle qu'elle soit, il n'avait même pas réussi à obtenir un cheveu pour sa poupée. Quelle déception.

Pendant qu'il pensait ainsi, la professeure arriva un peu inquiétée. Son regard lui parlait. Elle aussi ne comprenait pas. Comment pouvait-il supporter de danser avec ça ? Eh oui, c'est votre œuvre madame ! Contemplez le désespoir d'une pauvre victime ! Comment Raki pouvait se relever en sachant ce qui l'attendait après ? Encore des pas, toujours des pas. Ce n'était pas le plus gênant. On ne pouvait pas simplement échanger les partenaires ? N'importe qui ! Un peu de pitié !

Les hommes semblaient en rêver. Ils devaient être stupides ou masochistes. Raki ne voyait pas d'autres explications. Pour lui, cette femme n'avait rien d'attirant. Qu'est-ce qu'eux pouvaient bien voir que lui ne voyait pas? Cela ne lui donnait même pas envie d'y penser. Il lui fallait juste un peu de temps histoire de remettre ses idées en place, et revenir avec un meilleur plan.

D'un geste vif, Raki revînt sur ses deux pieds. Un meilleur plan. Pour cette situation et cette proximité, il en avait un parfait. L'inconvénient majeur venait après. Était-il prêt à payer un tel prix juste pour un cheveu ? Le médecin hésitait. Cela ne lui plaisait pas du tout. Lorsque ses autres options seraient toutes épuisées peut-être. Pour l'instant, il devait y renoncer, ce serait vraiment embarrassant comme situation.

Passant la main sur ses lèvres, Raki tenta de chasser le goût de cette femme. Pour l'instant, il devait se concentrer sur les nouveaux pas. La salsa. Encore une drôle d'idée. Enfin, il y avait pire comme danse à faire avec elle.

En mode mimique, les gens devaient copier la position et la gestuelle que l'on leur montrait. Tout devait être une question de partenaire. Si on ne trouvait pas la bonne personne, la performance s'en trouvait dépréciée. Ce n'était pas sa faute. Lui jouait bien. Elle en revanche ne jouait pas le jeu. Croyait-elle que son dégoût n'était pas partagé ? Déjà, c'était étrange de la part de l'autre. Après tout, celui qui devait être dégoûté n'était autre que lui. Il ne lui avait encore jamais fait quoi que ce soit de bizarre, au contraire. Tout se passait bien avec lui. Elle en revanche n'obéissait pas à ses principes. Ses mains hideuses couvertes de sang le touchait. Il pouvait encore le voir couler, et les insectes s'en repaître. Franchement, elle était immonde. Même une bête ne tuait pas de la sorte par plaisir.

Redressé, lui aussi commença à apprendre. Il lui fallait un peu de temps avant de revenir avec une méthode valable. L’obtention de ce cheveux serait son objectif de la soirée. Ce serait sans saute qu'il en brandirait une mèche devant sa petite poupée, en murmurant les incantations.

« Veuillez pardonner ma maladresse. »
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Dim 19 Mai 2013 - 15:57

Il était là, ignorant que Moira était Moira, en fait il la prenait pour Morte, enfin pas qu’il pensait que Moira soit morte mais que le prénom de la jeune femme qu’il avait en face de lui qu’il ne pensait pas être Moira s’appelait Morte –oh que c’est compliqué- , un prénom qui n’éveilla pas plus que ça sa curiosité, il lui permit seulement de lui faire un compliment qui avait laissé à la jeune femme un arrière-gout de vomi. Malgré tout elle souriait, elle était fière de son coup, il ne se doutait pas de qui elle était, sinon il aurait surement agi autrement. Il avait été dégouté par ses agissements lors de la mission commune alors pourquoi lui baisait les mains, lui faire la cours.

Mais soudain, il se trahit… il passa sa main sur ses lèvres comme pour les essuyer, comme s’il venait de toucher un produit toxique. Oh le con. Moira tâcha de rester impassible mais elle savait maintenant, elle savait qu’il savait mais lui ne savait pas qu’elle savait qu’il savait -…- donc elle venait de prendre l’avantage sur la situation, elle allait devoir le faire payer pour ça, pour lui avoir fait croire qu’il voulait la draguer. Evidemment que non, elle s’était montrée si crédule, comme si un être tel que Raki pouvait être capable d’attirance pour une autre personne, outre pour ses ennemis, elle fait la référence à l’excitation malsaine qu’il avait ressenti pour la kusajin allant même jusqu’à la laisser partir avec le but premier de la mission.

Elle devait donc adopter une nouvelle stratégie. Il avait fait croire qu’il voulait la choper ? Et bien elle allait faire de même, mais puissance mille et il n’y aura plus qu’à attendre voir qui vomira le premier sur l’autre. Parce que plus leurs danses se faisaient proches plus cette hypothèse devenait probable. Et la salsa était l’occasion parfaite pour lui faire du rentre dedans. Sûrement qu’il allait deviner qu’elle savait si ses avances étaient grotesques, il fallait qu’elle lui fasse croire qu’elle était vraiment tombée amoureuse de lui.

Elle prit une grande inspiration et s’approcha de lui de manière plus sensuelle et plus à l’aise qu’elle n’avait pu le faire précédemment. Elle prit sa main et se colla à lui le sourire aux lèvres.

    Oh mais vous n’avez pas à vous excuser, je n’ai pas été assez attentive. La salsa est une de mes danses favorites, pleine de caresse et de sensualité, je suis bien heureuse de la partager avec vous. Vous êtes tout à fait mon style, vous ne vous prenez pas la tête, vous avez l’air sûr de vous. J’ai besoin d’un homme fort comme vous pour me rappeler que je n’ai pas besoin d’artifices pour être moi-même.

Elle avait entendu cette dernière phrase dans une série à l’eau de rose, elle n’en comprenait pas du tout le sens, elle se mit à danser habilement en regardant bien les pieds de son cavalier pour être sûr qu’il ne les fasse pas tomber à nouveau. Elle n’hésitait pas à coller son postérieur à sa zone sensible pour pousser la proximité au maximum et lorsque vint le moment de faire la caresse, elle alla de sa joue jusqu’à ses hanches un petit sourire satisfait aux lèvres. La vengeance ne pouvait se faire sans quelques sacrifices.

    Pardonnez ma curiosité mais êtes-vous célibataire ?
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Dim 26 Mai 2013 - 23:44

Tout ce triste spectacle avait quelque chose d’écœurant, de contre-nature. Danser... Pouvait-on appeler ça une danse ? Cela n'avait rien de beau, rien de désirable. Chaque geste semblait mort, sans âme, dépourvu de la grâce que Raki cherchait. Décidément, on ne pouvait rien prévoir, tout s'écroulait forcément quand on se retrouvait face à ça. Son mépris, il le cachait nettement mieux qu'elle. Chaque ride sur son visage naissait d'une grimace à moitié réprimée. On aurait dit que son visage fondait sous la chaleur, en une représentation pittoresque de la laideur.

Ce pitoyable jeu le lassait déjà. Il n'y avait aucun intérêt à continuer un jeu répugnant pour un résultat inexistant. Ce défi était né d'une envie de danser au premier abord, pas de vomir. Pourquoi se retrouvait-il avec elle déjà ? C'était trop injuste. Son karma ne devait pourtant pas être si horrible. Il était gentil la plupart du temps, et blessait rarement les autres. Et même quand il faisait quelques petits excès, il en avait terriblement honte. Montrer des côtés sombres de sa personnalité ne le réjouissait pas.

En revanche, Moira n'hésitait pas. Toute sa personnalité ressemblait à un flan. Tout était flasque, sans réelle forme. Un amas de pus. Cela la représentait bien, il valait mieux se purifier de son contact. Ses doigts avaient effleuré ses lèvres, tentant d'en extirper toute la crasse. Elle s'approchait, différemment. C'était tellement évident que ce n'en étai même pas drôle. Qui pouvait changer totalement sa façon d'être ? Ou pour quelles raisons ? Évidemment, un élément devait déclencher cette transformation.

Rien que le fait de devenir soudainement plus prévenante montrait qu'un détail avait changé. Son rôle, elle ne l'avait pas tenu jusque là, ou plutôt, elle l'avait mal tenu. Désormais, Moira se faisait enjôleuse, courtisane, nymphomane presque. La seule raison valable pour ce changement serait qu'elle aussi veuille jouer. Mais quand ?

Cette question perturbait Raki, qu'avait-il fait prouvant qu'il l'avait reconnu ? Ses lèvres ? Juste pour un détail ? Bon, il était mal placé, la majorité de ses conclusions venaient de pures intuition. Elle avait simplement décidé d'agir comme s'il savait qui elle était. A vrai dire, le jeune homme aurait pensé voir un comportement diamétralement opposé. Une gifle, des insultes, enfin, la routine. Mais non, elle faisait le contraire, jouant sur la séduction. Mais peu importait, devant un laideron, même le plus affamé des hommes ne lèverait rien.

Tout sonnait faux dans sa bouche. Si Raki avait été dans un autre état d'esprit, peut-être que cela pouvait prendre. En l’occurrence, cela ne pouvait pas prendre. Elle savait qui il était, forcément. Donc l'attirance paraissait être... absurde. Impossible que l'un ou l'autre n'éprouve le moindre désir. Ce serait même à coup sûr le contraire.

La seule chose indéniable était la confiance de la jeune femme en ses atouts féminins. Impassible, il se laissa faire. A quoi bon la flatter ? Elle ne lui ferait pas le moindre effet, c'était une certitude. Il n'avait absolument rien à craindre de cette proximité. Celle qui devait s'en inquiéter était la jeune femme. Après tout, à n'importe quel moment, il pouvait lui brûler la moitié du corps, et elle en était consciente. Le feu n'était pas une chose que l'on pouvait efface facilement. Si on ne traitait pas, cela laissait des marques indélébiles, douloureuses même guéries.

Le jeu de séduction se passait totalement de sa participation. Qu'elle s'amusât à l'exciter ne le concernait pas. Lui n'avait qu'une chose à faire, danser. Quand bien même sa partenaire s'avérait aussi déplaisante. Il ne luttait pas, la laisser se lasser seule de son petit jeu semblait préférable. Cela évitait toute dépense d'énergie inutile. Le seul détail un tant soit peu gênant était la horde de regard assassin qu'il se prenait.

« Non, je ne suis pas célibataire. »

Raki continua à danser, se concentrant bien trop sur les pas pour accorder la moindre attention au reste. A vrai dire, il n'avait même pas envie de briser les espoirs de la jeune femme. Après tout, si elle voulait jouer, elle pouvait s'amuser seule, à quoi bon l'en empêcher ?

« Pourquoi venez-vous à ce cours ? Vous savez déjà danser, non ? »
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Mar 25 Juin 2013 - 17:11

Elle n’arrivait vraiment pas à décrire le comportement de Raki… Enfin, maintenant qu’elle savait qu’il savait, elle avait pris l’avantage, non ? Elle pouvait continuer à se la jouer grande séductrice, en poussant le vice jusqu’au bout et si elle arrivait à lui décrocher un baiser ce serait le jackpot… Mais pour qui ? Pour gagner ce petit jeu ? Est-ce que cela valait vraiment le coup ? Elle regarda les lèvres du jeune homme avec dégout, les lèvres de celui qui avait laissé trainer son corps au pied des remparts, qui avait carbonisé un homme sous ses yeux pour ensuite l’insulter de tuer des gens…

Il la dégoutait de tout son être, ces relents de vomi n’étaient pas du chiqué et elle sentait déjà qu’elle avait du mal à résister à tout lâcher. Rien ne méritait qu’elle l’embrasse, rien ne lui apporterait suffisamment de satisfaction pour lui faire oublier cet acte terrible. Surtout que Raki avançait dans son sens, un peu, comme par commodité, peut-être ne voulait –il pas attirer l’attention de tout le monde pour une dispute, surtout que ce cours n’aurait jamais dû se passer de la sorte. Pourquoi était-il là au juste ? Pourquoi était-il là quand elle n’avait justement pas envie de le voir ?

Elle aurait simplement dû amener Kyoshiro, voilà qui lui aurait fait éviter bien des problèmes. Elle aurait aimé danser avec lui, le prendre dans ses bras et se serrer contre son corps parfait… comparé à ce dégeuli de Raki. Une laideur sans nom, bon effectivement, elle n’était peut-être pas objective, mais tout de même, ce n’était pas un canon de beauté, comparé à Moira qui elle attirait les hommes comme la merde attire les mouches. Une mouche à merde n’était peut-être pas une comparaison très flatteuse mais assez représentative.

Et quand Raki lui dit qu’il était en couple, ce qui était forcément un mensonge, comment ceci pouvait-être supporté par une femme ? Elle savait qu’elle en avait marre, que son petit jeu prenait fin et qu’il allait falloir se tirer de là le plus vite possible. Pour cela, il faudrait attirer l’attention des autres sur autre chose que ce fichu cours de danse. Mais il fallait qu’elle prenne le temps de réfléchir. Ils changèrent de danse, il était maintenant temps de faire un tango. La proximité était très importante et c’était difficilement supportable, mais elle venait d’avoir une idée alors ça allait.

Au rythme de la musique argentine, les deux konohajins dansaient du mieux qu’ils pouvaient.

    Effectivement j’ai de bonnes bases. Mais il me faut m’entraîner, voyez-vous, j’ai récemment participé à un grand évènement, une mission importante pour le village et on m’a dit qu’une cérémonie suivait souvent ce genre de chose. Durant cette mission, j’ai vu un jeune homme qui avait le même prénom que vous. Je l’avais rencontré précédemment, après qu’il m’ait aidé à me sortir d’un pétrin monstre. J’ai gardé un assez mauvais souvenir de la conquête mais nous avons récemment fait une mission ensemble qui m’a légèrement réconcilié avec sa personne. Mais vraiment TRES légèrement. Et ce soir, tu es allé trop loin.

Elle avait chuchoté toutes ces paroles dans son oreille pour bien lui faire comprendre que le petit jeu était terminé. Elle poussa de toutes forces le jeune homme et se mit à pleurer, oui, elle savait pleurer sur commande ce que toute jeune fille un tant soit peu vénale apprend à maîtriser, elle cria ensuite des paroles complètement absurdes de manière à ce que toute la salle l’entende.

    Comment osez-vous dire que je suis laide et que, je cite, « j’ai trop profité du buffet ». Et en plus je serai soit disant maladroite ? OUUUIIIIINNN

Toute la salle se retourne face à tant de grabuges, la professeure ne semblait pas comprendre ce qui se tramait mais Moira avait réussi son coup. Elle était maintenant à distance acceptable du jeune homme et pouvait reprendre sa respiration. Elle n’eut pas à attendre longtemps avant que plusieurs personnes viennent pour la réconforter. Faut dire qu’elle était particulièrement crédible.
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Mer 26 Juin 2013 - 0:16

Les pas s'enchaînaient, un peu mieux à chaque fois. Il fallait les apprendre après tout. C'était un travail constant au début, et ensuite cela se simplifiait, de plus en plus automatique. C'était comme apprendre une technique. Au début, on avait du mal, on faisait lentement les signes, et après, tout se passait instinctivement dans le feu de l'action.

Si la compagnie n'avait pas été aussi déplaisante, cette soirée aurait certainement pu être agréable. Enfin, la compagnie n'empêchait pas non plus de passer une délicieuse soirée. Enfin, lorsque celle-là se trouvait à plus de quelques mètres. Dans les conditions actuelles, il était difficile de faire abstraction du monticule de maquillage qui lui faisait face. On avait du mal à savoir si cette chose était encore humaine.

Ils faisaient leurs pas, chacun avec ses propres préoccupations. Raki pensait à faire du thé. Oui, comment maximiser la rentabilité des saveurs ? Combien de temps fallait-il laisser infuser en fonction de la température ? Comment obtenir le parfait arrangement ? Des questions complètement inutiles, mais elles l'aidaient en concentrant son esprit sur des calculs. Au moins, eux ne montraient jamais d'hideux visages, même s'ils cachaient parfois d'hideuses réalités.

Le nombre de cadavres que Moira avait laissé derrière elle par exemple. Sept à sa connaissance. Sept si facilement, sans sourciller en jubilant. Des centaines plus probablement. Combien exactement ? Raki évaluait. Son âge ? Environ vingt ans. Ses capacités ? Assez faibles. On va dire qu'elle tue potentiellement depuis cinq ans. Très peu au début, très souvent vers la fin. On pouvait sans doute extrapoler le nombre à 563 victimes. Des gangs de bandits entiers vers la fin. Le modèle était sans doute peu fiable. La réalité devait se trouver aux alentours 100.

Moira commença à lui parler. Un instant, il se demanda ce qui se passait, c'était juste un murmure, posé délicatement au creux de son oreille. Une attitude pour le moins étrange par rapport à son assurance précédente.

« Effectivement j’ai de bonnes bases. Mais il me faut m’entraîner, voyez-vous, j’ai récemment participé à un grand événement, une mission importante pour le village et on m’a dit qu’une cérémonie suivait souvent ce genre de chose. Durant cette mission, j’ai vu un jeune homme qui avait le même prénom que vous. Je l’avais rencontré précédemment, après qu’il m’ait aidé à me sortir d’un pétrin monstre. J’ai gardé un assez mauvais souvenir de la conquête mais nous avons récemment fait une mission ensemble qui m’a légèrement réconcilié avec sa personne. Mais vraiment TRES légèrement. Et ce soir, tu es allé trop loin. »

Un frisson naquit sur sa nuque, pour descendre le long de son dos. C'était froid. Glacé. Menaçant. Elle parlait de leur mission. Qu'elle admette le connaître signifiait que le jeu était bel et bien fini. Bas les masques, que l'on montre son vrai visage ! Enfin, vrai... Derrière une très généreuse couche de maquillage.

Enfin, si Moira comptait passer à l'action, il devait lui-même se dépêcher. Petit pas glissant. Et la main aussi. Très importante la main. Raki voulait prendre cette matière qui plaisait tant à la jeune femme. La faire disparaître de ses doigts. Et surtout, qu'elle s'écrase au sol stupidement. Il lubrifiait. On lubrifie toujours mieux quand on y met du corps. Pendant qu'elle parlait, le sol devenait glissant, par pas. Des marques de pieds glissantes apparaissaient par-ci, par-là. Suffisamment pour faire glisser quelqu'un marchant dessus, et finir dans les plus belles chutes du monde. Lentement, il faisait glisser les bagues sur les doigts de la jeune femme. Tout se jouerait au moment où elle le lâcherait, quand cela se produirait, il aurait l'occasion de les arracher, et dans la précipitation elle ne verrait absolument rien. Après, nul doute qu'elle verrait qu'une de ses mains avaient perdu ses ornements.

Avec le peu de délicatesse qu'elle possédait à l'origine, elle le repoussa comme un détritus. Raki ne s'attendait pas à mieux d'elle. Mais finalement, c'était lui qui se laissait repoussé, et donc lui qui repoussait.

Basculant en arrière, il s'arqua, posa ses mains, et se retourna. Atterrissant délicatement accroupi, il la fixait d'un regard neutre.

« Comment osez-vous dire que je suis laide et que, je cite, « j’ai trop profité du buffet ». Et en plus je serai soit disant maladroite ? OUUUIIIIINNN !!! »

Un sourire naquit au coin de ses lèvres. C'était un triomphe. Tout simplement. Comment pouvait-elle ne serait-ce qu'espérer l'avoir avec si peu ? C'était décevant. Son sourire s'effaça. A quoi bon ? Elle n'en valait même pas la peine.

Les hommes qui accourrait dans sa direction glissèrent avant de s'étaler brutalement de tout leur long sur le sol.

Se redressant, il les laissa tomber une à une. Ces précieuses bagues. Elle tintait en s'écrasant sur le sol, tournant sur elle-même quelques instants avant de s'immobiliser.

« Malheureusement pour toi, je ne m'intéresse pas assez à ton apparence pour reconnaître ta laideur extérieure. Cependant, je dois bien reconnaître que ta laideur intérieure n'est plus à démontrer. Tu n'es qu'une vulgaire meurtrière et d'une stupidité inégalable. »

Les autres femmes de la pièce sourirent, victorieuse. D'un claquement de doigt, elles rappelèrent leurs cavaliers qui obéirent en sursautant.

« La prochaine fois que tu essaies une chose aussi stupide, je ne prendrai pas tes bijoux, je prendrai ce corps dont tu es si fière. »
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Mer 26 Juin 2013 - 2:21

Effondrée et en faux pleurs au sol, la jeune femme criait de toutes ses forces et regardait avec jouissance les hommes accourir vers elle, elle allait en finir avec cet idiot de Raki, il allait prendre une rouste phénoménale ! Quand soudain, le monde s’effondra, enfin, les quelques hommes qui vinrent aider la jeune femme eux tombèrent, comme des merdes sur le sol. Elle arrêta de pleurer, une moue plus sérieuse au visage elle les regarda d’un air très déçu. Laissant glisser ses doigts sur le sol, elle put remarquer qu’il l’avait recouvert d’une sorte de texture glissante qui avait provoqué cette mascarade.

Tout en glissant ses doigts, elle put remarquer qu’il lui manquait quelques bagues. Elle se tourna alarmée vers Raki qui les laissait tomber nonchalamment au sol. Pour certains hommes, cela aurait pu être classe pour lui c’était juste ridicule, il n’avait aucune prestance, aucune allure, ses mots n’avaient aucune porter et d’affirmer haut et fort qu’il venait de dérober les bagues à la jeune femme lui fit perdre toute crédibilité. Elle ne put s’empêcher de laisser échapper un long soupir et de poser sur lui un regard très hautain qui correspondait parfaitement à la jeune femme et à son allure. Sauf qu’avec les pleurs, le maquillage avait coulé et elle n’était franchement pas belle à voir, sauf qu’elle ne s’en était pas rendu compte.

Il commença à déblatérer des conneries innommables, comme quoi il pouvait pas voir son extérieur mais que son intérieur était moche ! Ah bon Raki ? Parce que t’y es rentré peut-être ? T’y es rentré dans Mog ? Mythomane ! Tout ça pour faire croire qu’il se l’était tapé, enfin c’est ce qu’elle avait cru comprendre. Après que c’était une meurtrière, la jeune femme ne put s’empêcher de mimer une espèce de bouche avec ses mains et de dire :


    BLABLABLABLA !

Une manière intelligente et originale de montrer qu’il ne cessait de calomnier le bougre ! Seulement visiblement certaines devaient lui trouver du charme puisqu’elles acquiescèrent à ses propos avec un sourire mesquin sur les lèvres. Mais pourquoi ? Elles se mirent à claquer des doigts et les beaux hommes se redressèrent pour rejoindre leur cavalière… sérieusement ?


    Mais… mais… ! Je suis plus belle !

Déçue de leur comportement, la jeune femme se redressa et se vanna à nouveau sur le sol. Putain de talons qui n’arrangeaient rien. Elle retenta à nouveau et réussit à se positionner de manière assez stable. Le Raki continua de cracher son venin sur la jeune femme, comme quoi il était capable de lui faire du mal !? Mais pour qui se prenait-il cet abruti ?


    Mais qu’est-ce que tu dis ignare !? Tu me dis meurtrière moi ? Tu crois que je pense maître de décider de la mort de quelqu’un ? Mais ton inaction est similaire ! Si ces criminels ne sont pas arrêtés, tués même c’est toi qui auras le mort de leurs victimes sur la conscience ! Imbécile ! Nous sommes ninjas, nous devons à tout prix défendre notre peuple !

La jeune femme se cassa à nouveau la gueule et continua son speech.


    Et en plus tu me voles mes bijoux ? Tu te crois malin, à avoir fait quelque chose dont je ne me suis pas rendu compte ? A être un petit filou ? BRAVO ! C’EST BIEN !

Elle joint à ses paroles un applaudissement exagéré frôlant le ridicule.


    Foutu de me voler, de voler une coéquipière kunoichi mais pas de défendre ceux dont tu as la charge !? Tu n’as pas ta place dans nos rangs !

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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Mer 26 Juin 2013 - 10:59

On ne pouvait que difficilement trouver plus arrogante et insolente. Raki la voyait comme un fauve en cage, blessé, et montrant les crocs sans pouvoir mordre. Totalement à sa merci. Enfin, pour abattre un adversaire trop fort physiquement pour soi, les hommes se regroupaient. En l’occurrence, sa « meute » se composait des autres cavalières, plus que satisfaites de la situation. Vu que les hommes avaient plus à perdre (l'abstinence serait très dure) à l'aider qu'à la regarde, ils n'avaient que peu de choix.

A vrai dire, Raki commençait à en avoir un peu marre qu'elle s'amuse à jouer les martyres. C'était tout simplement inutile, et bas. Tellement sournois. Enfin, cela montrait son complexe d'infériorité. Elle ne pouvait pas dans sa tête l'affronter en face, donc elle l'affrontait de manière détournée. Ses dernières missions en sa compagnies avaient du lui laisser un amer goût. Après tout, elle s'était faite sauver par un homme qu'elle désirait considérer en tout point comme inférieur. Malheureusement pour elle, il y avait un écart entre eux. Jamais lui ne chercherait à l'affronter. Ni directement, ni indirectement. Il se défendrait.

La défense était sans doute la forme d'attaque la plus élaborée. Lorsqu'un ennemi se heurtait à un mur infranchissable, il semblait difficile d'imaginer que le choc le laisse indemne. On en souffrait.

« Mais… mais… ! Je suis plus belle ! »

Ses réactions puériles et désespérées ne faisaient même pas sourire Raki. En même temps, une déchet le ferait grimacer par son odeur. Jamais un sourire n'effleurerait ses lèvres sans être forcé. Cette laideur était à vomir.

« Mais qu’est-ce que tu dis ignare !? Tu me dis meurtrière moi ? Tu crois que je pense maître de décider de la mort de quelqu’un ? Mais ton inaction est similaire ! Si ces criminels ne sont pas arrêtés, tués même c’est toi qui auras le mort de leurs victimes sur la conscience ! Imbécile ! Nous sommes ninjas, nous devons à tout prix défendre notre peuple ! Et en plus tu me voles mes bijoux ? Tu te crois malin, à avoir fait quelque chose dont je ne me suis pas rendu compte ? A être un petit filou ? BRAVO ! C’EST BIEN ! »

Ridicule. Pourtant, Raki l'écoutait en silence. Un regard impassible. Tout son visage était fermé. Cela lui donnait un air de tueur. Sans métaphore. Quelqu'un ne le connaissant pas aurait vraiment pensé qu'il s'apprêtait à exécuter Moira de sang froid, sans que la moindre émotion ne vienne tacher ses vêtements.

« Foutu de me voler, de voler une coéquipière kunoichi mais pas de défendre ceux dont tu as la charge !? Tu n’as pas ta place dans nos rangs ! »

Pas plus de réaction. Il observait simplement, la colère, la frustration, le désespoir dans lequel se trouvait la Kunoichi. Elle ne savait plus quelle arme utiliser contre lui. Même elle devait savoir ses tentatives complètement vaine. Il pouvait le voir, le vide dans son cœur. Cette impression d'être délaissée, vulnérable, incapable de toucher son opposant après avoir été terrassée et humiliée.

Le silence se prolongea un peu. Elle avait enchaîné les attaques, et il les avait patiemment laisser couler autour de lui. Ses munitions seraient vite épuisées. Inutile de lui parler quand elle en avait trop à dire.

« Justement, je ne décide pas de la mort des gens. Donc je ne les tue pas. Quand tu prends une vie, c'est définitif. Il n'y a pas de seconde chance. Mais toi, tu en as des secondes chances. Depuis longtemps. Je suis capable de défendre ceux dont j'ai la charge, et je le fais à ma manière. Sans moi, tu serais déjà morte quatre fois. »

Raki marqua une petite pause, s'approchant, tout en restant à quelques mètres. S'accroupissant, ses yeux plongèrent dans ceux de Moira.

« La première fois, je t'ai sauvé d'un trou. La seconde, d'une nukkenin qui voulait te tuer. La troisième, des bandits qui t'auraient massacrée. Sans moi, tu ne serais déjà plus de ce monde, et cela te détruit intérieurement. Tu ne conçois pas que je sois plus fort en étant ce que tu déteste le plus. »

Levant sa main droite, quelques flammes crépitèrent délicatement. Leurs reflets attirèrent son regard plus que Moira ne le faisait. Enfin quelque chose de beau. De vivant. Même si le feu était éphémère, il vivait sa vie pleinement, en accord avec ses principes. Il n'avait pas le temps de regarder en arrière.

« Et enfin, je t'ai sauvée de moi-même. Tu aurais déjà du mourir de ma main si je n'étais pas capable de me contrôler un minimum. Je suis médecin. Je sauve des vies, je ne les prends pas. Alliés, ennemis, peu importe. Ils ont tous le droit de vivre. Même toi tu as ce droit, et ce n'est que grâce à lui que tu es encore là. »

Fermant sa main, les flammes disparurent. Son regard partit de nouveau sur Moira, plus menaçant. Ce n'était plus un air impassible, mais une froide colère qui l'animait.

« Alors dis-moi, Morte. Si tu n'es pas capable de comprendre cela, tu voudrais sans doute que j'inscrive ta dette sur ton corps en lettres ardentes ? De cette façon, tu éviterais de me reprocher d'avoir sauvé ta vie. Je peux le faire ici et maintenant, dis-moi simplement si tu préfères détruire ton corps plutôt que d'admettre que tu me dois la vie. »

En toute honnêteté, Raki n'en ferait rien. Il était toujours furieux qu'elle aie tué ces hommes, mais il ne la blesserait pas. Son existence n'était pas assez importante pour qu'il renie ses principes. Malgré toute sa colère, il n'arrivait pas à la haïr. Il avait honte d'elle, il avait pitié d'elle, il avait mal pour elle. Mais même si elle agonisait lentement, et que lui-même se trouvait dans l'incapacité de la sauver, Raki n'aurait jamais eu le cœur de l'achever.
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Mer 26 Juin 2013 - 13:32

Raki la regardait avec la même hauteur qu’elle, décidément, ces deux-là étaient complètement incompatibles… Et pourtant, bien que ni l’un ni l’autre ne pouvait s’apprécier ou bien se supporter, le destin les faisait se rencontrer en permanence, comme un malin maître du jeu, un peu sadique, qui s’amuserait de leur malheur à chaque rencontre. Autant la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être affectée par le comportement de ce jeune homme qu’elle trouvait aussi ridicule qu’insupportable, autant Raki lui ne semblait pas du tout être marqué par toutes ces rencontres, il n’avait pas changé d’un pouce.

Alors que tout le monde pouvait se mettre d’accord sur le fait que Moira avait beaucoup évolué depuis le début de sa carrière de kunoichi, Raki faisait ressortir en elle ses aspects les plus puérils, elle devenait souvent irrationnelle à ses côtés croyant à chaque fois que les précédentes rencontres n’avaient servi à rien. Et pourtant, voilà qu’après un court speech destiné à prouver sa supériorité, voilà un bon complexe d’infériorité qu’il lui faudrait palier si jamais il avait besoin de se sentir plus fort, il lui rappelait toutes les rencontres dans ce même début. Moira ne l’avait jugé impuissant ou incapable d’être un homme… non, elle le trouvait seulement complètement inutile.

S’il avait besoin de prouver qu’il était plus fort que Moira alors que cela relevait de l’évidence ne serait-ce que par leur rang et bien elle le trouvait complètement ridicule. Mais par contre, qu’il aille jusqu’à dire que la vie de Moira n’était qu’un simple fil que cet idiot pouvait couper à n’importe quel instant ? Mais quel idiot ! Quel imbécile ! Moira ne succomberait en aucun cas sous les coups du jeune homme même sans ses idéologies stupides qui n’ont rien à voir avec la vraie vie d’un ninja. Comment avait-il pu être promu alors qu’il était incapable de passer outre cette pensée archaïque consistant à refuser de tuer ?

Il avait fait jaillir une flamme, Moira ne retint pas ses rires, il essayait quoi ? De se donner un style en faisant tournoyer une minuscule flamme entre ses doigts… Il était minable, il n’avait aucune classe, et cette position accroupie supposée montrer qu’il était obligé de s’abaisser à mon niveau comme pour parler à une gamine ? Il était temps qu’il ferme sa bouche maintenant en même temps que sa petite flamiche. Qu’elle lui doit la vie ? Sérieusement…

    La première fois, tu m’as sauvé de réprimandes pour m’être trouvée au mauvais endroit. La seconde fois tu as mis ma vie en jeu en ne respectant pas l’équipe ! Si tu avais respecté la mission, si tu n’avais pas favorisé l’ennemie, nous en serions sortis indemne. C’est toi qui as mis nos vies en jeu ! De même pour la mission ! En m’ignorant dès le début, en me laissant en compagnie d’un simple bunshin, tu m’as laissé faire une mission de rang B seule ! Une simple genin ! Tu ne m’as donné aucunes instructions, tu n’as pas écouté ce que je t’ai demandé car effectivement je ne suis qu’une simple genin et j’ai besoin d’aide ! Je n’ai jamais dit que j’étais meilleure que toi, si tu as besoin de te le prouver tant mieux pour toi mais ne me mêle pas à ton complexe d’infériorité ! Si tu as besoin d’assassiner une genin pour te sentir fort, tu es pire que ce que je pensais ! Tu m’as fait risquer ma vie pour me la sauver in extremis après et tu veux que j’ai une dette envers toi ! Mon pauvre Raki tu n’as tellement pas d’amis que tu trouves un moyen de les sauver pour qu’ils te doivent leur compagnie ? Tu es ridicule.

Elle alla ramasser ses bagues ignorant la présence de Raki. La professeure de danse mit fin au cours en l’énonçant tout simplement et en partant sauf que tous les participants restèrent dans la salle pour continuer de voir la dispute. Comme s’il s’agissait d’un spectacle. Mais Moira n’appréciait pas trop d’être prise pour une bête de foire, à part quand c’était à son avantage.

    Maintenant si c’est pour continuer de me menacer de la sorte laisse-moi. Tu es lâche.
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Message(#) Sujet: Re: Une valse, très cher ? (pv. Raki) Mer 26 Juin 2013 - 15:54

La situation s'envenimait de plus en plus. Enfin, elle avait toujours été empoisonnée, c'était juste connu des autres depuis quelques instants. Cette situation n'était pas drôle, et finalement, elle ne l'avait jamais réellement été. Tout consistait simplement à piéger l'autre. Et personne ne gagnait à ce jeu.

Aucun des deux n'abandonnerait jamais son terrain de toute façon, c'était un cas très particulier. Les circonstances ne prêtaient à la collaboration, pourtant, ils auraient sans doute fait un excellent duo. La diversité de leur caractère pouvait leur permettre un très large éventail de possibilités. Le seul inconvénient était la difficulté à s'entendre. Il n'y avait sans doute plus rien à espérer pour rattraper la situation entre eux. Raki avait beau l'aider, elle ne ferait jamais de geste de son côté. Et du sien, son aide était conditionnelle dans tous les cas. Ce n'était pas « Tu me sauves », c'était plutôt « Je te sauve et t'abandonne quelque part ». En gros, comme à son habitude, il n'en ferait toujours qu'à sa tête. Et si cela ne plaisait pas aux autres, qu'ils demandent à une autre personne de s'en charger.

La conversation tombait toujours dans l'oreille d'un sourd. Moira trouvait toujours à redire à la manière dont il l'avait aidé, parce que de toute façon « c'est toujours la faute à Raki ». Pas de sa faute s'il a été à mauvaise école. Ses talents ne correspondaient simplement pas aux tâches. Il était plus d'un côté réflexion qu'action. Des recherches, de l'espionnage, de la diplomatie. Les assassinats, les combats, faire disparaître des corps, cela correspondait à Moira. Une mission combinant les deux pouvait certainement être remplie correctement au moins par ce binôme. Si entre temps, l'un ne décidait pas de tuer l'autre.

L'ingratitude de la kunoichi ne le choquait même pas. De toute façon, il ne l'avait pas aidé pour de la reconnaissance ou pour demander une chose en retour. Il l'aidait parce qu'il le voulait bien. Demander quelque chose en retour, ce serait plutôt le genre de cette vieille taupe fripée. Si seulement elle avait laissé le côté boulot de côté pour simplement prendre son cours de danse. Ils se seraient quittés normalement, comme si de rien était. Bon, lui-même n'avait pas totalement ignoré Moira non plus. Il avait au moins fait semblant de ne pas la reconnaître pour faciliter les choses.

Le cours avait été interrompu. En même temps, continuer dans ces conditions paraissait difficile. Raki restait immobile, il laissait déjà son esprit vagabonder un peu plus loin, oubliant temporairement où il se trouvait, et avec qui.

Les gens étaient sans doute mal à l'aise. Pourtant, ils éprouvaient une curiosité malsaine à les observer. Ils restaient immobiles, peut-être ne se sentaient-ils pas de bouger de peur que l'un des deux instigateurs de cette dispute ne les foudroie sur place.

« Maintenant si c’est pour continuer de me menacer de la sorte laisse-moi. Tu es lâche. »

Ce n'était pas forcément faux, pas forcément vrai. Raki ne voyait pas ça comme une menace. Plutôt comme un paiement. Si elle voulait éviter de penser qu'elle lui devait quoi que ce soit, c'était sans doute le meilleur moyen à ses yeux. Après tout, s'il l'avait vraiment menacé, elle n'aurait pas osé lui tourner le dos. Cela aurait pu être mortel s'il désirait vraiment prendre sa vie. De toute façon, il n'en avait ni après elle, ni après sa vie, ni après son corps. Ce qui le gênait le plus, c'était de ne pas avoir pu prendre un cours de danse correct à cause de cette histoire.

En silence, il parcourut l'assistance d'un regard neutre, sans passer sur Moira. Elle ne comptait pas. Elle n'avait jamais compté de toute façon.

« Je vous prie de nous excuser pour la gêne occasionnée. »
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Une valse, très cher ? (pv. Raki)

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