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 Une tour bien seule [PV Myakudou On']

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Message(#) Sujet: Une tour bien seule [PV Myakudou On'] Jeu 20 Juin 2013 - 0:04

La lune était encore haute dans le ciel, mais commençait à décroître. Cela annonçait à peu près les quatre heures du matin. C'était pour moi le moment de me lever. Vraiment tôt pour se réveiller vous me direz, et je vous l'accorde, alors vous surenchérissez en disant qu'il faut être fou et qu'à moins d'une mission bien spéciale qui dût me tirer du lit, il n'y avait aucune raison d'y en sortir. Je vous entends déjà hurler me traitant de tous les noms et que cela ne me ressemble pas, mais si je suis maintenant partis sous la douche de si bonne heure, c'est que je pars en exploration tout seul pour découvrir le monde qui m'entoure et pour ma satisfaction personnelle. Avant que vous ne balanciez ces grosses pierres que vous tenez dans vos mains laissez-moi au moins vous en dire un peu plus, et si cela ne vous convient toujours pas et que déterminez comme vous êtes, vous désirez tout de même me lyncher et bien attendez la fin de ce poste. Je m'arrangerais par la suite pour survivre et le continuer.

Les cheveux encore dégoulinant, je sortais de la salle de bain pour retourner à ma chambre dans la pénombre. Les grosses goûtes d'eau que laissait échapper mes mèches tombèrent au sol laissant une traînée sur le parquet. Il aurait été aisé de me suivre après mon passage. Je refermais délicatement la porte derrière moi et espérai ne pas avoir fait trop de bruit pour ne surtout pas réveiller mes parents qui dormaient eux aussi à l'étage. Un dernier coup de serviette pour enlever le plus d'humidité possible de mes tifs pour ne pas attraper froid lorsque je sortirai et la balançai sur la chaise puis enfilai mes bottes une à une, mis mon bracelet à mon poignet droit pour masquer ma marque. Je rangeais les dernières affaires qui me restaient dans un sac que j'enfilais tout de suite après. Au tour de mon katana maintenant. Je ne voulais pas me le trimballer avec à la main pendant tout le voyage, j'avais donc fabriqué un porte sabre de fortune que j'avais installé à la taille dans le dos. J'y accrochais le fourreau et vis que tout tenait. C'était parfait, il ne me restait plus qu'à partir. J'ouvris les fenêtres en grand, posa un pied sur le rebord et m'élança de toute mes forces dans la rue. J’atterris sur le lotissement d'en face et d'un bon décollai une nouvelle fois vers le toit suivant. C'était agréable de sentir la fraîcheur matinale sur soi. Je découvrais une nouvelle chose qui me plaisait beaucoup et que je n'avais jamais connue. C'était décidé, à partir de maintenant je me lèverai plus tôt pour pouvoir ressentir ça encore et encore.

J'étais heureux de cette petite balade, mais malheureusement le plus dur restait à venir. En effet, les portes du village étaient bien gardées la nuit, et seules les personnes avec des dérogations pouvaient y en sortir. Il allait falloir que je trouve quelque chose pour passer sans me faire repérer, la feinte serait donc de mise. Une fois arrivé au pied de la sortie, j'aperçus deux gardes. Ce serait peut-être plus facile que je ne le pensais. Le seul problème était qu'ils étaient vraiment justes devant et surveillait de façon très méticuleuse le chemin. Trouver la bonne technique n'était pas chose aisé, et forcer le passage n'était clairement pas une bonne idée. Je commençais à désespérer caché dans mon coin, collé au mur d'une maison. Mais un des gardes bougea, et je pus entendre, malgré le fait que je dus tendre l'oreille au maximum, qu'il allait pisser un coup. C'était ma chance ! Mais je revins bien vite à la réalité quand je vis que l'autre était encore là. Bon je devais bouger, je n'allais pas rester indéfiniment ici. Je courus discrètement jusqu'au mur et me mis à le rasé de très près pour me rapprocher du check point. Je savais pertinemment que cette technique n'avait que peu de chance de se révéler fructueuse. Mais le deuxième garde se retourna vers son compère pour lui demander quelque chose. C'était parfait, une ouverture se présentait à moi. Toujours en longeant l'enceinte, je me précipitai sans bruit et passais par l'ouverture. Je décalai le plus vite possible pour sortir du champ de vision. J'étais dehors, tout se passait bien jusqu'à maintenant. Je pouvais enfin me lancer dans mon expédition et elle était loin de se finir. J’avais pour but de partir à la découverte de monument qui se cachait sur le territoire de la feuille. Je pensais ne partir qu'une journée, mais peut-être qu'il m'en faudrait plus. Il y avait certainement tellement de chose à découvrir que ça devait prendre du temps de tout visiter.

Les kilomètres défilaient les uns après les autres, et déjà le soleil se levait. Cela devait bien faire deux voire trois heures que je marchais, et je n'avais toujours rien trouvé. Je devais certainement mal m'y prendre. Il est vrai que j'avais emporté une carte du pays sur moi pour pouvoir m'orienter en cas où je m'égarerais, mais je voulais avant tout découvrir par moi-même sans aucune aide. Mais je commençais à me décourager quant à mes talents d'orientation. Et puis la fatigue commença à se faire sentir. Voilà depuis mon départ de Konoha que j'arpentais les routes, sentiers et forêts sans même prendre une seule pause. Mais cette fois-ci je tombais sur plus fort que moi, une crête raide et abrupte qui me donnait du fil à retordre. Je l'escaladais avec difficulté, et c'est après plusieurs glissades et quelques chutes que je parvins au sommet. Tout ce mal en value la peine. Devant moi ce dressait un panorama des plus majestueux. Un temple niché en haut d'une colline frappé par les rayons du soleil levant, lui donnant une teinte orangeâtes. Je restais là, émerveillé par ce que je voyais. C'était tout simplement sublime. Il n'y avait pas un bruit à part le petit champ des oiseaux au loin appelant leur concubin. Après que cette idylle ce soit évaporée, je décidais de prendre une petite pause bien mérité. Je posais mon sac, m'essayai à côté et commençai à l'ouvrir. Il se mit alors à bouger et je le repoussai. La surprise était totale. Quelque chose avait dû se glisser dedans. Et cette petite chose apparue, montrant son bout du nez et ses poils mauve. Repede... Cet affreux avait décidé d'être de la partie. J'étais prêt à le gronder puis me dis que ça ne valait pas la peine. Il était trop tard, le mal était fait. Je le pris donc dans mes bras et le caressai avant de prendre un petit casse-croûte. Il faut croire que le trajet lui avait creusé l'appétit car la moitié de mes provisions avaient pris le large. Le saligaud s'en était fait un plein ventre. Je le regardais d'un air désespéré mais ne put me contraindre à le gronder. A peine posait-on les yeux sur lui que la première idée qui nous venait à la tête était de lui faire un câlin. J'entamais ainsi un bout de biscuit à moitié mangé.
Une fois ma fringale comblé je repris la route. J'avais enfin trouvé mon temple, le premier d'une longue série je l'espérais. Il était à plusieurs kilomètres et une longue route m'attendait encore. Bizarrement mon sac était beaucoup plus léger depuis que l'animal l'avait quitté. Il m'accompagnait dans cette expédition marchant à mes côtés. Et le temps fut bien long à parcourir cette distance. Mon compagnon de voyage avait décidé de s'arrêter à chaque bout de feuille qui trainait par terre pour le renifler. Mais après ces haltes indénombrables nous arrivâmes au pied des escaliers. Je les gravis quatre à quatre pour arriver enfin à ma délivrance. Il était encore plus beau de près que de loin. Tout ce bois et ces reliures en or incrusté dans les murs, j'étais scotché. Je restais là un long moment à le parcourir dans tous les sens. Je tombai même sur un moine avec qui je m'entretenu un long moment où il m'expliqua toute l'histoire de ce lieu emblématique.
Lorsque je quittai les lieux, les dix heures étaient déjà révolus. Il est vrai que j'avais connu quelques complications lorsque mon chien avait décidé de venir mettre le bazar en plein milieu d'une cérémonie spirituelle. Cela m'avait valu une remonté de bretelle, mais après mille excuses on me pardonna et on me donna même un petit gâteau enroulé dans un drap. Il avait été confectionné par le maître Yulin. Je n'hésiterai pas à repasser par ici pour le remercier et le complimenter sur ses pâtisseries lorsque je l'aurai goûté.

Je reprenais mon voyage d'un pas plus motivé que jamais. J'étais à croire que le prochain sanctuaire serait moins long à trouver. Je passais par une grande plaine rempli de champ de fleur aussi jolie qu’odorante m'emportant dans des contrées encore inexploré. Cela me faisait voyager dans des pays chaud et doux, dont le climat était toujours prospère. J'aimerais bien un jour voyager par-delà les océans et découvrirent de nouvelles terres encore non visité. En attendant j'avais toujours ma terre natale à parcourir, et elle était plutôt vaste. Il me faudrait certainement plusieurs années avant de tout voir. Alors j'avais bien fait de commencer maintenant. Et puis une fois finie peut-être que j'irai à Kumo. Vu que nous sommes alliés maintenant ce serait bien d'en profiter. Et de plus cela me permettra de reconnaître le terrain si une éventuelle mission venait à se dérouler là-bas. Je m'y voyais déjà, mais quelque chose me sortit vite de mes pensées. Je venais de me prendre Repede dans les pattes et m'étais lamentablement étalé par terre. Quelle plaie ce chien, toujours là pour me pourrir mes rêves. Mais heureusement qu'il était avec moi car sinon je m'ennuierai tout seul. Je n'aurais personne à qui parler ce qui, dit en passant n'était pas tout à fait exact, l'animal n'avait pas beaucoup de répondant. Je me livrais donc à des monologues absurdes lui parlant de mes rencontres et de mes missions. Peut-être qu'un jour il m'accompagnerait et que nous nous battrons la main dans la main, ou du moins la main dans la patte. Puis quand j'en avais marre de parler pour rien, je lui balançai un bâton de bois pour qu'il aille le chercher. Mais comme à chaque fois il me le ramenait. Soit ce chiot était surdoué, soit il avait un don pour m'embêter. Pas une minute à moi ! Après ce grand terrain vierge de tout arbre, je finis par rentrer dans un biome boisé. Avant de pénétrer dedans je regardais le soleil, seize heures d'après mes approximations. Seize heures ?! Je n'avais pas vu le temps passé. Bon et bien cela faisait bientôt six heures que je marchais s'en m'arrêter et pourtant je ne ressentais aucune fatigue. Il fallait que je me dépêche de trouver un nouvel édifice pour le visiter et voir s’il pouvait m'offrir l’hospitalier pour la nuit. Je m'engouffrai sous cette voute de feuilles assez dense. Il faisait assez sombre en dessous mais je ne pouvais pas m'arrêter pour prendre du repos à l'ombre, je devais me dépêcher. Je pressais donc le pas le cœur plein d'espoir. Plus j'avançai plus les arbres devenait moins feuillu. Bizarre comment la nature changeait si vite. Mais cette fois-ci je devais me reposer, je n'en pouvais plus, la marche forcé n'avait rien donné et m'avais totalement vidé. Je posais mon sac au sol, puis tombai à genoux. Je m'adossai contre un tronc et Repede me sauta dans les bras, s'allongea et s’endormit presque aussi vite, chose qui ne tarda pas non plus pour moi.

Un terrible fracas me sorti de mon sommeil. D'un air paniqué je me demandais ce qu'il se passait. Je me relevais d'un bond essayant de voir s’il n'était pas arrivé quelque chose, mais rien. Rien à part que le chiot n’était aplati sur le sol tremblant comme une feuille morte. Je m'approchai de lui tendant la main essayant de comprendre ce qu'il avait mais à nouveau un bruit tonitruant retentit et l'animal me sautait dans les bras. Enfin je comprenais, le tonnerre le terrifiait. Alors que je me relevais tout en le caressant pour le calmer, une pluie diluvienne s’abattit sur nous. Misère je devais trouver un endroit où je pourrais m'abriter, surtout que maintenant les éclairs et leurs lumières pourfendeuses s'étaient invités à la partie. Un terrible orage se déroulait au-dessus de nos têtes. Je mis la boule de poils dans mon sac et m'élançait à toute allure. N'importe qui savait qu'il était dangereux de rester sous des arbres alors que les armes du ciel s'abattaient avec violence. En parlant de ça, un ne tomba pas très loin de moi. L'inquiétude commençait à monter mais je devais rester concentré et lucide. Puis je tombai sur des arbres morts. Cela me surprit tellement que je m'arrêtais pour le contempler. Tout autour de moi le terrain était dévasté. Il avait certainement dû se passer quelque chose ici il y a longtemps. C'est là que je l’aperçus, une immense tour, planté en plein milieu d'une clairière, majestueuse mais salement amoché. Je la contemplais ébahi de trouver un tel bâtiment en plein milieu d'une forêt, perdu. Mais un nouveau retentissement me ramena à la réalité et j'entrepris de rentrer dans la flèche. J'espérais qu'il n'y avait personne, de toute façon si c'était le cas je serai fixé, surtout si c'était des bandits qui occupaient les lieux. Une fois à la porte je toquais, geste qui se révéla plutôt inutile. Je rentrai donc, sur mes gardes, la main sur la poignée de mon katana posté sous mon sac dans le dos. Je fis le tour des lieux mais à ce que je vis personne n'occupait la place. C'était une bonne chose pour moi, je pourrai me reposer tranquillement. Je me rendis compte alors que j'étais trempé jusqu'à la moelle, et rien pour me sécher. J'étais parti pour un bon rhume, la galère. Je montai les escaliers jusqu'en haut où je tombais sur une petite salle avec une fenêtre donnant sur la forêt. Il ne restait rien à part une vieille chaise ou il manquait un pied, et une table qui elle avait carrément vu tous ses supports disparaître et oh chouette, à part mon chien comme compagnie j'avais de belles araignées bien noires et bien velues. J'étais vraiment gâté. Je posais mon sac dans un coin et l'ouvris pour laisser Repede en sortir. Celui-ci était toujours terrorisé et malgré tous mes efforts pour l'en faire sortir, le chien resta dans sa maison improvisé. Je laissais tomber sachant très bien que c'était inutile. Je préférai le laisser tranquille, je reviendrai plus tard lui tenir compagnie et le rassurer. En attendant je me dirigeai vers l'ouverture dans le mur pour m'adonner au spectacle qui s'offrait à mes yeux. Ce ciel si sombre et ces éclairs si vifs déchirant les nuages de leurs lumières blanchâtres, quel chaos. J'avais de la chance d'être tombé sur ce poste d'observation. Je restai quand même sur mes gardes malgré mon admiration pour ce que j'avais devant les yeux. J'avais eu l'idée de m’abriter ici, il était fort à parier que d'autres personnes feraient de même si elles étaient sous ce torrent diluvien.
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Message(#) Sujet: Re: Une tour bien seule [PV Myakudou On'] Mar 25 Juin 2013 - 21:34

"Petit, les chemins de la liberté
te feront mal aux pieds..."


Une douce mélopée résonna soudain dans l'escalier. Elle était chantée par la douce et chaude voix d'un jeune homme qui semblait à peine sorti de l'adolescence. Le délicat bruit de ses pas sur les marches de pierre ponctuaient sa chanson, au delà des plaintes continue de l'averse sur les murs de la tour.

"Va aussi loin que tu pourras,
alors tu découvriras
l'homme que demain tu seras ..."
TCHOOOTROOOBOLOOOOOO

Un coup de tonnerre semblait s'être abattu au sommet de la tour. A cet instant précis, une tête velue s’immisça dans l'intimité de la chambre, trahissant ainsi la présence du chiroptère géant.

Monad:
 
Interpellée par la présence du jeune homme aux cheveux mauves et du rat canin qui semblait l'accompagner malgré lui, Monad s'engagea dans la salle par curiosité, en se déplaçant contre les murs tel un lézard. La vélocité inhumaine avec laquelle elle effectuait ses mouvements et l'ombre que répandait ses grandes ailes noires à moitié déployées contre la cloison rocheuse se mêlaient dans une sorte de sinistre mise en scène, qui contrastait d'une merveilleuse et terrible manière avec la berceuse qui résonnait un instant plus tôt dans le couloir.

Onpu, l'auteur de cette dernière, finit d'ailleurs par arriver dans la petite salle à son tour, et constata enfin le visage du garçon dont il avait perçu la trace sonore et l'empreinte de chakra à la seconde où il avait pénétré le champ. Il lui adressa un sourire, en espérant que l'arrivée furtive de son animal ne l'avait pas trop effrayé.

« Joli point de vue, n'est-ce pas ? C'est encore mieux sur le « toit » de la tour, mais c'est un peu humide en ce moment. »

« N'en rajoute pas. »


Cette voix n'était pas celle de la chauve-souris, mais d'une troisième et dernière personne qui finit par entrer dans la pièce. Une grande demoiselles dont les cheveux roses et trempés témoignaient de la violence croissante de l'averse.

Maïka:
 

Elle semblait totalement blasée.

« Je t'avais dit qu'il allait faire moche aujourd'hui, c'était vraiment pas le bon jour pour ton hommage à la con. »

« Au contraire, c'est précisément le bon jour, Maïka. L'armistice entre Konoha et Suna date d'il y a exactement deux ans, jour pour jour. Et quoi de mieux que de venir ici pour célébrer cette occasion?»


Monad, désormais au plafond, ne participa à la conversation. Elle se contenta de gober une des grosses araignées qui hantaient les lieux. Onpu, quant à lui, adressa un regard intéressé à Yuri.

« Tu sais quoi, l'ami ? La tour dans laquelle nous nous trouvons a été le centre d'un vaste champ de bataille ce jour-là. J'y étais, et avec mon supérieur nous avons réussi à négocier un arrêt des combats avec Habashi Zanshi, en charge de la légion ennemie. Ce n'est pas ça qui a arrêté la guerre, mais du point de vue symbolique c'est assez puissant, tu ne trouves pas ? »

La Haruno haussa un sourcil, puis s'adressa au Hayashi à son tour.

« L'écoute pas, il se la raconte. Au fait, moi c'est Maïka. »

« Quant à moi tu peux m'appeler On'. Et le... gros truc qui broute des insectes au plafond là, c'est Monad.»


Sans baisser la tête, la chauve-souris adressa un bref mouvement de l'oreille pour signifier son bonjour.
Le luthier s'assit alors en tailleur contre un mur, et s'étira un peu, continuant de regarder ce jeune homme aux allures de voyageur.

« Nous sommes venu de Konoha jusqu'ici sur son dos, mais nous sommes arrivés il y a une vingtaine de minutes... en même temps que l'orage. Et toi? Raconte-nous un peu ton histoire, bonhomme. Tu viens de loin? Tu te diriges vers quelque part en particulier? Qui est ce petit compagnon dans ton sac?»
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Message(#) Sujet: Re: Une tour bien seule [PV Myakudou On'] Mer 26 Juin 2013 - 12:13

J'étais appuyé sur le rebord de l'encadrement, regardant et appréciant ce spectacle chaotique, qui pouvait faire croire à l'apocalypse, et à la fin du monde. Il est vrai que j'en avais vu des orages, mais d'aussi beau, jamais. Surtout que la vue en hauteur octroyait une vision panoramique sur une très grande distance ce qui permettait d'apprécier encore plus la scène. J'étais tellement envouté par ces lumières jaillissantes, pourfendant le ciel que j'en oubliais presque de guetter ce qu'il se passait autour de moi. Mais ma nature guerrière reprit vite le dessus lorsque j'entendis un bruit dans mon dos, comme de petites griffes s'accrochant à des parois. D'un bon je sautai sur le rebord, là où étaient précédemment posés mes avant bras, et avais dégainé mon katana adoptant une position défensive. Je fus surpris par ce qui se tenait devant moi. Une chose des plus abjectes et pas très ragoutante. On aurait dit une chauve souris, mais pas tout à fait comme les autres. Elle me regardait avec de grands yeux. Mais j’émis mis la réflexion que si cette chose avait voulu m'attaquer, elle aurait put le faire depuis longtemps et je n'aurais eu aucune chance. A moins qu'elle n'aime jouer avec ses proies. J'avais été bête de baisser mon attention...

Un jeune homme rentra alors dans la pièce à son tour fredonnant la fin d'une chanson. C'était donc ça le son qui se répercutait dans la tour, et qui me faisait croire qu'elle était hantée. Cette fois-ci j'étais vraiment dans la panade, je me tenais prêts au combat, prêts à riposter à la moindre attaque. Mais je vis alors le sigle sur son bandeau, Konoha. Je baissais alors mon arme doucement. J'étais soulagé, et le visiteur me mit un peu plus à l'aise lorsqu'il s'adressa à moi. J'allais lui répondre lorsqu'une voix efféminé retentit dans la salle alors qu'une charmante demoiselle aux cheveux roses fit son apparition dans le pas de la porte. Qu'es ce que c'était encore ? Il y en avait-il encore d'autre. Je me penchais légèrement pour voir dans le couloir si d'autres personnes n’allaient pas s'incruster aussi. Mais il sembla que c'était tout.

Les deux intrus ce mirent alors à parler entre, se renvoyant la balle dans le camp. On aurait dit un vieux couple qui se chamaillait. Ceci me fit sourire. Puis s'adressant à nouveau à moi, le ninja m'en appris plus sur les lieux. C'était donc une tour qui avait servi à l'armistice durant la guerre contre Suna ? Intéressant, moi qui me demandais justement ce que ce pic venait faire ici. Puis une nouvelle fois sa partenaire le coupa et se présenta. Il fit de même et présenta sa chose. Je les saluai tout en les regardant un par un :

- Euh... En-chan-té... Moi c'est Yuri

Je venais de tomber sur des personnes qui m’avaient l'air agréable avec qui j'allais certainement passer un bon moment. Je m'en délectai d'avance. Il me conta leur histoire et me demanda la mienne, ainsi que le nom de mon chien. Mince, je l'avais presque oublié. Je rangeai mon katana dans son fourreau, puis m'approchai de mon sac ou je sortis la boule de poils violette.

- Ah ça c'est Repede, mon chien. Il se planque car il a peur de l'orage, mais maintenant il ne devrait pas tarder à se calmer. Sinon je viens de Konoha, et je me promène dans le pays. J'ai décidé de faire un petit tour pour visiter les différents lieux mythiques de la région mais je me suis fait prendre dans l’orage et j’ai atterri ici pour m’abriter. Et je pense qu'en tombant sur cette bâtisse, j'ai certainement trouvé celui qui me convenait le plus, et ce par le plus grand des hasards.
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Message(#) Sujet: Re: Une tour bien seule [PV Myakudou On'] Sam 29 Juin 2013 - 12:05

Le luthier éprouva soudain un grand intérêt au jeune Yuri. Il se releva, s'approcha de lui, mains dans les poches, toujours avec un sourire bienveillant. Les cheveux devant ses yeux empêchaient de voir la totalité de son visage.

- Tu es donc... au cœur d'une sorte de voyage spirituel ?

Il se pencha ensuite sur Repede, et caressa le haut du crâne de la pauvre bête.

- C'est une très bonne initiative, Yuri. C'est ce genre de périple qui t'ouvre aux grandes étapes, aux grands choix de la vie. J'ai fait comme toi il y a quatre ans, c'est ainsi que ma route a croisé celle du village de Konoha. Enfin... toi tu fais une boucle, donc c'est un peu différent, je suppose.

Ce fut Maïka qui prit ensuite la parole, toujours adossée contre le mur de la petite salle.

- Tu sais, cette tour n'a rien de mythique hein. C'était juste une tour de guet, ni plus ni moins. Elle a été bien amochée lors de la guerre, voilà tout. Si tu es vraiment intéressé par les monuments du pays, j'imagine que tu n'as pas loupé le temple de Kyubi... du moins ce qu'il en reste.


Avec son pragmatisme à toute épreuve, la Haruno faisait son possible pour rattraper la niaiserie de son équipier. Monad, quant à elle, après s'être gavée d'arachnides, redescendit contre le mur et se glissa jusqu'à fenêtre, qu'elle ouvrit d'un mouvement de patte, créant un courant d'air. La pluie se calmait lentement, les coups de tonnerre se faisaient de plus en plus lointains.
La grande chauve-souris tourna ensuite la tête vers la petite assemblée, élevant sa voix glauque et rocailleuse.

- Il pleuvra bientôt plus. On rentre ?

- Moins de gaz, Monad! Profitons de la sérénité du lieu, et de la rencontre vers laquelle il nous a aiguillé...

- ...c'vous qui voyez. Moi j'ai la dalle, j'vais chasser.


Et elle s'envola par la fenêtre vers la forêt, battant ses grandes ailes sombres et pointues pour donner encore plus de substance à l'aura démoniaque qu'elle dégageait.
Enfin seuls, pensa Onpu. Maï, indifférente à tout ce qui se passait, avait vidé son sac à dos sur le sol de la pièce, afin de trier toutes les herbes médicinales qu'elle avait ramassées pendant les pauses du voyage.
On' s'assit aux côtés de Yuri et reprit la conversation.

- Tu ne m'as pas dit si tu étais shinobi, mais je suppose qu'un simple civil n'aurait pas un chakra passif aussi flamboyant que le tien. Quel est donc ton grade, Yuri ? Quels sont tes atouts, tes spécialités, tes axes de progression ? Tu as un sensei au village ? Et pourquoi un Katana plutôt qu'une arme plus légère et moins encombrante ?
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Message(#) Sujet: Re: Une tour bien seule [PV Myakudou On'] Sam 29 Juin 2013 - 17:29

L'étranger vit son comportement légèrement changé, comme si quelque chose l'avait incité à la curiosité et ça ne m’échappai pas, mais je ne pouvais pas être sûr de ce que j'avançais. Je n'étais pas expert en décryptage de tic gestuel trahissant telle ou telle chose, surtout qu'avec l'obscurité ça n'aidait pas.
Il se rapprocha de moi, les mains dans les poches et me demanda si j'étais au cœur d'un voyage spirituel. Il continua sur sa lancée m'approuvant tout en caressant Repede qui se trouvait dans mes bras. Ce-dernier abaissa d'abord les oreilles, craintif, avant de les redresser après s'être rendu compte qu'on ne lui voulait pas de mal. Il en profita même pour essayer de donner un coup de langue sur la main de On'. Beaucoup de gens détestait ça, personnellement ça ne me dérangeai pas. Le chien était souvent d'une nature docile, mais avec toutes ces personnes d'un coup et cet orage, il avait de quoi perdre ses moyens. Ce n'était qu'un chiot après tout

- Un voyage spirituel ? Non je ne dirais pas ça, j'essaye simplement d'enrichir mes connaissances à propos du pays de la feuille. Et puis ça me permet aussi de reconnaître le terrain en cas de mission et de pouvoir mieux m'orienter.
Ah oui tu as parcouru le monde ? Où es-tu déjà allé ? Mais je ne pense pas que nos chemins soit si différent, j'ai l’intention d'aller par-delà les frontières sous peu de temps, essayer de forger de nouveaux liens, mais surtout en apprendre plus sur ce qui se trame autour de nous.


Il est vrai qu'en tant que genin il était difficile de se faire une place parmi les hautes instances et de se faire écouter. On nous écartait assez souvent des choses intéressantes. J'avais pourtant envie de m'investir dans mon village, mais on ne m'y accordait que peu de crédibilité. J'étais pourtant capable d'en faire autant qu'un autre. Mais bientôt cela changerait, non pas que je veuille me faire remarquer par tout le monde, ce n'est pas ce que je cherchais, mais plutôt me rendre indispensable aux yeux du village et à ceux du kage. Cela m'importait peu d'être reconnu par tous, seul mon devoir était la chose la plus importante.

Mais la jeune femme qui se tenait en retrait derrière prit la parole me sortant de mes pensées.
J'allais lui répondre lorsque la drôle de bête qui se tenait au plafond décida de descendre pour interroger les deux. Elle désirait rentrer ce qui n'était pas le cas de l'homme. Elle décida donc de sortir par la fenêtre pour se sustenter laissant derrière elle une vague de froid pénétrer dans la pièce. Je refermais la vitre et dis doucement :

- Elle est particulière... intéressante mais particulière....Sinon Maïka, pour le temple de Kyubi je l'ai déjà visité avec mon père quand j'étais petit, mais ça remonte à il y a très longtemps, c'est pour ça qu'en regardant le ciel tout à l'heure je me suis dit que ce serai bien de finir mon petit tour par ce lieu emblématique. Et si ça t'intéresse de le visiter vous pouvez vous joindre à moi.

Je leur adressai un clin d’œil avec ceci. Ils s'assirent alors près de moi et je fis de même, maintenant que ce qui pouvait s’apparenter à un diable et se trémoussait sur le plafond s'était en allé, l'ambiance était devenu un peu plus chaleureuse. Cette Monad, si j'avais bien compris le nom, me faisait froid dans le dos, non pas que j'en avais peur, mais parce que c'était un animal bien singulier et pas courant.
On reprit alors la discussion toujours désireux d'en apprendre plus sur moi. J'avais remarqué ça chez les gens, il m’interrogeait, mais en revanche n'aimait pas en dire plus sur eux. Oui c'était normal de garder certain secret, mais au point de ne pas dire un seul mot sur soi. J'espérais que l'homme n'était pas comme ça, et surtout qu'il ne me posait pas de question afin de me soutirer des informations pour mieux les exploiter. On n’était jamais trop prudent.

- Eh bien oui effectivement je suis shinobi, tu as fait vite pour le remarquer, enfin ça ne doit pas être trop dur, j'ai encore du mal à camoufler mon chakra. Mais au vue du tiens qui se dégage, même si il est très faible et peu perceptible, je pourrais mettre ma main au feu quant à ton appartenance à la force ninja. Et je ne suis qu'un simple petit genin, il n'y a pas de quoi rougir.

Effectivement, un simple genin devrait normalement être invisible aux yeux des autres, ce n'était que des ninjas peu expérimentés là pour faire les boulots ennuyant.
J’enchaînais ensuite mais laissant une réserve sur ce que je disais, je ne voulais pas non plus qu'on en apprenne trop sur mon compte si de l'autre côté je n'avais rien à me mettre sous la dent

- Je n'ai pas de réel atout, je suis juste un utilisateur du Suiton désireux de parvenir au sommet de la hiérarchie. Je ne souhaite pas la reconnaissance des gens, seulement à veiller sur mon village. L'ombre ne me fait pas peur, au contraire, je préfère rester dans l'ombre pour analyser ce qu'il se passe. Comme on dit, le chiot qui aboie le plus fort est souvent le plus faible. Mais ça ne m'empêche pas d'y sortir lorsqu'il le faut haha !

Je passais ma main dans mes cheveux. Puis me ressaisissant j'attrapais mon katana dans les mains et le défouraillai.

- Pour le katana je ne sais pas trop, c'est une tradition dans ma famille, dès qu'un ninja sort de l'académie on lui offre un sabre. Et dès qu'il atteint le rang de junin on lui en offre un deuxième. Ça permet de savoir à qui on s'adresse.

C'est une tradition qui se passait de génération en génération du côté de mon père. Mais il ne restait presque plus de membre et les vieilles choses se perdaient. Il avait quand même insisté pour que l'on perpétue ca ensemble tous les deux.
Puis me penchant sur le côté pour regarder la jeune femme je repris

- Vous êtes parti faire vos emplettes ? Il y a une raison à la cueillette de ces plantes ?
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Une tour bien seule [PV Myakudou On'] Mar 30 Juil 2013 - 22:26

Quand Yuri parla du temple de Kyubi, Maïka retint une grimace. Le garçon avait l'air d'avoir oublié que le temple était en ruines... ou alors, c'était acquis pour lui, et il n'y pensait même plus en parlant. C'était aussi une possibilité.

Le genin manquait un peu d'originalité en visant le sommet de la hiérarchie. En revanche, sa vision de l'ombre plut à Onpu. Peut-être que ce garçon avait pour horizon d'intégrer l'ANBU? Si oui, c'était tout à son honneur. En le voyant dégainer son sabre et parler de traditions familiales, il se demanda de quelle famille il provenait. Il s'était présenté comme un adepte du suiton, il y avait bien quelques lignées à Konoha qui se transmettaient la maîtrise de l'eau mais il ne savait pas grand chose sur eux.

Il finit par s'intéresser aux plantes que Maïka triait sur le parquet. Devant son interrogation, elle lui répondit en ricannant :

- Oui, je les collectionne. Je les fais sécher, et ensuite je les affiche dans ma chambre, avec des petites épingles. Tu vois ?

Onpu leva un sourcil. Pourquoi mentait-elle ainsi ? Ah, il y était. Peut-être que son petit speach sur l'ombre et la discrétion l'avait touchée elle aussi, et du coup elle voulait voir ce qu'il valait. Mais Onpu ne l'entendait pas de cette oreille, et il avait bien envie de titiller son amie.

Alors il s'approcha de Yuri, se plaça comme lui en  face de Maïka, et la pointa du doigt en s'adressant au genin.

- Tu vois, là ? Ben elle ment.

Quelques secondes s'écoulèrent. Maïka en profita pour dévisager son compagnon, et lui adresser une petite poignée d'insultes par télépathie. N'y prêtant pas attention, il tendit l'index et utilisa l'onkyôton pour diffuser la conversation qu'il venait d'enregistrer dans une mémoire de chakra. La voix de Maïka résonnait, presque sans pertes, depuis le bout de l'index du Sannin.

- Tu entends ? Là, il y a une petite exagération dans sa voix, son intonation, quand elle parle de sa chambre. C'est d'ailleurs à ce moment précis qu'elle s'est sentie obligé de rajouter un détail pour renforcer sa crédibilité, en mentionnant les petites épingles. Ajoute à ça les mouvements des sourcils exagérés...

Il repassa l'extrait de la voix de Maïka encore une fois, pour renforcer la pertinence de son analyse.

- Le mensonge prend des formes différentes chez les gens, mais il y a toujours moyen de relever ce genre de petits détails. Et si tu as du mal à le faire en temps réel, un peu de chakra peut t'aider à te concentrer.
En vrai, elle est pharmacienne et créatrice de potions, voilà pourquoi elle ramasse tout ce qu'elle trouve. Quant à moi, tu l'as compris, je suis senseur.


Maïka se sentit un peu trahie. Elle se leva brusquement avec un air vexé.

- OK, assez rigolé maintenant. Yuri, il est temps de nous montrer ce que tu vaux vraiment, et "en temps réel" cette fois-ci. Affronte-moi, ici et maintenant.


Onpu était le premier surpris. Pourquoi provoquer ce petit en duel de façon aussi spontanée ? Frustrée de ne pas avoir pu tester sa psychologie, la jônin avait du vouloir se rattraper en jaugeant son aptitude au combat. Mais comptait-elle vraiment se battre contre lui dans une salle aussi étroite ? Onpu voyait les choses échapper à son contrôle, au grand bonheur de Maïka qui elle, sentait déjà monter l'adrénaline. Il y avait longtemps qu'elle ne s'était pas un peu dégourdie.

Citation :
Désolé pour le mois de retard ^^" comme prévu, je t'enseigne l'Uso Kaiseki, rang D.
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Une tour bien seule [PV Myakudou On']

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