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 Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama]

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Message(#) Sujet: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Lun 24 Juin 2013 - 15:44

Le temps était au beau fixe, pourtant il pleuvait. Quelle triste réalité. Pourquoi ne pouvait-on profiter réellement d'une simple et belle journée ? Après tout, qui ne rêvait pas de faire une petite balade à l'extérieur, avec une douce brise.

Quelle plaie de ne jamais avoir exactement ce que l'on espérait. Il fallait croire que lever la tête lorsque le Soleil pointait son nez, et la baisser lorsque les nuages se montrait, était la seule chose à faire.

Tous ces êtres chétifs se laissaient dorloter, plantés dans leurs pots, soumis à une loi d'inertie inviolable. Une condamnation ou une bénédiction, personne ne pouvait le dire. Ces plantes ne pouvaient pas bouger, et ne bougerait jamais. On ne les avait pas munies de jambes pour s'enfuir loin de cette vie, loin de ces mains qui les touchaient, les nourrissaient, les abreuvaient. Certes, ces mains prenaient beaucoup de précaution, et donnaient beaucoup. Mais cela ne suffisait pas.

Raki se donnait beaucoup de mal. Pourtant, sa plante ne semblait pas aller mieux. Tout seul dans son petit coin de paradis, il avait essayé de la sauver, mais cette entreprise semblait hors de ses compétences. Sincèrement, cela commençait à l'agacer. Cette plante avait été extrêmement difficile à obtenir, et maintenant elle tentait de s'évader.

Cela lui donnait presque envie de pleurer. Il avait vraiment besoin des baies de Sylvia, mais s'en procurer s'avérait presque impossible. Le choix ne lui appartenait pas. Il fallait à tout prix sauver cette stupide plante avant qu'elle ne décède.

Il n'y avait pas tant de possibilités aux yeux de Raki. La seule façon de comprendre une plante était de parler sa langue. Autrement dit, il n'y avait qu'un seul moyen de parvenir à comprendre ce qui n'allait pas. Il lui fallait un Hayashi. Pas forcément un bon, juste un qui puisse l'aider à remettre sa plante en état.

« T'inquiète pas ma chérie, ça va aller. On va te trouver un docteur, et tu seras toute belle comme au premier jour. »

Raki s'arrêta, fit passer le bâtonnet de sa sucette à l'autre coin de sa bouche. Il avait un léger doute. Dans sa tête, il commença à se remémorer la triste arrivée de la pauvre chose. Elle était dans un état pitoyable. Moins pitoyable que maintenant, mais pas vraiment mieux. Elle avait été beaucoup plus belle entre temps.

« Bon d'accord, pas comme ton premier jour ici, mais comme ton premier jour ailleurs. Enfin... j'espère. »

Prenant le pot de son petit buisson, Raki quitta son petit jardin. Il avait au moins pu récolter quelques graines pour d'autres projets. Avec un peu de chance, cela le consolerait en cas de décès. Durant quelques minutes, le jeune homme songea même à enfiler une tenue de deuil et à parader en pleurant à la recherche de son Hayashi.

Il ne fallait pas se laisser abattre. Son objectif premier devait être encore et toujours de sauver une vie ! En temps normal, il aurait tenté un massage cardiaque, malheureusement, il ne savait pas où souffler et où pomper.

Serrant le pot contre sa poitrine, Raki caressait quelques feuilles en piteux états tout en lui susurrant quelques mots d'amour. Les gens le prenaient pour un fou. Enfin, pas plus que d'habitude. Bon, si on cherchait quelqu'un pour s'occuper d'une plante en détresse, le premier endroit serait...

La forêt.

D'accord, techniquement, on cherche des gens capables de s'occuper d'une plante. Mais inutile de dire que les méthodes conventionnelles ne marchaient pas. Il fallait donc une méthode exceptionnelle. Calmement, Raki se dirigeait vers la forêt, espérant dénicher un remède miracle.


Dernière édition par Senroji Raki le Lun 24 Juin 2013 - 21:43, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Lun 24 Juin 2013 - 18:47

~ Quel beau temps pour savourer une journée de repos. Pour une fois, je n'avais ni mission, ni même d'entrainement. Mais que pouvais-je faire durant tout ce temps, une dizaine d'heures à rêvasser. Seuls quelques nuages obstruaient ce ciel azure, le regard plongé sur ce plafond terrestre, je réfléchissais à un objectif. Je savais déjà que j'allais m'ennuyer, mais il est bon pour l'esprit et le corps de se reposer. Hantant les rues du village dans le but de trouver une occupation, je rêvassais. J'allais tout d'abord dans les magasins, faire quelques soldes, cherchant de quoi m'habiller, de quoi manger ou même de quoi m'armer. Finalement, j'abandonne ces emplettes. Je ne supporterais pas d'être une femme, devoir passer tout son temps libre dans des boutiques.

~ Par la suite, j'allais manger dans l'un des restaurants, après tout, cela faisait un moment que je n'avais pas mangé un bon repas et le soleil était à son zénith. Après une bonne petite heure de plus, je me dirigeais vers la forêt, pour trouver une bonne petite branche, pour me reposer le début d'après-midi. Il y avait tant de gens qui courait partout, comme par peur d'être en retard, courant après le temps, qui lui n'attendait pas. Tels des fourmis, ils grouillaient, dans chaque ruelle, criant, hurlant, dans tout le village. C'est pourquoi je fuyais dans un lieu isolé, évitant le raffut de la cité.

~ Enfin, je me trouvais dans mon élément, dans la forêt, je me sentais calme et serein. Rien ne vaut une petite sieste sur un arbre, protégé du soleil ou de l'intempérie par ces feuilles, je m'endormais. Sentant de la chaleur, seulement sur des emplacements précis de mon corps, désignait par l'espace où les rayons de soleil traversaient le feuillage, je commençais à rêver, à imager, un monde meilleur. Des éclats de lumière parsemaient mon visage endormi, lorsqu'un bruit étrange fini par me réveiller, un jeune homme bruyant venait de passer en dessous de moi, criant, pleurant, gémissant. Je ne pouvais être sûr de ça, il faisait tellement de bruit que le son en devenait imperceptible. Tout ce que je voyais, c'est qu'il courait partout, à la recherche de quelqu'un, ou de quelque chose. Était-il perdu ? Avait-il besoin d'aider ? Comme c'est étrange, nous étions dans les bois, mais il se trimbalait avec un pot de fleurs dans les bras.

~ Promenait-il sa plante comme on promène son chien ? Quelle étrange personne, un moment, il lui parlait, lui susurrait des mots doux, un autre moment, il criait. Il recherchait un Hayashi, pour sauver son amour apparemment. Son amour ? Se pourrait-il que ça soit cette fleur ? Aussi belle soit-elle, il m'était difficile de penser qu'un homme, soit autant attaché à une plante, et je suis moi-même un Hayashi, qui contrôle le Hana et le Mokuton. Malgré son aspect suspect, il avait besoin d'aide et je sentais une réelle détresse dans sa voix. Je sautais alors de ma branche, atterrissant en délicatesse sur le sol, je le surpris par mon entrée. Après tout, tout le monde ne passe pas son temps sur un arbre, mais il s'attendait à quoi, il recherchait un adepte de la nature après tout. N'était-ce pas la raison de sa venue dans la forêt d'ailleurs ? Je me grattais le haut du crâne, gêné, tout en entamant les présentations.

    Bonjour, je m'appelle, Mao. Tu recherches un Hayashi à ce que j'ai pu entendre. J'en suis moi-même un.

Le regardant à présent d'un air interrogateur, je lui adressais un léger sourire, pour installer un climat amical.

    Que puis-je faire pour t'aider ?

Il serrait tellement fort son pot de fleurs contre son torse, que je ne pouvais voir ce qu'il contenait.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Lun 24 Juin 2013 - 21:37

Partant en quête d'un preux chevalier pour sauver sa plante agonisante d'un doux baiser d'amour, Raki galopait dans les bois, messager cherchant un prince pour réveiller la belle.

Enfin belle, c'était vite dit. On aurait dit un vieux buisson tout sec qui se gardait des feuilles que parce qu'on les lui avait collé. Autrement dit, cette plante avait l'air de tout sauf d'un être vivant. A la rigueur une plante morte, mais on aurait plutôt dit une réplique avec des ficelles et des feuilles de papier d'un charme pour éloigner les mauvais esprits. Ou plutôt pour attirer les mauvais esprits. Parce qu'aucun bon esprit ne s'accrocherait à ça.

Toutefois, si cet être chétif venait à mourir, Raki mettrait des années à s'en procurer un nouveau, et d'autres années à obtenir les fruits tant convoité. Il lui paraissait impensable de la laisser mourir. Ce serait terrible. Le fruit était un ingrédient essentiel à son sérum de vérité. Si toutefois il arrivait à le créer. Cette partie serait certainement le plus délicate. Il faudrait le tester, donc il faudrait des cobayes. Il avait déjà songé à droguer Sazena et Daiki. Après tout, Raki avait le droit de s'amuser ! Plus sérieusement, ce genre de substance serait une aide considérable pour déjouer de nombreux complots. Autant dire que beaucoup de vie pourraient être sauvées. Ou alors sacrifiées. Oui, cela restait possible que Konoha profite d'une telle technologie pour prendre des gens par surprise et les tuer. Peut-être n'était-ce pas une si bonne idée après tout.

Au-delà d'une source importante d'informations à ses yeux, cet arbre représentait une vie qu'il n'arrivait pas à sauver. Si c'était un être humain, ses talents lui auraient permis de l'aider. Mais là, rien, une inefficacité totale.

Dans la forêt, Raki appelait quelqu'un. Il lui fallait de l'aide, n'importe qui capable de faire quelqu'un chose. Le désespoir, la peur, l'impuissance. Voir une vie lui échapper comme ça ne lui était encore jamais arrivé. D'un côté, ce n'était qu'une plante, et pourtant, elle pouvait changer son monde. Quels genres de réponses pouvait-on obtenir avec ce genre d'armes sur soi ? Sincèrement, il trouvait cela à la fois fascinant et terrifiant.

Quelqu'un bondit devant lui, le faisant sursauter au passage. Mao, un Hayashi. Les Dieux semblaient être cléments ce jour-là. Un miracle. Un vrai miracle. Car Raki refusait d'aller voir Sazena, encore moins l'Hokage pour sa plante. Désespéré, oui, stupide, non. Au moins, il avait un potentiel sauveur. Il ne restait plus qu'à espérer que ses compétences soient à la hauteur de son nom.

« Que puis-je faire pour t'aider ?
— Il faut à tout prix que je sauve cette plante, elle est très importante, mais je n'y arrive pas. Je ne sais vraiment pas ce qu'elle a, ni quoi faire. »

Raki desserra son étreinte sur le pot pour montrer le ridicule buisson au Hayashi. Délicatement, il la posa au sol, la fixant attristé.

« C'est une plante que j'ai eu du mal à ma procurer, Hibiscus Galaeta. Ses fruits me seront extrêmement précieux, je ne peux pas me permettre de la perdre et de prendre le temps d'en replanter une, cela prendre des années avant de pouvoir obtenir des fruits. Est-ce que tu peux m'aider ? »

Raki avait un regard de chien battu, suppliant le Hayashi. Il était son seul espoir.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Lun 24 Juin 2013 - 23:59

~ Je regardais le visage chétif et désespéré de cet homme. Il était si triste et si préoccupé par le bien-être de sa plante, qu'il en avait oublié de se présenter. Je devais faire quelque chose pour aider ce pauvre homme. Les yeux droits dans les siens, j'écoutais son problème. Desserrant enfin son trésor, il me laissa voir sa dulcinée. Une plante, toute simplement déjà morte, ou du moins, presque. Ne comprenant pas vraiment sa requête, je l'écoutais d'avantage. Que voulait-il que je fasse de cette chose ? Ma question mourra rapidement, dans l'œuf. Il venait de me demander de la sauver.

    Il faut à tout prix que je sauve cette plante, elle est très importante, mais je n'y arrive pas. Je ne sais vraiment pas ce qu'elle a, ni quoi faire.

~ Avais-je la tête d'un botaniste ? Ou même d'un fleuriste ? J'étais certes un Hayashi, mais je ne connaissais pas vraiment les ficelles de l'Hana, je me sers principalement du Mokuton, qui est plus utile et plus masculin, du moins, à mon gout. Mais le pauvre garçon semblait complétement dépendant de cette plante, pour ses recherches. Une idée me traversa l'esprit, une simple anecdote que j'avais déjà entendu, mais jamais vérifié. Mais je ne pouvais le faire. Pas moyen que je le fasse. Non non, je ne ferais une telle chose. Jamais de la vie.

    C'est une plante que j'ai eu du mal à ma procurer, Hibiscus Galaeta. Ses fruits me seront extrêmement précieux, je ne peux pas me permettre de la perdre et de prendre le temps d'en replanter une, cela prendre des années avant de pouvoir obtenir des fruits. Est-ce que tu peux m'aider ?

~ En prononçant ces mots, il avait un regard de chien battu, venant même à me supplier. Il devait vraiment y tenir à cette fleur décomposée. Elle n'en avait plus pour très longtemps, j'étais son seul espoir. Son regard me faisait pitié, je laissais échapper un soupir, me grattant le haut du crâne du bout des doigts. J'acceptais donc sa requête, sans lui dire un mot, je m'agenouillais, regardant de plus près cette plante. Je ne savais pas comment lui cacher mon stratagème, après tout, se serait humiliant pour moi, tout comme pour lui. Je lui mentis, annonçant un mal inexistant.

    C'est la terre qui n'est pas bonne.

~ Prenant une poignée de terre au sol, pour faire plus réaliste, je me dirigeais derrière un grand arbre, indiquant mon proche retour. Quelques secondes passèrent, pas loin d'une minute d'ailleurs. La terre était neuve et fraichement humide, et non, je ne connaissais pas des Jutsu Suiton. De plus, la chaleur avait depuis longtemps asséché toute la terre autour de Konoha. Comment se fait-il alors qu'elle soit mouillée ?

~ Ma braguette était à moitiée fermée. Je m'essuyais la main avec une feuille que je venais de prendre sur l'arbre. Bien évidemment, derrière mon dos et sans que l'autre protagoniste me voie. Et oui.. L'urine des Hayashi à des vertus étrange et unique sur la flore. Mais personne ne devait connaitre ces effets thérapeutiques sur les plantes, sinon, la pisse d'Hayashi serait extrêmement recherché. De plus, c'est vachement gênant et dégradant, nous ne tenions donc pas que la rumeur ne s'ébruite. Le seul avantage qu'on pouvait en tirer, c'est que lorsqu'on pisse ça sent la rose, et alors que les autres assassines la flore en le faisant à l'extérieur, nous, les plantes viennent se nourrir de notre flux pour accroître et pousser. Enfin bref. Me grattant une nouvelle fois la tête d'une main, qui était bien évidement propre, je lui tendis de mon autre main son pot.

    Voilà, d'ici quelques jours, elle devrait revivre et s'épanouir. Mais s'il y a des effets secondaires, je n'en serais bien évidemment pas responsable. Juste un petit conseil, ne touche pas la terre avec tes doigts avant quelques jours. Après je ne peux pas t'en empécher, tu fais ce que tu veux.

Si la plante devenait énorme et en venait à attaquer les Humains, je n'y serais pour rien et je l'aurais prévenu.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mar 25 Juin 2013 - 1:38

Raki était un peu déboussolé. Toutes les informations se bousculaient dans sa tête, et il devenait assez difficile pour lui de structurer correctement ses pensées. Il venait de trouver quelqu'un potentiellement en mesure de l'aider, mais cela n'arrangeait pas non plus la totalité de ses problèmes. Rien ne prouvait qu'il y avait encore un espoir. Peut-être devait-il commencer à se préparer au pire. Après tout, il n'y avait pas non plus grand chose à perdre. Quelques années de plus ne changeraient pas fondamentalement la donne. L'attente serait tout de même un ennemi mortel. Quand on pouvait avoir une chose le jour même, en attendre un de plus ne voulait rien dire à ses yeux.

Ses yeux, pleins de larmes. Le jeune homme n'y voyait rien.Tout était flou, son nez coulait. Décidément, cela faisait beaucoup d'émotions pour une petite plante. Un peu trop même. Pendant que l'autre s'en occupait, il essayait de se reprendre un peu en main.

« C'est la terre qui n'est pas bonne. »

A vrai dire, Raki était certain que la Terre convenait. Il avait pris grand soin de s'occuper d'elle, si c'était une chose aussi évidente, il n'en serait pas là. Heureusement, il ne faisait pas attention à ce moment là. Il était encore tout retourné. Excessivement retourné. D'accord il tenait à cette plante, car elle lui permettait d'éviter d'attendre qu'une autre pousse. Mais il y avait une limite. Était-il devenu à ce point dépendant de ses expériences que leur décalage le poussait presque au suicide ? Non. Il en avait des dizaines d'autres en retard. Celle-ci n'avait rien de très exceptionnel non plus.

« Voilà, d'ici quelques jours, elle devrait revivre et s'épanouir. Mais s'il y a des effets secondaires, je n'en serais bien évidemment pas responsable. Juste un petit conseil, ne touche pas la terre avec tes doigts avant quelques jours. Après je ne peux pas t'en empêcher, tu fais ce que tu veux. »

En réalité, Raki commençait à avoir les idées un peu plus clair maintenant. Les émotions s'apaisaient, ses pensées devenaient plus lucides, et tout prenait lentement un sens terrifiant dans sa tête. Ce désespoir, cette peur, cette solitude, cet amour des expériences, tout était vrai. Vrai, et surtout décuplé et exposé au grand jour. Les baies de cette plante ne faisait pas parties de sa liste d'ingrédients pour rien. Elle avait réellement des propriétés exceptionnelles.

Lorsque les feuilles de l'Hibiscus Galaeta pourrissaient, elle dégageait une odeur très perturbante pour les humains. Le genre d'odeur qui rend un peu fou, et surtout qui lève les inhibitions. Comme par exemple, qui pousse à crier au secours dans courant partout même lorsque l'on veut se retenir. Rien que cela pouvait déjà servir de sérum de vérité. L'inconvénient majeur était que l'enquêteur se trouverait lui aussi sous l'emprise de ce sérum en même temps.

Tout à coup, Raki regrettait d'être venu et d'avoir cherché de l'aide. Si son expérience était découverte par un Hayashi, cela pouvait remonter et s'ébruiter, à tel point que celui ruinerait ses expériences, et le condamnerait à aider confier sa plante. Malheureusement, s'il continuait d'y penser, il allait finir par dire à voix haute ce qu'il désirait penser tout bas. L'autre aussi devait avoir respiré le tout. Ce qui voulait dire que chacun allait compulsivement dire la vérité à l'autre, et même se laisser complétement submerger contre son gré par ses plus profondes émotions.

Sincèrement, aux yeux de Raki, la situation ne pouvait pas être plus délicate. Bientôt, il ne pourrait même plus choisir ses mots à son gré, et les lancerait au hasard des oreilles.

« Enchanté Mao, moi, c'est Raki. Je te remercie infiniment d'avoir pris soin de mon... expérience de sérum de... plante. J'ai eu beaucoup de mal... à me la procurer au marcher... par l'intermédiaire de mes parents. »

Le jeune homme eu un léger hoquet. Il se sentait dire d'horribles choses sans pouvoir les contrôler. Il fallait absolument changer le sujet de discussion du côté de son interlocuteur pour éviter de dévoiler tout ses secrets !

« Est-ce que tu es ninja ? C'est une évidence, t'as la tête de l'emploi. Tu fais beaucoup de missions ? Certaines sont-elles secrètes ? Tu me dis comment tu es né ? Tu es sûr que ma plante va aller bien ? J'aime les sushis, mais je préfère quand même les ramens. Tu as déjà été sous l'emprise de substance illicites ? »

Raki se prit la tête  avec les deux mains, luttant désespérément.

« Je crois que je devrais... partir... »

Soudain, d'énormes larmes naquirent au coin de ses yeux. Bondissant sur Mao, il pleura dans ses bras en le remerciant abondamment de l'avoir aidé à guérir l'amour de sa vie. Sérieusement, on aurait dit un fou échappé de l'asile. Surtout que l'instant d'après, il basculait en arrière en éclatant de rire.

« Quand tu pètes ça sent la rose ! »
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mar 25 Juin 2013 - 4:50

~ Son ravissement me faisait peur, j'en avais aidé des gens, mais aucun qui lui ressemblait. Pleurant, parlant, sautant, tout d'une même traite, il ne pouvait tenir en place. Commençant par me remercier, puis l'esprit libéré, se présenter. Tout était confus, était-il heureux, triste ? Je ne pouvais lire en lui, son humeur changeant du tout au tout, en une seconde, il passait des larmes à du ravissement. Est-ce une personne lunatique ou tout simplement surexcitée ? Du moins, ça m'amuser d'essayer de le comprendre, de l'anticiper. J'étais plutôt bon à ce jeu d'ailleurs, mais avec lui, j'étais complétement dépassé et désarmé. Me concentrant que sur les parties que je pouvais comprendre, j'appris qu'il se nommait Raki. Pour la suite, il se coupait tout seule la parole, comme s'il était possédé par un mal inconnu, ne pouvant plus contrôler les mots qui sortaient de sa bouche.

    Enchanté Mao, moi, c'est Raki. Je te remercie infiniment d'avoir pris soin de mon... expérience de sérum de... plante. J'ai eu beaucoup de mal... à me la procurer au marcher... par l'intermédiaire de mes parents.

~ Il eut alors un hoquet. Tu m'étonnes, avec toute l'aire qu'il venait de respirer. Quel spécimen, je pensais tout d'abord qu'il sortait d'un asile. Mais même pour un homme spécial, il me paraissait étrange. C'est pour dire. Ou alors était-il simplement sous l'effet d'un quelconque dopant ? Ou tout simplement d'une quelconque drogue. Un homme surexcité, qui est affolé par la mort de sa plante, qui me supplie de la sauver. Une plante qui m'ait même inconnu, moi, un Hayashi. N'est-ce pas suspect ? Ou alors la fleur avait des vertus qui l'avaient atteint contre son gré. Cette plante que j'ai moi-même reniflée, l'odeur nauséabonde de sa décomposition m'avait titillé les narines. Je ne m'en étais pas préoccupé. Mais maintenant que j'y repense, c'était une odeur bien étrange. La peur qui me rongea alors, accentua son effet, augmentant la vitesse de propagation dans mon organisme. Mais je n'en savais encore rien lorsque ce dénommé Raki me posa tout plein de question, des questions plus en plus étrange.

    Est-ce que tu es ninja ? C'est une évidence, t'as la tête de l'emploi. Tu fais beaucoup de missions ? Certaines sont-elles secrètes ? Tu me dis comment tu es né ? Tu es sûr que ma plante va aller bien ? J'aime les sushis, mais je préfère quand même les ramens. Tu as déjà été sous l'emprise de substances illicites ?

~ Je ne comprenais visiblement rien à son comportement. J'abandonnais donc la raison, laissant simplement ma langue parler pour moi. Mais celle-ci fonctionnait très bien sans mon accord. Elle me faisait dire des choses que je ne voulais absolument pas révéler. Elle me confia à cet homme, que je ne connais pas, expliquant mes secrets les plus intimes. Comme si le destin nous forçait à être ami.

    Oui, je suis un ninja de Konoha comme tu peux t'en douter. J'ai fait beaucoup de missions, de plus ou moins grandes envergures, tant bien des typiques que des spéciales. J'ai d'ailleurs dut tuer d'innombrables personnes et pourtant, je ne me sens pas chagriné pour autant. Je n'ai jamais ôté la vie sans raison, même s'il m'arrive de m'énerver, assez souvent pour être honnête. Je m'efforce de les laisser en vie, gisant dans leur sang. Ça me rappelle une de mes missions au nom de mon clan, où je devais... *BIM*

~ Plus je me forçais à contrôler mes dires, plus il m'y était impossible d'y parvenir. Pourtant, il était en mon devoir de garder sous silence certain passages de ma vie. C'est pourquoi j'en étais venu à me frapper. Que c'est étrange de tout dire sans retenu, de divulguer des secrets qu'on a toujours cachés. Malgré mon désarroi, je sentais comme un soulagement. Mais ça risquait rapidement de devenir très compliqué à gérer.

    Qu'est-ce qu'il m'arrive ?! Et en fait, tu es bizarre comme mec. Lorsque je t'ai vu, je me suis dit ; mais quel cinglé ! Pourtant, je dormais si bien avant que tu débarques, je rêvais d'une plage, il faisait beau, les oiseaux chantaient. Et moi en attendant, je me battais contre les autres hommes, tous en même temps, je leur coupais leurs bras, leurs jambes, mais jamais leurs têtes, je ne voulais pas les tuer. Seulement me battre contre des adversaires plus forts que moi, pour m'améliorer et ensuite..

~ C'était reparti, je pétais moi-même un câble, devant comme la personne devant moi. J'avais accompagnait chacune de mes paroles par un mouvement qui le désignait, sortant mon épée et l'agitant dans tous les sens. Sautant d'arbre en arbre tel un chevalier qui raconte son aventure féerique. Je dupliquais chaque mouvement que j'avais fait dans mon rêve, le reproduisant, je me revoyais dans mon imaginaire.

~ Jusqu'au moment où Raki me refit plonger brusquement sur terre, en me sautant dans les bras. D'énormes larmes naquirent au coin des yeux de Raki. Il pleurait en me remerciant d'avoir sauvé l'amour de sa vie. Par réflexe, je le balançais sur le sol, il bascula en arrière et se mit à rire. Je ne m'étais pas entièrement réveillé, je le pensais irréelle, je ne voulais que le frapper de toutes mes forces. Reculant d'un bond, toujours mon sabre dans les mains, je me prenais pour un pirate et je le menaçais de lui trancher la gorge. J'étais devenu complétement taré. Je n'étais pourtant pas le seul, il me le prouva par sa phrase, qui ruisselait tel un Alexandrin.

    Quand tu pètes ça sent la rose !

    Il est vrai que je ne l'avais pas remarqué, mais maintenant que tu me le dis.

J'acquiesçais en même temps de la tête, à ses propos.

~ Essayant de me calmer, prenant ma tête dans mes mains, je laissais tomber mon arme, me forçant de rester lucide. Posant l'un de mes genoux à terre, j'analysais la situation. Je m'étais fait empoisonné par cette plante, qui possédait à mon avi, plus des vertus de champignon hallucinatoire qu'un élixir de vérité.

    Qu'est-ce que c'est que cette plante de merde !

~ J'avais besoin de respirer, c'est pourquoi je sautais à présent sur un arbre, pour l'escalader, jusqu'au sommet. Je me posais alors, respirant à grande bouffé. Que c'est bon un bon grand bol d'air pur. J'attendais que mon compagnon de délires imaginaire me rejoigne, pour qu'il retrouve lui aussi ses esprits. Nous ne pouvions continuer ces délirs bien longtemps, il allait forcément arriver quelque chose d'horrible sinon. Ou alors étais-je le seul à être touché par ce fléau illusoire ? Alors ça voudrait dire que lui, il est toujours ainsi ? Pourtant, elle fonctionnait sur moi, tel une kryptonite.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mar 25 Juin 2013 - 12:29

L'esprit de Raki volait avec des petits papillons violets au milieu d'un univers de nuages. Un sourire béa satisfait se posait sur son visage insouciant tandis qu'il battait de ses petites ailes paresseusement pour ne pas descendre. C'était agréable ce sentiment d'invulnérabilité, de paix. Rien ne pouvait le déranger. Pas de missions, pas d'équipes, pas d'humains en général. Juste lui, le vent, les nuages, les papillons, le ciel. Et un voix lointaine. La sienne. Elle criait des paroles incompréhensibles. Pourquoi s'énerver ? Pourquoi se hâter ? Tout était si parfait en cet instant.

Mao s'était également lancé dans les confessions. Au moins, il n'avait pas encore dit de bêtises. Il réussissait encore à se contrôler un peu. Raki était sous cette substance depuis un peu plus longtemps. Un peu trop longtemps d'ailleurs. Si tout continuait à ce rythme, il serait définitivement dans l'incapacité de lutter. Tous ses secrets sortiraient de sa bouche en serpents de vérité.

« Oui, je suis un ninja de Konoha comme tu peux t'en douter. J'ai fait beaucoup de missions, de plus ou moins grandes envergures, tant bien des typiques que des spéciales. J'ai d'ailleurs dut tuer d'innombrables personnes et pourtant, je ne me sens pas chagriné pour autant. Je n'ai jamais ôté la vie sans raison, même s'il m'arrive de m'énerver, assez souvent pour être honnête. Je m'efforce de les laisser en vie, gisant dans leur sang. Ça me rappelle une de mes missions au nom de mon clan, où je devais... »

Un ninja, des missions, et des meurtres. Quelle tristesse. Trop pour compter ? Misérable. Ce type était assez terrifiant lorsqu'il parlait sans tabou. En même temps, quel ninja ne l'était pas ? Les plus sombres secrets d'une personne devaient rester inconnus de tous.

Mao se frappa pour tenter de se contrôler. Il avait peut-être encore un peu de lucidité, mais même s'il quittait cet endroit maintenant, l'effet durerait encore suffisamment longtemps pour faire des dégâts. Ce n'était pas le genre de chose à disparaître en un clin d’œil. En réalité, Raki aurait associé ça à de l'alcool, baissant les inhibitions. N'importe quelle drogue en réalité. Il fallait d'un côté absolument que Raki se débarrasse de ce sérum qui le forçait à parler, et d'un autre côté, il ne pouvait pas laisser Mao partir. Un ninja qui laisse fuir tous les petits secrets de ses missions, ce n'était pas bon du tout. Lui-même devait faire attention, trouver une solution.

« Qu'est-ce qu'il m'arrive ?! Et en fait, tu es bizarre comme mec. Lorsque je t'ai vu, je me suis dit ; mais quel cinglé ! Pourtant, je dormais si bien avant que tu débarques, je rêvais d'une plage, il faisait beau, les oiseaux chantaient. Et moi en attendant, je me battais contre les autres hommes, tous en même temps, je leur coupais leurs bras, leurs jambes, mais jamais leurs têtes, je ne voulais pas les tuer. Seulement me battre contre des adversaires plus forts que moi, pour m'améliorer et ensuite... »

Aussi dur puisse-t-il y travailler, il 'arrivait simplement pas à se contrôler. Tout lui échappait, et il y assistait comme si cela n'était qu'un lointain rêve, au milieu des papillons. Une histoire racontée par le murmure du vent. Et pourtant au loin, il y avait ces cris qui lui ordonnaient de se bouger. A quoi bon ? Manger un nuage était si délicieux ! Raki en prit deux bouchées tout en gardant son air satisfait.

Ce type était un sociopathe. Il disait des choses horribles sans ciller. En même temps, tout était la faute de Raki. A ces yeux, le jeune homme était un cinglé.

« Oh arrête les compliments, je vais rougir. »

Non, non, non ! Il fallait reprendre le contrôle ! Mais comment ? Il n'y avait pas moyen que sa volonté fasse surface maintenant. Son organisme s'habituerait probablement à la substance après quelques semaines d'exposition constante. Autrement dit, dans longtemps. Ce n'était pas bon. Tout était déjà pleinement dans son organisme. Mao finirait sans doute dans le même état sous peu.

« Qu'est-ce que c'est que cette plante de merde ! »

Raki lui aurait volontiers répondu sans la moindre inhibition, mais il était complètement sonné. Il venait de se faire repoussé, et s'était écrasé sur le sol en se cognant la tête. Il avait mal, mais il riait. Il pouvait très bien s'être ouvert le crâne et se vider lentement de toute sa matière grise, cela lui importait peu.

Son sauveur fuyait les lieux. Il partait dans les arbres, empêchant le médecin de le suivre des yeux. Ils étaient complètement embués. Ce choc lui avait coupé le souffle. Et finalement, le rire devait juste être nerveux.

Peu importait, il fallait le rattraper pour être sûr qu'il ne fasse pas de bêtises. Même si lui-même risquait d'en faire. De toute façon, il ne se contrôlait déjà plus vraiment. Le jeune homme songea à abandonner sa plante, mais ce fut plus fort que lui. Il y tenait trop pour l'abandonner. S'il avait été complètement lucide, Raki aurait renié cette envie et abandonné ce fléau. En l’occurrence, il n'avait pas le choix. Il le voulait, il le faisait.

Se relevant, attrapant sa plante, ses jambes avaient du mal à le maintenir correctement. Enfin, bondissant à la suite du ninja, Raki perdait déjà le peu de lucidité qu'il avait acquis par la douleur. Si l'un d'eux, ou même les deux avaient soudainement envie d'aller en ville, ce serait un cataclysme. Ils finiraient sans aucun doute en prison, et si quelqu'un approchait la plante pendant ce temps, le village serait en transe. Au moins, ce serait vraiment hilarant.

Rapidement, Raki rattrapa le Hayashi. Ce n'était pas difficile après tout, celui-là s'était arrêté pour prendre l'air. Il ne pensait sans doute pas que le plante lui sauterait dessus par derrière et que le poison se trouvait déjà dans son organisme. Peu importait à quel point il le voulait, c'était trop tard. Sautant sur Mao dans son dos, Raki laissa tout son poids partir en avant en l'étreignant.

« Épouse-moi mon sauveur ! Épousons-nous tous les trois ! Je te laisserai caresser les feuilles de ma plante chérie ! Par contre, t'auras pas le droit d'aller plus loin avec elle ! »

Dans son élan, Raki avait assène un violent coup de tête dans celle de Mao. L'effet de la plante affectait vraiment sa mobilité. Déjà qu'en temps normal, on trouvait difficilement plus maladroit, mais en étant complètement sous l'emprise d'un produit stupéfiant, il valait mieux avoir un corps en pierre pour lui résister.

« Tiens, elle veut te faire un bisou pour te remercier. »

Raki mettait le pot contre la tête de Mao. La plante, ses feuilles, ses effets, et également la terre imbibée d'urine. Il avait droit à la totale.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mar 25 Juin 2013 - 17:31

~ Je venais à peine de m'enfuir, que le boulet me ramenait cette plante, polluant mon air pur. Qu'avait-il avec cette plante à la fin, avait-il perdu toute lucidité ? Ne voyait-il pas que cette fleur émanait des odeurs aux vertus dangereuses. Certes, nous volions sur de petits nuages, mais si les effets croissaient, nous serions dans de sales draps. Pourtant, cet homme, devenu Simplet, nous apportait avec lui son fardeau. Que faire pour sortir de cette impasse. Je ne pouvais y réfléchir, me rabaissant à son niveau, de plus en plus rapidement. Il venait de me sauter dessus, m'assommant, me permettant par la même occasion d'avoir ces quelque pensées clairs. Mais lorsque la douleur partit, je me retrouvais de nouveau livrer à mes délires imagés.

    Épouse-moi mon sauveur ! Épousons-nous tous les trois ! Je te laisserai caresser les feuilles de ma plante chérie ! Par contre, t'auras pas le droit d'aller plus loin avec elle !

    Jamais je n'épouserais un dragon ! Ou caresserais ta queue rugueuse et tranchante ! De créature. Je vais plutot te la couper avec mon sabre laser !

~ Je sautais à présent de l'arbre les bras et les jambes écartés, je me croyais pousser des ailes. Sentant l'air dans mes cheveux, je me croyais capable de voler. Il n'en fut rien. Imaginer donc ma réaction lorsque ma tête heurta violemment le sol. Dans le coaltar, j'étais sans défense, livrais à ce mec, complétement fou, sa plante à la main, tendue vers moi.

    Tiens, elle veut te faire un bisou pour te remercier.

~ Je sentais d'abord les feuilles mortes sur mon visage, puis la chaleur de la terre humide. Souhaitait-il réellement ma mort ? Roulant sur le côté, pour fuir cette triste réalité, je ne m'étais pas encore fait toucher par cette terre remplit d'urine. Mais il me suivait, avec des petits pas, courbé et agenouillé , la plante au bout des bras, attendant que je me fatigue à force de rouler, pour m'y coller la tête dedans. Ma douleur prenait alors fin, je m'arrêtai donc, béat, lorsque je sentis une chose chaude et mouillée sur ma joue. C'était donc arrivé. Je bondis sur mes pieds, l'empoignai dans mes bras, coulant ma joue humide sur la sienne et la frottant pour le câliner, gentil nounours. Drogué, je ne sentais plus la douleur, je me mis alors à sautiller, tel le chaperon rouge avec son panier remplit de gâteau de riz, pour sa grand-mère, dans la forêt. Je me tournais alors vers mon camarade, les pupilles complétement dilatés, mais je n'étais pas le seul. Puis je regardais le pot de fleurs, qui pour moi se trouvait être un mignon petit chien.

    Oh, regarde, il veut te faire des papouilles !

~ Je m'approchais, toujours en sautillant, arrachant sa dulcinée des bras, et lui étalant le pot et son contenu en plein dans la face. Inconsciemment, je me vengeais d'avantage, mais consciemment, je faisais une bonne action. Une fois la tartine terminée, je balançais le pot de fleurs en l'air avec un élan démesuré.

    Vol, petit chiot, tu es libre ! Ce dragon ne te fera plus de mal !

Un bruit de vase brisé s'entendit au loin. Je sautais à présent sur les arbres, à la poursuite d'un papillon qui passait par là.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mar 25 Juin 2013 - 18:22

Sous le ciel d'Azur, au-dessus d'une terre blanche et onctueuse, le voyage était douloureux. Mentalement douloureux. C'était une impasse. La volonté de Raki était scellée dans une pièce au milieu de son esprit, et tous le reste commençait à fuir. Bientôt le bateau coulerait, et des chasseurs de trésors viendraient l'explorer. Quelle catastrophe !

« Jamais je n'épouserais un dragon ! Ou caresserais ta queue rugueuse et tranchante ! De créature. Je vais plutot te la couper avec mon sabre laser ! »

Un dragon ? Où ça ? Raki voulait le monter, et scrutait le ciel au lieu de songer à la menace directe sur sa vie. Il pouvait mourir heureux s'il voyait une dragon. Pendant qu'il regardait ailleurs, Mao ne se montrait pas plus habile de lui. Il tombait... tombait... tombait... et s'écrasait dans un bruit sourd. Ce bruit attira l'attention du médecin, lui rappelant l'existence du ninja.

Sautant au sol, Raki voulait lui montrer l'amour de sa plante. Un amour sincère et inconditionnel. Un bisou la transformerait en ravissante créature. Une dragonne peut-être. Il pourrait l'étudier au moins. Il roulait tout seul sur le sol, donnant l'impression à Raki que le sol s'inclinait dangereusement. Il suivit le mouvement, réussissant finalement à donner le bisou de sa plante à Mao. Une bonne chose de faite. Ils étaient vraiment dans un sale état.

Le ninja profitait visiblement de la situation, un sourire béa s'étalait sur son visage, ses pupilles dilatées. Aucun d'eux ne pouvait se contrôler. Incapable de discerner le moindre élément réel autour de lui, Mao sautillait avant de se frotter contre Raki, étalant sur son visage la terre humide que lui-même avait reçu. Un juste retour ds choses sans doute. S'accaparant la plante, Mao commença à étaler la terre abondamment. Les yeux et la bouche fermés Raki ne bougeait pas, complètement paralysé, et soufflant par le bouche un très fin filet d'air. Beurk.

Une seule chose extirpa Raki de cette inactivité. Le bruit du pot se brisant. D'un revers de bras, il dégagea la terre se trouvant sur ses yeux, puis sur sa joue droite. Il en avait vraiment partout. A la limite, cela aurait été rassurant qu'il s'en préoccupe.

Tout se brisait autour de lui, sa plante venait de s'écraser sur la sol après avoir été jetée par Mao. Assassin. Sans prévenir Raki enfonça un genou enflammé dans l'abdomen du meurtrier, avant de se jeter auprès de son amour agonisant.

« Pitié chérie, dis-moi quelque chose. Je vais te sauver, ne ferme pas les yeux ! »

Accroupi auprès de la plante déraciné, Raki pleurait à chaudes larmes.

« Ne t'en fais, ça va. Je ne suis pas triste. J'ai passé de bons moments avec toi, tu m'as bien traité. Je ne regrette rien. »

Le plante pendait mollement dans les bras du jeune homme, alors que les larmes roulaient sur ses joues. Elle était morte. C'était trop tard pour la sauver. Il ne pouvait plus rien faire, plus rien dire.  Pourtant, il ne pouvait pas s'en empêcher. Il répétait inlassablement la même phrase.

« Ne m'abandonne pas. Ne m'abandonne pas. »

Un appel à l'aide, une ultime requête. Il se savait impuissant, victime d'un tragique destin. Sa voix ne sortait pas de sa gorge douloureuse. Un être cher le quittait. Non, on le lui arrachait impitoyablement. Tranchant le fil de la vie avec un visage dépourvu d'émotions. Raki avait l'impression d'être en plein hiver. La température gelait chacun de ses mouvements, incapable de comprendre réellement de quoi il retournait.

Une seule chose était claire à ses yeux. On avait assassiné son amour.

« Je vais te tuer ! »

Raki perdait contact avec la réalité. La colère et le désespoir l'envahissait. Il était hors de lui. Et pas seulement à cause de la drogue, mais pour tout ce qui concernait la plante. Rapidement, il bondit en direction de Mao, s'enfonçant tête la première dans un tronc d'arbre.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mer 26 Juin 2013 - 0:01

~ Je ne compris pas tout de suite pourquoi il s'était mis à me frapper, je me trouvais au sol. Je regardais tout affolé autour de moi, où il est avec son pot de fleurs ? J'avais complétement oublié tout ce qui s'était passé suite à mes roulades. D'ailleurs, pour moi, je devais encore rouler pour esquiver une chose invisible et inexistante. Lorsque la douleur partit de nouveau, je regardais l'homme courir et je me prenais, à présent, pour un chien. Le suivant, vagabondant à quatre pattes derrière lui, je l'espionnais, remuant ma queue imaginaire et tirant la langue, régulant ma température interne. Il s'arrêta, s'asseyant, pour jouer une scène dramatique. Je ne comprenais pas, j'aboyais pour montrer mon incompréhension.

    Pitié chérie, dis-moi quelque chose. Je vais te sauver, ne ferme pas les yeux !

Après un petit moment pour reprendre son souffle il hurla, répétant plusieurs ces cris de douleurs.

    Ne m'abandonne pas. Ne m'abandonne pas.

~ La violence de la scène me faisait pleurer, même si je ne comprenais pas bien à qui il parlait. D'où je me trouvais, je ne voyais qu'une drôle de chevelure, qui ruisselait sur son bras. Une chevelure raplapla et sombre. C'est alors qu'il se leva, dans un excès de violence, les larmes aux yeux. Il fit alors un acte abominable, impardonnable, il attaqua mon ami qui est le gardien de la forêt, un Ent. Mais il semblait être plus touché que celui-ci, il avait attaqué de front, et cet arbre vivant, pour se défendre, le balaya en le frappant à la tête. Ca avait l'air drôle, moi aussi je voulais m'amuser, mais surtout, je voulais venger mon ami taureau, qui gisait à terre. Je courrais le plus rapidement possible, avant de m'empaler à mon tour dans ses écorces. Je tombais alors sur mon camarade. Nous étions assumés, formant une croix, la tête à la renverse. Mais pour la première fois, depuis un long moment déjà, nous étions tous deux calmes. Plus aucun bruit ne se faisait entendre. La forêt se rendormait paisiblement.

~ Lorsque mes yeux s'ouvrirent à nouveau, péniblements, je ne me rappelais de rien. Même pas où je me trouvais. Je voyais juste que j'étais allongé sur un sol sec, la tête sur le sol, à présent. Je ne voyais que des insectes et des feuilles. Je pouvais voir une autre trace humanoïde sur le sol, mais pourtant il n'y avait plus personne. Je me tenais le front avec la main, lorsque mon regard se perdit jusqu'à des chaussures, que faisait des chaussures ici ? Je suivais ses contours, remontant des jambes, des cuisse, un torse, jusqu'à arriver à une tête qui me fixait. Qui était-il ? Je l'avais déjà vu quelque part. M'asseyant péniblement, je fini par frotter tout mon corps pour en retirer toutes les saletés, j'avais la joue pleine de terre humide. Quant au pervers qui me regardait dormir, il avait toute sa tête recouverte de terreau. Que s'était-il passé ? J'avais un sacré mal de tête, je saignais de la lèvre ainsi que de la tête. Plus mes yeux le fixaient plus je me disais que je ne le connaissais pas. Je pris un léger sourire, le plus naturel possible vu la situation. Et je me grattais le haut du crâne.

    Je suis Mao, qu'est-ce que tu fais là, à me regarder ?

Plus je réfléchissais à mes questions, plus une autre hanté mon esprit, bien plus important. Qu'est-ce que moi je fais ici ?!
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mer 26 Juin 2013 - 1:09

Tout était sombre. Mais au-delà de l'obscurité, il n'y avait pas de lumière. Simplement de la douleur. Raki avait mal. A la tête, intérieur et extérieur. Au bras droit aussi. Et à la jambe droite. Des courbatures également. Tout son corps lui semblait excessivement lourd. Était-il attaché ? Bonne supposition. Mais en fait, non. Il avait simplement du trop en faire. Encore un entraînement excessif.

Se redressant lentement Raki se frotta la tête. Surpris par le contact de sa main sur son visage, il la retira. Au creux de sa paume, il y avait une substance poudreuse brune. De la terre ? Pourquoi avait-il de la terre sur le visage et dans les cheveux ? Déjà, où était-il ?

Observant les alentours, il était facile de sortir le mot « forêt ». Celle de Konoha au moins ? A vrai dire, il avait un doute. Dans ce genre de situation, on avait jamais la garantie de quoi que ce soit. Question suivante : Comment s'était-il retrouvé ici ? Il avait marché ? On l'avait amené ? Impossible de s'en rappeler. Peut-être l'avait-on assommé, et le choc lui avait provoqué une perte de mémoire ?

De la concentration. Se massant les tempes, le jeune homme cherchait la dernière chose dont il se rappelait. Oui, il se rappelait avoir pris une sucette. Par réflexe, il alla en chercher une dans sa poche.

« Hein ? »

Raki sursauta, avant d'avoir l’impression de tomber dans le vide. Il ne sentait pas de bonbons dans sa poche. Se relevant, il vérifia, tâtonna partout sur lui, scruta le sol alentour. Pas de sucette. Non, impossible. Où étaient-elles ? Comment vivre sans elles ?

Ce fut à ce moment là, dans sa recherche désespérée d'une sucette, que Raki comprit un peu mieux l'ampleur de la situation dans laquelle il se trouvait. Il n'était pas seul. Une autre personne était là, inconsciente. Mais le pire était le bordel autour d'eux. S'accroupissant, Raki attrapa un objet au sol. Une pièce ? Effectivement, pas de doute. Autour d'eux, il y en avait beaucoup, éparpillée. Il y avait également du papier toilette, dont certains rouleaux avaient été étalé un peu partout. Des sous-vêtements féminins. Des masculins aussi d'ailleurs après y avoir fait attention. Et de la nourriture pour chat entammé. Quelqu'un avait nourri un chat ?

Pas la moindre idée. Pas le moindre souvenir. La dernière fois, il arrosait ses plantes, et maintenant, il était dans une forêt avec un inconnu. Un ? Oui, un. Enfin, a priori. Ou pas. Qu'est-ce qu'il faisait en robe, allongé avec un bouquet de rose à côté de lui ? Un voile blanc pendait d'ailleurs un peu plus loin, accroché à une branche, sans doute perdu dans la précipitation. Ce type avait un voile de mariée, une robe de mariée, un bouquet de mariée. En regardant de plus près son visage, il n'y avait guère que la coupe et la carrure de masculin. Tout était maquillé.

Accroupi à côté, regardant l'homme endormi, Raki se demandait quoi faire. Devait-il le prendre ? Ou peut-être simplement s'enfuir ? Enfin, il voulait quand même des réponses, tout cela était inquiétant. Alors qu'il s'interrogeait sur la suite des opérations, la belle au bois dormant commença à se réveiller. Son état ne différait pas vraiment de Raki. Une enclume se trouvait dans sa tête, et quelqu'un s'amusait à lui taper dessus. Un ennemi invisible et insaisissable.

« Je suis Mao, qu'est-ce que tu fais là, à me regarder ? »

Raki le dévisageait effectivement un peu trop. Il avait encore l'esprit embrouillé, incapable de comprendre de quoi il retournait. Avec un peu plus d'efforts, il se souviendrait certainement. En attendant, l'autre n'avait pas l'air d'en savoir vraiment plus.

« Moi c'est Raki. Et j'aurais bien aimé que tu me dises ce que je fais là. »

Se redressant, il désigna l'ensemble du sol d'un geste en faisant quelques pas. Soudain, un objet craqua sous son pied. Alerté, le jeune homme retira son pied, avant de se saisir de l'objet en question. Un masque de cochon, à moitié fissuré. Sans voix, Raki montra le masque à Mao avec un air interrogatif, avant d'en apercevoir un second accroché à une branche un peu plus loin. Un masque de fleur.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? »
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mer 26 Juin 2013 - 4:00

Pourquoi diable étais-je déguisé en mariée ? Qui me faisait une blague d'aussi mauvais gout ? Je ne comprenais vraiment rien. Tout ce que je savais maintenant, c'était que je n'étais pas seul dans cette galère.

    Moi c'est Raki. Et j'aurais bien aimé que tu me dises ce que je fais là.

    J'aurais bien aimé que tu me le dises aussi.

~ Raki hein, j'ai l'impression d'avoir déjà entendu ce prénom quelque part, sans doute dans un lointain rêve. Me relevant difficilement avec cette robe et cette tête qui tourne, je m'appuyais sur un arbre. Lorsque je voyais son doigt dressé, me montrant le bordel tout autour de moi. Ça pour être un bordel s'en était un. Mais mon regarde se posa plus particulièrement sur un chat mort derrière un arbre, une grande morsure sur le corps. Des marques de dents, comme si quelqu'un avait eu l'idée de l'appâter avec la nourriture pour chats que je voyais à mes pieds, pour le capturer et le gouter. Je rigolais intérieurement bien sur, qui pouvait faire une telle chose après tout. Mes idées sont toutes embrouillées encore. Me frottant les yeux avec les paumes de mes mains, je repris un grand bol d'air pour me concentrer. Analysant chaque recoin, je pouvais voir d'innombrables objets, tous plus bizarres, les uns que les autres.

~ Quelque chose m'avait sauté aux yeux, pourquoi ce Raki avait des boucles d'oreille de femme, une sur chacune de ses oreilles. De plus, il était tors-nu, un piercing sur le téton. Ma première intuition était donc la bonne, s'était un pervers. Mais je n'étais pas mieux placé pour parler, j'étais en robe de gonzesse. Je me décidais alors à les arracher, afin de partir à la recherche de mes vêtements. C'est alors que je m'en rendais compte, cette étrange personne, la seule personne qui se trouvait dans les parages d'ailleurs, avait mon pantalon. Que foutait-il avec ? Me l'avait-il piqué pendant mon sommeil ? Je ne pense pas, il semblait être complétement dans l'incompréhension, tout comme moi. Après une manipulation plus ou moins organisée, je me trouvais enfin avec mon bas. Lui par contre, n'avait plus qu'un slip rose, bien petit pour un homme et qui ne cachait quasiment rien, derrière, une ficelle lui rentrait même dans la raie. Que fait-il avec un tel sous-vêtement sur lui ? Ce ne devait pas être très pratique de se battre avec une telle chose. Ça ressemblait plutôt à un objet fantaisiste, qu'une femme utiliserait pour charmer sa proie.

~ Je ne pensais pas que ce fût le sien à l'origine, du moins, je l'espérais. Il y avait tellement de sous-vêtements par terre, que ça en devenait gênant, son caleçon devait donc s'y cacher. N'étant plus surpris, par quoi que ce soit, je marchais, pour voir toute l'ampleur des dégâts. Lorsque je fus alerté par sa voix, je me retournais. Il tenait un masque de cochon fissuré entre ses doigts.

    Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ?

Il est vrai que je n'en avais strictement aucune idée. Je continuais à visiter les lieux, jusqu'au moment où mes yeux s'arrêtèrent sur une chose bien étrange. Le chat n'était donc pas la seule victime.

    Oh mon dieu.. Viens voir par ici.

~ Une femme se trouvait là, inerte, avec des vêtements d'homme, sans doute ceux de Raki. Elle ne bougeait plus. Nous avions donc tué une innocente ? Ou quelqu'un voulait-il nous faire porter le chapeau ? Je regardais mon nouvel ami, complétement muet, la mine extrêmement pâle. Ce devait être elle, la mariée. Mais elle était morte à présent. Je m'agenouillai délicatement à côté d'elle, le regard plongé sur son visage, approchant tout doucement ma main pour prendre son pou. Ma main n'était plus qu'à quelques centimètres, plus qu'un petit effort. Aller. Courage. Lorsque mes doigts la touchèrent, elle laissa sortir un ronflement. Surpris, je ne vous raconte pas le bond que j'ai fait. Mais je soufflais toute l'aire de mes poumons, soulagé. Tombant sur les fesses, je poussais un petit soupire.

    Sur ce coup, on a vraiment eu chaud.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mer 26 Juin 2013 - 15:07

L'autre n'en savait apparemment pas plus que lui. Chacun avait son propre mal de crâne et ce devait être un concours à celui qui trouverait de l'aspirine en premier. Raki pensait d'ailleurs que ce serait une des prochaines étapes de son travail, et en urgence : apprendre à soulager les maux de tête. Il pouvait s'endormir, mais cela ne l'aiderait sans doute pas vraiment. Actuellement, la priorité allait à l'analyse de ce qui se passait ici.

Il y avait tant de choses, et si mal placées, que reconstituer la scène initiale tenait certainement du miracle. Aucune logique, un simple bordel, de la précipitation peut-être, ou un manque de maniaquerie. Cela n'avait peut-être aucune réelle importance.

Tranquillement, Raki concentrait ses pensées, luttant contre son mal de crâne. Parfois, tout tournait, et il s sentait vaciller dangereusement. Dans ces moments là, il se tenait à une branche quelconque en attendant que le vertige passe. Pendant ce temps, l'autre s'était redressé, et commençait certainement à chercher des réponses. Mao remarqua très vite sa tenue, et fut surpris. En le voyant s'en défaire, Raki fit un peu plus attention à la sienne.

Pouvait-on seulement appeler ça une tenue ? Il était plus nu qu'habillé, avec un simple pantalon qu'il ne reconnaissait même pas. Décidément, cette situation devenait de plus en plus confuse et ambiguë. Raki n'était même plus sûr de vouloir savoir ce qu'il faisait là. Son travail, ses sucettes, sa petite bulle de paix lui manquait. Certes, cette paix était relative. Les explosions arrivaient. Mais au moins, il ne se retrouvait jamais à moitié nu dans la forêt, avec un homme en robe de mariée et un tas de choses dont il ne voulait pas connaître la provenance.

En parlant de vêtements et du jeune homme, il semblait que le pantalon appartenait à son compagnon de galère. Puisse-t-il seulement avoir des souvenirs plus précis que Raki. Pour l'instant, ce n'était pas le cas, mais avec un peu de chance, un détail lui reviendrait. Sinon, comment découvrir d'où tout cela venait ?

La réponse se traçait déjà légèrement dans son esprit. Pendant qu'il poursuivait la petite ligne de pensée, il rendait son pantalon à Mao. Maintenant, il était vraiment nu. Ce qui couvrait le plus important ne couvrait rien du tout au final. Heureusement pour Raki, il y avait pleins de sous-vêtements, il n'avait qu'à en emprunter un. En présence d'un homme, il n'était pas particulièrement gêné de toute façon. On se retrouvait dans une situation similaire dans les bains. Un tel événement serait sans doute connu à Konoha, peut-être même que les journaux l'afficheraient en première page. En rentrant au village, ils pourraient avoir des indices sur ce qui s'était passé.

Toutefois, quelque chose le gênait alors qu'il enfilait un caleçon. Ils étaient liés à une affaire très étrange, ils n'avaient aucun souvenir, et personne pour donner des explications. La prudence commandait sans doute de faire comme si de rien était. Cela semblait toutefois assez difficile puisqu'ils n'avaient plus de vêtements. Il ne pouvait décemment par se couvrir de caleçon. La seule chose qui le rassurait, c'était que l'autre était quasiment dans la même situation. Il avait juste un pantalon en plus. Peut-être qu'à deux ils trouveraient une solution viable.

Plongé dans ses pensées, Raki ne faisait plus vraiment attention à l'autre jeune homme. Du moins, jusqu'à ce que l'autre l’interpelle.

« Oh mon dieu.. Viens voir par ici. »

Le ton sur lequel on l'appelait ne rassurait pas du tout Raki, qui s'empressa de le rejoindre en ayant perdu un peu de ses couleurs.

Il y avait une jeune femme, étalée sur le sol, inconsciente, peut-être même morte. Le sang de Raki n'avait fait qu'un tour, lorsque Mao s'agenouilla auprès de la femme. Il voulait sans doute prendre son poux. C'est à ce moment là que Raki remarque un tatouage dans son dos nu. C'était un dragon. Plutôt classe. Juste en noir. Il ne s'y connaissait pas suffisamment pou savoir si c'en était un définitif ou juste temporaire. Quoi qu'il en soit, la situation ne s'améliorait pas. Enfin, jusqu'à ce que Mao sursaute en entendant un ronflement. Raki sursauta quant à lui de voir Mao sursauter. Une réaction tout aussi stupide.

La jeune femme se trouvait dans les vêtements de Raki. Enfin, ils étaient un peu déchiré, mais il pouvait les reconnaître. L'idée de les récupérer ne l'effleura même pas. Jamais il ne la déshabillerait pour ça. Il pouvait le faire, et même l'empêcher de se réveiller. C'était juste trop audacieux pour lui. Bien entendu, demander à Mao de le faire à sa place serait revenu au même. Non, il attendrait simplement. Après tout, ils n'étaient pas particulièrement pressés... ils n'avaient rien fait de mal, si ?

« Sur ce coup, on a vraiment eu chaud. »

Mao était tombé en arrière, s'éloignant un peu de la jeune femme. C'était au tour de Raki de l'approcher et de s'accroupir à côté d'elle.

Détaillant son visage, il essayait de se souvenir de qui il s'agissait. A coup sûr, ce visage ne lui était pas inconnu. Mais qui ?

Le dos tourné à Mao, il s’apprêtait à lui demander si lui-même la connaissait, mais un œil s'ouvrit violemment, le faisant à nouveau sursauter. Cependant, lui-même n'eut pas le loisir de tomber sur ses fesses à côté de Mao, que le jeune femme lui bondissait dessus comme un chat enragé.

Le plaquant au sol, elle l'embrassa. Raki était complètement pris au dépourvu, et il lui fallu bien quelques secondes avant de réussir à la repousser.

« Ces boucles d'oreilles ne te vont vraiment pas, tu devrais me les rendre et reprendre les tiennes. »

La jeune femme disait tout cela sur un ton tout à fait naturel. Quelles boucles d'oreilles ? Raki n'avait jamais eu de boucles d'oreilles ! D'une main, il tâta son oreille droite. A sa grande surprise, il y avait effectivement une boucle d'oreilles attachée là. Il la retira avant d'aller chercher sur l'autre oreille. Quand est-ce qu'il s'était fait percer les oreilles déjà ? Mon dieu, on ne l'avait pas kidnappé alors ?

« Qui êtes-vous ? »

Sa demande eut droit à un visage déçu, qui le réprimandait.

« Voyons, je suis Riki ! Ta conquête d'hier soir ! On est sorti ensemble et on est venu ici avec un autre homme. Un grand, barbu... poilu aussi. C'était la conquête du type à côté de toi ça. Enfin, vous portiez des masques à ce moment là, mais on vous reconnaît vite à vos cheveux. »

Raki restait muet sur le sol, la jeune femme au-dessus de lui. Rien ne lui venait à l'esprit. Tout était devenu blanc, il ne comprenait rien, et soudain, il comprenait qu'il ne voulait rien comprendre.

« D'ailleurs, où est-ce qu'est ma robe de mariée ? »

Raki ne savait ni quoi dire, ni quoi faire. Il jeta un regard désespéré à son compagnon d'amnésie afin de quérir un peu de réconfort. Pendant ce temps là, la jeune femme lui remettait quelque chose dans les oreilles.

Ce devait être un cauchemar.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mer 26 Juin 2013 - 17:34

~ Je m'étais écarté de la jeune femme, juste un peu, me convaincant que tout ceci n'était qu'une mascarade, qu'il ne s'était rien passé. Bientôt, je serais dans mon lit et je dormirais une dizaine d'heures ou de jours. Comme quoi, lorsque la réalité s'entrechoque avec l'irréelle, ça donne des choses originales et particulières, mais pas forcément de bon augure. Je voulais fuir, très loin, très rapidement, oublier tout ce que j'avais vu. Mais le fil des événements courait sans l'ombre d'un doute, plus rapidement que moi.

~ Raki sursauta, ce qui eut pour effet de me faire sursauter, je sentais nos rôles s'inverser, où seule la femme restait la base de notre surprise. Cette fois, elle avait ouvert un œil. D'apparence plutôt, d' « occasion » elle n'en restait pas moins jolie. C'est ce que je pensais, mais lorsqu'elle ouvrit la bouche pour parler, après avoir sauté au cou de mon camarade, je remarquais alors ses dents, toutes de travers et noires. Enfin.. Je parlais des seules dents qui lui restaient, seulement une dizaine donc. De plus, l'odeur qu'elle dégageait en ouvrant la bouche était insoutenable, j'étais à quelques mètres d'elle, mais je pouvais le sentir d'ici. Certes, elle se réveillait, mais elle n'avait jamais dû se laver les chicots. Pourtant, contrairement aux apparences, elle savait se servir de cette entre à bactérie et autre champignon dégueulasse, elle embrassa le pauvre Raki, et ce, à pleine bouche. Je ne vous raconte pas à quel point, je voulais vomir en regardant cette scène. Lorsqu'il réussit à la repousser, celle-ci entama la conversation, seulement à quelques centimètres du nez de la pauvre victime, étouffé par l'odeur putride.

    Ces boucles d'oreille ne te vont vraiment pas, tu devrais me les rendre et reprendre les tiennes.

~ Heureusement pour Raki, elle était belle et mettant à part ce petit défaut, elle était plutôt bien faite. Ils échangèrent leur dût, ce n'était pas la première fois que ça arrivait au jeune homme aujourd'hui. Il avait donc pioché un peu partout, échangeant ses vêtements avec les autres. Mais il n'était pas le seul, je pense que nos vétements étaient passé entre toutes les mains. Le pauvre me paraissait complétement tétanisé.

    Qui êtes-vous ?

Se vexant elle répliqua d'une voix énervée.

    Voyons, je suis Riki ! Ta conquête d'hier soir ! On est sorti ensemble et on est venu ici avec un autre homme. Un grand, barbu... poilu aussi. C'était la conquête du type à côté de toi ça. Enfin, vous portiez des masques à ce moment là, mais on vous reconnaît vite à vos cheveux.

~ Mon cœur me lâcha d'un coup, me mettant K.O, d'un seul coup. Seulement quelques mots parvinrent à me brisèrent l'âme. J'étais donc en compagnie d'un vieux barbu ? Et c'était.. ma.. conquête ?.. J'étais encore plus pâle que lorsque je croyais avoir découvert un cadavre. Puis réfléchissant un peu, je me calmais. Non, ne faisons pas des suppositions trop hâtives. Nous nous souvenions de rien, il se pouvait que ça y ressemble, mais dans ce cas qu'en apparence. Je ne pouvais plus me retenir et je me mis derrière un arbre pour vomir, il y avait des poils dans mon dégueuli. Je tombais à la renverse, complétement assommé par cette nouvelle surprise. Une fois au sol, je me rappelais du chat que j'avais retrouvé mort, une trace de morsure sur le corps, avec un peu de chance s'en était la raison. Oui, je préférais cette option, plus qu'à n'importe qu'elle autre. Je me relevais à peine, quand elle continua de parler.

    D'ailleurs, où est-ce qu'est ma robe de mariée ?

~ Je retombais tout aussi violemment. Que foutais-je avec sa robe de mariée en faite. Ne me dis pas ? Non, ce n'est pas possible. Le mariage entre hommes, est interdit. Mais alors ? Si ce n'est pas moi qui me suis marié ? Se pourrait-il que Raki.. Je le voyais, il me regardait, encore plus bouleversé que moi. Je ne pouvais pas le laisser dans cette situation. D'un simple regard, je voyais sa détresse. Je pris alors les devant, volant à son secours, tel un chevalier servant.

    Dit moi, Riki, vous êtes-vous mariés ?

~ Elle me regardait les yeux ronds et grands ouverts, mit sa main devant à bouche, ce qui ne faisait pas de mal à mon complice qui au contraire, pouvait enfin prendre une grande respiration. Elle se mit à rire, toujours ses doigts devant sa bouche. Une bague se trouvait sur son annuaire. Ce qui une nouvelle fois nous surprit. C'était au tour de Raki, de tomber dans les pommes cette fois.

    Diantre, vous ne vous souvenez vraiment de rien ? Hier, je me suis marié oui ...

Nous avions tous deux, le souffle coupé, écoutant la suite de sa phrase, nous retenant même de respirer, pour mieux l'entendre.

    ... mais avec l'homme barbu. Il ne faut surtout pas lui dire qu'on a dormi ensemble cette nuit, sinon il nous tuera.

~ Lâchant chacun le peu d'aire qu'il restait dans nos poumons, d'un souffle de soulagement, nous nous regardâmes une nouvelle fois, mais cette fois soulagée. Malgré les apparences, la jeune femme était juste une amante, et son mari, bourré, prit d'affection, passait son temps avec moi. Pendant que ces deux là roucoulaient. Ce n'était qu'une histoire extraconjugale alors. Pourtant, ça n'expliquait aucunement tout les reste des objets. Maintenant que j'y pense, elle se souvient, elle peut donc nous éclairer sur ce qu'il s'est passé. Je croyais de plus en plus à cette histoire, il est vrai qu'au début, me réveillant dans ces bois, amnésique, je pensais que s'était une blague. Mais apparemment se n'en était pas une. Mais que s'était-il passé !

    Dis nous, que faisions-nous ici et que s'est-il passé hier ?
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mer 26 Juin 2013 - 20:00

C'était donc à ça que ça ressemblait l'impression de mourir ? On ne voyait pas vraiment toute sa vie défiler. Peut-être n'avait-il pas assez vécu pour cela. En tout cas, tout son monde s'écoulait. Pierre par pierre, le sol s'écroulait, et il tombait dans le vide, sans la moindre pensée. Il le percevait juste, sans se poser de question, d'un regard neutre. Ah... il tombait... Bon ben, ce n'est pas si grave, si ?

Raki ne respirait plus, s'il continuait, sa mort serait sans doute définitive. Cette haleine était forcément empoisonnée. Il devait y avoir des dizaines de milliers de bactéries différentes, toutes capables de la tuer avant qu'il n'aie le temps de respirer à nouveau. En tout cas, c'était l'impression qu'il en avait. Même en respirant la la bouche, l'odeur remontait dans son nez. Elle ne remontait d'ailleurs pas seule.

Son envie la plus pressante du moment était sans aucun doute de recracher son repas de la veille. Enfin, ce qu'il en restait plutôt, soit pas grand chose apparemment. Il n'y avait sans doute plus rien de nutritif. Par contre, dans la bouche de la jeune femme, on trouvait à manger pour les affamés. Il valait d'ailleurs mieux avoir très faim pour aller piocher au fond. Et dire qu'une chose pareille se trouvait sur lui, à moitié nu, et dans ses propres habits.

Sincèrement, Raki ne savait plus vraiment où donner de la tête. Voulait-il savoir la vérité ou non ? De temps à autre, il avait envie de hurler « Mais bordel que s'est-il passé ? », avant de se dire que la réponse ne lui conviendrait certainement pas. Plus il y pensait, plus c'était évident. Son cerveau avait fait un black-out complet pour lui éviter de se souvenir. Il n'y avait pas d'autres possibilités. Self-défense automatique intérieure. On enfouit le drame. Et dans quelques années, les souvenirs remonteraient dans des cauchemars, et il finirait à l'asile avec Mao. Oui, ils pleureraient ensemble, hurlant à l'unisson par moment en se serrant dans les bras l'un de l'autre. Ils verraient des fantômes que d'autres ne connaissaient pas.

Pour être tout à fait honnête, la conversation lui échappait. Il était au bord de l'inconscience. Pitié, de l'air ! Raki n'osait même plus respirer de peur d'en mourir. Heureusement, elle finit pas tourner la tête en direction de Mao. Raki n'en pouvait vraiment plus. Cette occasion lui permit de prendre une grande bouffée d'air, et perdre la couleur bleutée que sa tête commençait à prendre. Même sans être directement atteint par la menace, ce n'était pas une partie de plaisir.

L'inconscience finit par le gagner. Tout devint très blanc, puis très noir. Il y avait plein de taches. Il neigeait sans doute.

Raki revint à lui. Seules quelques secondes s'étaient écoulées. L'inconnue le montait toujours, tandis que Mao recrachait ce qu'il pouvait de son estomac. Même son cerveau n'avait pas assez pitié de lui pour le déconnecter totalement de la réalité.

« ... mais avec l'homme barbu. Il ne faut surtout pas lui dire qu'on a dormi ensemble cette nuit, sinon il nous tuera. »

Il ne fallait pas qu'il découvre quoi exactement ? Raki avait peur de la réponse. Non, il ne voulait pas l'entendre. Où est le putain de bouton de mise en veille ? La veille automatique se déclenche tardivement, et l'interface utilisateur n'est pas très au point ! Qui a créé cette merde ?!

Suffoquant à moitié, Raki n'avait même pas la force physique nécessaire à se dégager de son assassin. C'était fini. Une mort extrêmement douloureuse et lent. Une torture. Pas de répit pour les braves.

Non, toute cette situation était complètement invraisemblable. Il ne se serait jamais abandonné à quelqu'un de cette façon. C'était trop grotesque. Les apparences devaient être trompeuses. Une baiser, cela ne voulait rien dire, si ? Elle pouvait simplement le lui avoir volé pour la première fois ! Après tout, si elle l'avait déjà embrassé, il avait déjà perdu connaissance, donc logiquement, rien n'avait pu se passer ! Il ne fallait pas céder à la panique générale. Après tout, en y pensant calmement, on  pouvait trouver d'autres explications tout à fait plausible. Il ne restait donc plus qu'à penser. Chose extrêmement pénible dans ces conditions. Une mal de crâne qui donnait envie de se passer une barre de métal d'une tempe à l'autre.

Commençant à se masser les tempes, Raki n'en pouvait vraiment plus. Les avait-on frappé ? Si c'était le cas, on avait pas lésiné sur la force, et on les avait soigné. Il ne sentait aucune trace physique de blessures. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Il ne le savait pas encore.

« Dis nous, que faisions-nous ici et que s'est-il passé hier ? »

Mao n'y allait pas par quatre chemins. Il n'avait pas peur de connaître la réponse ? Raki, quant à lui, connaissait déjà la réponse : il ne s'était strictement rien passé. Il ne pouvait pas s'être passé quelque chose !

Le jeune femme le regarda du coin de l’œil se masser la tempe. Elle avait l'air assez concerné par son bien être physique, un peu d'inquiétude. S'inquiétait-on beaucoup des étrangers ? Non, non, il ne fallait pas penser comme ça. Ce n'était qu'une jeune femme charmante venant d'un village charmant, avec un époux charmant, qui vivait une vie charmante. On ne pouvait pas glisser au milieu de ce tableau un élément aussi abominable que celui que chacun aurait pensé, sans oser l'énoncer à voix haute, de peur que ça ne l'en rende vrai.

« Ca va ? »

Tout en posant sa question, elle se dégagea de lui, s'asseyant à côté. Une derrière vague de gaz meurtrier l'assailli. Au moins, il allait pouvoir respirer maintenant. A moins qu'il ne s'évanouisse, et qu'elle lui fasse du bouche à bouche pour le réanimer. Rien que cette pensée le motivait pour prendre de front cette dernière attaque chimique.

« Je ne suis pas vraiment sûr. Enfin, vous pouvez nous dire ce que vous savez sil-vous-plaît ? »

Riki le dévisagea quelques secondes, visiblement peu convaincue de sa réponse. Toutefois, si elle désirait protester, elle n'en fit rien. Raki quant à lui se redressa en position assise, sautant sur l'occasion pour mettre un peu de distance entre eux.

Il était vraiment nauséeux, et le monde tournait. Même si le contenu de son estomac se résumait à des sucs gastriques, cela ne l'empêcherait pas de vomir. Respirant le plus calmement possible, les yeux clos, Raki essayait de retrouver ses sens.

« Je ne sais pas vraiment grand chose, vous nous avez amenés ici. J'étais bien trop concentré à essayer de t'embrasser pour faire attention à ce que les deux autres faisaient. Au moins, j'aurais fini par réussir ! »

Raki ne savait pas s'il était réellement soulagé d'avoir « finalement été embrassé ». Vu les circonstances, il aurait tendance à dire oui. Mais dans l'absolu, il s'en serait sans aucun doute bien passé. Un bout du passé commençait à se dévoiler. Enfin, potentiellement. Il fallait encore déterminer si elle mentait ou non.

A l'instinct, Raki aurait dit que oui. Elle ne savait rien, pourtant elle se réveillait avec eux, les habits échangés ? Elle n'était pas consciente au moment où tout cela était arrivé ? Et où était le barbu ? Et à qui était toutes ces pièces, et ces vêtements, et tout ce que Raki n'avait pas encore eu le temps d'identifier ? Il fallait absolument en avoir le cœur net.

« Pourquoi est-ce que vous portez mes habits ? »

Il n'était vraiment pas sûr de la réponse. Soit elle n'en avait aucune idée, soit elle mentait. Si elle le savait, pourquoi ne l'avait-elle pas dit immédiatement après tout ? Combien de personnes étaient passées ici ? Dans quels obscures desseins ? Ces réponses lui faisaient peur. Il n'en voulait pas.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mer 26 Juin 2013 - 21:58

~ Raki semblait revivre depuis que la jeune femme s'était écartée. Je n'ose même pas imaginer le mal-être qu'il avait dû ressentir lorsqu'elle n'était qu'à quelques centimètres de son visage. Quoi qu'il en soit il reprenait enfin des couleurs conventionnelles et c'est ce qui me rassurait le plus, sinon, j'aurais fini seul dans cette galère. En fait, ça ne serait peut-être pas une mauvaise idée, tuer tous ceux susceptible de savoir ce qu'il s'était passé, même ceux qui ont oubliés, pour que ça ne refasse jamais surface. Mais je ne pouvais pas tuer un homme sans réelle raison. Mais si la raison venait d'elle-même, je n'aurais peut-être plus le choix. Pourquoi avais-je demandé des informations sur ce qu'il s'était passées, je ne voulais absolument pas le savoir, enfin si, un peu quand même, mais à cause de ma curiosité mal placé. J'espérais juste que les surprises allaient enfin arrêter de nous sauter au visage. Mais difficile d'y croire, voyant encore tous les objets étranges sur le sol et dans les arbres. Tellement de point d'ombre, que la femme ne désirait pas révéler, à moins qu'elle soit tout aussi amnésique que nous. Pourtant, elle en savait déjà beaucoup plus que nous, je ne pense donc pas qu'elle ait oublié le reste. Mais se pourrait-il qu'on ait fait des choses si horribles, qu'elle lui ait nécessaire de garder le silence. D'où sa réponse plutôt étrange, qui pour moi était plus de l'esquive que de la sincérité.

    Je ne sais pas vraiment grand chose, vous nous avez amenés ici. J'étais bien trop concentré à essayer de t'embrasser pour faire attention à ce que les deux autres faisaient. Au moins, j'aurais fini par réussir !

~ Putain, mais même quand on trouve un cadavre ambulant, dégageant une odeur qu'on peut trouver qu'aux enfers, on ne trouve pas nos réponses. Ce n'est pas gentil de l'insulter de cadavre, mais vu l'odeur, je ne voyais pas d'autre synonyme. Je commençais à m'impatienter, soit elle nous mentait, soit elle nous servait à rien et ne faisait que nous gêner ainsi que nous ralentir dans nos recherches. De ma plus belle voix et la plus ironique que j'avais, je voulus m'adresser à elle. Tu ne te payerais pas un peu notre tête par hasard ? Mais mon camarade qui était plus diplomate et aimable que moi, sortis une question qui voulait dire la même chose, mais avec plus de tact.

    Pourquoi est-ce que vous portez mes habits ?

~ Je sais, ça n'a rien à voir, mais avec la voix qu'il avait utilisée, c'était tout comme. Il m'en fallait peut-être peu pour m'énerver, mais là, s'en était assez, je voulais savoir une bonne fois pour toute. Je m'étais résolu et préparais, je pouvais tout entendre. Elle nous regarda l'un, puis l'autre, un regard que je ne pourrais décrire ornait son visage. C'est alors que la jeune femme se craqua le petit doigt, elle mourut sur le coup. Ne laissant derrière elle, qu'un plus grand mystère. Je m'approchais, pensant qu'elle faisait la comédie. Mais je ne sentais plus les battements de son cœur, elle était réellement morte.

    Oh mais putain.. Mais elle est sérieuse ?! Et puis c'est quoi cette technique de suicide ?!

~ Là, mon regard se glaça, se figeant, mon corps ne me répondait plus et restait immobile. Avait-on fait des choses si déshonorantes qu'une jeune demoiselle, aussi folle soit-elle préférait la mort à la vérité ? Finalement, je ne voulais plus savoir, ne faisant comme si je n'avais rien vu, je me relevais, sifflotant. Faisant signe à mon camarade qui avait l'air encore plus choqué que moi, de me suivre. Tout en lui parlant avec la voix la plus normale que je pouvais utiliser dans une telle circonstance.

    On y est pour rien. Elle était simplement cinglée, elle a tout orchestré pour feinter son suicide, afin de ne pas déshonorer sa famille. Elle nous a drogués, nous a emmenés là, mit toute sorte d'objet, plus étrange les uns que les autres, échangés nos vêtements et tout et tout. Pour nous tromper et nous faire croire que nous sommes coupables. Je ne vois aucune autre alternative. Aller vient, on rentre Raki. Je reviendrais cette nuit pour tous détruire et faire échouer ses plans machiavéliques.

~ Je sais que ça n'expliquait pas tout, mais dans ce cas où est cet homme dont elle nous a parlés ? Et qu'est-ce qu'il se serait passé ? Je savais que mon camarade pensait la même chose que moi. Tout était si fou, même dans un film ou un cauchemar ça ne peut pas arriver. C'était complétement irréel. Nous avions encore du temps pour parler avant de rentrer au village, nous étions perdus, au plein milieu de la forêt. Prenant les devants, en partant, je shootais sans le remarquer sur un cadavre de plante, tout autour d'elle se trouvait des morceaux de verre, comme si c'était un vase ou bien un pot de fleurs. Mais plus rien ne m'étonnait maintenant.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Mer 26 Juin 2013 - 23:15

Raki avait très envie de fuir, très loin, et très vite. Cette situation ne présageait rien de bon. On pouvait finir par en mourir pour une obscure raison. Personne ne pouvait attester en toute sincérité ce qui s'était passé. On pouvait les avoir piégé, des parchemins explosifs se cachaient peut-être derrière les arbres, et ils finiraient en tant de morceaux qu'on ne réussirait jamais à les identifier. Il se pouvait même qu'on inverse leur membre. Raki s'imaginait déjà avec une oreille de Mao à la place d'une des siennes. Enfin, non pas que ses oreilles étaient laides ! Juste qu'avoir deux oreilles différentes dans sa tombe serait quelque chose de très... particulier. Enfin, tant qu'il n'inversait pas « l'essentiel », Raki pouvait s'estimer heureux. Dans le cas contraire, ce serait Mao qui aurait de quoi être content.

Ses habits lui manquaient. Il n'avait pas froid. Et même dans l'hypothèse où ce serait le cas, il pouvait être chaud comme la braise à volonté. Une véritable petite torche humaine. Ce n'était toutefois pas une chose dont il était particulièrement fier. Il aurait préféré être capable de protéger les gens avec de solides défenses plutôt que de réduire ses ennemis à un petit tas de cendre qui se dispersait lentement au vent.

L'inconnue qui se donnait le nom de Riki l'effrayait un peu. Si elle essayait à nouveau de l'embrasser, que devait-il faire ? Dans son état, il n'était pas sûr de pouvoir courir sans se ramasser violemment contre un arbre.

Alors que les doutes se multipliaient et que les moyens de fuite disparaissaient à ses yeux, Raki attendait tout de même une réponse à sa question. Enfin, la question visait essentiellement à lui envoyer un message subliminal pour qu'elle les lui rende. C'est sûr qu'à ce moment là, personne ne s'y attendait. En tout cas, lui-même n'avait rien vu venir.

Riki fit craquer un de ses doigts. Avec un sourire sur les lèvres, elle eut quelque tremblement, s'arqua pour finir par se détendre, les yeux grands ouverts. Raki avait la désagréable impression qu'elle le fixait dans la mort, avec ce sourire effrayant. Tout son corps se couvrait lentement de sueurs froides. Cela s'était passé si rapidement qu'il n'avait rien vu venir, et rien pu faire. Tétanisé, il fixait ces yeux désormais sans vie.

« Oh mais putain.. Mais elle est sérieuse ?! Et puis c'est quoi cette technique de suicide ?! »

C'était sans doute la chose la plus effrayante que Raki avait pu voir jusqu'à maintenant. Ce poison était redoutable. Il n'en connaissait pas encore d'aussi foudroyant. Autant dire que si avec un doigt on pouvait faire autant de dégâts, un village se ferait annihiler avec une facilité déconcertante. Peu importe la puissance d'une personne avec quelque chose d'aussi violet. Même lui n'aurait pas eu le temps d'extraire le poison.

« On y est pour rien. Elle était simplement cinglée, elle a tout orchestré pour feinter son suicide, afin de ne pas déshonorer sa famille. Elle nous a drogués, nous a emmenés là, mit toute sorte d'objet, plus étrange les uns que les autres, échangés nos vêtements et tout et tout. Pour nous tromper et nous faire croire que nous sommes coupables. Je ne vois aucune autre alternative. Aller vient, on rentre Raki. Je reviendrais cette nuit pour tous détruire et faire échouer ses plans machiavéliques. »

Ce type était-il sérieux ? D'accord, voir une telle chose pouvait faire perdre son sang froid à n'importe qui, mais de là à faire comme si de rien était, siffloter, détruire tout cela. Non, il y avait des limites à s'imposer lorsque l'on n'était plus assez calme pour penser correctement.

En plus, ses explications ne tenaient pas réellement la route. Après tout, quel intérêt de jouer une telle comédie ? Si on désirait les piéger, c'était sans nul doute déjà fait, et certainement trop tard pour y faire quoi que ce soit en se hâtant.

Dans tous les cas, Raki perdait ses facultés cognitives également. Un main posée sur sa poitrine, et écoutant le battement de son cœur. Il était bien trop lent. Il avait peur lui aussi, peur d'avancer, que le prochain soit le dernier. Il voulait ralentir le temps, même le retourner. Mais ce n'était pas possible.

Sa respiration était irrégulière. Des fois, son cœur sautait un battement. Comment se sentir plus mortel qu'en cet instant ? Mao partait, et la voix de Raki était complètement brisé. Ses lèvres remuaient légèrement, mais aucun son n'en sortait.

D'une main tremblante, il tint l'épaule du seul autre à pouvoir connaître les réponses sur ce qui se passait ici.

« Nous ne devrions pas partir. Pas comme ça. »

Raki avait vraiment du mal à parler. Il prit une profonde inspiration pour essayer de retrouver son calme. Les choses étaient bien assez compliquées pour ne pas aggraver la situation. S'ils arrivaient à Konoha en sous-vêtements, ils se feraient arrêter immédiatement.

« On ne peut pas rentrer dans ces tenues. En plus, on ne peut pas laisser le corps ici, quelqu'un pourrait le trouver. En fait, quelqu'un pourrait tout trouver. On ne connaît rien des détails. Je pense qu'on devrait commencer par s'asseoir calmement et réfléchir. »

Relâchant l'épaule du jeune homme, le médecin retourna lentement auprès du corps de Riki. Pourquoi avait-elle fait une chose pareille ? Mourait-on aussi facilement sans raison ? Raki passa sa main sur les yeux de la jeune femme pour en fermer les paupières. Il posa ensuite deux de ses doigts sur son cou, comme s'il cherchait son poux. Il n'y avait aucun battement. Cette réalité le déstabilisait. Tout ce qu'il voyait était réel. Jusqu'à maintenant, il n'avait pas bien saisi l'ampleur de la situation. Maintenant, elle l'accablait. De chaque côté, il sentait cette présence oppressante.

Le plus inquiétant ne venait pourtant pas de là. La jeune femme était morte d'un poison très puissant. Ses organes internes étaient gravement endommagés, et pas à cause du poison. C'était autre chose. On avait l'impression qu'à l'intérieur, son corps avait déjà commencé à pourrir. Raki retira ses doigts, ne supportant plus ce contact.

« Elle s'est suicidée pour échapper à ça ? »

Il venait de prononcer ces mots à mi-voix. Il n'arrivait même pas à imaginer qu'on puisse avoir un corps dans un tel état. C'était tout simplement abominable. Les souffrances que cela devait engendrer pouvait pousser n'importe qui à une telle extrémité. Certains n'auraient même pas attendus aussi longtemps.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Jeu 27 Juin 2013 - 4:59

Une main se posa délicatement sur son épaule.

~ Cette sensation, ce chakra qui rentrait en moi, m'apaisait. Je repris alors mes esprits, comme prit au piège d'un genjutsu, j'étais devenu complétement fou, ne réalisant même plus mes faits et gestes. Prisonnier entre le réel et l'irréel, il m'avait libéré. C'est étrange comment seulement quelques mots peuvent changer tant de chose. J'étais là, sur le point d'abandonner, de laisser tout ça derrière moi, rentrer chez moi, à moitié nu, et maintenant, je voulais l'aider, l'aider à comprendre ce qu'il nous était arrivé.

    Nous ne devrions pas partir. Pas comme ça.

    On ne peut pas rentrer dans ces tenues. En plus, on ne peut pas laisser le corps ici, quelqu'un pourrait le trouver. En fait, quelqu'un pourrait tout trouver. On ne connaît rien des détails. Je pense qu'on devrait commencer par s'asseoir calmement et réfléchir.

~ Il avait entièrement raison, nous ne pouvions pas abandonner comme ça. Une vie avait été ôtée, là, juste devant nos yeux. Mais pourquoi avait-elle fait une telle chose ? Revenant sur nos pas, je ne pouvais rien faire mise à part regarder mon camarade ausculter la victime, par chance, il est médecin. Enfin une bonne nouvelle. Il posa deux de ses doigts sur son cou, se concentrant quelques secondes, il devait sans doute chercher ce qui l'avait vraiment tué. Je ne dis pas qu'un craquage de doigt ne puisse pas tuer quelqu'un, mais c'est quand même étonnant et si la technique s'avère, ça risquait d'être une arme redoutable, une arme qui pourrait nuire à Konoha. Je me laissai surprendre une fois de plus, lorsqu'il se mit à parler tout seul.

    Elle s'est suicidée pour échapper à ça ?

~ Décortiquant ses paroles, j'en déduis tout d'abord qu'elle ne s'était pas suicidait à cause de nos questions, du moins ce n'était pas la raison principale. - Échapper à ça ? - Il avait fait une analyse complète de son cadavre, j'en déduis donc qu'elle avait un problème au niveau interne, était-elle malade ? Ou même blessé ? Était-ce un poison qui avait ravagé son organisme ? Je ne pouvais faire que des suppositions, je me décidais donc de clarifier les choses en demandant directement l'avis du médecin. M'approchant doucement vers lui, ne faisant aucun bruit, pour éviter de le déconcentrer, je m'asseyais à côté de lui. Attendant qu'il finisse son décorticage. Ce doit être sympas qu'en un simple contact, on puisse connaitre la personne touchée, et ce, jusqu'à la chaire et l'organisme, ça peut s'avérer très utile aussi en combat, pour découvrir un point faible. Le seul problème, c'est qu'il devait rester en contact avec la cible, tout le temps de sa technique, de plus il devait rester immobile et concentré, ce qui n'est pas vraiment possible lors d'un combat. J'abandonnais donc l'idée. C'était enfin bon, il avait fini les examens complémentaires, du moins, il avait au moins retiré ses doigts.

    Alors tu as trouvé quelque chose ? Explique-moi tout.

J'étais assis sur le sol, les coudes sur les genoux et la tête dans les mains. J'étais entièrement calme, du moins en apparence, mais intérieurement, je faisais mon possible pour éviter de trop réfléchir, par peur de refaire une crise de nerfs.

    Mais j'y pense, si tu es médecin, tu peux m'ausculter, pour savoir si on a été drogué ou en contact avec une quelconque autre substance ? Ou tout simplement regarder si tout fonctionne correctement.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Jeu 27 Juin 2013 - 11:51

Raki avait la nausée. A cause de son mal de tête ou de ce qu'il sentait ? A vrai dire, il n'en avait aucune idée. Sans doute un mélange des deux. Il n'en fallait pas autant pour le rendre malade de toute façon. Juste un manque de sommeil pendant plusieurs jours, et il tombait comme une feuille. Bon, c'était un peu de sa faute dans ces cas-là s'il s’évanouissait. Honnêtement, il évitait la plupart des choses répugnantes. Étudier la vitesse à laquelle un corps se décomposait, non. Certes, dans l'absolu, cela l'intéressait, comme tout, mais il en aurait été incapable.

Dans cette situation, il préférait devenir aveugle en arrêtant sa technique plutôt que d'assister à un tel spectacle. Tout ce qui se montrait à ses yeux se trouvait désormais teint de noir. Un noir mystérieux, inquiétant. Ce qui s'était passé ici le rendait nerveux. Il voulait des réponses, des explications sur ce qui était arrivé. Pourquoi cette femme se trouvait là ? Combien d'autres personnes étaient impliquées ? Les sous-vêtements ne manquaient pas. C'était bien la seule chose qui ne manquaient pas, avec l'argent. Si une personne était venue ici par sous-vêtement, on pouvait évaluer rapidement le nombre de participant à l'orgie à une vingtaine. Et encore, tous n'avaient pas forcément retirés leur vêtements, après tout, Mao avait toujours un caleçon lorsqu'il s'était réveillé. Enfin, ce n'était peut-être pas le sien après tout.

Son acolyte vint s'asseoir à côté de lui, ayant un peu retrouvé son calme. Il leur en fallait sans aucun doute beaucoup pour faire face à cette... situation. Ce n'était pas comme s'ils pouvaient simplement partir, penser revenir plus tard pour régler un petit problème. Non, dans le cas présent, il fallait le régler immédiatement.

« Alors tu as trouvé quelque chose ? Explique-moi tout. »

Les mots manquaient au médecin. Comment pouvait-il décrire l'horreur à l'intérieur ? A vrai dire, il ne avait même pas où se trouvait exactement le cœur. Et c'était pourtant le plus facile à trouver en l'état. Le poison avait endommagé le cerveau. Le reste des organes avaient un peu fondus, et ce n'était pas un poison qui avait fait ça. Des fois, on trouvait des bouts de foie vers les reins, et du poumon dans l'estomac. Elle était déjà morte. On avait du l'anesthésier complètement pour qu'elle puisse bouger sans souffrir. A moins que ce ne soit un cadavre réanimé ? Non, un cadavre ne se suicidait pas. Devait-il la toucher pour chercher des traces d’antidouleurs ? Pouvait-il seulement les trouver ? Même s'il le voulait, il n'en avait pas la certitude.

« Mais j'y pense, si tu es médecin, tu peux m'ausculter, pour savoir si on a été drogué ou en contact avec une quelconque autre substance ? Ou tout simplement regarder si tout fonctionne correctement. »

Mao le ramena brusquement à la réalité, quittant la vision d'horreur qui le tétanisait jusque là. Raki inspira un bon coup. Chacun son tour, ils se ramenaient à la raison. Il fallait au moins ça pour avancer. S'ils perdaient tout deux leur calme, c'en serait fini.

Sincèrement, le médecin n'avait pas la moindre envie de toucher Mao pour sonder son corps. Après sa dernière expérience, il avait de quoi imaginer le pire. Toutefois, il n'en avait pas forcément besoin. Après tout, chercher de la drogue était, comme pour les antidouleurs, une tentative compliquée, avec des résultats peu fiables. Sa technique sondait le corps, certes, mais détectait surtout les anomalies en se basant sur les organes. S'il n'y avait aucun dégât, ce serait très compliqué. Il y avait beaucoup trop de choses différentes de le sang pour pouvoir les identifier correctement.

« Bon. »

Raki prit une profonde inspiration. Il allait essayer d'expliquer ce qu'il savait le plus brièvement possible.

« Elle pourrissait de l'intérieur. Elle allait bientôt mourir donc elle a du se suicider pour éviter une fin atroce. »

Un frisson hérissa les poils sur ses bras. Il en avait mal rien que d'imaginer ce que l'on ressentait à pourrir de l'intérieur comme un fruit trop mûr. Tournant sa tête dans la direction de Mao, il devait être bien pâle. Peu importait, il fallait qu'il le fasse.

Prenant la tête de Mao entre ses deux mains, il le força à le fixer dans les yeux. Cela avait deux buts. Déjà, regarder si tout fonctionnait bien chez Mao. Il devait le rassurer. Ensuite, il voulait regarder ses pupilles. Elles étaient un peu dilatées. En même temps, cela ne prouvait pas non plus beaucoup. Avec l'excitation des événements, lui-même devait avoir des yeux de chat. Une preuve qui ne niait pas la possibilité qu'il ait été drogué.

Raki se mordit la lèvre en ressentant les battements du cœur de Mao et sa respiration. Il n'allait vraiment pas bien. Enfin, tout fonctionnait, mais il était terriblement angoissé. Ses muscles se tétanisaient parfois, comme s'il avait soudain pris une douche froide. L'angoisse.

« Tu es en bonne santé. Enfin, si tu arrêtes de paniquer. Tu vas finir par faire un arrêt cardiaque. »

Sans prévenir, Raki passa plaqua Mao au sol. Un main fermement posé sur sa poitrine, au niveau de son cœur. S'il avait été drogué, il devait y en avoir des traces quelque part. Il suffisait de chercher attentivement et au bon endroit. Raki voyait globalement où chercher. S'ils avaient été drogués, la substance avait affecté leur cerveau. C'était le point numéro un. Le cœur, était le point numéro deux, mais bien trop compliqué à analyser. Même s'il essayait, les flux de sang et toutes les bactéries qui n'avaient pas leurs places le gêneraient. Enfin, il y avait la vessie. Si la drogue était éliminée, il y en avait sans doute des traces à évacuer.

Une main posée sur le front de Mao, il trouvait tout de même que le jeune homme était un peu moite. Sa chaleur corporelle était un peu trop élevé maintenant qu'il y prêtait attention. Ce type... Il n'avait pas été drogué. Raki en était sûr et certain. Il l'était toujours. En faible quantité certes, mais c'était incontestable. Il pouvait sentir l'activité cérébrale étrange.

Un instant, il se demanda ce qui se passait. Lorsqu'il l'avait observé deux minutes auparavant, ce n'était pas tout à fait normal, mais c'était plus posé. C'était comme s'il avait tout juste été drogué, et que les effets commençaient à se faire ressentir. Ce que Raki avait pris pour des « conditions normales vu la situation » était les symptômes. Comment pouvait-il être aussi négligent ?

« Je suis désolé, mais ça va être un peu douloureux. Tu viens de te droguer, non ? »

Ramenant ses mains au niveau du cœur. Il n'avait qu'à extraire la drogue lorsqu'elle passait à ce niveau. Ce serait sans doute désagréable, mais si cela continuait, il allait se retrouver seul pour gérer la situation et un type drogué incontrôlable.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Ven 28 Juin 2013 - 3:23

Et alors il m'expliqua.

    Bon.

    Elle pourrissait de l'intérieur. Elle allait bientôt mourir donc elle a dû se suicider pour éviter une fin atroce.

~ Elle pourrissait de l'intérieur, je comprenais mieux son allène morbide, mais comment peut-on pourrir de l'intérieur ? Une maladie, un poison. Ou était-elle déjà morte lorsque nous l'avions trouvé ? Après tout, je n'avais pas réussi à prendre son pouls la dernière fois et elle était étrangement pâle, même une peau lunaire paraissait bronzée face à elle. Mais comment pouvait-elle bouger et s'animer alors, les morts ne reviennent pas à la vie aussi simplement, ce n'est tout simplement pas possible, du moins, à ma connaissance. C'est alors que Raki commença à me faire un examen, regardant d'abord mes rétines, puis les battements de mon cœur.

    Tu es en bonne santé. Enfin, si tu arrêtes de paniquer. Tu vas finir par faire un arrêt cardiaque.

~ Me voilà rassurer, je suis parfaitement en bonne santé. Mais alors, pourquoi avions-nous tout oublié ? Le souffle court, j'essayais tant bien que mal à tout analyser, lorsque mon camarade me plaqua au sol. Je ne comprenais pas très bien sa réaction, voulait-il me protéger d'une attaque extraterrestre ? Extraterrestre.. Se pouvait-il que nous ayons étés kidnappés par ces créatures pour être étudié ? Je devais reprendre mon sérieux, je recommençais peu à peu à perdre la raison, pourtant, j'étais calme, je ne pensais plus à rien. Mon ami avait beau m'ausculter, je me sentais le moins du monde gêné, j'étais heureux, à la limite de l'euphorie.

    Je suis désolé, mais ça va être un peu douloureux. Tu viens de te droguer, non ?

~ Jamais je me droguerais, pourquoi me disait-il une chose pareille. C'est alors qu'un joli lapin sauta sur son épaule, malgré ça, il ne semblait pas l'avoir senti, il continuait son travail. Que faisait-il là ce petit lapin ? Je n'en avais aucune idée. C'est alors qu'une forte douleur à la poitrine me prit, sans doute l'œuvre du médecin. La petite créature explosa tel un nuage, avant de disparaitre complétement. Je sentais mon euphorie partir également, laissant place à un stress comme auparavant.

    Qu'est-ce qui m'ait arrivé ?

~ Reprenant peu à peu mes esprits, je m'assis tout en me frottant les yeux. Maintenant que j'y pensais, où étaient mes lunettes et mon écharpe ? Je ne le quitte sous aucun prétexte normalement. Mais n'était pas le plus important malheureusement. Comment pouvais-je être drogué, je n'avais jamais fumé, avalé ou sniffé de stupéfiants. Ni même injecté par une quelconque façon existante. Je réfléchissais alors. Tout en me relevant imitant mes mouvements d'auparavant, je me dirigeais donc vers là où Raki m'avait retenu de prendre la fuite en posant sa main sur mon épaule. Tout en marchant, je commençais à réfléchir à voix haute.

    Alors.. Je suis passé par ici, j'ai regardé par-là, je me suis gratté à peu près ici. Je suis enfin arrêté par-là et c'est environ ici qu'il m'a arrêté.

Je regardais alors tout autour de moi, comme précédemment lorsque je pensé à voix haute, mais cette fois, je restais immobile.

    Ah oui c'est vrai, j'ai heurté cette plante aussi, – la pointant du doigt, je continuais de parler – oui celle-ci.
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Message(#) Sujet: Re: Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama] Ven 28 Juin 2013 - 10:37

Le poison se faisait arrêter par sa technique, lentement, comme un filtre. Il fallait y passer quelques battements pour être sûr, mais globalement, si la drogue était dans le sang, un seul suffisait. Après, il fallait éventuellement purger les organes touchés. Le seul auquel pensait Raki était le cerveau -même si Mao avait perdu la tête.

Qu'est-ce qu'il avait pris, et quand ? Depuis le début de cette mésaventure, les deux jeunes gens ne s'étaient pas quittés. Jamais l'un d'un n'avait été à plus de trois mètres de l'autre. C'était étrange. Était-il lui aussi touché par le phénomène ? Dans ce cas, il n'allait sans doute pas tarder à sentir les effets. Son cœur rata un battement en pensant à ce qui pouvait arriver. Son compagnon n'était pas tout à fait qualifié pour ce genre de situation. Raki finirait sans aucun doute par se faire assommer, faute de pouvoir être traité.

Le problème était que lui-même ne pouvait pas extraire si facilement le poison de son corps. Il fallait qu'il connaisse soit les effets, soit la substance. En l’occurrence, il n'avait pas le temps de comprendre ce qui s'était immiscé dans son organisme. Et si les effets de la drogue se faisaient ressentir, il ne pourrait pas se soigner lui-même. Dans le cas contraire, il l'aurait sans doute fait la première fois que tout ceci s'était produit.

« Qu'est-ce qui m'ait arrivé ? »

Si seulement la réponse à cette question était connue ! Raki saurait au moins s'il risquait quelque chose ou non. L'exposition était sans le moindre doute récente. Cela signifiait donc que cela se trouvait proche. Quelqu'un avait-il envoyer une petite aiguille sur Mao sans qu'il ne s'en rende compte ? Raki n'avait pas pensé à analyser les anomalies sur sa peau. En général il négligeait ce qui n'était pas utile.

En tout cas, il fallait éviter de tomber à nouveau sous l'influence d'une quelconque drogue pour le moment. Ils ne savaient même pas ce qui s'était passé la première fois, risquer qu'une seconde fois se produise était presque un suicide.

« Alors.. Je suis passé par ici, j'ai regardé par-là, je me suis gratté à peu près ici. Je suis enfin arrêté par-là et c'est environ ici qu'il m'a arrêté. »

Sans rire ? Le médecin quittait son patient une seconde des yeux pour s'inquiéter de son propre état, et l'autre refaisait exactement les mêmes gestes ? Sans précaution ? Non mais, il y avait des limites à la stupidité ! S'il avait été empoisonné autrement que par une blessure physique, refaire le même trajet le contaminerait à nouveau. Ayant plus foi en Mao qu'il ne voulait l'admettre, Raki écartait l'hypothèse d'une aiguille. Toute personne un tant soit peu compétente l'aurait remarqué.

« Ah oui c'est vrai, j'ai heurté cette plante aussi. Oui celle-ci. »

Ne réfléchissant pas deux fois à la chose, Raki devait absolument éviter toute contamination. Au lieu de garder la drogue avec son chakra pour l'analyser et contrôler son propre cœur, il se jeta sur les premiers objets disponibles pour servir de masque.

La seule chose qui était en assez grande quantité, et qui correspondait à un masque, étaient les caleçons éparpillés un peu partout. Ne pensant même pas à l'hygiène, mais plutôt à leur sécurité, Raki en prit deux, s'en plaqua un sur le nez. Passant son bras autour de la tête de Mao, il plaça le second sur son visage. Il avait du s'arranger pour immobiliser sa tête un instant, pour éviter un mouvement de recul et une exposition plus prolongée.

« Évitons de se faire droguer deux fois. »

Sa voix était légèrement étouffée, mais toujours suffisamment claire pour être comprise. Lentement, Raki desserra son étreinte pour laisser Mao se charger de se propre sécurité. Quant à lui, il préféra un abus de sécurité, et s'éloigner de quelque mètres, tout en gardant le caleçon.

D'ailleurs, celui-ci sentait le linge propre, comme tout juste lavé. Il ne savait pas pour celui qu'il avait collé sur le nez de Mao, mais cela n'ajoutait qu'un peu au mystère. Que faisait-il avec des sous-vêtements propres ? Aucun n'appartenait à Raki en tout cas. Mao les aurait sans doute reconnu. Bon, certains portant un nounours avec un cœur rose dans les bras méritaient bien qu'on admette pas les posséder.

Le regard de Raki partit enfin sur l'endroit qu'avait désigné Mao comme « potentiellement dangereux ». Il y avait bien une plante. Enfin, pas UNE plante, LA plante. Raki reconnaîtrait son bijou entre mille. En même temps, ce n'était pas difficile avec une plante aussi rare. Ses baies contenaient un hallucinogène extrêmement puissant qui pouvait totalement couper les connexions du cerveau. Celles entre la mémoire et la raison. On n'avait dès lors plus aucun pouvoir de volonté sur ce que l'on cachait. Si l'on avait envie de voler, même en sachant que l'on ne pouvait pas, on essaierait.

Qu'est-ce qu'elle faisait ici ? Y avait-il un rapport entre elle et ce qui leur était arrivé ? A priori, Raki aurait avancé que non. Après tout, elle n'avait jamais pu lui donner des baies, elle était gravement malade. Maintenant, elle était pire que malade, elle était morte. D'un autre côté, connaissant un peu les effets légendaires de cette plante, il valait mieux éviter de la disculper. Après tout, personne ne l'avait encore étudiée en détail, c'était justement pour cette raison que lui-même s'y intéressait.

« Dis-moi Mao, tu as déjà songé à être un vilain garçon, tout en te retenant de faire pleins de bêtise ? »

Sincèrement, il voulait entendre un « non » catégorique. De son côté, c'était un petit « non ». Il le croyait sincèrement, mais en doutait à chaque fois. Après tout, beaucoup de facteurs auraient pu jouer. Par exemple, vouloir tester le système de sécurité du village. C'était tout à fait son genre, pourtant il se retenait. S'il perdait le contrôle de ses actes pour n'en faire qu'à sa tête, cette possibilité ne serait pas à exclure.

De plus, en général, il se sentait un peu seul, un peu isolé, un peu différent. Il se pouvait qu'il ait simplement décidé de suivre Mao dans une escapade nocturne juste pour rester avec quelqu'un. Mais cette femme, et l'hypothétique barbu. Qu'avaient-ils à faire dans cette histoire ? Avaient-ils été drogué eux aussi ? Dans ce cas, où était l'homme, et pourquoi la femme se souvenait de ce qui s'était passé ? Pourquoi s'était-elle suicidée aussi ?

Certaines réponses ne méritaient qu'à rester secrètes.
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Sous le Soleil ou sous la Pluie [Mao-sama]

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