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 La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao]

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Message(#) Sujet: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Lun 24 Juin 2013 - 21:52


Spoiler:
 


C'était donc ça, je comprends maintenant ce qui n'allait pas. Je parcourais les allées du jardin du bonheur d'habitude si joli. Mais ce n'était plus le cas, et son nom n'était plus approprié. Il aurait fallu le renommer le jardin fané, car c'est bien ce qui se trouvait devant moi, des centaines, des milliers de fleurs toutes mortes, toutes desséchées, toutes pourries. Que ce passait-il bon sang.
Je m'approchai d'un magnifique rosier, ou du moins ce qu'il restait de sa magnificence et le regardai attentivement essayant de comprendre pourquoi ces fleurs avaient-elles bien put toutes mourir. Je posai ma main autour des pétales d'une des roses dont la couleur tirait sur le marron/vert, signe de dépérissement. Je me concentrai et y insufflai du chakra à travers mes doigts. Je me remis soudainement à sourire car celle-ci revivait de nouveau, belle et majestueuse, d'une beauté éclatante, aux couleurs rouge et orangé formant un dégradé pour finir jaune au bout. Je la lâchai et reculai pour l'admirer, mais à peine avais-je fais quelques pas en arrière que la fleur se fana presque instantanément pour se recroquevillé sur elle-même et retombé. Mon rictus s'effaça et je repris on ton grave et morne.



Huit heures, mon réveil sonna et d'un coup du revers de la main je l'éteignis. Il fallait se lever pour aller faire du sport, mais contrairement à d'habitude, j'étais las et pas bien. Je me sentais mal, quelque chose n'allait pas. C'est comme si j'étais malade mais que je n'avais aucun symptôme à part ce mal être. J'enfilai un jogging "chie merde" comme ma mère l’appelait, un t-shirt et descendis en bas, traînant les pieds. Je saluai mon père d'un signe de la main sans dire mot et me mis à table. Malgré tous les efforts de celui-ci pour essayer de me faire parler ou même d'entendre le son de ma voix je ne dis rien. Râlant et pestiférant il sortit de la pièce en s'exclamant :

- Je ne sais pas ce que vous avez toi et ta mère ce matin, mais j'espère que ça va pas être tous les jours comme ça !

Ceci m'interpella et je le regardai sortir de la maison, pas énervé, mais plutôt agacé. Comme ça la matriarche ne se sentait pas bien non plus, je devais aller la voir pour savoir ce qu'elle avait. Je me levai, remontai à l'étage et me dirigeai vers sa chambre où je la trouvai allongé sur son lit, l'avant-bras posé sur le front. Elle me regarda dans l'entrebâillement de la porte, appuyer contre le contour. Elle me sourit gentiment et tapa avec sa main sur ses draps pour que je vienne m'asseoir à côté d'elle. Je m'exécutai et la rejoignis. Nous restâmes là un bon moment sans que l'un de nous prenne la parole. Puis dans un état de fatigué assez avancé, je décrochai mes premiers mots. Je me mis à lui expliquer ce que j'avais, mon ressentiment, mon mal être et tout. Elle acquiesça et m'avoua qu'elle ressentait exactement la même chose, que quelque chose n'allait pas. Elle me dit alors de partir en ville me détendre et essayer de reprendre un peu de force, ce n'était peut-être qu'une grippe qu'on s'était refilé et un bon grand bol d'air frais ne ferait pas de mal.

Je me levai donc, mis mes bottes sans pour autant me changé, restant dans cette tenue pouilleuse avec des cheveux qui me faisait plus ressembler à méduse qu'à autre chose. Je pris Repede dans les bras et sorti par la porte d'entrée. Je n'avais pas eu le courage de sauter par la fenêtre. Mais même dehors cela ne s'arrangeait pas, mon état empirait presque. J'avais l'impression que toutes mes forces m'abandonnaient. Que m'arrivait-il ? Le chien quant à lui n'avait jamais été en si pleine forme. Il en avait de la chance, qu'est-ce que j'aurais donné pour me ressentir vivre. Et comme attiré par quelque chose d'invisible, je me dirigeai naturellement vers le jardin du bonheur, cet endroit si majestueux et si bien fleuri. Le plus beau parc de tout Konoha certainement. La plus part des fleurs qui se trouvait là était la création du clan Hayashi grâce au contrôle du Hana. Je pensais que peut-être aller là-bas me ressourcerait qui sait ?
Mais plus je m'y approchais et moins mon cerveau répondait ainsi que mes muscles. J'avais l'impression de me mourir, de dépérir de l'intérieur, comme vider de mes forces. Et une fois sur place, je restai scotché face au spectacle. Bon nombre de gens était dans mon cas, hébété de ce qui se tenait devant nous. Le jardin entier avait fané.
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Mar 25 Juin 2013 - 2:25

~ Je me levais, suivant l'exemple du soleil. Le ciel était entièrement embrasé de couleur vive, tels le rose et l'orange. D'humeur maussade relevée légèrement par de la nostalgie, je me levais tant bien que mal. Un pressentiment étrange empoignait mon cœur, une journée de merde, comme chacun les aime, débutait. Complétement désorienté, je me dirigeais avec difficulté dans la cuisine. M'affalant sur une chaise quelques secondes, avec un mal de crâne, comme après un réveil, le lendemain d'une soirée bien arrosé. Pourtant, je n'avais rien fait de tel hier soir. Fouillant chacun de mes placards, faisant tomber tout ce qui n'était pas à mon gout. Je cherchais un médicament pour calmer cette migraine, mais comme si la vie en avait après moi, le paquet une fois trouvé, se trouva entièrement vide. Je retournais, m'étaler de tout mon long sur cette chaise, qui ne m'avait pourtant rien fait. Quel début de journée pourri, ça promet pour la suite. Je ne comprenais pas ce mal qui fracassait mon crâne. Mais je ne pouvais rester enfermer dans ma chambre, dans le noir complet, pour amoindrir ces effets. Je n'étais malheureusement pas de repos aujourd'hui. Je me décidais après quelques minutes d'agonie, de me rendre à la boutique, pour acheter quelques médicaments et baies qui me manquaient. Les yeux dans le brouillard, ma grande écharpe rouge autour du cou, pour me réchauffer, mes lunettes de soleil orangé sur le nez, pour me protéger de la lumière aveuglante, je sortais en direction du centre-ville.

~ Mes pas étaient lourds, faisant un vacarme monstre, qui me frappaient l'intérieur du crâne en rythme avec les intonations. Mon écharpe me venant à présent jusqu'en bas des yeux, cachant tout ce qui se trouvait en dessous, mes lunettes, dissimulant le reste de ma figure, je suivais les lignes imaginaires des rues, essuyant de marcher le plus droit possible. Si j'avais voulu passer incognito, je n'aurais pas pu faire mieux. Ce n'était pourtant pas mon but, puis après tout, tout Konoha connaissait mon grand cache col rouge et mes lunettes jaunâtre. Pourquoi me cacherais-je donc derrière ces outils connus de tous. Tel un zombi convalescent, je me retrouvais devant la fameuse échoppe. Je ne pouvais attendre plus longtemps pour ingérer ces médoc, et ce, par n'importe quel moyen, j'étais même prêt à enfiler un suppositoire, dans l'immédiat, devant tous ces gens. Vous pouvez donc comprendre la gravité du mal qui me rongeait. Une fois le cachet avalé, ces effets commencèrent à agir, doucement, mais surement. Je pouvais déjà ouvrir les yeux correctement, c'était une prouesse. Payant le marchand, je repris le chemin du retour, lorsque je sentais une drôle de force m'appeler. Qu'était-ce que ce sentiment qui m'était jusqu'à présent étranger ?

~ Guidé par cet instinct, j'arrivais rapidement devant les plus magnifiques jardins de Konoha, où mon clan avait fourni une grande aide lors de sa construction, ils s'étaient occupés de toute la végétation. Mes yeux se rivèrent d'abord sur un petit chien turbulent et incroyablement bruyant, avant de suivre les jambes humanoïdes qui se trouvaient juste à côté de lui. Étant toujours dans le coaltar, je remontais doucement les jambes musclées, jusqu'à reconnaitre mon ami, Yuri. Il semblait encore plus mal que moi, recroquevillé, il me faisait penser à un cadavre ambulant. Je n'avais simplement un mal de tête, une migraine tout au plus, rien de grave, après que le médicament fasse effet, je n'aurais plus que de mauvais souvenir. Alors que lui, me paraissait gravement malade. Tout de même, content de le revoir, je me dirigeais vers lui, jusqu'à être à ses côtés. Je m'adressais enfin à lui, avec une voix tiraillé entre la fatigue et la complaisance.

    Hey ! Coucou Yuri ! Tu veux un médoc ?

~ Il ne semblait pas m'entendre, plongé dans son monde, fixant les jardins devant lui. Que pouvait-il regarder de si choquant ? Vous pouvez imaginer ma surprise lorsque je tournai la tête, suivant son regard. Je n'en croyais pas mes yeux, tous les jardins étaient décimés, toutes les fleurs avaient péri, toutes étaient fanées. Quel paysage désolant, seul la mort y régnait. Que c'était-il passé ici ? Je n'étais pas le seul à me le demander, tout un regroupement se trouvait à leur côté. Certain ne faisait que regarder, d'autre, se demandait ce qu'il s'était passé pendant la nuit. Un homme que je ne reconnus pas immédiatement s'approchait de nous d'une marche sûre et déterminée. Que nous voulait-il. Lorsqu'il fut à portée pour engager la conversation, il s'arrêta.

    Bonjour, je suis envoyé pour l'Hokage, il savait que vous seriez là. Sentant un mal inconnu il me demanda de faire appel à vous deux, Hayashi Yuri et Hayashi Mao. Comme vous pouvez-vous en douter, pour régler ce problème. Toutes les fleurs de ce grand jardin ont fanées, les voyageurs disent que c'est un pesticide, alors que les travailleurs pensent que c'est un ninja qui a fait le coup. Quoi qu'il en soit, vous devez trouver la cause et de l'empêcher de sévir à nouveau.

~ Je le reconnaissais enfin, je l'avais déjà remarqué dans le palais de l'Hokage. Une fois son ordre de mission terminé, il attenda quelques secondes, pour voir si nous avions des questions et partit lorsqu'il vit que nous non n'avions pas. Encore bouleversé par notre mission improviste, je tombais des nues. Tant qu'à Yuri, il se tournait vers moi. Avait-il à présent réalisé ma présence ? Je n'en savais rien, tout ce que je savais, c'est que je n'étais pas équipé pour la mission.  Mais j'avais toujours mon coéquipier. Certes, presque mort. La mission ne débutait pas dans les meilleurs conditions, mais bon, j'avais toujours mes poings et mes Jutsu.
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Mar 25 Juin 2013 - 16:23

Mon regard était fixé sur cette plante qui avait ressuscité avant de dépérir à nouveau dans mes mains. Je me mis alors à m'en prendre à moi même, pensant que si toutes ces fleurs n'étaient pas bien, cela venait de moi, c'était ma faute. Je restais là à ne rien faire à part contempler le désastre d'un regard vide et sans émotion. J'étais tellement embué que je ne comprenais pas bien ce qu'il se passait, et ce même lorsque quelqu'un s'approcha de moi et me salua. J'avais pris, plus ou moins, conscience de sa présence sans pour autant savoir qui c'était, mais malgré tous mes efforts pour essayer de me retourner je n'y parvins pas. Je ressemblais plus à une statue qu'à un être humain en ce moment. La mélancolie s'était abattue sur moi, et me pesait de toute sa tristesse.
Je ne savais pas ce qu'il m'arrivait, mais je compris que mon mal être avait un rapport avec ce jardin. Certainement dû au fait que ce dernier à été créé par les Hayashi qui ont insufflé du chakra dans chaque pousse.

Une autre personne s'approcha, mais comme pour la première je n'arrivai pas à me détourner de l'horreur qui me faisait face. Seulement je pus percevoir certain mots dans son discours qui me fit légèrement réagir. Il s'en alla aussi vite qu'il était venu. Puis dans un effort qui d'ordinaire ne coutait rien, je me tournai vers la première personne. Ce fut très dur de faire ce simple mouvement. Je reconnus à travers le brouillard qui se tenait devant mes yeux mon frère. Je lui esquissai un faible sourire qui devait certainement plus tirer de la grimace et le salua d'un vomi de mot incompréhensible. De ce que j'avais compris, une nouvelle fois je devrais faire face à une mission à ses côtés. J'espérai qu'il était en meilleur état que moi.

Tout d'abord il fallait commencer par un petit tour des lieux pour se rendre compte de l'ampleur des dégâts qui de ce que je me doutais n'avais fait aucun survivant. Et mes pensées se révélèrent exacts. Chaque pas était un supplice, j'avais l'impression de porter des tonnes avec mes jambes, qui plus est ma tête me faisait un mal de chien, je croyais qu'elle allait exploser. Mon état de fatigue était si avancé que l'on devait s'arrêtait à peine tous les dix mètres pour que je reprenne mon souffle.
Je commençai alors à avoir des sueurs froides, et de vilain tremblement dans tous le corps. Mon cœur commençait à avoir des palpitations et ma vision, en plus d'être flouté devenait totalement obscur, incapable de voir ce qu'il se passait devant moi. Je battais des bras devant moi pour essayer de chasser cette ombre grandissante qui m'apeurait mais rien n'y fallut. Je commençais à tituber, faisant de grands zigzags de droite à gauche avec de violents écarts puis je m'effondrais violemment au sol.

On m'avait rattrapé juste à temps avant que je ne m'écrase lourdement par terre. Je reconnus quelque chose de vif au milieu de la noirceur qui m'emplissait. On aurait dit des lunettes. Puis on me porta, sans savoir où l'on m'emmenait. On me fit asseoir sur quelque chose de dur, de la pierre certainement et je pus entendre difficilement le son de l'eau qui s'écoulait et qui retombait. La grande fontaine du jardin du bonheur. On disait qu'elle avait des propriétés régénératrices. La personne qui m'avait emmené, Mao de ce que je pensais et espérais, connaissait cette légende, comme tous les membres du clan. Cette eau vient directement d'une source à l'extérieur du village un peu plus haut dans les collines, et irrigue tout ce lieu magnifique. Je me penchais pour essayer d'attraper de ce précieux liquide avec ma main, et je sentais quelque chose me guidé en me tenant par l'épaule, certainement pour que j'évite de tomber la tête la première. Ramenant plusieurs fois ma paume rempli jusqu'à ma bouche, je pus boire quelques gouttes qui me désaltérèrent quelque peu. La vue me revenait petit à petit. L'extrême effort physique que nous avions dû faire pour parcourir le parc avait épuisé toute mon énergie. En fait le parc ne faisait pas plus d'une trentaine de mètre de large sur une trentaine de long.

J'essayai de me relever pour voir mon coéquipier que je voulais remercier de l'aide fourni. Il se tenait là devant moi, je lui souris. Il essaya de dire quelques choses, mais je ne compris pas ou ne l'entendit pas. J'essayai de lui demander de recommencer mais aucun son ne sorti de ma bouche.
Tout se passa alors très vite. De petites lumières vertes pétillèrent par milliers dans mes yeux avant que le noir totale ne s’installe définitivement. Plus aucuns membres de mon corps ne réagissaient et mes jambes se dérobèrent sous mon poids et je m'étalai de mon long sur le sol avec fracas. Je sentis des vibrations autour de moi puis, plus rien.
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Mar 25 Juin 2013 - 19:35

~ Je compris que son état était plus grave que ce que je pensais, lorsqu'il essaya de me sourire. Ou alors il me détestait et me le montrait d'une grimace. Nous commencions alors à fouiller les recoins du jardin, à la recherche de réponse. Nous ne trouvions pourtant, qu'un décor morbide et désolant. Quelle horrible raison avait engendré un dessin aussi glauque ? Un poison ou un pésticides ? Ou tout simplement la main de l'homme. Je ne pouvais me concentrer, je n'étais pas le seul d'ailleurs, je le voyais sur le visage de Yuri. Mais ce n'était pas la seule chose que je lisais sur son expression faciale. Il paraissait de plus en plus pâle, de plus en plus fibrille, ne tenant quasiment plus sur ses jambes. Je le gardais en vu du coin de l'œil, prêt à agir au besoin, mais je devais aussi décortiquer chaque détail du paysage. Nous nous arrêtions tous les dix pas pour qu'il reprenne son souffle. Lorsque je le vis tituber, en zigzag, allant tout d'abord à gauche, puis à droite, répétant plusieurs fois ce procédé, tout en battent des bras comme pour garder son équilibre. Il faisait son possible pour tenir sur ses jambes, malgré le fait, que celles-ci allaient lâcher d'un moment à l'autre.

    Tu es sûr que ça va aller Yuri ?

~ Il s'effondra alors de ton son long. Je m'empressais d'aller l'attraper, pour ne pas qu'il fasse une mauvaise chute. Je l'avais aggripé à temps, il n'avait donc pas frappé le sol. Le faisant pivoter sur mon dos, je le portais jusqu'à le rebord de la fontaine. Celle-ci avait des effets, purifiant le corps et l'âme, c'est d'ailleurs l'une des boissons favorites de notre clan. Pourtant, personnellement, je ne l'avais jamais gouté. Je l'aidais tant bien que mal à trouver son chemin, jusqu'à ce que ses mains trouvent l'eau, avant de la puiser pour en boire. Comme je le pensais, il avait besoin de s'hydrater. Ce qui d'abord le requinqua, le fit après sombrer dans un coma. L'eau n'avait qu'empirait son état, était-elle la raison à cette situation ? Je n'avais pas le temps d'y réfléchir, il fallait que je l'emmène à l'hôpital le plus rapidement possible. Le portant de nouveau sur mon dos, cette fois-ci en direction de l'hospice. Je faisais attention à ne pas trop agiter mon compère, adoucissant mes pas avec mon chakra.

~ Une fois arrivé, inquiet, je suppliais qu'on m'aide. Des infirmières l'attrapèrent et le posèrent sur une civière, l'emmenant à l'écart, loin de mon regard. Je m'assis, attendant des nouvelles. Mais j'avais beau attendre, il n'y en avait aucune. Me tournant les pousses, changeant d'emplacements plusieurs fois par seconde, je me sentais mal. Mon ami, qui était depuis le premier jour, depuis notre première rencontre, un frère pour moi, se trouvait dans une situation délicate. Après une petite heure insupportable, ils vinrent me chercher, son état avait été stabilisé. Entrant dans la salle, il avait les yeux à peine ouverts. Je lui sortis mon plus beau sourire, me grattant le haut du crâne, comme à mon habitude. Cette mésaventure m'avait d'ailleurs, entièrement fait oublier mon mal de tête. M'approchant de lui, toujours une main dans les cheveux, je lui tendais mon autre poing, comme pour pouvoir enfin le saluer. Je voyais dans ces yeux qu'il était de nouveau présent dans son corps. J'attendais qu'il trouve la force d'entrechoquer nos poings, tout en m'adressant à lui, toujours ce même sourire aux lèvres et le poing levé.

    Alors, tu vas mieux bro' ?
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Mer 26 Juin 2013 - 11:21

La rêve de cette nuit avait été terrible, qu'est ce que j'avais bien pu prendre pour avoir si mal à la tête et ne rien comprendre au point de ne pouvoir à peine bouger le petit doigt. Mais nan, qu'est ce que je raconte, je ne suis pas allé à une rêve ces derniers temps, je... mais où ce que je suis. Les murs sont blancs, un bip sonore retentit à rythme régulier et une désagréable odeur flottait dans l'air. Je ne voyais presque rien, mes yeux étaient à peine ouvert, telle une fente, qui ne laissait apercevoir que peu d’éléments. J'entendis du bruit dans la pièce cassant le rythme des machines qui sonnaient. Je tournai la tête pour voir ce qu'il se passait. Mao, mon fidèle compagnon était là, assis sur une chaise à me regarder. Il tendit vers moi son poing en signe de salut. Je souris doucement puis essayai de faire de même. On aurait pu penser que l'action se déroulait au ralentit et pourtant, j'étais obligé de concentrer toutes mes forces dans ce simple geste pour arriver à entrechoquer nos mains. Mon bras paraissait si lourd, et pas seulement lui, mon corps entier me faisait ressentir ça.

- Qu'est-ce... Qu'est-ce qui c'est passé ?

Je reconnus l'endroit où j'étais, à l'hôpital. En effet j'y étais déjà allé pour rendre visite à Natsuki, et je me rendais compte qu'on m'avait donné exactement la même chambre. Chacun son tour après tout. Je remarquai alors que le visiteur me parlait mais que je n'avais pas fait attention à ce qu'il disait, et malgré toute ma concentration je ne comprenais pas tous.
Il se leva par la suite et sorti de la chambre, j'avais saisi quelques mots tels que "continuer", "recherche" ou "repos". J'en déduisis qu'il partait continuer la mission en attendant que j'aille mieux, car oui on pouvait dire que je n'étais pas bien.
Je fermai les yeux et m'endormi presque instantanément. Ma récupération allait certainement prendre du temps, surtout que je ne savais pas du tout ce qui m'arrivait.

Mon sommeil fut agité, comme si il arrivait quelque chose, pas à moi mais à quelqu'un. Je me réveillai en sursaut, en sueur, les muscles totalement crispés. Je devais y aller, je ne sais pourquoi, mais je devais rejoindre mon frère. Il arrive parfois qu'entre certaine personnes un lien invisible les relie, communiquant l'un avec l'autre alors qu'ils ne se connaissent à peine. Il n'y a pas d'explications rationnelles, mais juste une appréhension l'un pour l'autre.
Je descendis de mon lit avec difficulté, mon corps était totalement engourdi et courbaturé. Mes membres ne répondaient presque pas, que ce soit les pieds, les bras, ou même le cerveau. C'était une lute qui s'engageait contre moi-même. Je devais le rejoindre, à n'importe quel prix. Je sortis de l'hospice en titubant, avec ma petite tenue de patient. La lumière fut si vive pour mes yeux que je dus les fermer pour ne pas perdre la vue, ce qui me valut de trébucher sur je ne sais quoi.
Je n'avais pas à réfléchir d'où il se trouvait, mon âme et mon corps me guidait tout seul vers mon coéquipier. Ils me firent sortir de village et m'engouffrer dans la forêt en direction des collines. Je me déplaçai très lentement, totalement perdu par ce qu'il se passait en mon sein. J'espérais seulement que je n'arriverais pas trop tard...
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Mer 26 Juin 2013 - 15:21

~ J'étais déjà reparti, ça ne me plaisait pas tellement de laisser Yuri seul à l'hôpital, mais après tout, on s'occupait de lui et il fallait bien qu'on accomplisse la mission. Etais-je présomptueux, pensant résoudre cette mission tout seul ? Non, j'avais compris certaine chose lorsque j'attendais que l'état de mon ami se stabilise. Il n'y avait sans nul doute un lien avec la fontaine, ou bien avec l'eau s'y trouvant. J'arrivais rapidement au jardin, la situation n'avait pas changé, toutes les fleurs qui étaient magnifiques dans le passé, étaient mortes dans le présent. L'eau de la fontaine devait bien arriver de quelques parts. Je suivais les canalisations jusqu'à arriver à un cour d'eau qui semblait se diriger jusqu'à l'extérieur du village, et ce, jusqu'à les collines. Enfin une piste, quelqu'un ou quelque chose devait contaminer l'eau, ou n'était-ce que le fruit de mon imagination débordante ? Je n'avais rien d'autre à me mettre sous la dent de toute façon.

~ Je me décidais donc de suivre ce petit fleuve, très petit fleuve pour être plus précis. Celui-ci ruisselait jusqu'à l'aval, notre village et je remontais le courant pour aller jusqu'à l'amont. Que trouverais-je tout en haut ? Pourrais-je m'en occuper seul ? Tant de questions sans réponses, mais pour une fois, j'avais du temps pour y répondre, il n'était même pas encore midi. Cela faisait bien une dizaine de minutes que je courais à côté de ce cour d'eau, lorsque j'arrivais à son sommet. Il n'y avait rien, ni personne, seulement une usine qui semblait être abandonnée et qui ne devait pas être en activité depuis fort longtemps. Une fausse piste hein ? Nous sommes fixés au moins maintenant. Lorsque je commençais à faire demi-tour, un étrange homme se trouvait devant moi. Il tombait bien, j'avais quelques questions à poser. L'homme était brun, les cheveux extrêmement court, on venait sans doute de lui tondre, ses sourcils indiquait son mécontentement, juste en dessous, ses yeux marron me le prouvaient d'avantage. De taille moyenne, des vêtements basiques et noirs, parfait pour passer inaperçu. D'ailleurs, nous ne serions pas isolés du reste du monde, je ne l'aurais même pas remarqué. Mais maintenant que je le voyais, il me faisait froid dans le dos.

    Bonjour, je suis en mission pour Konoha. Je voulais vous demander, est-ce que..

~ Je n'eus pas le temps de finir, qu'il sortit quelques kunai pour me les lancer. Il voulait donc me combattre. Sortant mon katana, je déviais par la même occasion les projectiles. Mais ceux-ci n'étaient pas de simple arme de lancée, derrière eux se trouvait une note explosive dissimulée. J'en voyais une passer dans l'ombre du kunai, ce qui voulait dire que les armes que j'avais contré et qui se trouvait à présent planté dans le sol derrière moi, en étaient également rempli. Quelle technique puissante, certes, lâche, mais efficace. Je sautais alors en avant pour en amoindrit les dommages, mais l'explosion provoqué était d'un radical ravageur, ce qui me projeta quelques mètres plus loin, au début dans les airs puis au contraire, en roulant sur le sol. Quelques marques de brulures se trouvaient sur mes bras, mes jambes, mais surtout sur mon dos. La violence de mes impacts sur le sol en détruit mes lunettes. Mon écharpe m'avait protégé un maximum des flammes, et ce, en se sacrifiant. Je me relevais difficilement, doucement je me remis sur mes jambes tremblantes de douleur. Ma tête penchée vers le sol et elle était cachée par mes cheveux, on ne voyait ni mes yeux, ni mon visage. Les jambes partiellement écartées pour me tenir en équilibre. Je passais mes mains sur le reste de mon écharpe, elle était entièrement en lambeau, je la retirai d'un coup sec, et la lançai sur le côté. Le combat n'était pas terminé, il venait tout juste de commencer. Je crachais du sang qui se trouvait dans ma bouche. Je relevais ensuite la tête, mes yeux avaient changés, ils étaient devenus sérieux et meurtriers. Une aura meurtrière se dégageait de mon corps, flétrit et recouvert de stigmates. Mon sabre se trouvait entre lui et moi, à une distance égale. Plus qu'une chose comptait pour moi, le tuer.

~ Je pris alors mon élan, bondissant comme un véritable lion qui se jette sur sa proie, puis courant vers lui le plus rapidement possible. Il avait pris sa course aussi, ne voulant certainement pas que je récupère mon sabre. Arrivant tous deux au-dessus de mon arme, à la même vitesse, nous commencions à essayer de la ramasser, tout en dérapant. Il posa en premier la main dessus, mais ce qu'il n'avait pas vu, c'est que pendant que nous courions, j'avais composé quelques mundra, et mon tibia était recouvert d'une épaisse couche de bois rougeâtre imbibés de pointes. Je parle bien évidemment de Shinrin Genkotsu, qui forme mon arme secondaire, Ake. Lorsque mon adversaire attrapa mon wakizashi, je lui assénai un coup de pied, prenant de la puissance et de l'élan en faisant un tour sur moi-même, je le touchais en plein thorax, les pointes sur Ake lui laboura le torse et la violence de l'impact le fit d'dégringoler. Il était tellement occupé à m'empêcher de récupérer mon arme, qu'il avait laissé une ouverture. Pensait-il vraiment que s'était l'arme que je voulais ? Je n'ai pas forcément besoin d'elle pour me battre. Lorsqu'il dégringolait sur le sol, roulant comme moi précédemment, à une vitesse folle, je malaxais très rapidement mon chakra, puis les mains devant ma bouche, ne laissant la place que de souffler, j'envoyais plusieurs boules de feu, qui explosèrent toute en un seul point, formant une immense et seule apocalypse de flamme. C'était beau à voir se déluge de flamme. Mais étais-je venu à bout de mon adversaire ? Lorsque les flammes et la fumée se dissipèrent, il n'était plus là. Je me suis fait avoir comme un bleu. Maintenant, il était derrière moi, ma propre arme sur me gorge. Il pouvait m'égorger comme un porc à l'abattoir. Tout s'était passé si vite, je n'avais pas eu le temps de voir, tout ce que je savais, c'est que mon attaque l'avait touché, il était dans un piteux état, saignant et étant brulé de partout. Mais ça n'avait pas suffi, et maintenant, il essayait de m'égorger, j'avais eu juste assez de temps pour interposer mon bras droit entre la lame et ma gorge, sinon, je serais mort à présent. Le katana était rentré dans la chair de mon bras, seul mon os la retenait à présent. Il continuait de rapprocher la lame de ma gorge, même si je résistais un maximum, la douleur était insupportable et il était plus fort que moi. De plus, je ne pouvais plus me servir de mes jambes qui étaient elles aussi endommagées, mais celle-ci par l'explosion. J'avais donné toute l'énergie qui me restait dans ma dernière offensive. L'heure de ma mort était donc proche.

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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Ven 28 Juin 2013 - 15:50

Ma course était effrénée, mes poumons allaient exploser, ma tête me tournait et j'avais du mal à mettre un pied l'un devant l'autre. Voilà ce que je ressentais lorsque j'essayais de parcourir la distance qui me séparait de mon frère. Je ne savais pas pourquoi mais je devais le rejoindre, je ne savais pas où il était mais mon corps se dirigeait tout seul vers lui. Était-ce lien qui nous animait qui me faisait prendre conscience qu'un malheur allait arriver ?
Mon escapade s'en retrouva deux fois plus dur lorsque je me mis à gravir cette colline assez raide. Cela fait bien longtemps que j'aurai dû m'évanouir ou même trépasser, mais mon âme en avait décidé autrement. J'avais certainement encore d'autres choses à accomplir, voilà pourquoi je restais sur cette terre.
Tout en haut, lorsque la vue se dégagea et que les arbres furent moins nombreux, j'aperçus un bâtiment, comme une usine mais qui m'avait l'air légèrement abandonné.

Alors que je m'approchais, à bout de souffle dans ma petite tenue de patient, j'entendis un vacarme assourdissant à l'intérieur. Il devait se passer quelque chose, et j'avais la certitude que Mao était à l'intérieur. Je m'espérai à ce qu'il aille bien. Mais ne voulant pas me trompé, je me mis à escalader le mur pour pénétrer dans la bâtisse par une fenêtre brisée à l’étage. J'avais l'impression que chaque mouvement était à chaque fois plus dur que le précédent. Une fois le rebord franchi, j'atterrissais sur une plate-forme en hauteur tout en fer qui avait rouillé à certains endroits. Je fus stupéfait du spectacle qui se tenait devant moi. Le genin était en mauvaise posture, un homme se tenait derrière lui et essayai de lui trancher la gorge. Il avait beau essayer de résister il était clair que mon frère ne tiendrait pas longtemps et qu'il finirait par trépasser. Je devais intervenir et vite. Je mis ma main dans mon dos pour chercher des kunaï par reflexe, mais je me rappelai que je n'étais pas habillé comme à mon habitude. Ni shurikens, ni katana, rien de rien, juste mes mains pour faire quelque chose. Et il était limpide que dans mon état, utiliser une technique me couterait certainement la vie. J'étais inefficace et je ne savais plus quoi faire, totalement désemparé. Puis tournant la tête je vis une poulie accrocher à une poutre. Une idée lumineuse me frappa l'esprit.

Je la décrochai de son point d'attache, reculai d'un pas, essayai de trouver un bon angle et de bien visé, puis la lâchai. Sans un bruit, le morceau de fer accroché par une grosse chaîne fit un arc de cercle. L'homme ne vit rien venir, tellement absorbé par son combat qu'il se prit le projectile en pleine tête. Il tomba raide au sol.
Je trouvai une échelle et descendit pour rejoindre l'Hayashi. Je lui demandai si tout allait bien puis me dirigeai vers l'inconscient. Vu la vitesse à laquelle il c'était pris le machin, il avait dû mourir sur le coup. Je me retournai vers mon compère et lui demandai

- C'est quoi cet endroit ?

J'attendais sa réponse espérant qu'il me donne des explications sur sa présence en ce lieu désertique.
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Sam 29 Juin 2013 - 1:23

Et alors la cloche sonna.

~ Alors que je pensais la situation désespérée, j'entendais un gros un bruit métallique derrière moi et mon adversaire lâcha prise. Que se passait-il au juste ? L'épée toujours coincée dans ma chair, je me retournais, mon opposant se trouvait au sol, et ce, par je ne savais quel miracle. L'avais-je étouffé avec ma coiffure, que dans un dernier effort, je lui avais plaqué dans le visage ? Quelle technique redoutable, je m'étonne moi-même. Mais alors pourquoi avais-je entendu un bruit ? C'est alors que mon regard se posa sur la poutre qui revenait avec vitesse, faisant des arcs de cercle dans la salle, plusieurs fois de suite, jusqu'à ralentir et s'arrêter devant moi. J'avais donc été sauvé par le Saint-Esprit lui-même, ne voulant pas me voir débarquer à ses côtés, il fit tomber la poutre métallique pour assommer mon assassin. Il y a des avantages de ne pas être aimé finalement. Mon visage retrouvait son calme et sa sérénité d'avant le combat. Je m'étais finalement calmé et je retrouvais peu à peu l'une de mes deux personnalités, celle qui ne tue pas les gens. Et la seule raison de ce changement était la vision de mon ami et frère qui descendait l'échelle. Je savais bien que mon histoire du Saint-Esprit ne tenait pas la route, évidemment.... C'était Yuri qui dans une tunique blanche d'hôpital, m'avait sauvé la vie. Comment ne pas retrouver le sourire ? Il avait risqué sa vie par le simple fait de se déplacer, pour venir ici, et ce, dans le seul but de me venir en aide. S'il ne l'avait pas fait, je serais mort à l'heure qu'il est.

~ Retirant violemment, mon sabre de mon bras, du sang gicla partout, ce qui allait parfaitement bien avec mon écharpe d'ailleurs, je me dirigeais vers mon coéquipier. Mes vêtements avaient pris sa même couleur. Il fallait rapidement que je rentre si je ne voulais pas mourir, vidé de mon sang. Malgré les apparences, le sang arrêta lui-même de couler, et ce, avant d'attenter à ma vie, j'avais simplement la tête qui tournait un peu. Je pouvais donc continuer la mission, sans problème, mise à part tout le sang que j'avais sur mes vêtements. Ils étaient entièrement imbibés. Une fois arrivé à lui, il me demanda ce qu'était cet endroit. Malheureusement, je n'en avais aucune idée. Extérieurement, ça ressemblait à une usine en fonctionnement, mais intérieurement, elle semblait vide. Mais nous ne l'avions pas encore fouillé, après tout.

    Merci de m'avoir sauvé frangin, je t'en dois une. Mais tu ne devrais pas être à l'hôpital à l'heure qu'il est ? - Disant ces mots j'avais prit un air sévère, mais qui s'estompa raidement dans un éclat de rire. - Sinon pour cet endroit, je n'en sais rien. Peut-être une usine, mais on doit foyer pour en être sûr.

~ Comme le bruit métallique avant, l'écho de ma voix se faisait entendre, nous étions dans une immense pièce, tant bien de largeur que de hauteur et entièrement vide. Les sons n'avaient donc aucune entrave et rebondissaient sur chaque mur. Nous aidant mutuellement à marcher, tous les deux dans un bel état, nous avions trouvé une posture, comme les deux jambes d'un corps, nous nous tenions plaqué par le haut de nos épaules, chacun ses jambes penchées dans sa direction. Nous cherchions donc dans le bâtiment, il semblait immense de l'intérieur, plusieurs grandes salles se succédaient. Nous pouvions voir qu'il y avait eu de l'activité, mais pas depuis un long moment, la centrale était donc déserte. Nous décidions alors d'aller voir dehors, l'eau n'était pas empoisonnée pour rien après tout et cet endroit était notre meilleur indice, nous ne pouvions donc pas abandonner si facilement. Nous trouvâmes enfin ce que nous cherchions, la preuve que la cause était l'eau qui irriguait le jardin enchanté. Juste là, devant nos yeux, se trouvaient des centenaires de produits toxiques, qui se versaient dans l'eau. Nous ne pouvions pas les voir en entrant, parce qu'ils étaient cachés de l'autre côté du bâtiment, donc derrière, et des épais grillages en empêchais la vision tout autour, c'était l'endroit rêver pour empoisonner tout le village.
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Sam 29 Juin 2013 - 23:45

Me remercier ? Je ne voyais pas l'intérêt d'un tel acte, j'avais seulement effectué ce qui me semblait juste, sauver mon frère. Et il ne me devait rien, c'était naturel de veiller l'un sur l'autre. Nous étions une famille après tout, dont chacun des membres devait aider les autres pour pouvoir avancer. Si je n'étais pas intervenu pour qui serais-je passé ? Non et puis même c'était impossible et inimaginable pour moi de le laisser comme ça et le voir mourir, ou même qui que ce soit d'autre. J'étais un ninja après tout, je devais sauver n'importe qui qui serait en danger.
Quant à ce lieu et bien il n'avait pas de réponse précise. Tout comme moi il pensait que c'était une usine, mais une fois pénétré à l'intérieur il fallait avouer que c'était plutôt vide. Quel était l’intérêt de construire un tel édifice si haut perché pour ne rien n'y entreposé. Il y avait quelque chose de louche derrière tout ça et nous devions mettre les choses au clair.

Nous commençâmes alors à chercher un peu partout, désireux de trouver quelque chose d'intéressant. Mais pour avancer nous devions nous aider mutuellement, on ressemblait à une équipe de bras cassé, de vrai canards boiteux. Mais cela ne nous empêcherait pas de réussir cette mission et haut la main !
Nous enchainâmes trois pièces consécutives et malgré nos regards dans chaque recoin, à l'affut de la moindre petite chose nous ne trouvâmes rien. Mais rien, non rien de rien. C'était véritablement désert seulement le plancher, les murs et les poutres. Ah si ! Quelques amas de chaînes, soit rien de très concluant.
Une fois l'intérieur totalement examiné, il restait l'arrière-cour à faire. Ne pensant rien trouver nous n'avions pas de gros espoirs, mais ce fut le contraire qui se passa. Nous tombâmes des nus en voyant des centaines de bidons de fer près de la source. Certains vides, d'autres non, et le pire, quelques-uns à moitié pleins penchés près du ruisseau.

Il était clair que la source de l'empoisonnement était ici, et que quelqu'un s'amusait à déverser ces produits hautement toxiques dans l'eau. Nous nous précipitâmes pour relever les barils et arrêter l'écoulement. Nous devions nous débarrasser de ce poison et de ce bâtiment. Mais avec le peu de parchemin explosif que Mao disposait, il était clair qu'à par faire un petit trou il n'y aurait rien de très conséquent. Mais alors que je m'approchai d'un des récipients j'aperçus un triangle de signalisation : "Hautement explosif"
Un grand sourire illumina mon visage et je me tournai vers mon frère pour lui montrer ma trouvaille. Lui aussi se mit à sourire et un à un nous disposâmes les futur explosif à l'intérieur. Avec tout ce qu'il y avait on aurait fait sauter un quartier, ça allait être du joli spectacle. En temps normal nous n'aurions pas mis beaucoup de temps mais nous étions des bras cassé à l'heure actuel et donc il nous fallut plus d'une heure pour tout entreposé dans le hangar.
Mao alla poser les parchemins à différents endroits, relié par des fils (car oui c'est sympa de tomber sur des câbles de cuivre dans une vieille armoire entreposée au sous-sol). Il ne nous resta plus qu'à allumer et en avant le feu d'artifice.

Mais alors que nous allions récupérer le ninja pour l'emmener avec nous, nous remarquâmes que celui-ci c'était volatilisé. Finalement il n'était pas mort et il nous avait échappé. Quelle merde, on aurait dû être plus vigilant. Mais c'était trop tard et notre priorité était de détruire cet endroit. Nous sortîmes déroulant derrière nous le fil, et un petit courant électrique se propagea dans le conducteur. Il ne fallut pas longtemps pour que ça pète, et ce fut époustouflant. Je comprenais maintenant pourquoi ils avaient mentionné "hautement explosif", car même à notre distance qui était plus que raisonnable, nous fûmes coucher à terre, plaqué au sol.
Une fois capable de me relever je fis face à Mao le regardant avec de grands yeux :

- Non mais t'as vu ce truc de ouf !
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Lun 1 Juil 2013 - 3:07

Nous avions trouvés la réponse à notre problème.

~ Une fois les bidons écartés de l'eau, nous avions enfin fini la mission, nous pouvions rentrer au village avec le coupable. Du moins presque fini, il nous restait à détruire cet endroit. Mais comment pouvions-nous faire avec si peu d'énergie ? Nous n'avions presque pas la force de tenir sur nos jambes sans l'aide de l'autre. C'est alors que Yuri trouva la solution sans le vouloir, un logo était dessiné sur les tonneaux, qui signifiaient « attention, explosif ». Nous avions donc la solution, il nous restait plus qu'à la réaliser. Nous m'étions beaucoup de temps pour mettre tous les produits toxiques et explosifs au centre de l'usine, mais une fois terminé, un sourire sadique ornait nos visages épuisés, enfin un petit moment de détente et de plaisir. Il nous restait plus qu'à attraper rapidement le coupable et nous filerons rapidement, pour ne pas être prit dans l'explosion. Mais il n'y avait plus qu'une trace de sang sur le sol, l'homme avait disparu. Le croyant moins, nous n'avions pas pris de précaution de le ligoter. - Quelle erreur de débutant.. - pensais-je. Mais nous n'avions pas le temps de rêvasser, bientôt tout allait partir en fumée et nous avec si nous ne nous dépêchions pas.

~ La détonation fut telle qu'elle nous projeta au sol, une fois de plus pour moi, je me retrouvais éjecté par une explosion. Mais au moins cette fois ce n'était pas douloureux, s'était même un spectacle magnifique. Ce qui ne retirait pas pour autant le goût amer de l'échec, une fois de plus nous ne ramenions pas le coupable. Tous deux déprimés, nous ne parlions pas pendant tout le retour au village. Suivant une nouvelle fois le cours d'eau, mais cette fois-ci dans le chemin inverse. Le ciel se couchait peu à peu au-dessus de notre tête, pourtant, nous ne profitions pas de ce magnifique spectacle, le regard perdu sur le sol. Nous pouvions quand même nous rassurer, on avait trouvé la source du flétrissement des fleurs et nous pourrions donc réparer le mal qui avait été fait au Jardin.

    T'en fais pas, la prochaine on la réussira !

On pouvait sentir dans ma voix que j'étais déçu et déprimé, pourtant, je voulais le rassurer, après tout, s'était entièrement ma faute si nous avions échoué. Il se trouvait à mes pieds, pourtant, je n'avais même pas pensé à vérifier qu'il était mort, ou même à la ficeler. Je ne voulais pas pénaliser mon frère, par ma pathétique et démoralisante, démonstration.

    Je leur dirais que s'est entièrement ma faute et que tu n'y es pour rien.

~ Nous continuions de marcher dans le calme, jusqu'à arriver devant le village. Il nous restait plus qu'à faire notre rapport et d'aller prendre du repos. Du moins, c'est ce que je pensais. Lorsque nous étions en plein centre-ville, et ce, malgré la luminosité, nous remarquions un homme étrange. Ses vêtements étaient tachés de sang, pourtant, il marchait dans le village comme de rien était. Il n'arrêtait pas de regarder autour de lui, comme s'il avait peur d'être suivit. Lorsqu'il se retourna enfin, pour voir si personne n'était derrière, nous le reconnaissions, s'était l'homme dans l'usine et donc le coupable de cette catastrophe. Par chance, il ne nous remarqua pas et continua sa route. Nous le suivîmes alors dans les chemins sombres, heureux de pouvoir accomplir notre mission jusqu'au bout.

    On ne le laisse pas filer cette fois !
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Message(#) Sujet: Re: La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao] Mer 3 Juil 2013 - 22:38

Le retour fut très silencieux et plutôt morne. Vu la tête que nous faisions, cela aurait été plus gai dans un cimetière. Et il y avait de quoi, nous avions laissé échapper l'homme responsable de tout ça, de ce qui m'arrivait à moi et aux autres membres du clan, exceptions faites. Bien sûr je pensais qu'avec le coup qu'il s'était pris en pleine tempe il avait péri sur le coup, mais on était forcé de constater que ce n'était pas le cas. Ce n'était certainement pas la faute de qui que ce soit en particulier, c'était la faute à nous deux. On ne formait qu'un et donc la part de responsabilité était partagée. On aurait dû vérifier son décès, et si ça n'avait pas été le cas le ficeler pour éviter qu'il ne s'échappe. On avait été inconscient et pas assez professionnel. Bon oui c'était le métier qui rentrait mais quand même, c'était la base tout de même. Enfin maintenant il était trop tard, nous ne pouvions plus revenir en arrière.
Évidemment que la prochaine on la réussirait, pensai-je après les paroles de Mao, nous ne pouvions pas rester sur deux échecs consécutifs, on en faisait pas collection. Par contre je ne fus pas du tout d'accord avec ce qu'il dit après :

- Quoi ?! N'importe quoi toi ! Si on échoue c'est ensemble, on est tous les deux responsable, on assumera ensemble et pas seulement toi !

J'espérais être clair avec ces paroles. Il ne fallait pas abuser non plus, il n'avait pas à porter tout seul le poids de la culpabilité sur son dos. Ou si ça devait être le cas je serais la clé de voute qui l'aiderait à soutenir tout ça. Nous étions comme des frères, il était donc normal que je réagisse de cette façon.
Alors que j'étais en train de ruminer dans ma tête, un petit coup de coude de mon coéquipier dans les côtes me fit relever la tête. Il avait aperçu quelque chose de louche, et à mon tour j’observai ce qui se tenait devant nous. N'était-ce pas... Mais si bien sûr, c'était lui, notre criminel qui s'était fait la malle. Il ne nous aperçut pas et continua son chemin. C'était inespéré pour nous, nous pouvions peut-être enfin le capturer et une bonne fois pour toute.

Je sentais mon énergie me revenir, et c'est une nouvelle force qui m'animait et me conduisait droit à lui. Nous le suivîmes dans les rues de Konoha essayant de se cacher pour pas qu'il ne nous repère. Soit il était aveugle et sourd soit on était vraiment doué, deuxième hypothèse en laquelle je doutais quelque peu, car ne pas voir deux canard boiteux essayer de se planquer grossièrement, renverser des pancartes de boutiques et rentrer dans les gens relevait du prodige. A moins qu'il ne soit totalement absorbé par une autre tâche qui lui incombait et ne lui faisait pas prêter attention à ce qui se passait autour de lui malgré ses regards dans toutes les directions.

Puis après quelques minutes de traque, il finit par rejoindre un endroit bien singulier, le lieu de tous les maux, le jardin du bonheur. Mais à notre grande surprise celui-ci rejoignit quelqu'un encapuchonné dans une longue cape assez sombre. Ils discutèrent quelques instants, puis la personne masquée sorti quelque chose de dessous sa veste, un bijou à ce qui ressemblait. Il me disait étrangement quelque chose. L'étranger posa l'objet sur le rebord de la fontaine et effectua des mudra. Des scripts entourèrent alors ce qui ressemblait à un bracelet et ce-dernier se mit à rutiler d'un étrange couleur rosâtre.
Voulant me pencher pour mieux apercevoir ce qu'il se tramait, je glissai dans un brouhaha. Les deux personnes se retournèrent alors dans ma direction, et je pus reconnaître la seconde sous sa capuche, la vendeuse de la bijouterie. Elle était là. Mon sang se mit à bouillir dans mes veines, mon corps venait de s'animer par la vengeance, me faisant oublier tous mes problèmes de santé.

Je me relevai en trombe et fonçai droit sur la femme, avec la ferme intention de lui ôter la tête des épaules. Mon coéquipier était avec moi sur ce coup-là, et tout comme moi je le sentais habité par une rage féroce. L'homme lui s’enfuit d'un bon par-dessus la haie, mais je m'en fichai, je ne voulais que cette femme. Je l'attaquai de front avec comme seules armes mes poings et mes pieds. Nous ne pouvions pas la laisser s'échapper une nouvelle fois. Étrangement nos coups avec Mao étaient incroyablement synchronisés, nous avions l'impression d'être qu’un pour nous battre. Et heureusement qu'il était là car seul je n'aurais jamais fait le poids. Cette femme était vraiment titanesque, malgré notre rythme effréné, celle-ci arrivait à tout parer, mais on voyait très bien qu'elle ne résisterait pas à cette vitesse. Et mes calculs furent bon car elle enchaînait les erreurs et nous prîmes au fur et à mesure l'avantage jusqu'à ce que sa garde totalement brisé me laissa tout l'espace libre pour venir lui donner un violent coup de pied dans la mâchoire qui la fit décoller dans les airs avant de venir s'écraser lourdement au sol. Mao se précipita sur elle comme une furie.

Il était clair que la fin de sa vie approchait à grands pas et que ce n'était plus qu'une question de minutes. Bientôt son sang coulerai pour nous avoir pris pour des cons, pour nous avoir duper et s'être joué de nous. Dans la vie, tout à un prix.
Je ne voulais qu'une chose, lui couper la tête pour oublier l'affront qu'elle nous avait fait dans le passé.
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La magie des fleurs [ C - PV Hayashi Mao]

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