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 Cause perdue [Rang C- Ryuki]

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Message(#) Sujet: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Mer 29 Mai 2013 - 22:49

Me voila en train de courir comme un dératé dans Konoha, évitant les obstacles et sautant au-dessus de vieilles qui ne me voient pas ou de mamans débordés par leurs enfants, renversant au pasage des pots qui étaient sur mon chemin, et moi je criais "Désolé!" comme si ça allait suffire, mais bon faut que je sorte du village et que j'aille dans la forêt de Hi no Kuni, où je devrais attendre mon partenaire pour ma 1ère mission! J'attendais ce moment depuis si longtemps! J'en pleurais de joie et Sari et Tako avaient décidés de fêter ça tous ensemble au restaurant du coin, cette soirée était superbe, et cette mission me permettra peut-être de montrer mes capacités! J'étais tellement surexcité quand j'ai appris que j'avais reçu une mission que j'en avait oublié l'objectif, seule la date et l'heure m'intéressait. Et je sais toujours pas en quoi elle consiste ma mission!

Je déballe mon parchemin et je m'arrête aux portes de Konoha pour lire, et donc ma mission consiste à sauver des villageois d'un tsunami causé par un tremblement de terre. Bon, ça n'a pas l'air apocalyptique, mais je pense à ce que vont perdre ces villageois si le tsunami annoncé aura lieu... Ces gens perdront leur maison, leur commerce, leurs terres et puis où s'installeront-ils? Ils n'auront pas d'endroit où vivre, ils devront errer dans ce monde jusqu'à trouver un lieu convenable pour s'installer et vivre...Ou peut-être seront-ils rejetés peut importe où qu'ils aillent, peut-être même traqués pour un quelconque crime qu'ils n'auront pas commis et vivront toute leur vie en fuyant, et leurs enfants seront obligés de se cacher eux aussi, ils reprendront la quête sans fin de leurs parents et lègueront plus tard cette quête, ce fardeau à leurs enfants, quand les enfants seront des adultes et leurs parents des vieillards mourants, ce sera un cercle vicieux qui ne s'arrêtera jamais...

Mais je dramatise trop, il faut que je trouve mon partenaire dans cette forêt qui s'étend devant moi... J'entre dans cette forêt immense et verte en cherchant le point de rendez-vous, c'est une zone assez petite pas loin du village, avec plein de cerisiers et de pommiers (pourquoi, je sais pas, c'est peut-être une espèce de jardin), et moi, pas doué comme je suis, je galère pour trouver ce lieu pourtant "facile à trouver". Mas bon, je regarde l'heure, j'ai encore un quart d'heure, tout va bien... Et si je montais sur un arbre pour me repérer? Aussitôt dit, aussitôt fait: en quelques secondes je suis en haut d'un arbre et j'examine la forêt, puis... Ah! Trouvé! Je saute d'arbre en arbre pour rejoindre ce lieu, dont je me suis plutôt bien éloigné!

Et puis je me met à penser qui sera mon 1er partenaire: Est-ce que ce sera quelqu'un de pacifique, ou un gros bourrin, sera-t-il intelligent ou peu cultivé, sera-t-il amical, sociable ou me traiteras-t-il comme un boulet pendant toute la mission?

Tant de questions dans ma tête, et pourtant si peu de réponses. Il y en a une qui revient tout le temps, c'est "Tu verras bien", sauf que cette réponse ne m'aide pas, je stresse un peu, j'ai peur de tomber sur un héros balèze surpuissant que je retarderais, et... mais non je suis débile moi, un grand ninja a mieux à faire qu'une mission de rang C, quand même! Mais voila que je repense à la soirée d'hier: Une soirée, tous les trois, Sari, Tako et moi chez un restaurant apprécié des villageois. Nous avons été nous installer à table et à peine assis que nous parlions déjà de ma mission, si bien que l'on a pas entendu la dame chargé de transmettre les commandes nous demander ce qu'on désirait, ah, et puis aussi quand Sari s'est "battu" avec sa viande qu'il n'arrivait pas à couper, et puis les fameuses blagues de Tako, toujours aussi drôles! Et puis au dessert, Tako avait réservé un beau gâteau au chocolat, comme je les aime, et m'ont offert un album avec toutes les photos depuis ma plus tendre enfance, album que je garde sur mon bureau à la maison, et que je regarde tous les soirs. Et puis la phrase de Sari, en me serrant dans ses petits bras, qui m'a ému: " Plus tard, je voudrais être comme toi! Je suis fier d'avoir un frère comme toi!"

Puis je sortis d'un coup de mes rêves quand j'arriva au "jardin", 5 minutes en avances, parfait. Maintenant j'espère que mon partenaire arrivera à l'heure. Je m'assis à coté d'un pommier après avoir attrapé une belle pomme rouge, une "popomme" comme disait Sari. Puis je me mis à manger cette pomme, qui était délicieuse et sucrée, comme je les aime. En quelques bouchées la pomme n'était plus qu'un trognon, que je jeta dans une poubelle aux alentours.
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Jeu 30 Mai 2013 - 12:06

Citation :
Un violent tremblement de terre a éclaté tout près d'un village côtier tout au Sud du pays du feu, mais aucun blessé n'a été recensé. Cependant, le danger vient désormais de la mer: un expert affirme que le séisme aurait inévitablement provoqué un tsunami de petite taille, mais suffisamment grand pour ravager et inonder une partie du village. Rendez-vous sur place de toute urgence pour éviter le drame, faites évacuer les habitants et tentez de limiter les dégâts.



A peine était-il sorti de la douche, que son père vint frapper lourdement à la porte de la salle de bain, sans davantage d'explications après son : « Dépêche toi, ils ont fait appel à toi. » La serviette autour des hanches après s'être séché les cheveux, Natsuki soupira. Il n'était pas difficile de savoir de quoi il en retournait. Le Village de Konoha venait de lui attribuer une nouvelle mission de bon matin. Ce n'était pas cela qui le dérangeait, il n'était jamais contre de l'exercice, pour lequel l'on le rémunérait qui plus est. Mais il sentait qu'il n'allait pas vraiment apprécier ce qu'il allait avoir. Déjà, lorsque la convocation venait au domicile plutôt que ce soit le ninja qui vienne s'enquérir des tâches qu'il peut accomplir pour sa communauté, ce qui signifait que la mission engageait la vie ou la sécurité de quelqu'un. Là encore, pas de problème apparent pour lui. Mais il savait simplement qu'il trouvera une anguille sous roche quelque part. Pas une entourloupe, ce n'était pas dans l'intérêt du Village que de mal renseigner ses shinobis mais... Dans un autre soupir, il arrêta de faire des suppositions en se préparant, cela ne le mènerait à rien de toute façon. Il essuya les dernières gouttes qui ruisselaient encore le long de ses tatouages, puis enfila ses vêtements du jour, un modèle identique à la veille, et pour ainsi dire, à presque tous les jours. A peine eut-il fait son premier pas dans la cuisine qu'un projectile vola dans sa direction. Il le rattrapa d'un geste rapide de la main gauche, avant qu'il ne s'encastre dans son nez.

« Merci papa. »
articula Natsuki d'un ton sans équivoque.

Assit à la table, une tasse au contenu fumant en main, Tajima lui répondit de son habituel sourire nonchalant. Le projectile était un parchemin enroulé, une assignation de mission. Le mauvais pressentiment du jeune Nara se précisa alors. Être convoqué pour le travail était une chose, mais lorsque ce dernier était envoyé à la maison, c'est qu'il relevait d'un certain niveau d'urgence. S'installant à son tour, il déroula son ordre et le parcourra des yeux, yeux qui se fermèrent dans une grimace contrariée. Ce qu'il détestait avoir raison parfois. En toute réponse, son père arqua un sourcil.


« Un morceau trop difficile pour tes frêles épaules ? »
le nargua-t-il.
« Rien à voir. »
soupira son fils en enroulant le parchemin. « C'est juste que je vais être absent de la maison un bon moment encore. Les deux semaines passées, je suis parti dans le sud du pays pour une mission, pour rentrer seulement avant hier, et maintenant l'on me demande d'y retourner encore, à même pas une vingtaine de kilomètres de ma première assignation.
_ Eh bien, cela me paraît normal, qu'ils envoient quelqu'un qui connaisse déjà la route. Qu'est-ce que tu reproches à cela ?
_ L'hiver. »
répondit simplement Natsuki, avant de se lever et d'aller préparer ses affaires.

La saison froide touchait à sa fin, mais le printemps n'était pas encore là. Certes, le température extérieur avait gagné de nombreux degrés depuis la dernière fois, néanmoins globalement, il faisait encore froid, suffisamment pour que l'on n'est pas de plaisir à voyager sur de longue distance. Depuis le Village de Konoha, le bord de l'océan était à environ trois jours de marche soutenue. Mais comme le chemin était encore très frais dans son esprit, et qu'il connaissait les points d'arrêts possibles et les lieux-dit, il espérait pouvoir atteindre son point de chute en seulement deux jours. Enfin, il disait '' son '', mais il était plus juste de parler de '' leur '', car il ne sera pas seul pour cette mission : il fera équipe avec un autre genin, dont il ignorait tout. Il savait juste qu'il avait rendez-vous avec lui à l'extérieur du Village, dans la forêt non loin de la grande marchande qu'ils allaient emprunter pour traverser le pays. Pourquoi se retrouver à l'orée des bois plutôt que dans le Village en lui-même, Natsuki l'ignorait. La logique des Hautes-Instances lui échappait parfois, et y réfléchir dans le cas présent de l'avançait à rien. L'intitulé de la mission précisait bien qu'elle était urgente, mieux valait donc ne pas perdre de temps.

Il gagna alors sa chambre, et pénétra dans l'annexe, où il entreposait son propre équipement. Elle n'était pas bien grande, mais pour le moment, il y trouvait tout ce dont il avait besoin. Attrapant le sac dont il avait bricolé les bretelles pour qu'elles se détachent rapidement en cas de combat, il rangea méthodiquement dedans le strict nécessaire. Ainsi, il se contenta du minimum pour dormir à la belle étoile sans mourir de froid en cas de besoin, de quelques vêtements de rechange, et un peu d'argent. Pour ce qui était de l'armement, il ne s'équipa pas de surplus. C'était une mission pour ainsi dire humanitaire, où il devait prêter une paire de bras travailleur à un village, il n'aura pas à se battre. Il se contenta donc de l'habituel matériel contenu dans sa sacoche de ceinture, son étui à kunai, et les multiples poches de son gilet tactique sans manche, gilet qu'il enfila d'ailleurs dès qu'il fut prêt à partir. Il glissa ses tonfas dans leurs attaches latérales, ne pouvant les porter sur son dos, et quitta le domicile. Dans la rue, il sentit le regard de son père à travers la vitre de la cuisine. Lui aussi ninja, mais mieux gradé que lui, il ne le voyait pas souvent, car il partait régulièrement en mission de moyen cours. Natsuki aurait voulu profiter du temps qu'il passait à la maison avec lui, entre autre pour que Tajima puisse évaluer les progrès de sa progéniture, mais il en avait été décidé autrement, et l'intérêt du Village était prioritaire, il en allait de l'honneur du clan.

A peine sortit du Village, le manipulateur des ombres rejoignit le point de rendez-vous au pas de course. Il savait à peu près où ce dernier était, et ne perdit donc pas de temps à le trouver, le point comme son futur partenaire. Lorsqu'il le vit, ce dernier était d'ailleurs en train de terminer une pomme.


« Salut ! Tu es mon coéquipier pour la mission dans le sud du pays ? »
lui demanda Natsuki en sortant simplement de sa poche l'ordre de mission.

D'un bref coup d'œil, il étudia son homologue. Il ne considérait pas le physique, qui n'apportait rien au jugement premier, mais il ne pu s'empêcher de remarquer qu'il avait l'air particulièrement excité de partir en mission. Peut-être était-ce sa première mission ?


« Enchanté, je suis Natsuki. »
lui sourit le jeune Nara en lui tendant la main. «  Bien, si nous sommes là pour la même chose, et que tu es prêt à partir, eh bien nous pouvons nous mettre en route. Nous allons juste faire rapidement le point avant. Je suis déjà partis dans le sud du pays dernièrement, je connais donc le trajet global, qui nous prendra entre deux et trois jours, selon la vitesse à laquelle nous avançons. Le temps que nous passerons dans le village côtier par contre, je ne peux pas l'évaluer, mais nous devrions trouver de quoi vivre là-bas. Sur ce, en route. »

Natsuki lui indiqua la direction de la grande route du commerce une fois prêts, et ensemble, ils adoptèrent une allure de course moyenne. Avancer plus vite n'avait aucun intérêt, puisque c'était une course de fond qui se jouait : il avait juste à estimer de quoi atteindre l'auberge de voyageurs qu'il avait en tête. S'arrêter avant constituerai un retard – acceptable au vue de leur vitesse - , s'arrêter après aurait pour conséquence de devoir voyager de nuit plusieurs heures, ce qui était déconseillé. Au cours du trajet, le jeune Nara essaya de faire la conversation avec son nouveau coéquipier. Il allait passer du temps ensemble, autant qu'il soit agréable, même si le premier sujet, lui, n'allait pas l'être tant que cela.


« J'imagine que tu t'en doutes, mais Konoha n'attend pas vraiment de nous de sauver ce village en bord d'océan, tu sais ? Si par chance, nous parvenons à arriver avant que le tsunami pressentit n'ai fait son carnage, il n'y a pas grand chose que nous pourrons faire contre lui. C'est encore trop tôt pour se prononcer, mais je pense que c'est surtout avant et après son passage que nous allons être utile. D'une part pour aider à évacuer les habitants et leur matériel, de l'autre pour les aider à reconstruire leur village à partir des décombres. Je doute que nous parvenions à faire quoi que ce soit de plus. Je ne suis pas un fin utilisateur du dôton, il ne faudra donc pas compter sur moi pour ériger un mur de pierre solide capable d'encaisser tout ou une partie du Tsunami. Les villageois que nous allons rencontrer ont peut-être déjà commencé à en faire un de leur côté, auquel cas nous pourrons les aider. Bref, une mission qui va être plus physique qu'autre chose. Qu'est-ce que tu en penses ?. »
lui demanda Natsuki avec un sourire qui se voulait tout de même rassurant, malgré la mission dans laquelle ils s'embarquaient, et surtout pour ce qu'ils allaient en voir.


Dernière édition par Nara Natsuki le Jeu 30 Mai 2013 - 22:46, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Jeu 30 Mai 2013 - 18:52

Tout en finissant ma "popomme", mon partenaire arriva.
Il se présente en me tendant la main, que je serre en lui souriant en retour; et je réponds à Nara, toujours souriant:
"Enchanté, moi c'est Anaki Ryuki, je pense que tu as dû voir que j'étais excité, c'est parce que c'est ma 1ère mission."
Puis nous voilà en train de courir vers ce village, qui est, d'après Natsuki, à 3 jours d'ici environ. Je crois que à notre vitesse on pourrait bien avancer, et puis Natsuki est déjà parti là-bas, donc il connaît le chemin.

Et là il me parle de notre mission, que nous ne pourrions pas aider avant le tsunami, et si on y arrivait avant on ne servirait à rien, entre autre. Entendre ça me donna une mine assez triste, je pensais à ces villageois, je voulais les aider.


"Peut-être que tu as raison, mais j'espère arriver avant et pouvoir les aider, peut importe la tâche, et puis si ils ont commencer à construire un mur, je les aiderais, quitte à m'épuiser!"Répondais-je, ayant repris ma détermination.


J'espère qu'il comprendra ma réaction, car moi, je ne supporte pas de laisser des gens dans le malheur sans réagir. Penser à ces villageois qui vont faire face à cette grande catastrophe et penser que je devrais les regarder me dégoute, mais je pense que Natsuki voulait dire que on ne pourrait pas arrêter le tsunami s'il venait, mais ce que je veux faire, c'est de limiter les dégâts et de prévoir une défense contre le tsunami. Et puis j'ai le pressentiment désagréable que quelque chose de mauvais arrivera, alors je vais essayer de rester vigilant. Et puis je dis à Natsuki:

"Désolé de ma réaction, je t'en veux pas, j'ai compris ce que tu voulais dire, mais je peux pas m'empêcher de penser à ces villageois, un tremblement de terre puis un tsunami, enfin peut-être, mais en tout cas, ils sont effrayés, j'en suis sûr, effrayés de mourir, de perdre leur village, leur maison, et peut-être même leurs proches, alors je veux les aider, et je me sens minable d'avoir pensé à ma mission sans avoir lu le parchemin avant, je l'ai lu ce matin même, et m'en veux d'avoir été égoïste à ce point, je n'ai pensé qu'à moi, alors je veux me racheter et puis je veux les aider, parce que c'est ma nature!" Dis-je, sûr de moi puis souriant à mon partenaire.

Je ne demanderai qu'une chose: être à ce village à temps, même si on doit prendre des raccourcis dangereux, je veux les aider, c'est plus fort que moi, et puis ce pressentiment qui me met mal à l'aise, j'espère qu'on arrivera à temps pour aider ces villageois, mais bon, c'est pas en priant je ne sais qui que j'y arriverais, moi!

Regardant mon partenaire, je me demandais quel caractère il avait, et puis aussi ce dont il est capable, peut-être que c'est un shinobi balèze et... Ah, voilà que je rêvasse à nouveau, faudrait que j'arrête, je fais que ça en ce moment. Et puis, en réfléchissant, je demande à Natsuki:

"T'es un ninja haut gradé, Natsuki? Enfin, t'as déjà fait plusieurs missions?" Demandais-je, amicalement. Je me pose trop de questions, moi, mais c'est pas grave, je viens de la poser, alors attendons sagement qu'il me réponde, tout en avançant le plus loin possible avant la nuit.
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Ven 31 Mai 2013 - 0:34

Courant côte à côte, les deux ninjas avaient continué leur trajet tout en discutant de la mission. Et alors qu'il l'écoutait, Natsuki arqua un sourcil en tournant la tête vers Ryuki. Il n'arrivait pas à suivre le raisonnement de ce dernier, dont il avait l'impression que les propos étaient en décalage avec la situation actuelle. Anaki s'en voulait d'être '' égoïste '' et se sentait même '' minable '' pour ce qu'il avait dit, mais le manipulateur des ombres ne comprenait même pas pourquoi il disait cela. Ryuki avait tout l'air du grand angoissé, avec la peur au ventre de ne pas être à la hauteur de ce qui les attendaient, ou même de ce qui attendait ce jeune homme dans la vie en général. Il avait un certain sens de la dramatisation aussi, mais Natsuki n'allait pas lui donner tort sur ce point : ils devaient s'attendre au pire en arrivant à destination, et par la suite encore. Un peu d'expérience ne fera pas de mal à Anaki. Elle lui permettra de voir une situation dans sa globalité avec un peu plus de recul, et l'endurcira un peu aussi. Il avait visiblement le cœur sur la main, et était prêt à donner beaucoup pour aider les autres. Une qualité que Natsuki respectait. Mais dans son discours, il ressortait qu'il n'avait pas encore connu l'échec, et la mort. Une sorte d'âme pure que le monde n'avait pas encore souillé de sa réalité.

Natsuki, qui avait déjà du sang sur les mains, voyait le monde avec beaucoup plus de pragmatisme. Il savait que tout n'était pas aussi rose que ce que l'on espérait, et que l'on ne pouvait pas toujours réussir là où l'on le désirait. Vouloir protéger les autres est un noble objectif, mais il faut savoir accepter que personne ne peut sauver tout le monde. Que parfois – souvent – des innocents meurent, et qu'il est impossible de faire quoi que ce soit. En simple, il faut accepter l'échec, et continuer d'avancer coûte que coûte. Et surtout, ne pas abandonner. Car aussi impossible qu'il est d'atteindre cet objectif, continuer d'essayer sans relâche de l'effleurer du bout du doigt, c'est se rapprocher toujours davantage de son idéal. C'est avoir sa voie à suivre, donner son maximum pour la poursuivre, et échouer sans regret quand il y a des embuches qui dépasse ses capacités. Oui vraiment, cette mission promettait de leur faire les pieds.


« Je n'ai jamais dit que nous n'allions rien faire et regarder ces gens mourir, Ryuki. Nous sommes payés pour les soutenir, et c'est ce que nous allons faire. Je voulais juste que tu comprennes une chose avant que nous arrivons, quelque chose qui te servira sans doute durant toute ta vie. C'est que aussi fort que nous soyons, nous ne pouvons pas toujours tout réussir. Parfois, nous aurons même à prendre la décision du moins pire. Dans le cas de notre mission, tu dois avoir conscience que nous n'arrêterons pas ce tsunami, s'il se forme et qu'il n'est pas encore passé. Nous allons donner le meilleur de nous-même pour limiter les dégâts, mais dégâts il y aura tout de même. A nous de faire en sorte que ce soit le moins possible, et surtout, uniquement matériel. Cela, c'est dans nos cordes. »


Natsuki lui afficha un sourire assuré en le regardant, puis ajouta :


« Voyons voir si c'est pas du flan ce que tu racontes, et que tu as vraiment autant d'énergie à revendre que tu le prétends. »


Il pressa alors un peu plus le pas, prenant de l'avance sur Ryuki, et observa si ce dernier parviendra à tenir le rythme. Il n'y avait, comme expliqué plus tôt, aucun intérêt à voyager plus vite, car le point relais que Natsuki voulait atteindre ne bougera pas : qu'ils y arrivent plus tôt ne changera pas grand chose à l'heure de leur arrivée finale à destination. Néanmoins, c'était déjà un bon moyen pour le manipulateur des ombres d'évaluer un peu les capacités physiques de son partenaire – ce dont ils allaient avoir surtout besoin pour leur mission. Comme il connaissait ses propres limites, il ne força pas la cadence outre mesure, et resta raisonnable. Car s'ils en venaient à débarquer au village côtier complètement épuisés, il ne seraient pas plus utile que s'ils n'étaient jamais venus.

Quand Anaki lui demanda s'il était bien gradé, il prit un moment pour réfléchir à la question.


« Le grade ne signifie pas grand chose tu sais Ryuki. Tout au mieux, il indique un niveau minimum, mais il n'est pas vraiment représentatif. Il existe dans le monde des individus qui n'ont pas de grade, ou même qui ne sont même pas des ninjas, et qui pourtant possèdent une puissance monstre à faire pâlir des Kage. Pour le moment, j'ai eu de la chance, et je n'ai entendu parlé d'eux qu'en récit. Néanmoins, si tu veux savoir dans mon cas, non je ne suis pas plus gradé que toi. C'est d'ailleurs précisé dans ton ordre de mission, le niveau des individus avec qui tu feras équipe. Regarde les bien en détails, c'est important. »
lui conseilla-t-il avant de reprendre. « Des missions, oui, j'en ai déjà fait un certain nombre, mais principalement de bas niveau, celles que l'on donne aux genins pour qu'ils apprennent le travail d'équipe, ou tout simplement la rigueur du travail tout court. Aider à cueillir ou planter des pommes de terres, nettoyer des rues ou déblayer de la neige, tu vois le genre. Mais ça forge le corps et le caractère, si tu t'y prends avec la bonne méthode et la bonne mentalité. Il m'est arrivé aussi de faire quelques assignations de rang C, mais là encore, rien qui ne nécessite que nous en parlions. »

En réalité, cela relevait surtout du secret professionnel : il y a des informations, même anciennes, qui n'avaient pas besoin de circuler. Il était midi passé, lorsque le duo vit sur sa route une échoppe de restauration ambulante ouverte sur le bord de la route. Il n'y avait pas trop de monde devant, cela valait la peine de s'arrêter y manger. Natsuki diminua alors progressivement l'allure, jusqu'à arriver à un rythme de marche à moins de cinq mètres de l'échoppe.


« Nous avons plutôt bien avancé pour le moment, je pense que prendre le temps de manger avant de repartir ne sera pas une mauvaise idée. »
expliqua-t-il en prenant place dans la courte file. « Si tu me parlais un peu de toi, Ryuki. Tu m'as dit que c'est ta première assignation, c'est donc que tu débutes dans le métier de ninja. Où est-ce que tu as suivit ta formation ? »
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Ven 31 Mai 2013 - 14:32

Tout en courant, Natsuki arqua un sourcil en me regardant, ça, ça veut dire qu'il n'a pas compris ce que je voulais dire, à sa tête. Et puis il me répondit que nous n'allions pas les regarder mourir, que nous sommes payés pour le faire, mais là, je ne pensais pas à l'argent, je préférerais aider au maximum ces villageois pour en sauver le plus possible si ce tsunami arrive, mais je n'arrête pas de penser à une chose: Et si le tsunami n'était pas accidentel? Si le tremblement de terre avait été déclenché pour amener un tsunami? Je crois que c'est mon pressentiment qui me fait penser ça, mais avant de chercher une raison, il faut les aider.

Puis je vis Natsuki me demander de vérifier si ce n'est pas du flan ce que je dis et se met à me devancer, il veut vérifier mes capacités, alors? Bon, il est temps d'accélérer un peu!

Alors je courut plus vite et j'étais au même niveau que Natsuki, et puis je me dis que on arrivera plus vite au village, et que je peux m'entrainer à courir plus vite avec ça, si je veux être le ninja le plus rapide! Alors je commence à accélérer et je dépasse Natsuki. Puis on arrive à une échoppe, où l'on s'arrêta, puis Natsuki me demanda de parler de moi, où est-ce que j'ai suivi ma formation.

Alors je réfléchit et je lui dis:

"J'ai été formé d'abord à une école, qui se trouve pas très loin de Konoha, puis par un ninja nommé Tako, qui est, entre autre, mon père. Il m'a sauvé lui et ses amis pendant que j'affrontais des Nukenins, il m'a appris des techniques de combat et m'a appris le Haiton, ainsi que des techniques Fûton. Et puis moi, je viens d'un mini village pas loin de Konoha, où j'ai vécu quelques années, jusqu'à ce que mes parents..." Je m'interrompit, respira un coup puis poursuivit: "Mes parents sont morts dans un accident, dont j'ignore tout. J'ai ensuite été dans une famille d'accueil très stricte 3,4 ans car des Nukenins avaient attaqué notre maison et avait éliminé ma famille d'accueil, excepté mon petit frère, Sari, que j'adore. Et au moment où j'étais en mauvaise posture, Tako et ses compagnons nous ont sauvé. Et Tako a remarqué que nous n'avions plus de famille et nous proposa de vivre avec lui et ses compagnons, offre que nous avons acceptés. Depuis je m'entraîne souvent avec eux. Et puis tu l'as peut-être remarqué, mais je pense beaucoup aux autres, comme ces villageois, c'est que je m'inquiète beaucoup pour les gens, je n'ai jamais sû pourquoi, à vrai dire, mais c'est une bonne chose pour moi."

Dis-je en souriant un peu, l'air nostalgique, faut que j'arrête de rêver trop, moi. Puis je dis à Natsuki:


"Et puis aussi je crois que tout a l'heure tu n'as pas compris pourquoi je me suis traité d'égoïste, et bien c'est tout simplement parce que quand j'ai reçu l'ordre de mission, je n'ai rien regardé à part la date de notre mission, je n'ai même pas regardé ton nom, ni quoi que ce soit, je me réjouissais d'une mission alors que ces villageois vont peut-être perdre tout ce qu'ils ont, alors je me suis détesté d'avoir été aussi pressé et heureux de faire une mission et que ces gens sont dans l'inquiétude de voir ce tsunami décimer leur village, rasant d'un coup le fruit d'un dur labeur. J'ai été heureux du malheur d'un autre sans le savoir, voila ce qui m'a fait dire ça sur moi."

Je dis ces mots en regardant l'horizon puis je regarda Natsuki, en me demandant ce qu'il allait me répondre.

Je réfléchis pendant quelques instants, puis je me dis qu'il faudrait que j'arrête un peu de m'excuser pour tout et rien, qu'il faudrait agir plutôt que gémir. Il faut que j'arrive à défendre les autres avec mes bras plutôt que des paroles, qu'un Hokage ne pleure pas pour rien et agit, il faut que j'arrête vraiment de m'excuser pour tout, moi. Si je veux protéger Sari, Tako, les villageois, tout le monde, faut que je progresse, c'est tout ce qu'il y a à faire!

Alors je me leva, après avoir mangé plus vite que Natsuki, et alla dehors, payant notre repas et je dis à mon camarade:

"Je vais m'entraîner un peu, dis-moi quand tu veux qu'on reparte."

Et je me retrouve dehors en train d'essayer d'améliorer ma vitesse sans utiliser mon Aéro et je continue de courir sans relâche autour de la zone, sans m'arrêter, changeant d'obstacle à chaque fois, avec une idée en tête: devenir plus fort.
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Sam 1 Juin 2013 - 13:47

Son bol de soupe en main, Natsuki n'avait même pas eu le temps de réagir quand, une fois rassasié en quatrième vitesse, Ryuki lui avait annoncé qu'il partait s'entrainer. Il en avala d'ailleurs presque de travers quand il l'entendit. S'entrainer ? Maintenant ? Le manipulateur des ombres n'avait passé qu'une demi journée avec Anaki, mais plus cette dernière avançait, et moins il comprenait le cheminement de pensée de son partenaire. Où ce dernier avait-il la tête ? Certes, l'intention était louable, sauf que ce n'était pas vraiment le moment. Natsuki termina alors en vitesse son repas frugale, puis héla son coéquipier après qu'il eu fini son premier tour.

« En route. »
dit-il simplement.

Ils s'étaient arrêtés en tout une large demi-heure avant de repartir. Reprenant au pas de course, Natsuki chercha les mots justes pour formuler ce qu'il voulait expliquer à Ryuki.


« Comme c'est ta première mission, je vais te donner quelques conseils qui seront susceptibles de te servir. Libre à toi d'en faire ce que tu en veux. Peut-être ne sont-ils même pas avisés, car uniquement fondés sur ma propre expérience, à toi de voir donc. Le premier d'entre eux, à mon goût, concerne l'entrainement. Vouloir devenir fort, peu en importe la raison, c'est une chose. Mais évite de '' t'entrainer '' quand tu es en pleine mission. Le Village t'a investit d'un devoir que tu dois remplir, en y consacrant ta force, ta réflexion, et tes capacités. L'entrainement, c'est l'entrainement, et la mission, c'est la mise en application direct de ce que tu as apprit. Tu ne peux pas te permettre de gaspiller de l'énergie, surtout dans des moments comme celui-ci. C'est bien de vouloir s'investir sans retenue dans ce que tu entreprends, mais il faut aussi savoir se reposer, prendre des moments de récupération, comme cette demi-heure – plutôt courte pour toi – ou tu seras vite à bout de forces, incapable de tenir un rythme soutenu. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a un moment pour tout, et tu dois apprendre à les repérer, ou à les organiser efficacement, autant pour ton propre bien que pour celui de la mission. »


Natsuki s'assura qu'il avait toujours l'attention de Ryuki, puis continua.


« En second, puisque tu me demandais mon rang avant, j'aimerai aborder la hiérarchie des rangs au sain d'une équipe. En général, le commandement revient au plus gradé. Les meneurs les plus avisés écoutent toujours l'avis de leurs camarades, mais c'est tout de même lui qui dispose de la décision finale. Dans notre cas, il n'y a pas de chef. Et même si j'ai un peu plus d'expérience que toi, je n'assumerai pas ce rôle. Nous sommes deux genins, deux coéquipiers posés sur un pied d'égalité. Il nous revient donc de discuter, et de trouver un terrain d'entente lorsque nous avons des décisions en rapport avec la mission à prendre. Sache donc que je suis ouvert à toute suggestion à tout moment, Ryuki, et qu'à aucun moment tu n'es tenu de suivre mes recommandations. Je dis '' recommandations '' plutôt que '' ordres '', car de moi tu n'en auras aucun. Tu peux et dois donc agir et penser selon ce que tu estimes le mieux pour notre objectif, et pour que notre travail d'équipe soit le plus performant possible. »


Toujours au pas de course, Natsuki continuait d'avancer à la même hauteur que Ruyki. Il resserra un peu son manteau sur son cou, que le vent froid couplé à la vitesse ne cessaient d'agresser. Ce n'était pas vraiment le moment pour tomber malade. Vivement le printemps... Le soleil commençait à amorcer sa décente, si bien qu'il ne tardera pas à toucher les montagnes lointaine. Heureusement pour le duo de Konoha, l'auberge où l'héritier Nara voulait s'arrêter n'était plus qu'à une heure de route, soit une distance qu'ils pouvaient tous deux parcourir avant la tombée de la nuit sans problème. Ryuki tenait bien la route, il avait un bon potentiel d'endurance, ce qui lui servira sous doute grandement plus tard, au village côtier.


« J'aimerai te poser une autre question Ryuki, un peu plus personnel que ton histoire. Libre à toi d'y répondre, d'y réfléchir, ou de l'éluder. J'ai pu voir, entendre et constater que te es prêt à te démener pour faire le bien autour de toi, et protéger ceux qui en ont besoin. Ce qui est une noble voie de ta part d'ailleurs. Mais je voulais savoir, est-ce que tu te limites à la souffrance que tu vois, ou est-ce que tu tentes de combattre l'injustice et le Mal en général ? Je m'explique. Là, tu débordes d'énergie, et me fais démonstration d'une volonté sans faille pour soutenir ces habitants du village côtier. Mais si maintenant, je te dis que à une trentaine de kilomètres de ce village, il y a un autre village, dont les habitants connaissent une famine inhabituelle. Et si je t'apprenais maintenant en plus que cette route voit régulièrement ses usagers se faire agresser et/ou dépouiller par des bandits, que ferais-tu ? Enfin, je dis ici, c'est le cas un peu partout dans le Pays du Feu comme ailleurs. »


Natsuki n'attendait pas de réponse en particulier, il voulait simplement savoir ce qu'il allait advenir de cet objectif que s'était fixé Ryuki, de '' sauver tout le monde '', alors qu'il est confronté à une situation dans laquelle il n'y a pas vraiment d'issues prédéfini, ou du moins, pas d'issues où il est capable de faire le bonheur partout. En gros, comment il réagira en prenant conscience – si ce n'était pas encore le cas – qu'il ne pouvait pas sauver chaque âme qui vive, aussi puissant soit-il. Il ne cherchait pas à détruire ou à démoraliser son allié, mais plutôt voir si ce désir de jeune rêveur était assez solide pour justement, supporter ce choc avec la réalité. Lui-même savait de quoi il en retournait à peu près, car il visait un objectif similaire – mais pas identique.

La première journée de voyage se boucla lorsqu'ils arrivèrent à proximité d'un petit village, lequel vivait principalement des revenus que généraient les voyageurs de la grande route du commerce, et qui disposait donc, en toute logique, de quoi loger lesdits voyageurs. Natsuki indiqua alors à Ryuki leur point de chute. L'auberge, un bâtiment en bois pourvu d'un étage, n'avait rien de très imposant, mais c'était suffisant pour les besoins du duo de Konoha : il fournissait un toit sous lequel dormir et le couvert. Le reste du village se composait de la partie habitation pour les autochtones, et de la partie visiteur, où se regroupaient diverses boutiques.


« Je te propose que nous passions la nuit ici, Ryuki, ce n'est pas trop cher, et suffisant pour ce dont nous avons besoin. Tu peux visiter un peu si tu veux, en ce qui me concerne, je vais directement réserver ma chambre, s'il y a encore de la place. Alors, si nous ne nous revoyons pas d'ici demain matin, tâche d'être prêt vers six heures, mieux vaut pour nous de partir de bonne heure. Si nous forçon le pas, nous pourrons arriver en début de nuit au village côtier. Les festivités, si je puis m'exprimer ainsi, commencerons alors le jour d'après. »

Natsuki attendit un instant, si Anaki voulait ajouter ou proposer quelque chose, puis gagna l'auberge qu'il avait indiqué, passant sous l'arche dont l'enseigne indiquait '' La Maison des Autres ''
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Dim 2 Juin 2013 - 21:35

Je réussis jamais à m'exprimer de façon compréhensible moi... Je devrais réfléchir à ce que je dis à l'avenir. Le mot "entrainer" était bien trop gros pour dire ce que je voulais dire, mais moi je pensais plutôt à "m'échauffer, me mettre en conditions", je crois que je devrais être un peu plus précis sur mes mots, si je ne veux pas me rendre ridicule, ce que je j'ai déjà fait, mais pas en public, heureusement, comme la fois où j'ai demandé un veau à un jardinier qui cultivait des tomates, il m'a regardé avec un drôle d'air avant de me crier dessus comme quoi il ne faut pas se moquer des gens, sauf que je suis assez maladroit avec les mots...

J'attends que Natsuki m'en parle, sur la route, pour rectifier, d'un air gêné:

"Désolé pour ce que j'ai dis tout à l'heure, en réalité par "entraîner" je voulais dire "m'échauffer", car moi je suis un peu fainéant sur les mots, et puis je sais bien que je ne dois pas m'entraîner en mission, je ne vois pas où je trouverais le temps pour ça, et t'inquiète pas, je risque pas de m'épuiser à la course car je m'entraîne plus que ça, je me focalise sur la vitesse et l'endurance, alors tout ira bien pour ça, mais je crois que tu as dû te poser des questions sur moi quand tu mangeais, héhé..." Dis-je d'un rire gêné aussi, j'espère qu'il me croira, j'aimerais pas être en froid avec mon partenaire.

Et puis ce dernier me parle des ordres que donnent le plus gradé, qu'il ne m'ordonne rien mais me conseille, ce qui est plutôt sympa, et que l'on devrait être sur un terrain d'entente et qu'il peut écouter mes suggestions.

Je répondis simplement, car je ne voyais pas quoi répondre, et que j'avais peur de me tromper encore:

"Oui, tu as raison"

Natsuki me dit qu'il a une question, que je peux répondre, y réfléchir ou éluder, et je commence à me dire que c'est pas une question banale. Et j'avais raison: Natsuki me demande si je me limite à la souffrance que je vois ou si je combat l'injustice et le Mal avec un grand M. Cette question me fit changer de tête, je ne m'y attendais pas, mais j'avais une réponse à cette question depuis un bout de temps:

"Je choisirais la seconde réponse, mais je ne suis pas encore assez fort, mais quand j'aurai la force, j'irais m'occuper de tout les problèmes qu'il y a dans ce monde, et je crois que le village dont tu me parles, j'irais l'aider après cette mission, et je sécuriserais cette route,après m'être reposé, bien entendu. Mais d'abord il faut finir cette mission. C'est ma nature, j'y peux rien. J'irais botter les fesses de ces pillards, même si ils sont plus forts, je ne les laisserais pas faire ce qu'ils veulent, et pour le village en famine, j'irais chercher des aliments, des plats, j'irais chercher de l'aide, même si je dois aller à l'autre bout du monde, je ramènerais de quoi manger, mais il faut que je devienne plus fort d'abord. Tout ce que je dis, je le pense, et je jure d'amener paix et prospérité au monde quand j'en aurais la force!" J'ai rarement été aussi sérieux quand je parle de quelque chose, moi.

Puis on était arrivé à une auberge que Natsuki avait dû prévoir sur notre chemin, il faisait nuit et il me dit qu'on dormirait ici, je m'en doutais, d'être prêt tôt demain, ce qui m'arrangeais plutôt, car je n'aime pas dormir longtemps, et qu'on arriverait demain soir au village, c'était la bonne nouvelle de la soirée, ça!

Je me réjouissait de ce que je venais d'entendre:

"Cool alors, moi je vais faire mon petit jogging avant d'aller me coucher, bonne nuit Natsuki!" Criais-je en commençant à courir.

Mon jogging avait deux buts: me maintenir en forme, et aussi vérifier les alentours, car Natsuki a dit que des pillards attaquaient les voyageurs, alors pourquoi pas nous?

Et d'un coup j'entendis un gars hurler: "V'là notre cible, les gars!"

Et plusieurs bandits m'entouraient, et d'autre se dirigeaient vers l'auberge, et moi je laissa échapper un petit "Merde" avant d'invoquer plusieurs clones et faisant péter un parchemin explosif pour attirer l'attention de Natsuki (ou le réveiller, j'en savais rien) et j'attaquais avec mes clones les bandits, mais je pus remarquer que seule leur nombre comptait, ils n'étaient ni rusés ni forts, alors pourquoi se retenir? Et après quelques instants tous les bandits étaient allongés, enfin presque, un grand bandit mieux équipé que ses camarades, le chef sûrement débarqua, en gueulant:

"T'as osé frappé mes hommes et tu crois que tu vas t'en tirer? Tu vas souffrir avant de mourir!"

Maintenant je vais combattre ce colosse, mais d'abord j'envoie plusieurs clones prévenir Natsuki, en espérant qu'il a fini, et moi je commence à échanger des coups avec ce grand bonhomme...
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Lun 3 Juin 2013 - 1:48

Assit à sa table, Natsuki dégustait le repas qu'il avait commandé. Compte tenu du prix, l'émincé de porc n'était pas mauvais, mais la soupe un peu trop clair à son goût. Ce qu'il apprécia moins, par contre, fut les cris qu'il entendit de l'extérieur. Le silence régna soudainement dans le réfectoire, et quelques uns des rares clients s'avancèrent vers les fenêtre pour comprendre de quoi il en retournait.

« Des bandits ! »
s'écria l'un d'entre eux.

Mais à peine avait-il terminé sa phrase que deux entrèrent en grand fracas dans l'auberge, un sourire mauvais sur les lèvres. Vêtu de façon assez similaire – vêtements ternes et foulard sur le bas du visage - l'un des deux portait un sabre dans sa main droite, et l'autre plusieurs couteaux coincés entre les phalanges de ses poings fermés. Leurs intentions étant aussi visible sur leur visage qu'un phare l'est en pleine nuit, Natsuki ne perdit pas de temps, et lança immédiatement une offensive, avant même que les deux hommes de garde du bâtiment n'aient pu se lever de leur poste. Il composa en un instant les mudra qu'il connaissait par coeur, et se leva brutalement en retournant sa table. Son ombre s'allongea en profitant de celle du mobilier renversé, et se rua sur le bandit sabreur. Ce dernier n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait, que son bras armé claqua violemment sur le côté. Ses yeux s'écarquillèrent lorsque la tête de son camarade fut séparée du reste de son corps, décapitée de sa propre main. Ses muscles ne répondaient à aucune de ses commandes, et pour cause : prit dans la possession des ombres du genin, il était condamner à imiter les moindres mouvement du ninja. Le suivant fut le dernier qu'il fit de sa vie. Natsuki joignit ses poings, et frappa avec force son ventre. En face, le bandit s'embrocha sur sa lame, et s'écroula après avoir terminé son '' seppuku '' forcé, les yeux figés dans la stupeur. Le sol se gorgea rapidement des deux flaques de sang grandissantes, dans lesquelles baignaient les cadavres. Sans un mot, le ninja attrapa son sac de voyage resté à côté de lui, et le jeta derrière le comptoir. Ne restaient dans ses mains que ses deux tonfas lorsqu'il gagna l'entrée sous le regard médusé de la salle.

Le sourire qu'il arborait encore une demi-heure plus tôt, en passant les portes de cette auberge dans l'autre sens, avait disparut. L'éclat de vie dans ses yeux s'était terni lui aussi. En fait, il n'y avait plus rien sur son visage. Ni colère, ni joie, ni peur. Comme s'il portait un masque de chaire, ses traits étaient figés dans une expression de néant. Chaque fois qu'il combattait pour sa vie, il en allait ainsi. Natsuki tuait chacune de ses émotions, ne laissant plus la moindre pensée parasite entraver son jugement. Une seule chose importait : la réussite de l'objectif en cours en mission, ou ici, neutraliser la menace. La pitié, l'hésitation ou la perte de son sang froid lui devenaient des concepts complètement étrangers : il frappait sans la moindre retenue, animé uniquement par la pulsion de tuer. Des ondes meurtrières qu'il ne parvenait pas encore à camoufler, et qui, en toute logique, commencèrent à saturer l'atmosphère.

Il balaya de ses yeux dénués de vie les environs, analysant tout ce qu'il voyait. Mais de ce qu'il y avait à voir, il n'y avait plus grand chose. Beaucoup de bandits étaient déjà à terres, assommés par Ruyki, tout comme plusieurs hommes d'armes chargés de veillez sur le point-relais de cette route. Ne restaient debout que son coéquipier, quelques clones dont trois qui coururent vers lui, et l'homme le plus grand qui fut donné à Natsuki de connaître. Harnaché de plusieurs pièces d'armure par endroit, il devait avoisiner les deux mètres trente. Ryuki avait l'air insignifiant à côté de ce géant tout en muscles, ou même en comparaison de la flamberg qu'il portait. La lame de cette épée immense était d'ailleurs couverte de sang encore luisant. La prise qu'il avait sur la poignée indiquait clairement qu'il savait s'en servir, et qu'il n'était pas à son premier combat. Mais s'il avait l'avantage de la force brute et de l'expérience, il n'avait pas celui du nombre. La quasi-totalité des bandits était hors d'état de nuire, et les gardes commençaient à se regrouper autour. Comprenant alors que la situation tournait au vinaigre pour lui, il sonna la retraite tactique avant de se désengager de son affrontement contre Anaki. D'un puissant swing du bras, il repoussa les deux hommes qui tentaient de lui barrer les routes, les blessant sans doute grièvement s'il ne les avait pas tué sur le coup. Lui et les survivants avaient dépassé la sortie du village lorsque Natsuki termina sa ruée à côté de son coéquipier, dont il posa la main sur l'épaule au cas où ce dernier aurait l'idée saugrenue de suivre le groupe de bandits en déroute.


« Laisse-les partir Ryuki. Nous n'avons aucune chance contre ce colosse, encore moins pendant une traque nocturne. Qui plus est, ils n'ont rien à voir avec ce pour quoi nous avons quitté notre Village. Ne ne devons pas nous mêler de ce qui ne regarde pas notre mission, nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire blesser je te rappelle. Nous avons fait ce qu'il fallait quand les bandits nous ont attaqué, restons-en là. »


Comme s'il s'était brisé, le masque de mort de Natsuki se mua en une expression désolé, alors que ses yeux reprenaient leur étincelle de vie. Il se doutait fortement que son coéquipier, assoiffé de justice, voulait faire triompher encore le bien en empêchant les brigands d'attaquer encore le village, mais du point de vue de l'héritier des Nara, cette histoire ne les concernait plus : ils s'étaient défendu parce qu'ils avaient été attaqués, rien d'autre.

Il se retourna sans rien ajouter, et commença à marcher vers l'auberge, sans adresser le moindre regard aux coupes-jarrets étendu au sol que Ryuki avait assommé, et que les gardes survivants achevaient d'un coup net de leur arme. Ils en aperçut d'ailleurs deux qui trainaient les deux cadavres à l'extérieur de '' La Maison des Autres '', laissant une trainée sanglante derrière leur chemin. Il n'avait jamais prit plaisir à tuer, quelle qu'en soit la raison. Il le faisait simplement parce que c'était son devoir, ou pour survivre. Retenir ses coups devant son adversaire, c'était creuser sa propre tombe. L'un des premiers enseignements de son père, qu'il n'avait jamais oublié.

A moins que Ryuki ne l'arrête pour lui parler, Natsuki aidera de son mieux les blessés encore en vie - mais n'étant pas médecin, son utilité était plutôt limité -, puis gagnera l'auberge, récupèrera son sac, et ira se coucher après s'être lavé, en évitant le plus possible le contact avec les autres : il n'aimait pas être remercié pour prendre des vies, pas plus que de voir la peur dans les yeux dans celles qu'il avait pu sauver de la sorte. Des yeux qui le percevait désormais comme un monstre capable d'assassiner de sang froid.
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Lun 3 Juin 2013 - 19:08

J'étais en train de regarder mon adversaire pour trouver une faille dans son équipement quand Natsuki arriva ainsi que des gardes, ce qui était plutôt cool, car combattre ce grand bandit n'aurait pas été si facile. Mais il a compris que seul il aurait peu de chances de s'en tirer, il prit la fuite en blessant deux gardes qui étaient sur son chemin, enfin, je ne suis pas sûr de leur état, mais il devait être assez grave en tout cas. Plusieurs personnes allaient remercier Natsuki, car lui tout le monde l'a vu, mais moi j'étais seul, alors personne n'a rien vu, mais bon, au moins ils vont bie....
"Schlik!"

J'entendis un bruit que je n'aimais pas: les grades achevaient les bandits que j'ai assommés et tous les bandits qui se sont fait attrapés, pourquoi? Ils sont hors d'état de nuire, pourquoi ne pas les emprisonner? Ils ont tenté de nous volé, je le sais, mais achever un homme inconscient, c'est fourbe, je dirais, j'en voyais même un rire d'un bandit à terre et il se foutait de lui comme si il avait tout fait tout seul. J'aurais peut-être dû laisser les bandits venir et voir sa réaction, à ce débile prétentieux.

Et Natsuki m'a dit peu avant qu'on était pas là pour eux, que ce n'était pas pour ça qu'on était en mission, mais pour moi ça deviendrait personnel une fois la mission terminé.

Je dis, bas, en regardant la lune:

"C'est des choses comme celle-là qui font tourner le cercle de la haine: les bandits réclameront vengeance pour le meurtre de leurs compagnons et viendront assassiner les gardes, et leurs compagnons réclameront vengeance eux aussi, c'est un cercle sans fin..."

Je voyais d'autres bandits mourir, mais je ne pouvais rien faire, je voulais pas me les mettre tous à dos, ces gardes, ce n'est pas à cause de leur puissance, mais leurs supérieurs et ma puissance actuelle qui m'en empêcheront, mais ces gardes sont trop prétentieux, y'a pas à dire. Ces bandits méritaient une punition, soit, mais pas celle de mourir comme un chien, assommé par terre, dans la terre, on pourrait les mettre en prison ou les forcer à travailler, je sais pas, mais on ne tue pas comme ça un homme à terre, c'est un acte dont on ne peut pas être fier.

Je vais me coucher avec des mauvaises pensées, super.

Je me réveille, tranquillement, et je vais directement voir l'heure... 5H, parfait. Je vais m'habiller, puis je déjeune rapidement avant de courir un peu dehors, avec le vent dans la tête, les cheveux, c'est génial, c'est mon moment à moi, ça, un moment où je peux réfléchir tranquillement, et cette fois je pense à la soirée d'hier, à Natsuki, qui m'a semblé être un étranger hier, comme si il avait changé d'un coup. Comment je le sais? Et bien tout simplement grâce ou à cause de sa phrase, j'ai eu l'impression de parler à un étranger, ou à un homme dénué de sentiments; est-ce que c'est une de ses facettes cachées? Et puis ces bandits morts comme des animaux, décapités à même le sol, c'est inhumain, pour moi. Tout le monde mérite une mort normale ou honorable, mais pas comme ça, en tout cas. Et puis les sourires de ces gardes et leurs moqueries, je les aurait cognés si je m'étais pas retenu, ces débiles. Et aussi je pensais au village que l'on atteindra ce soir, à ces gens que nous devons aider face à un tsunami prédit, mais pas sûr d'arriver.

Après mon jogging quotidien je vais attendre devant "La maison des autres", 5H55, c'est juste, Natsuki devrait arriver dans pas longtemps, moi je profite pour sentir le vent du matin, frais, doux, super quoi. J'étais prêt à partir, manquait plus que Natsuki, je me demande ce qu'il fait, et surtout ce qu'il va faire...
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Mar 4 Juin 2013 - 20:24

Natsuki actionna le mécanisme d'arrêt dès la première sonnerie du réveil. Hiver oblige, il faisait encore sombre dehors, mais à part le froid, il n'y avait rien à craindre de voyager ainsi. Il suffisait de suivre la route pour ne pas se perdre, les risques d'attaques étant minimes à cette heure-ci. Même les bandits avaient besoin de se reposer de temps à autres. Quant aux animaux nocturnes, il n'y avait pas trop à s'en faire dans cette région. Ainsi, il n'y avait donc dehors qui attendait qu'un unique ennemi de l'héritier Nara : la température. Pas assez puissant pour l'empêcher de continuer sa route, cela dit : sa mission passait avant tout. Sans perdre de temps, il quitta sa couche, et enfila les vêtements chauds qu'il portait la veille après avoir allumé la lumière. Une rapide inspection de son matériel – encore une fois - , et il était prêt à prendre la route. Ou presque. La veille, il avait précisé au tenancier que son coéquipier et lui se lèveraient tôt demain. Ils avaient donc payés d'avance pour un petit déjeuner conservé sous cloche qu'on leur avait laissé sous le comptoirs. Rien de très gouteux, vu que les aliments périssables avaient passé la nuit hors de leur pot de conservation, mais Natsuki n'allait pas s'en plaindre. Tant qu'il avait de quoi fournir à son corps la matière première requise pour l'effort qu'il allait avoir à fournir dans la journée, il s'en fichait. Ce qui était assez curieux, pour un gastronome.

Sans surprise, lorsqu'il sortit de l'auberge avec son manteau et son sac sur le dos, il aperçut Aniki, déjà dehors. Les traces de sueurs sur son visage ne laissaient pas trop de doute sur ce qu'il avait fait avant l'arrivée du manipulateur des ombres. Il lui adressa alors un simple sourire.
:

« Bonjour Ryuki. Je vois que tu es ponctuel. Allez, en route. »


Sans davantage de mots, ils quittèrent le point relais de la grande route, la brise matinale et les étoiles du ciel pour seules compagnes de voyage. Une bonne partie du trajet se fit dans le silence pour Natsuki. Lui qui avait préféré, à l'inverse de Ryuki, privilégier le sommeil à l'échauffement, ne pu commencer d'entrée de jeu à courir à un rythme soutenu. Il débuta donc sur un simple trottinement, qui tira progressivement ses muscles hors de la torpeur de la nuit, et n'accéléra que périodiquement après la première demi-heure. Pour avoir étudié le reste du chemin la veille sur une carte, il avait calculé à peu près la vitesse à laquelle il leur sera nécessaire de cavaler pour arriver avant la fin de la journée, même si cela leur impliquait de le faire dans la nuit noire – laquelle tombait encore trop tôt, en cette période de pré-printemps.

Après ce qui devait être, environ deux heures de voyage, le duo de Konoha quitta l'artère principale, et s'engagea sur l'une des nombreuses ramifications divergentes. Ce n'est qu'alors, sous les rayons d'un soleil timide et guère chaud, que Natsuki ouvrit la bouche pour la première fois depuis qu'il avait quitté le point relais pour autre chose que respirer :


« Si tu veux parler de ce qui s'est passé hier soir, Ryuki, c'est possible. »


Il n'ajouta rien d'autre, et ne le fera pas du reste du trajet, si ce n'était pas nécessaire. S'il avait proposé à son coéquipier de s'ouvrir un peu, ce n'était pas sans raison. Pour le peu qu'il savait de lui, et qu'il avait entendu depuis la veille, l'héritier Nara se doutait qu'Anaki n'avait pas forcément apprécié, à défaut de bien vivre, la conclusion de l'attaque des bandits, cela se voyait dans ses yeux. Même si leur mission ne nécessitait pas forcément rigueur et concentration, mieux valait pour lui que l'histoire ne le travaille pas trop, aussi si en parler pouvait alléger un peu son esprit et garder son attention focalisée sur leur objectif immédiat...

Le reste du voyage se passa sans encombre. Les deux ninja s'arrêtèrent à peine pour le repas de midi sur le bord de la route, plus pour reprendre leur souffle que réellement manger, et arrivèrent dans la nuit à leur destination : Shimonesoki, un petit village côtier, dont la principale source de revenu, comme beaucoup de regroupements d'habitation de ce genre, était l'océan, océan qui avait déjà par le passé – et allait encore – causer de nombreuses pertes. Tout était calme dans le village, seul le reflux des vagues troublait le silence de la nuit. L'air salé que les deux genin avaient l'occasion de sentir depuis plusieurs kilomètres était plus chargé que jamais, maintenant qu'ils en étaient à la source. Sous la lueur pâle de la lune, Natsuki pouvait étudier quelque peu l'agencement des environs. La majeurs partie des constructions étaient bâties sur la terre ferme, les seules présentes sur le sable et l'eau étaient des pontons destinés à attacher les barques de pêche. Il n'y avait aucun mur de protection de construit par contre, les habitants n'ayant visiblement pas les moyens de bâtir quelque chose de suffisamment efficace pour arrêter un tsunami. Ils n'en étaient pas moins restés sans rien faire.


« Regarde Ryuki. »
indiqua Natsuki du doigt. « Si le village est si calme, ce n'est pas sans raison. Il n'y a plus personne ici. C'est un peuple maritime, ils connaissent mieux que nous les dangers liés à l'océan, et comment s'en prémunir le mieux possible. Ils ont dû s'installer dans un campement de fortune, à un ou deux kilomètres d'ici pour éviter de se faire surprendre par le tsunami en pleine nuit. Le fait que nous puissions voir encore des barques amarrées signifie qu'ils continuent encore de venir ici en journée pour pêcher. Ils ne peuvent pas se permettre d'arrêter s'ils veulent vivre. J'en déduis probablement qu'un nombre réduit s'occupe de ramener de quoi manger, pendant que la majorité évacue tout le matériel qu'ils peuvent. »

Le manipulateur des ombres s'avança dans le village désert. Le vent soufflait de plus en plus fort, et maintenant qu'il ne courait plus, il commençait à avoir froid. Il se contenta donc d'une inspection rapide.


« Ils doivent sûrement avoir un immense tas de bois quelque part, à l'abri de l'air humide, peut-être dans leur campement de fortune, pour alerter les pêcheurs de rester loin au large si les premiers signes de la déferlante apparaissent. Pour le peu que j'en sais, le mieux en mer est de rester au plus loin possible des côtes dans ces cas-là, afin de ne pas sentir le mouvement de l'eau qui passe '' sous '' eux. Si ce n'est pas le cas, il faudra les prévenir demain, mais comme dit, je ne m'inquiète pas trop sur leur organisation : les villageois d'ici savent sans aucun doute mieux que nous quoi faire. C'est donc surtout notre force que nous allons leur prêter pour déménager le plus possible de leur matériel hors de porté de la vague, jusqu'à ce qu'elle passe. Allez, ne trainons pas ici. Je ne pense pas que nous les trouverons cette nuit. Nous allons nous éloigner d'ici, et passer la nuit dans les arbres, au cas où. »

Ils prirent alors le même chemin par lequel ils étaient arrivés, et rebroussèrent sur plus de deux kilomètres, afin de s'assurer une marge de sécurité.

« Regarde, je vais te montrer comment t'attacher pour passer une nuit dans un arbre, cela pourra te servir à plus d'une occasion. Nous allons peu dormir par contre, malgré que la distance parcourue, car il va falloir assurer un tour de garde. J'espère que ça ira pour toi, tu t'es levé encore plus tôt que moi. »

Suite à quoi, Natsuki expliqua à son collègue le type de nœud à faire, et comment s'entourer autour du tronc sans s'étouffer. Il repéra ensuite une branche assez solide pour le soutenir, en hauteur près du tronc. Comme il faisait vraiment sombre, c'est presque plus à tâtons qu'il la trouva, en escaladant à l'aide de son chakra. Il mit en pratique ses propres conseils, et, quelques dix minutes plus tard, il tenait bien en place dans une position assise, enroulé dans sa couverture d'hiver. Dormir à la belle étoile ne l'enchantait pas du tout, mais il n'avait pas trop le choix : chercher maintenant le campement temporaire du village qu'ils devaient aider était un idée encore pire, qui leur fera plus perdre de temps qu'autre chose. De là où il était, il ne voyait pas très bien Ryuki, mais il l'entendait encore :


« Je prends le premier tour de garde, tâche de te reposer. »
déclara-t-il simplement assez fort pour être entendu.

Buvant quelques gorgées d'eau de sa gourde, il patienta en silence, à l'écoute des environs. Quelques trois heures plus tard, alors que résister aux bras de Morphée commençait à devenir vraiment impossible, il dégagea de ses affaires attachées près de lui une petite clochette, qu'il agita.


« Ryuki. »
appela-t-il « Ryuki, tu m'entends ? Réveille-moi quand le soleil aura complètement dépassé la ligne de l'horizon. »

L'héritier Nara n'avait même plus la force de dormir '' sur ses gardes '', la journée de voyage intense, suivit de la garde sans bouger, l'avait totalement épuisé. Il n'aimait pas devoir s'en remettre entièrement de la sorte à quelqu'un qu'il connaissait à peine – un parfait débutant qui plus est – mais ses options étaient vraiment limitées, et il n'avait plus ni la force, ni la volonté de réfléchir. Il sombra alors très rapidement dans un sommeil qu'il espérait le plus réparateur possible malgré les conditions. Il ne se leurrait pas trop, cela dit...
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Mar 4 Juin 2013 - 21:37

Il est arrivé à temps, mais on dirait qu'il vient de se réveiller, il préfère dormir à ce que je vois, mais chacun fait comme il veut le matin. Puis on est en train de courir, encore. Mais mon jogging du matin, comparé à d'autres, ne m'a pas affecté, au contraire, je suis super bien réveillé, moi. Puis après un très long silence, pendant lequel je me disais que la journée serait comme ça, Natsuki me demanda si je voulais parler de la soirée d'hier. A vrai dire, j'attendais ce moment:

"Eh bien, pour te dire, j'ai pas apprécié ses gardes débiles qui riaient d'achever des hommes à terre, assommés. Je les répugnais, ces prétentieux qui souriaient comme si ce n'était que des animaux ou des choses encombrantes, inutiles, je les regardais avec de la haine, mais je me retenais, car comme je l'ai dit hier, si j'en tue ou si j'en frappe un, les autres m'attaqueront, et j'en tuerais sûrement d'autres, qui seront remplacés par d'autres débiles qui réclameront vengeance. Je me demande pourquoi ne pas les avoir emprisonné, je les ai assommés exprès!" M'emportais-je. Puis je repris mon calme, et continua:

"Ces gardes, d'après moi, aiment le sentiment de supériorité, d'être comme un dieu ou un juge qui décide de la vie des gens, ou alors ils voulaient pouvoir raconter qu'ils ont tués des brigands en exagérant, en disant qu'ils ont tués un chef bandit très dangereux et recherché, en gagnant de justesse, et inventant d'autres histoires pour être "reconnu". Tout ce que je hais. Quand je serais devenu plus fort, j'empêcherais ça, je sais que ces bandits méritaient une sanction, mais pas la mort, et en plus une mort honteuse, la prison ou les travaux forcés, je sais pas, mais pas ça... Mais quand j'en aurais la force, j'arrêterais ces actes, aux quatre coins du monde, même si je devrais y aller à pied, ou en rampant!" Je finis cette phrase avec un ton un peu énervé, car oui, ces gardes m'avaient foutu en rogne.

On arriva au village la nuit, après avoir fait un arrêt bref le midi à un restaurant, enfin je me souviens plus exactement, mais on a mangé, moi vite comme d'habitude, il n'y avait plus personne, même les animaux sont partis, ils ont déjà pressenti le tsunami? J'ai entendu dire que pour éviter un tsunami, s'installer en hauteur était préférable, enfin je ne suis pas sûr, et je demanda à mon coéquipier, après qu'il m'ait dit qu'on s'en allait:

"Peut-être qu'ils sont installés en hauteur, je crois que c'est mieux face à un tsunami, enfin je suis pas sûr..." Dis-je, un peu hésitant. J'en suis pas sûr, alors pourquoi insister?

Et puis après être repartis sur nos pas, on s'est arrêtés, un peu éloignés de la route, pour minimiser les mauvaises rencontres. Natsuki m'expliqua comment s'attacher à un arbre, mais je savais pas trop en quoi ça pourrait aider, à part éviter de tomber, je voyais pas. Après qu'il m'ait fait une démonstration, je crois, il me dit que ce sera lui qui fera le premier tour de garde, d'accord. Je m'installe pour dormir, avec du mal, car il fait noir, je manque même de tomber, tellement je suis doué....

Je m'endors tranquillement, je sais que je rêverais encore d'un truc que j'oublierais au réveil, mais bon. Puis à mon réveil, Natsuki m'appelait, il devait être crevé, car même si je viens de me réveiller, je suis pas aveugle pour autant. Je me lève, puis je commence à faire ma ronde, pendant que Natsuki s'endort très vite, il devait être bien fatigué quand même. Voila trois heures que je marche, puis j'ai une idée: si un de mes clones se baladait discrètement pour voir les points les plus hauts? J'invoque silencieusement un clone qui partira discrètement chercher le village, mais sans entrer en contact avec qui que ce soit, sinon il a pour ordre de disparaître. Une demi-heure après, il revient, me donnant la carte que je lui ai donné et m'a indiqué dessus quelques points assez hauts et faciles à accéder, des lieux possibles pour que le campement s'y trouve. Je fais disparaître mon clone, assez heureux, et je continue ma ronde.

Le soleil se lève, et je suis un peu fatigué, moi, malgré le fait que j'aime pas trop dormir, je vais voir Natsuki en lui disant:

"Allez réveille-toi, je vais me reposer un peu, je dormirais peut-être une heure, mais j'irais pas plus loin, normalement."

Puis je m'installe sur l'arbre et je commence à roupiller.

Je me réveille, plus tard, et je me prépare vite puis je donne ma carte à Natsuki en disant:

"J'ai trouvé quelques lieux qui pourraient être le lieu du campement, mais ne t'inquiète pas, je n'ai pas quitté mon poste, j'ai envoyé un clone prévu pour disparaître s'il rencontrait quelqu'un, et il est revenu, alors tout va bien." Dis-je, gêné. J'espère qu'il ne me criera pas dessus...
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Jeu 6 Juin 2013 - 11:01

Du haut de sa branche, proche de la cime des arbres, Natsuki ouvrit mollement les yeux, alors qu'Anaki s'était donné la peine de le réveiller. Faire le voyage en deux jours fut une grossière erreur de sa part. Car au final, il avait peu et mal dormi, il grelotait de froid malgré son emballage épais – qui ne recouvrait pas son bras gauche cependant – et était encore épuisé de la veille. Il aurait vraiment dû en rester au schémas initiale, et atteindre Shimonesoki en trois étapes. Erreur est mère d'expérience, mais l'héritier Nara se serai bien passé de celle-ci : il n'avait pas fait honneur au lègue de son clan...

Les yeux cernés, il rangea machinalement le kunai qu'il tenait – lequel lui aurait permit de trancher son système d'attache de sécurité en un instant si besoin – et commença à se détacher. Adhérant bien à sa branche épaisse à l'aide d'une émission constante de chakra, il rangea ses affaires dans son sac à dos de voyage, puis regagna le plancher des vaches de la même façon qu'il s'était rapproché des étoiles : en marchant à la verticale tout le long de l'arbre. Alors qu'il bougeait ses articulations pour les désengourdir – et se débarrasser un minimum des courbatures récoltées – Anaki lui demanda encore une heure de repos, ce qu'il ne pouvait pas lui refuser. Il était plus ou moins responsable de l'état dans lequel Ryuki se trouvait, bien que ce dernier n'avait pas fait grand chose non plus pour profiter de leurs très courts laps de récupération. Natsuki l'observa alors grimper à nouveau à l'arbre, et retourner dans l'étreinte du sommeil sans attache. Comme il ne comptait pas passer son temps à le surveiller, mieux valait pour le jeune débutant qu'il ne glisse pas durant sa sieste, auquel cas il risquait de se blesser sérieusement, s'il ne se tuait pas à l'impact de sa chute. Le manipulateur des ombres mit à disposition l'heure qu'ils s'accordaient pour s'assurer encore un peu de repos. Adossé au pied d'un arbre, sur son sac à dos pour éviter le contact froid de la terre humide de rosée, il entra dans un demi-sommeil, qui tenait plus de la méditation que de le réelle sieste, qui le ramena sur sa discussion avec Ryuki de la veille, alors qu'ils continuaient leur chemin.



*************************


« Tu ne devrais pas juger les gens Ryuki... » répondit Natsuki d'un ton égal. « … peu importe ce qu'ils ont fait, ni interpréter le sens de leurs actions si tu ne connais pas leur histoire du début à la fin. Ceci est un conseil, fais-en ce que tu désirs. »

Échanger avec Anaki était amusant, quelque part. Natsuki et lui avaient des points de vue complètement différents sur le monde dans lequel ils vivaient, ce qui rendait la conversation intéressante, en un certain sens.


« Nous vivons dans un monde singulier, théâtre d'une simple histoire où des gens en tuent beaucoup d'autres. Certains y prennent plaisir, d'autres non. Il y a ceux qui tuent par passion, par devoir, par vengeance ou par survie. Qu'avons nous vu aujourd'hui ? Des hommes qui s'entretuent encore. D'une part, ceux qui le font pour l'argent - en apparence -, et de l'autre, ceux qui veulent défendre leurs biens. Malgré nous, nous avons prit partie pour l'un de ces deux camps, celui qui tue pour se défendre, celui-là même à qui tu reproches d'avoir mis à mort des hommes sans défenses. Toi, qui est neutre à la situation, tu as préféré tenter d'épargner les pillards. Maintenant, étudions le tout sous un autre angle. Tu es un habitant d'ici. Tu as vu ta maison être mise à sac plusieurs fois, tu es peut-être même né d'un viol lors d'une de ces attaques. Beaucoup de tes amis, de ta famille sont morts, tués lors de ces mêmes assauts. Peux-tu, en toute honnêtement, me dire que par vengeance, tu ne voudrais pas tuer ceux qui ont fait cela ? Que tu ne vouerais pas une haine féroce envers eux, et que tu ne prendrais pas plaisir à arracher la vie des responsable de tant de souffrance ? »


Natsuki, qui parlait toujours comme s'il racontait la pluie et le beau temps, ne lui laissa pas vraiment le temps de répondre.


« Je ne pense pas que tu puisses, personne n'ayant pas vécu cette situation ne pourrai répondre à la place de. Ce sont nos expériences de la vie qui définissent notre point de vue et notre approche du monde. Mais peut-être peux-tu au moins essayer de comprendre en te mettant à la place de. J'ai dit comprendre, pas de justifier. Cela rend-t-il l'acte plus noble à tes yeux ? Pas vraiment en ce qui me concerne, mais ainsi va le monde. Nous ne sommes ni des juges ni des dieux, ces derniers nous ont de toutes façon abandonné depuis longtemps, s'ils ont un jour existé. Nous sommes livrés à nous même, et nous faisons les choix qui nous paraissent les mieux. Peut-être que pour ces habitants, tuer les bandits, c'était assurer à leurs proches et à leur descendance une menace moins grande, prendre une vie pour en sauver beaucoup d'autres ? Ou peut-être que tu as raison, peut-être ont-ils tué simplement par plaisir. Mais qui sont-ils, qui sommes-nous, comme tu le proposais, pour choisir de priver un homme de sa liberté en l'enfermant et/ou en le forçant à travailler contre sa volonté ? L'esclavagisme est parfois pire que la mort, selon le traitement qui leur est réservé. Enfin, le sujet est vaste, et ne connaîtra même sans doute jamais de fin. Nous pourrions parler des heures durant, étudier le point de vue des bandits, les raisons qui les ont poussé à agir de la sorte etc... Mais je craints qu'alors, notre voyage ne sera pas assez long.


L'héritier Nara afficha un grand sourire à son équipier, comme s'il venait de se rendre compte du ton égale qu'il employait. Il ponctua alors avec plus d'enthousiasme :


«  Inutile de prendre pour argent comptant ce que je te dis; okay ? Je t'invite simplement à essayer d'avoir une vue d'ensemble sur une situation, et pas seulement te contenter d'un acte isolé. Car à ce que j'entends, le massacre t'a mit plus que sur les nerfs. Je cite ce cas là pour exemple, mais c'est valable pour tout. Et pas vraiment aussi facile à mettre en pratique. La réflexion est un luxe que nous n'avons malheureusement pas tout le temps, trop souvent nous serons amenés à choisir dans l'urgence et/ou l'ignorance. Aussi, peut-être que au final, je n'aimerai que tu suives qu'un seul de mes conseils : fait attention à toi. Chérir la vie est une chose, mettre la tienne en danger parce que tu ménages ton adversaire en est une autre. »


D'un accolade amicale, il tapa dans le dos d'Anaki, et son sourire s'étira :


«  Tu as un beau rêve Ryuki, et j'aimerai sincèrement vivre le monde que tu désirs modeler de la sorte. Alors ne laisse pas tes rêves mourir avec toi. »



***************************

Natsuki lâcha un soupire. Ryuki parlait sans cesse d'avoir la force de, mais combattre la violence par la violence arrangeait vraiment les choses ? C'était hélas la seule arme dont disposait les Hommes bien souvent. Il est dit que les mots sont des pistolets chargés, et qu'ils peuvent faire bien plus de dégâts que les techniques les plus puissantes de ce monde, encore faut-il que la cible soit disposée à les entendre. Vivre dans un monde qui ne connaitra pas la menace de la guerre serai déjà une belle étape dans ce projet : éradiquer purement et simplement le Mal, comme le disait Anaki, était impossible selon Natsuki, à moins bien sûr, d'éradiquer ce qui en est à l'origine, c'est-à-dire les Hommes eux-même...

Ouvrant les yeux, l'héritier Nara quitta sa semi-méditation et les souvenirs qui allaient avec. Il réveilla son coéquipier, et ensemble, ils firent le point sur la situation. Pendant qu'il montait la garde, Ryuki avait utilisé un clone pour partir en prospection dans les environs. Le résultat des recherches figurait sur la carte qu'il avait prit.


« Bonne initiative. »
le félicita Natsuki en étudiant le plan. « Cela pourra nous servir s'il n'y a encore personne au village. Comme je te l'ai dit hier, les habitants doivent encore y venir pour sauver ce qui peut l'être, et pêcher encore. Si ce n'est pas le cas, ta carte nous permettra de chercher leur campement plutôt que de perdre du temps à les attendre. »

C'est donc en tout logique qu'ils retournèrent à Shimonesoki tout en surveillant les alentours, à la recherche de signes de vie. Bien qu'il ne croyait pas vraiment en une divinité, Natsuki accorda une petite prière à l'entité incarnant la chance, avec l'espoir de ne pas croiser de Tsunami en chemin. Requête qu'elle accéda, visiblement, car aucune vague destructrice ne vint troubler leur trajet. Et comble de tout, le duo de Konoha trouva ce qu'ils voulaient y trouver : les habitants déjà bien affairés de si bon matin. Il y avait, grand maximum, peut-être une cinquantaine de personnes ici, toutes vêtue assez chaudement. Et tous sans exception oeuvraient comme dans une fourmilière. Il n'y avait personne patientant les mains vides en attendant que quelque chose se passe. Pour ceux qui étaient encore septiques à ce sujet, les habitants du village côtier se préparaient au pire, et s'y préparaient bien.


« Nous sommes les ninjas venus de Konoha pour vous prêter main forte. »
annonça Natsuki d'une voix forte, afin d'être entendu de tous ceux qui les regardaient avec méfiance.

Il n'allait pas leur jeter la pierre pour cela : n'importe qui serait sur la défensive alors que des inconnus non désirés débarquaient dans leur village à la veille d'une catastrophe. Cela dit, après l'annonce du manipulateur des ombres, les visages fermés et méfiants se changèrent en une expression de joie. Un homme de stature imposante se proposa même de les accompagner pour que les deux ninjas rencontrent le doyen, sans prendre la peine de déposer les nombreux poteaux qu'il portait à l'épaule. Ils ne marchèrent pas plus d'une vingtaine de pas avant de le trouver. Le fameux doyen n'avait de doyen que le nom. Il avait l'air relativement jeune, et son physiquement très bien conservé. Il s'apprêtait à aider un groupe d'homme quand l'arrivée des ninjas le coupa dans son élan.


« Nous somme les ninjas de Konoha que vous avez demandé. »
répéta Natsuki en tendant le rouleau d'informations de leur mission.

Le reste de la conversation se perdit dans des banalités. Ils se saluèrent, le doyen les remercia d'être venu, leur fit un résumé de la situation actuelle, et leur attribua une tâche à chacun, avant de reprendre son activité.


« Bon courage Ryuki. »
dit simplement Natsuki.

Suite à quoi, il s'approcha de l'une des maisons de bois, laquelle se voyait comme quelques autres être démontée avec plus ou moins de force. Elle était vide, et les six hommes œuvrant dessus tentaient de casser les murs au niveau des angles, récupérant de la sorte le plus de matériel possible pour reconstruire leur village une fois le raz-de-marré passé. Alors que les premiers murs furent récupérer, l'héritier Nara prête main forte aux ouvriers pour en empiler une bonne dizaine, et à cinq, ils soulevèrent le tout non sans difficulté, et se mirent en route vers leur campement de fortune, situé bien plus loin, là où la vague ne pouvait faire ses ravages.

« Ainsi ils attendent le tsunami entre demain et le jour d'après, selon leurs prévisions. » songea Natsuki, qui n'y connaissait pas grand chose en mer. Il ignorait ce qui pouvait provoquer un tel décalage entre le tremblement de terre, et l'arrivée d'une vague, mais cela jouait en leur faveur. Enfin, s'il pouvait dire ainsi. Car en observant un peu le village travailler de concert pour assurer sa survie, il confirma les doutes qu'il avait eu : à quoi deux genins pouvaient bien servir ici ? Les habitants d'ici étaient forts, organisés, et savaient quoi faire. Le manipulateur des ombres tout comme son coéquipier, en revanche, n'était encore que des adolescents, loin de posséder une force physique démentielle capable de changer la donne ici. Au milieu de tous ces villageois, que représentaient-ils de plus, en étant seulement deux ? Symboliquement, ils représentaient peut-être juste la vérité de ce monde. Pour vraiment servir à quelque chose, il aura fallu plus de ninjas, capable d'ériger des murs de terre et de pierres solides à l'aide de techniques, ou encore un dôme protecteur pour encaisser la vague. Peut-être même quelques dragons aqueux suffisamment immenses pour s'écraser sur la vague, et en réduire sa force. Toutes ces techniques nécessitent un très long entrainement, des années d'expériences et de pratiques, ce qu'aucun des deux genins n'avaient. Natsuki l'avait déjà annoncé avant de partir, il n'avait rien pour lutter physiquement contre le raz-de-marré, pas plus que Ryuki. Plusieurs chunins, à défaut de Jonins, auraient réellement pu avoir une influence sur le cours des événements ici, alors pourquoi juste eux-deux ? Peut-être simplement parce que les habitants d'ici n'avaient pas les moyens de payer plus, et que Konoha ne désirait pas se priver temporairement d'une partie plus importante de sa force militaire pour si peu d'argent. Ainsi fonctionnait le monde et l'argent. Cela dit, si Konoha faisait sans cesse preuve de charité, les ennemis du Village Caché en auraient profité depuis longtemps pour le raser.

Au milieu de tous ces hommes et ces femmes fatigués de travailler tant, mais qui continuaient avec détermination, Natsuki se sentait vraiment insignifiant quant à l'aide supplémentaire qu'ils apportaient. Ils n'étaient même pas capable de créer quelques clones consistants pour faire des bras supplémentaires... Peut-être que sa présence leurs redonnait au moins un peu plus d'espoir ?
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Jeu 6 Juin 2013 - 18:54

En dormant, j'ai repensé à ce que Natsuki m'a dit hier, que l'on tue par plaisir, vengeance ou survie, mais ce qu'on a vu, c'était du plaisir, il ne peut pas le nier, ces gardes souriaient comme si c'était un jeu de "tue le bandit", mon coéquipier m'a dit aussi que je ne connaissais pas leur histoire, je m'en doute, mais je ne crois pas que peu importe la vie, on puisse éliminer quelqu'un à terre en riant, c'est impossible, et je le sais. Natsuki m'a dit aussi de me mettre à leur place, si j'étais une victime de ces bandits, que mes amis et ma famille serait mortes pendant leurs attaques, si je les hairais, et bien je pensais déjà à ça, mais vaguement, en pensant à ces villageois, j'essayait de me mettre à leur place pour trouver les mots pour leur parler. Pour les vols, je ne tuerais pas, c'est sûr, mais quant à la famille, j'ai toujours cherché la cause de la mort de mes parents, et pour ma famille d'accueil je m'en suis voulu d'en avoir sauvé aucun à part Sari, mais quand il était menacé, je n'ai pas tué un seul Nukenin, parce que ma raison m'en empêche, ce serait comme me trahir moi-même, ce que je ne voulais pas, je veux respecter mes idéaux, et ce jusqu'au bout! J'écoutais Natsuki me parler, c'est fou ce qu'on a de différent: il serait plutôt celui qui connaît le monde, et qui s'y adapte sans rien dire alors que moi je veux le changer, et que je parle haut quand je n'aime pas quelque chose, on est opposés en quelques sorte. Le Nara me parla aussi de l'esclavagisme pour les bandits, peut-être que ce n'est pas la solution, mais je la trouverais, il peut compter là-dessus. Ensuite il m'expliqua qu'il voulait une vue d'ensemble sur la chose, et pas qu'une partie. Il m'a aussi dit qu'il aimerait vivre dans le monde que je voulais créer et chérir ma vie, mais aider les autres, c'est comme ça que je suis heureux! Mais je remarqua qu'il avait omit un détail: parler des gardes et des villageois, ok, mais et les bandits?

"Oui mais, tu as parlé de deux points de vue sur trois: t'as oublié les bandits. Eux aussi ont peut-être une raison "valable" de faire ça, peut-être que les gens les ont rejetés et ils ont voulu se venger en se regroupant en un groupe, ou bien ces bandits étaient des villageois d'un petit bourg qu'on a attaqués, et les survivants se sont retrouvés obligés à faire le mal pour survivre, il y a, comme tu l'as dis, plusieurs raisons à part le plaisir: survivre ou se venger de ceux qui les ont attaqués. On oublie souvent le fautif dans l'histoire, mais on oublie aussi qu'il a peut-être été victime avant."

Je termina notre discussion car on arrivait au village côtier.



Mais là j'étais avec Natsuki, après lui avoir donné ma carte, qu'il apprécia, génial, alors. On retourna au village pour voir si quelqu'un était là-bas, et la prière de Natsuki a sûrement marché, car des gens étaient là, en train de travailler, mais ils nous regardaient avec méfiance, c'est normal, ils sont mal si on venait les attaquer. Mon camarade prit la parole et un grand gaillard nous amena devant le doyen, qui avait pas l'air d'être aussi vieux! On le salua, il nous remercia, puis il alla retourner à ses occupations, et Natsuki alla aider des gens pour casser des maisons et récupérer des matériaux. Moi je pris un instant pour réfléchir: à deux, on vaut pas grand-chose pour le physique, surtout qu'on est jeunes, et pas expérimenté, donc presque inutiles. Mais je pensais que je pourrais utiliser mon affinité Fûton pour trancher du bois et le Haiton pour allumer un feu, ou en prolonger un. Alors je me dirige vers la forêt, mais avant je m'adresse à Natsuki, assez fort:

"Natsuki! Je vais couper du bois et chercher de quoi manger, si tu me cherches, je suis dans la forêt, ou tu peux venir si tu veux!"

Et j'entre dans la forêt et je commence à couper du bois avec mon affinité Fûton et j'en emporte au village, car je ne sais pas où est le campement, je le pose sur une charrette prévue pour, allez, faut pas traîner!
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Sam 8 Juin 2013 - 16:27

Ils marchèrent peut-être un quart d'heure, bien chargés, avant d'atteindre le campement de fortune. Il n'était pas relié par une quelconque route, et l'emplacement n'y figurait sur aucune carte. Ce n'était rien d'autre qu'une plaine terreuse, que l'herbe du printemps n'avait pas encore colonisée. A la place, il y avait partout des tentes, du matériel en masse entreposé ici et là, couvert de bâche, et plusieurs habitants vêtue de façon similaire. La plupart - ceux qui n'étaient pas les enfants les plus jeunes, incapable de travailler – étaient armés d'outils divers, hommes comme femmes. Seule une poignée pouvait se targuer de porter un lance ou un sabre dont l'aspect trahissait ses années de service. Sans doute n'avaient-ils que cela pour se défendre, s'ils faisaient une mauvaise rencontre. Natsuki, qui malgré le but de sa mission conservait une certaine méfiance, décida de garder son sac avec lui, qu'il attachera plus tard dans un haut arbre, caché à mi-chemin entre le village officiel de Shimonesoki et le campement actuel. Il passa d'ailleurs une bonne partie de la matinée sur ce trajet. Maintenant qu'il connaissait l'emplacement de leur pied-à-terre, il fit démonstration des pointes de vitesse qu'il pouvait atteindre en transportant d'un point à un autre le matériel plus légers qui nécessitait d'être prit. S'il voulait se proposer au début d'aider à creuser l'impressionnante fosse qu'il avait vu en cours de route, destinée à briser une partie de la vague une fois que le tsunami était passé sur leur village, il se rendit compte qu'il sera bien plus utile en assurant le transport du matériel. Il avait néanmoins posé la question sur l'intérêt de creuser après le village en bord de côte plutôt que sur la plage elle-même. La réponse qu'on lui donna fut simple : impossible de creuser assez profond dans du sable, ce dernier étant de toute façon trop meuble à encaisser la vague.

Il accueilli la pause de midi à bras ouvert. Il l'avait attendu depuis son réveil catastrophique de ce matin, qui ne lui avait été que trop peu récupérateur. Ainsi, il goûta le fameux poisson pêché d'ici après avoir terminé son dernier aller-retour où il avait avec un autre tiré une charrette de bois, coupé par son homologue apparemment. Il ne mangea qu'une simple ration, cela dit, préférant prendre un peu de temps pour s'assoupir. Ce n'était pas un travail payé à la pièce avec des heures fixes pour le repas et le repos, Natsuki savait que minute de travail fournit était pour le bien d'un village. Aussi il n'était pas étonnant de voir combien chacun s'y investissait. Mais il en avait réellement besoin. User autant de son chakra pour accélérer sa vitesse entamant sérieusement ses forces. Même s'il reconnaissait volontiers que l'on éloigne toujours plus les limites de son corps en le poussant un peu plus loin que son maximum actuel, il savait que trop forcer n'était que néfaste : ce n'était pas le moment de se blesser bêtement par fatigue ou inattention dû à.

La première partie de l'après-midi se déroula sans accroche. Chacun était occupé à sa tache, œuvrant de son mieux au milieu des éclats de voix et du tintement des outils. Le temps fut même clément avec eux, accordant une dizaine de degrés en cette fin d'hiver. Le calme ne dura pas, cependant. Alors que Natsuki aidait à charger une charrette de matériel, le son puissant d'un cor résonna dans tout Shimonesoki. Tout le village se mit soudainement en branle : C'était le signal. La note fut jouer de concert par plusieurs habitants, jusqu'à ce que la dizaine couvrit largement le brouhaha. Le cor, comme il l'avait été expliqué au deux ninjas dans la matinée, servait d'alerte, quand les premiers signes du tsunami apparaissaient. L'océan était en train de se reculer de façon inhabituelle. La vague dévastatrice n'était pas attendu si tôt, mais même les usagers de la mer pouvaient commettre des erreurs. La prédiction erronée, ce ne fut pas pour autant la panique dans le cœur des villageois. Tous agirent dans la précipitation, mais aucun ne céda à la peur : ils avaient largement le temps de rejoindre le campement. Les porteurs de cor continuèrent de souffler par moment en courant vers le campement de fortune, jusqu'à ce qu'une très large tour de fumée s'y élève, bien au-delà de la cime des arbres, à l'attention des pêcheurs. Ces derniers étant partie bien loin au large avec leurs barques pour attraper de quoi nourrir les leurs, ils ne leur restaient plus qu'à s'éloigner encore des côtes, et attendre que le tsunami passe sous eux, et ne dévaste ce qu'il restait de leurs maisons. Le transport de planches et autres fut maintenant terminé. Ceux qui portaient des rondins ou tiraient leur charrette lâchèrent tout, et chacun privilégia ceux qui assuraient leur survie et leur prospérité : leur matériel de pêche. Ils prirent en vitesse ce qu'ils pouvaient, sans que cela ne les encombre pour courir, et se dirigèrent droit vers le village. Encore une fois, ils impressionnèrent Natsuki de leur organisation et de leur rigueur. Aussi disciplinés que des militaires, tous couraient vers leur campement sans se marcher les uns sur les autres. Ils se soutenaient mutuellement, et avançaient en un groupe soudé, uni. L'héritier Nara n'eut pas le temps de s'en émouvoir. Il s'assura d'un rapide coup d'oeil que plus personne n'était dans le village – et il n'y avait aucune raison que ce soit le cas, quiconque n'étant pas ou plus en état de travailler devait rester au campement – puis ferma la course du peloton, en emportant avec lui un lourd filet de pêche enroulé sur ses épaules.

La traversé de la profonde tranchée, large de plusieurs mètres, fut facilité par les nombreux ponts de fortune mis en place. Et là encore, aucun ne poussa ceux du devant pour accélérer le pas dans la panique. Les uns après les autres, ils passèrent en toute sécurité, puis reprirent leur exode vers le campement. Là bas, un grand bucher brûlait, celui que le manipulateur des ombres avait vu plus tôt, et deviné la fonction. Les familles se retrouvèrent, s'enlacèrent, regroupèrent leur équipement encore en état, et s'organisèrent dans le cas où les précautions qu'ils avaient prisent n'étaient pas suffisante. Natsuki, tout en sueur et chargé comme un boeuf entre le filet de pêche et son sac qu'il avait récupéré en chemin, arriva le dernier, et rejoignit Ryuki.


« Voilà, il ne reste plus qu'à attendre jusqu'à demain dans le meilleur des cas. N'essaie pas de retourner au village avant, les raz-de-marrée sont parfois constitués de plusieurs vagues successives espacées dans le temps. »


Derrière eux, beaucoup de tristesse, mais aucun des villageois ne semblaient pourtant avoir perdu de sa détermination. Une bonne chose. Il leur en faudra beaucoup pour rebâtir sur la terre qui leur sert autant de berceau que de tombeau.
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Message(#) Sujet: Re: Cause perdue [Rang C- Ryuki] Dim 30 Juin 2013 - 22:02

HRP : en l'absence de réponse de Ryuki depuis 21 jours, autant au rp que sur messagerie privé, je me permets sur accord de conclure cette mission.


Lorsque Natsuki quitta le nouveau village de Shimonesoki, une semaine s'était écoulée depuis l'incident du raz-de-marée. Une semaine, qui fut bien remplit. Le lendemain de la vague, les villageois comme les ninjas s'étaient rendu sur place, pour constater l'étendue des dégâts, lesquels étaient visible bien avant d'y être. La végétation avait été saccagée par la force du courant sur plusieurs centaines de mètres des côtes, avant de mourir finalement, en laissant derrière elle ce qu'elle avait emporté depuis son point de naissance. Poissons, algues et débris en tout genre jonchaient le sol. Rien n'était dans le fossé creusé par contre, le tsunami n'ayant pas pu aller si loin. Dans le village, il n'y avait rien à en dire, car il n'y avait plus rien, sinon des déchets : tout était à rebâtir. Les autochtones ne perdirent pas de temps. Le chemin avait été fait avec tout le matériel transportable possible, une fois que le sol de leurs futurs constructions fut nettoyé, ils s'y attelèrent aussitôt. Pour sa part, Natsuki usa comme à l'aller de son point fort, à savoir la vitesse, pour assurer le déménagement entre le campement de fortune, et le nouveau village de Shimonesoki. Et il y avait de quoi faire, entre tout le matériel de pêche, les ressources pour rebâtir les habitations, et les affaires de chaque villageois ayant pu être épargnées. Tout était à refaire, mais il n'y avait pas que du négatif dans le bilan du désastre, loin de là. Aucune perte humaine n'était à déplorer. Ceux qui avaient été surprit par l'arrivée du raz-de-marée, à savoir les pêcheurs en mer, avaient attendu tranquillement le lendemain matin pour rejoindre la plage. Une bonne chose que chacun était partit avec assez de provisions et une couverture pour dormir au cas où. La saison était certes encore un peu froide, mais pas assez pour effrayer ces natifs.

Tout le monde y mettait du sien à sa façon, autant les femmes que les hommes, autant les plus vénérables des habitants que les plus jeunes. Et au milieu d'eux, les deux ninjas de Konoha, tentant eux aussi d'être le plus utile possible dans des travaux qui les dépassaient parfois un peu. Les villageois avaient l'habitude de ce genre de travaux, contrairement à eux. Mais après une semaine passée à suer sang et eau sous les prémisses d'un soleil irritant, du levé de l'astre jusqu'à son couché, Natsuki avait apprit beaucoup dans le domaine des travaux manuels. Malgré leur situation, chacun prenait le temps de lui expliquer exactement ce qu'il y avait à faire, ou ce qu'ils attendaient de lui. L'héritier Nara, loin d'être un idiot empoté, s'en sortait donc à chaque fois grâce à la pédagogie dont faisaient preuve les autres. Lorsqu'il quitta le village, sous les remerciements de tous pour l'aide apporté par Konoha, il n'était pas devenu un charpentier hors normes ou un tresseur de filet de pêche de légende, mais il avait au moins emporté avec lui quelques connaissances de base qui finiraient bien par lui servir tôt ou tard. Et s'il avait beaucoup reçut, il avait aussi eu l'occasion de donner : se débrouillant plutôt bien en cuisine, il avait fait démonstration de son talent avec les aliments maritimes, usant d'épices et de techniques de cuisson diverses, et enseigné les recettes.

Le trajet du retour fut davantage calme que l'aller. Pour commencer, Natsuki avait suggéré à son compagnon, maintenant que plus rien ne les pressait et que le temps s'était réchauffé, de prendre leur temps en chemin, et de le parcourir en trois étapes plutôt que deux. En effet, il ne tenait pas à réitérer l'expérience de dormir dehors après avoir voyagé une partie de la nuit. De plus, après la semaine de travail intense que les deux venaient de vivre – même si cela ne représentait pas la moitié du temps abattu par les autochtones de Shimonesoki – aucun des deux ne semblaient en état pour retenter l'aventure. Ensuite, ils ne croisèrent pas de pillards des grands chemins, ce qui était sans doute la principale appréhension du genin tatoué. C'est ainsi que, après deux semaines loin de leur village, les deux konohajins regagnèrent leur habitat. Ils s'échangèrent une poignée de main une fois le rapport de leur mission effectué – et leur salaire encaissé – puis se séparèrent, chacun ayant sans doute envie de regagner le lit de leur chambre après une bonne douche.


« Se laver à l'eau de mer glacée, c'est sympa, mais un peu de confort de temps en temps, cela fait du bien aussi. »
soupira d'aise Natsuki alors que l'eau chaude de la douche ruisselait sur les tatouages imprimés sur sa peau, visiblement ravi de retrouver son chez lui.
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Cause perdue [Rang C- Ryuki]

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