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 Cold fact, hot fiction [Setsuna]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Cold fact, hot fiction [Setsuna] Dim 26 Mai 2013 - 22:54

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Enfin, notre vaillant chevalier faisait son apparition.

Remontant tranquillement une des grandes rues commerçantes à deux pâtés de maison de la lutherie d'Onpu, il semblait aussi sec et froid que les descriptions que m'en avait faites le luthier. J'étais le genre à avoir des a priori sur les gens, et pour celui-là il y avait davantage de positif que de négatif. Probablement parce qu'il avait joué un rôle clé lors de la dernière épopée shinobi.

En cette journée ensoleillée d'hiver, On' et moi étions perchés sur le toit d'un petit bâtiment, à prendre le soleil et regarder de notre hauteur les rues froides et désertes. Onpu avait apporté la Sitar qu'il venait de terminer, mais avec ce froid j'avais l'impression qu'il passait plus de temps à accorder cette merde qu'à en faire sonner les foutues cordes. Fallait voir combien elle en avait... Si nous savions tous les deux qu'une paire de kirijins - parmi lesquels le fameux Setsuna - était en visite dans notre grouillant village, c'était grâce à un message télépathique d'Iji, qui avait lui-même été prévenu par Miko. Notre chère Miko, éternelle gardienne des portes de la cité, ce poste semblait lui convenir à merveille! Nombreux étaient les visiteurs, amis ou ennemis, qui avaient croisé son visage; certains, actuellement en vacances prolongées dans les géôles de Konoha, s'en rappelleront sans doute plus que d'autres.

Le filtre Mikoesque avait donc laissé passer notre ami. Je dis bien "ami", car il se trouvait que le luthier avait déjà côtoyé ce cher sabreur. Mais c'était avant tout la notoriété de l'homme qui faisait de lui quelqu'un d'objectivement respectable. En voyant sa chevelure argentée évoluer dans l'allée, On' et moi échangeâmes un petit regard. Il se leva, et se propulsa acrobatiquement vers un balcon. Pendant que je le rejoignais calmement, je le voyais guetter Setusna, attendant qu'il arrive juste en dessous de lui dans la rue pour commencer à faire grommeler les cordes de bourdon de sa Sitar, comme pour capter l'attention du Kirijin.

- On m'a dit que tu étais en vacance chez nous, Setsuna. J'ai l'honneur de te souhaiter la bienvenue à Konoha, et j'ose espérer que tu y prends ton pied!


Je rejoignis Onpu sans dire un mot, m'asseyant à côté de lui sur le bord du balcon. De là où j'étais, je pouvais désormais prendre la mesure de l'hétérochromie du garçon, qui était loin d'être une rumeur infondée.

- Aku m'a narré vos aventures à l'île de la Cendre. Les gens d'ici prononcent souvent mon nom quand ils pensent à cet embryon de légende, cet assaut final, ce "combat épique" contre la princesse des flammes. Mais ils ont tendance à oublier que c'est vous, les vrai héros dans cette histoire.

Un sourire honnête décorait son visage, alors qu'une mélodie éxotique, type Sunajin, jaillissait désormais de son instrument pour en compléter le bourdon. Quand à moi, je repliai mes jambes en tailleur, saluant le Kirijin de la main. J'aurais pu me présenter et l'accueillir verbalement, mais malgré l'image positive que je m'étais forgée sur lui je n'étais pas aussi enthousiaste qu'Onpu, et je préférais voir ce qu'il valait sur le plan humain avant de décider s'il valait vraiment la peine qu'on sympathise avec lui.
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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Cold fact, hot fiction [Setsuna] Mer 29 Mai 2013 - 2:42

  • Être prélevé de ses os et avoir sa chair lacérée dans le froid glacial… N'as-tu pas déjà vécu ça auparavant, Chimeisha Setsuna ?



Sur un plateau au pointe d’une montagne, dans une région où les monts succédaient les monts, s’étageant à l’infini, là où la cime de l’un n’était que la base de l’autre, la tempête glaciale se rabattait avec une violence effroyable sur les murs en béton de l’infrastructure. Au-delà d’un amphithéâtre de montagnes dont les sommets, s’abaissant les unes sur les autres, semblaient aussi nombreuses que les vagues de la mer, hérissées de forêts couvert d’une écume opalescente, le spectacle à l’intérieur du bâtiment de recherche n’étant pourtant nullement à la hauteur de ce majestueux panorama. La voûte céleste arborait son voile obscur, n’ayant que pour seul œil une pleine lune pourpre pour assister à ce film où la mélancolie joint la souffrance des hommes. Omniprésente, l’odeur du cuivre effleurait les narines même à l’extérieur de l’édifice. Ce lieu si vif et si savant n’était plus qu’un ramassis de macchabés, de déchets et de sang. Sans plus aucun vestige humain vivant en vue, l’institution devenait en soi-même une réminiscence du passé.

Cette voix. Étranglée, utopique, illusionnée, sépulcrale. Ancrée dans son cortex, elle résonnait en un écho éternel dans son esprit. Ce son n’était en aucun cas d’une provenance humaine, on ne pouvait la définir comme appartenant à un homme, une femme ou encore un enfant. L’intonation dégringolait, passant de l’aiguë strident féminin au grave asphyxié masculin. Au cœur d’une salle expérimentale, l’on pouvait contempler les plus sombres ténèbres, sa silhouette ne pouvait être perceptible que par des êtres nocturnes. Ce martelage, cette torture psychologique, le faisait terriblement souffrir. Néanmoins, il resta immobile, dans un état végétatif. Cette horrible symphonie en boucle n’était tout ce qui pouvait produire son cerveau. Puis, sur un coup de tête, sans raison particulière, il avança de trois pas avant d’ouvrir une porte. La chimère n’avait guère besoin de son sens de la vue ici. Après tout, n’avait-il pas fait ce chemin un nombre incalculable de fois ? La noirceur toujours présente, le Stigmate savait pertinemment qu’il était à présent dans le couloir central de l’institution. Il marcha donc vers la droite pendant une bonne minute. Le tourment s’accentuait, pas seulement pour lui, mais pour la voix, qui peinait à vider ses poumons sous ses nombreux cris.

La première forme fit son apparition après quelques minutes passées dans ce labyrinthe. Une porte au bout de ce tunnel sous-terrain sans fin. Or, il ne remémorait aucune porte à cet endroit, ce qui le fit reprendre quelque peu ses sens avant d’accélérer sa démarche. L’approche se faisait de plus en plus difficile avec ce martelage d’interrogations qui lui tambourinaient les tympans. Arrivée au niveau du portique, il ne perdit pas de temps ; il allait ouvrir l’accès mais avant qu’il puisse atteindre la poignée, l’accès en question s’ouvrit brusquement. Plissant les paupières et protégeant son visage à l’aide de sa main gantée, le souffle de l’impitoyable blizzard mitraillait de ses flocons le spadassin avant de se calmer. Derrière ce portail n’était nul autre que l’extérieur. La voix cessa, abandonnant enfin en paix son martyr. Son premier pas dans la neige, puis son second vint. Apposant sa capuche sur ses cheveux argentins, il poursuivit son chemin, quittant l'endroit où il a grandit et souffert, la tempête comme étant son seul compagnon, la liberté en main. Ses traces, éphémères, car ils seront recouvert par la neige tôt ou tard, se teintait peu à peu d’un rouge plus vif que le fluide sanguin. Cette marrée sanguine ne sortait nulle part autre que de la porte ouverte, tentant de rattraper peu à peu le survivant de la boucherie.

Ce rêve… est en soi une triste réalité explicite et raccourcie sur la vie du Yuuki.

***

  • … « Des héros » ?


Héros. Ce mot l’avait atteint telle une gifle. Naturellement de marbre, Setsuna haussa légèrement cependant un sourcil à l’entente de la tirade d’un ancien coéquipier. Sa rêverie de la nuit passée repassa en quelques flashs séquentiels l’espace d’un instant dans son champ de vision. En fond, la mélodie allogène détendait comme elle le pouvait l’atmosphère. Malgré l’astre solaire présent dans ce ciel bleuté, malgré ses rayons radieux, la saison n’était en aucun cas synonyme de chaleur. Une brise frisquette souffla, faisant voler la crinière argentée du Martyr au gré d’Éole. Son regard bleu et rouge soutenait le sourire du brun. Il parlait d’héros, mais que savait-il réellement ? Lui, comme le Jônin de la feuille, ne sont rien d’autre que des soldats, des survivants. Les héros sont ceux que nous oublions, ce que nous appelons aujourd’hui des humains entre les griffes de la mort. L’humanité n’accordait que très peu d’importance aux inertes, et c’est pourtant grâce à leur sacrifice que les hommes du moment présent sont dans la capacité de profiter de la vie. S’il serait mort le jour de la Nuit Sanglante, ou encore le jour où il a tout perdu, le jour lorsque Sanbi fit son apparition, reconnaîtra-t-on son nom dans la liste des « héros » ? Nous sommes attisés par les îcones du présent, mais omettons ce qui nous a aidés à surmonter les obstacles.

Faire une introspection du sujet prendrait trop de temps, et ne ferait que gaspiller son temps inutilement. Ignorant actuellement ce qui l’avait touché, le scarifié répondit au salut de la coéquipière – petite-amie, sait-on jamais – du Myakudou par un léger signe vertical de la tête. Le respect se mérite, peu importe si l’on a affaire à un ange ou un infâme, telle est l’une des rares lois d’or de notre protagoniste. Ses perles hétérochromiques fixèrent un bref instant son interlocuteur avant de se retourner complètement vers le balcon où était perché le duo. Ça lui revenait ; le Sandaime avait combattu aux côtés d’Onpu face à la divinité des flammes. Pas seulement lui, mais également avec le disparu Raiu no Kenji… Son timbre monotone retentit sous l’aspect d’un murmure, pourtant perceptible par les tympans des deux Shinobis de la feuille.

  • Ce jour-là… Qu’est-il véritablement advenu du Kazekage ?


Une tempête de phosphore, puis rien. C’est ce que disait le Ryuzôji. Mais le second Épéiste voulait entendre la version du joueur d’instrument à cordes. Car à chaque fois qu’il entendait le nom de la troisième ombre du vent, les dires de son fidèle compagnon lui revenait à l’esprit…

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Message(#) Sujet: Re: Cold fact, hot fiction [Setsuna] Mer 29 Mai 2013 - 23:04

Courtois, mais pas très bavard. Ce n'était pas exactement le sociopathe ténébreux et macho que je m'imaginais. Enfin, il arrivait tout de même à être ténébreux malgré ses beaux cheveux argentés et ses pupilles flashy, ce type était un style à lui tout seul. J'eus soudainement envie de le connaître un peu plus.

Les doigts d'Onpu continuaient à gambader joyeusement sur le long manche de sa précieuse Sitar quand Setsuna reprit la parole. Il tapait dans le mille... En tant que leader de la Racine, On' n'avait pas attendu pour me rapporter les souvenirs de guerre de mini-Aku à Hai no kuni, aux côtés du sabreur et du chûnin de Suna qui les accompagnait. Si ces trois-là avaient effectivement rencontré cette prophète blonde et qu'elle leur avait bien dit ce que le nécromancien se rappelait avoir entendu... alors il était normal que Setsuna s'intéresse à Kenji.

Ce que je me demandais, c'était à quel point Onpu était prêt à partager ses informations avec lui. Je fus fixée bien assez tôt. A l'issue de sa petite mélodie, il arrêta de faire sonner son instrument, et le scella dans un parchemin en quelques mouvements. Puis, d'un bond, il alla se placer aux côtés du sabreur, dans la rue. Un signe de sa part me suffit à comprendre qu'il voulait que je me joigne à eux; j'abandonnai le balcon à mon tour.

- Les murs...

Il nous laissa compléter l'expression par nous-même, alors qu'il formait un demi-mudra pour déployer son chakra de silence autour de nous. De cette façon, nous étions dans une petite bulle dont aucun son ne sortirait. Les rues étaient désertes, cela permettait juste d'éviter d'attirer l'attention des plus curieux fouineurs.

Fourrant les mains dans ses poches, Onpu maintenait la technique. Il commença à marcher dans la rue, sans doute en direction de sa lutherie ou de la petite brasserie qu'il y avait en face; la bulle de silence le suivait, ils nous suffisait à Setsuna et moi de le suivre pour rester dans son périmètre d'action.

- Aku ne m'a pas seulement raconté les passages les plus sportifs de vos aventures. Il m'a également parlé d'Ava. J'ai bien peur que tu connaisses déjà la réponse à ta question, Setsuna.

Il marqua un temps. Malgré la nationalité du visiteur, Onpu jouait franc jeu... même si Setsuna n'avait pas l'air hostile à Konoha et que je l'appréciais pour une raison qui m'échappe encore, je serrai les dents à ce moment-là. Je serrais toujours les dents quand On' prenait un tel risque, qu'il partageait des infos sans prendre de précautions. Les dés étaient jetés.

- Quand ton Mizukage a scellé le corps de Makka, la tempête de phosphore a pris cette allure cataclysmique dont une bien grande partie des soldats de tous les pays ont pu être spectateur. J'ai senti bouillonner le chakra de Raiu no Kenji... et puis j'ai dû me cacher six pieds sous terre pour éviter de finir asphyxié. Le Sandaime Kazekage avait disparu quand je suis remonté à la surface. Fin de l'histoire? Oui... à un Furyou près.

J'intervins après un bref soupir.

- Mieux vaut éviter les conclusions foireuses. Kenji est peut-être mort.

- Oui. Peut-être. Peut-être pas. Mais son démon, lui, est immortel.

En continuant d'avancer, il tourna à nouveau son regard vers le kirijin.

- Comment cette Ava l'avait-elle appelé, déjà? "Tsura", c'est bien cela?
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Message(#) Sujet: Re: Cold fact, hot fiction [Setsuna] Ven 7 Juin 2013 - 1:28

Les souvenirs affluaient dans la mémoire du sombre spadassin. Il s'en souvenait comme s'il revivait ce fameux jour dans l'instant présent. Les Chûnins Yamada Kioshi du sable et Aku de la feuille l'accompagnant dans une mission banale de traque tournant en une typique mission suicide dans laquelle le Stigmate a pour habitude de participer ; eux aussi sont au courant de la situation, néanmoins, avec une connaissance limitée. C'en était également mieux ainsi. Les deux avaient vraisemblablement mal encaissés le choc lors de la révélation de la prêtresse ; l'un s'était attaché à l'instigateur de la seconde guerre sur les terres du pays de la cendre et l'autre faisait entièrement confiance à son Kazekage, au point de presque trahir l’objectif même de la mission en agissant dans le but de tenter de protéger la cible. Non, pas ce n'était pas le cas de l'Épéiste Noir. Jusqu’à aujourd’hui, il n’avait jamais posé autant d’intérêt sur le compte du Sandaime de la métropole du pays du vent. Auparavant, son allié des nuages lui avait parlé de ces êtres qui s’attachent à l’esprit du premier venu, jusqu’à la mort de ce dernier. La possibilité que Raiu no Kenji soit un infecté était également plausible. Ava avait peut-être raison : Makka étant décédée, un fléau aussi dangereux, voire plus bestial, a été libéré.

Depuis quelques temps, il semblerait qu’un fauve subsiste dans les géantes forêts du pays du feu. Cet animal – du moins, les rumeurs le décrit comme étant une bête féroce – court toujours à l’intérieur des frontières en laissant derrière lui un nombre incalculable de cadavres privés de leurs visages, arrachés à coup de griffes. Setsuna a beau n’être qu’au village de la feuille depuis un court laps de temps, les discussions à propos de ces incidents sont souvent récurrentes entre villageois et Shinobis pareillement, créant souvent des polémiques sur l’existence même d’une telle atrocité. Le commun des mortels nage apparemment dans le néant de l’ignorance sur la nature de ce monstre, très peu savent en vérité qu’est-ce en réalité l’origine de ces histoires détestables. Son faciès n’exprimant la moindre émotion, gardant son attitude indifférente et froide, le sombre spadassin encaissa la vérité dite par le Sennin sans problème. Même que cela l’amusait. Une fois de plus, quoi que l’admettre est d’un léger agacement pour raison de la rivalité qu’éprouve les deux hommes entre eux, Aisaka Kira avait une nouvelle fois tapé dans le mille.

Onpu avait scellé son instrument à corde dans un parchemin suite à un bref mouvement et descendit en un bond majestueux au même niveau que notre protagoniste atteint d’une étrange hétérochromie. Le luthier fit également signe à sa partenaire de les rejoindre, ce que la rose fit sans attendre. Dès le début de la rencontre avec le duo de la feuille, le second dirigeant de l’unité en charge de la protection rapprochée du Mizukage n’a guère jauger l’amie de son ancien compagnon de missive ; cette dernière n’a toujours pas déclinée son identité. Le Myakudou n’a également toujours pas fait les présentations. Coupant net cette réflexion sans grande importance, le Jônin aborda les deux adolescents par un simple commencement d’une tirade bien connue. Grâce à sa manipulation du son, le Martyr sentit qu’il employa une technique d’annihilation sonore, effective sur une courte portée, englobant seulement le trio. En effet, mieux ne vaut pas laisser filtrer de tels informations, ravisa-t-il. Par malheur, si jamais une oreille indiscrète se porterait sur cette conversation, le Yuuki ne pourrait garantir sa survie. Les éléments nécessaires en place pour pouvoir continuer sur le sujet, le dompteur des chauves-souris commença à marcher au beau milieu d’une rue désertique, le Kirijin le suivant de près pour assimiler les informations qu’était prêt à décliner le musicien.

Donc, Aku a tout dévoilé, pensa le Lutin Argenté sous métamorphose en fronçant légèrement les sourcils. Kioshi a certainement fait de même s’il n’a toujours pas perdu la vie, l’Épéiste espère seulement que ces renseignements n’ont pas été criés sur tous les toits. La panique générale que cela causerait en apprenant qu’un « successeur » de Makka a été libéré à sa mort. Derrière lui, Setsuna pouvait entendre la coéquipière de son ancien comparse grincer des dents. Jusqu’à où en savait-elle ? Cela lui causait problème ne quelque sorte. Soit On’ lui a tout dit sur le coup du charme ou un truc du genre en rapport avec l’amour, l’amitié ou la confiance, soit elle est suffisamment haut gradée au sein du village pour avoir conscience de tels informations. Des spéculations sans réel fondement. Onpu continua son récit, la description sur la disparition du Sandaime Kazekage. Exactement la même chose que lui avait narré son supérieur hiérarchique. Et il semblerait que le luthier soit du même avis que le manieur des doubles lames : Raiu no Kenji ne peut qu’être possédé par un Furyou.

Pour la première fois depuis la rencontre, l’Haruno – supposa le Yuuki dû à sa chevelure rosâtre – prit enfin les devants en lâchant une idiotie. Meteora n’est nul autre qu’une nouvelle abomination ayant céder à sa malédiction. Le Stigmate a à présent deux témoignages de sources infaillibles en poche. Il ne serait point effrayer de mettre sa vie en jeu pour le prouver si nécessaire. Croire le contraire n’est que de tenter de créer une utopie. Un nouvel ennemi a émergé, et ce sera un adversaire de plus à tâter de la lame de Setsuna le Martyr.

  • Tsura… Le chasseur de visages… C’était ainsi que la prêtresse l’avait nommée. Inclinant la tête vers le bas, il cacha son regard bicolore derrière ses franges argentées et fourra les mains dans les poches de son jean, le temps de réfléchir un peu avant de poursuivre sa tirade. Il y a plus important encore : l’apparition des Sharingans lors de la mort de l’adepte de la nécromancie est aussi un problème. Kadoria Uriô qui respirait, debout sur ses deux jambes, aux côtés du tristement célèbre Masque Blanc… Et l’inhibiteur est actuellement inconnu de tous.


Un timbre monotone, sans faille. Quoi de mieux pour créer la chair de poule chez ses accompagnateurs. Hélas, la vérité a toujours été l’une des pires craintes de l’homme, peu importe comment on la reçoit.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Cold fact, hot fiction [Setsuna] Sam 22 Juin 2013 - 16:26

Quand Setsuna acheva ses derniers mots, nous étions finalement arrivés à la lutherie. On', en l'écoutant, en déverrouilla la porte et nous laissa pénétrer dans son antre. J'avais beau connaître le magasin par cœur, je ne pouvais pas m'empêcher de gratouiller les cordes de chaque foutu instrument à chaque fois que je lui rendait visite ; pas ce jour-là, pourtant. Je n'avais pas la tête à ça, en particulier vu la situation.

Le propriétaire de la boutique passa acrobatiquement de l'autre côté du comptoir, ouvrit d'un geste un placard d'où il sortit un plateau, trois bols et une espèce de grande gourde.

- Tu as bel et bien la tête sur les épaules, ami Setsuna. En tout cas, nous serons plus tranquilles ici. C'est un peu comme mon jardin secret. Thé glacé ? Fit-il en nous interrogeant du regard alors que des glaçons accompagnaient une première vague de fluide brun dans sa chute vers un des bols.

En guise de réponse, je me contentai de m'adosser contre une cloison et de placer une main contre mon visage, affligée. Le mélomane parut perturbé en l'espace de quelques secondes, à l'issue desquelles il crut bon d'ajouter :

- Misère, je ne vous ai même pas présenté. Setsuna, Maïka. Maïka,  BAM !!!
- Je sais qui c'est, gros naze.


Mon poing venait de s'abattre contre le mur, faisant vibrer le thé et choir quelques poussières du plafond. Aussitôt, je m'avançai vers Setsuna.

- On est pas là pour boire le thé, nom d'un chien. Toi, kirjin, tu as de précieuses informations à partager avec nous. Onpu vient de vider son sac, tu pourrais faire l'effort de vider le tien, BORDEL !
- Allons, calmons-nous...
- Bas les pattes, toi et tes méthodes foireuses ! On parlait d'un sujet sérieux, et vous... et toi tu... oh, et puis à quoi bon.


En m'énervant ainsi, je réalisai à quel point ce Setsuna avait fini par m'agacer. En l'entendant répondre de façon aussi succincte et rebondir sur d'autres sujets, j'avais l'insupportable impression que l'affaire du chasseur de visage n'était pour lui que l'ombre d'une menace, alors que le Furyou avait déjà fait des centaines de morts dans le pays du Feu. Qui se foutait du masque blanc ou de Kadoria Uriô désormais, alors que des compatriotes pouvaient être en train de se faire arracher le visage à chaque seconde ? Ce sabreur de mes deux ?
Aveuglée par ma rage absurde, je m'assis sur une chaise près des vitrines.

- Ah, Maïka... c'est pas une façon d'accueillir des visiteurs, ça.


En répondant, il s'avachit à son tour sur le fauteuil de la caisse, absorbant une généreuse gorgée de thé glacé. Il fallait être bien marginal pour être capable de s'abreuver de boissons givrées en plein hiver. A ce moment précis, j'avais l'impression de me trouver coincée entre deux garçons à la fois insupportablement flegmatiques, et bien au dessus de moi sur tous les plans. Car après tout, c'étaient eux les héros, les vainqueurs de Makka et son familier. Moi j'étais juste la petite pharmacienne qui était restée au village pour remplacer les Eisen-nin à l'hôpital. En vérité, je me sentais pathétique.

Onpu, moins préoccupé par mon état que celui de son invité, reprit :

- Concernant le Shodai Raikage, j'avoue ne pas être assez éclairé en nécromancie pour savoir s'il s'agissait d'un autre de ces gisants animés comme il en courrait partout sur l'île ce jour-là, mais j'avoue que ça ne fait pas beaucoup de différence. Les barrières entre la mort et la vie sont désormais plus fragiles, malgré la mort de cette Irana, comme tu l'as souligné. La rumeur du sharingan est autrement plus inquiétante.
Quant au masque blanc...


Il s'avachit de plus belle sur son confortable fauteuil, posant ses pieds sur le comptoir, but une nouvelle gorgée de thé frais.

- En ne nous remettant pas les prisonniers, il s'est plus ou moins affirmé comme un ennemi commun à nous tous. Quoique, quand on pense à la façon dont il s'y est prit pour allier nos pays, il possède un certain sens du risque et du jeu ; je ne serais pas étonné si j'apprenais qu'il les avait en fait semés aux quatre coins du continent pour nous laisser le loisir de les retrouver. En tous les cas, c'est maintenant une certitude : malgré tous ses beaux discours, on sait qu'il n'agit que pour son propre intérêt. Il a perdu la confiance de chaque village... peut-être volontairement. Qui sait ce qu'il a vraiment derrière la tête.


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Message(#) Sujet: Re: Cold fact, hot fiction [Setsuna] Jeu 27 Juin 2013 - 21:48

Une lutherie. Un lieu bondé d’instrument à corde et d’outil de menuiserie et autre. À divers endroits, le Yuuki pouvait percevoir des outils de taille, de serrage et de mesure. Effectuant un saut acrobatique par-dessus le comptoir, le propriétaire complimenta l’intellect de l’escrimeur alors que ce dernier scruta encore l’antre de son hôte de ses pupilles bicolore, mais lui accorda néanmoins un vif regard en guise de respect. Le Myakudou ouvrit un placard et en sortie trois verres ainsi qu’une gourde, qu’il présenta par la suite comme du thé glacé. Quiconque de normal n’oserait guère toucher à ce fluide après une sortie dans les rues du centre-ville en plein hiver, cela ne semblait pourtant pas le cas chez le mélomane, ni chez notre sombre spadassin d’ailleurs. Après tout, pour un natif du pays des neiges, le froid n’est qu’un élément naturel et inné. À l’invitation du musicien, Setsuna acquiesça d’un léger mouvement de tête vertical et lorsque son ancien coéquipier lui passa le bol, il le remercia dans un murmure quoi qu’audible.

Face au flegmatisme de son ami alors que le trio était au cœur d’un sujet grave et délicat, la jouvencelle à la crinière rose bonbon adopta la fameuse position du « facepalm » en s’adossant sur une cloison, geste qui parut troublé le dompteur des chauves-souris. De son côté, le Stigmate crut discerner un changement dans l’atmosphère. La bonne ambiance qui régnait depuis le début de cette rencontre semblait chuter peu à peu, et cela ne faisait qu’empirer. Dans une ultime tentative, On’ cru bon de présenter notre héros à sa partenaire ; Maïka. « Setsuna, Maïka. Maïka, », puis un énorme bruit sourd retentit dans la basilique du luthier. Énervée, l’Haruno répliqua qu’elle savait parfaitement de qui leur invité s’agissait avant de s’avancer de quelques pas en direction de la fine-lame de la brume sanglante.

Quoiqu’il ne tiqua pas pendant tout le charabia de la Kunoichi et son inexplicable saute d’humeur, le manieur des doubles lames pencha la tête légèrement sur le côté gauche, geste mimant son interrogation silencieuse à la vue de cette tournure des événements. Plutôt muette jusqu’à présent, le sabreur d’élite voyait quel genre de caractère habitait la dénommée Maïka. Je ne crois pouvoir supporter un tel comportement impulsif à long terme, pensa Setsuna en soutenant le regard irrité et accusateur de la Banshee. Il ne savait pas si son absence de réaction face à un tel manège allait empirer la situation. Enfin, d’un autre côté, il n’en avait strictement rien à faire. Il n’était pas ici pour socialiser avec les autres, mais bien parce que le duo de la feuille pouvait assouvir sa soif d’information. Alors que notre glauque héros porta la boisson réfrigérée à ses lippes, dégustant le fluide, le Sennin s’avachit sur son fauteuil avant de débuter son monologue.

  • Mmh.


Simple onomatopée pour conclure le récit narrer par ledit On’, et pour souligner par la même occasion qu’il avait très bien assimilé les détails de son histoire. Inclinant la tête vers le bas, ses prunelles de braise et de jade s’éperdirent dans le liquide mordoré reposant en toute quiétude dans son verre. On’ ne semblait pas avoir vu le visage de Kadoria Uriô lorsque lui-même déclara la nature de l’inhibiteur ; il ne ressemblait en aucun cas à un revenant, mais bien à un vivant. Pour ce qui de l’apparition des Sharingans, de la manière dont ceux qui ont combattu l’adepte de la nécromancie ont décrit cette mystérieuse apparition, la possibilité que ce soit une illusion est plausible, donc ce détail peut être négligé. Or, dans le cas du tristement célèbre Masque Blanc, tout est flou. Après avoir capturé un prisonnier de chaque superpuissance du continent, il s’est attiré l’attention qu’il voulait et a aidé la toute première alliance Shinobi à vaincre Makka, dans un sens. Puis, depuis ce jour, n’ayant toujours pas remis les prisonniers, il dort dans l’ombre de ce monde. Allié ou adversaire ? Le Jônin de la feuille optait plutôt pour la seconde option, tout comme son confrère Kirijin. Relevant la tête et plongeant son regard vairon dans les yeux de charbon de son hôte, bien droit face au comptoir, il prit la parole à son tour, toujours sur le même timbre absent d’émotion.

  • Je te remercie pour ses informations, principalement sur l’advenu du Sandaime Kazekage. Malheureusement, je ne peux « vider mon sac », comme me l’a demandée ta coéquipière. Car tout ce que je sais, tu le sais, ou bien Aku t’a en fait part… À une exception près : Celui-Qui-Chasse, ou Tsura, a une obsession en particulier : la beauté. Où je veux en venir ? Cette créature qui arrache les visages dans le pays du feu depuis quelques temps, si tu n’as toujours pas identifié sa nature…


Setsuna laissa un instant de répit perdurer quelque peu. Il ne savait guère si le brun avait fait cette spéculation, voire même s’il en avait la certitude, puisqu'il n'en avait pas fais part pendant cette discussion. De son côté, il le savait uniquement grâce à son ami de la foudre… Poursuivant de plus belle sa tirade, son ton se voulait à présent plus clair, fort et insistant, démontrant l’importance de la demande qu’il s’apprêtait à solliciter.

  • Myakudou Onpu. Ce n’est pas un secret : tu as été très proche de Raiu no Kenji pendant l’annexion de Konoha et de Suna. Loin de moi l’idée de vouloir te faire des louanges, mais tu es certainement le meilleur Shinobi aux capacités sensorielles dans ce monde à ma connaissance ; rajoutons cela à ta maîtrise du son. Tu connais mieux que quiconque sa signature de chakra… J’aimerais que tu m’accompagnes dans les contrées de ce monde, traquer le monstre qu’est devenu Raiu no Kenji. Sans toi, je serais incapable de mettre la main sur le meurtrier.


L’Épéiste Noir quémande l’aide d’un être humain, voilà plutôt quelque chose d’inhabituelle – que dis-je, c’est la première fois que cela arrive ! Si ces deux Konohajins sont plutôt familiers avec la réputation de la chimère, ils devaient être plus que surpris. Pour rajouter de l’huile sur du feu, après avoir déposé son verre sur le comptoir et avoir fait deux pas vers l’arrière, il s’inclina, son buste parallèle au sol. Oui, Yuuki Setsuna était déterminé à retrouver le Furyou, et espérait vivement une réponse positive de la part de son ancien comparse de missive. Car sans lui, le résultat d'une recherche ne serait que le fruit du pur hasard.
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Message(#) Sujet: Re: Cold fact, hot fiction [Setsuna] Jeu 25 Juil 2013 - 20:45

Je regardai Onpu. Onpu, lui, regardait Setsuna. Setsuna, quant à lui, ne me regardait pas. J'avais littéralement fait voler ma crédibilité en éclat en m'énervant ainsi contre lui, je n'avais plus rien à dire. Alors je ne dis plus rien. Je n'arrivais même plus à boire leurs paroles, la culpabilité me bouchait les oreilles. Je percevais leur échange comme un murmure, comme si le fait que le Tsura soit obsédé par la beauté était un détail d'une insignifiance dérisoire. De toute façon, On' et Aku s'en étaient plus ou moins rendus compte en découvrant le corps de cette petite fille privée de toute espèce de visage. Ils avaient fait le rapprochement, mais Onpu avait toujours apprécié de multiplier les repères ; « ça donne plus de sens au puzzle », disait-il parfois.

Ses yeux s'étaient allumés aux derniers mots du sabreur. Je sentais venir le pire. Ses yeux roulèrent, et échouèrent sur le parquet, lui donnant cet air mi gêné mi pensif que je prétendais avoir du mal à supporter chez lui. Il ouvrit finalement la bouche, pour ne rien dire pendant une poignée de seconde.

-OK.

Même s'il était plus ou moins évident qu'il sauterait sur l'occasion pour accepter l'offre de cet éclairé kirjin dont la force en combat n'était visiblement pas à démontrer, sa réponse m'avait fait l'effet d'une décharge électrique. En l'espace d'un instant, je l'avais imaginé par terre, baignant dans son sang, avec un trou pourpre à la place du visage.
C'était égoïste de ma part de m'inquiéter pour lui. Le Furyou était une menace, et pour rien au monde Onpu n'aurait laissé passer une chance de lui barrer la route. Ces deux crétins avaient raison de s'agiter autant.

-Tu as tort sur certains points, cependant. Sa signature de chakra s'est probablement métamorphosée, je serais bien incapable de la reconnaître entre mille comme j'aurais pu le faire avec celle qu'il avait autrefois. Et je n'ai pas été si proche de lui que ça, au final... mais ça n'a aucune importance. Je le trouverai. Nous le trouverons ensemble.

Ensemble ? Étais-je inclue dans le lot ?
Non, en fait je ne voulais surtout pas savoir. Pour tout dire, j'aurais même été prête à lui balancer un de ses instruments à la tronche s'il avait posé son regard sur moi, comme pour m'inviter à leur petite traque morbide. Ils auraient bien eu besoin de moi, remarque... mais il ne me regarda pas.

-Nous devrons agir discrètement, en aucun cas notre proie ne devra savoir que nous serons après lui. Il ne faudra sortir de l'ombre que lorsqu'il sera à portée de sabre.
D'autre part, je préfère te rappeler que je ne suis que senseur, pas magicien. Ce monstre laisse des corps et du sang derrière lui, ce sera donc un jeu de piste assez accessible, mais un jeu de piste tout de même. Cela prendra du temps, et il faudra envisager l'éventualité de rentrer bredouille.


Un silence. Puis, alors qu'il prit une ultime gorgée de thé glacé, je pus lire un petit sourire en coin sur son visage de môme, un sourire qui signifiait clairement « nous ne rentrerons pas bredouille ». Pour moi, il signifiait « nous ne rentrerons pas » tout court.

Sans un mot ni un regard, je me dirigeai vers la sortie de la lutherie. L'odeur du bois verni m'avait étrangement donné la nausée, je n'aurais pas pu rester dans cette pièce une seconde de plus avec eux deux.
Dehors, le froid hivernal me fouetta le visage et chassa mes larmes sur le chemin du retour.

Spoiler:
 
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Cold fact, hot fiction [Setsuna]

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