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 Un petit monstre à mon palmarès

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Message(#) Sujet: Un petit monstre à mon palmarès Lun 12 Aoû 2013 - 19:06

Un couple de marchand très riche doit quitter Konoha pour une journée afin de régler un contrat de la plus haute importance. Cependant, ce couple a un fils qui ne peut pas partir avec eux. Vous êtes donc chargé de surveiller cet enfant pendant toute une journée. Néanmoins, le gamin est des plus insupportables. Il tentera de vous faire le plus de crasses possible afin de vous faire abandonner votre poste. Bon courage !


Voilà mon premier challenge, qui m’a été ce matin remis entre les mains par le bureau des missions de Konoha. C’est une mission type rang D, celles qui ne nécessitent pas forcément d’être en équipe. En tant que Genin, je suis considéré comme apte à veiller sur un enfant, qui plus est dans l’enceinte du village. Malgré la fin de l’énoncé, je n’ai aucune peur à faire du baby-sitting avec ce môme. Les enfants de riches semblent être mon domaine de compétence ; et que peut faite un simple petit face à un ninja diplômé ?

D’après les informations en ma possession, le gamin m’attend dans sa maison, à l’Est dans le quartier aisé. Je n’ai que peu de connaissances dans cette partie de Konoha, me faisant penser que la configuration du terrain pourrait être un problème. Mais j’ai dans l’idée de rester dans l’enceinte de la maison, sachant pertinemment que les enfants de ma catégorie sociale ont un nombre incalculable de jouets et activités à faire au sein du domicile.

Il est seulement huit heure et ma présence n’est requise qu’à partir de neuf heure. Il me reste donc une heure pour obtenir le maximum d’informations afin de réussir pleinement l’objectif. J’ai quelques contactes qui seraient sûrement en mesure de me donner des renseignements sur cette famille qui m’est inconnue. Il est temps d’écumer les quartiers ciblés et j’ai pour cela prévu un itinéraire des plus optimal pour rejoindre ma cible dans le temps impartie.

Le porte-à-porte m’apprend que le couple a fait fortune dans le commerce du textile. Ils s’absentent aujourd’hui de Konoha pour aller régler un problème dans une commande plus au sud dans le pays du feu. Le gamin est largement connu de tous, mes connaissances me l’ont décrit comme un petit enfoiré n’hésitant pas à faire des blagues malsaines pour son amusement personnel. Qu’à cela ne tienne, je ne vais pas non plus lui faire de cadeau ! J’ai également obtenu son prénom, Bastien, qui comme le mien n’est pas originaire du pays du feu ; il a onze ans mais ne fait pas son âge. La joie me prend face à ma petite investigation et le succès obtenu pour la récolte d’informations. Me voilà préparé à réussir au mieux la mission qui m’a été offerte, même si j’ai l’impression que la journée va être plutôt longue.

Neuf heure, comme prévu, je sonne à l’immense porte en bois indiquant l’entrée de la bâtisse ou niche actuellement l’enfant. Une ménagère, ce qui est courant dans les familles de ce rang, viens ouvrir la porte et m’accueillir. Elle parle lentement pour énoncer le fait que ses patrons sont déjà partis. Je vois dans ses yeux de la détresse, un malaise et beaucoup de fatigue. Cela me permet de deviner aisément que Bastien n’est pas pour rien dans l’état où elle se trouve.

« Ne vous inquiétez pas chère madame, je prend le relais avec le bonhomme à partir de maintenant. »

Un sourire s’esquisse sur son visage ; je ne sais pas si je dois traduire cela par le fait que la dame est soulagée ou parce que mon intonation a porté le charme voulu. Quoi qu’il en soit, j’entre dans la maison et scrute rapidement de mon œil encore valide la pièce où je me trouve. C’est un immense hall au sol de marbre, surplombé par un gigantesque escalier surmonté lui-même de statuts sculptés avec un raffinement fou. La pièce me plait, elle est d’un luxe incroyable et très agréable au regard. Mon œil s’arrête sur un détail qui contraste totalement avec le reste. Un jeune garçon se tient accoudé à une des statues, mal fagoté, totalement débraillé et les cheveux hérissés. Ce doit sûrement être le petit Bastien profitant de l’absence de ses parents pour exécuter le moindre de ses désirs. Je ne peux lui en vouloir ayant moi-même passé de nombreuses journées dans cet état-là. Mais il y a une grande différence entre lui et moi, un shinobi expérimenté va aujourd’hui veiller sur lui et lui apporter ce dont il doit certainement lui manquer : de la compagnie.

Je me dirige vers la silhouette afin de le saluer et me présenter. Après quelques mots de ma part qui n’obtiennent pas réponse, je me tourne un instant vers la gouvernante.

« Il me semble avoir appris que vous avez obtenu un jour de congé aujourd’hui, vous devriez en profiter à partir de maintenant »

Sans attendre, la femme acquiesce et quitte la pièce pour certainement enfiler des habits plus confortables. Je me retourne immédiatement pour me rendre compte avec stupeur que le gamin a déjà disparu. Sans tarder je me lance dans une recherche effrénée du petit afin de lui montrer qui est le patron. Il lui faut se rendre compte qu’il ne va pas faire sa lois aujourd’hui, cela en lui montrant d’entrée de jeux de quoi je suis capable. En un instant je compose les mudras pour une technique qui devrait m’aider.

« Hana : Le clone de pétales »

Une personne identique apparaît à côté de moi, me laissant toujours un moment de stupeur face à ma propre perfection et beauté. Ce double devrait être très efficace pour retrouver le fuyard dans cette immense maison. La deuxième raison de son utilisation est que je devrais connaître le terrain deux fois plus rapidement. Il est en effet certain que je vais passer ma journée à jouer à cache-cache avec le môme, et connaître la configuration de la maison en peu de temps ne peut être qu’un atout afin de veiller au mieux à ce que Bastien ne se blesse pas stupidement dans un endroit que je ne connais pas. Avec la plus grande rapidité possible, nous nous élançons chacun de notre côté à la recherche de l’introuvable en espérant débusquer le monstre avant qu’il ne mette en place ces coups tordus.

Le premier piège ne tarde pas à tomber, ce qui en dit long sur la préparation de l’enfant à propos de ma venue. Je trouve enfin la pièce où j’ai la plus grande probabilité de le dénicher, sa chambre. J’ouvre la porte sans la moindre hésitation et avance en préparant déjà un petit discours sermonnant, mais c’est sans compter le seau d’eau me tombant sur la tête. Me voilà donc mouillé et prévenu d’une future bosse douloureuse sur la tête. Cette action a le don de toucher la partie de mon cerveau qui provoque l’agacement. J’avance une nouvelle fois dans la pièce mais cette fois avec prudence. De plus amples recherches m’indiquent qu’il n’est pas présent, or c’était la dernière pièce dans la partie du bâtiment que je devais visiter. Mon clone de pétale devrait normalement avoir plus de chance. Le seul problème est que le petit est rusé et mon double ne devrait pas tarder à faire les frais de son antipathie. Ce genre de piège ne devrait pas être à même de faire disparaître l’autre moi, mais je préfère avancer à vive allure afin de le rejoindre le plus tôt possible.

J’arrive enfin à son niveau et le retrouve recouvert d’un mélange de farine et de plumes. Il semble infiniment plus énervé que moi ce qui ne me donne pas envie de le rappeler et de ressentir ses émotions négatives envers l’enfant. Il ne nous reste qu’une pièce à visiter, mais j’entends déjà les rires derrière la dernière porte. Ouvrant cette dernière avec une grande rapidité, nous nous élançons dans la pièce telles des furies pour éviter les innombrables pièges disposés derrière les ouvertures. La silhouette tellement attendue se montre enfin et quand nous pensons le tenir, le monstre se jette dans un trou à même le mur de la pièce. Un rire sadique raisonne pendant un long moment, s’atténuant petit à petit. C’est à ce moment que je tombe à court de chakra pour maintenir le clone et la technique s’annule. Comme un éclair, de grosses émotions négatives viennent emplir ma tête, me faisant rentrer dans une colère noire. La technique du clonage vient de se retourner contre moi, j’aurai au moins appris une bonne leçon sur la difficulté de l’usage de celle-ci. Essayant de retrouver mon calme, je m’approche du trou afin de l’ausculter de plus prêt, celui-ci donne sur un tuyau fait de matières dures et glissantes. Ma stupeur me fait dire quelques mots à voie haute.

« Un toboggan »

Rien n’est plus désagréable que de se rendre compte que l’on vient d’être berné. Mais je ne suis pas surpris d’apprendre que la maison a été construite comme un gros terrain de jeux pour enfant. La mienne n’étais pas si différente au final, même si mes parents n’avaient pas pensé au toboggan lors de la construction.

Le reste de la matinée fut comme le début, une course-poursuite au travers de la maison, mais cette fois j’étais seul, ne risquant pas une nouvelle fois le clonage et étant de toute façon à court de chakra. J’ai donc décidé de trouver un nouveau plan de bataille et d’utiliser une autre approche pour le faire venir jusqu’à moi. Me voilà donc aux cuisines entrain d’essayer de préparer un repas. En effet, je suis encore jeune et à force de courir je suis fatigué. Je n’imagine donc même pas l’état de cet enfant qui a dû se creuser les méninges et fuir en même temps. La pièce est spacieuse avec de grands plans de travail. Une table pour les repas rapides est présente dans un coin et je me décide donc à l’attendre là-bas. Il est déjà 13h et la faim devrait bientôt se faire ressentir. Je ne suis pas très doué dans l’art de la cuisine, un bon steak frite sera donc de rigueur afin d’émoustiller au maximum les papilles du petit monstre.

Celui-ci ne tarde pas à apparaître, traits tout mignons sortie, et me présente des excuses. Je peux clairement lire dans son jeu, et cette tentative de m’amadouer pour se nourrir n’a maintenant aucun effet. Je lui fais quand même signe de s’approcher et de s’assoire. La réussite de la mission dépend de ma façon de m’occuper de lui, et le laisser mourir de faim n’est pas une solution envisageable. Je préparts déjà un nouveau plan de bataille pour arriver à dompter un peu la bête. La meilleure solution serait au final de le sortir de cet environnement. Je n’ai aucune chance d’établir un quelconque lien avec lui si nous restons dans l’enceinte de la maison qui semble être son territoire. Il faudrait que je l’emmène dans un endroit qu’il ne connaît pas et où j’ai mes habitudes ; donc le lieu est déjà tout trouvé.

Après lui avoir annoncé la nouvelle, j’ai ressenti un peu de réticence de la part de Bastien, ce qui m’a donné pas mal d’informations sur sa personne. Comme moi, il ne doit pas sortir beaucoup du domicile familial. Nous avons marché un moment pour enfin atteindre le parc et sa grille de métal bien connue. Sans attendre le petit s’est mis à courir pour profiter des différents jeux proposé pour les enfants. Me voilà donc assis sur un banc entrain de le surveiller afin qu’il ne se blesse pas. Auquel cas, je n’ai pas peur des représailles de la famille, un arrangement entre riches personnes est toujours possible, mais les sanctions des autorités du village seraient un vrai problème à la bonne tenue de mon plan de carrière.

Cela fait approximativement une heure que le gamin s’amuse et il n’a pour l’instant pas fait de coups tordus à d’autre enfant. Je considère donc mon idée comme fabuleuse et je vais peut-être enfin pouvoir commencer à discourir avec lui sans ressentir d’animosité spéciale. Je le vois revenir vers moi, un sourire aux lèvres ; je me doute d’une demande qui va sûrement m’attirer des problèmes. En effet Bastien a appris l’existence du parcours de santé qui vient tout juste d’être refait. Malgré les mauvais souvenirs que j’associe à cette zone du parc, j’accepte de superviser sa traversé de la forêt.

Le nouveau parcours est bien plus simple que celui créé au tout début de konoha. Il est adapté à tous les enfants de plus de sept ans je dirais, ce qui ne pose donc aucun problème à mon petit. Je lui donne cependant quelques consigne avant de démarrer.

« Surtout fais très attention de bien te tenir, je surveille, mais une chute n’est pas à exclure ! Suis bien les instructions des panneaux qui sont au départ et n’essaie pas d’en faire trop si tu n’y arrives pas. »

Il hoche la tête comme une personne ayant compris, mais je me méfie de cette nouvelle attitude. L’état antérieur du garçon ne tarde d’ailleurs pas à revenir au gallot, et, à la troisième activité, je le vois avec fureur s’élancer de la construction en bois comme pour défier mes avertissements. Sans attendre je m’élance pour attraper le gamin au vol, sachant pertinemment que je n’y arriverai pas à temps. Par chance un arbre est situés derrière lui sur ma trajectoire, je sors en précipitation un kunai de ma boîte prévue à cet effet et le lance dans sa direction. Mon lancer est parfait, si bien que le kunai vient se planter sur l’arbre avec le monstre accroché par les vêtements. Je le vois rire avec passion pendant que l’adrénaline redescend suite à cette action passée de justesse. Des rides viennent se creuser sur mon visage et la fureur m’envahie de toute part. Je me jette sur lui et le décroche, le laissant tomber sans vraiment le retenir. Ma main vient s’abattre sur sa joue le faisant décoller de quelques cm en arrière.

« Non mais ça va pas dans ta tête ? Si tu veux mourir il existe bien d’autres façons que de m’attirer des ennuies. Si tu veux la guerre, tu l’auras petit chenapan ! Ne t’attends plus au moindre écart de ma part, la prochaine fois c’est la fesser ! »

J’ai bien conscience que mon acte n’est pas des plus professionnels, mais il est certain que ce môme n’a pas assez reçu de correction dans sa vie. Après avoir essayé de le comprendre et de le divertir, me voilà résigner à en venir à la punition pour le faire marcher droit. D’ailleurs la baffe que je viens de lui coller semble avoir eut son effet. Pleurant de toutes ses larmes, réellement ou par comédie, il finit le parcours sans le moindre problème et écart de conduite.

Sans perdre la froideur qu’exprime mon visage et qui semble totalement le clamer, je me décide à lui acheter une glace au camion situé en dehors des bois. Je l’amène près du bassin à poisson afin qu’il la déguste tranquillement et au calme. J’ai hâte que la journée soit finie. Encore humide du sot de ce matin, les vêtements déchirés et pleins de sueur due aux courses poursuite et aux différents piège, je ne souhaite que retrouver le lit confortable de la maison familiale. Perdu dans mes pensés je reviens à moi pour me reconcentrer sur la surveillance du garçon, mais à ma petite surprise, il n’est plus à côté de moi.

Paniqué et à bout de force je me lance à sa poursuite, ne sachant pas vraiment de quel côté il est partit. Me dépêchant d’aller à l’entrée du parc, je demande aux gardiens de me prévenir si un enfant correspondant à la description de Bastien cherche à quitter l’endroit. Chose faite, je me remets à courir pour fouiller la totalité du parc. Après deux heures de recherche intensive, le petit semble introuvable. Il ne me reste que deux zones à fouiller, en espérant qu’il ne se soit pas trop déplacé dans le temps impartie.

A ma grande surprise, je retrouve le monstre près d’un visage connu. La gouvernante qui m’a ouvert la porte ce matin est entrain de partager une glace entre mon enfant et un autre inconnu. Prenant le temps de reprendre ma respiration, je marche vers cette femme familière. Arrivé à sa hauteur elle me sourie tandis que je regarde Bastien avec un regard d’incompréhension mêlé de fureur.

« Est ce que quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe ? Ou avez vous trouvé Bastien ? »

La femme, s’appelant en fait Annie, m’explique qu’elle a croisé le gamin alors qu’il était entrain de jouer à la balançoire. Son enfant, Shino, est un grand ami de Bastien et ils s’amusent souvent ensemble dans la maison de ce dernier. Je prends un air déçu sans vraiment le vouloir. En effet, mes suppositions quant à la solitude de Bastien se sont révélées fausses. J’ai voulu appliquer et trouver des solutions à mon propre passé au lieu de vraiment essayer de lui parler et de faire en fonction de sa personne. Mais je pense de toute manière que ce monstre a quand même un fond mauvais, malgré le faite qu’il ait au moins un ami dans ce monde.

En jetant un coup d’œil sur le cadran de ma montre, j’apprends qu’il est l’heure de ramener Bastien à son domicile. Je n’aimerais pas le ramener à ses parents trop tard et j’en ai plus que marre de veiller sur lui. Tout en remerciant Annie et lui disant au revoir, j’attrape le gamin par le bras et le pousse un peu dans la direction de la grille de métal. Arrivé là-bas, je lui accorde un dernier petit souhait amusant qui dépensera avec certitude mes dernières forces. Il monte sur mon dos et je m’élance, utilisant le peu de chakra qu’il me reste, sur le toit des différentes habitations afin de rejoindre rapidement la maison. Exténué à l’arrivé, je sonne à la porte qui s’ouvre quelques seconde plus tard. Une femme magnifique l’ouvre et l’enfant lui saute dans les bras. Je suppose sans incertitudes que ce doit être sa précieuse maman. Je la salue avec attention et lui fait un topo un peu déformé de la journée. Sans faire passer son fils pour un monstre, je n’hésite pas à lui faire part de la galère que ce fut de surveiller l’enfant. Elle me remercie pour ce service rendu et me donne quartier libre à partir de maintenant. Avant de fermer la porte et de retourner à ses occupations, elle ajoute qu’elle paiera demain le service rendu au bureau des missions de Konoha.

Me voilà enfin libre, mais avec une journée pareille je n’ai qu’une envie, me pieuter. Je me rends donc à ma propre maison où je prends le temps de me laver à coup de douche. J’écris ensuite mon rapport de mission que je fais envoyer au bureau des missions. J’ouvre ensuite mes draps de soie pour enfin fermer les yeux et mettre mon corps en veille. J’ai dans l’espoir que la mission de demain sera un peu moins tordue…

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