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 Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui]

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Message(#) Sujet: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Ven 16 Aoû 2013 - 20:19

Allongé sur son lit, un bras replié derrière la tête et l'autre pendant mollement hors de matelas, Natsuki observait le plafond avec une expression d'ennui imprimé sur le visage. Sa lampe, qu'il avait allumé et posé à-même le sol, projetait l'ombre de sa main au-dessus de sa tête, avec qui il '' s'amusait '' à jouer au Janken. Bien évidement, même en ayant le pouvoir de contrôler cette dernière, il savait quelle combinaison allait sortir à chaque fois, si bien que très vite, il soupira, et pivota sur le côté. Le regard vers la fenêtre, il observait la raison de sa présence dans le domicile plutôt qu'à l'extérieur : une matinée pluvieuse. De sombres nuages engorgeaient le ciel, et une pluie diluvienne martelait le sol et s'abattait contre les murs. Le brouhaha était tel que tout portait à croire qu'une armée dévalait les rues du village, prête à envahir. Sauf qu'il suffisait de poser son regard dehors pour comprendre qu'il n'en était rien, bien au contraire. Les rues n'auraient su être plus désertes. S'il y a trois heures encore, il était possible de voir ceux qui avaient été surprit par la tempête soudaine courir en tous sens pour s'abriter, désormais, c'était le calme plat, avec toute la relativité que l'on pouvait accorder au terme '' calme ''.

Natsuki appréciait la pluie, la symphonie que jouait chaque goutte en s'écrasant contre une surface, l'odeur de la nature humidifiée, et peut-être aussi pour l'humanité, lavée d'un peu du sang que l'on fait couler chaque jour. Mais aujourd'hui, c'était beaucoup trop. Loin d'une mélodie, c'était une cascade, des coups à la place des notes, de la violence déchargée au lieu d'un apaisement apprécié. En résumé, rien qui ne donnait envie de mettre le nez dehors. Dans un énième soupir, il tenta de se consoler en se disant qu'il n'avait pas à crapahuter en extérieur, à enquêter sur une vague de banditisme ou autre sur prétexte d'une mission. Non pas que ce genre d'assignation le dérangeait, bien au contraire, mais avec un temps pareil, sa bonne humeur et son moral chutaient au plus bas, ce qui n'était pas vraiment stimulant ni pour l'inventivité, ni la productivité.

Seul dans la résidence de sa famille – elle-même appartenant au clan – il lui fallait aussi se débrouiller pour le repas, ses deux parents étant tous deux parties en mission depuis quelques jours. La cuisine ne l'inquiétait pas, cela dit. Il avait acquit les bases avec sa tante plus jeune, et s'étant découvert un intérêt particulier pour le domaine culinaire, il avait continué de développer ce talent au fil des années. Comme quoi, il était possible d'être ninja et de savoir faire autre chose que tuer. Au moins, si un jour il devenait infirme ou trop vieux pour continuer sa carrière de ninja, il savait déjà dans quoi se recycler. Cela serait une grande première dans son clan d'ailleurs, qu'un Nara ayant acquit son nom par naissance oriente sa vie vers une autre voie que celle de servir parmi les ninjas de son Village. En effet, son clan étant connu pour faire partie des plus grands génies militaires de Konoha, ceux qui n'étaient plus capable de se battre, qu'elle qu'en soit la raison, avaient leur place déjà toute trouvée dans les bureaux de commandement. Sauf que dans son cas, c'était légèrement différent. La génétique est une chose, mais elle ne fait pas tout. Si bien que Natsuki, porteur pourtant du patronyme Nara, ne vouait qu'un intérêt très limité à la stratégie militaire de large envergure. Autrement dit, en cas de conflits de masse, mieux valait ne pas se tourner vers lui. A l'inverse, les affrontements en effectifs réduit bénéficiaient de toute son attention.l

Alors que onze heures et demie approchait, le jeune Nara se décida finalement à sortir de son lit amorphe, comme si son énergie était sapée, pour gagner la cuisine, et commencer la préparation d'un plat. Le temps exécrable avait pilonné son moral, même l'envie de cuisiner l'avait déserté. Il se contenterait d'un repas simple. Enfin, il s'en serait contenté, s'il n'avait pas découvert une mauvaise surprise en ouvrant la porte de son réfrigérateur : ce dernier était presque vide. Le ninja n'eut même pas envie de jurer. Il referma simplement le tout, exaspéré, et se résigna à affronter la pluie. Un peu plus tôt dans la matinée, avant la tempête, l'une de ses tantes était venu le voir, pour lui emprunter deux ou trois menues bricoles alimentaires dont elle avait besoin. Cette même tante qui l'avait de si nombreuses gardé dans sa jeunesse, quand ses parents partaient en mission. Il avait bien sûr accepté de la dépanner, et l'avait laissé se servir à sa guise. Ce n'était que maintenant qu'il voyait que c'était un peu plus que '' deux trois menues bricoles '' qu'on lui avait prit : il n'y avait plus rien pour faire le moindre plats, pas même un reste de pâtes dans les placards. Sa tante avait fait ses courses chez lui, à lui d'aller les faire dans l'endroit approprié désormais. Il ne pouvait pas lui en vouloir cela dit : étant mère au foyer, elle se voyait souvent confier la garde des jeunes Nara lorsque les géniteurs devaient s'absenter. Pour avoir été l'un des gardés, il savait quelle quantité de nourriture avalait un groupe de petits affamés.

Sa cape sur le dos, avec l'insigne de son clan brodé sur l'épaule et son parapluie à la main, il soupira une dernière fois, et ferma la porte de sa maison avant de s'aventurer dans la rue. Coup de chance pour lui, le débit d'eau arrosant le village depuis plusieurs heures commençait à faiblir. Son moral lui, entama alors une légère remonté. En effet, en levant les yeux vers le ciel, Natsuki pu apercevoir les prémices d'un océan bleu derrière la mer de nuages grisâtres.

Ce fut l'une des rares choses qu'il pu apercevoir sur le chemin du magasin cependant, car avec le temps actuel, les rues étaient encore vide, seules les urgences incitaient à quitter la chaleur de son foyer.


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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Lun 19 Aoû 2013 - 18:32

Enragé et acculé par tant de reproches, il m’est vital de respirer et retrouver mes esprits au calme. Je n’ai d’autres choix que de sortir, sans même penser à un parapluie, et chercher un endroit de solitude pour me retrouver. Un océan de larme, bruyant et intense, vient s’abattre sur ma peau, glissant de toute part sur ce qui reste de mon corps fatigué. Je cours sans même m’en rendre compte, me frayant un chemin dans ce monde aquatique qu’est devenu Konoha depuis ce matin.

Mon esprit revient sur la scène passée ; alors que j’essaie de toutes mes forces de les chasser, les sentiments sont bien trop forts, bien trop frais, prêts à me dévorer sur place. Je revois mon impatience face au retour de mes parents, ayant commandé à manger dans le meilleur traiteur de Konoha pour l’occasion. Après un voyage de deux semaines dans le pays du feu pour régler différentes affaires de commerces, j’avais hâte de leur annoncer que j’avais eu mon diplôme à l’académie shinobi du village. Mais il n’en fut rien, je n’avais fait qu’attirer la colère noire de mon géniteur et les reproches d’un avenir bien embrumé.

Un éclair de clarté m’autorise à chasser toutes idées en rapport avec ces souvenirs. J’arrive également à me calmer pour reprendre un rythme normal, une marche lente et gracieuse, mais irréfléchie et incertaine. Je déambule sans but, trempé jusqu’à mes os, fixant le sol d’un regard sombre et morne. Mes habits sont lourds et le poids m’oblige à me pencher en avant pour m’équilibrer ; ajouté à cela la difficulté à marcher, je dois en ce moment même ressembler à un pantin désarticulé, gracieux et courbé. Bref, un grand mélange douteux.

N'ayant même pas eu l’occasion de commencer le repas, mon ventre me tiraille de petites douleurs désagréables, mais je ne peux même pas aller manger seul dans un restaurant, comme habituellement, car je n’ai pas pensé à prendre mon portefeuille. Un nouvel instant de sobriété m’apprend que je suis perdu, je ne reconnais pas du tout le quartier où je suis tombé. Mais je n’en ai que faire, car en cet instant, je pourrai me retrouver dans le pire endroit de Konoha, rempli d’interdits shinobi divers, que je m’en ficherai des plus royalement. Pourtant il me serait facile de grimper sur un toit et retrouver la bonne direction, si seulement mon corps acceptait de m’obéir à nouveau. Pour l’instant je me concentre pour ne pas revenir sur des moments douloureux, même si au final ceux-ci sont dérisoire étant donné ma jeunesse dorée.

Au détour d’une ruelle que je viens de traverser, il est trop tard pour réellement esquiver la silhouette qui arrive sur moi. En même temps, je n’étais pas vraiment visible à cause d’un panneau de pub proclamant la viande du marchant contiguë comme la meilleure. J’essaie donc d’éviter le choque par une petite vrille, mais je me rends compte de ma grossière erreur quand ma tête cogne le mur avec force. Pour un shinobi, la scène est vraiment des plus honteuse, mais j’aurais sûrement évité un tel mouvement si j’étais en pleine possession de ma concentration. Me voilà donc entrain de chuter, à moitié sonner et incapable de prendre prise quelque part. Dans un effort surhumain j’arrive cependant à atterrir sur les fesses, action douloureuse mais m’évitant de m’écraser comme un vulgaire novice. Je reste dans cette position afin de reprendre quelque peu mes esprits. Je me concentre sur le bruit de la pluie qui semble s’être nettement réduit depuis ma fuite précipitée, mais la douleur de mes fesses me rappelle à l’ordre ; qui est donc l’imbécile qui ne s’est pas écarté de mon chemin et m’a obligé à voltiger d’une façon si ingrate ?
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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Lun 19 Aoû 2013 - 22:42

Seul deux sons accompagnaient Natsuki dans sa marche solitaire en extérieur. Le premier était la mélodie des gouttes de pluie s'écrasant sur la toile de son parapluie, lequel le maintenait à peu près au sec. L'intempérie se calmant progressivement, la violence des grosses perles d'eau chargées se mua en des notes plus agréables, de celles que le genin appréciait davantage écouter depuis chez lui, tranquillement allongé sur son lit. Le second bruit était par contre lui beaucoup moins chantant et accompagnait chaque nouveau pas dans la terre détrempée, immédiatement suivit de la succion lorsque le pied se dégageait de la boue qui l'avait ensevelit. L'héritier Nara, qui avait connu pire, n'y prêtait cependant pas attention, plus concentré sur le morceau de ciel que son parapluie ne lui couvrait pas. Il était temps qu'un plus beau jour arrive, songea-t-il avant de regretter aussitôt sa pensée : chaque journée qui s'écoulait le rapprochait un peu plus de l'hiver, la saison qu'il méprisait. Automne, printemps et été avaient des avantages comme des inconvénients. La saison froide par contre, n'avait à son goût que des défauts. Les températures lui sapaient le moral aussi sûrement que ce jour pluvieux, et ne l'incitaient pas au moindre effort. Heureusement pour lui qu'il était ninja, car c'était bien le travail et ses exigences qui le maintenaient en vie durant la période hivernale. Il ne rechignait jamais à la tâche, et prenait toujours – même si à contre-coeur – un minimum de temps pour entretenir son corps et ses réflexes. Il ne pouvait en effet pas se permettre de se lancer dans une mission sans être au maximum de ses capacités : il en allait de sa vie, mais aussi de celle de ses coéquipiers.

Perdu dans un soupir las en pensant à ce qui l'attendra dans un peu plus d'un mois, il ne remarqua pas la petite présence dissimulée par un panonceau publicitaire. Mécaniquement, son corps s'arrêta une demi-seconde avant que son esprit n'enregistre la situation, qui était déjà terminée l'instant d'après. Le petit homme qui se tenait maintenant assit dans la boue était encore levé deux battements de paupière plus tôt, et avait tenté de se soustraire à la bousculade d'une pirouette. Un peu ratée, il en avait résultat une tendre embrassade avec le mur avant d'en arriver à choir. Le bras tendant alors son parapluie pour couvrir davantage l'individu que lui-même, Natsuki resta plusieurs secondes interdit, ne faisant rien d'autre que d'observer le spectacle qu'il venait de découvrir. Face à lui – bien qu'un étage plus bas – siégeait fesses conte boue ce qui avait l'apparence d'un garçon. Son style vestimentaire tranchait néanmoins du reste, même en faisant abstraction de la terre visqueuse maculant sa tenue qui semblait venu d'une contrée étrangère. Un visiteur ? s'interrogea le genin tatoué. Par aisance, il ne demanda pas si l'individu allait bien, le regard méprisant que lui lança son vis-à-vis répondait déjà plus efficacement que des mots.

Le problème de ce genre de situation était que, même si Natsuki en venait à se sentir responsable d'une partie du mal, l'autre par sa réaction pouvait ne pas lui donner vraiment envie d'arranger le tout. Bien éduqué, il tenta tout de même.


« Tu peux te relever ? »


Accompagnant le geste à la parole, Natsuki lui tendit sa main libre afin de l'aider à se redresser sur ses jambes s'il en avait besoin. Pour ce qui était de la boue par contre, il était impuissant. Cela dit, le jeune homme était déjà trempé, signifiant qu'il se promenait depuis un bon moment déjà sous l'épais rideau de pluie, heureusement maintenant un peu calmé. Il ne devait plus être à cela près.


« Qu'est-ce qui t'amène donc à te promener sous cette averse sans veste ni parapluie ? »
questionna-t-il.

A dire vrai, il était plus soucieux – si l'on pouvait parler de soucis – de la raison qui avait pousser le jeune homme à rester ainsi sous la pluie battante que les quelques tâches qui auront beaucoup de mal à partir de ses étranges vêtements. Ces derniers étaient un peu trop trempés pour leur propriétaire se soit simplement fait surprendre par la pluie. Cela dit, ce qui guidait l'individu ne regardait en rien Natsuki.


« Il y a un petit magasin encore ouvert là bas... »
désigna-t-il du doigt. « Je te suggère de t'y abriter, histoire de sécher un minimum. »

Difficile de dire par contre si le propriétaire dudit magasin le laissera aller loin dans sa boutique, car sans doute ne tenait-il pas à ce que de la boue se répande un peu partout dans ses allées. Natsuki le connaissait pour son goût de la propreté, aussi les jours pluvieux de ce genre devaient être sa hantise.


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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Mar 20 Aoû 2013 - 20:38

Une mains tendue suivie de quelques mots me font dessouler de mon état névrotique. J’observe ce geste de pure gentillesse sans tout de suite me rendre compte de l’état de mon visage. Celui-ci est tiré en des traits tout à fait tranchants, montrant ma naturelle apathie. Il revient cependant à mon esprit que ce genre d’expression n’a jamais fait ces preuves pour créer des relations entre êtres humains. J’essaie donc de me décoincer en me focalisant sur le fait que ce n’est en faite pas réellement sa faute.

Tout en baissant la tête, je prends la décision de ne pas accepter la main qui m’aiderait à me redresser. Non pas, pour une fois, par excès d’orgueil, mais simplement pour rectifier l’idée générale que ce jeune homme doit ce faire de moi. Je ne suis pas en réalité un manchot non dégourdi et je le lui montre en me relevant avec souplesse et grâce.

J’observe alors davantage le garçon qui se tient devant moi. Il est plus grand que ma personne et dois se trouver dans une tranche d’âge proche de la mienne. Des tatouages sont légèrement visibles puisque dépassant, de ci de là, de sa tenue. Il est fin mais sculpté et je devine qu’il appartient au clan Nara s’après le sigle distinctif qu’il arbore sur ses vêtements. Je ne connais pas très bien ce clan, mis à part ce que j’ai pu en lire. Il y avait bien un Nara en cours avec moi à l’école shinobi, mais je ne lui ai jamais réellement parlé.

«Qu'est-ce qui t'amène donc à te promener sous cette averse sans veste ni parapluie ? »



Cette phrase me fait émerger de ma réflexion et coupe cours à mon action de dévisager l’inconnu. Je me mets alors à ressentir l’eau dégoulinant de mon front jusqu’au bas de mon dos ; sensation très désagréable qui me pique une petite grimace. Je me rends aussi compte de la quantité de boue maintenant accroché à mes vêtements. Toutes ces péripéties auront permis à cette matière immonde de me décorer avec le plus mauvais goût possible.

Je réfléchi à la réponse que je vais donner au jeune homme. Il est certain que je ne vais pas parler de mes problèmes familiaux à une personne que je ne connais pas. Lui cacher la vérité sera donc de mise, mais sans trop en faire car je ne suis pas habituellement de ce genre là.

« De petits problèmes personnels dont je ne ressens pas l’envie de parler, et j’ai complètement oublié de m’habiller pour l’occasion avant de sortir. »



Une ironie quelque peu voulue est présente dans ma voie, la rendent un peu plus tranchante que je l’avais imaginée. L’ironie est le meilleur moyen de répondre à des questions dont on a pas envie de discuter, mais il faut me calmer car je n’ai pas envie d’effrayer le Nara qui a été pour l’instant si gentil.

Une gentillesse d’ailleurs remarquable puisqu’il me trouve déjà un endroit pour m’abriter. Je commence à avoir froid et j’ai très envie de retrouver un lieu plus au sec. Suivant son doigt du regard, je trouve enfin le magasin qu’il m’indique, mais impossible de déchiffrer quoi que ce soit à cause de la pluie qui ruisselle sur mon visage, faisant interruption par moments à mon champ de vision. Il est peut être temps de me présenter, au moins pour remercier ce jeune homme m’ayant trouvé un abri.

« Je te remercie pour ton aide si précieuse, je m’en vais de ce pas rejoindre ce magasin avant d’attraper définitivement froid. Au faite je me prénomme Gui ! »


Détournant mon regard du Nara, je commence à marcher vers ledit magasin, mais un bruit sourd se fait entendre. Le cri d’une bête remonte de mon estomac et raisonne par le biais de mon pharynx. Un énorme gargouillis jaillit de tout mon corps, prémisse de la douleur d’un estomac affamé. Il est certain que le Nara, en plus de toute personne présente à une dizaine de mètres, malgré les rues vides, ont entendu ce rugissement mal placé. Je continu cependant mon chemin, attiré par un endroit chaud dont j’aurais bien besoin. Je suis cependant heureux d’être sortie de ma stase dépressionnaire, il aurait été malheureux de tomber malade alors que les missions s’enchaînent si vite en ce moment.

Dans un dernier élan de gentillesse, je me retourne une dernière fois pour faire un signe au garçon, mais comme un malheur n’arrive jamais seul, je ne vois pas le gros caillou caché par les centimètres de boue  créés par le torrent de cette journée. Vide de mes forces et fatigué psychologiquement, je ne trouve pas le moyen de me redresser et tombe, cette fois, tel un sac à légume, d’une manière pittoresque. La boue explose de toute part me recouvrant tel un tissu, pourtant mal odorant et d’une couleur à donner la nausée. Pour cette occasion si spéciale, quelques mots me viennent à l’esprit, rare dans mon vocabulaire, et que je ne dis presque jamais à l’oral.

« Sacré non d’une pipe… »

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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Mer 21 Aoû 2013 - 13:39

Tendre la main a toujours été perçu comme un signe d'ouverture vers l'autre, le premier pas vers une relation. C'est ainsi que l'on se salut par exemple, d'une poignée de main mise à nue pour prouver que nous sommes dépourvu d'intention belliqueuse, ou que l'on aide son prochain à se relever après une chute. Dans le second cas, le geste tenait en général beaucoup plus de la symbolique que de l'utile, car celui qui trônait à terre n'éprouvait que rarement des difficultés pour se relever. Le jeune homme face à Natsuki en fit la démonstration pratique, et avec dignité. Interprété d'abord comme une marque de mépris, l'héritier Nara se demanda si finalement il ne se trompait pas. Car si dans un premier temps le visage de l'étrange garçon s'était montré rude – qui ne serait pas contrarié de chuter dans la boue ? - ses traits s'étaient quelque peu radouci maintenant qu'il le dévisageait.

« Hum. »
hocha-t-il simplement de la tête.

Il ne s'attendait pas à davantage en guise de réponse. D'une part car cela ne le regardait effectivement pas, et de l'autre car il n'aurait pas été avancé d'en apprendre plus. La question visait surtout à rompre le silence. Rompu de façon assez acérée, certes, au vu du ton de la réponse, mais rompu tout de même. Le jeune dû s'en rendre compte d'ailleurs, à en juger par son expression, puisqu'il se montra plus cordiale ensuite.


« Tu peux m'appeler Natsuki. »
répondit l'héritier Nara en emboitant le pas de Gui.

Non pas qu'il voulait le suivre, le sort de ce dernier au final lui important peu, mais s'il s'était décidé à affronter l'intempérie c'était initialement pour aller faire ses courses. Et bien que le magasin qu'il avait désigné était petit en comparaison des concurrents, il n'en connaissait pas d'autre mieux fourni en terme de qualité : lorsqu'il avait besoin de quelque chose, c'était dans celui-ci qu'il se rendait. C'est alors que retentit comme un coup de tonnerre, aussi soudainement qu'inattendu, le rugissement d'un estomac affamé. Natsuki en avait déjà entendu, mais jamais encore un comme ça, à croire que le jeune homme ne s'était pas alimenté depuis plusieurs jours. Il se planta alors sur place, la surprise clairement marquée sur ses traits, avant de tenter de retenir un rire amusé en couvrant sa bouche de son index. Gui, lui, fit comme si rien ne s'était produit, et continua sa route, dignement. L'important était en effet de rester digne, mais la tâche n'était pas si aisée. Surtout lorsqu'il s'étala dans la boue pour la deuxième fois en moins de cinq minutes. Dépité, Gui demeura immobile, ne trouvant plus la force de se lever. Natsuki, qui n'avait rien perdu de la scène, s'avança jusqu'à lui et tendit à nouveau le bras pour protéger le malheureux d'une partie des gouttes à l'aide de son parapluie.


« Ce n'est vraiment pas ton jour, j'ai l'impression. »


L'intention était louable, mais à vrai dire plutôt inutile. Gui, en plus d'être trempé, était maintenant presque entièrement couvert de boue : le couvrir de son parapluie, à part peut-être par confort pour qu'il ne soit plus gêné par le ruissellement de l'eau sur son visage, ne changeait plus grand chose à sa situation. S'il avouait qu'il lui faisait de la peine, Natsuki savait qu'il ne ferait que piquer l'égo de son vis-à-vis, ce dont il ne tirerait aucun intérêt. Aussi, il prit soin de choisir précautionneusement ses mots.


« Viens, entrons. »


La différence de température entre l'extérieur et l'intérieur de la boutique fut flagrant, tout comme l'expression du commerçant lorsqu'il vit ses deux clients arriver, l'un couvert de la tête aux pieds de boue. Sans y prêter attention, Natsuki retira la capuche de sa cape, et croisa les bras, l'air pensif.


« C'est un magasin alimentaire ici, tu ne trouveras pas de vêtements neufs pour te changer. Aussi, comme tu n'as pas l'air de pouvoir rentrer chez toi tout de suite, et que je n'aime pas particulièrement manger tout seul, je te propose de faire comme suit : j'ai quelques courses à faire. Attend moi donc ici, quand j'aurai terminé tu pourras m'accompagner chez moi. Là bas, je pourrai te prêter de quoi te sécher, et quelques vêtements. En contrepartie, accepte de partager ma table le temps d'un repas. Cela te convient comme plan ? »


Suite à quoi, Natsuki posa son parapluie dans un coin, et proposa sa cape à Gui :


« Que tu acceptes ou non mon offre, prends au moins ma cape et débarbouille-toi un peu. Cela te protégera aussi un peu de la pluie si tu retournes t'aventurer dehors. »


Sous sa cape de voyage – capable de le recouvrir entièrement – Natsuki portait un ensemble sombre des plus sobres. Dépourvu de dessins ou de logo, il n'y avait que du noir, séparé au niveau des hanches par la ceinture qu'il portait. Il s'agissait là de ses vêtements de tous les jours, dont la variété ne dépendait que de la température extérieure : manches courtes ou longues, en fonction. Ramassant un panier, le genin tatoué commença à parcourir les rayons, et acheta le minimum dont il avait besoin. Au vu de tout ce dont il manquait chez lui, plus d'un aller-retour lui serait nécessaire, et sans doute dans une boutique un peu plus grande : Natsuki n'allait en général ici que lorsqu'il se lançait dans de la cuisine un peu plus gastronomique que le simple repas destiné à remplir l'estomac. Il se contenta donc de s'assurer des provisions pour deux ou trois jours, préférant attendre un ciel plus clément pour remplir ses réserves. Les rayons ne changeaient jamais ici, il n'eut ainsi besoin que d'une dizaine de minutes pour faire le tour, et réunir tout ce dont il voulait. Chargées dans deux sachets solides, ses courses pendaient au bout de ses bras une fois payées alors qu'il rejoignait Gui.


« Nous y allons ? »
questionna-t-il en ramassant son parapluie

Dehors, la pluie continuait de tomber, mais en comparaison à l'heure précédente, il ne restait plus grand chose. A en croire le ciel, les nuages l'auront complètement déserté d'ici la fin de l'après-midi. Ne restera alors pour preuve du passage de l'intempérie que la boue sur le sol... et sur Gui.


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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Ven 23 Aoû 2013 - 12:26

L’eau s’arrête totalement de dégouliner sur mon visage. La surprise me fait ouvrir les yeux, rendant la scène encore plus désagréable qu’elle ne pouvait l’être. Natsuki est entrain de me couvrir de son parapluie, action que j’apprécie profondément, mais qui me rappelle avec quelle profonde nullité je me suis retrouvé dans cette position. Je n’ai pas vraiment l’habitude de partager autant d’émotion avec une personne, qui plus est un inconnu. D’habitude j’aurai réglé la crise seul, me débrouillant pour rentrer et me changer, mais je ne me sens toujours pas prêt à rejoindre mon domicile.

C’est pour cela que j’accepte d’entrer dans le magasin avec le Nara. La chaleur qui s’y trouve est simplement divine. Dommage que je sois couvert de boue des pieds à la tête car mes vêtements auraient rapidement séché. Maintenant cette manière gluante va former une croûte qui va être des plus désagréables. Je m’attends maintenant à voir le Nara filer dehors pour continuer son chemin après avoir fait une bonne action, mais celui-ci m’apprend enfaîte qu’il doit faire des courses, je suis même invité à manger chez lui. Je ne sais pas si je dois prendre cela comme un nouveau geste de gentillesse ou seulement de la pitié. Après tout, il a très bien entendu le rugissement de mes entrailles et je suis dans un état déplorable, il ne serait pas étonnant qu’une telle émotion lui soit parvenue. Mais je dois bien avouer n’avoir que faire de ses intentions, me disant que c’est une situation profitable pour moi et pour lui. J’ai besoin d’un toit provisoire et s’il veut un peu de compagnie je la lui accorderai. Il me faut juste être un petit peu plus ouvert maintenant, quitte à jouer la comédie si la personnalité du jeune homme ne me plaît pas.

« Que tu acceptes ou non mon offre, prends au moins ma cape et débarbouille-toi un peu. Cela te protégera aussi un peu de la pluie si tu retournes t'aventurer dehors. »


Je suis surpris de cette offre, mais je l’accepte avec grand plaisir après avoir observé les personnes se trouvant dans le magasin. En effet, le gérant est entrain de me dévisager des pieds à la tête et je ne trouve pas un signe d’approbation dans ses yeux. Cette action me permet de découvrir un peu plus le corps de Natsuki. Le jeune homme arbore une grande partie des tatouages que j’ai pu remarquer tout à l’heure. Il semble que ceux-ci recouvrent une grande partie de son corps ; ce dernier étant aussi beaucoup plus musclé que je ne l’imaginais. La tenue qu’il porte est aussi des plus sobre, noir par excellence. Je ne pourrais jamais porter pareils habits, aimant beaucoup trop les couleurs et les styles hyper sophistiqués. Les seules fois ou j’accepte de porter du noir sont les circonstances de mission où il est mieux de rester discret si l’on tient à la vie.

Natsuki prend un panier et commence à parcourir les rayons à la recherche de produits, j’en profite donc pour obéir à ses ordres et me débarbouiller un peu tout en essayant de ne pas trop entartrer sa cape. Je reste ainsi patiemment dans le hall du commerce, sentant la colère du gérant qui ne serait plus contrôlé si je faisais un pas de plus. Le Nara ne mets pas longtemps à arriver, chargé de beaucoup de victuailles. Cela m’indique qu’il doit très bien connaître les lieux et je peux donc supposer, sans trop de marge d’erreur, que sa maison doit être dans le quartier. Au moment de passer à la caisse, je m’en veux d’avoir oublier mon porte feuille car j’aurais bien aimer lui offrir ces quelques bricoles pour la gentillesse qu’il m’a offert. Mais la vie est ce qu’elle est, et je me dois de laisser ce genre d’émotions à l’arrière pour profiter pleinement de la compagnie du jeune homme. Je n’oublierai, de toute façon, jamais la main qui a été tendue vers moi aujourd’hui.

« Nous y allons ? »

Sans répondre à la question, je lui ouvre la porte et l’invite d’un signe de main à passer devant. Je ne connais pas le chemin de son domicile après tout et je préfère marcher un peu en retrait de lui afin de ne pas renouveler un splendide exploit. La pluie est maintenant des plus fines, dans quelques heures le beau soleil de Konoha devrait peut-être faire son apparition.

Le trajet est un peu silencieux et je ne sais pas pourquoi. J’observe le Nara qui regarde un peu partout, comme profitant du spectacle rare que la pluie à fait subir à la ville. Je préfère ne pas m’avancer, mais ce silence me gave au plus haut point, surtout que je me suis décidé à échanger au niveau sociale aujourd’hui. Afin de revenir à son niveau pour pouvoir lui parler, je tends la main pour lui prendre un sac de courses. Mon intention devrait normalement lui être agréable et ouvrir le canal pour discourir.


« Au faite, je te remercie pour la cape, et je suis désolé de l’avoir un peu taché… Tu es donc du clan Nara si j’ai bien compris, le clan manipulateur des ombres ? Parce qu’il se trouve que je suis du clan des manipulateurs du Mokuton et Hana, shinobi fraîchement diplômé ! »

J’espère avoir vu juste, car vu sa musculature, son âge et appartenant à un clan de shinobi, je ne peux qu’imaginer que ce jeune homme exerce le même métier que moi. Sans réellement attendre sa réponse je lui pose une nouvelle question.

« Tu es sûr que je ne te dérangerai pas toi ou ta famille en venant profiter de ce repas ? Car la pluie a presque cessé et je me suis remis de mes précédentes émotions, donc je comprendrai que tu aies juste parlé de ce repas par pitié envers moi ! »

J’attends ses réponses quand nous nous arrêtons brusquement. Je ne vois cependant pas qu’elle en est la raison et j’avance un peu pour observer le visage de Natsuki. Serait-on arrivé ?
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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Ven 23 Aoû 2013 - 15:59

Préférant laisser Gui à ses humeurs, Natsuki se montra plutôt silencieux sur le chemin du retour. D'une part, il n'avait rien de bien fascinant à raconter à ce jeune homme qu'il venait de rencontrer, et de l'autre, sans doute valait-il mieux attendre que ce dernier se sente l'envie de communiquer. Aussi, il se contenta de profiter de l'agréable vu que représentait le ciel clairsemé. Il faisait un peu plus frais pour lui, maintenant qu'il ne portait plus sa cape, mais ce n'était rien de gênant. Pas plus que le poids du sac pendant au bout de la main qui tenait le parapluie ouvert : il avait porté bien plus lourd et bien plus longtemps durant ses entrainements passés, afin de renforcer son corps. L'effort dû peut-être quand même interpeler Gui, qui se proposa après un bout de chemin de le soulager d'une partie de sa charge. Moment qu'il choisit aussi pour entamer la conversation. L'héritier Nara se planta aussitôt sur place, et après une seconde d'absence, ne pu réprimer un éclat de rire. L'instant d'éclat passé, il agita sa main devant lui pour chasser la raison de son rire comme l'on chasse une mouche, et s'expliqua en se remettant en route.

« J'ai vraiment une touche avec les Hayashi moi. »
exprima-t-il avec un large sourire. « Il m'est arrivé plus d'une fois de faire connaissance avec des membres de ton clan. Et chacune des rencontres que j'ai eu avec l'un de tes cousins était pour le moins insolite. Tu comprends donc mon rire, alors que tu n'as pas fait exception. Mais pour en revenir à plus de sérieux, ne t'en fait pas pour la cape. Ce n'est qu'un morceau de tissu imperméable. Si j'avais peur qu'elle soit salis je ne te l'aurai pas prêté. »

Il tourna la tête, et jeta un œil à ladite cape. Couverte de boue par endroit, certes, c'était surtout l'emblème brodé dessus qui attira son regard. Il ne l'aimait pas. Non pas parce qu'il n'était pas fier de porter les couleurs de son clan, mais parce que justement, cela le désignait en tant que tel. Gui l'avait prouvé, en identifiant immédiatement son affiliation à la simple vue de la broderie. Si ce n'était pas si grave d'être repéré au sein du Village, cela pouvait l'être beaucoup plus en mission, en révélant une partie de l'éventail de ses techniques à un adversaire ayant un minimum de connaissance sur les clans des différents Villages Cachés. C'était la raison de ses vêtements épurés : dès qu'il s'aventurait hors des remparts, Natsuki ne portait plus le moindre signe distinctif susceptible de le trahir, cela allant jusqu'à son bandeau de Konoha, qu'il n'arborait qu'en cas de nécessité.


« Oui, c'est bien cela. »
répondit le genin tatoué en opinant du chef. « Mon nom complet est Nara Natsuki. Et visiblement, ninja tout comme toi. A la différence peut-être que je n'ai pas de diplôme l'attestant. Ma formation militaire remonte à bien avant la création du Village de la Feuille. Quand mon clan a participé à la fondation de Konoha et s'est installé, j'étais déjà un genin accompli. Ne me manquait que l'expérience du terrain, et celle-ci ne s'acquiert pas de cinquante façons. »

Natsuki se fit à nouveau pensif. Il en avait accompli du chemin depuis que les siens avaient décidé avec les autres clans de construire le Village à la suite de la Grande Guerre des Shinobis. Il avait mené à bien de nombreuses missions, et continué son apprentissage avec assiduité. Il avait aussi fauché beaucoup de vies, autant qu'il en avait protégé. Et surtout, il avait réalisé ce qu'être un ninja au service de sa patrie signifiait vraiment, le sens qu'avait une telle appellation. Mais de tout cela, aucun regret sur ses choix. Reportant son attention sur Gui, il en revint à la réalité.


« La pitié est l'arme avec laquelle nous blessons nos amis, et sur laquelle nous mourons en l'offrant à  nos ennemis. Je n'ai rien à gagner en attaquant ton orgueil et ta fierté. Si je t'ai invité, c'est parce que je trouve normal de venir en aide à son prochain, et peut-être aussi parce que j'y trouve mon compte. »
ponctua-t-il sa dernière phrase d'un sourire assuré. « Comme je te l'ai dit, je n'apprécie pas spécialement devoir manger seul, aussi la seule personne que tu risquerais potentiellement de déranger durant ce repas serait moi. Si j'avais jugé cette possibilité comme certaine, crois-moi que je ne me serais pas donné la peine de te proposer de partager ma table. Peut-être que en effet, nous découvrirons que ne nous aimons pas, peut-être que nous nous trouverons des similitudes. C'est ce qui fait tout l'intérêt des rencontres, tu ne crois pas ? Prenons ton '' cousin '' avec qui je fais équipe par exemple, Hayashi Yuri. Je dois en toute honnêteté avouer que notre première entrevue ne s'est pas passée sous les meilleures auspices. Pourtant avec le temps j'en suis venu à l'apprécier. Parfois... »

Le souvenir désagréable de la ville où Yuri l'avait emmené au cours d'une mission une fois - où suintait l'argent, la luxure, l'alcool et le vice où que l'on pose les yeux – lui fit remonter un frisson tout le long de l'échine.


« Bref. »
coupa-t-il pour mettre fin à cette histoire du passé. « Voici l'entrée du quartier Nara. La maison dans laquelle je vis est toute proche, l'on la voit d'ici. » désigna-t-il ensuite sans cesser pour autant de marcher.

Lorsqu'ils arrivèrent devant ladite maison, Natsuki fouilla dans sa poche et en extirpa une clef qu'il inséra dans la serrure, avant d'entrer et d'inviter Gui à en faire de même.


« Je sais que c'est un peu contre les règles de bienséance lorsque l'on reçoit quelqu'un, mais je vais devoir te demander d'attendre ici le temps que je te cherche des vêtements secs. »
expliqua l'héritier Nara en verrouillant la porte derrière leur passage avant de se déchausser. « De même que je te serai gré de bien vouloir te changer ici, afin de ne pas mettre de la boue partout. »

Sur ces mots, Natsuki le soulagea du sac de course, et déposa les deux sur la table avant de gagner sa chambre. Il était plus grand que son invité, mais ses affaires devraient lui aller à peu près. Suffisamment pour remplir leur fonction en tout cas. Il lui apporta alors un ensemble complet, similaire au sien, et un large sac poubelle.


« Tu peux mettre tes vêtements là-dedans, ce sera plus simple pour toi pour les ramener. Je te laisse des chaussons d'appartement ici, quand tu auras terminé, la salle de bain est au bout du couloir à droite, si tu veux te laver le visage et les mains. Tu y trouveras tout le nécessaire. Je  vais commencer la cuisine en attendant. »


Beaucoup penseraient que Natsuki faisait là preuve d'insouciance, en laissant ainsi quelqu'un qu'il venait juste de rencontrer se promener dans sa maison. Mais même si l'habit ne faisait pas le moine, les Hayashi étaient une famille réputée : l'héritier Nara prenait cela comme un gage de confiance au bénéfice de Gui. De ce fait, si ce dernier venait à abuser de cette confiance pour une raison quelconque, il savait sûrement qu'il n'y aura pas que son corps qui sera trainé dans la boue.


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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Dim 25 Aoû 2013 - 23:07

Le garçon se met à pousser un rire dont je n’ai pas la compréhension. Mets questions n’ont pourtant aucune intention à faire se déchaîner des émotions si violentes de bonheur. Me voilà donc surpris et désemparer face à ce comportement si étrange. Mais j’apprends bientôt que le nom que porte ma famille n’est pas inconnu au Nara, ce qui n’est pas très étonnant pour un ninja. Ce qui m’interpelle le plus est qu’il a déjà rencontré un manipulateur du mokuton, Hayashi Yuri. Je ne connais pas ce dernier, mais cela me semble inévitable étant donné mon passé avec la famille Hayashi. Il serait intéressant de rencontrer quelqu’un du même sang que moi, j’essaierai donc de profiter de ce repas pour lui poser quelques questions afin d’en apprendre d’avantage.

Nous arrivons devant sa maison, et elle ressemble exactement à ce quoi je m’attendais. Rien à voir avec le manoir de mes parents, muni d’une immense porte en bois massif, entouré de camélia et autres fleurs de toutes beautés ; comme l’auraient décoré tout fleuriste. La taille est aussi très différente, celle ci me semble beaucoup plus miniature. En claire Natsuki vit dans un endroit beaucoup moins impressionnant, mais je dois bien avouer que sa maison possède un charme naturel à la nature douillée.

« Je sais que c'est un peu contre les règles de bienséance lorsque l'on reçoit quelqu'un, mais je vais devoir te demander d'attendre ici le temps que je te cherche des vêtements secs. De même que je te serai gré de bien vouloir te changer ici, afin de ne pas mettre de la boue partout. »

Je ne vois aucun inconvénient à ce genre de demande puisque c’est également ce que j’aurais souhaité pour mon propre chez moi. Sans attendre je quitte mes habits en prenant soin de ne pas mettre de la boue de tous les côtés. Le jeune homme amène ensuite un sac-poubelle pour mettre mes habits souillés et j’enfile les sobres vêtements de sa garde-robe. Ceux-ci sont un poil trop grand, mais je suis beaucoup trop ravie d’être au sec pour rechigner sur ce genre de détail. Il m’indique également l’endroit de la maison pour me débarbouiller, puis part faire un tour en cuisine afin de commencer son art.

Je profite de mon trajet vers la salle de bain pour tout observer. Technique de survie chez les shinobis ou pas, il faut aussi avouer que chacun aime en apprendre sur son prochain quand il en a l’occasion. Je ne déroge pas à la règle et je regarde donc les portraits de famille et tout autres éléments qui pourraient me servir pour communiquer d’avantage avec Natsuki. Une fois cette mission effectuée, j’effectue un brossage soigneux de mes mains et particulièrement sous les ongles que j’aime tout à fait propres Le visage y passe ensuite, même si la boue s’est investie dans des endroits difficiles d’accès.

Une fois prêt et presque propre, je me dirige dans la maison grâce à la bonne odeur de cuisine qui se disperse déjà un peu partout. Il faut aussi dire que le bruit des couteaux et autres instruments aident beaucoup à trouver la position de mon hôte. A mon arrivé dans la pièce, celui-ci est entrain de cuisiner à une vitesse folle. Je le vois des plus concentré et ne suis même pas certain qu’il ait remarqué ma présence. Si auquel cas il l’a fait, je salue son mérite pour garder une telle concentration.

N’étant pas doué pour un souts dans l’art culinaire, je préfère m’assoire sur une chaise à l’écart et le regarder oeuvrer. Il est d’une beauté surprenante de voir une personne faire la cuisine ; l’observer couper les légumes ou cuire une poêlé avec grande précision. C’est pour cela que je me rends souvent à la cuisine familiale quand une de nos domestiques me fait la cuisine, accompagnée d’un bon livre pour varier les plaisirs. Natsuki n’échappe pas à la règle, c’est un vrai plaisir que de le suivre du regard.

Afin de ne pas passer pour un invité pittoresque, je préfère quand même demander si je ne peux pas lui venir en aide. Toute forme de connaissance est bonne à prendre après tout et j’ai besoin de bouger un peu.

« Natsuki, je suis vraiment nul pour tout ce qui touche à la cuisine. En plus tu es sacrément impressionnant dans ce domaine dit donc ! Mais est ce que je peux faire quelque chose pour t’aider tout de même ? »

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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Mar 27 Aoû 2013 - 16:46

Avant même de ranger ses courses, Natsuki commença à mettre de l'eau dans une grande casserole, qu'il plaça sur la plaque de cuisson. Il n'avait pas d'affinité particulière avec le feu, mais cela ne l'empêchait pas d'y avoir recours pour de simples tâches, comme ici allumer sa gazinière à l'aide d'une minuscule flammèche. L'intensité rêglée, il laissa l'eau bouillir et reporta son attention sur ses deux sacs. Il les déballa, et rangea ce qui devait l'être dans les différentes armoires de sa cuisine. Il ne garda que ce dont il allait avoir besoin, à savoir un paquet de pâtes – farfalles, ou littéralement, papillons - , deux tomates, un poivron, un oignon, et de la viande hachée. Ce qui lui manquait n'était qu'à récupérer dans les placards. Le temps que l'eau bout, il amena ses ingrédients sur son plan de travail, et se prépara. Les cheveux attachés en queue de cheval, il se lava les mains, enfila son tablier de cuisine ainsi qu'une paire de lunettes dotée d'une fine monture. Suite à quoi, il s'attaqua en premier à la viande. Il la tailla en petits morceaux à l'aide d'une couteau qui semblait plus à sa place entre les doigts d'un assassin que d'un cuisinier. Surtout que, renforcée par son chakra, la lame n'en était que plus tranchante. Il découpait la première tomate en lamelles quand Gui le retrouva dans la cuisine. Il termina néanmoins de changer les lamelles en petits cubes avant de se tourner vers son invité. Dans les vêtements sobres de l'héritier Nara, Gui avait l'air beaucoup plus commun. L'observateur avisé ne pouvait cependant pas manquer son regard assuré, témoin de toute l'estime qu'il portait à lui-même.

« N'hésite pas à te servir. »
lui proposa Natsuki en lui posant sur la table un verre et une bouteille d'eau après s'être essuyé les mains.

Il s'en retourna ensuite à ses tomates, et n'accorda plus un regard à Gui durant toute la préparation, ce qui ne l'empêcha pas de discuter.


« Tu ne sais pas cuisiner ? J'en déduis que tu ne vis pas seul. Laisse, j'en fais mon affaire. Je cuisine depuis longtemps, je me débrouille. Mais pour tout te dire, si tu veux te rendre utile, et si le coeur t'en dit, tu pourrais répondre à quelques unes de mes questions. J'apprécie connaître un peu ceux avec qui je partage ma table. »


Lorsque l'oignon se retrouva dans le même état que les tomates et les poivrons, sans même tirer de larmes au genin tatoué, Natsuki alluma une deuxième plaque, et y posa une large poêle sur laquelle il fit couler de l'huile.


« Jusqu'à ce que tu me dises que tu as obtenu ton diplôme de shinobi ici, j'ai cru que tu étais un étranger de passage à Konoha. Il faut avouer que les habits que tu portais ne sont pas très répendu par ici, ni même dans le Pays du Feu en général. Qu'est-ce qui t'as donc poussé à rejoindre les rangs de l'armée du Village de la Feuille ? C'était un désir de ta part, ou une pression clanique ? »


Les Hayashi ne formaient pas un clan mineur à Konoha. Les ninjas qui en venaient étaient tous entrainés de sorte à faire la fierté des leurs sur le champs de bataille. Comme pour les Nara, les enfants nés au sein du clan n'avaient probablement pas vraiment le choix de leur carrière. Même si des exceptions arrivaient, leur chemin était pour la plupart du temps déjà tout tracé, et ils n'avaient pas intérêt à jeter l'opprobre sur leur patronyme.

Mêlé aux morceaux de viande, les légumes crissèrent dans la poêle chauffée par la plaque. Dans la casserole d'à côté, les pâtes continuaient de cuire depuis qu'elle avaient été versée dedans. D'un bouton, Natsuki réduisit légèrement l'intensité des flammes, de sorte à prolonger le temps de cuisson. Elles seront ainsi prêtes en même temps que la garniture qui devait les accompagner. Il mélangea d'ailleurs cette dernière à l'aide d'une cuillère en bois, et ajouta du poivre. Le piment était là pour relever le goût lui aussi, mais l'héritier Nara ne savait comment son invité supportait les plats épicés. Il n'en saupoudra donc que peu. D'ici cinq minutes, le repas pourra être servit. Il profita alors de ce temps pour dresser la table et le couvert, exceptées les assiettes qu'il garda près de la cuisinière.


« Tu as des aspirations particulière vis-à-vis de ta carrière de shinobi ? »
questionna-t-il en mettant les couteaux et les fourchettes en place. « Ou bien comptes-tu simplement servir ton clan et ton Village ? Je dis '' simplement '', mais c'est loin d'être péjoratif. Certains ont cet objectif dans la vie, et c'est une noble tâche. »

Natsuki coupa l'arrivée du gaz de ses plaques de cuisson, et égoutta les pâtes dans un saladier au-dessous de l'évier. Il versa ensuite une portion dans chacune des deux assiettes, avant de les recouvrir avec la préparation de la poêle.


« Le repas est servit. »
annonça-t-il avec un sourire en posant la première assiette devant Gui.

Juste avant de s'assoir, il bascula la fenêtre de la cuisine en arrière, de sorte à ce qu'un peu d'air frais et humide entre. Non pas que les odeurs  résultant de sa cuisine n'étaient pas agréables, mais à force, il étouffait.


« J'ai appris cette recette lors d'une mission en extérieur, alors qu'un incident m'avait bloqué quelques jours dans un village. Je ne la fais pas souvent, mais elle est plutôt simple à réaliser, aussi ce que je t'ai servis devrait être réussi. »


Simple était le mot. Un peu plus tôt dans la matinée, alors que le mauvais temps avait sapé son moral, il ne s'était pas vraiment sentit l'envie de cuisiner, simplement de manger quelque chose plutôt que de savourer un vrai repas. Forcé de faire les courses, la donne avait changé maintenant qu'il avait à sa table un invité – de marque, s'il pouvait dire. Un tout petit peu plus motivé désormais, il avait opté pour ce plat-ci, rapide à préparer. En effet, avec l'estomac de Gui criant famine, il ne voulait pas lui faire supplice en prolongeant l'attente.


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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Mer 28 Aoû 2013 - 23:51

Ma faim ne se fait que plus grande en observant Natsuki découper avec précision toutes ces magnifiques denrées. Le plat qu’il est entrain de concocter prend déjà une odeur divine et mon nez est littéralement attiré par ces multiples senteurs. Je me vois déjà avaler de grandes bouchées de nourritures, me goinfrant sans même essayer d’utiliser la grâce ou le savoir-vivre.

Mon interlocuteur semble être à la hauteur de son clan, réputés pour être de très grand stratèges. Leur intelligence pourrait même être un facteur transmis de génération en génération. Il ne lui a pas été bien difficile de conclure que je ne vis pas seul, mais il lui manque assurément un tas d’informations pour deviner qu’elle est l’envers du décore. Je me sens cependant d’humeur à me confier d’avantage à ce jeune homme, ce que je ne fais pourtant presque jamais. Mais il apparaît qu’il souhaite également en savoir plus encore au vu de ses questions.

« Jusqu'à ce que tu me dises que tu as obtenu ton diplôme de shinobi ici, j'ai cru que tu étais un étranger de passage à Konoha. Il faut avouer que les habits que tu portais ne sont pas très répendus par ici, ni même dans le Pays du Feu en général. Qu'est-ce qui t'as donc poussé à rejoindre les rangs de l'armée du Village de la Feuille ? C'était un désir de ta part, ou une pression clanique ? »


Je ressens, intérieurement, beaucoup de satisfaction à entendre des commentaires sur ma façon de me vêtir. Le but de mon style si particulier et d’émouvoir et surprendre, voir de créer un certain malaise pour les gens ; il semble que la mission que je me suis donné est totalement couronnée de succès. Les deux question qui suivent sont plutôt personnelles, mais comme il l’a dit, cela peut coller comme cela ne peut pas coller entre nous, je me dois donc de lui répondre avec franchise et observer sa réaction.

« Pour tout te dire, mon Grand père était un ninja du clan Hayashi, tout comme mon père. Mais ce dernier nous a fait un passage révolutionnaire et différentes histoires l’ont poussé à quitter le métier de Shinobi et naviguer bien loin du clan. Il est maintenant un fleuriste reconnu possédant des magasins un peu partout dans le pays du feu. Pour ma part j’ai eu la chance de trouver le journal de mon grand père relatant ses palpitants exploits. J’en avais vraiment marre de cette lassitude et j’avoue rechercher ce qui pourrait me faire ressentir la vie. Je conviens que cela peut paraître risible, mais je pense que le choix de devenir Shinobi provient de notre vécu. »


Voilà qui devrait lui en apprendre un peu plus sur ma personne. Je pense avoir été le plus franc possible et j’espère qu’il comprendra ma pensée. Je le vois cependant déjà de retour à la cuisine, préparant la garniture avec des épices. Mes yeux se font globuleux quand je me rends compte qu’il prendre le piment, ingrédient que j’exècre particulièrement à cause de sa puissance en goût. Je prie pour qu’il n’ait pas la main lourde et me laisse une chance d’apprécier son si grand travail ; mais fort heureusement je l’observe simplement saupoudrer le tout. Il se met ensuite à nous dresser la table, et je sens déjà mes glandes sécréter de la salive au sentiment d’un festin imminent.

« Tu as des aspirations particulière vis-à-vis de ta carrière de shinobi ? Ou bien comptes-tu simplement servir ton clan et ton Village ? Je dis '' simplement '', mais c'est loin d'être péjoratif. Certains ont cet objectif dans la vie, et c'est une noble tâche. »


Des aspirations particulières ? Pas vraiment en y réfléchissant bien. J’ai quelques projets comme monter en grade ou développer des techniques plus puissantes, mais je ne crois pas que ce soit la réponse qu’il attend. Serait-ce dans l’idée de tester ma motivation en tant que Shinobi ? Après tout je n’ai pas eu de rebondissement quant à mon petit discours précédent, peut être n’a t’il pas apprécié la réponse. Je me décide à ne pas mentir, tout en restant vague sur certains points.

« Et bien, je dois avouer que j‘ai quelques objectifs de premier ordre tel que promouvoir mon clan et ma personne. Même si je n’en suis pas du tout proche, j’aimerais que la population Shinobi s’aperçoive que les Hayashi ne sont pas que des manipulateurs de Mokuton. Je n’utilise moi-même aucune technique de ce type puisque je base mon art sur le Hana, la naissance des plantes. Après, biensur, je souhaite également au mieux servir mon village… »


Je m’arrête quand je vois le Nara me servir en pâte. Je suis beaucoup trop impatient de déguster ce plat. Je commence mon travail tout en écoutant Natsuki me racontant la façon dont il a appris cette recette. Le goût en est juste sublime, malgré le petit temps de préparation et des ingrédients plutôt simples. Le piment est dosé à merveille pour ne pas emplir ma bouche de son unique saveur et le poivron vient adoucir le tout. C’est vraiment excellent, même par rapport à ce que les cuisiniers travaillant à la maison préparent. Je suis totalement conquis par la cuisine de ce shinobi et mon ventre perd la terrible douleur qui le tourmentait il y a de cela quelques minutes.

Toujours en dévorant ce plat, je me décide à lui poser également quelques questions. Après tout ce n’est pas un interrogatoire donc je me dois également d’en apprendre plus sur ce jeune homme. Je dois aussi bien avouer avoir une question qui me trotte dans la tête depuis un moment.

« A mon tour de satisfaire ma curiosité si tu le veux bien ? J'en ai d'ailleurs une qui me brûle les lèvres depuis un moment.Tu m’as dit déjà avoir rencontré quelqu’un de mon clan, yura je crois… Ou quelque chose du genre. Et cela t’a fait rire au plus haut point par rapport à cette rencontre. Que s’est-il donc passé avec ce membre de mon clan ? Car il est vrai que je ne les connais pas bien et j’aimerais bien en savoir plus sur leur tempérament. »


Je continue de manger et de profiter de ce festin dont il ne reste plus grand chose. J’ai englouti celui-ci comme je ne le fais jamais, même si cela été initialement prévue. Mon estomac n’est pas non plus tout à fait plein, mais je ne suis plus obnubilé par sa seule personne.

« Et de ton côté, pourquoi à tu choisis cette voie ? Tu n’a pas peur de partir en mission et de ne plus jamais être revu par les gens qui t’aiment ? »


Je suis pourtant bien au courant de l'utilité du clan Nara au sein du village. Il est vrai que peu de ninja, provenant de cette famille, se mouillent au combat, étant plus nécessaires dans les bureaux à organiser les champs de batailles. Je ne préfère cependant pas en dire un mot afin de ne pas le blesser. Cette question est surtout un test pour savoir quel genre de Shinobi il est; et s'il se trouve être aussi intelligent que je le pense, il devrait très bien s'en rendre compte.
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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Jeu 29 Aoû 2013 - 18:01

Natsuki afficha un sourire amusé. Gui lui paraissait un peu jeune pour se lasser déjà de sa vie. Mais il n'était personne pour en juger, et puis, il savait ce que c'était que de sentir l'appel de l'aventure, pour avoir déjà éprouvé des sensations similaires.

« Le choix de devenir ninja, nous ne l'avons pas toujours, ou du moins, il est illusoire pour les enfants de shinobis claniques. C'est vrai qu'il est influencé par notre vécu, mais quand tu es entrainé depuis que tu es capable de tenir debout, pour faire la fierté de ton clan, quelle place y a-t-il pour autre chose qu'un avenir de soldat ? Ton père a certes démontré le contraire, mais les généralités ne vont pas sans leurs exceptions. La preuve en est : la pomme n'est pas tombée si loin de l'arbre. Même si ton père a cessé son activité de ninja, tu as décidé de suivre la même voie que ton grand-père. Crois-tu que tu t'es lancé dans le monde ninja seulement parce que tu as lu son journal ? Toi seul connais la réponse, mais je serai très tenté de répondre que non. Les ninjas claniques ont cela dans les gènes, et leur sang trace déjà le début du chemin de leurs descendants. C'est d'autant plus vrai pour toi que pour moi. Je ne valorise pas ton clan au dépit du mien, mais pour autant que je sache, l'héritage des Hayashi vous offre des aptitudes que personne ne partageant pas votre sang pourrait réussir. Tout ne s'explique pas par la science, bien entendu, mais ma certitude me vient de là : notre sang guide notre voie. Je ne prétends pas avoir raison, c'est simplement ce en quoi je crois. »


Peut-être était-ce un moyen pour Natsuki d'assumer sa propre condition. Enfant de Nara, l'on ne lui avait pas laissé vraiment le choix quant à son métier futur. Entrainé depuis tout jeune, sa formation le menait indubitablement à devenir un shinobi. Il avait tout de même le '' choix '', mais lorsque l'on passe plus dix ans à s'exercer, l'on finit généralement par prendre goût à son activité. Cela dit, ce genre de raisonnement n'intéressait pas le genin tatoué. Héritage du sang, ou moyen de défense inconscient, peu lui importait : il aimait ce qu'il faisait, et s'en contentait parfaitement. La suite de la discussion ne fit qu'élargir son sourire, lequel révéla alors ses dents blanches.


« Ah, faire intégrer l'idée que les shinobis d'un clan sont autre chose que leur spécialité reconnue. Eh bien, mon cher Gui, je te souhaite bien du courage, car c'est une tâche bien ardue qui t'attend. Les gens gardent en général leurs idées fixes bien ancrées. Et je suis presque certain que tu en fais partie aussi. Quand tu as vu que j'étais un Nara, m'as-tu honnêtement rattaché spontanément à autre chose que '' sûrement très intelligent '' et '' manipulation des ombres '' ? A quand bien même un Nara naîtra idiot un jour, son souvenir sera noyé entre ce qu'ont accompli mes ancêtres dans l'Histoire du passé, et les prouesses des autres shinobis du clan. C'est pour cela que quelque part, je comprends ce que tu ressens, et pourquoi tu veux l'accomplir. Mais l'on ne sort pas si aisément de la case dans laquelle notre patronyme nous a rangé. Surtout que, ton clan n'en pose que les fondations : c'est le reste du monde qui se charge d'en bâtir les murs. Mais a-t-on déjà vu un Hyûga spécialisé dans autre chose que le combat au corps-à-corps, ou un Inuzuka à un autre poste que pisteur ? Notre passé nous dote de spécificités, qui nous permettent d'être naturellement meilleurs que d'autres dans un domaine précis, d'atteindre un niveau de perfection qu'ils ne pourront jamais envisager. C'est pourquoi je trouve dommage quelque part, que tu te refuses à tirer pleinement profit de l'héritage de ton sang. D'autant plus que dans le monde des shinobis, ce n'est pas tant d'avoir quelque chose à prouver qui compte, mais d'accomplir les missions qui sont confiées. En échouer une, voire mourir parce que tu bridais délibérément ta véritable puissance, c'est un peu... idiot. Encore une fois, je ne juge pas tes choix et ce que tu cherches à faire. Je t'expose simplement mon point de vue. »


Natsuki s'arrêta un instant soudainement, en réalisant quelque chose.


« A moins que ce n'est pas par choix que tu ne recours pas à l'art du mokuton ? »


Les gènes commandant le pouvoir qui a servit à fonder un clan sont en général dominants. De ce fait, lorsqu'un ninja clanique donne naissance à un enfant, même si la ou le partenaire ne dispose pas de ce gène – ce qui est le plus souvent le cas -, il est transmis à la descendance. Il existe pourtant de rares cas où ce gène est récessif, et ne n'exprime donc pas. Gui en ferait parti ? Natsuki laissa tomber le sujet : cela ne le concernait pas, si son invité ne désirait pas en parler.

A la façon dont Gui mangea, s'il avait encore un doute, maintenant l'héritier Nara en était persuadé : son plat était parfaitement réussit. Ou alors son invité mourait vraiment de faim. Mais par plaisir ou par force, il fit honneur à sa cuisine. Satisfait, Natsuki commença lui aussi à s'occuper de son plat avant qu'il ne refroidisse.


« J'ai en effet rencontré quelques membres de ton clan, dont Yuri. »
corrigea-t-il. « Et chacune d'entre elle était particulière. En ce qui concerne le sus mentionné, cela remonte à un an avant que l'on ne fasse équipe ensemble. Deux ans donc. Mais je coupe tout de suite court à ton imagination, ce ne sont pas non plus des rencontres extraordinaires. Simplement, singulière. Bref, il m'arrive parfois de jouer encore un peu de la guitare, bien que j'y accorde que peu de temps. Et ce jour-là, je m'étais décidé à profiter du beau temps en jouant hors de chez moi. Comme le terrain d'entrainement était désert, je m'étais installé au centre, sur l'une des trois bûches dressées. J'ai dû gratter les cordes moins d'une heure avant que ton cousin ne débarque armé d'un bâton en hurlant comme une furie. J'avoue ne pas avoir jugé nécessaire de me souvenirs ce qu'il racontait en détail, mais en gros, il se plaignait d'avoir passé un sacré bout de temps à chercher d'où venait la musique qu'il entendait. Sans doute m'aurait-il parut moins nuisible s'il ne frappait pas la bûche la plus proche de lui avec son morceau de bois en vociférant. Je ne prétends pas être talentueux, mais je suis sûr que ce n'était pas aussi mauvais qu'il l'affirmait. Enfin, il m'a arraché la guitare des mains et me l'a accordé avant de me la rendre. Comme il s'était calmé par la suite, nous avions un peu discuter. Et en fin de journée, nous sommes repartis chacun de notre côté, sans se redonner de nouvelle. Tu peux donc imaginer que cela nous a fait bizarre de découvrir un an plus tard que nous étions dans la même équipe, à l'occasion d'une mission plutôt importante. Depuis, nous avons appris à nous connaître, et à nous apprécier pour nos qualités et nos défauts. Il a beau être une tête brulée qui ne réfléchit souvent qu'à moitié – quand il se donne la peine de réfléchir – mais il a bon fond, et est plutôt talentueux. »

Une façon d'être qui ferait tellement cliché si Yuri était le personnage d'une œuvre littéraire.


« Évidement, son tempérament ne sert pas de référence pour le clan. Tu m'as l'air bien différent de lui, tout comme notre ancien Hokage ne ressemblait psychologiquement à aucun de vous deux. »


Natsuki avait déjà prit l'habitude de parler de Daiki au passé. Leur Hokage avait disparut suite à l'attaque des nukenins et autres abominations dirigée contre Konoha, et comme personne n'avait retrouvé sa trace ni son corps, il le considérait en l'absence de nouveauté comme mort. Une triste perte pour le Village la Feuille.

Ayant fini de manger tous les deux, Natsuki débarrassa une partie de la table.


« De l'ananas, cela te va pour le dessert ? »
questionna-t-il en le sortant du réfrigérateur.

Il l'amena sur sa planche à découper, et armé de son couteau, le prépara. La précision et l'assurance de ses coups trahissaient son habitude certaine de la pratique.


« Pourquoi ai-je choisi cette voie ? Mmh, je dirai simplement parce qu'elle me plaisait. Comme je l'ai dit un peu plus tôt, j'ai été entrainé depuis que je suis capable de tenir debout. L'on ne m'a pas vraiment demandé mon avis. Mais comme j'aime ce que je fais, je ne m'en plains pas, ni ne blâme les miens. Il est vrai que j'aurai peut-être fais autre de chose de ma vie si j'étais né dans une famille '' quelconque '', cuisinier par exemple, cependant je ne me pose jamais la question du '' si ''. Ma vie est ce qu'elle est aujourd'hui, et elle me plait. Je tire des enseignement et de l'expérience de mon passé, pas des regrets sur ce que j'aurai pu être avec un '' si ''. - Tu préfères tes parts en tranches ou entières ? - »
demanda-t-il en la lui préparant comme Gui le désirait, en s'interrompant dans le fil de son discours avant de reprendre. « Après bien sûr, j'ai aussi mes propres aspirations en tant que ninja. Un peu différentes de ce que je visais quand j'étais encore un gosse, cela dit. Mais tout évolue, en fonction du monde qui nous entoure et de la perception que l'on en a. »

Six larges tranches qui formaient jadis l'ananas furent apportées par Natsuki dans une assiette, et déposées au centre de la table, à porté de main des deux ninjas.


« C'est important d'avoir un but dans notre vie je pense. Et même en général : nos actions n'auraient aucun sens sinon. Quant à avoir peur, eh bien... »


Il ne chercha pas longtemps la juste formulation de sa pensée.


« Je suis d'avis de penser que la peur n'évite pas le danger. Mais je serais présomptueux d'affirmer que je n'ai pas peur. Ce n'est juste pas dans le sens premier. Disons que j'ai peur de mourir comme j'ai peur de la prison : cela ne me provoque pas une peur panique qui me fait perdre tous mes moyens, mais plutôt m'incite à mener ma vie de sorte à ce que cela n'arrive pas. Ainsi, c'est entre autre – mais pas que – la crainte d'imposer cette perte à mes proches qui me pousse à toujours donner le meilleur de moi-même, et à progresser. De toute façon, être tué est un risque que nous avons tous accepté de prendre en embrassant la carrière de ninja, non ? Et une éventualité que nous devons tous considéré, lorsque l'on sait que même si notre envie de survivre est légitime, le succès de notre mission passe avant tout. »


L'ananas manquait de sucre naturel, aussi Natsuki corrigea le défaut en déposant sur la table du sucre en poudre...


Ce que je déteste avoir raison...
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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Sam 14 Sep 2013 - 18:10

Le jeune Nara se fait maintenant bien plus causant. C’est même un discours sur le devenir des ninja claniques que j’ai maintenant le plaisir d’entendre. Je dois bien avouer que sa philosophie est très bien étayée, et me ranger de son avis, après réflexion, semble être une action de sagesse. Il est vrai que, comme il le dit, « la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre ». Mon géniteur a beau eu se libérer des filets du clan Hayashi, je remets les pieds dans ce piège avec passion et innocence. Peut être ne somme nous en fin de compte que ce que le clan veut de nous ? D’un mouvement de tête imperceptible je refuse cette réalité. Il est vrai que ce discours a tendance à me convaincre, mais je reste dans l’idée que personne, ni même une pression clanique ne peut remettre en cause notre absolue liberté de choix.

Derrière ce débit de paroles, j’en viens à penser que Natsuki n’a pas dû avoir une enfance très heureuse. Il semblerait qu’il soit préparé au métier depuis fort longtemps et j’ai bien peur que sa jeunesse ne lui ai été volé dés même ses premiers pas.

J’ai le nouveau plaisir de l’entendre déblatérer sur les apriories. Ses idées me semblent plutôt complètes et intéressantes. Je préfère cependant me taire afin de ne pas le déranger dans sa réflexion. Il est vrai que j’ai directement imaginé ses compétences après avoir reconnu en lui le Nara qu’il est. Il est également vrai que je n’ai même pas pensé à quelqu’un de complètement idiot. Mais me suis-je trompé au final ? Non, il ne semblerait pas au vue de son niveau de réflexion. Et puis la faute n’en est pas qu’à la population, le village décide surtout de la vie shinobi d’un clan. Un inuzuka qui ne serait pas doué au combat rapproché ne ferait pas long feu sur un champs de batail. Pourrait on dire qu’une forme de sélection intervient dans le devenir d’une population ninja ? La question est trop vaste, je ne saurais y répondre, mais je reste convaincu des exceptions et qu’une personne douée peut faire basculer les choses.

Natsuki en vient ensuite a une tout autre chose, ma capacité à manipuler le Mokuton. Je n’utilise pas le Hanna à cause de certaines raisons, et j’exprime par des mimiques une certaine forme de gène à parler de cela. Il semble pourtant que le jeune homme ait remarqué les émotions contradictoires qui me parcourent.

« A moins que ce n'est pas par choix que tu ne recours pas à l'art du mokuton ? »

« Et oui Natsuki ! Je ne suis pas un shinobi aussi entraîné que toi vois-tu. Je n’arrive pas pour l’instant à maîtriser l’art du Mokuton, et je ne pense pas y arriver un jour de toute manière. Je ne ressens pas le bois comme je ressens les plantes, sa chaleur et son énergie ne parcourent pas mes membres. De plus je n’ai pas beaucoup d’information sur les capacités de ma branche familiale étant donné le comportement réfractaire de mon père. »

J’en apprends ensuite beaucoup sur les membres de ma famille. D’après son histoire avec Yuri, ce gaillard doit être une sacrée tête. J’espère à vrai dire ne jamais le rencontré mais au moins je serais prévenu. De toute manière il ets fort probable que je rencontre prochainement des Hayashi. Etant maintenant inclus dans les armés shinobi de Konoha, il serait malheureux de ne jamais faire une mission au côté de la famille. Je suis certain que ce genre d’action ne pourrait qu’enrichir mon répertoire de technique, atout indéniable dans le monde actuel.

« De l'ananas, cela te va pour le dessert ? »

Un filet de bave s’apprête à sortir de ma bouche et c’est sans même y réfléchir que je réponds positivement à sa question. L’idée d’un fruit aussi sucré et goûttu que l’ananas parcourant ma bouche me donne des frissons.

« Tu préfères tes parts en tranches ou entières ? »

« En tranches s’il te plaît »

Natsuki me parle ensuite du pourquoi il est devenu shinobi. Sa philosophie est une nouvelle fois enrichissante, mais elle atteint les summums quand il en vient à parler de la « peur ». sa réflexion est totalement en adéquation avec ma façon de penser. J’espère cependant pouvoir la mettre à profit lors des missions. J’ai beau être orgueilleux, fainéant et un peu malsain parfois, il est hors de question que peureux apparaisse dans mon dossier. Me voilà donc en totale admiration devant ce jeune ninja expérimenté et nous avons de la chance qu’il fasse parti de Konoha et non l’inverse.

Je savoure l’ananas découpé soigneusement par le Nara et n’éprouve pas le besoin de le resucrer. Mon ventre fini de se remplir tandis que je regarde l’heure discrètement. Il commence à se faire tard depuis que je suis parti de la maison et il est peut être temps d’y retourner pour aller défendre mes idées. Ce jeune homme m’a fait retrouver mon morale et ma dureté habituel. Si mes parents ne sont toujours pas d’accord il ne pourront rien faire quand même, j’ai choisi ma vie ! Pourtant je n’ai pas envie de quitter la compagnie de Nastuki. Une tel discutions a rarement été aussi stimulante, mais je me convainc que j’aurai de nouveau le plaisir de lui parler.

« Ne m’en veux pas Natsuki mais je vais devoir partir… Il est temps d’aller affronter mes démons et je ne peux que suivre les nombreux conseils que tu m’as donné à travers tout tes discours ! Le repas a été réellement délicieux, félicitation »
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Message(#) Sujet: Re: Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui] Dim 22 Sep 2013 - 15:37

Pour cette fin de soirée, ce fut Natsuki qui tint le crachoir, si l'on pouvait lui permettre l'expression. Il avait donné son avis et sa vision du monde sur une poignée de sujet, durant lesquels son invité semblait l'écouter avec la plus grande attention. Cela manquait peut-être un peu de débat du coup, l'héritier Nara appréciant toujours d'entendre et de comprendre le point de vue d'autrui. Mais qu'importe, il passait une bonne journée, et Gui semblait lui aussi de meilleure humeur, par rapport à deux heures plus tôt, lorsqu'il l'avait trouvé errant dans la boue. Enfin, ce n'était peut-être pas son discours qui lui avait cet effet, mais simplement sa cuisine. Dans tous les cas, cet étrange Hayashi était regonflé à bloc après le dessert, et prêt à affronter les raisons de sa fuite sous la pluie. Natsuki le raccompagna alors jusqu'au pas de la porte, et lui confia le sac poubelle contenant les habits de son invité.

« Bien, cela m'a fait plaisir de t'avoir à ma table Gui, visiblement autant que toi. Si j'ai pu te remonter le moral, j'en suis ravi. Je ne peux te souhaiter que bon courage pour l'avenir maintenant. Tu risques d'en avoir besoin. Tu sais où j'habite maintenant, n'hésite pas à repasser à l'occasion, ne serait-ce qu'au moins pour me rendre mes affaires. »


Sur cette plaisanterie, Natsuki lui serra la main. A l'extérieur, le ciel bleu continuait de tenter de se frayer un chemin dans la dense mer de nuages qui le clairsemait. Mais le soleil était patient, il finira forcément par l'emporter. Alors que Gui descendit les marches qui donnaient accès à la résidence du Nara, le genin tatoué l'appela.


« Je vais te donner un dernier conseil Gui, si jamais tu te sens à nouveau perdu à l'avenir. N'oublie pas pourquoi tu te bats. Si tu perds de vue tes objectifs, rappelle-toi ta mission, et ton nindô. Quand tout te laisse dans le doute, il n'y a qu'en ses deux valeurs que tu dois croire. Alors seulement tu pourras continuer d'avancer. »


Sur ces mots, Natsuki lui fit un dernier signe de la main, puis referma la porte de chez lui. Il avait encore un peu de travail, avant de songer à passer à quoi faire de sa journée. La vaisselle d'un côté, et sans doute du ménage dans la salle de bain de l'autre. Rien d'ingrat, le tout était de savoir comment s'y prendre pour cumuler les labeurs du quotidien avec un peu de pratique ninja. Il se demanda tout de même si tout allait bien se passer pour Gui. En toute honnêteté, il ne trouvait pas que cet Hayashi-là avait l'apparence d'un shinobi. Mais dans le monde des ninjas, se fier aux apparences étaient une grave erreur. Son invité était comme il était, mais maintenant il fallait voir ce dont il était capable sur le terrain. Quelque chose dont il avait hâte. Le destin avait cependant sa manière bien à lui de mener les vies. Est-ce que les deux shinobis se reverront un jour, rien n'était moins sûr...


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Toutes les fleurs ne poussent pas sous la pluie. [privé Hayashi Gui]

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