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 Mission Impact #5 ─ Groupe #1

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Message(#) Sujet: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Mer 6 Nov 2013 - 19:28

Mission Impact #5

Konoha ─ Kumo

Contexte :
    Retour de bâton pour le Genei Ryôdan.

    Seuls les deux derniers Raikages de l'histoire, ainsi qu'une poignée de Kumojins haut gradés, pouvaient autrefois se vanter de connaître l'existence de la sinistre menace représentée par cette Brigade, dont l'unique but semble être de semer le chaos dans Kaminari no Kuni, et de raser Kumogakure no satô de la carte.
    Monjara Otenba n'a pas hésité à fouiller dans les dossiers que le Sandaime, Bakushô Soroshiya a laissé derrière lui, ni à faire ce qu'il n'avait pas osé faire lui-même : partager ces informations avec son allié de taille, l'Hokage de Konoha.

    Interrogatoires, missions de reconnaissance... tout s'est enchaîné depuis lors pour finalement permettre à Kumo et Konoha de joindre leurs forces de frappe et d'écraser cette odieuse « Brigade Fantôme » une bonne fois pour toute.

    Les aveux des membres de la Brigade sous la torture ont permis d'établir la localisation du quartier général de la brigade, confirmée par des équipes d'espionnage de Kumo et Konoha. Il s'agit d'une gigantesque fonderie ancienne au milieu des montagnes, qui semble se prolonger au sous-sol sous la forme d'un réseau de salles et de tunnels sous-terrains. C'est là que vous frapperez.


    L'opération d'intrusion musclée dans la fonderie est un franc succès, le Genei Ryôdan est pris au dépourvu. Votre équipe a pu traverser la fonderie, elle est rendue au sous-sol. Votre but : remonter le long du réseau sous-terrain et de trouver la dénommée « Machi », que l'on suppose être la dirigeante de l'organisation (si l'on en croit l'aveu des « ombres jumelles », deux membres du Genei Ryôdan capturés par les Kumojins lors d'une mission spéciale il y a bientôt six saisons...). Ramenez-la morte ou vive.
    N'hésitez pas à tuer pour rester en vie, des membres de la Brigade vous barreront la route.

Règles :
    ○ Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    ○ Vous avez 36h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, le Maître du Jeu viendra poster pour vous laisser une seule et unique fois 24h supplémentaires. Si vous n'avez toujours pas posté, vous serez exclu du groupe.
    ○ Chaque personnage a droit à un seul délai de 12h s'il le demande dans le Bureau de SNH.
    ○ Ce premier tour est un tour d'introduction, vous devez décrire tout ce qu'il s'est passé jusqu'à maintenant. Pas de technique donc.
    ○ Si combat il y a, résumez toutes vos actions et vos techniques à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide.
    ○ N'hésitez pas à utiliser le Guide de Combat et l'Indicateur de Chakra pour vous aider en cas de combat.

Ordre de post :
    Nara Natsuki
    Hayashi Raito
    Kadoria Kakou'Ton
    Chroniqueur
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Jeu 7 Nov 2013 - 16:10

Le passage en force s'était bien déroulé. Peut-être même trop bien. A croire que le Genei Ryôdan ne s'attendait pas à ce que les shinobis de Konoha lui tombent dessus. Lesdits shinobis probablement non plus d'ailleurs. Tout s'était passé très vite, une poignée de jours plus tôt. Un briefing pour une mission exceptionnelle avait eu lieu, pour des membres triés sur le volet. Onpu avait demandé à ses ninjas il y a quelques mois de contribuer au redressement économique du Village de Kumo. Il s'agissait maintenant de se battre et mourir pour eux. Preuve que les pays s'unifiaient enfin et tentaient de mener une campagne de pacification, ou bien Kumo profitait-il juste de l'aide militaire et financière qu'apportait Konoha ? Difficile à dire, mais ce genre de données n'étaient pas prise en considération par Natsuki, pas alors qu'il était en pleine mission, tous les sens en éveil pour flairer le danger et semer la mort. Son groupe d'intervention se composait de deux autres membres. Le premier était un autre konohajin avec qui il s'était battu une fois contre l'homme masqué, il y a de cela un une saison, et le second Kakou'Ton, un ninja du Pays de la Foudre qu'il avait rencontré pas plus tard aujourd'hui. Les groupes avaient tous été disposés ainsi sur recommandation des deux Villages. En effet, les deux chefs justifiaient que, plutôt que chaque patrie travaille dans son coin, il serait plus sensé d'œuvrer en collaboration. Une histoire de tisser des liens avec ceux qui étaient autrefois des ennemis, et faire table rase du passé. En soi, ce n'était pas faux, mais quiconque lisait un peu entre les lignes ou s'y connaissait en stratégie militaire voyait immédiatement le véritable but de ce mélange : purement politique. En intégrant des membres de chaque Village dans un groupe, aucune nation ne pouvait revendiquer que telle ou telle équipe avait réussit l'exploit de son objectif seule, et que donc le mérite appartenait au Pays auquel les membres étaient affiliés. Une manière sûre de répartir la gloire et le butin de guerre, et de maintenir au moins un statut-quo en cas de réussite des opérations.

Mais là encore, l'héritier Nara ne pensait à rien de tout cela. Il l'avait fait avant de partir quand on l'avait dépêché au Pays de la Foudre, mais désormais ce n'était plus le moment. Une seule chose comptait : l'ordre de sa mission. Et pour atteindre l'objectif, il devait remonter avec ses équipiers un dédale souterrain que la fonderie dissimulait. Si l'on en croyait le service d'espionnage – et de torture – la chef de Genei Ryôdan devait se trouver au bout. Pour peu qu'elle reste une fois que les premiers signes de l'intrusion seront perçu...

Pour un souterrain, les couloirs étaient plutôt larges, de sorte à ce que trois hommes puissent avancer de front sans trop se gêner. Sur les murs de briques étaient accrochées à intervalle régulier des lampes, éclairant ainsi faiblement un chemin qui s'enfonçait toujours davantage sous terre. La résistance s'était montrée assez maigre pour le moment, à croire que les trois shinobis ne se dirigeaient pas forcément au bon endroit. Ou alors que tous les attendaient dans un seul endroit pour les attaquer plutôt que de venir au compte-goutte. L'hypothèse que les couloirs soient piégés et prêts à tomber sur la tête des intrus n'était pas à écarter non plus. Natsuki tentait de repérer des traces d'explosifs ou de murs repeints, mais à la vitesse où le trio défilait dans le dédale, ce n'était pas chose aisée. Ce qu'il effectuait avec une grande précision par contre était l'élaboration mentale du plan des environs. Il mémorisait chaque allée qu'ils traversaient, et traçait les distances en comptant le nombre de ses pas. La précaution tenait plus de l'habitude que de la nécessité cela dit, car dans peu de temps, leur chemin sera semé à l'instar de celui du Petit Poucet : il suffira de remonter la piste des cadavres qu'ils laisseront derrière eux.

Pour peu qu'ils n'en fassent pas partie...
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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Sam 9 Nov 2013 - 14:52

    Une mission d'envergure. Voila d'en quoi s'embarquait Raito, et l'excitation était à son comble. Il était content de pouvoir faire une telle quête pour son village. Enfin, à vrai dire ce n'était pas pour son village à proprement parlé, mais pour le village de Kumo. Le chûnin allait, avec l'aide de son compatriote Nara et d'un autre Kumojin, sauver le village du pays de la foudre du Genei Ryôdan. Cette mission marquait encore plus la formidable alliance qui pouvait désormais lier Konoha et Kumo. Les Konohajins étaient prêts à sacrifier leur vie pour aider leurs alliés. C'était un bon point, car le monde shinobi ne pourrait être en paix que si les ninjas s'alliaient face à la menace. D'après les informations recueillies, la Brigade se terrait dans les montagnes de Kaminari no Kuni. Et leur quartier général avait été établi dans une gigantesque fonderie ancienne qui se prolongeait au sous-sol sous la forme d'un réseau de salles et de tunnels. Les forces alliées avaient frappés la fonderie de plein fouet. La Brigade semblait être prise au dépourvue, et l'entrée dans le bâtiment avait été assez facile, peut-être trop facile même. Etait-ce parce que le Genei Ryôdan concentrait ses forces pour une ultime contre-attaque ? Impossible de le savoir tant que les forces vertes et jaunes n'aient pas plus progresser dans les dédales sous-terrains.

    Les sous-terrains. C'était dans ces lieux obscures et fermés que se trouvaient le trio composé des deux Konohajins et du Kumojin. On avait bien spécifié à ses trois shinobis de ne pas participer activement à la confrontation à l'entrée. Il devait garder toute leur force pour combattre la tête pensante de toute cette organisation, Machi. Dans un sens, l'Hayashi avait été honoré d'être affecté dans le groupe qui devait neutraliser celle qui devait être la plus puissante de l'organisation. C'était une preuve de confiance de la part de On' et du village. Bien que les équipes avaient été fait en sorte de mélanger des membres des deux villages, il était fort probable que les Kages respectifs aient choisi eux-même dans quels groupes seraient les ninjas de leur village. On avait donc décidé de constituer une équipe composée de Raito et Natsuki ainsi d'un Kadoria, un genin d'après le debriefing. Mais il devait néanmoins être doué pour pouvoir participer à une telle mission. L'Hayashi était content d'être avec le Nara. Il ne le connaissait pas beaucoup, mais il avait combattu avec lui contre le Masque Blanc, et même si les chances de victoire à l'époque avaient été quasiment nulles, ils avaient réussi à repousser l'envahisseur. Et avoir un Nara était toujours un bon point, sa logique leur permettrait de minimiser le danger, et Natsuki était dans son élément. Tous le sous-sol était dans la pénombre, il pourrait alors user de son ombre à volonté, et Raito pouvait l'aider à l'aide de techniques Katon qui auraient ici un double avantage : elles seraient à vocation offensives, mais elles pourraient aussi servir de source de lumière, et faire permettre à Natsuki de moduler son ombre à sa guise.

    Le trio était silencieux, chacun se contentait de courir afin de trouver Machi, et essayer d'être à l'affut au moindre souci. Raito était prêt à en découdre, et il était prêt à réagir au quart de tour si on essayait de les attaquer par surprise. L'Hayashi savait qu'il pouvait être complémentaire avec Natsuki, il espérait aussi qu'une certaine complicité tactique se fasse automatiquement avec Kakou'Ton. Il ne savait pas de quoi il était capable, ce qu'il avait déjà enduré, comment il réagirait face à l'adversité. En soit, faire des équipes avec des membres qui ne se connaissent pas était un pari risqué de la part des Kages. Heureusement, dans le cas de l'équipe 1, deux membres sur trois se connaissaient déjà, mais cela pouvait être plus préjudiciable pour d'autres équipes. Dans ce genre d'intervention, tout devait être réglé au millimètre. Raito l'était-il ? Pas sûr, il ne fallait pas que l'excitation prenne le pas sur lui, mais pour ce qui était de toutes les éventualités possibles, il faisait confiance à son compatriote pour les prévoir en avance, et également trouver une parade. Le chûnin n'en restait pas moins actif sur le plan tactique, il essayait de penser à comment ils pourraient être le plus efficaces. Mais il aviserait bien sur le moment, l'Hayashi n'était pas du genre à trop prévoir, contrairement aux Nara, il arrivait généralement à échafauder ses propres plans sur le tas. Ces deux styles pouvaient êtres complémentaires entre le manipulateur du Mokuton et le manipulateur des ombres. L'un était réactif, l'autre était prévoyant. Raito ne doutait pas de leur victoire... comme à son habitude.
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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Mar 12 Nov 2013 - 4:03

Kadoria Kakou'Ton a eu 36+24 heures pour poster. Il est exclu de la MI.
Vous êtes deux dans la mission désormais!

(pour le RP considérez que Kakou'Ton se fait réquisitionner au dernier moment par une équipe qui part dans un couloir parallèle)
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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Mar 12 Nov 2013 - 19:39


Planqués contre un mur, au détour d'un angle droit formé par le corridor sous-terrain.

- Qu'est-ce que tu entends par "c'était pas sensé arriver" ?

- Laisse tomber, Tania. Je pensais juste qu'on serait prévenus de cette attaque surprise...

- Et pourquoi ça ? On avait une taupe chez eux, peut-être ?

- Silence. Ils approchent.



The bad guys:
 

Nobunaga tombait des nues. Sa mafia, son honneur, sa vie étaient en jeu.
Tout Samurai qu'il était, il n'avait pas hésité à trahir l'alliance qui unissait Tetsu et Kumo, et à assassiner ses semblables dans un sombre attentat dans la province de Zao, au pays du fer. Perfide qu'il était, il avait habilement réussi à mettre ce carnage sur le dos du Genei Ryôdan et à passer pour le plus humble des Samurais. Or, les circonstances avaient fait qu'il se trouvait dans le QG de sa mafia le jour où il se faisait attaquer ; si des Kumojins le voyaient et le reconnaissaient, c'était la fin pour sa couverture, et il serait condamné à l'errance comme les trois quarts des effectifs de la brigade. Quelle perspective répugnante !!!
Et comme si ça ne suffisait pas, Machi lui avait ordonné de se battre jusqu'à la mort pour empêcher les intrus de passer.
Aussi, il préféra enfiler une cagoule. Maigre mesure de sécurité contre un essaim de Kumojins et de Konohajins en furie.

Tania, quant à elle, se montrait moins anxieuse, mais se posait bien davantage de questions. Nobunaga, plus haut placé qu'elle dans la hiérarchie chaotique de l'organisation, semblait savoir des choses qu'elle ne savait pas, et cela l'agaçait. Mais en ce tour de force de la part des shinobis alliés, elle voyait une occasion rêvée de se venger des Konohajins qui l'avaient emprisonnée. Makka l'avait tiré d'affaire lors de son raid destructeur sur les prisons des quatre villages, mais la disparition de la déesse du feu l'avait rabaissée à l'état lamentable de nukenin de rang moyen... jusqu'au jour où la Brigade Fantôme était apparue dans sa vie pour lui prêter un sens nouveau.
Prêter, c'était bien le mot. Car tout comme la brigade, le sens de sa vie était une nouvelle fois en train de tomber en morceaux.

- Tu es prête ?

- Comme jamais.

- A mon signal. Trois, deux...


Les deux Konohajin approchaient dangereusement. Ils avaient eu beaucoup de veine pour arriver jusqu'ici. Mais pour Tania, leur percée prenait fin.
Quand ils furent à vingt mètres du virage en angle droit derrière lequel elle et son supérieur étaient cachés, Nobunaga lui fit signe. Elle se montra alors à eux deux, et déploya les mains en direction du plus blond des deux.

- Chissoku...

Une manipulation sensorielle, un tour de passe-passe au cerveau de cet individu aux cheveux dorés pour lui faire croire qu'il était en train de s'étouffer avec sa propre langue.
Malheureusement, elle ne pouvait plonger qu'une cible dans son genjutsu, et il fallait éviter que l'autre gugus tatoué le sorte de ce cauchemar. Aussi, Nobunaga jaillit de derrière le mur à son tour pour lui fondre dessus comme un aigle, et fit ce que les Samurais savaient faire de mieux.

Iai. L'art de frapper la cible en même temps qu'il dégainait son katana. Voilà qui allait l'occuper...


HRP:
 



Dernière édition par Chroniqueur le Lun 18 Nov 2013 - 4:24, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Mer 13 Nov 2013 - 18:18

Les chemins se prolongeaient sous terre, se croisaient par moment, se séparaient en plusieurs à d'autres, de sorte à créer un véritable labyrinthe pour quiconque ne savait pas ce qu'il cherchait et où le chercher. Un peu comme dans un hôpital, l'odeur de la javel en moins, celle de la mort en plus. Quoi que... Sans réellement avoir la possibilité de se repérer, Natsuki défilait à vive allure dans les couloirs, laissant presque le hasard décider pour lui de la direction. Quel intérêt de s'arrêter pour y réfléchir de toute façon ? Il n'y avait aucune indication pour faire pencher son choix dans une direction précise, et il n'avait pas de temps à perdre pour cela. Petit à petit, sa carte mentale se formait, bien qu'elle ne disposait que d'un seul et unique chemin. Et si ce dernier continuait de s'allonger, même sa mémoire finira par saturer et ne plus parvenir à enregistrer efficacement la distance qu'il avait parcouru depuis l'entrée en force dans la fonderie.

Au croisement de trois chemins, Natsuki capta une présence, et rua en avant, prêt à frapper le premier. Mais il stoppa sa charge au dernier instant, réalisant que ce n'était pas face à un ennemi qu'il avait affaire. Les visages lui arrivèrent en un flash à l'esprit : il les avait vu peu de temps avant l'attaque. Deux shinobis de Kumo, et un de Konoha. Visiblement, eux aussi avaient été sur le point d'attaquer. L'instant de surprise passé, ils semblèrent plutôt ravi d'être tombés sur le groupe de Kakou'Ton, car selon des ordres apparemment récents – plus récents que ceux dont Natsuki et Raito disposaient – leur coéquipier devait rejoindre la seconde équipe. Une nouvelle à l'augure mitigée, que Natsuki accepta avec une indifférence totale. Le point positif était que si la mission était un succès, l'histoire ne retiendra que la victoire du Village de la Feuille sur Maki. L'autre versant cependant, était que la force de frappe du groupe se voyait maintenant grandement diminuée. Et lorsque l'on savait que cette équipe justement devait se concentrer uniquement sur la traque et l'exécution de Machi, la présupposée tête pensante du Genei Ryôdan, ce ne pouvait en rien être considéré comme une bonne chose : leurs chances de réussite s'amenuisaient. Pas assez pour arrêter le chûnin tatoué cependant. Aussi risquées qu'étaient les missions, aussi faibles qu'étaient les probabilités de réussite, lorsqu'on lui en confiait une, il ne reculait devant rien pour la mener à bien. '' Bien que légitime, la survie du ninja est secondaire dans la réussite de la mission ''. Une phrase qui avait bercé son enfance...

Ainsi, la traversée des couloirs par le groupe ne se fit plus qu'en la présence des deux shinobis de Konoha, qui s'étaient séparés de l'autre équipe pour couvrir davantage de terrain. Ils ne restèrent pas seuls bien longtemps cela dit. Et cette fois-ci, ce n'était pas une rencontre amicale : au détour d'un couloir, la situation s'envenima en deux instants. Durant le premier, un adversaire se dégagea du mur derrière lequel il se tenait dissimulé, et tendit ses bras devant lui. Rien de matériel ne se produisit, mais l'instant suivant, Raito se stoppa net dans sa course, s'écroulant presque. Malgré sa discipline de fer, Natsuki orienta mécaniquement ses yeux dans la direction de son coéquipier sans s'arrêter. Une erreur de débutant, dont la sanction fut immédiate : le temps qu'il braque à nouveau son regard devant lui, un épéiste sauvage était apparut. Le reste fut très rapide, sans doute même trop pour que l'œil humain moyen puisse le suivre. La lame de l'épéiste sembla se matérialiser devant lui, comme si elle avait oublié des lois élémentaires de la physique comme la nécessité de franchir la distance depuis son fourreau au préalable. Une fois encore, ce n'était que la mémoire musculaire de Natsuki qui lui assura de s'en sortir en un seul morceau, littéralement. Ayant passé sa prime jeunesse, et sa carrière à affronter des ennemis armés, il avait développé certains réflexes de combats, quoique même là, ce fut juste. Pour peu que l'action se serait passée au ralentis, il aurait été capable d'embrasser son reflet dans la lame. Car à peine avait-il réalisé l'arrivée du samurai que son œil avait déjà analysé sa posture, et sa main au fourreau. Sans passer par les synapses du raisonnement, l'information atteignit directement le cerveau, qui ordonna l'esquive. Natsuki se détendit avec la rapidité sauvage du ressort en acier, son organisme propulsé par un flot de chakra soudain. Il sauta à la verticale, et termina collé à un plafond pas si haut comme une étoile de mer. Il ne remarqua que plus tard qu'une entaille de profondeur à déterminer laissait s'écouler du sang sur son bras gauche. Mais le temps n'était pas à l'admiration. Aussitôt, Natsuki composa deux signes puis écarta les bras, dont les mains touchèrent le mur. En émergea alors devant lui, un battement cœur sous adrénaline plus tard, un mur de brique. Ce dernier n'avait aucun objectif de défense immédiate, bien au contraire : il menaçait de s'abattre directement sur l'épéiste, bien qu'il ne pouvait pas l'écraser à proprement parler : il était trop court pour toucher le sol. Sans perdre de temps, l'héritier Nara recomposa les mêmes signes durant sa chute vers le sol, et frappa le mur avec. La première technique avait coupé le couloir le deux, la seconde se chargea de boucher les deux petits passages latéraux. A celui qui voulait passer, il n'y avait qu'à venir accroupit. Natsuki ne se leurrait cependant pas : il fallait bien plus qu'un simple rempart de terre pour arrêter un samurai, une discipline martiale qui permettait aux plus grands de fendre une montagne en deux d'un seul coup de sabre. La protection temporaire lui offrait néanmoins tout le répit dont il avait besoin pour rééquilibrer le rapport de force. Un rééquilibre qui passait par la retraite stratégique.

Séparé pour le moment de son adversaire par le mur, Natsuki fit volte-face et chargea en direction de Raito. D'une main, il l'attrapa sans ménagement par les cheveux et le tira dans sa course. Comme il n'avait rien vu partir, il supposa que son ami était sous l'emprise d'un genjutsu quelconque, aussi il ne s'y prit pas par quatre chemins pour l'en tirer. Il n'avait pas le temps de lui faire des papouilles de chakra, il usa donc de l'autre méthode, plus douloureuse – là était le but même de ladite méthode. Il le traina sur peut-être trois mètres avant de le lâcher. Pourvu qu'il ne se soit pas trompé sur l'état de son coéquipier...


« Cours ! »
vociféra-t-il sur un ton qui n'aurait su souffrir de la moindre contestation.

Ce faisant, il ne se contenta pas simplement de fuir : à chaque lampe à huile accrochée au mur qu'il croisait, il l'arrachait sans ménagement et la projetait avec force sur son mur de terre. Les couloirs souterrains baignant dans la pénombre, il était temps de préparer son territoire pour un affrontement dans les ténèbres.

Spoiler:
 


Dernière édition par Nara Natsuki le Sam 16 Nov 2013 - 18:51, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Sam 16 Nov 2013 - 14:21

    Plus que deux. Le trio continuait d'avancer à vive allure dans les dédales sous-terrains, quand ils croisèrent trois shinobis. La concentration de Raito était tel qu'il s'était tout de suite mis en position de combat, mais il se détendit quand il vit qu'en réalité, le trio qui leur faisait face était dans leur camp. Deux Kumojins et un Konohajin, visiblement sous tension. Pour l'instant le chûnin ne ressentait aucune pression si ce n'était de l'excitation, mais il devait à tout prix garder son sang-froid. Cette fois ce n'était pas une mission bête et méchante, une erreur pouvait lui couter la vie. Les trois autres shinobis semblaient eux aussi être un peu plus détendus. Voir des visages amicaux remontait toujours le moral des troupes, d'autant plus qu'ils venaient de trouver celui qu'ils étaient venus chercher. En effet, selon une demande des hautes sphères, le Kadoria qui faisait équipe avec l'Hayashi et le Nara devait partir. « Merde » pensa Raito. Pas qu'il pensait ne pas pouvoir s'en sortir sans le Kumojin, mais il aurait préféré avoir le plus de force de frappe possible avec lui lors de l'ultime combat, car si il y avait bien une équipe qui devrait combattre le meilleur combattant de l'organisation c'était bien eux. Mais ça pouvait être un bien pour un mal, avec Natsuki, il avait déjà une certaine affinité, même si elle était faible, ils étaient assez complémentaires, et tout deux étaient de très bons combattants, ils s'en sortiraient. Konoha sauverait Kumo, voilà ce qui allait être marqué dans les livres d'histoire. Avant de partir, l'Hayashi regarda le Konohajin et lui adressa un sourire pour lui redonner confiance.

    Les deux compatriotes reprirent leur folle course dans les couloirs faiblement éclairés. La lumière provenant des lampes dansaient sur les murs. Le calme qui régnait avait peut-être mis les deux ninjas trop en confiances, et ils se firent avoir comme des débutants. Une femme sortit de nul part. Raito s'arrêta dans sa course, et la regarda d'un air suspicieux. Qui était-elle ? Pas une alliée en tout cas, elle ne portait pas le bandeau d'un des deux villages. Elle était donc un ennemi, qui se mettait entre les deux chûnins et Machi. Elle tendit les bras, elle s'apprêtait à attaquer. L'Hayashi voulait prévenir son coéquipier du danger qui les guettait.

    - Attenti... !

    Rien, le mot en entier ne voulait plus sortir. Tout comme l'aire ne voulait plus rentrer dans les poumons du jeune chûnin. Le jeune homme essayait tant bien que mal de respirer mais il n'arrivait pas à étancher sa soif d'aire. Il tomba à terre, face contre terre, essayant de chasser cette désagréable sensation, il essayait bêtement de recracher sa langue, mais celle-ci était bien attachée. L'Hayashi en savait pas quoi faire, il porta ses mains à sa gorge, comme-ci ce geste allait pouvoir régler ses problèmes. Mais il était impuissant. Il venait de comprendre. Il était sous l'emprise d'un Genjutsu. Il ne pourrait pas s'en sortir seul, il avait besoin de l'aide de Natsuki. Mais celui-ci était également occupé, il combattait un samurai. Raito n'avait pas vu le début de leur combat, mais il semblait que le samurai avait réussi à prendre le Nara par surprise, puisque ce dernier semblait toucher au bras. Mais il perdu de vue l'épéiste puisqu'un mur de brique obstruait désormais le passage. Bien joué ! Ils allaient pouvoir établir une tactique. Raito était en apnée, au moins la sensation d'étouffement n'était pas là, mais Natsuki devait venir l'aider et vite car il ne tiendrait plus très longtemps. Le manipulateur d'ombres prit vigoureusement l'Hayashi par les cheveux et le traina sur plusieurs mètres. Le jeune homme n'apprécia pas à la manière et il allait le lui dire, et au moment de parler, il se rendit compte qu'il pouvait de nouveau respirer. Bon, la manière n'y était pas, mais sur le fond ça marchait et c'était essentiel. Raito se dégagea de l'emprise de son coéquipier et se releva. Il le suivit dans sa course folle, et le regarda alors prendre les lampes remplies d'huile et le jeter sur le mur.

    - Arrête toi ! J'ai une idée, vide l'huile sur le sol !

    Les deux Konohajins s'exécutèrent. Avec le nombre de lampes qu'il y avait, et leur réserve non négligeable d'huile, très rapidement, les deux amis recouvrirent le sol de la substance inflammable sur plusieurs mètres. Ils se positionnèrent prêt à attaquer. Natsuki était dans son élément, il faisait sombre, mais avec l'idée de Raito, l'Hayashi pouvait au moins déboussoler leurs ennemis. Si le Nara immobilisait ses proies, Raito n'aurait plus qu'à les achever. Mais il pouvait aussi avec ce petit stratagème brûler les deux soldats de Machi. Car oui, l'Hayashi attendait que l'épéiste et l'utilisatrice du Genjutsu apparaissent pour envoyer une boule de feu sur le sol qui prendrait lui aussi feu avec l'huile.


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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Lun 18 Nov 2013 - 5:29

SLA-SLASH !!!

La frappe du Samurai décora le mur de briques d'une paire large cicatrice oblique ; il suffit d'un coup de pied de Nobunaga pour ne faire de cette barrière qu'un insignifiant des souvenirs, auquel il comptait bien associer son constructeur.
Ce fut pourtant Tania qui, furieuse, se jeta dans l'ouverture ouverte par son supérieur hiérarchique. La luminosité réduite dans le prolongement du couloir fut soudainement percée par une grande balle de feu générée par le blond. La Gogyou se mit à sourire, mais ce fut même un frisson de plaisir qui la parcourut lorsqu'elle vit le feu se déployer sur le sol, guidé par la grande flaque d'huile que les Konohajins avaient laissés au sol.

- C'est bon Nobu, ils sont à moi... rejoins cette antipathique de Machi et aide-la à se tailler d'ici.


Nobunaga, presque effrayé par l'aura meurtrière de sa subordonnée, se demanda si c'était là la meilleure chose à faire. Ce garçon tatoué avait brillamment repoussé son assaut, lui et son ami n'étaient pas à prendre à la légère. Mais ils avaient fait l'erreur d'utiliser le feu pour combattre Tania... ce détail scella sa décision. Sans un mot, le samurai s'exécuta et rengaina son sabre en s'enfuyant vers les profondeurs du couloir, dont la Gogyou s'était auto-proclamée gardienne.

- Imprudents !!! Vous n'avez donc pas révisé votre Bingo-book ? Je suis Gogyou Tania, et à l'ère des partisans, certains m'appelaient mini-Makka...

A mesure qu'elle s'avançait dans le brasier, son corps se métamorphosait et gagnait en volume, comme s'il buvait les flammes. Tania avait bien fait de dissimuler son assimilation au katon jusqu'au dernier instant, cela lui avait offert une opportunité en or de se transformer.

La voilà qui tremblait de plaisir, de tout son corps qui n'était, désormais, plus qu'un agglomérat sulfureux de feu tourbillonnant sur lui-même. Sa taille avait doublé, si bien qu'elle était obligée de se courber pour ne pas cramer le plafond avec ses cheveux ardents. Son visage s'apparentait à celui d'une citrouille d'halloween... Elle ne pouvait pas utiliser de genjutsu sous cette forme, mais ça lui était bien égal.

- CRAMEEEEEEZ !!!

Elle grimpa au plafond et le parcourut avec la vélocité d'un gros scolopendre, pour se retrouver au dessus du blondinet et se laisser choir sur lui comme la foudre sur une tour d'acier. Il allait avoir l'honneur de finir consumé par la fournaise qu'il avait lui-même provoqué... le tatoué viendrait ensuite.

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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Mar 19 Nov 2013 - 0:03

C'était terminé. Tout s'était déroulé selon une succession logique mais inattendue d'événements, et maintenant la fin arrivait. Raito et Natsuki étaient tombés sur des adversaires, des coups avaient été échangés - ou plutôt, encaissés d'un seul des deux côtés -, puis les deux shinobis s'étaient rétablit pour amorcer la contre-attaque. Une contre-attaque qui avait commencé en sortant Raito de son illusion en le trainant sur le sol, puis en bombardant un samurai avec des lampes à l'huile. Sur le papier, l'on était en droit de se demander si c'était bien des ninjas qui combattaient, ou des manifestants venu protester contre la hausse des impôts et du prix du sucre. Mais toujours sur ce papier, en lisant entre les lignes, l'on pouvait trouver deux avantages à cette stratégie improvisée : le premier était qu'elle plongeait Natsuki dans un environnement très sombre, un terrain idéal pour exploiter ses arcanes claniques. Le deuxième était la création du mur du flamme de Raito, qui avait embrasé d'une boule de feu l'huile que le brasier n'avait pas encore consumé. En résultait alors un couloir embrasé et enfumé où il ne faisait pas bon respirer. Une défense plutôt efficace en soi, puisque quiconque tentera de traverser ledit couloir à l'aveuglette avait intérêt à le faire très vite, tout en se préparant à se faire réceptionner par le comité d'accueil de l'autre côté. Le problème résidait dans le fait que le duo de Konoha n'était pas affecté à la défense, mais à l'attaque. Autrement dit, leurs adversaires n'avaient qu'à attendre pour réussir.

Une stratégie qui aurait donc payé, mais comme beaucoup de défenseurs, ces derniers commirent une erreur : ils confondirent '' défendre '' et '' tuer ''. La femme, celle qui avait envouté quelques minutes plus tôt Raito, s'avança au milieu des flammes, et gratifia ses opposants d'un spectacle rare. Sans être gênée pour le moins du monde par le brasier, elle le traversa d'un pas assuré. Elle buvait les flammes, il n'y avait pas d'autres mots pour décrire ce que Natsuki voyait. Dans sa progression, son corps perdait peu à peu de sa substance organique et matériel pour devenir comme le feu qu'elle absorbait : un être de flammes pures. Le brasier s'éteignait derrière elle, mais redoublait d'intensité sur elle-même, tandis qu'elle continuait de croître, jusqu'à être obligée de courber l'échine pour ne pas se frotter contre le plafond de l'étroit tunnel dont elle occupait désormais toute la place. Difficile de passer en force pour le duo de Konoha, et encore plus d'y parvenir autrement que sous l'état d'un cadavre calciné. La température avait gagné plusieurs degrés, et cela continuait. La chaleur des flammes luisait sur la peau de Natsuki et agressait ses pupilles. Pourtant, à aucun moment il ne détourna les yeux. A aucun moment, l'habituelle expression figée de son visage où il n'y avait plus rien à lire, pas même la présence de vie, ne cilla. Car désormais, tout était terminé.

Semblable à un élémentaire de feu comme l'on pouvait en voir dans les légendes et les histoires fantastiques, la femme n'avait plus rien d'humaine. Le son de sa voix parvenait au Céruléen comme un crépitement de bûcher. Avec célérité, elle se rua comme dans un mauvais film d'horreur depuis le plafond vers Raito, et fondit dessus, prête à l'embarquer dans une torrent incendiaire. C'était sans compter qu'elle n'était plus qu'à une contre deux : Natsuki l'attendait le pied ferme. Sa stratégie en place, il avait composé ses signes avant que la Gogyo ne s'accroche au plafond. De fait, il pu terminer juste au moment où elle s'élança sur sa victime. Elle n'embrassa que la pierre cela dit. Les mains sur le mur, l'héritier Nara avait fait jaillir du plafond deux impressionnantes mâchoires de briques et de terre qui se fermèrent tel un requin sur leur victime. Les deux moitiés du sépulcre se scellèrent ensemble, puis se compactèrent, réduisant ainsi progressivement l'espace qu'elles occupaient, tout comme l'espace occupable à l'intérieur d'elles pour épouser les formes de la captive. Le combat était terminé.

Certes la femme était une Gogyou affiliée au feu, mais c'est ce qui causa sa perte. Car ce que beaucoup jugeaient comme une force, Natsuki y voyait là la plus importante des faiblesses. Le feu était sans doute l'élément le plus destructeur du cycle des éléments, car vorace et difficilement contrôlable. Mais comme tout, il avait une contrepartie à sa puissance : pour exister, il celui-ci à besoin de trois éléments. Retirez un seul d'entre eux, et le feu se tarit. Le premier et le second, la source d'énergie et le combustible, étaient respectivement fourni par le corps et le chakra de la femme prisonnière. Mais le troisième, le comburant - ou oxygène - ne se trouvait que dans la nature. Or ce dernière se raréfia très vite dans l'espace hermétiquement fermé qu'avait créé Natsuki. Au vu de sa taille, la femme composée uniquement de feu avait dû consommer très rapidement le peu d'air présent dans sa tombe, la rechangeant ainsi en une frêle créature dénudée et impuissante dans son sarcophage de terre. Ne pouvant faire appel à un autre élément que le feu pour s'en sortir, un feu qui ne pouvait naître, elle ne pouvait qu'attendre que l'asphyxie l'emporte. Le Céruléen accéléra grandement le processus en réduisant encore la taille du sépulcre, jusqu'à ce que la pression achève de compresser ses poumons.

Lorsque Natsuki lâcha le mur qu'il tenait, le monolithe émergeant du plafond était toujours là. Le sépulcre, gardien du cadavre de mini-Makka, occupait maintenant la moitié du passage dans le couloir. Sans un mot, le shinobi emprunta l'autre moitié libre, et poursuivit sa route dans le dédale : le samurai s'était enfuit par là, c'était donc le bon chemin. Ou un piège...

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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Jeu 21 Nov 2013 - 0:52

    Merde. C'était le seul mot qui était venu instinctivement à l'esprit de Raito. Comment avait-il pu commettre une telle erreur ? Il venait de donner l'avantage à son ennemi tout simplement parce que son éternelle flemme l'avait tenu éloignée du Bingo Book. S'il s'était intéressé aux ennemis recensés de Konoha, il aurait eu connaissance de cette Mini-Makka et il aurait alors élaboré une stratégie alliant Taijutsu et Ninjutsu à base de Futon. Mais il ne fallait pas se laisser démonter, d'autant plus que la situation n'était pas si désespérée que ça. Raito avait encore de nombreuses cartes en main, il n'avait jusque là rien eu à faire. Il était donc en pleine forme, prêt à en découdre. Le combat n'en devenait de toute façon que plus intéressant, et l'Hayashi était donc encore plus excité. Il n'apprécia cependant pas le surplus de confiance de la part de la Gogyou. Pour qui se prenait-elle ? Elle ne devait pas savoir qu'au delà du fait qu'elle avait face à elle deux opposants, alors qu'elle était désormais seule, ces deux ninjas étaient simplement l'élite de Konoha, chacun faisant partie d'une des Unités Spéciales du village caché de la Feuille. Il était d'ailleurs assez intéressant de voir que Raito était chez les ANBU, et que Natsuki faisait parti de la Racine, leur poste respectif était assez révélateur de leur état d'esprit. L'Hayashi était assez grande gueule, ne cherchant pas forcément à se cacher (même s'il devait porter un masque lors de ses missions en tant qu'ANBU) tandis que le Nara ne cherchait pas une quelconque reconnaissance en retour, il voulait juste que le travail soit fait, peu importe la manière. Mais Tania ne le savait pas, de toute manière il lui était impossible de le savoir, tout comme Raito ignorait que Natsuki était un membre de la Racine, et de même pour ce-dernier. Bref, battre les deux Konohajins ne seraient pas simple que ça.

    Mais force était de constater que le spectacle était impressionnant. Cette femme se nourrissait littéralement des flammes. Plus elle avançait, plus elle prenait de l'ampleur. Très rapidement, elle ne pouvait plus maintenir une position normale au risque de brûler le plafond. On pouvait discerner sur le visage de la silhouette humanoïde un sourire. Cela en était trop. Le chûnin ne supporta pas une seconde de plus d'être railler de la sorte, il allait lui apprendre ce qu'était un ninja et ainsi elle ne ferait plus la maligne. Il l'imaginait déjà à terre à bout de forcé. Ça serait un jeu d'enfant, l'Hayashi ne doutait pas de ses forces. Mais avec une vitesse fulgurante, elle grimpa au plafond, et se dirigea dans la direction de l'ANBU. Bon, cela ne faisait plus de doute, Raito était devenu sa cible préféré, depuis le début du combat, elle n'avait pas arrêté de s'acharner sur le manipulateur de Mokuton. Le Konohajin devait bien reconnaître que la vitesse de son opposante le surprenait, mais il n'allait pas se démonter pour autant. Il se mit en position, prêt à attaquer, à utiliser un jutsu puissant pour renvoyer Tania de là où elle venait. Elle se jeta sur le jeune homme dans un cri de rage, mais avant même que le blondinet n'ait eu le temps de réagir, elle fut embaumer dans un sarcophage. Natsuki venait d'aider son partenaire. Belle preuve de solidarité. Même si Raito n'avait pas encore eu vraiment l'occasion de s'entretenir avec le manipulateur d'ombre, il l'appréciait de plus en plus. Il avait l'impression que son compatriote était sur la même longueur d'onde. L'Hayashi s'apprêtait à utiliser également sa technique d'emprisonnement pour la privée d'oxygène, mais son ami fut plus rapide. De par cet acte, Natsuki venait de passer un message très claire à Raito. La tâche de s'occuper pleinement de Machi incomberait à l'Hayashi, le Nara occupant désormais le rôle de soutien. Le chûnin regarda son coéquipier. Il ne semblait pas vouloir lâcher l'emprise. Puis le sarcophage tomba sur le sol avec un bruit sourd. Le Konohajin regarda quelques secondes ce qui semblait être désormais la sépulture de Tania. La mini-Makka n'était plus. On ne pouvait pas retirer à Natsuki son efficacité, mais tuer la Gogyou s'était-il avéré vraiment nécessaire ? Raito ne le pensait pas, mais il n'avait pas le temps de rentrer dans ce genre de considération, ils devaient trouver Machi au plus vite pour mettre un terme à ses agissements. Mais si c'était lui qui portait le coup final, il ferait en sorte de la capturer vivante, pour qu'elle soit jugée.

    Il partit avec son coéquipier sur les traces du samurai. Cette fois, la prochaine rencontre serait sûrement cruciale. Raito se devait d'être concentré. Il se tenait prêt à intervenir en premier pour éviter au Nara d'utiliser du chakra. Leur dernière confrontation lui avait fait consommer une grande partie de ses réserves. Désormais, à chacun tournant ou à la moindre hésitation, le groupe s'arrêtait quelques secondes pour s'assurer qu'il ne tombait pas dans une embuscade pour reprendre ensuite leur course folle. Cette fois, l'équipe était consciencieuse, et elle ne pouvait plus être prise par surprise.


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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Ven 22 Nov 2013 - 0:07

Je... Je vais mourir ?
Impossible. Ce sont eux les mouches, et c'est moi la flamme : ils viennent se cramer sur moi, pas l'inverse...
Machi... Nobu...
Je ne suis pas... une... p


Ainsi s'éteignit Gogyou Tania. Ses larmes d'un jaune étincelant subsistèrent un peu plus longtemps que son propre corps dans cette glorieuse sépulture que le peuple des cerfs lui avait préparé.

***


Nobunaga était arrivé au fond du couloir, juste devant le grand portail blindé circulaire qui se trouvait en son fond.
A chaque fois qu'il s'était rendu là, le Samurai avait toujours eu cette vague impression de se présenter devant une porte sur le néant, un passage qui ne débouchait sur rien en particulier. C'était tout le contraire.

Il regarda une dernière fois derrière lui, s'assura qu'il n'était pas suivi, puis composa le code secret sur le petit boîtier que le Sabiogu de la brigade avait installé. La porte pivota sur elle-même et s'ouvrit dans une successions de cliquetis futuristes.

Puis il s'accorda un dernier coup d’œil derrière lui.
Ils étaient là. Tous les deux.

- Malédiction...

Jamais il n'aurait du faire confiance à Tania.
Trop tard, la porte était ouverte.
Il essaya de la refermer en s'excitant sur le boîtier, appuyant sur tous les boutons et jurant sous cape, mais rien à faire. Cette bouche sur « la » salle était ouverte. Il sentait déjà le courroux de Machi s'abattre sur lui, alors qu'il ne la distinguait même pas dedans.

C'était son destin. Il lui fallait protéger le lieu jusqu'à sa dernière goutte de sang.
Se retournant vers les deux intrus, il dégaina lentement son katana d'une main, puis ôta sa cagoule et son chandail de l'autre. On pouvait maintenant voir son visage, ainsi que les grandes runes noires qui décoraient son torse, et semblaient converger vers son nombril.
Il attrapa la poignée de son sabre de sa seconde main, puis se mit en position.

- Je suis Yakigote Nobunaga de Tetsu, élève de Suzurane Togone. Je mourrai plutôt que de vous voir passer.

Seppuku.
La lame ressortit dans son dos. Il lui avait fait traverser ses abdominaux, comme la clé d'une gigantesque serrure formée par ses tatouages ventraux.

La rage runique débuta : son chakra déferlait par tous les pores de sa peau, vint jusqu'à recouvrir ses yeux d'un léger voile mauve. Ses muscles se gonflèrent monstrueusement, tandis qu'il se tenait désormais sur ses deux seuls gros orteils, avec le poids apparent d'un cheveu. L'homme n'était plus un samouraï, mais une bête de combat ; son arme traversait son estomac, et son sang s'écoulait. La douleur de la mort imminente couplée à cette symétrie parfaite, cette illusion d'arriver au bout d'une vie de la plus glorieuse et la plus esthétique des façons possibles, éveillaient en lui une force surnaturelle et une volonté meurtrière dont son professeur aurait été fier.

Il allait rattraper ses erreurs. Et il en mourrait.
Mais eux d'abord.
Lequel ?
Celui qui ferait le premier pas.


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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Sam 23 Nov 2013 - 2:49

La piste du samurai fut courte, car le duo de Konoha ne tarda pas à le retrouver au bout d'un couloir Et derrière lui, dans la pénombre des faibles lumières, un grand passage achevait de s'ouvrir. Natsuki redoubla de vitesse, et dépassa Raito pour se ruer vers son adversaire telle une boule prête à s'abattre impitoyablement sur la dernière quille encore debout. Sauf que derrière le combattant, il y avait bien plus d'une quille encore probablement, et surtout, l'héritier Nara n'était pas sûr de renverser sa cible, loin de là. Du moins, pas seul. Il disposait toujours de l'avantage du nombre, et celui-ci allait – devait – s'avérer crucial. Pour ce qu'il avait vu du samurai sur son unique attaque, celui-ci était puissant, et il faisait rempart de son être entre les envahisseurs et leur objectif. Natsuki était forcé de l'affronter, car en risquant un passage en force, il pouvait se retrouver confronté à une autre unité de gardes en plus de l'épéiste dans son dos. Même si c'était pour gagner pour temps, il ne concevait pas non plus de scinder le groupe en deux. Leur force de frappe était déjà assez réduite comme cela : s'il la diminuait encore, les chances de réussite friseraient la valeur nulle. La seule option réellement viable, la moins pire probablement, restait d'éliminer les défenses au fur et à mesure, et ce le plus rapidement possible.

Il ne ralentit pas sa course lorsque le samurai cria des mots qui ricochèrent sur lui, ni ne freina son élan lorsque celui-ci s'éventra de son plein gré. Mais même animé de toute la volonté du monde, son pas fut stoppé net par la brusque déferlante de puissance que son ennemi dégagea. La pression de l'énergie se répandit comme un tsunami dans l'étroit couloir, et n'annonçait rien de bon pour les shinobis. Sans pouvoir en donner une raison précise, il était clair pour Natsuki que le samurai venait de s'affranchir de bon nombre de ses limites physiques. Malgré la distance qui les séparait encore, il pouvait très clairement voir la musculature hypertrophiée de l'épéiste. Quant à son potentiel spirituel, ses émanations parlaient d'elles-même.


« Jette lui un projectile et attaque par notre droite dès que tu es prêt. »
souffla-t-il à Raito en comprenant que le samurai les attendait le pied ferme.

Ce qu'il comprenait aussi était que ce genre de débordement d'énergie n'apportait pas que de bonnes chose au corps. Habituellement, le cerveau inhibe près de 80 % des capacités du corps, ne libérant qu'au compte goutte les aptitudes bridées lors de certaines situations émotionnelles intenses. Ce mécanisme inconscient permet de protéger l'organisme contre lui-même, car s'il devait fonctionner en permanence avec une activité maximale, il se détruirait. Natsuki subodorait très fortement que c'est ce qu'était justement en train de faire l'épéiste. Autrement dit, faire durer le combat en limitant le contact au maximum jouait en leur faveur. Sauf que du temps, il n'en avait pas vraiment. Il avait vu le samurai s'exciter sur quelque chose près de la porte, peut-être le mécanisme d'ouverture, et doutait du coup que celle-ci reste indéfiniment ouverte. A moins qu'elle devait être fermée manuellement ? Nobunaga l'aurait déjà fait si tel était le cas. Et à quand bien même, il ne pouvait pas se permettre d'attendre pour vérifier. Dès que la porte menacera de se sceller à nouveau, les deux shinobis devront tenter le passage de gré ou de force, laissant dans le meilleur déroulement des opérations leur adversaire coincé derrière eux. En attendant, ils allaient devoir tenir. Et à moins que Raito ne propose mieux, la situation devrait théoriquement se dérouler à peu près comme suit :

Dès que son coéquipier aura lancé un shuriken ou une kunai ou n'importe quoi d'autre destiné à occuper l'attention du samurai, Natsuki utilisera la diversion pour étendre son ombre dans le couloir baigné de pénombre vers Nobunaga. Il combinera son assaut avec l'entrelacement des ombres, dont seuls quatre des lances d'ombre chercheront à perforer leur ennemi. La cinquième, elle, s'occupera du katana sur lequel était toujours empalé le samurai. En triturant la lame dans la plaie, Natsuki espérait réduire encore un peu l'espérance de vie du fourreau mal adapté dans lequel elle était désormais rangée.

Mais tout cela, c'était la théorie : la pratique avait cette nette tendance à ne jamais se dérouler comme espérée. Bien au contraire, c'était souvent pire...


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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Lun 25 Nov 2013 - 2:42

    La course folle continuait. Ils avaient réussi à éliminer Tania, et les Konohajins se rapprochaient de leur cible principale : Machi. Jusque là, les deux chûnins avaient réussi à contrer toutes les attaques des opposants en s'en sortant indemnes. Au-delà des automatismes inattendus dont avait fait preuve le duo, les deux jeunes hommes pouvaient néanmoins s'estimer chanceux. Ils n'auraient jamais réussis à aller si loin sans le travail en amont des autres équipes qui devaient à ce moment même être en plein combat. Non, la Brigade fantôme n'avait aucune chance, Konoha et Kumo étaient bien déterminés à débarrasser Kaminari no Kuni de cette vermine. Le Nara prenait pour l'instant la tête des opérations. Un accord silencieux avait été passé entre les deux ninjas du village de la Feuille. Natsuki ne jouerait qu'un rôle de soutient face à Machi, il n'avait désormais plus le choix ayant laissé beaucoup de chakra en route afin de permettre à Raito d'en économiser le plus possible. Si Tania n'avait été qu'une formalité s'était bien grâce à lui. Mais l'Hayashi se doutait bien qu'avant de se retrouver face à Machi, ils auraient encore à faire au samurai. Et il ne semblait pas être un adversaire facile à abattre. Sur ce coup, Natsuki n'aurait sûrement pas l'énergie nécessaire pour pouvoir se faire un tel morceau. Non, Raito devrait l'aider. Il devait faire en sorte d'utiliser une technique assez puissante pour mettre hors d'état de nuire le samurai mais il ne devait en utiliser qu'une seule afin de ne pas laisser trop de force dans l'affrontement.

    Le duo continuait donc son chemin, Natsuki en tête. Ils virent au loin l'épéiste qui venait d'ouvrir une porte. Lorsque celui-ci vit le duo de Konoha, il laissa quelques injures s'échapper de sa bouche. Il n'avait sûrement pas prévu que mini-Makka puisse perdre face à deux garçons aussi jeune. Seulement Konoha formait des ninjas de qualité, aussi bien sur le plan technique que tactique. Car les deux ninjas avaient réussi à minimiser les pertes en chakra, en ayant tout de même un maximum d'efficacité. Dans sa rage, Nobunaga s'excita sur les boutons d'un boitier. Ces boutons devaient sûrement permettre l'ouverture de la porte, mais heureusement l'élève de Suzurane Togone n'avait plus la lucidité pour la refermer. Aucune chance de raisonner ce samurai dont la volonté était infaillible. Il allait se sacrifier pour s'assurer que les deux ninjas ne passent pas la porte. Sans crier gare, il s'enfonça son katana au niveau des ses abdominaux. Raito ouvrit grand la bouche. L'Hayashi devait bien l'avouer, celle-là, il ne l'avait pas vu venir. Le Konohajin reprit tout de suite ses esprits et regarda Nobunaga se transformer en un bête de combat. Une aura très puissante semblait maintenant entourer le samurai. Nul doute, le katana avait servi de déclencheur dans la transformation de l'épéiste en bête. Il attendait les chûnins de pied ferme, mais le temps jouait en sa défaveur. Plus les minutes avançaient, plus la mort approchait pour l'homme de Tetsu.

    - Idiot... Tu te condamnes à mort en faisant cela. Je respecte néanmoins ta volonté infaillible, ton sensei serait fier de toi. Si tu dois mourir, alors nous ferons en sorte que celle-ci soit honorable pour que tu puisses rendre fier tes ancêtres.

    Raito n'avait plus rien à ajouter. Il respectait grandement les samurais qui avait un code d'honneur très respectable. Le manipulateur d'ombre lui souffla discrètement quelque chose à l'oreille. L'Hayashi acquiesça. Il ne savait pas exactement ce à quoi pensait son coéquipier, mais il lui faisait confiance. Cependant, le chûnin n'allait pas rester spectateur car il savait bien que Natsuki était désormais limité niveau chakra. Donc dès qu'il aurait lancé ses projectiles, Raito enchainerait avec une de ses techniques afin de palier à un possible échec de la part du fin tacticien. Le couloir dans lequel ils se trouvaient était déjà faiblement éclairé avant que l'Hayashi ne décroche les deux lampes qui se trouvaient à côté de lui, de telle sorte que si elles n'émettaient plus de lumière, le couloir ne serait plus éclairé que par la salle. Le jeune homme ne douta pas une seconde et jeta les lampes sur Nobunaga. Il avait fait exprès de mal visé, si bien que les lampes frôlèrent le samurai pour s'exploser sur le mur derrière lui. Comme prévu, le couloir devint encore plus sombre. Raito remarqua que désormais l'ombre de l'élève de Suzurane s'était bien rapprochée d'eux. A ce moment là, le blondinet remercia la logique de la physique, pour une fois que tout se déroulait comme prévu ! Il n'attendit même pas de voir ce qu'essayait de faire Natsuki, qu'il vit les ombres du Nara avancer à toute vitesse. L'Hayashi ne savait pas si le samurai pouvait discerner les ombres, ou s'il ne les verrait qu'au dernier moment. Une des ombres se détacha des autres, elle semblait se diriger vers le katana. Si Raito avait bien compris son ami, cette ombre-ci servirait à augmenter les dégâts que Nobunaga s'était lui-même infligé. L'ANBU n'avait pas vu si la technique des ombres avaient atteint sa cible, si c'était le cas, le technique de Raito avait de très grandes chances de réussir, sinon, il fallait espérer que le samurai soit trop occuper à échapper aux ombres pour faire attention à l'Hayashi. Tout doucement, il lança sa technique. Une prison de bois aux murs parsemés de pics. S'il réussissait à avoir sa cible, Raito, par contrôle mental, n'aurait plus qu'à resserrer les murs afin que les pics transpersent le samurai. Si celui-ci était encore vivant, il se viderait de son sang très rapidement, et rejoindrait ses ancêtre en quelques minutes.


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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Lun 25 Nov 2013 - 5:01

Ah ben quand même. Ils en ont mis du temps, les salauds.

Et ce Nobunaga qui se tue pour moi, quel samouraï honorable ! … Ouais, ou pas en fait. Ce rat n'a juste rien fait de bien dans sa vie. Non pas que je puisse me vanter du contraire, mais c'est là une attitude déplorable de la part d'un homme de son rang de tomber pour l'image qu'il se fait de « Machi ».

Ce qui est ironique, c'est qu'il est dans le GR depuis le début, contrairement à moi qui en suis finalement arrivé à la tête. Le pouvoir, au final c'est juste saisir des opportunités : l'ancien chef s'est fait flinguer par des chasseurs de déserteurs, je me suis simplement hissé à sa place. Après, c'est rapidement devenu Machi par ci, Machi par là... j'ai vite regretté de m'être choisi ce surnom daubé. Enfin, il me fallait un « nom de scène », quelque chose qui me permette de rester incognito le temps que cette Brigade de mes deux se casse la gueule.

Cette brochette de nazes et moi avons au moins un point commun : nous voulons raser des shinobis de la carte de façon radicale. Après, Kumo ou un autre village, pas vraiment de préférence, mais ces glandus étaient tous unis par une rancœur personnelle contre le village caché des nuages. Une histoire sordide d'attentats, d'un village bombardé par un Bakushô... qu'en sais-je. Pour moi, le GR aura juste été une mine de moyens, de quoi s'amuser un peu pendant un temps. Mais c'est vite devenu aussi barbant que le reste, même avec cette taupe d'Utano chez les Kumojins. Faire partie des deux camps devait lui procurer un sentiment d'importance, il avait tellement d'étoiles dans les yeux quand il m'a annoncé qu'une attaque du QG était prévue par ses petits amis de Kumo... Évidemment, je n'ai pas ébruité la nouvelle, c'était bien plus drôle de voir toute cette petite mafia ridicule s'effondrer sur elle-même. Je n'ai jamais vraiment aimé ces corniauds, pas davantage que les autres boulets du Kokuen avec lesquels j'avais attaqué Konoha il y a presque un an.

Ils m'auront quand même laissé un dernier jouet... cette foutue belle salle. Toute circulaire, des balcons empilés les uns sur les autres, et autant de postes de commande pour contrôler les canons extérieurs de l'édifice. C'est moche, mais au moins ça effacera mon ennui, peut-être pendant quelques heures.
Je suis au sommet de la tour centrale au milieu de la pièce, devant la console principale de la salle ; pendant un instant, je délaisse les contrôles qui me permettront de m'envoler à jamais de cet endroit pour me délecter du spectacle de la fin de Nobunaga.

Son suicide lui donne une force plus que respectable, un mouvement du bras suffit à briser les deux lanternes qui lui arrivent dessus. La technique d'immobilisation par l'ombre du premier ne fait que le ralentir dans sa course furieuse: il se jette sur lui, le frappe à l'épaule, l'envoie valser quelques mètres au loin. Mais pendant un instant, je crois voir le visage du Nara, quelque chose m'intrigue.
Une sorte de gros pieu noir ressort dans le torse du Samuraï déchu : le dresseur d'ombres a réussi à l'avoir dans sa chute. Rapidement après, du bois se déploie autour de Nobunaga, le serre et le lacère... ces crétins de Konohajins n'ont donc pas compris que la douleur décuplait son chakra ?

Les pics de bois creusent sa chair, son corps se tord. Dans sa souffrance, il m'aperçoit enfin, en haut de ma tour.


- Machi... je les emporte avec moi...

Sa force inhumaine se déploie dans une dernière vague d'énergie qui rompt la prison autour de lui. Le bois s'écarte violemment, il est libre. Malheureusement pour lui, son sang aussi. Il s'écoule comme une multitude de cascade pourpres par toutes ses plaies. Son teint violâtre se fait blanc, son regard enragé devient stérile. Il lève la main sur le Hayashi... puis s'écroule.

Rideau.

J'applaudis tranquillement.


Merci quand même, c'était presque divertissant...

J'aperçois finalement la tête du Nara.
… sérieusement ?


Ha. Je t'avais bien dit qu'on se reverrait.

Bon, assez déconné.
De retour à cette console. Ce foutu Heinchtein nous a bidouillé une drôle d'usine à gaz, je ne comprends pas tout ce que je fais, mais ça marche. J'entends déjà la vapeur circuler et transporter le chakra artificiel le long des tuyaux, ce n'est qu'une question de secondes avant que le sceau à la base de l'édifice ne s'active.
En théorie, j'aurais du avoir bien plus d'hommes pour garder le contrôle sur l'ensemble de la machine, mais finalement me voilà seule là-dedans, avec mes deux invités surprises de Konoha. Aux grands maux les grands remèdes.


Dans les airs une nouvelle fois nous nous élevons, par ce vaisseau au ciel nous nous rendons. A ce sombre voyage nous vous invitons, mais à tous nos amis un cadeau d'adieu nous laisserons.


La douleur me guette, puis m'envahit comme à chaque fois. J'écarte les bras, et les fantômes en moi s'extraient de mon corps dans un volute de fumée tourbillonnante, puis s'envolent et se séparent aux quatre coins du château volant.
Les murs se mettent à trembler. On décolle.


Vous n'aurez pas fait ce chemin pour rien. Apprêtez-vous à vivre un spectacle inoubliable.

Nous voilà émergés. Les hublots et les baies vitrées autour de nous laissent finalement apparaître la lumière du jour. A travers les vitres, je distingue au loin la fonderie, en proie à tous les assauts des forces alliées.
Sur ma console, j'aperçois un gros bouton rouge sur lequel il est indiqué « Déployer très gros canon » au marqueur noir, et un deuxième plus gros encore où il est marqué « Feu !! » avec une petite tête de mort. Vraiment un teubé, cet Heinchtein, mais pour une fois c'est plutôt explicite.
Pressons donc le premier.


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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Lun 25 Nov 2013 - 18:53

Une diversion pour une diversion, un plan en trois étapes qui imposaient aux shinobis de réussir pour passer. Raito avait envoyé ses lampes, et Natsuki frappé de ses lances. Du moins, il avait essayé. Sans doute le samurai avait-il perçu la menace, car il se décida à charger. Il se rua droit sur l'ombre, qui ne parut pas lui faire grand effet, contrairement à Natsuki qui devait lutter âprement pour ne pas courir en direction de son adversaire. L'entrelacement des ombres prit forme. Les unes après les autres, les lances se formaient, émergeant du sol et des murs comme autant de pièges mortels s'abattant sur un aventurier imprudent. Mais mut par sa redoutable technique, l'épéiste slalomait entre les dangers avec célérité, et combla la distance qui le séparait de Natsuki en un rien de temps. Sa frappe fut rapide et puissante. L'héritier Nara savait qu'il y laisserait des plumes dans l'affaire, et c'était en tout état de cause qu'il encaissa la frappe. Mais juste avant, une dernière lance d'ombre fit son œuvre, et c'est probablement ce qui lui sauva la mise. Depuis le plafond, le pieu traversa l'épaule du samurai pour ressortir par le torse selon un angle peu commun. Si le concerné sentit la douleur, il n'en montra rien, mais la technique s'était encastrée dans son articulation du bras, et avait réduit quelque peu la force d'impact du mouvement. La paume s'enfonça tout en puissance dans l'épaule/ les côtes du Céruléen dans un craquement sinistre, et le repoussa avec force en arrière. Le souffle coupé, Natsuki ne prit pas le temps d'évaluer l'état de ses os, préférant laisser au future chirurgien le plaisir de compter les morceaux et compléter le puzzle, pourvu qu'il ne manque pas de pièce... Son visage toujours inexpressif et vide malgré la violente douleur qui traversa se perdit dans la poussière soulevée par ses rebonds et sa réception. Lorsqu'il releva les yeux, c'était pour voir que la tactique avait payé. Raito avait assuré sa part du contrat, et profité de l'ouverture dans la garde du samurai pour percer ses défenses. Maintenu dans une cage de bois qui aurait rendu jalouse plus d'une vierge de fer, celle-ci se referma et creusa cruellement la chaire de sa victime.

Mais de sa formidable évasion, Natsuki n'en retenu que les mots qui la précédèrent : '' Machi ''. Elle était là, toute proche. Le temps qu'il rejoigne le cadavre qu'il ignora, il l'aperçut. Elle. Celle qui avait ravagé une partie du Village de Konoha en invoquant des spectres. Et elle était là, dans le dédale souterrain. C'était elle alors, Machi ? L'information était propice à la formulation de nombreuses hypothèses dans l'esprit du ninja. Et ce fut le cas, mais aucune n'osa se manifester pour le moment. Son cerveau était complètement fermé, ne laissant passer qu'un flot limité de données : celles qui servaient à sa mission. La supposition n'avait donc pas sa place ici actuellement. Machi se détourna d'eux, mais lui ne l'âcha pas l'affaire. Aussi vite que ses pas pouvaient le conduire sans le rapprocher pour autant de la tombe, Natsuki se lança sa suite.


« Cette femme est un sceau ambulant, d'après Ozuka. Elle libère des esprits qui lui servent à se battre. « 
avertit-il à l'attention de son compagnon. « Elle était là lors de l'Embrasement Vert. Ne touche jamais directement ses spectres, car ils ont tous en commun de décharger au moindre contact morbide les plus désagréables sensations qui soient. Cela peut briser le mental le plus solide à terme. »

Ils arrivèrent dans la salle, et Machi fit démonstration des propos de Natsuki. Bien qu'ils ne pouvaient pas la voir directement, l'héritier Nara l'entendit psalmodier, puis capta le bruit déchirant résultant de l'invocation. Une multitude de spectres émergèrent depuis le sommet de la tour, et ignorant les invités surprises, s'en allèrent chacun de leur côté, trop rapidement pour que le Céruléen puisse songer à en éliminer certains d'un vol de projectiles. Il avisa alors son allié, et faute de lui trouver une arme, lui lança ses deux tonfas jusqu'alors attachés dans leurs sangles dorsales.


« Utilise ça recouvert de chakra si tu n'as rien d'autre pour lutter contre les morts. »


Ouvrant l'une des poches de son gilet tactique de combat, Natsuki en tira un court parchemin qu'il déroula rapidement et écrasa de ses deux paumes à terre. Une brève détonation poussiéreuse sans déflagration laissa alors apparaître une faux de guerre en apparence banale dans les mains de son invocateur. Le manche était courbé, et pourvu d'une poignée supplémentaire vers le milieu. La lame, elle, n'avait rien de particulier si ce n'est que son tranchant ne semblait pas servir uniquement à moissonner du blé – pour peu qu'il ai seulement servit dans un champ un jour.

Natsuki allait ouvrir la bouche, mais la salle trembla dangereusement, menaçant son équilibre et lui rappelant que ses os n'aimaient pas la forme que l'on avait tenté de leur imprimer. Le passage derrière le duo de Konoha se referma, mais pas très longtemps, laissant voir à ceux qui n'avaient pas encore comprit que l'immense salle, changée en ascenseur pour l'occasion, commençait à prendre de l'altitude. Ce n'était donc pas dans une simple pièce qu'ils étaient arrivés, mais dans une machine volante. Les observateurs les plus aguerris pouvaient même voir, s'ils tournaient leur regard vers les hublots, la fonderie par laquelle l'équipe envoyée par le Village de la Feuille était arrivée. Ils avaient fait une sacré trotte sous terre. Et maintenant, le reste de leur voyage allait se passer dans le ciel, au sein du Château Ambulant. Il n'y avait pas de temps à perdre à admirer la vue cependant : L'héritier Nara était venu pour arrêter Machi. Pour le reste, cela attendra – ou évoluera en fonction de ce qui se prépare.

D'un hochement de tête, les deux shinobis s'élancèrent au sommet de la tour : perdre du temps avec les spectres invoqués pour faire allez savoir quoi n'avait pas de sens si Machi pouvait en appeler d'autre encore. Autant s'attaquer à la source directement. Natsuki fera de son mieux pour suppléer son partenaire, mais il fallait que ce dernier soit prêt à tout donner, car la plus lourde tâche lui revenait.

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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Mer 27 Nov 2013 - 3:20

    Cette petite victoire contre Nobunaga avait un goût amer dans la bouche de Raito. Tout c'était déroule comme prévu pourtant, enfin presque. L'Hayashi aurait préféré que son camarade s'en sorte indemne, mais le samurai avait été trop puissant pour être simplement immobilisé, et avant d'être emprisonné, il avait réussi à assener un violent coup au Nara. Mais dans sa chute, le manipulateur d'onde avait atteint son objectif, une des ombres avait transpercé l'épéiste. C'est à ce moment là que le chûnin effectua son jutsu, et quelques secondes après, Nobunaga se retrouvait emprisonné dans la prison de bois. Raito était immobile. Cette technique était très puissante et dévastatrice, mais s'il voulait que les murs parsemés de pics dévorent la chaire de l'occupant de la prison, il ne devait alors pas bouger pour que le contrôle mental soit assez puissant. Malgré la puissante technique, et les pics dans sa chaire, le samurai dans un ultime effort explosa littéralement les murs qui le retenaient. Un dernier regard pour Raito, il voulait se venger de lui. Il voulait entrainer dans sa mort celui-ci qui venait de mettre fin à tous ses projets, celui qui brisait son serment d'allégeance en vers Machi. Il leva le bras pour essayer d'asséner un dernier au coup à l'Hayashi, mais il s'effondra avant de pouvoir l'abaisser. Natsuki se releva et avança sans un regard pour Nobunaga. Raito lui s'arrêta devant sa victime, très pâle car elle venait de perdre une quantité de sang très importante. Le samurai avait les yeux ouverts. Le Konohajin lui les referma, en espérant qu'il trouverait le repos éternel. Nobunaga avait été un adversaire honorable, il méritait le respect. Mais la mission n'était pas terminée, et le jeune homme ne pouvait pas se laisser envahir par ses émotions. La machoire contractée, Raito essaya d'oublier le fait qu'il venait de tuer pour la première fois. C'était un sentiment contradictoire, d'un côté il aurait espéré éviter cela et il espérait surtout ne pas avoir à le refaire d'un autre côté, tuer quelqu'un avait presque un côté enivrant, on se sentait puissant, et on se demandait alors quand est-ce qu'on ressentirait de nouveau une telle sensation. Et c'est de ce genre de pensées dont avait peur le Konohajin. Etait-ce normal qu'il pense cela, lui qui voulait devenir Hokage, afin de pouvoir instaurer la paix dans le monde ? Ou alors, au fond, est-il un être mauvais ? Il avait également peur d'utiliser la paix comme prétexte pour commettre des meurtres, ou tout simplement se laisser à ce genre de pratiques trop facilement au nom de la paix. Il ne vaudrait alors pas mieux que ce Masque Blanc qui pensait que la paix devait s'obtenir par tous les moyens. Raito pensait que la force devait avant tout être utilisée pour se défendre. Il était cependant vrai que parfois, attaquer c'était se défendre. Mais là n'était pas le sujet, l'Hayashi devait reprendre son sang-froid et se concentrer sur la mission.

    Raito entra donc dans la salle circulaire. Machi était là, au milieu de la salle, quelques mètres plus haut. La salle était parsemée de balcons, c'était par là qu'ils devraient passer pour rejoindre Machi. Celle-ci semblait s'être divertie avec la mort de Nobunaga. A ce moment là, l'Hayashi méprisa celle qui lui faisait face. Il ne comprenait pas comment on pouvait se délecter de la mort de quelqu'un. Le Konohajin écouta les conseils de son coéquipier. Ne pas la toucher. Compris. Le taijutsu était donc à proscrire dans ce combat, ça ne dérangeait pas vraiment le jeune homme puisqu'on sont style de combat était surtout basé sur le ninjutsu. Mais dans cette opposition, il se trouvait presque seul, Natsuki serait là pour l'épauler en cas de besoin, mais il ne fallait pas se leurrer, le Nara n'avait plus beaucoup de chakra, ainsi sa capacité d'action était réduite. C'était de toute façon le marché qu'ils avaient implicitement passé tous les deux. Natsuki s'était quasiment chargé de la majorités des obstacles jusqu'à Machi pour que Raito puisse s'occuper de la big boss.

    - Ne pas la toucher ? Très bien ce n'est pas un souci... Elle payera pour les crimes qu'elle a commis. Dès ce soir, elle devra répondre de ses actes au près de nos supérieurs.

    Quelques secousses... Les voilà qu'ils étaient dans les aires. Raito n'en revenait pas. Quelques secondes auparavant, ils étaient plusieurs mètres en dessous du sol, alors que maintenant ceux qui étaient au sol devaient les yeux au ciel pour voir ce qui était en réalité un château volant. A l'intérieur, le combat final commençait. Machi avait envoyé une horde d'esprits pour gagner du temps. Il n'y avait aucun doute possible, elle cherchait à savoir comment utiliser les boutons qui étaient devant elle, et pour cela elle ne devait pas être dérangée. Raito dégaina son katana d'ANBU, et le recouvrit d'une fine particule de katon. Machi ne leur accordait plus aucune attention. Parfait, c'était à ce moment là qu'ils devaient agir. Sans tarder, Raito invoqua deux clones. Plus ils étaient nombreux, plus l'ascension serait rapide. Bien entendu les deux clones avaient aussi leur katana. Ainsi la troupe de Konhajins s'élançait jusqu'à la tour où Machi cherchait toujours à manipuler correctement les boutons. Pendant ce temps là, les shinobis du village de la Feuille découpait de l'esprit à tout va. Les esprits étaient assez faibles, et clairement ils ne servaient que de simples obstacles. Ils n'avaient pas été créés dans la prétention d'anéantir les deux Konohajins. Raito vit que celle qui se nommait aussi Yuureisen avait appuyé sur un bouton. Néanmoins elle restait toujours aussi concentrée sur la console. Cela voulait dire qu'elle cherchait à en utiliser un autre. Le temps pressait. Finalement après quelques minutes, les Konohajins arrivèrent enfin tout en haut. L'Hayashi regarda un bas. Mine de rien il y avait une bonne distance, et une chute, même si elle n'était pas mortelle, pouvait être assez douloureuse. On pouvait, si on tombait mal, y laisser une épaule. Comme Machi avait été concentrée sur la console, elle n'avait pas vu que Raito avait invoqué deux clones. Elle ne pouvait donc pas savoir désormais qui était l'originel des copies. Une fois à la hauteur de Machi tout se déroula très vite. Il fallait d'abord désactiver cette console. Il n'y avait qu'un seul moyen : l'exploser. Les deux clones avancèrent, ainsi Natsuki et Raito ne risquaient pas d'être touchés par une riposte de Machi. Le premier clone envoya une dizaine de boules de feu qui cachaient en réalité des shurikens afin de court-circuiter la console. Le deuxième enchaina rapidement en invoqua un fouet pour attraper le poignet de Machi. Si tout se passait comme l'ANBU l'avait prévu, la jeune femme devrait être surprise par les shurikens, et c'est à ce moment là que le deuxième clone devait utiliser le fouet pour attraper Machi. Alors il n'aurait plus qu'à se lancer par dessus la tour pour s'écraser tout en bas, entrainant le boss de la Brigade avec lui. Cette stratégie permettait d'économiser un peu de chakra, de ne pas dévoiler toutes ses techniques, et surtout il obligeait Machi à se découvrir et montrer ses points forts et ses points faibles. Raito espérait maintenant que tout marche comme sur des roulettes. Néanmoins si le deuxième clone échouait, le premier serait toujours là pour le suppléer, en plus de Raito et Natsuki.


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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Lun 2 Déc 2013 - 19:57

J'entends mes esprits périr, brûler dans une série de râles éphémères et de plus en plus proches. Mes invités ont jugé bon d'éliminer tous ceux qu'ils trouvaient sur leur chemin pendant leur ascension, futile précaution. Un esprit ne meurt pas, il est soumis à un cycle qui dépasse les mortels, et dont je suis un catalyseur.

Par le hublot, j'aperçois le canon principal qui pointe le bout de son nez, en direction de la fonderie. Son déploiement s'achève.

Mais au moment où je presse le bouton de tir, je perçois comme un petit grésillement et une furtive effusion lumineuse. Des shurikens enflammés.

C'était le blond.


Toi tu m'agaces... ouch.


Mon bras, emporté par le fouet de ronce, me tire vers le bord de la plate-forme. Il n'en faut pas plus à mon armure pour se déployer. Le Nara la connaît déjà...
Elle se déploie d'abord autour de mon bras, mais le fouet y reste enroulé. L'exosquelette spirituel grossit ensuite autour de tout mon corps, si bien que je tiens à peine sur la plate-forme. Un mouvement de bras en arrière suffit pour donner une impulsion sur le fouet, et emporter l'exemplaire du blond qui s'agrippe à l'autre bout pour valser dans le décor et disparaître sans laisser de trace.

Deuxième essai ? A ta guise, Konohajin. Mais cette fois, je suis prête. Mon « Susanoo » personnel l'est aussi. Ton deuxième fouet d'épine s'élance vers moi, mais mon bras fantômatique tranche l'espace devant moi, balaye la ronce et touche ton autre clone qui disparaît à son tour.

Enfin un peu de calme. Mais la console est cassée. Quelle barbe... heureusement, j'entends le sifflement croissant, caractéristique de l'armement du canon principal lors de ses phases de test. Mes esprits ont normalement eu le temps de paramétrer les consoles secondaires pour viser droit sur la fonderie, et si certains ont disparu avant de pouvoir le faire, cela ne devrait pas engendrer une incertitude bien gênante dans le calcul. Au pire, le tir tombe un peu à côté, et ce n'est que la moitié de la fonderie qui disparaît ; l'autre moitié s'effondrera sur elle-même, et tout le monde sera mort quand même. What else.

Ma carrière de technicienne s'arrête là pour le moment. Le Nara et le botaniste sont là ; ils ont laissé des clones cramer mon jouet à leur place, maintenant ils sont nus face à mon courroux.

Tant pis pour vous si vous êtes incapable de rester en place. En éveillant ma colère, vous m'obligez à vous faire manquer un spectacle magnifique et absurde, celui de la fin de ce conflit. Adieu Kumo, adieu la brigade... et adieu vous.

A ce destin que vous refusez d'accepter, bientôt vous serez à jamais liés. Courbez l'échine, et faites-vous oublier.
Des profondeurs du néant je vous appelle à moi, ombres du passé...


Mes tatouages s'activent, les fantômes s'en extraient et traversent mon exosquelette pour se muer en une seul déferlante. Voilà qui devrait les occuper le temps que le canon finisse de se charger et se déleste de son laser à chakra sur tous les vermisseaux qui se battent à mort en contrebas.


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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Mar 3 Déc 2013 - 20:13

Natsuki tourna ses yeux vides vers Raito, ne pipa pas le moindre mot, puis reprit l'ascension. Il connaissait la politique de son coéquipier, mais avait du mal avec cette façon de penser. Non pas parce qu'il aimait tuer, mais parce que sous entendre que l'on comptait ramener son ennemi vivant induisait que ce dernier sera ménagé : pour l'héritier Nara, c'était la meilleure façon de creuser sa propre tombe puis de tendre la pelle à son adversaire pour attendre le coup fatal dans la nuque. Lui ne concevait ses affrontements qu'en combattant avec la volonté de tuer. Si sa cible s'en sortait hors d'état de combattre, tant mieux pour elle, il ne l'achevait que si c'était nécessaire. Dans le cas de Machi, cela ne changeait rien à sa manière d'agir. Mais il redoutait quelque part que si Raito la prenait à la légère en évitant de placer des coups potentiellement létaux, il ne fasse pas long feu. Le blond n'avait pas vu la même chose que le Céruléen lors de l'Embrasement Vert. Il n'avait tout au mieux que vaguement entendu le récit du chaos spectral que la femme avait semé. Savait-il seulement pour l'esprit gardien géant qui hantait et protégeait le corps de son adversaire ?

L'ascension fut rapide. Avec deux doubles de Raito supplémentaires, ils s'élancèrent dans les escaliers sillonnant la tour centrale, la fine équipe du blond se chargeant de trancher dans l'ectoplasme tous les spectres trop lents pour s'enfuir ou qui s'attelaient sur de l'informatique dans leur chemin. Natsuki, lui, se contenta d'avancer, sa faux à la main. Il n'avait plus assez de ressources pour se permettre d'en gâcher en laissant un flot d'énergie parcourir son arme. Les petits spectres n'avaient pas d'importance pour lui, pas tant que celle qui leur servait de porte entre les deux mondes était là. Ils trouvèrent d'ailleurs ladite porte au même endroit que là où elle s'était éclipsée plus tôt : au commande d'un outil technologique impressionnant. Profitant alors qu'elle leur tournait le dos, Raito envoya ses clones amorcer l'affrontement. L'un détruisit la console, l'autre s'attaqua à Machi. En résultat, cette dernière décida de ne pas lambiner, et fit jaillir sans sommation la même technique que la dernière fois. Une armure spectrale immense, pourvue d'un sabre aux dimensions adaptées, qui l'entourait complètement. Enfin, s'il l'on pouvait parler d'une armure, car au final, Machi ne ressemblait qu'à une prisonnière au milieu des côtes du fantôme squelettique géant. Une prison dorée, cela dit. Comment l'atteindre , Natsuki n'en savait rien. Mais au moins, peut-être que son coéquipier avait maintenant un peu plus conscience de la menace qui planait sur eux. Peut-être aussi que cela l'amènera à revoir sa façon de se battre. Était-ce une erreur de l'avoir préservé pour un affrontement mortel qu'il n'avait pas les tripes de mener ? L'héritier Nara, tout aussi réticent à prendre des vies mais moins hésitant, aurait-il fait un meilleur choix ? La question ne se posait pas, elle n'avait pas d'intérêt. L'équipe avait fait des choix, et devait maintenant les assumer. Ses choix, mais aussi ses responsabilités. Si Raito en avait conscience, alors c'était suffisant. Si ce n'était pas le cas, il avait encore deux secondes pour être frappé par une révélation divine.

A défaut d'une révélation, ce fut le manche de la faux de Natsuki qui le frappa sous les côtes, pour le repousser. L'écartant de justesse, ce fut l'héritier Nara qui encaissa de plein fouet la déferlante d'esprits. N'étant pas matériels, ils ne lui causèrent pas de dégâts. Du moins, pas physique. La température de son corps lui sembla chuter au point du zéro absolu au moment du contact morbide, tandis que chaque spectre hurleur, chaque fantôme damné déversaient en lui toutes les funestes émotions dont ils étaient porteurs. Sa faux ne tournoya pas très longtemps. Il se retrouva à lutter contre la déferlante comme face à une nuée de guêpes, pour tout autant d'efficacité. Il tanguait, boitait en tournant sur lui-même pour emprunter un chemin hasardeux qu'il ne voyait même pas. Tout son esprit était focalisé sur les assauts qui tentaient de le briser. Des gémissements rauques s'échappèrent de ses lèvres, mais pas longtemps : il passa malgré lui par-dessus le rebord. Les escaliers en colimaçon assurèrent sa réception quelques deux mètres plus bas. Il tomba lourdement sur les marches et roula un moment, ce qui réveilla la douleur lancinante dans ses côtes déjà meurtries. Il ne trouvait plus d'air dans ses poumons. Son cerveau asphyxié était à l'agonie, saturé parla haine, la souffrance, la peine, la tristesse et le regret dont étaient vecteurs les esprits qui l'avaient traversé en nombre conséquent. Lorsqu'il combattait, Natsuki tuait chacun de ses sentiments pour se battre pleinement, sans laisser la moindre hésitation ralentir son poing. Mais là, même son esprit fermé ne pouvait endiguer le flot continue d'horreur qui l'irradiait, lui insufflant épouvante et lui aspirant tout désir de vie. Il hoqueta en se redressant douloureusement sur ses genoux, à quatre pattes. Une position idéale pour vomir sa bile par jets successifs. La nausée était atroce, il se sentait brisé – ce qui était en partie vrai. Deux ruisseaux de larmes débordaient de ses yeux alors qu'il tremblait de tout son corps, gémissant et misérable. Des échos d'un combat lui parvenait un peu plus haut, mais ils étaient distants, comme passant au travers de plusieurs murs, les murs derrière lesquels son esprit s'était tapis, cherchant à préserver un minimum de santé mentale dans le torrent de folie.

Il régurgita encore. Puis en levant son regard vitreux, il l'aperçu. Le canon de la forteresse au-delà de la vitre. Un courant le parcourait, dont le crépitement était largement couvert par le vacarme de tous les mécanismes permettant au Château Ambulant de voler. Inutile d'avoir le cerveau d'un Nara pour comprendre ce qui allait se produire, ni ce qui était visé. Son regard embué l'empêchait de voir au loin, mais pas son imagination. Si le tir rasait la fonderie, tous les shinobis, alliés et ennemis, périraient sous l'impact dévastateur de la munition qu'un canon de ce genre pouvait envoyer. Il fallait empêcher cela.

Natsuki était en mauvais état. Son esprit encore tourmenté malgré que plus aucun spectre ne le touchait, et peinait à récupérer. Mais la vision de la mort qui allait s'abattre sur tous anima la dernière étincelle de volonté en lui. Elle ne se transforma pas en nuée ardente, ni même en flammèche. Tout au mieux elle vacilla un peu, mais c'était suffisant. Il était ici pour défendre les valeurs dans lesquelles il croyait. Il n'était pas question qu'il laisse des individus comme Machi libre de semer le chaos, la désolation et la mort simplement parce qu'ils n'aimaient pas la vie des autres. L'héritier Nara, au prix d'un effort mental difficile, trouva le juste enchainement entre ses membres pour rouler sur le côté, et s'adosser à grande peine sur les marches contre la tour centrale. Ses dents claquaient, ses doigts tremblaient, mais il composa sans faillir ses mudras. La forteresse commença à trembler. Faite à moitié de fer, l'autre moitié n'en était pas moins composée de pierre, de briques, et de la terre qu'elle avait emporté dans son ascension. Tous ces éléments naturels se mirent alors en branle. Si Natsuki pouvait faire jaillir une montagne à partir du sol, il pouvait aussi réorganiser la roche lorsqu'il en avait autant à disposition. Et c'est précisément ce qu'il fit. Le fer grinçait là où la pierre ondulait, se tortillait pour écraser ce qui l'entourait. Le canon, ou plus exactement la partie à laquelle il était rattaché, commença à se tordre, agitant la gueule de l'arme géante comme une trompe, tandis que le support se détériorait sous la pression des éléments manipulés par Natsuki. L'embouchure du canon fini par pointer vers le sol, pendant au milieu des câblages qui le retenaient encore. Difficile de dire s'il fonctionnait toujours, mais en tout cas, il ne pouvait pilonner que ce que le Château Ambulant survolait désormais.

Car de voler, la forteresse en était toujours capable. Un peu partout des arcs électriques se formaient, crachés par le matériel informatique lourdement endommagé par la restructuration de l'ossature en pierre des lieux, mais elle était toujours dans le ciel. Pour combien de temps, cela, c'était une autre question. Mais au moins, le canon était pour le moment hors d'état de nuire aux shinobis se battant encore dans la fonderie, ou errant dans ses souterrains. Le sursis avait cependant coûté beaucoup à Natsuki. Il avait été forcé de siphonner ses réserves d'énergies, ne gardant que le nécessaire vital à son corps pour fonctionner. Mieux valait ne plus compter sur lui pour lancer de techniques avant un bon moment. Il devait épauler Raito, mais il avait choisit à la place de sauver les shinobis se battant à la fonderie. Non pas par égard pour eux, mais pour le bien de sa mission : si le canon avait tiré, son coéquipier aurait été anéanti. S'il n'avait pas agit ainsi, c'est Raito qui aurait tenté de stopper la mise à feu. Le blond n'avait plus rien pour le distraire maintenant, il ne devait se concentrer que sur son combat. C'était tout ce qu'avait pu faire Natsuki pour lui, pour leur objectif : l'amener dans le meilleur état possible jusqu'à Machi. Car maintenant, il ne lui pouvait plus faire grand chose de plus pour lui. Il ne lui restait plus que ses poings désormais, et sa faux. Encore fallait-il qu'il puisse s'en servir. Encore émotionnellement sous le choc de l'attaque de Machi, il n'était actuellement qu'une misérable créature avachie contre un mur déformé et tremblante, dont l'esprit fissuré tentait de se reconstruire.

Une autre attaque de ce genre, et il risquait de se briser pour de bon.

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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Sam 7 Déc 2013 - 19:24

    Elle était coriace. Raito savait bien que son coup n'allait pas être assez puissant pour venir à bout de Machi, mais il devait avouer qu'il ne s'attendait pas à une telle réponse de sa part. Cette armure... l'Hayashi était ébahi, bien qu'il ne laissait rien transparaitre, devant la technique de son ennemi. Mais elle ne devait pas s'y méprendre, le Konohajin avait encore de la ressource pour s'attaquer à elle, et surtout pour en venir à bout. Cependant, Raito le savait, le combat touchait à sa fin. C'était le dernier round de ce long combat. Il ne pouvait pas se permettre d'utiliser encore des petites techniques pour pousser Machi à sortir le grand jeu. Elle venait déjà de le faire, et à moins que ses quantités de chakra soient astronomiques, elle ne pourrait pas indéfiniment utiliser ce genre de techniques. Après s'être débarrassé des clones de Raito, Machi passa à l'offensive. Une vague de fantômes émanait désormais de son corps en direction du binôme. L'Hayashi devait agir, il ne savait pas exactement ce qui se passerait s'il se faisait toucher par ces êtres ectoplasmiques et en vérité, il n'avait pas vraiment envie de la savoir. Il était juste omnibulé par l'idée de mettre Machi hors d'état de nuire, l'excitation montait en lui. Mais il devait tout d'abord éviter ces fantômes. Avant qu'il ne puisse faire le moindre mouvement, une vive douleur le pris aux côtés. Raito ne savait pas ce qu'il venait de se passer, mais il était désormais à terre, les côtes en feu. C'est alors qu'il le vit, Natsuki.

    Son ami venait de jeter à terre l'Hayashi pour lui éviter de se prendre la vague fantomatique. Un acte courageux, à n'en pas douter. Et Raito assista à l'inévitable, impuissant. Son coéquipier, qui était traversé de tous les côtés par l'attaque de Machi. Le chûnin ne put que lâcher un très long « Nooooooon » plein de rage. Cette attaque lui était destinée, c'était lui qui devait se défendre. Il ne pouvait pas supporter de voir Natsuki souffrir le martyr comme cela. Il voulait l'aider, mais il ne pouvait déjà plus agir. Natsuki avait subit une lourde chute, et des larmes coulaient de son visage. Ce n'était pas la douleur physique, non, Raito savait très bien qu'un ninja tel que le Nara était capable ne maitriser plus ou moins la douleur physique. Il devait souffrir de maux mentaux, et là le Konohajin ne pouvait rien faire. L'Hayashi s'était relevé, et s'était précipité près de la rambarde pour observer son ami, la mâchoire contractée, régurgitant. Il lança alors un regard plein de haine envers Machi, qui ne le regardait même plus, admirant avec un sourire sadique le résultat de son attaque. Seulement il y avait un problème, elle ne s'attaquait pas à de misérables ninjas, non, elle s'attaquait à des shinobis de Konoha, à la volonté de feu. Natsuki aurait rendu fier tous les Hokage s'ils avaient été là. Il surpassa sa douleur pour lancer un dernier assaut sur le château volant précisément, le canon. Avec un grincement sourd, et de très forts tremblements, Raito voyait le canon se détériorer pour devenir, semblait-il, inutilisable. Natsuki s'adossa contre un mur, exténué, sur le point de craqué. Machi, elle, semblait furieuse, du moins Raito en avait l'impression, le manipulateur d'ombre venait de mettre ses projets à la poubelle. Si jamais les deux Konohajins... Non, si jamais Raito ne parvenait pas à venir à bout, le duo, et plus précisément Natsuki, aurait réussi à au moins sauver tous les autres, ce qui était en soit déjà une victoire.

    Mais Raito n'était pas resté là à regarder son ami tenter de faire quelque chose pour contrer Machi. Il devait aussi agir, et l'Hayashi devait bien l'avouer, il n'avait plus les idées claires. Désormais il était guidé par la rage. Voir son ami torturé ainsi mentalement lui avait fait perdre son sang froid. Et il ressentait une soif en lui, une soif qui ne pouvait pas être étancher par de l'eau. Le Konohajin savait comment étancher cette soif, seule la sensation qu'il avait ressenti après avoir tué le samourai pouvait le satisfaire. Le jeune homme était comme dans un état de transe, on ne voyait plus ses pupilles, sans le blanc de ses yeux étaient visibles, ses cheveux étaient montés en pics, et il était entouré de son chakra rouge. Plus rien ne pouvait le perturber, il était concentré sur une seule chose : tuer Machi. Car oui, il n'arrivait plus à se contrôler, il voulait la mort de cette femme qui avait causé tant de mal, celle qui était à l'origine de la torture psychologique du Nara. Raito avait bien eu raison de s'inquiéter de ce qu'il avait ressenti en tuant l'épéiste tout à l'heure... Cette sensation enivrante. Désormais le blondinet voulait retrouver ce sentiment de puissance. Il était comme un drogué en manque. Seule la mort de Machi pourrait le soulager.

    Pendant que Machi regardait Natsuki l'empêcher d'anéantir les forces alliées, Raito avait invoqué deux clones de bois, cette fois-ci, si elle essayait de s'attaquer à eux, Machi ne pourrait pas se contenter d'un petit coup. Ils invoquèrent encore une fois le fouet. C'était bien la première fois de sa vie que Raito utilisait autant cette technique, mais elle servirait en fait à immobiliser Machi. Si tout ce se passait comme prévu, le chûnin viendrait à bout de son ennemie après ce combo... Sinon il serait fini, car il n'aurait plus assez de chakra pour la combattre. Et même sa rage ne serait pas suffisante pour éliminer quelqu'un comme elle. Mais pour commencer, Raito laissa libre cours à sa colère. Il expulsa de son corps autant de chakra futon possible dans un cri de rage en direction de Machi. Avec la distance minime qu'il y avait entre eux, elle ne pourrait surement pas l'éviter. Si tout se passait comme prévu, Machi n'aurait plus son armure, du moins si la technique était assez puissante, et elle se projetée plusieurs mètres plus loin à cause de la force du chakra dévastateur de l'Hayashi. C'est là que ses clones entraient en action. Grâce aux fouets, ils immobiliseraient les bras de Machi encore déboussolée pour laisser le vrai Raito lui donner le coup de grâce. Le coup de grâce ? Un Rasengan enrobé d'une pellicule de Katon pour le rendre dévastateur. Le chûnin devait remercier son sensei pour cette technique, c'était lui qui lui avait conseillé d'allier le Katon au Futon. Le Konohajin n'y avait jamais pensé. Mais est-ce que le luthier avait pensé que son élève utiliserait cette technique pour essayer de mettre fin à la vie de quelqu'un, Raito se posa intérieurement cette question et il était persuadé que la réponse était non. Cependant, dans l'état où il était, l'Hayashi n'avait que faire des considérations des autres. Il voulait assouvir sa soif. S'il réussissait son enchainement, Machi serait très gravement blessée, sûrement incapable de combattre, et alors, Raito aviserait. Il pourrait retrouver cette sensation de pouvoir en lui enfonçant son katana dans le cœur.


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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Sam 14 Déc 2013 - 5:49

Mon jouet...

Tout est de la faute du Nara. Qui aurait cru qu'un soldat aussi insignifiant pourrait renverser à ce point la situation ?
En courbant les minéraux autour du canon, c'est l'intérieur même de celui-ci qui s'est retrouvé obstrué. L'obus de chakra a explosé avant même de sortir de l'embouchure, dans un boucan si effroyable que les fissures qui se déployaient autour de la zone où le canon était fixée à une vitesse vertigineuse n'impressionnaient presque plus personne.

Le canon s'est décroché, a chuté pendant de longues secondes avant de s'effondrer de toute sa masse sur le sol dans un nuage de poussière. Il a sûrement emporté la vie de plusieurs personnes dans les tunnels qu'il vient de broyer, mais rien de comparable à ce qu'aurait donné la destruction de la fonderie.

Les fissures se propagent comme la gangrène à travers le socle de mon château qui commence déjà à tomber en miette. C'était bien la peine de le sortir. Sombre spectacle. Mais même si le Saibogu a fait ce bâtiment en carton-pâte, la technologie chakra-générée qui le sous-tend est sans égal: notre ascension continue.

L'envie me vient soudainement de violer l'âme du Nara en l'arrachant à son corps pour en faire un fantôme de destruction massive, et le condamner à ruiner d'autres projets toute son existence. Mais ce n'est pas lui mon adversaire, c'est l'autre.

Le Hayashi, fougueux comme jamais. Les bras de mon Susanoo suffisent à peine pour me protéger du vent gorgé de chakra qu'il me vomit à la figure. Le maintenir devient trop coûteux, je relâche l'armure aussitôt que la bourrasque se calme ; le bougre saisit alors l'occasion pour, à l'aide de deux autres sous-fifres, m'attraper les bras à l'aide de ses ronces. Mes poignets tirent, je les vois saigner sur mes côtés.

Fol idiot. Le voilà qui approche, enragé comme un lion. Mais je n'ai besoin ni de mes bras, ni d'incantation pour régler son sort ; car c'est de ma bouche, cette fois, que se dégage le rayon d'âme dirigé vers lui. Les esprits les plus rancuniers, les plus tourmentés, enfouis dans les sceaux gravés à l'intérieur même de mon corps, se réveillent pour mettre un terme définitif à sa mission.

Le rayon l'atteint, mais s'écarte pourtant sur son passage. Du feu se dégage de sa main, tourbillonnant dans tous les sens comme diffusé comme par une micro-tempête contrôlée à la perfection dans le creux de sa paume.
J'intensifie le rayon d'esprits. Mais rien ne l'arrête. Son chakra se déploie tout autour de lui, rougit par la lumière des flammes, si bien qu'il semble rouge lui-même.
Je ne lâche rien.
Lui non plus.
Son orbe flamboyante explose. Mon torse est partiellement brûlé.

Nous sommes projetés, chacun de notre côté. Le feu a brûlé les fouets d'épine, je tombe en silence le long de la tour de contrôle.
Réflexe salvateur, j'invoque douloureusement une chaîne d'esprits pour me rattacher au balcon le plus proche, ce qui me sauve d'une chute non pas sur le sol du château, puisque celui-ci n'existe plus, mais bel et bien au sol, des centaines de mètres plus bas.
L'édifice n'a plus de parquet, il s'est effondré. Les balcons donnent sur le vide. Et moi, je demeure pendue à un balcon, attaché à ma ficelle d'âmes.

Pff, fais-je à moi-même, pour oublier la douleur.

J'adresse un regard glacé au Nara, pendu lui aussi comme il peut. Il le paiera vraiment cher. Presque autant que l'autre botaniste psychopathe. Leur sort sera semblable.
Mais je commencerai par lui, avant qu'il ne casse ce qu'il reste de mon chalet privé. Ma priorité est de disparaître dans le ciel, avant que ces crétins de la brigade ou des villages alliés ne me rattrapent ; il a déjà privé le château de son plancher, s'il continue cela risquerait de rendre la situation très gênante.

Mais le pauvre est déjà tout refroidi. Son acte héroïque lui a semble-t-il coûté ce qui lui restait de sang froid.

Vous n'avez pas l'air d'avoir bien compris. C'est mon château, et c'est ma loi. Vous venez pour tout casser, vous repartirez tout cassés...

Je lève le bras dans sa direction. Cela devrait être suffisant pour qu'il aie la politesse de me débarrasser de sa présence tout seul.



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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Sam 14 Déc 2013 - 15:07

Natsuki frissonnait de tout son corps. Le combat plus haut battait de son plein, mais il lui paraissait toujours si lointain, perdu au milieu du chaos du Château Ambulant qui tombait en pièces. L'héritier Nara avait vraiment fait plus de dégâts qu'espéré. Les zébrures dans les murs se propageaient partout, éclatant en tout sens à chaque nouvelle explosion. Le sol se disloqua. D'abord un morceau ici et là, puis des blocs entiers de ce qui servait de plancher à la forteresse tombèrent en cascade. Et de haut, car il n'y avait plus rien en-dessous, si ce n'est le vide. La situation de Natsuki allait de mal en pis, mais au final une seule chose conservait vraiment son attention : sa propre précarité mentale. Avec l'esprit fissuré, la terreur le gagnait. Non plus pour les fissures en elles-même désormais, mais pour ce qu'elles avaient révélé derrière. Un sentiment de fureur profonde filtrait au travers de celle-ci. Un désir de destruction et de meurtre, une soif sanglante et d'extase au milieu d'une pluie d'hémoglobine et de râles d'agonies. Un sentiment de dégoût le gagna, autant pour ces émotions en elles-même que pour le délicieux plaisir malsain qu'il éprouvait malgré lui. Une envie de s'esclaffer le gagna, un rire qui ne lui appartenait pas, et qui tenta d'émerger du fond de sa gorge. Le nœud dans son estomac remonta douloureusement, apportant son cœur jusqu'au bord de ses lèvres. Natsuki se redressa difficilement en s'appuyant sur le mur, chancelant alors qu'une énergie nouvelle commençait à affluer. '' Je deviens fou... '' murmura la voix de sa conscience de loin, très loin. Ce n'était pas pas naturel, cela ne s'était pas passé comme ça la dernière fois. Mais il n'avait non plus souffert d'autant d'esprit en même temps la fois passée. Il s'approcha du bord de la rambarde, luttant pour garder un minimum d'emprise sur un corps qu'il avait l'impression de diriger à travers un hublot. Ses muscles ne lui paraissaient plus si faibles, mais ils ne répondaient plus comme il le désirait. Quelque chose l'écrasait, comme des racines qui poussaient lentement sous sa peau, et s'étendaient jusqu'à le recouvrir. Une souffrance mentale intense qui se répercutait sur un physique qu'il ressentait de moins en moins.

L'escalier céda. Dans un crissement d'acier, les barres se tordirent quand les attaches lâchèrent. Les plaques servant de marches n'étant plus retenues par quoi que ce soit tombèrent, jusqu'à ce que les fixations plus hautes prennent le relais. Natsuki se retrouva suspendu, agrippé comme il le pouvait à la rambarde pendant au-dessus du vide. D'un point de vue extérieur, il ressemblait à ces balanciers d'horloges géantes, dont le tic-tac régulier était remplacé par les couinements de protestation du métal tordu. En soi, il y avait une autre similitude avec les pendules : chaque balancement rappelait qu'une seconde de vie venait de vous être arrachée, et raccourcissant ladite vie qui ne semblait d'abord plus très longue. La sensation de folie s'était dissipée, chassée par un nouveau flot d'adrénaline, mais la situation n'était pas plus enviable.

Un nouveau balancement l'amena à faire plus ou moins face à Machi, suspendue à une chaîne spectrale à quelques mètres de lui seulement. Position précaire elle aussi, mais cela ne semblait pas vraiment avoir supprimé son désir de répandre la mort. Au contraire, il semblait plus présent que jamais. Elle murmura des paroles qui ne portèrent pas aux oreilles de l'héritier Nara, trop prises par le capharnaüm environnant, mais cela ne l'empêcha d'en comprendre le sens global : une nouvelle attaque arrivait. Compte tenue de sa situation, son adversaire en faisait peut-être un peu trop, mais après tout, mieux valait en faire plus que nécessaire que pas assez. Pour un homme suspendu à un bras, les côtes meurtries et la douleur l'irradiant de toutes parts, Natsuki fit preuve de beaucoup de stoïcisme en affrontant la mort de face. La vague d'esprits assassins fila d'entre les doigts de Machi droit sur sa victime. Mais lorsque le moment de l'impact arriva, il n'y avait plus personne pour l'encaisser.

Le ninja tatoué se trouvait quelques mètres plus bas, et la distance ne cessait de grandir car les dernières soudures de l'escalier avait choisit cet instant pour rompre et l'envoyer poursuivre sa route à la verticale. Il chuta à plat ventre dans l'air qui se ruait à sa rencontre, les yeux fixés vers le paysage qu'il embrassait dans sa totalité. Il vivait l'un de ses instants que l'on ressentait lorsque l'on prenait son courage à deux mains, et qu'on se lançait dans son projet. L'incertitude de réussir, l'appréhension, la perte d'emprise sur tout, mais c'était trop tard pour faire marche arrière, le grand saut était fait. L'origine de la métaphore prenait tout son sens pour lui, alors qu'il vivait l'expression réellement. Une sensation de liberté totale, sans limite pour brider les possibilités du corps. Le vent le traversait avec force, ébouriffant ses cheveux détachés et laissant son cœur battre à tout rompre contre ses tempes. L'air frais le vivifiait, lui soufflant un sentiment de plénitude mentale comme il n'en avait éprouvé que lorsqu'il avait effectué son premier vol par lui-même. Mais l'instant magique ne pouvait pas durer. Il n'avait même jamais commencé, car une seule pensée traversait l'esprit de Natsuki : Je vais mourir. Il n'avait jamais réellement eu peur de la mort en tant que phobie. Elle avait simplement été un moteur à son perfectionnement, une motivation pour progresser de sorte à ce que l'issue fatale soit repoussée au plus loin possible dans le temps. Jamais il n'avait hésité de mettre sa vie en jeu et de la perdre si c'était pour mener à bien sa mission. Et maintenant que ce jour arrivait, il se préparait à affronter sa fin sans crainte, car il avait fait ce qui était nécessaire : il n'avait aucun regret.

Raito apparut soudainement devant lui, dans la même position de chute libre. Natsuki le regardait avec un maigre sourire, de celui que l'on accordait à un parent que l'on accompagne dans ses derniers instants. Ils avaient fait de leur mieux, ne restait plus qu'à affronter ensemble la fin maintenant. Il inspira un grand coup, gorgeant ses poumons de l'air frais de l'altitude, puis expira... et se figea. Son esprit refusait d'abdiquer face à la fatalité tant qu'il n'avait tout essayé : une idée de la dernière chance germa, pour prendre en un battement de cil la taille d'un arbre millénaire. L'hériter Nara pivota brusquement dans l'air, et se plaça dans le même sens que Raito avant de se coller à lui. Il l'agrippa d'une main dans le dos pour supprimer l'espace qui les séparait, et enroula une jambe autour de la sienne.


« C'est pas encore fini. »
lâcha-t-il avec le sourire convaincu que ce ne pouvait pas être pire.

Dans leur nouvelle position, la résistance contre l'air était majorée, ce qui diminuait quelque peu leur vitesse de chute. Loin de suffire pour éviter de choir lamentablement comme une déjection dans le caniveau bien évidemment, mais Natsuki n'avait encore terminé de mettre tout en place. Fouillant d'une mains dans les multiples poches de son gilet tactique de combat, il en tira deux feuilles enroulées sur elles-même qu'il coinça entre ses dents. Tendant ensuite le bras, il attrapa l'un des nombreux débris du Château Ambulant parmi lesquels ils chutaient puis enveloppa la rocaille dans lesdits parchemins adhésifs. Le sol venait de plus en plus vite à leur rencontre.


« L'on a droit qu'à une seule chance, et ça va être très douloureux. Alors sers les dents, c'est peut-être la dernière chose que tu feras. »


L'heure de vérité arriva, le sol attendait. Les parchemins s'embrasèrent, et trois secondes plus tard, Natsuki lança le rocher avec force sous lui. La pierre traça sous eux un instant, puis explosa avec force. Couverte par les parchemins explosifs, elle libéra une violente déflagration, dont le souffle ardant frappa de plein fouet le parachute improvisé que formaient les corps du duo de Konoha. L'explosion chaude les percuta comme un mur, mais ne fut pas assez solide pour les empêcher de passer à travers du nuage de fumée. Fortement freiné mais loin d'être au bout de ses peines, l'héritier Nara couvert de brûlures n'avait plus qu'à espérer que Raito ai encore assez de jus pour faire ce qu'il lui avait soufflé. Ou plutôt, devait espérer que cela suffise.


« Maintenant ! »
cria-t-il.

Natsuki puisa jusque dans les limites de sa conscience toute l'énergie qu'il pouvait bien lui rester, soupçonnée ou non, et la déploya avec autant de force qu'il le pouvait sous lui dans les quelques mètres qui le séparaient de l'impact. Usant de son affinité naturelle avec l'air, il mêla ses dernières forces aux vents environnant qui le traversaient dans sa chute en guise de rétro pulsion. C'était un peu comme voler, mais avec beaucoup moins de résultat...

SPLASH !

Splash ? Il y avait un point d'eau sous eux ? Natsuki n'avait pourtant rien vu. Est-ce qu'il était déjà mort ? Il ne sentit pas la douleur des flots qui se refermèrent instantanément sur son passage, et ni le contact de la pierre vaseuse contre sa joue. Il faisait juste noir autour de lui. Sans doute que garder les yeux ouvert était trop épuisant. Respirer aussi d'ailleurs.

Il songea alors à arrêter aussi...

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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1 Jeu 26 Déc 2013 - 14:09

    Etait-ce un rêve ou la réalité ? Raito ne saurait le dire, il délirait désormais. Il n'était plus lucide, et était obnubilé par un seul objectif : tuer Machi pour l'empêcher de faire du mal à quiconque. La cause était louable, et on reconnaissait dans ce désir meurtrier une part du vrai Raito, mais le meurtre... Ce n'était pas le Konohajin, il n'était pas comme ça. Qu'importe, pour l'instant notre chûnin se dirigeait droit sur Machi, avec son Rasengan en avant, un Rasengan bien plus puissant qu'à l'ordinaire. Machi essaya de contrer l'Hayashi en envoyant une déferlante de fantômes. Cependant la volonté du ninja de la feuille et la puissance de son attaque étaient inarrêtable. L'Hayashi était prêt à perdre la vie pour mener à bien cette mission. Il voyait son attaque pourfendre les êtres ectoplasmiques, et à chaque fantôme anéanti, le volonté du shinobi augmentait. Cette fois il n'y avait aucun doute possible, il aurait Machi, il la toucherait.

    Au même moment, des grincements sourds se faisaient entendre. Raito les entendait, mais ils semblaient si lointain de lui qu'il ne faisait pas attention à ce qui l'entourait. Le château tombait littéralement en ruine, et sans aucun doute qu'il se cracherait bientôt. Une chose était positive dans tout ce que Natsuki et Raito avaient accompli jusque là : ils avaient sauvé les ninjas qui avaient aussi mené l'assaut. Mais pour l'Hayashi, cette mission avait un goût d'inachevé, il ne serait content que lorsque Machi serait hors d'état de nuire, et dans l'état de délire dans lequel il était, cela se traduisait par la mort de celle-ci. Le sol se désagrégeait, mais le Konohajin n'en avait cure. Et l'impact arriva finalement, le Rasengan toucha sa cible.

    Le Rasengan enflammé toucha de plein fouet Machi au niveau de son torse. La force de l'impact nous projette chacun d'un côté. Heureusement Raito est projeté du côté du panneau de contrôle, il ne pouvait pas tombé plus bas. Mais il était encastré dans les appareils électroniques. Il se retira douloureusement pour tomber à terre, l'Hayashi redevenait lucide. Il n'était plus animé par le désir de tuer. Il regarda en direction de son ennemi, Machi avait réussi à se rattacher au dernier moment avec une chaîne d'esprits. Décidément elle était coriace cette saleté. Même si elle avait été touchée pour Raito, elle avait encore de la force pour menacer Natsuki. Dans l'état dans lequel il était, le Nara était une proie facile, l'Hayashi devait l'aidé. Il prit son katana, et l'enroba de nouveau d'une pellicule de feu. Même s'il n'en avait plus envie désormais, il devait tuer Machi, ou sinon c'était la fin du manipulateur d'ombres.

    Il sauta par dessus la rambarde, et se jeta sur Machi. Elle qui avait été si absorbée par Natsuki, elle n'avait pas vu Raito se jeter sur elle. L'Hayashi ne cherchait plus à comprendre désormais, son corps était très endolori, il avait de multiples coupures sur les bras à cause du panneau de contrôle, et il avait d'ailleurs l'impression qu'un de ses côtes était cassée. Sans une hésitation, il essaya de planter son katana dans le corps de Machi. Puis, il prit une impulsion en prenant appui sur le corps de son ennemi, et il se propulsa vers Natsuki car celui-ci s'était aussi laissé tomber. Les deux amis s'attrapèrent mutuellement pour augmenter les forces de frottements et diminuer la vitesse de chute. Cela marcha mais la vitesse de chute était encore bien trop importante pour éviter aux deux Konohajins une chute mortelle. Natsuki sortit deux parchemins explosifs et il essaya de dire quelque chose à Raito. Avec le vent hurlant dans ses oreilles, l'Hayashi n'entendit rien. Mais il faisait confiance au Nara, après tout les membres de ce clan étaient réputés pour avoir des idées de génie. Il se contenta d'acquiescer pour montrer qu'il était prêt qu'importe ce qui arrivait.

    Les parchemins s'embrasèrent, puis Natsuki envoya un rocher qui explosa, suivit d'un déflagration. Les deux Konohajins subirent de graves brûlures. L'air chaud permit aux duo de voir leur vitesse encore diminuer un peu, mais leur vitesse était encore bien trop importante. Natsuki cria encore quelque chose, et il commença à utiliser son affinité avec le vent pour ralentir la descente des deux Konohajins. Natsuki semblait avoir un peu plus de chakra que Raito qui était quasiment à sec. Il imita son compère, et il envoya aussi autant de forces possibles pour ralentir la chute dont l'impact n'était qu'à quelques mètres. Seulement Raito avait, comme il s'en doutait, moins de chakra que Natsuki, il n'arrivait donc pas à mettre autant de forces que le Nara. Il continua à s'accrocher à Natsuki pour ralentir le plus possible la chute, et quelques mètres avant la chute il regarda son frère d'armes avec un sourire.

    - Mon frère, ça a été un honneur de me battre à tes côtés, mais nous n'avons plus assez de forces pour ralentir la chute. Toi tu en as assez pour te sauver. Bon finalement je serais pas devenu Hokage, mais j'aurais au moins réussi à sauver la vie à un Konohajin, c'est sûrement ça le plus important... Haha, on se retrouve de l'autre côté !

    Et Raito se désolidarisa de Natsuki. Il prit un peu plus de vitesse tandis que le Nara ralentissait encore et encore. L'Hayashi essayait de voir une dernière fois dans le ciel Machi, et il vit une tache noire au loin, mais impossible de dire si c'était elle.

    BAM !

    Tout était noir désormais, le corps de Raito ne faisait plus mal, du moins après quelques secondes de grandes souffrances. L'Hayashi espérait vraiment que le Nara s'en était sorti. Puis la douleur revint au niveau du torse du shinobi. Raito respirait ! Mais chaque inspiration et expiration lui donnait un mal de chien. Si on ne l'aidait pas bientôt, l'Hayashi mourait et pour de bon. Il espérait vraiment avoir fait honneur à Konoha.

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Message(#) Sujet: Re: Mission Impact #5 ─ Groupe #1

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