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 Un cousin éloigné pour apprenti (Team Hiatari)

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Message(#) Sujet: Un cousin éloigné pour apprenti (Team Hiatari) Ven 17 Mai 2013 - 0:41

Toujours ce froid qui n'en finissait plus. Je me demandais quand le printemps allait pointer le bout de son nez. Il faisait encore gris, le soleil n'avait toujours pas décidé de venir réchauffer l'atmosphère. Dommage, puis qu'aujourd'hui j'avais donné du repos à mon nouvel apprenti, je me suis dis qu'il faudrait que je me mette en quête de son futur coéquipier. Ce n'était pas encore gagné. Cependant en regardant les fiches dans les bureau du palais, j'avais trouvé un genin qui pouvait être prometteur. D'après ce que j'avais pu lire, il était beaucoup moins enthousiaste que son collègue genin qui n'était autre que Hayashi Yuri, mais il était tout aussi sérieux. Cependant quand je vis le nom du jeune homme, je n'avais pu m'empêcher de grimacer. C'était un Nara. En quelque sorte, on pouvait dire qu'on était cousin, mais ça pas beaucoup de monde le savait réellement. Oh, les gens savaient que durant la guerre j'avais utilisé un kage mane, et des rumeurs avaient certainement couru autour de ça, mais personne n'avait la certification que j'avais un quelconque lien avec ce clan du village. L'âge du jeune homme était approximativement le même que celui de mon autre élève. Une bonne chose pour avoir une bonne cohésion de groupe. J'avais déjà eu un élève plus âgé, et c'était assez déroutant. On pouvait dire que j'avais eu quasiment tous les cas de figure.

Ayant finalement fait mon choix, j'avais, dans la matinée, demandé à un messager qu'il prévienne l'intéressé de me rejoindre au Restaurant des Délices vers midi et qu'aucun retard ne serait toléré. L'endroit avait changé de nom vu que sa propriétaire, shinobi fut-elle, avait disparu. Mais pour moi, je pouvais pas vraiment me défaire de ce nom. Je ne savais pas encore comment le tester alors j'avais seulement posé cette contrainte, contrairement à Yuri à qui j'en avais fais voir de toutes les couleurs.
Je riais intérieurement à ma table en y repensant. En attendant mon futur élève, je m'étais déjà installé. J'avais déjà commandé mon verre de saké... Avec la bouteille évidemment. Je voulais lui faire croire qu'il était arrivé en retard. Comment ça j'avais dis pas de teste? Non ici, je voulais voir comment il allait réagir, le jauger.

J'avais quand même pas trop poussé le vice, je n'avais pas encore commandé de plat, même si cela me démangeait énormément. Avec toutes les bonnes odeurs qui régnaient dans la pièce, je n'avais qu'une envie: m'en mettre plein le bide. D'ailleurs je n'allais pas vraiment attendre trop longtemps. Je regardais les autres tables, les gens paraissaient insouciants de ce qui pouvaient se passer à l'extérieur du village, dans le monde. Il faut dire que la plupart étaient soulagés que Makka soit morte. Après tout ce qui s'était passé, je ne pouvais que les comprendre.
Alors que j'étais dans mes réflexions, je vis le genin arrivé. En retard ? A l'heure? Dans tous les cas il allait en avoir pour son grade, même s'il n'avait rien fait. S'il connaissait pas ma réputation de sensei, il allait être servi.

_ Nara Natsuki. Tu es en retard. Pourtant dans le message, j'avais bien précisé que le retard ne serait pas toléré.

Je le regardais durement, et faisais en sorte que mon amusement ne transparaisse pas du tout. Le pauvre, je n'aimerais pas être sa place. Je savais que c'était dur pour un genin. Mais bon, je préférais montrer d'entrée que les écarts de conduite, je n'aimais pas trop ça même si, derrière ce personnage que je jouais, j'étais plutôt indulgent, voir un peu trop laxiste.

_ Bon ce n'est pas grave ne perdons pas de temps en excuse. Tu peux commander un plat.

Et oui, je l'avais aussi fait venir pour manger ici. Je n'avais pas réellement envie de faire de combat aujourd'hui. Et puis c'était un Nara. Je voulais d'abord connaitre son état d'esprit avant de faire un entrainement. Et puis, je lui réservais une surprise pour la fin du repas, mais je n'allais pas lui dire tout de suite. Une fois qu'il eut fini de commander, je repris la parole.

_ Commençons les présentations. Je veux savoir ce que tu aimes dans la vie, quels sont te projets, ta vision du shinobi... Bref la totale. Vas-y.

Prenant une gorgée de mon verre de saké, que j'appréciais beaucoup d'ailleurs, j'étais à l'écoute.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Un cousin éloigné pour apprenti (Team Hiatari) Sam 18 Mai 2013 - 12:39

Seul dans le dojo du clan, Natsuki s'y échauffait comme chaque jour depuis l'arrivé de l'hiver. Le temps froid, humide et gris n'incitait vraiment pas à s'entrainer en extérieur. Aussi, à moins d'avoir une assignation lui demandant spécifiquement de travailler dehors, il se cantonnait à s'exercer dans le dojo chauffé, cherchant à améliorer son niveau de Taijutsu. Parfois, son père ou sa mère tous deux comme lui ninjas de Konoha, venaient évaluer ses progrès ou lui apprendre à contrôler davantage les techniques secrètes du clan Nara, mais globalement, il se débrouillait seul. C'est ce qui lui donnait d'ailleurs l'impression de stagner. Natsuki en avait eu la preuve au cours de sa pratique, il ne s'épanouissait réellement que sur le terrain. Si l'entrainement occupait une part importante - et non négligeable - de son apprentissage, d'expérience il savait que sa plus grosse marge de progression ne faisait pas dans un dojo. En ce qui concerne sa technique au corps à corps tout du moins. S'il voulait réellement s'améliorer, il n'avait plus d'autre choix que de trouver une équipe de ninjas dans laquelle il occupera un poste fixe. Jusqu'à présent, il ne s'était joint qu'à des équipes temporaires, réunit à l'occasion d'une mission particulière, puis dissoutes dès l'objectif atteint. Malheureusement pour lui, il ne trouvait pas, même s'il fallait honnêtement avouer qu'avec la saison hivernale, ses recherches s'étaient très limitées.

Pieds et torse nus, tonfas en mains, le jeune Nara respirait lentement, les yeux clos, comme s'il était à la recherche de sa concentration au milieux de la salle silencieuse. Il inspira profondément, les avant-bras en croix devant sa poitrine, avant de lentement les décroiser dans une expiration, jusqu'à ce que ses poings soient parallèle à ses jambes. Une nouvelle inspiration entraina de nouveaux mouvements. Tout en souplesse, il déplaçait son corps dans des directions précises, suivant des schémas qu'il connaissait désormais par cœur. Chaque placement se voyait accompagné d'un coup dépourvu de toute force. Tout n'était que mouvements lents, tout en finesse. Aucune frappe ne fendait l'air, seul le bruissement de ses vêtements glissant le long de ses membres était audible. Il s'arrêta après quelques minutes de la même façon qu'il l'avait commencé, ses bras se décroisant progressivement dans une lente expiration.

Plus qu'une série de mouvements appris dans les manuels, c'est un enchainement qu'il avait adapté à sa manière au cours des trois dernières années, composé de gestes simples permettant un échauffement efficace de tous les muscles de son corps. Il continua ainsi avec trois autres schémas, tous différents des uns des autres, mais avec cette même lenteur d'action, cette même grâce dans les gestes. Puis, après quelques secondes où il inspira à fond avec le nez pour expirer avec la bouche, il en commença un nouveau, beaucoup plus violent cette fois-ci. Il l'image du précédant, Il suivait un enchainement de déplacements particuliers, mais c'était là son le point commun. Les frappes devenaient désormais des coups secs et brutaux. Ses pieds martelaient le sol, écrasant les solides lattes du plancher à chaque pas, chaque coup. Que se soit par ses tonfas ou par son genou, l'air vrombissait, comme pour protester contre ce ninja persistant à la déranger sans cesse.

Les yeux clos, Natsuki ne voyait toujours rien. Il ressentait juste. L'air ambiante autour de lui, le périmètre dans lequel il se déplaçait, la fine pellicule de sueur commençant à perler sur sa peau, le mouvement régulier de sa poitrine se soulevant à l'effort. Habituellement, il ne restait jamais plus d'une heure sur le même exercice, il en était donc à la moitié de sa séance, lorsque la porte du dojo s'ouvrit lentement. Retrouvant alors le sens de la vue, le jeune Nara regarda par-dessus son épaule pour apercevoir le nouvel arrivant, avant de lui faire totalement face : son oncle, à qui appartenait le dojo du clan, avait l'air de vouloir lui parler.


« Qu'y a-t-il Rennosuke ? »
demanda Natsuki en ramenant ses tonfa dans le prolongement de ses avant-bras.
« Un messager te cherche, Natsuki. Il t'attend à l'entrée de la maison, alors habille-toi et va le retrouver. »


Si un messager était venu le voir, c'est qu'une nouvelle mission l'attendait. Le genin regrettait d'avoir à se présenter de la sorte pour y répondre, tout en sueur, mais il n'avait pas le temps de se préparer. Il acquiesça alors à son oncle, qui ne s'attarda pas dans le dojo, puis enfila simplement son haut en résille avec un par dessus noir à manches longues. Chaussures aux pieds, il quitta au pas de course la salle d'entrainement pour traverser la large cours qui précédait quelques maisons des membres du clan Nara. Il contourna celle de son oncle, et retrouva le messager qui l'attendait au pas de la porte, emmitouflé dans une cape contre le froid. Ce dernier lui délivra alors oralement les consignes qui lui avaient été transmises. Chaque mot s'accompagnait d'une volute de fumée blanche dû au froid mordant, si bien que, une fois qu'il eu précisé à la demande de Natsuki où se trouvait le fameux restaurant, dont le nom n'était plus d'actualité, il prit congé. Le jeune Nara ne perdit pas de temps pour l'imiter, car lui n'était pas habillé pour la saison, dont le temps avait eu raison de son échauffement. Il rejoignit alors son propre domicile, ses tonfas se balançant dans leurs attaches dorsales, spécifiquement étudiées pour permettre une prise en main rapide. Personne ne l'attendait chez lui, ses parents étaient de nouveau en mission. Personne donc à qui il pouvait annoncer que l'un des anciens Hokage de Konoha en chair et en os l'avait convoqué dans un restaurant. Il avait à peu près une heure devant lui, ce qui était bien assez. Il commença par griffonner une note posée sur la table de la cuisine, laquelle informerai ses parents de là où il se trouvait si jamais ces derniers venaient à rentrer entre-temps, puis se hâta de rejoindre la salle de bain. L'eau chaude coulant sur sa peau lui fit un bien fou, comme si elle le soulageait du poids de ses exercices tout en repoussant la désagréable empreinte de froid qui n'avait plus voulu le lâcher depuis sa sortie du dojo.

Moins d'une demi heure plus tard, il était déjà davantage présentable que lors de son échange avec le messager. Ignorant la raison pour laquelle Masao l'avait demandé – même si en réalité, cela n'aurai rien changé à son choix vestimentaire, à quelques détails près – il opta pour enfiler sa tunique habituelle, se résumant à un pantalon noir, un juste au corps en résille et un haut assortie à manches longues. Par confort, il ne s'équipa pas de sa veste de combat à poches multiples, dont il n'aurait vraisemblablement pas besoin, et se contenta donc de cacher dans chacune de ses manches un parchemin d'invocation d'arme, par précaution.

Son argent en poche, et sa cape d'hivers sur le dos, il quitta sa maison, en direction de son rendez-vous. Il ne connaissait pas le restaurant où il était attendu, mais n'eut pas de mal à le trouver pour autant, en demandant à deux reprises des indications à des citoyens de Konoha. Le moins qu'il pouvait dire était que l'enseigne était accueillante. Il ne s'attarda cependant pas à l'extérieur, le froid décourageant toute volonté de rester dehors par plaisir. L'heure d'affluence oblige, le restaurant était presque complet lorsqu'il entra, en témoigna l'un des serveurs qui lui demanda immédiatement s'il avait une réservation. Il lui répondit alors qui l'attendait, et sa table lui fut indiquée. Perdu dans la foule, son regard croisa celui de l'ancien Hokage. L'étincelle qui passa dans ses yeux lui indiqua qu'il était arrivé le premier, et que c'était bien lui qu'il attendait. Natsuki marcha alors dans sa direction, commençant à détacher en chemin sa cape, mais alors qu'il arriva à porté de voix, il n'eut même pas le temps de dire '' bonjour '' qu'il percuta un mur de glace concrétisé par la voix chargée de reproche de Masao, laquelle le figea sur place, la bouche ouverte. Un silence de trois secondes entre eux deux flotta dans l'air, ponctué par le regard pénétrant de l'ancien Hokage, avant que le jeune Nara ne se remette en mouvement, les lèvres toujours bloquées sur la première syllabe de '' bonjour '' qu'elles ne purent jamais formuler. Dans l'ordre, il regarda en arquant un sourcil Masao, l'horloge derrière lui indiquant 12h 03, Masao, la bouteille sur la table dont il identifia instantanément le contenu, puis Masao à nouveau, en espérant que le cheminement de sa pensée n'était pas clairement écrit sur son front, car pour le coup, il n'était pas très flatteur. Le message lui avait demandé d'être ici VERS midi, lui reprocher un retard était donc un peu fort. Il ne chercha pourtant pas à se justifier, sachant pertinemment que dans ce genre de cas, argumenter ne menait qu'à un débat stérile. Si la ponctualité en mission était capitale, il n'y avait pas ici mort d'homme ou conséquence dramatique. Aussi, malgré les éclairs que lui lançaient presque les yeux de son interlocuteur, il se garda de les considérer avec gravité, restant simplement debout, sa cape sous le bras.


« Je suis toujours le bienvenu du coup, ou bien dois-je me retirer ? »
demanda-t-il sans trop savoir sur quel pied danser avec l'ancien Hokage.

Ses oreilles interprétèrent la réponse comme un oui. Il s'exécuta alors, et s'installa avant de parcourir le menu rapidement des yeux. Il se doutait bien qu'il n'était pas ici simplement pour se remplir l'estomac en taillant le bout de gras avec une ancienne personnalité de Konoha, mais cela dit, l'invitation ne se refusait pas : l'heure était au repas, et il n'avait toujours rien avalé. Il opta alors pour la viande de porc épicée, avec un accompagnement de fonds d'artichauts et une carafe d'eau, avant d'en revenir à sa situation. Il plia alors la carte sur le côté de la table, se cala bien dans sa chaise et posa la question qui le taraudait :


« Puis-je connaître la raison pour laquelle vous m'avez fait demander, Masao ? »


Les réponses les plus simples s'obtiennent en général en posant les questions appropriées qui le sont tout autant. Nikkou ne semblait pas de cette avis par contre, en répondant par une autre question. Était-ce là un test ? Il suffisait de lire un peu entre les lignes pour y voir plus claire. Car ce genre d'interrogatoire, c'était celui que passait la quasi-totalité des genins lorsqu'ils étaient placé sous la tutelle du jonin chargé de leur formation. Cela voulait-il dire que Masao envisageait de faire de lui l'un de ses élèves ? Si tel était le cas, Natsuki n'avait pas commencé son entretient sous les meilleurs auspices. Cela dit, il ne se laissa pas démonter pour autant, et enchaina :


« Bien, j'imagine que mon nom, ce n'est pas vraiment nécessaire, puisque vous savez qui vous avez convoqué. Ce que j'aime dans la vie ? Ce serait peut-être plus rapide de citer ce que je n'aime pas vraiment. Mais quitte à devoir choisir, je répondrai la cuisine. Situation familiale oblige, j'ai très vite apprit à cuisiner, dans un premier temps avec ma mère, puis seul. Je pense avoir un certain niveau maintenant, mais à part mes proches, il n'y a pas grand monde qui a eu l'occasion d'en attester. Je joue de la guitare aussi. Enfin, j'en jouais. Nous vivons dans une époque où les guerres semblent être notre pain quotidien. Donc, à moins que la musique serve de base à notre style de combat, mieux vaux savoir se défendre que s'exercer avec un instrument. Je n'ai jamais été vraiment très doué avec de toute façon. »
commenta-t-il avec une légère moue.

Les coudes sur les accoudoirs, et les pulpes des doigts liées de sorte à former un triangle avec ses mains, Natsuki continuait de répondre aux questions de Masao, prenant de plus en plus d'assurance au fur et à mesure de la conversation.


« J'aime me battre aussi. Mais pas forcément dans le sens premier du terme. A mes yeux, il existe deux types d'affrontement. Dans le premier, nous luttons pour notre vie, nos croyances, ou notre devoir. Dans le second cas, c'est ce que j'appellerai pour la commodité de la conversation '' des combats d'entrainement ''. Ici, nous ne nous affrontons pas pour éliminer l'autre. Nous nous battons pour la beauté du sport, pour mesurer notre propre niveau à autrui, découvrir nos limites et nos faiblesses. Ce n'est pas seulement '' soi '' qui progresse, mais aussi '' l'autre '', avec qui nous avons partager un échange de coups et de techniques, quelqu'un que nous avons aidé à s'améliorer et qui nous a contribué à notre propre développement. C'est précisément ces combats là, que j'apprécie. »


Se servant depuis la carafe que l'on venait de lui apporter, Natsuki avala deux gorgées pour s'éclaircir la gorge, puis reprit.


« Globalement, mes centres d'intérêt sont là. Car ce que j'aime dans la vie, c'est peut-être justement la vie en générale. Cela fait peut-être très discours Miss Konoha, mais pour moi, la vie vaut la peine d'être vécu. Elle est pleine de surprises et d'expériences, bonnes comme mauvaises, agréables comme douloureuses, et dans tous les cas, il ne faut pas la gâcher. C'est sans doute la raison qui me pousse à aller vers l'avant, et à devenir plus fort. D'une part pour protéger ma propre vie, mais aussi pour défendre celles de mes proches, et de ceux qui n'ont pas la force de la protéger eux-même. C'est très utopiste comme projet, et je sais d'avance que je ne l'atteindrai pas. Je ne suis même pas sûr d'avoir le niveau pour me défendre efficacement moi-même. Mais savoir que je fais tout mon possible pour me rapprocher de cet idéal, même si je ne l'effleurerai jamais du bout du doigt, me suffit. Chérir la vie est déjà une belle voie. Et je ne parle pas uniquement de la mienne, mais aussi celles des autres, qu'ils soient du village ou non. Ce qui est assez étrange, en y repensant non ? Pourquoi devrai-je aimer un ninja de Suna, avec qui sommes en guerre, par exemple ? Je préfère me poser la question sous un autre angle : pourquoi devrai-je le détester ? Parce que nos conseils se sont déclarés la guerre, et que cela a fait de eux nos ennemis ? Je ne vois pas l'intérêt de décimer une nation entière en dehors d'une guerre ouverte juste parce qu'une poignée de personnes se sont crêpés le chignon. Nous sommes des ninjas, nous accomplissons de nombreuses missions pour notre village. Il arrive souvent que les intérêts de ces assignations ne concordent pas avec ceux d'un autre village. Me battre, risquer ma vie ou prendre celle de l'autre pour ce devoir ne me dérange pas. Car c'est notre travail, nous devons l'accomplir jusqu'au bout, la mort fait partie des risques du métier. Mais je ne m'en prendrai à un autre ninja simplement pour son appartenance, sans aucun autre motif. Cela pourrait passer pour avoir rater une occasion d'affaiblir la force militaire d'un village ennemi, mais avec une mentalité pareille, jamais nous n'arriverons à une situation de paix un jour. Là est le paradoxe du ninja. Nous nous battons pour la paix, alors que c'est la guerre qui remplit le mieux nos assiettes. »


Soudainement, le visage de Natsuki se fit bien plus sérieux, et tout sourire s'effaça de ses traits.


« Cela dit, je ne prends personne en pitié. Lorsque je dois affronter un ennemi, quel qu'en soit la raison, je me bat pour tuer. J'ai beau prétendre que j'aime la vie, ménager l'autre en combat, c'est creuser sa propre tombe. Si l'affrontement se termine avec mon opposant hors combat, tant mieux pour lui, je ne l'achèverai pas si ce n'est pas nécessaire. Mais à aucun moment je retiens mes coups. »


Lorsqu'il reposa son verre après une nouvelle gorgée, le jeune Nara avait retrouvé son sourire en coin, et l'étincelle de vie qui pétillait dans ses yeux.


« Notre village attend de ses ninjas d'être des machines de guerre efficaces et sans sentiment, dont aucune pensée parasite ne vient perturber le jugement, et dont rien ne peut les dévier du chemin direct vers leur objectif. Notre survie même est accessoire, du moment que la mission est un succès, je me trompe ? Sauf que le monde n'est pas si manichéen. L'Autre n'est pas simplement l'ennemi parce qu'il n'est pas de chez nous, chaque situation doit s'analyser au cas par cas. Mais se pose alors la question : vaut-il mieux être un shinobi avec un code moral, et se questionner sur le sens de nos actions, ou au contraire, nous cantonner à une vision du monde en noir et blanc, d'être de simples ninjas sans âme à l'efficacité mortelle ? Vous avez été Hokage, Masao, vous devez donc avoir votre avis sur la question. Me permettez-vous de vous le demander ? »

Cette entrevue avec Nikkou plaisait de plus en plus à Natsuki, qui voyait là une excellente occasion d'approfondir un peu les questions qu'il se posait en temps que shinobi. L'avis d'un ancien Hokage ne pouvait qu'être intéressant à entendre, quel qu'il soit.
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Message(#) Sujet: Re: Un cousin éloigné pour apprenti (Team Hiatari) Lun 20 Mai 2013 - 15:17

Je ne m'attendais pas à un tel développement de sa part, mais Natsuki semblait d'humeur bavarde. A vrai dire j'avais eu un peu de mal à le suivre dans son grand monologue. J'avais retenu quelques idées qu'il avait énoncé et qui m'avaient d'ailleurs plu. Ce qui était étonnant cependant, c'est le fait qu'il aime se battre. Pour un Nara c'était peu commun. Ils n'étaient pas connus pour être un clan de grand guerrier mais plutôt de grands stratèges. C'était plutôt le genre de personne à rester en retrait pour la mobilisation des troupes et toute l'organisation de la structure militaire. Mais il y avait bien des exceptions un peu partout. Sa définition du shinobi, bien qu'abstraite, me semblait bonne et collait à peu près à mes idées.
Mon verre était déjà vide au fur et à mesure que le genin parlait. Me resservant immédiatement un verre, je pris immédiatement une nouvelle gorgée. Le petit arrière goût de cerise me laisser rêveur. J'avais jamais vraiment pu profiter de ce bon saké ici. J'avais trop de choses importantes à faire, aussi bien sous le Shodaime Hokage que quand moi même je l'étais. Mais après un an sur les routes du désespoir, le saké était devenu mon meilleur ami, à un point qu'il me fallait bien plusieurs verre avant que je me sente réellement sous l'emprise de l'alcool. Mon alcoolisme se résumait avant tout par ma solitude. Mais étant revenu au village tout allait pour le mieux... Du moins presque. Le saké me gardait loin de cette chose... Cette chose qui me guettait et qui attendait une ouverture pour s'insinuer en moi comme un ver. Oui, le saké était mon meilleur ami, et tant qu'il était là, je ne risquais pas de péter les plombs. Mais un jour, peut être que cela ne serait plus suffisant...

Le jeune genin en vint alors à une question que surement tout shinobi s'était déjà posé au moins une fois dans sa vie. Celle qui concernait nos propres émotions. Une très bonne question mais la réponse rentrait plutôt dans l'ordre de la philosophie qu'une simple réponse direct. Moi j'avais ma façon de penser sur ce sujet, qui était assez particulière. Je me demandais d'ailleurs si cette réponse allait satisfaire sa curiosité. Certainement pas.
Le serveur nous interrompit en apportant nos plats, que j'accueillais avec un large sourire. Cependant celui-ci disparu quand l'homme commença à embarquer ma bouteille de saké. Lui jetant des éclairs avec le regard, celui ci le remis à sa place avec une moue sur le visage qui exprimait un petit regret de son geste. Détachant les baguettes, je regardais avec bonheur mon bol de nouille. Ce que je pouvais aimer ça... D'ailleurs durant mon périple j'en avais goûté de plusieurs qualités. Celles de Tetsu étaient plutôt bonne. Ta no kuni, pas si mal non plus, à peu près au même niveau de celles que j'avais pu mangé la dernière fois à Konoha.

_ Pour répondre à ta question, il n'y a pas d'attitude parfaite à adopter. Il faut faire selon la situation. Parfois il est bon de ne pas se laisser submerger par ses émotions. Cela nous évite de faire des bêtises qui pourraient avoir des conséquences très graves. Mais en même temps ne pas avoir d'émotions reviendrait à n'être qu'une machine à tuer. Le mieux est de pouvoir se remettre souvent en question sur nos actions, mais aussi éviter de douter. C'est pour cela que nous, shinobi, avons un nindô qui permet de nous guider dans ce genre de moment.

Je prenais une bouchée de mon magnifique bol de nouille, manquant de me brûler, je soufflais dessus pour éviter de me brûler d'avantage. Ces nouilles étaient délicieuses. Mais c'était pas encore le meilleur que j'avais pu mangé. Mais c'était assez bon pour que je revienne plus souvent jusqu'à trouver meilleur. Avalant ma bouchée, je continuais de répondre à Natsuki qui était sûrement impatient de connaitre la suite.

_ De toute façon, c'est le combat de chaque shinobis. Il n'y a pas de raison parfaite. Il y a des choix que tu devras faire, des choix difficiles. Parfois tu feras les bons mais tu y perdras des plumes, et parfois tu feras les mauvais et cela te marquera au fer rouge toute ta vie.

Tout Hokage que j'étais j'avais moi même déjà commis ce genre d'erreur. Les Ruines du Temple me le rappelaient sans cesse. Parfois j'arrivais pas à dormir la nuit à cause de ça. J'en faisais encore des cauchemar. "Je suis un messager du renouveau et je te défie en combat singulier. Si tes alliés interviennent le temple explosera." C'était un truc comme ça. Je me demandais chaque jours si c'était réellement une erreur, ou si le poids de la culpabilité était trop grand. Dans mes rêves, j'essayais de m'empêcher moi et mes subordonnés d'attaquer l'intrus qui, avec un sourire de démence, activa d'un mudra la bombe et raya de la carte le temple ainsi que tous ses occupants. Des centaines de civils avaient été tués. Et c'est là que tout commença à dégénérer pour moi. Les chefs de clans se retournèrent contre moi... Il n'y avait que Suguato à l'époque qui me soutenait... A sa manière on va dire.
Ayant pris soin de ne rien faire transparaitre, je pris une bonne gorgée de saké, et chassai ces souvenirs de ma tête.

_ Tout comme ton futur camarade, tu as beaucoup à apprendre. D'ailleurs, il faudra que tu penses à le rencontrer, je ne le ferai pas pour vous. Il s'appelle Hayashi Yuri. Une fois que vous aurez fait connaissance et que tout sera au point, nous pourrons commencer l'entrainement.

C'était aussi un prétexte pour attendre que le temps soit meilleur. Je n'aimais pas trop les entrainements sous ce genre de conditions... Même si pour leur faire un peu les pieds, cela me donnait des idée.
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Message(#) Sujet: Re: Un cousin éloigné pour apprenti (Team Hiatari) Lun 20 Mai 2013 - 19:21

Ses baguettes entre les doigts, Natsuki écoutait avec attention l'ancien Hokage. Enfin, pour être exact, il l'observait bien davantage. Tout ne passe pas uniquement par la parole, le plus gros des informations circulaient dans le langage corporel. Et ce qu'il voyait surtout était le coude de son interlocuteur, bien souvent levé pour facilité la descente de son verre. L'aisance avec laquelle Masao semblait tenir la boisson trahissait sa probable habitude d'en consommer. Le manipulateur des ombres en venait à se demander s'il était dans le juste en envisageant de suivre l'enseignement de Nikkou. '' Ne juge pas et tu ne seras pas jugé. '' conseille le proverbe, mais là il s'agissait de son avenir. Masao avait été Hokage, certes, mais le temps a sa manière bien de lui de changer les individus. Qui sait ce qu'il avait vécu depuis qu'il avait quitté son poste de Hokage ?

Néanmoins, imbibé ou non, son discours plaisait au genin. Il ne prétendait pas avoir la science infuse, ni de solution toute trouvée. C'était à chacun de décider de sa voie, et d'assumer ses choix. Au moins un professeur qui ne cherchera pas à inculquer une philosophie particulière à ses élèves. Enfin, Natsuki disait professeur, mais il n'y avait rien d'officiel : ni lui ni Masao n'avait évoqué l'éventualité de former une équipe. Il convenait surtout de manger pour le moment. Les deux attablés n'avaient pas attendu longtemps pour s'attaquer à leurs plats, une fois qu'ils eurent été posés devant eux. Ce qui ne manqua pas de tirer un sourire au jeune Nara d'ailleurs. En général, lorsque l'on parle de grandes personnalités, de ninjas de légende ou autres célébrités, l'on a toujours tendance à les fabuler, à voir en eux une certains prestance et un charisme particulier. Ce que l'on oublie pourtant, c'est ce que comme n'importe qui, ce sont des humains avant tout. Alors pourquoi était-ce amusant de voir un ancien Hokage se brûler la langue en se jetant un peu trop vite sur son plat de nouilles ? Difficile à dire, mais l'effet était là. Ce n'est pas ce qui fit le plus sourire Natsuki cependant.

Alors que l'on entendait à leur table plus les baguettes tapant dans l'assiette que de discussion, Nikkou lui annonça de façon très naturelle, comme si cela avait été convenu avant même que les deux n'entrent dans ce restaurant qu'il le prenait dans son équipe, que c'était à lui de faire connaissance avec son coéquipier.


« Voilà qui donne un aspect plus officiel à notre entrevue. J'avais déjà ma petite idée sur la raison de votre convocation, précisée d'ailleurs par vos questions, mais comme vous n'y aviez pas encore fait allusion, j'ai préféré ne pas me bercer d'illusions. Comme je suis à la recherche d'une équipe, votre proposition – si s'en est une tout du moins – m'intéresse grandement. Néanmoins, avant de m'engager à vous prendre comme formateur, et vous comme comme disciple, il y a une dernière question que j'aimerais vous poser. Elle pourra paraître déplacée, mais elle me semble avoir son importance. Concrètement, qu'est-ce que vous pensez pouvoir m'apporter, en tant que formateur ? Ou plus exactement, qu'est-ce que vous pensez pouvoir m'apporter de plus qu'un autre ? Ne croyez pas ici que je mets en doute vos capacités de pédagogue, mais je souhaiterais savoir ce qui vous motive à enseigner, alors que c'est une responsabilité que beaucoup considèrent comme ingrate ou chronophage. »

Natsuki n'était pas en position pour faire la fine bouche, alors qu'il recherchait depuis plusieurs mois une équipe. Pourtant, il gardait à l'esprit que ce n'était pas pour autant qu'il fallait se jeter sur la première proposition venue. Combien d'assoiffés sont morts après avoir traversé le désert, en se jetant sur la mer qu'ils ont découvert au bout du parcours ? Masao lui renvoyait une bonne image globale, et son curriculum vitae avait le mérite d'être impressionnant, ne serait-ce que pour le fait qu'il fut un jour à la tête du Village caché de Konoha, mais comme il l'avait pensé plus tôt, cela ne remontait pas à hier. Le temps avait sa façon bien à lui de remodeler les légendes du passé, leur faisant bien trop souvent perdre de leur superbe, et de la volonté qui les animait jadis.

Le plat principal touchait à sa fin.
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Message(#) Sujet: Re: Un cousin éloigné pour apprenti (Team Hiatari) Dim 2 Juin 2013 - 15:41

Le petit n'avait pas la langue dans sa poche. En tout cas quand il avait une question, il osait les poser. Cependant il y a des questions qui ne sont pas vraiment à poser. Ce que je pouvais lui apporter en tant que formateur? En voilà une question. Il savait pourtant que j'avais été Hokage. Que j'avais autant d'expérience que celui en poste. C'est sûr que mes pairs devaient pas très bien me considérer depuis ma "désertion". D'ailleurs, je notais dans un coin de mon esprit qu'un jour il faudrait lâcher la vérité sur ce sujet. Parfois je me demandais si je n'aurais pas dû emmener cette guerre jusqu'au bout. Mais en même temps j'avais suivi mes convictions. Je savais que cette guerre était inutile. Kenji le savait tout autant, mais cela ne l'avait pas empêché de profiter de la situation. Mais bref, cela avait conduit à bien des choses. Mais aujourd'hui j'avais l'opportunité de me racheter en faisant le meilleur pour le village et le pire pour nos ennemis. Kenji ayant disparu, nous étions toujours à la merci de Suna mais avec un dirigeant différent qui n'avait même pas pris la peine de se présenter à nous. D'ailleurs je crois que Daiki avait des idées là dessus. Ce qui était sûr, c'est que la paix n'était pas pour tout de suite, surtout maintenant que Makka est morte. De nouveaux ennemis vont surgir. Et c'était mon rôle de préparer la nouvelle génération. C'est tout ce qui restera de moi si je meurs demain. Tout comme Samidare Teichirô, ce ninja légendaire qui fut mon sensei.

_ Ce que je peux t'apporter et que d'autres ne pourront pas te donner? On est pas à la boutique mon gars. Si je t'ai choisis c'est pour une bonne raison. Sache que mes enseignements ont engendré un Hokage dans l'histoire de notre village. Si tu souhaites t'en aller et ne pas rejoindre l'équipe, pars et ne reste pas ici.


J'étais plutôt direct avec lui. Je lui donnais même le choix de s'en aller. Non il ne m'avait pas vexé. Mais si je l'avais choisis, c'est que je savais que je pouvais lui apporter quelque chose. Je connaissais des techniques du clan Nara. Je pouvais au moins lui donner ça. Mais mon expérience était également grande. Hayashi Yuri l'avait compris et avait adhéré immédiatement. Oui, j'allais leur donner des conseils et faire en sorte qu'ils deviennent de bons shinobis. Peut être même de grands shinobis qui sait...
Buvant une gorgée de mon saké, je me reconcentrais sur mes nouilles dans le silence.

Une fois terminé, je bus le reste de mon verre d'un seul trait. Il devait déjà savoir que j'avais une addiction au saké. Mais il ne disait rien. Une bonne chose, car je l'aurais remis à sa place directement. Bref. Je finissais enfin mon bol de nouille et demanda l'addition en faisant signe au serveur avec un sourire en coin.

_ En tout cas maintenant tu as le choix. Je te recommande de rejoindre l'équipe. Si tu ne le fais pas, je ne t'en voudrais pas. Ce n'est pas moi qui aurais à regretter quelque chose dans l'histoire. Maintenant que tu as fini de réfléchir, je te contacterai quand il y aura des entrainements. Soit à l'heure.

Je m'en aller en souriant avec la bouteille de Saké tapotant l'épaule du serveur qui avait déposé l'addition et lui glissant un petit pourboire. Cette bouteille était bonne, autant l'embarqué. D'un mudra de la main, je disparaissais. Le pauvre Nara n'avait peut être pas encore compris qu'il allait devoir payer l'addition.
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Message(#) Sujet: Re: Un cousin éloigné pour apprenti (Team Hiatari) Dim 2 Juin 2013 - 22:36

Les mains toujours liées en triangle parfait, et les index appuyés sur les lèvres, Natsuki écouta en silence Masao exposer ses médailles, et le trophée dont il était fier, le disciple qu'il avait vraisemblablement formé et qui l'avait succédé au poste de Hokage. Sauf que, à part le signaler – en guise d'assurance de ses capacités de pédagogue ou pour s'en vanter – il n'avait pas répondu à la question. Il a mentionné qu'il y avait une bonne raison pour laquelle il l''avait choisit, mais n'avait rien ajouté de plus. Donc, au final, à part quelques mérites du passé et une assurance totale en ce qu'il disait, Nikkou ne lui avait rien avancé. Néanmoins, quelque chose dans son regard, une étincelle, donnait envie de croire sans preuve ce qu'il expliquait. Une sorte de prestance, un charisme qui incitait à ce qu'on le suive. Il n'avait pas été Hokage pour rien.

Il n'y avait pas à réfléchir longtemps sur la proposition. Le sourire confiant qui étira les lèvres du genin dû d'ailleurs suffire comme réponse à Nikkou, à en juger par ses derniers mots avant de partir. Natsuki, lui, resta encore méditer sur le repas qui venait d'avoir lieu, les bras croisés et la tête penchée sur le côté.


« Vous êtes direct, vous ne mâchez pas vos mots, et vous appréciez la franchise. Rien que pour cela, vous méritez que je vous appelle '' sensei '' »
dit-il pour lui-même à voix haute, bien que plus personne n'était à sa table. «  '' Sensei '' , ou vieux renard... »

Natsuki savait que cette soirée allait finir de la sorte. D'ici quelques instants, le serveur passera débarrasser la table, lui demandera s'il a bien mangé, lui proposera bien sûr de commander un café ou le dessert, et terminera le petit rituel commercial par lui apporter l'addition pour deux à régler. Le prix à payer pour acquérir la sagesse des anciens, sans doute. Son bizutage – ou sa première partie tout du moins – étant terminé, il s'occupa de payer ce qu'il avait consommé, plus la partie que Nikkou lui avait généreusement refilée, addition qu'il garda en souvenirs. Sur le chemin du retour, il pu en la parcourant des yeux y voir que son nouveau formateur dépensait – aurait dépensé, plus exactement – plus d'argents en boissons fortes qu'en repas. L'ancien Hokage ne pratiquait pas le combat de l'homme ivre, à ce qu'il sache. Cela avait-il changé pendant son exile ?


« Bah, peu importe. Je ne suis pas là pour le juger, il est majeur et vacciné. Tant qu'il remplit efficacement son rôle de formateur, il peut le faire en porte-jarretelle si l'envie lui en prend. »


En l'imaginant de la sorte, il ne pu se retenir d'éclater d'un rire franc. Son parcourir commençait à bien se goupiller. Bien qu'incomplète encore, il était désormais dans une équipe, menée par un formateur chevronné – à prouver -. Il allait pouvoir s'adonner à des entrainements plus complets sous la supervision de Nikkou plutôt que seul, même si en réalité, c'était au combat, en situation réelle, qu'il s'épanouissait pleinement.


« Il faudra que je songe à rencontrer mon nouveau coéquipier maintenant. Hayashi Yuri, m'a-t-il dit... »
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Un cousin éloigné pour apprenti (Team Hiatari)

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