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 Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Jeu 21 Nov 2013 - 20:23

Ordre de mission:
 

Tout avait commencé lorsqu’on vint me chercher un avant-midi pour une mission. Je m’étais levé relativement tôt ce matin-là, aller savoir pourquoi. J’avais bien essayé de m’occuper depuis les dernières heures, mais j’arrivais au bout de ma liste de tâche ménagère que je m’étais résolu à faire. C’est pourquoi l’annonce qu’on me convoquait pour une mission me mit de très bonne humeur. Enfin, quelque chose à faire de ma journée! Maintenant que l’été était enfin revenu, je voulais faire le plus de trucs possibles pour profiter de la belle saison. C’était vraiment ma saison préféré, en plus d’être la saison dans laquelle je suis né. Me rappelant ma dernière mission, avec Tenshi-kun, je devins impatient de voir ce qu’ils me réservaient cette fois-ci.

J’allai réveiller Akamori qui faisait une sieste, évidemment, lui annonçant qu’on avait une nouvelle mission. L’annonce lui fit autant plaisir qu’à moi, il semblait lui aussi peiner à trouver de quoi s’occuper. J’enfilai mon yukata et pris aussitôt la direction du Palais, là où on recevrait notre ordre de mission. Je saluai les quelques personnes que je commençais à connaître à force de venir au passage, puis me dirigeai vers la salle qu’on m’avait indiqué dans la convocation. J’y entrai et fut forcé de constater que j’étais seul. Était-ce une mission solo? La présence de deux chaises me permit de déduire que j’aurais quelqu’un d’autre avec moi sur cette mission. D’accord, mais qui? Serait-ce Tenshi-kun, ou peut-être Kodokuna-kun? Je m’assis sur la chaise, Aka à mes pieds, lorsque j’entendis la porte s’ouvrir et se fermer rapidement derrière moi. S’installa alors à côté de moi un garçon d’à peu près mon âge au premier coup d’œil, peut-être un peu plus jeune si je l’observais plus attentivement. Je lui jetai un regard rapide d’où seul sa paire d’yeux écarlate ressortie puis reportai mon attention devant moi.

Ils ne perdirent pas de temps et commencèrent aussitôt le briefing pour la mission. Lorsque l’homme termina de parler, j’eus la soudaine envie de retourner chez moi et rien faire. Ce n’était pas rien ce qu’ils nous demandaient : d'une façon ou d'une autre, ils voulaient qu’on s’en prenne à des fanatiques satanique. Qui sait quels genres de démons ou d’esprits ils pouvaient invoquer. Peut-être que mon coéquipier ne croyait pas à ce genre de choses, mais des histoires d’esprits malins j’en avais entendu. J’avais même eu la chance, encore que je ne sois pas certain qu’on puisse appeler ça de la chance, de voir les dégâts qu’un esprit pouvait faire, ma famille ayant déjà passé à travers le carnage laissé par un tel monstre pendant nos voyages. Je déglutis difficilement alors que je continuai d’écouter le briefing. Ce groupe se réunissait dans une maison abandonnée dans la forêt, en pleine nuit évidemment. On n’avait donc jusqu’à la nuit pour se préparer pour ce soir. Je remerciai poliment les shinobis en charge du briefing puis quittai la salle accompagné du shinobi qui allait se frotter aux fanatiques avec nous, Akamori à mes talons. Dès que je fus certain qu’ils ne pourraient pas nous entendre, je laissai échapper un soupire.


-C’est bien notre chance de tomber ça, de toute les choses qu’on pouvait recevoir. Ne le prend pas personnel, ce n’est rien contre toi, c’est juste que… , dis-je avant de m’arrêter. Voulais-je vraiment lui dire d’emblée que j’avais la frousse? Non, certainement pas. arf, laisses tomber. Dans tous les cas, nous ne nous sommes toujours pas présentés. Moi c’est Takeo et la boule de poil à mes pieds c’est Akamori.

En signe de salutation, il laissa échapper un aboiement enjoué. Comme moi, il était toujours ravi de rencontre du nouveau monde. Je ne mentionnai pas le fait que je faisais partie du clan Inuzuka puisqu’avec Aka à côté de moi ça vendait un peu la mèche. Quant à lui, je pouvais seulement déduire qu’avec son manteau et ses lunettes il faisait sans doute parti du clan Aburame, me faisant penser à Aburame-sensei.


Dernière édition par Inuzuka Takeo le Mer 27 Nov 2013 - 22:03, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Sam 23 Nov 2013 - 12:42

*C’est… C’est une plaisanterie ?!*


Quelques secondes à peine s’étaient écoulées depuis mon arrivée dans cette salle, là où nous avions été convoqués, et je voulais déjà partir. Un autre shinobi allait se retrouver dans la même galère que moi… Oui, galère était le bon terme pour définir la mission qui allait nous tomber dessus. Déjà que je ne suis pas vraiment rassuré en temps normal lorsque je pars pour une mission, et qu’un simple brigand pourrait me terroriser pour le restant de mes jours… Alors un groupe qui accomplit des rituels sataniques dès la nuit tombée, n’en parlons même pas. Je crois bien que j’étais aussi blanc qu’un linge lorsque j’ai appris l’objectif de notre mission… Ce n’est pas gagné. La route pour devenir un grand ninja est longue et semée d’embûches, mais jamais je ne me serai imaginé ça. J’aurais dû rester à l’académie, ou tout simplement enfermé dans ma chambre pour l’éternité. Ce serait tellement plus facile… Trop facile. La facilité n’existe pas dans ce monde.

Néanmoins, il fallait que je reste calme. Ce n’est pas en angoissant durant des heures que notre mission avancera. Et puis, je dois avouer que le fait de ne pas être seul m’arrangeait bien pour le coup, même si je ne le connaissais absolument pas. Tout ce que je pouvais déduire pour l’instant, c’est qu’il a l’air d’appartenir au clan Inuzuka au vu du chien qui était posé au sol, à ses pieds. Ou alors, c’est tout simplement son animal de compagnie… Niveau pratique en mission : zéro. Ouais, ça doit être un membre de ce clan, c’est plus plausible. Ce n’est pas plus mal, c’est comme si on était trois sur cette mission… C’est plus rassurant, même si j’ignore si on pourra compter sur lui… Oui, j’espère bien quand même… !

Quoiqu’il en soit, je sortis de cette salle en compagnie du shinobi aux cheveux rouges qui m’accompagnait. Il allait bientôt falloir passer à l’action, et je ne cache pas l’angoisse que cela me procurait. Il prit alors la parole pour se présenter, et pour dire quelque chose… Qu’il ne finit pas. Etrange. Je n’avais aucune idée de quoi il voulait parler, surtout qu’il m’avait dit de ne pas le prendre contre moi. Il me jugeait ? Déjà ? Alors que je n’avais encore rien dit ou fait ? J’espère que ce n’est pas ça, sinon ça ne va pas trop bien le faire… Mais bon, on va faire comme si de rien n’était, ça ne me ressemble pas d’insister pour savoir quelque chose.


- Ryosei… Ab-Aburame Ryosei, Genin ! Enchanté vous deux.


Tant pis pour le bafouillage, c’était prévisible. Durant un bref instant, mon regard se porta sur le chien qui avait aboyé après que son maître l’est présenté. Si j’ai bien entendu, l’animal se prénomme Akamori, et mon partenaire de mission Takeo. À moins que ce soit l’inverse… Non ? Je sais plus trop, cette mission me rendait nerveux…


- Je dois bien avouer que j’aurais préféré tomber sur une autre mission que celle-ci… Ca ne me rassure pas tellement.


J’aurais très bien pu rajouter que j’espérais ne pas trop être un fardeau pour lui, mais il valait mieux éviter d’en parler pour le moment. Avec un peu de chance, ça ne lui viendra peut-être même pas à l’esprit que je puisse en être un.


- Ah et, euh… On devrait peut-être profiter de la journée pour explorer les lieux, et trouver cette maison abandonnée, non ? À moins que tu aies une autre idée derrière la tête pour débuter notre mission… ?

Ce n’était qu’une simple proposition de ma part, que je trouvais assez pratique pour commencer. Après, s’il est plus expérimenté que moi, il aura peut-être une autre idée…
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Mer 27 Nov 2013 - 22:51

Je ne m’étais effectivement pas trompé, le garçon se présentant bel et bien sous le nom du célèbre clan manipulateur d’insectes, Ryosei de son prénom. Il ne put réprimer un petit bégaiement, peut-être la nervosité, mais je ne lui en tins pas rigueur. Tout comme lui, j’étais franchement nerveux quant à la mission qui s’en venait. J’avais beau être chûnin depuis plusieurs mois, rien ne m’avait préparé me frotter à des esprits démoniaques. Tout d’un coup, toutes les histoires d’épouvantes qu’on m’avait raconté quand j’étais gamin me revinrent en mémoire, et m’imaginer un seul instant qu’ils pourraient bel et bien exister et qu’ils ne soient pas que des histoires me glaçait le sang. Mais, encore une fois, je ne pouvais montrer ma peur, je devais faire bonne figure devant le genin qui m’accompagnait. Je devais lui montrer l’exemple à suivre.

Prenant le chemin de la sortie en silence, nous marchâmes quelques mètres avant qu’Aburame-kun ne se décide de se confier, avouant qu’il aurait bien aimé avoir un autre ordre de mission que celui-ci. J’hochai gravement la tête, ne pouvant plus approuver ces paroles. Cela ne m’empêcherait pas de la faire, remarquez, mais personne ne demande jamais la mission la plus difficile; de toute évidence c’était sur celle-là que nous étions tombés. Toutefois, cela ne m’empêcha pas e le rassurer, tout en jetant sur lui un regard rassurant.


- Ne t’inquiètes pas, Aburame-kun, à trois on va être capable de s’en occuper. Tu vas voir…

Je ne croyais pas moi-même en mes paroles, mais peut-être que si j’y croyais suffisamment cela deviendrait vrai. Et ce n’était pas en s’apitoyant sur son sort qu’on allait trouver une solution à tout ça. Peu à peu, ma frayeur se dissipait et le shinobi revenait en moi. Quel était la prochaine action à prendre? Mon coéquipier semblait déjà s’être mis sur la question puisqu’il proposa soudainement d’aller explorer les lieux. Je souris aussitôt. En voilà une bonne idée! J’en venais moi-même à une conclusion similaire, je fus surpris qu’il y ait pensé aussi vite. Ce garçon n’était pas ce qu’il avait l’air, j’étais curieux de voir ce qui se cachait sous cette timidité.

- Excellente idée! Un peu de reconnaissance est effectivement de mise. Commençons par trouver la maison, ensuite nous nous familiariserons avec les lieux.

Hochant de la tête, nous nous mîmes en route vers les gigantesques portes du village, qui une fois traversées nous mènerait à la forêt du pays du Feu. Ce n’était pas mêlant, le village était presqu’entièrement entouré de forêt. Une fois sortie du village, laissant les portes derrière nous, nous nous enfonçâmes dans les bois, à la recherche de la maison abandonnée. Au bout de quelques minutes de recherches infructueuses, je décidai d’aller jeter un coup d’œil à l’horizon. Montant les branches unes à unes, allant toujours plus haut, je me retrouvai rapidement au sommet de l’arbre, balançant d’un côté et de l’autre au gré du vent. Agrippant le tronc d’une main, je mis l’autre en visière et regardai autour de moi. S’il y avait une maison dans les alentours, et si nous avions de la chance, on verrait peut-être de la fumée qui trahirait l’habitation. Je ne fus pas aussi chanceux, mais je trouvai bien quelque chose qui fis mon affaire : un peu à gauche, il y avait une grande zone éclaircie, sans aucune cime d’arbre. J’estimais de loin, mais je trouvais que cela avait exactement la grosseur qu’on aurait besoin de raser pour… construire une maison. Satisfait de ma trouvaille, je mémorisai l’endroit ainsi que l’estimé que je m’étais fait de la distance puis redescendis. Cela n’avait pris que deux minutes, mais je me doutai qu’elles avaient parus interminables dans l’attente.

- Bonne nouvelle! À quelques centaines de mètres par là-bas, commençai-je en pointant vers ce qui avait ma gauche là-haut, donc vers l’Est, j’ai vu une partie de la forêt qui avait été complètement rasée. Juste assez gros pour pouvoir y installer une maison, je me suis dit que ça vaudrait la peine d’aller voir.

Je ne savais pas pour lui, mais quant à moi ça valait vraiment le déplacement. Bon d’accord, j’étais peut-être un peu biaisé parce que c’était moi qui avait fait la découverte, mais il fallait tout de même avouer tout collait. En plus c’était juste à côté, ce n’était pas comme si nous avions beaucoup de chemin à faire. Je me rappelai alors que ce n’était pas Tenshi qui était avec moi, peut-être que le jeune Aburame ne pouvait suivre notre cadence. Je n’osai toutefois pas le lui demander, par peur de le froisser. S’il y avait quoi que ce soit, j’espérais qu’il n’hésiterait pas à m’en parler.
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Dim 8 Déc 2013 - 20:55

Hm… C’est vraiment moi qui ait proposé ça comme idée ? Que m’arrive-t-il ? Sur le coup, je ne me suis même pas dit que ça pourrait être dangereux. Juste moi qui propose de s’aventurer avant l’heure dans le repaire ennemi. Ma dernière chance résidait dans le potentiel refus de mon partenaire. Mon idée était pourrie, et il allait me faire le plaisir d’en trouver une autre… Ce ne fut pas le cas. Il trouvait même l’idée excellente. Pourquoi… ? Je me suis haï sur ce coup-là. J’avais comme l’impression de nous envoyer dans la gueule du loup. Et maintenant, que pouvais-je y faire ? Je ne pouvais pas changer d’avis comme ça. Rhaaa, tant pis, on y va. Mais je reste bien derrière lui, je ne suis pas encore complètement fou. D’ailleurs, je ne me suis pas demandé quelle serait ma réaction si je me retrouve face à un esprit… Soit je gueule et je m’enfuis, soit je gueule et je lance tout ce que j’ai sur lui, soit je gueule et je décède, soit je… soit je gueule. Dans tous les cas, ma gorge allait prendre cher. Foutus esprits.

Après qu’il eut fini de parler, nous nous mîmes en route. Une fois les portes du village franchises, je ressentis une drôle de sensation. C’était bien la première fois que je sortais de l’enceinte du village. Enfin, la première fois depuis que je m’y suis installé avec mes parents. C’était étrange. Je ressentais comme une certaine excitation, mêlée à de la peur et à de l’émerveillement. Oui, je ne sais pas où j’ai mal. Le village était entouré d’une vaste forêt, et c’était dans celle-ci que nous nous trouvions. Elle était grande, tellement grande… Je sais plus où je suis. Voilà à peine cinq minutes que nous y étions, et je ne savais plus du tout où j’étais. J’espère que l’Inuzuka a une meilleure expérience du terrain. J’imagine, après tout c’est moi le Genin… Pas lui. Et tant mieux d’ailleurs, puisque avoir un Chûnin à ses côtés était rassurant… Mais pour combien de temps allait-il être avec moi ? Le voilà déjà en train de risquer sa vie en escaladant les arbres, pour atteindre leurs sommets.


- Ah euh mais non mais si mais euh… C’est dangereux !!


Il n’a pas l’air de m’avoir entendu, ou alors il n’avait pas peur de tomber. Dans tous les cas, je ne suis pas responsable de ce qui peut arriver… Je l’ai prévenu, et c’est déjà ça ! En tout cas, moi je ne monte pas ça. J’ai trop le vertige pour le suivre. De toute façon, il ne m’a rien demandé… En le voyant faire, un murmure s’échappa de ma bouche.


- Hm… Ca n’a pas l’air de le déranger tout compte fait.


Ouais, il ne risquait pas grand-chose en fin de compte. Il semblait à l’aise au sommet de son arbre, à scruter les alentours. À cette hauteur, si maison il y a, il la repérera bien facilement. Bonne idée en tout cas, mais je ne vais pas prendre exemple sur lui : je ne monte que sur des bonzaïs moi. Et encore, c’est un peu haut. Bref.

L’acrobate redescendit de son perchoir. Il semblait plutôt fier de lui, comme s’il avait trouvé quelque chose d’intéressant. Cependant, d’après ses dires, ce n’était pas exactement une maison qu’il avait trouvé. Une partie rasée de la forêt ? Et juste assez de place pour une maison en plus ? Qu’est-ce que ça voulait dire ? Qu’est-ce qu’un tel espace vide ferait en plein milieu d’une forêt ? C’est étrange en effet… Je n’aime pas trop quand ce n’est pas normal. Pourtant, là, je n’ai pas trop le choix… Mes doigts s’entortillèrent entre eux lorsque je lui répondis.


- C’est… suspect. J’imagine que tu as raison, on devrait aller voir ça de plus près…


Pas vraiment à l’aise, il faut le dire. Malgré ça, on se mit tout de même en route pour voir ce qu’il en était. Même si je préférais penser le contraire, cette zone dont il a parlé devait sans doute cacher quelque chose. Bon, d’un côté, si la zone est bien complètement rasée, on pourra voir arriver un potentiel danger de loin. Et pour la fuite, je suis imbattable. Ca, on ne va pas me l’ôter. Par contre, pour suivre mes deux partenaires, j’étais un peu moins expérimenté. Les voilà déjà partis…


- Héé attendez-moi !



Quelques minutes après, et une bonne course épuisante de faite, nous étions arrivés aux abords de cette zone rasée. Elle collait bien avec la description que l’Inuzuka avait faite. Il y avait assez de place pour y installer une maison. Seulement… Il n’y en avait pas. Je remercie mon esprit de déduction infaillible. On pouvait peut-être trouver quelques éléments suspects dans le coin, qui sait ? Mes insectes allaient se faire une joie de chercher ça. Sortant de mes manches, une multitude de moustiques se répandirent sur cette zone, d’apparence déserte, tandis qu’un dernier s’en alla explorer les alentours. Sait-on jamais. Joignant mes mains, j’activai l’une de mes techniques pour voir ce que voyait ce dernier moustique. Les recherches s’avérèrent infructueuses. Cependant, alors que j’étais sur le point d’interrompre ma technique… Je vis quelque chose. Une ombre… non, deux ombres. Elles se dirigeaient par ici. C’est pas tellement ça que j’espérais trouver…


- Deux personnes arrivent… ! Je sais pas qui c’est, je ne les vois pas bien ! Ils ne sont plus loin… Que fait-on… ?!


La panique commençait à me gagner…
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Mer 11 Déc 2013 - 20:25

Je ne m’attendais pas à ce que mon jeune compagnon ne me suive, c’était pourquoi Aka était resté au sol. Sans même entendre son avertissement, j’escaladai les branches comme un singe. C’est peu dire si je disais que j’avais l’habitude, ça avait été une de mes activités favorites lorsque j’étais plus jeune. Allons donc, je dis ça comme si j’étais un vieillard! Néanmoins, je fus heureux de l’avoir fait, puisque je trouvai effectivement ce qui avait tout l’air d’être un terrain, sûrement là où se trouvait la maison. Ce qui m’intrigua, c’était que je ne la voyais nulle part. J’avais beau chercher à travers les branches, je ne voyais même pas le bout pointu qu’aurait eu la cabane. Je redescendis toutefois et rapportai ma trouvaille à mon collègue. Ce dernier me confirma que ce trou dans la forêt était certainement suspect et agréa de s’y rendre pour y voir de nos propres yeux.

J’observai le genin alors que nous nous rendions vers la zone éclaircie et je vis qu’il n’était pas très à l’aise, c’était peut-être même sa première mission si cela se trouvait. Pour dire vrai, j’avais l’impression de prendre un peu toute la place, comme si je voulais tout faire parce que je savais comment faire. Sauf que mon coéquipier était d’une timidité que d’un autre côté je n’avais pas vraiment le choix de prendre autant de place. Je ne lui en voulais pas, bien sûr que non, mais j’espérai quand même qu’il prendrait rapidement le rythme. Parlant de rythme, j’étais tant pris dans mes pensées que je n’avais pas réalisé mon accélération dans ma cadence. Je ne le remarquai que lorsque j’entendis un « attendez-moi » derrière moi fendre le silence de la forêt, m’indiquant que je devais m’arrêter et surtout surveiller ma cadence. Je m’excusai aussitôt.


- Désolé, j’avais la tête ailleurs et je ne m’en étais pas rendu compte, commençai-je. Je laissai ensuite quelques secondes s’écoulés avant de reprendre. Alors, Aburame-kun, c’est ta première mission? Je n’ai pu m’empêcher de remarquer ta nervosité. Tu sais, moi aussi j’étais super nerveux lors de ma première mission, mais au final tout s’est bien déroulé. Tu vas voir, on va régler ça les doigts dans le nez!

C’était peut-être exagéré, mais c’était de la petite bière si on comparait cela à ma mission au pays des vagues. J’en avais aussi profité alors qu’il avait engagé un tant soit peu la conversation pour essayer d’en apprendre un peu plus sur lui tout en le rassurant. J’avais essayé d’être gentil, mais ça crevait vraiment aux yeux qu’il n’était pas dans son élément. Il n’arrêtait pas de tripoter ses doigts et il regardait fréquemment autour de nous. Et il avait Aka et moi, comment pouvait-il lui arriver quelque chose? Nous vîmes finalement après plusieurs minutes ce qui était au final une petite clairière, sans aucune trace de maison. Nous restâmes toutefois sous le couvert des arbres afin d’observer les alentours. J’entendis alors un bourdonnement autour de moi. Craignant les guêpes-royales de l’an passé, je vis alors des moustiques s’envoler dans tous les sens et réalisai que cela venait de mon collègue, qui était après tout Aburame. Sans le lui dire, je le félicitai pour l’initiative, c’était une très bonne idée d’envoyer ses insectes faire un petit tour préliminaire.

J’attendis donc que ses moustiques reviennent au rapport, restant accroupis au sol et guettant la moindre activité suspecte qui aurait pu échapper aux insectes. Mais pour l’instant, il n’y avait vraiment rien. Je m’apprêtais à finalement sortir de ma cachette pour aller inspecter la clairière lorsque la voix de l’Aburame brisa de nouveau le silence, cette fois-ci apportant de moins bonne nouvelles. Ces insectes lui avaient rapportés que deux personnes s’en venaient dans notre direction. Il ignorait de qui il s’agissait, ce qui ne m’étonne guère, mais je m’inquiétai lorsqu’il m’apprit qu’ils n’étaient pas loin. Il eut à peine le temps de poser sa question que je bouchai sa bouche avec le creux de ma main.


- On va commencer par se taire et se parler à voix basse lorsque nécessaire. Inutile de leur donner notre position nous-même, s’ils sont près ils risquent d’entendre nos voix. Ensuite, ça serait génial si tu pouvais demander à tes insectes de quelle direction ils arrivent.

Commençons avec ça, rien ne sert de s’affoler. Dans des situations comme celles-ci, il fallait savoir agir rationnellement et frapper au bon moment. Nous avions un certain avantage dans le fait que nous savions qu’ils arrivaient, alors qu’eux devaient n’avoir aucune idée de notre présence, mais comment pouvais-je être certain qu’ils ne nous avaient pas vu? Aburame-kun se mit au travail alors que j’attendais impatiemment que les événements se développent. Finalement, les hommes apparurent dans la clairière et s’affairèrent dans cette dernière pendant quelques minutes avant de rapidement disparaître. J’avais eu plus qu’envie de les choper pour leur poser quelques questions, plusieurs même, mais je savais que d’où j’étais je ne pourrais les attraper avant qu’ils ne s’enfuient. Je ne pouvais pas non plus laisser Aburame-kun tout seul en pleine forêt alors que j'embarquais dans une grande poursuite, j’avais donc préféré attendre et les laisser faire jusqu'à ce qu’ils quittent pour voir ce qu’ils mijotaient. Je ne pouvais savoir comment j’avais bien fait. Si je n’étais pas resté là, je n’aurais eu aucune idée de ce qui se tramait. Enjoignant le jeune genin à me suivre, nous sortîmes tous de la forêt pour nous diriger vers l’endroit où les deux individus louches avaient travaillés. Ce que nous trouvâmes là me laissa sans voix. Sous nos yeux, creusé dans la terre, était dessiné un pentacle.

- Mais qu’est-ce que…?
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Jeu 26 Déc 2013 - 17:21

- Keuf keuf… Ce n’est pas grave… keuf. C’est… C’est plutôt moi qui devrait m’excuser… !


C’était bien dur de suivre leur rythme. Il fallait que je m’adapte, mais c’était au-dessus de mes moyens… Je ralentissais un peu trop l’équipe à mes yeux, et je m’en voulais pour ça. Bon, d’après ses paroles, ça n’avait pas trop l’air de le déranger, mais bon. Moi un peu tout de même.


- Oui, c’est ma première mission, ça me travaille. Et puis… Il faut dire que les évènements surnaturels de ce genre m’inspirent plus de la crainte que de la fascination… Mais bon, j’espère que tu as raison… Merci.


J’eus un sourire à son attention, puis on continua notre course jusqu’à ce terrain vide. Là-bas, je fis appel à mes insectes qui détectèrent après quelques minutes de recherche l’arrivée de deux inconnus qui avait attisée ma peur. Les battements de mon cœur étaient tels que j’avais l’impression qu’il allait exploser d’un moment à l’autre. D’instinct, mes moustiques se replièrent alors que je pris la parole, pour exposer la situation à mon camarade de mission. Néanmoins, une main étouffa tout à coup mes paroles. C’est à cet instant précis que j’ai vraiment cru que j’allais faire une crise cardiaque si je n’avais pas vite compris qu’il s’agissait en réalité de mon partenaire de mission. Durant une ou deux secondes, j’ai tenté de crier et de me débattre. Heureusement qu’il a tenu bon, sinon notre position aurait été bien vite grillée.


- On va commencer par se taire et se parler à voix basse lorsque nécessaire. Inutile de leur donner notre position nous-même, s’ils sont près ils risquent d’entendre nos voix. Ensuite, ça serait génial si tu pouvais demander à tes insectes de quelle direction ils arrivent.


Je me contentai d’hocher légèrement la tête de haut en bas, sans un bruit, du temps que je me remette de mes émotions. Le problème était que je n’avais pas vraiment le temps pour ça, il fallait que j’obéisse, et vite. Je n’ai même pas eu besoin de demander à mes insectes de s’exécuter, ils s’étaient déjà envoler pour déterminer la direction exacte dans laquelle ils allaient arriver. Peu de temps après, ils revinrent, et s’assemblèrent pour former une flèche devant nous, qui pointait la direction qu’ils prenaient. Une fois cela de fait, ils retournèrent errer dans les airs afin de surveiller les environs, histoire de s’assurer que personne d’autre n’arrive. Quant à moi, j’avais retrouvé ma liberté de m’exprimer, mais je ne l’utilisais pas. Il ne fallait plus faire un seul bruit pouvant les alerter. Heureusement pour nous, ils n’arrivaient pas de notre côté, on pouvait très bien rester cachés là où nous étions. De plus, on voyait très bien tout ce qui se passait. Tant mieux pour nous. On allait pouvoir voir si ce lieu était aussi suspect qu’il n’en avait l’air. Y avait peut-être un passage secret quelque part comme une trappe qui nous avait échappé, ou un arbre à déraciner à la bordure de la clairière… Ouais nan en fait. Vu le contexte de la mission, on va assister à quelque chose de bien plus grandiose ! Haha. Ha… J’aurais préféré me tromper.

C’est moi, où… Ils venaient de littéralement disparaître ? Que venait-il de se passer ? C’est quoi cette histoire encore ?


- J’ai rêvé, ou… ?


La mission est déjà assez étrange pour en rajouter encore… Des humains qui disparaissent comme par magie, il ne manquait vraiment plus que ça. Le Chûnin s’approcha de l’endroit où étaient les deux hommes. Bien qu’hésitant, je le suivis. Je préférai encore m’en approcher plutôt que de rester seul là-bas. Il semblait avoir vu quelque chose qui le surprenait. Regardant là où ses yeux étaient posés, je vis quelque chose que j’aurais préféré ne jamais voir… Un symbole gravé dans le sol, ressemblant à une étoile dans un cercle. C’est vraiment un… Un pentacle ? Gloups. De pire en pire.


- Qu’est-ce que ça fait ici… ?


Je crois qu’on était tous les deux dépassé par les évènements. En tout cas, moi je ne m’approche pas de ça, c’est hors de question, à moins d’avoir une preuve irréfutable que ça ne comporte aucun danger, chose dont je doute fortement. J’entendis un bourdonnement, lorsque je vis un de mes moustiques tourner autour de la structure terrestre. Eux aussi, ça les intrigue ? Peut-être même plus que moi, surtout quand je vis que l’insecte se posa sur l’une des branches du pentacle. À cet instant-là, je ne fis plus rien, terrorisé à l’idée que ça puisse déclencher quelque chose. Durant deux secondes, rien ne se passa. Ensuite, ça ne rata pas. Le pentacle se mit à produire une étrange et faible lueur, qui entraîna la disparition du moustique, sous nos yeux. Je me mis à prononcer des choses entièrement incompréhensibles, suite à ma propre incompréhension. Il n’était plus là… Pourtant, j’avais toujours cette vague impression qu’il n’était pas très loin, que je pouvais toujours le contrôler. Si c’est le cas… Il y a sûrement moyen de réutiliser la même technique que toute à l’heure.

Je fis un mudra, bien que mes mains tremblaient légèrement, pour relier ma vision avec celle du moustique porté disparu. Fermant les yeux, je ne me focalisais que sur le champ visuel de l’insecte. C’était… Incroyable. Il se trouvait actuellement dans une sorte de vieille cabane en piteux état, toute faite de bois. Je vis également qu’il n’y avait pas un second pentacle au sol pour ressortir… Y avait-il une autre sortie ? Peut-être. En volant un peu de partout, le moustique put voir des grands escaliers qui descendaient. Dans les marches se trouvaient deux hommes qui blaguaient ensemble. Ces deux hommes étaient les mêmes qui ont disparu quelques minutes plus tôt, c’était incroyable.


- C'est impossible... Il y a une vieille cabane de "l’autre côté" de ce pentacle… Mon moustique en a rapidement fait le tour, et a aperçu nos deux suspects descendre des escaliers. Ah, et il n’a aperçu aucun autre sortie potentielle à l’intérieur… Je n'ai jamais vu ça... Que doit-on faire ?


Je m’étais exprimé à voix basse, mais il a normalement dû m’entendre. Je ne sais pas lui, mais je commençais vraiment à m’inquiéter. On avait face à nous quelque chose qui sortait totalement de l’ordinaire, ou alors un quelconque artifice ninja qui m’est inconnu. Dans tous les cas, ce n’est pas rassurant…
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Jeu 2 Jan 2014 - 21:23

Mes yeux avaient dû me jouer des tours, il devait forcément s’être passé autre chose parce que sinon c’était beaucoup plus important que je ne le pensais. On aurait pu croire qu’ils s’étaient simplement en aller leur besogne terminée, mais ils avaient quittés beaucoup trop rapidement. Comme s’ils s’étaient… volatilisés. Force fut de constaté que ce n’était décidément pas mon imagination puisque mon collègue juste à côté de moi eut une réaction similaire à la mienne, ne pouvant même pas terminé sa question tellement il était médusé par ce qui venait de se passer. Je décidai d’en avoir le cœur et de sortir de notre cachette. Dans tous les cas, les deux hommes avaient disparus, il était donc sûr de se mettre à découvert. Sortant des bois, je me dirigeai rapidement vers l’endroit où les deux hommes avaient été vus pour la dernière pour aussitôt comprendre que ce que nous avions vu était du solide.

Lorsque j’arrivai au fameux endroit, suivis de près par Aburame-kun, nous découvrîmes là… un pentacle. Oui oui, l’étoile à cinq branches inversés entouré d’un cercle; le truc satanique. Déjà en partant ce n’était pas un bon signe, mais dans le contexte de notre mission s’en était un encore moins bon. Cela voulait dire qu’ils y en avaient qui prenait ça vraiment au sérieux, ce qui était très dangereux. Quiconque tombait là-dedans ne savait pas dans quoi il s’embarquait. Tout le monde sait que les histoires avec la magie noire et autre trucs maléfiques ne terminent jamais bien. Sortant de ma tête et de toutes les histoires d’esprits maléfiques qu’on m’avait raconté pendant mon enfance, je me reconcentrai sur la mission et regardai rapidement autour du cercle. Des traces de pas pour venir, deux traces bien distinctes, puis elles se mélangeaient autour du cercle, signe que les deux avaient travaillé dessus. Puis, plus rien, pas de traces qui montrent qu’ils ont quittés la clairière. L’Aburame à mes côtés me demanda alors ce qu’un pentacle faisait dans un endroit aussi perdu que celui-ci. Je me retournai vers lui, silencieux. À vrai dire, je ne savais pas plus que lui. Ce que je savais par contre, c’était que nous devions mettre fin à tout cela. Peu importe ce qu’ils faisaient, dès que ça impliquait un pentacle ce n’était jamais bon.


- Honnêtement, je n’en ai vraiment aucune idée, mais ça ne me dit rien qui vaille. Le seul fait que ça soit ici est assez pour moi pour que je m’en occupe. Notre ordre de mission a été clair : nous devons stopper tout ça. Mais comment…?

Je laissai ma question planer dans la clairière, conscient qu’Aburame-kun n’aurait certainement pas de réponse à ma question. C’était plutôt une question pour moi-même, pour faire commencer à travailler mes méninges. Je n’avais aucune idée de comment les hommes avaient disparu, mais si nous arrivions à mettre le grappin sur eux nous pourrions avoir plusieurs réponses à nos questions. J’en étais toujours à chercher une idée pour trouver ces hommes lorsque je fus détourné de mes pensées par une lumière qui était apparu devant moi. Mettant toute mon attention sur cette dernière, qui était apparu subitement, je remarquai alors un moustique de mon coéquipier posé sur le pentacle. Était-ce lui qui avait mis en branle tout ceci? J’eu rapidement réponse à ma question lorsque la lumière disparut et que le moustique le soit lui aussi. Tout devint alors clair dans mon esprit : les deux hommes avaient tracé le pentacle eux-mêmes puis l’avait emprunté pour se rendre quelque part que nous ignorions. Je brûlais de savoir pourquoi, mais il faudrait attendre de le avoir trouvé.

Je me retournai vers mon collègue afin de parler de la suite des événements quand je vis qu’il était déjà occupé. Les yeux fermé, les traits figé par la concentration, il semblait travailler fort. Puis, tout à coup, sa voix brisa le silence dans lequel nous étions depuis que j’avais parlé et je n’en crus pas mes oreilles. Selon lui, le moustique avait traversé dans une vieille cabane, là où les hommes étaient allés grâce au pentacle. Suite à cette révélation, j’enlevai aussitôt de ma tête l’hypothèse qu’il s’agissait d’un accident. Non, en effet, les hommes avaient tracés ce pentacle avec pleine connaissance de cause. Autre information pertinente : le moustique n’avait trouvé aucune sortie. Zut alors, moi qui avait pensé les rejoindre pour leur tirer les vers du nez. Je réfléchissais toujours à la prochaine étape à prendre lorsqu’Aburame-kun s’enquit de ce qu’il fallait faire. Jetant un regard vers Akamori, je sus qu’il avait eu la même idée que moi et était venu à la même conclusion que moi au sujet de notre coéquipier. Je regardai ensuite ledit coéqupier, l’air sérieux. Je savais qu’il n’allait pas apprécier ce que j’allais dire, mais c’était la seule chose que je voyais.


- Je ne sais que tu ne vas pas aimer ce que tu vas entendre, mais la seule chose à laquelle je pense que nous pourrions faire c’est d’aller les rejoindre de l’autre côté. On nous a parlé d’une maison dans les bois pendant notre briefing, il a de fortes chances que cela soit justement cette maison que nous cherchions. Qui plus est, si les hommes sont traversés c’est qu’eux ont bien un moyen de revenir de notre côté. Imagine, nous les prendrions par surprise! Dans le temps de dire nous les aurions maîtrisés et nous pourrions leur demander tout ce qu’on veut, à commencer par ce qu’ils essaient de faire.

Comme de fait, le jeune homme grimaça aussitôt à ma proposition, très peu enclin à me suivre. Pourtant, il devait bien savoir que c’était la seule chose à faire. Nous ne pouvions pas perdre plus de temps ici à travailler sur des conjectures alors que les deux clowns de l’autre côté préparait je-ne-sais-quoi. Tout ce que je savais, c’était que ça devait être loin de nous être favorable. Finalement, le jeune Aburame accepta mon plan à contre-cœur et d’un même mouvement nous touchâmes le pentacle du pied, et de la patte pour Aka. Au début, rien ne se passa, puis la lumière qui était apparu quelques minutes plus tôt revint et nous envahit. Elle m’aveugla pendant quelques secondes et lorsque je pus enfin voir de nouveau je me retrouvais dans une vieille maison décrépite. Mon premier réflexe fut de m’accroupir et de me cacher derrière le premier meuble à ma portée. Ensuite je pus prendre quelques secondes pour m’habituer au changement de décors et pour me remettre du voyage étrange que j’avais fait. Tendant l’oreille, je n’entendis aucun bruit suspicieux alors je me relevai et détaillai la salle. Décrépite, comme le restant de la maison, elle semblait abandonnée et inoccupée depuis plusieurs années. L’endroit idéal pour ne pas se faire déranger.

- Pssst, Aburame-kun! Essaies de savoir où sont les hommes. Ils étaient là il y a quelques minutes à peine, ils ne peuvent pas être allés très loin…, lui chuchotai-je à travers la salle.

De mon côté, j’essayais de les localiser avec mon nez, mais la maison sentit beaucoup trop le vieux et le renfermé pour que je ne décèle quoi que ce soit. Espérons qu’Akamori, avec son odorat plus développé que le mien, aurait plus de succès que moi dans ses recherches.


Dernière édition par Inuzuka Takeo le Mar 7 Jan 2014 - 21:30, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Sam 4 Jan 2014 - 20:36

Que… Quoi ? Ah non ! Il était absolument hors de question que je mette ne serait-ce que mon petit orteil là-dessus. Même si mon insecte avait traversé cet étrange portail sans soucis, je ne tenais pas à prendre ce risque. J’ignore ce qu’était vraiment que ce pentacle, mais je sais que je ne pouvais pas me fier à ces éléments surnaturels et sataniques. Et puis, avec ma chance… Tant on va apparaître autre part, ou mieux encore à un endroit différent que mon moustique dans la cabane. Manquerait plus qu’on fasse irruption entre une dizaine de personnes tentant de faire des choses très étranges pour invoquer des créatures du diable. Brr… J’en pense rien qu’en y pensant…


- T’as raison, je n’aime pas du tout ton idée. Je n’ai pas du tout confiance en ce truc, ça me fait peur… Y a pas une autre solution ?


Malheureusement, je connaissais moi-même la réponse. Si nous n’ y allons pas, on ne pourrait pas continuer notre mission, et par conséquent nous serions donc bloqués. Il n’y avait pas d’autres alternatives, malheureusement. Quelle galère. C’est dans ces moments-là que je me demande pourquoi j’ai choisi de devenir shinobi… C’est vrai quoi, il y avait tellement moins dangereux que ça. Je me demande même comment j’ai fait pour réussir à en devenir un. C’est un grand mystère de la vie… !


- Non, bien sûr que non qu’il y en a pas… Bon, je fais confiance, je te suis.


L’art de se répondre soi-même à ses questions. Ce qui m’avait convaincu ? Pas grand-chose. Juste que nous n’avions pas spécialement le choix. Il n’y avait pas d’autres solutions valables, étant donné qu’il y avait beaucoup trop d’inconnues… Rien dans cette mission ne semblait normal après tout. Il fallait faire avec, s’adapter… En tout cas, pour une première mission, on peut dire que j’ai été gâté. Et mieux encore, ça ne faisait que commencer. Super, non ? Eh oui, avec tout ça, nous n’avions pas encore fait face à ce groupe… On les pistait, mais c’était tout pour le moment. Ca me suffisait déjà… !

On fit donc quelques pas, pour se tenir sur ce pentacle. Nous étions tous les trois prêts à passer de l’autre côté, là où on était censé retrouver cette fameuse cabane dans lequel mon moustique, et apparemment les deux hommes ont atterri. La lumière aveuglante refit interruption une troisième fois, après quelques secondes d’angoisse où rien ne s’était passé. Lorsque j’ouvris les yeux, je revis la cabane que j’avais précédemment vue au travers de la vision de mon insecte. D’ailleurs, ma technique était toujours active, et je voyais toujours ce que cet insecte voyait. Il suivait toujours de très près nos cibles, et j’avais bien mémorisé le chemin. De toute manière, après cet escalier que j’ai vu plus tôt, il semblait n’y avoir qu’un seul chemin… Du moins, un seul chemin officiel. Avec tout ça, je préfère me méfier. Il pourrait très bien y avoir des passages secrets magiques en tout genre. On ne pouvait plus avoir aucune certitude…

Nous étions donc tous les trois cachés. Il allait falloir se déplacer, sans faire trop de bruit… J’espère que je vais y arriver… La discrétion n’est pas tellement mon fort. Mais bon, je vais faire des efforts. Promis. Selon mon moustique, il fallait aller tout droit, puis descendre les escaliers qu’on allait trouver, un peu plus loin. Apparemment, il n’y avait personne mis à part nous trois, et nos deux mystérieux bonhommes. C’est déjà bien ! D’un signe de main, je montrai la direction à suivre à Takeo et son chien Akamori. C’est maintenant que les choses allaient se compliquer…

Avançant dans la cabane le plus discrètement possible, je prêtai toujours attention à mon second champ visuel en fermant les yeux de temps à autre, pour pouvoir les suivre tout en gardant nos distances. Et puis, on pouvait toujours compter sur l’odorat de mes deux partenaires en cas d’hésitation, ou d’oubli. Nos capacités respectives se combinaient plutôt bien pour pister une personne. Ce n’est pas plus mal que l’on soit tombé ensemble… !

Les escaliers étaient là, maintenant je savais qu’il n’y avait plus qu’un seul chemin, ce qui allait être bien plus pratique pour nous. Je gardais tout de même ma technique de vision active, pour les surveiller, et d’ailleurs… D’une voix basse, je fis part de quelque chose à mes partenaires.


- Ils se sont arrêtés, assis à une table un peu plus loin.


Raison de plus pour continuer, j’imagine… Surtout qu’ils avaient l’air de parler, et je suis tout bonnement incapable de lire sur leurs lèvres, surtout au travers la vision d’un moustique. Il fallait s’approcher donc pour en savoir plus… Ravalant ma salive, inquiété de plus en plus pas tout ça, on continua à marcher jusqu’à pouvoir au moins les entendre. Jusqu’à… Ici. Ils étaient de l’autre côté de ce mur, et ne nous avait probablement pas encore remarqué…


- On a fini tous nos préparatifs en avance quand même. Plus qu’à attendre le chef. Il revient quand déjà ?
- À vingt heures. Encore quelques heures d’ennui… Tout ce qu’on a à faire c’est de surveiller cette vieille baraque. Vivement qu’on en finisse une bonne fois pour toute…
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Mar 7 Jan 2014 - 23:47

Comme je m’en doutais, il n’était pas du tout chaud à l’idée d’aller si proche du pentacle, encore moins d’y toucher. Cependant, j’avais essayé de faire un compromis en lui faisant toucher du pied, peut-être cela l’aurait un tant soit peu. Quelques secondes plus tard, nous étions dans la cabane, où nous nous cachâmes tous aussitôt. Pas question de se faire repérer alors que nous venions tout juste d’entrer, mais le silence qui nous entourait me laisser supposer que nos hôtes étaient quelque part d’autre. Je demandai à Aburame-kun s’il pouvait savoir où étaient les hommes et lui laissai le temps de consulter ses moustiques, puisque ce serait sans doute eux qui lui donnerait l’information. En attendant, je mes pensées voguèrent vers les compagnons de mon coéquipier. Ça devait être chouette de contrôler les moustiques, on ne pouvait avoir plus discret que cela. Et puis quelle puissance offensive, je redoute plus que tout leur piqûre!

Cela ne fut pas très long qu’il me pointait vers un couloir, sûrement la direction que nous devions prendre. Prenant les devants, je marchai vers le couloir à pas de loup, espérant ne pas me faire entendre. Nous longeâmes le couloir en silence jusqu’à ce qu’il me tapote l’épaule lorsque nous croisâmes un escalier. Cela voulait-il dire qu’il fallait y descendre ou voulait-il simplement me parler? J’eu rapidement une réponse lorsqu’Aburame-kun chuchota quelque chose que je faillis ne pas entendre. Au moins il prenait mes conseils à cœur, je ne pouvais m’empêcher d’être fier. Je mis tout cela de côté rapidement, ce n’était pas vraiment l’endroit pour être sentimental. J’hochai la tête et repris ma marche, encore plus lentement que tantôt pour être sûr de ne pas nous faire entendre, nous qui nous rapprochions de plus en plus des hommes. Finalement, un murmure fut perceptible, mais je n’arrivais pas à comprendre. Quelques mètres de plus furent suffisants pour que je puisse tout écouter.

Ce que j’entendis me glaça le sang : les préparatifs? Nous avions cependant bien fait de venir d’avance, nous n’avions que le menu fretin pour nous occuper. En quelques gestes rapides, je fis comprendre à mon collègue ce que j’avais l’intention de faire, soit les attaquer par surprise afin de les interroger. Il fallait savoir se montrer patient. Dans la forêt, j’avais attendu le bon moment pour frapper; ce moment était arrivé. Je lui pointai celui dont je m’occuperais, lui laissant le soin de s’occuper de l’autre. Pendant une fraction, je pensai que c’était avec moi qu’il aurait son baptême de feu, mais me reconcentrai rapidement sur ce qui s’en venait. Je fis un décompte avec ma main et lorsque mon poing se referma nous sautâmes tous les trois en même temps vers les hommes. Je sentis mon chakra me traverser alors que ma vitesse augmentait, me rendant ainsi plus rapidement sur mon adversaire. Nous les avons vraiment pris par surprise, cela ne nous prit que quelques coups bien placés de la part d’Aka et moi avant que notre ennemi ne nous implore de le laisser en vie. Évidemment que j’allais le laisser en vie, il ne parlerait pas beaucoup s’il était mort! Alors qu’il restait le visage contre la terre, j’en profitais pour lui attacher les mains derrière le dos avec la première chose que je pus trouver qui ferait l’affaire. Le ramassant violemment, je le rassis sur la chaise sur laquelle il était précédemment assis puis reportai mon attention sur mon coéquipier.


- Aburame-kun? Tu t’en sors?

Heureusement pour moi, je n’avais pas besoin de m’inquiéter pour lui. Malgré le fait qu’il ne soit que Genin, je n’avais aucun doute qu’il savait se défendre. Je fis lui fit le même traitement que mon adversaire avait subi et le rejoignit sur sa chaise. Je tournai alors les chaises dans la même direction et allai me poster dans cette direction, Akamori à mes pieds. Il savait ce qui allait venir, c’était notre méthode préféré d’interrogation. Avant même que je n’ai pu parler, mon compagnon laissa échapper un grognement qui mis aussi les hommes au parfum. J’enchaînai.

- Voulez-vous bien me dire ce qui se passe ici? Je fis une pause, sachant pertinemment qu’ils ne répondraient pas immédiatement. Ça ne me dérange pas, mais vous êtes fichtrement bien ficelé et nous sommes seuls pour encore quelques heures, je ne sais pas trop combien… mais vous devez le savoir plus précisément que moi, n’est-ce pas? Alors crachez le morceau.

Mon ton était sans équivoque, beaucoup plus grave qu’auparavant. De plus, ils savaient autant que moi que les renforts n’arriveraient pas avant bien longtemps. Ils ne se le firent pas demander une autre fois et déballèrent ce qu’ils savaient.

- D’accord, d’accord! Vous avez gagné! Nous devons garder la place jusqu’à ce soir!

- Vous étiez supposé garder la place, mais tout ça nous le savions déjà. Poursuivez.

- Nous devons attendre le chef qui va l’appeler.

- Qui ça?
dis-je avec un peu plus d’insistance, comme si ma patience commençait à racourcir.

- Il va essayer d’invoquer une créature de l’autre monde!

- La ferme! Nous ne devions pas leur dire!

- Trop tard, merci pour l’info. Aka.


Laissant Akamori surveiller nos prisonniers, je me retournai vers Aburame-kun, qui avait tout entendu comme moi. J’avais eu au départ des doutes à savoir s’ils n’en savaient pas plus, et j’avais bien fait de me méfier. Celui qui semblait le plus coopératif au début était en fait celui qui voulait qu’on en sache le moins. Nous leurrer dans un faux sentiment de complicité… Cela avait presque marché, si ce n’était de son copain qui n’était pas aussi malin que lui et qui avait fait tomber son plan à l’eau. Parlant de plan, quel genre de plan était-ce, invoquer une créature de l’Autre monde? Parce qu’on parle bien de la même place : l’Enfer.

- T’as entendu ça? Il va essayer d’invoquer… je ne sais pas trop quoi encore, mais ce n’est rien de bon. Penses-tu qu’il s’agit d’un jutsu d’invocation? Je ne m’y connais pas assez en la matière… Peut-être pourrions-nous laisser nos copains ici présents en compagnie d’Akamori pendant que toi et moi retournons au village nous informer. Avec de la chance, peut-être aurions-nous le temps de revenir avant le chef. Qu’est-ce que tu en penses?

J’étais très optimiste dans mes calculs, puisque j’ignorais combien de temps cela réellement nous rendre d’ici au village, de même que le temps que cela nous prendrait pour trouver les informations dont nous avions besoin, si nous les trouvions. Mais c’était mieux que de rester cloîtrer dans cette maison avec ces deux bouffons pendant des heures en attendant que le chef de la bande se pointe.
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Mer 15 Jan 2014 - 21:57

Evidemment, il fallait s’y attendre. Se contenter d’écouter ne convenait pas à l’Inuzuka. Il fallait avouer qu’il était bien plus courageux et direct que moi. Sur ce point-là, je ne pouvais que l’envier, voire l’admirer. Garder son sang-froid dans une situation comme celle-ci me semblait tout juste irréalisable. J’ignorais complètement comment est-ce qu’il faisait… Peut-être l’expérience qui jouait, ou bien tout simplement que c’est dans son caractère, dans sa façon d’être. Quoiqu’il en soit, je ne pouvais pas m’empêcher d’admirer sa mentalité. C’était comme un idéal que je souhaitais définitivement atteindre…

Il fallait que je prenne sur moi, pour ne pas que notre couverture tombe à l’eau, par ma faute. Pendant qu’il m’indiquait la personne que j’allais me farcir, ma main droite se plaqua contre le mur en bois de la cabane, légèrement tremblante à cause de la tension. Des moustiques s’échappèrent de ma manche, et se déplacèrent furtivement sur tous les murs de la salle. Suite à ça, l’assaut fut lancé. Je vis Takeo et Akamori se ruer à une vitesse surprenante sur leur adversaire. C’était bien la première fois que je voyais un membre de ce clan avec son compagnon se battre. Je serais bien resté là, à observer, mais il y avait un second individu qui n’attendait que de se faire taper dessus… Ou pas. Il attendait surtout de me taper dessus.

L’homme courrait vers moi, tenant à avoir l’initiative du premier coup, tout en étant armé d’un couteau. Gloups. Je n’avais pas intérêt à rater mon coup… Il se préparait à donner un coup horizontal avec, lorsque tous mes insectes sur la zone fusèrent en sa direction. Les moustiques tourbillonnaient autour de lui, refermant ainsi le piège. Un cocon d’insectes s’était formé sur lui, le privant ainsi de tout mouvement. De plus, ils avaient pour objectif de le vider de tout son chakra, pour assouvir leur appétit insatiable. Il ne leur fallu pas trop de temps pour ne lui en laisser que quelques gouttes. Il ne devait pas être très puissant… Déjà il s’était laissé avoir bien trop facilement, et puis, face à des ninjas plus expérimentés, l’absorption prend bien plus de temps. Bon, on ne va pas s’en plaindre !


- Oui, c’est fini de mon côté aussi…


Une fois le repas fini, mes compagnons revinrent retrouver refuge dans mon corps. Leur victime, libérée, s’écrasa au sol. Elle était toujours consciente, mais n’avait plus assez d’énergie pour bouger ne serait-ce que le petit doigt. L’Inuzuka ne perdit pas de temps, et ligota comme deux saucissons ces supposés satanistes. La suite était prévisible : il comptait leur faire subir un interrogatoire. Restant en retrait, sachant pertinemment que je ne serais plus d’aucune utilité, j’observai la scène.

Il gérait bien, il se débrouillait à merveille ! Il avait réussi à obtenir les informations qu’on recherchait. Bien joué ! Sauf que… Une créature de l’autre monde ? Rien que ça ?!


- Une… Quoi ?


Pourquoi ça devait tomber sur moi… ? Mon partenaire de mission revint donc vers moi, pour exposer la suite du plan.


- Non, je ne sais pas trop ce que ça peut être… Ça ne me rassure pas du tout… Hm… T’es sûr que ce n’est pas risqué de le laisser seul ici ?


En demandant cela, mon regard se reporta vers la boule de poil, Akamori. De ce que je venais de voir, c’est vrai qu’il avait l’air plutôt costaud… Peut-être même plus que moi. Avec l’Inuzuka, ils avaient donné une bonne raclée à leur adversaire après tout. Oui, la question n’avait pas vraiment de raison d’être. Ma main vint ébouriffer mes cheveux, l’air gêné de l’avoir sous-estimé.


- Haha, non bien sûr, pardon. Bon, bah c’est ok, je te suis ! Si on fait vite, on pourra probablement revenir avant leur chef…


* * *



De retour à Konoha. En chemin, nous avions parlé d’un peu tout et de rien, concernant cette mission, ou totalement hors-sujet… Mais en soit, rien de bien important. Si on voulait se renseigner au village, il n’y avait pas trente-six solutions… La première qui me semblait évidente, c’était de se rendre à la bibliothèque du village. Y avait aussi l’option de fouiller les archives, mais bon, trop fastidieux. Et puis, avec mon rang de Genin, je ne suis pas sûr d’y avoir accès. Takeo sûrement, mais pas moi. Ce n’est pas plus mal… C’est bien plus calme et posé une bibliothèque. Et puis, j’avais l’impression que c’était mieux de s’y rendre là…

L’un des deux brigands avait parlé de l’arrivée du chef, à vingt heures, lorsque nous n’avions pas encore intervenu. Cela veut dire…


- Il nous reste environ deux heures et demie… Ça devrait le faire, non ?


Que ça le fasse ou non, on n’avait malheureusement pas le choix. On fit notre entrée dans la bibliothèque. À vrai dire, je ne savais pas vraiment ce qu’on devait chercher exactement… Je ne suis pas sûr qu’il y ait un rayon nommé « Pratiques sataniques et invocation de créatures venues de l’Enfer. ». Oui, ça m’étonnerait franchement… Regardant un peu tout autour, je réalisai que ces deux heures et demie n’allaient peut-être pas suffire… Quoique. Un petit coup de patte du destin peut toujours arriver.


- Ah, vous voilà ! Vous êtes bien ici pour ce problème de livre volé, hein ?


Une femme, cheveux blonds attachés, avec des lunettes. Elle avait sûrement un travail ici, mais elle nous parla d’un livre volé… Elle se trompait de personne, malheureusement.


- Ah euh… Non désolé, ce n’est pas nous…
- Mais qu’est-ce qu’ils foutent ?! Pas capable d’arriver à l’heure quoi ! C’est urgent ! Bon, bah c’est décidé, vous allez m’aider vous !
- C’est-à-dire que nous sommes déjà en mission, et…
- Taratata ! On ne rigole pas avec les créatures démoniaques, c’est urgent !


Mes yeux s’arrondirent. De quoi… ? Des créatures démoniaques ? Encore ?!


- Attendez, de quoi vous parlez ?


Elle me regardait, telle une furie, avant de s’éloigner de nous, faisant un vacarme monstre avec ses gros talons. Regardant mon partenaire de mission, j’haussai les épaules, ne comprenant pas tout ce qui se passait. On perdait peut-être du temps, mais cette femme parlait de créatures démoniaques… Ça peut toujours être bon d’écouter ce qu’elle avait à nous dire.

Après une ou deux minutes, elle revint, un livre à la couverture noire en main. Elle le donna à l’Inuzuka.


- C’est un exemplaire du livre qui a été volé cette nuit. J’ai attendu toute la journée que quelqu’un arrive, c’est peut-être déjà trop tard ! Je compte sur vous !


Elle repartit, dans le même vacarme monstre. Seulement, je n’y prêtais pas vraiment attention… La couverture m’intriguait…


- T-T’as… T’as vu ça ?!


Dessus y était dessiné le même pentacle que tout à l’heure. Coïncidence… ?


- CHHHHUUUT


... Ouais bon ça va... !
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Dim 19 Jan 2014 - 18:34

Nous eûmes la même réaction, Aburame-kun et moi, lorsque nous entendîmes ce qui sortit des lèvres du deuxième malfrat, la seule différence fut que je gardai pour moi mon étonnement. J’étais tout aussi époustouflé que lui, bien sûr, mais je ne voulais simplement pas leur donner la satisfaction de m’avoir atteint. Je devais continuer de jouer la carte du dur à cuire. C’était cependant évident qu’eux ne jouaient pas la comédie; ils étaient très sérieux à propos de toute cette histoire d’invocation. C’était la manière dont notre informateur se fit rabrouer qui me fit aussitôt comprendre qu’ils ne nous menaient pas en bateau. Non seulement ce que nous venions d’apprendre était très… dérageant, c’était le moins qu’on pouvait dire, mais aussi très grave. Peu importe ce qui cela coûterait, il nous fallait empêcher cette cérémonie d’avoir lieu. Je retournai prestement vers mon coéquipier, qui était resté un peu à l’arrière, en même temps que d’éviter de montrer à nos prisonniers mon trouble. De toute façon je les laissais avec Aka, alors pas de risques qu’ils ne tentent quoi que ce soit.

J’essayai d’abord de voir s’il ne s’y connaissait pas plus en la matière, puis ensuite lui fit part du plan qui avait germé dans mon esprit avec le temps que nous avions. J’aurais cru qu’avec ses insectes il aurait pu m’en dire plus, mais il ne devait pas s’agir du même genre de technique puisqu’il ne put rien me dire qui aurait pu nous aider. Ce qu’il savait, par contre, c’était que cela ne lui disait qui vaille lui non plus. Même qu’il devait encore avoir plus la frousse que moi! Après tout, j’avais quelques missions sous la cravate, dont celle où Tenshi-kun et moi nous sommes infiltrés dans un repaire de pirates, sans rien avoir vécu qui m’aurait permis d’affronter tout ça; mon coéquipier en était quant à lui à sa première mission à vie. Je pus donc comprendre qu’il soit un peu récalcitrant de laisser Akamori seul avec les deux hommes. Je comprenais aussi qu’il n’était mal intentionné; ce n’était pas qu’il sous-estimait mon compagnon. Aussitôt après avoir ouvert la bouche, il se reprit aussitôt, gêné d’avoir posé la question.


- Ne t’inquiètes pas pour Aka; non seulement est-il un parfait compagnon, mais aussi un excellent chien de garde. Nous serons tranquilles jusqu’à notre retour. Bon, allons-y, mieux vaut ne pas traîner.

Mon regard croisa celui de mon ninken et, pendant trois ou quatre secondes, ce fut le silence total. C’était une sorte de conversation mentale que j’avais avec Aka, je ne saurais pas très bien l’expliqué. Nous ne parlons pas avec des mots, mais plutôt avec des émotions, des images, ce genre de truc. Ça se faisait presque inconsciemment depuis le temps. Nous nous entretînmes sur le plan et ce qu’il avait à faire. Je voulais aussi lui faire comprendre que je ne laissais pas derrière, que sa tâche était aussi important que celle que nous nous apprêtions à partir faire. L’entretien terminé, nous hochâmes tous deux la tête et je pus enfin partir avec le Genin.


***

Le trajet du retour fut beaucoup plus rapide que l’aller, puisque nous n’avions pas à chercher à tâtons. Nous en profitâmes tout de même pour avoir des discussions un peu plus légères, comme pour détendre l’atmosphère, mais éventuellement le sujet revint sur la mission et nous nous mîmes d’accord d’aller visiter la bibliothèque du village, déjà que l’idée d’aller mettre le nez dans les bouquins ne m’emballait pas vraiment. Ne parlons donc même pas des archives, quand bien même j’aurais pu y entrer. J’aurais bien mieux préféré interrogé quelques personnes, avoir un contact physique, plutôt que d’aller chercher la répondes dans les pattes de mouches des livres. J’étais une personne d’action, ce n’était pas mon genre de m’asseoir et lire. J’allais toutefois me rendre compte que je n’aurais même pas besoin de le faire.

Devant les portes de la bibliothèque, Aburame-kun me rappela le temps restant avant que le chef n’arrive à la cabane. Me demandant si nous aurions assez de temps, je le rassurai en lui disant que le trajet du retour avait encore plus rapide que je ne l’avais pensé, ce qui n’était pas faux. Sur ce, nous entrâmes dans la bibliothèque où nous nous fîmes aussitôt accosté par une jeune femme blonde. Il semblait toutefois avoir méprise sur les personnes, puisqu’elle pensait que nous étions les ninjas qu’elle avait demandés. Nous avons bien essayé de lui faire comprendre qu’elle se trompait, que nous étions déjà en pleine mission et que nous ne pouvions donc pas l’aider, mais ce qu’elle laissa sortir me convins que nous aurions peut-être intérêt à la suivre finalement. En effet, elle m’a eu au moment où elle a dit « créature démoniaques ». J’écarquillai les yeux, pas certains d’avoir bien compris, après tout peut-être que j’entendais bien ce que je voulais entendre, alors que mon coéquipier essayait d’enlever tout doute possible. Elle lui répondit d’un regard assassin avant de nous quitter, sans aucun doute pour mieux revenir, alors que l’Aburame manifestait son incompréhension.


- Moi elle m’a eu dès qu’elle a parlé de trucs démoniaques, qui sait si ça va pouvoir nous être utile.

Qui plus est, peut-être que ce qu’elle nous révèlerait pourrait nous être utile pour le problème que nous avons sur les bras. Pendant les deux minutes où elle était partie, nous n’avions même pas pris la peine d’entrer dans la bibliothèque. J’avais un léger pressentiment que notre visite serait plus courte que prévue. Nous étions toujours dans le hall d’entrée lorsqu’elle revint, un livre à la main. C’était un vieux livre, ça ne faisait aucun doute avec ses pages jaunies qui se trouvaient entre les deux couvertures de cuirs noirs craquelés par le temps. Me le tendant, je le lui pris alors qu’elle nous expliquait qu’il s’agissait en fait d’une copie d’un livre qu’on leur avait volé pendant la nuit. Avant de pouvoir dire quoi que ce soit, comme que nous n’avions pas le temps de courir après des voleurs de livres par exemple, elle repartit d’où elle était venu suivi seulement par le cliquetis de ses talons aiguilles. Bon, d’accord, pas très coopérative. Après elle se demande que personne ne soit venu… Soudain, une exclamation de mon collègue me ramena à la réalité, répondu par plusieurs « chut » exaspérés. Jetant un regard sur le livre, sous les recommandations de l’Aburame, je me figeai. Sur la couverture du livre se trouvait exactement le même pentacle que dans la clairière! Sans plus attendre, nous sortîmes de la bibliothèque pour repartir vers la cabane, mais aussi pour pouvoir avoir une discussion normale. En chemin, je partageai mes pensées avec mon collègue.

- Ce n’est certainement pas une coïncidence qu’un livre avec un pentacle dessus ait été volé la nuit dernière... Ce sont sûrement eux qui sont à l’origine du vol!

En même temps, je feuilletais rapidement le volume, n’ayant pas le loisir ni l’envie de me lancer dans une lecture approfondie. Ce que je lisais me stupéfiait : c’était un guide du parfait contractant! Cela allait de la définition d’un démon et leur classification à la cérémonie du contrat. Ils donnaient même quelques trucs pour les premiers temps avec un démon. J’étais fasciné à la fois d’être terrifié : comment ce genre de chose pouvait-elle exister? Je partageai mes trouvailles avec Aburame-kun alors que mes yeux cherchaient désespérément un moyen d’empêcher la cérémonie d’avoir lieu, ou au moins l’interrompre si nous sommes trop tard. Finalement, vers la fin de l’explication du rituel se trouvait une section de mise en garde. Là, je lus ce que je voulais savoir et refermai le livre, satisfait.

- Écoutes-ça, Aburame-kun. Je viens de lire dans le livre que lors du rituel il ne fallait en aucun cas toucher au cercle sur le sol, sinon cela risquerait de libérer le démon. Je te vois devenir blême, commençai-je, ce qui était effectivement le cas, mais ne t’inquiètes pas. La seule personne à qui le démon peut s’en prendre une fois libéré est la personne qui a fait le rituel puisqu’elle essayait de le soumettre à sa volonté.

Je me retins toutefois de lui dire que cela impliquait qu’un de nous deux devraient se jeter sur le sol et essayer de saboter le cercle d’une façon ou d’une autre, préférant traverser le pont quand nous serons rendus à la rivière. Pour l’instant j’attendais de voir ce qu’il pensait des informations que je venais de glaner dans le bouquin, qui pourrait bien être notre salut.
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Dim 16 Fév 2014 - 0:49

- C’est ce que je pense aussi… !


Il y aurait donc une histoire de vol en plus de cette affaire satanique. Le bouquin que tenait l’Inuzuka dans ses mains serait donc la copie d’un livre volé la nuit dernière, qui portait le même logo que le pentacle au sol en guise de couverture. C’est obligé. Impossible que ce ne soit qu’une simple coïncidence… Elle serait bien trop forte. Cela voulait donc dire que la lecture de ce bouquin pourrait nous apporter quelques indices sur ce qu’il se tramait réellement. Takeo semblait l’avoir bien compris, puisqu’il commença à examiner le contenu de cet étrange livre. Bien qu’assez inquiet de ce qu’il pouvait contenir, je ne pouvais pas m’empêcher de jeter quelques coups d’œil furtifs sur chacune des pages, pendant qu’il lisait.

Il contenait des textes écrits à la plume même, avec quelques images, qui n’étaient… Franchement pas rassurantes. Des créatures inconnues y étaient représentées, des créatures dont j’espère ne jamais croiser la route. Jamais… Je tenais à ma survie, aussi bien physique que mentale.

L’Inuzuka finit par refermer le grimoire, comme s’il avait mis la main sur une information intéressante. Il m’expliqua alors ce qu’il en était… Et, décidément, je crois qu’il avait le don à proposer des plans à me glacer le sang. Selon lui, lors d’un rituel d’invocation, le démon était libéré si quelqu’un touchait le cercle tracé au sol. Gloups. Ça commence bien… Mais apparemment, le démon s’en prendrait uniquement aux personnes qu’à ceux qui ont tenté de l’invoquer. S’il le dit… Mais c’est que c’est extrêmement dangereux et effrayant ce qu’il proposait… Libérer le démon en espérant qu’il nous débarrasse de ces sataniques, puis espérer qu’il reparte bien sagement sans ne rien tenter contre nous… ? Franchement, je n’étais pas très confiant. Et puis, il va falloir que quelqu’un parvienne à le toucher ce sol… J’imagine qu’on ne nous laissera pas agir à notre bon vouloir… Néanmoins, si ce que le livre dit est vrai, ce serait une très bonne idée. J’aimerais pouvoir être certain que ça ne craint rien…


- On peut s’y fier, tu penses ? Ça reste un démon après tout…


Inutile de préciser que je n’étais absolument pas confiant quant à la suite de notre opération. Ainsi, c’est à ça que sont confrontés les shinobis à chacune de leur mission ? Ou bien je suis vraiment tombé sur un cas à part ? En tout cas, si rien qu’une mission de rang C me provoquait de telles sueurs froides, je n’osais même pas oser imaginer lorsque j’allais m’attaquer au reste… Non, vraiment pas. Il fallait savoir prendre des risques, chose à laquelle je n’étais pas forcément habitué… Mais bon, je n’étais pas seul.


- Bon… Ok on fait ça, je vais essayer de ne pas faire foirer le plan.


On avançait progressivement pour revenir là où nous attendait Akamori. Même si l’Inuzuka m’avait dit de ne pas m’inquiéter pour lui, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander s’il ne lui est rien arrivé durant notre absence… J’espérais vraiment qu’il n’y avait eu aucun problème, mais je me gardais bien de faire un commentaire là-dessus.

En chemin, je réfléchissais à ce plan assez tordu… Pour qu’il réussisse, il fallait que quelqu’un se dévoue à aller toucher ce cercle. C’est peut-être égoïste comme pensée, mais il était juste hors de question que ce soit moi qui m’y colle. Je suis désolé pour lui mais… Je ne pourrais jamais. Et puis, je n’ai jamais été du genre à me jeter dans la gueule du loup, préférant rester en retrait. Ce n’est pas une excuse pour me défiler… Enfin, j’en profite un peu quand même. Ouais. C’est sûr… Alors que nous étions enfin revenus à la cabane, je lui fis part d’une… Petite proposition, si on peut dire cela comme ça.


- Tu… Tu ne te sentirais pas de t’y coller ? Ce n’est pas que je veux te refiler le sale boulot, mais… Je ne m’en sentirai pas trop capable. Mais je pourrais te couvrir avec mes insectes, bien entendu, ça c’est dans mes cordes… !


Ce n’est plus un secret de toute manière que je suis un gros peureux. J’espérais cependant ne pas perdre moyen lorsque j’allais le couvrir, si toutefois il accepte de toucher ce cercle lui-même.


- J’ai de quoi les distraire, te protéger, attaquer… Je pense être plutôt bien taillé pour ce rôle… Haha.


En attendant sa réponse, je regardai l’heure qu’il était. Pas loin de vingt heures moins le quart. Dans quinze minutes, leur chef devrait arriver. C’était largement suffisant pour rentrer dans cette cabane, derrière le mécanisme mystique du pentacle, et de retrouver notre coéquipier laissé à l’arrière, ainsi que nos deux prisonniers. En espérant qu’il n’y ait aucune mauvaise surprise, bien entendu. Normalement, tout devrait bien se passer tant que les choses sérieuses ne commençaient pas… Mais malheureusement, ça n’allait plus tarder…


- On récupère Akamori, on met nos prisonniers à l’écart, et on se prépare à l’assaut ?


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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Jeu 27 Fév 2014 - 0:20

Comme moi, l’Aburame suspectait que le vol du livre et le rituel du soir était certainement relié puisque les deux impliquaient un pentacle. Mais déjà je ne l’écoutais plus, mon esprit absorbé par la lecture. Notre temps était compté, je devais en tirer le plus d’information possible. Étant déjà en chemin vers la clairière, je devais y aller avec mon instinct et choisir les sections qui semblaient les plus importantes. Voyons voir… Pas les rangs, ni les catégories… définitivement pas comment nourrir son démon… Ah bon! Voilà! Les mises en garde. Parce que n’importe quel halluciné qui voudrait invoquer un démon devrait être rappelé à quel point c’est dangereux. C’est pourtant là que j’en appris le plus, c’est d’ailleurs en majeure partie de là que je pris mon info lorsque je partageai ce que j’avais lu, particulièrement la partie qui concernait comment empêcher un démon d’établir le contrat et de prendre forme physique. Je le vis immédiatement devenir blême et le rassurai que le démon ne pourrait pas nous toucher. Néanmoins, ce dernier restait sceptique sur le code moral du démon, à savoir qu’il n’en avait probablement pas. Encore grâce à mes lectures, je le rassurai.

- Ne t’en fais pas, Ryosei-kun, le démon a autant envie de retourner d’où il vient que nous. Qui sait ce qu’il était en train de faire lorsqu’on l’a dérangé à venir dans le monde des mortels… Et comme si ce n’était pas assez, je pointai le livre du doigt. De plus, j’ai vu dans ce livre une phrase qui nous permettait justement de le renvoyer dans le monde des démons, si jamais cela devait en arriver là. Je devrais simplement la retrouver avant…

Alors que nous continuions notre chemin en silence, je cherchais fébrilement la fameuse formule. Ce n’était que quelques mots, comment les repérer dans tous ces paragraphes? Je laissai alors échappé un petit cri de joie, faisant sursauter mes compagnons, lorsque finalement je vis ces cinq mots devant mes yeux. Je les avais trouvés! Tenant le livre ouvert vers mon compagnon, je lui indiquai où était ce que nous cherchions.

- Regardes, là!

Guide du contractant : Comment avoir un demon pour soi a écrit:
Exorcizamus te, omnis immundus spiritus

Ils étaient là, ces cinq mots qui nous serviraient en dernier recours à renvoyer le démon de force dans son monde. J’avais parlé des démons qui voulaient retourner dans le monde démoniaque, mais pas de ceux qui n’attendaient que cette occasion pour nous dominer. C’était pourquoi je tenais malgré tout à les avoir à portée d’yeux. Maintenant que nous les avions, j’étais plus confiant à retourner là-bas. Ce n’était pas le cas de Ryosei-kun qui, une fois de retour devant la clairière, ne put se retenir plus longtemps et me demanda de m’occuper du cercle pour rompre le rituel. Cela ne lui dérangeait pas de me couvrir de l’arrière, mais comme lui j’avais pu constater que les rôles à l’avant-scène n’étaient pas, comme il l’avait si bien dit, dans ses cordes. Je le regardai quelques secondes avant de lui ébouriffer les cheveux et de lancer la réponse qu’il attendait tant alors que je passais à côté de lui.

- Pas de problème, je m’en charge. J’attendis quelques secondes avant de continuer. Pour être honnête avec toi, j’avais déjà planifié m’occuper du cercle. Après tout, c’est quand même ta première mission; je comprendrais que tu ne veuilles pas te jeter là-dedans. Je regardai autour de nous, puis le regardai d’un air complice. Et, on ne va pas se le cacher, j’avais déjà pu voir que tu n’étais pas du genre à foncer. Je vous fais confiance, à tes insectes et toi, pour bien me couvrir.

Puis, je continuai mon chemin et partit en direction du centre de la clairière, là où se trouvait le pentacle qui nous ramènerait vers Aka. Juste avant de sortir des bois, Ryosei-kun fit un retour sur le plan d’action qui nous attendait. C’est alors que j’eu une idée de génie. C’était dans la façon dont il avait dit les choses, pourquoi n’y avais-je pas pensé avant? Je m’arrêtai et me retournai vers l’Aburame.

- Exactement! Préparons leur une surprise dont ils vont se rappeler…

Je lui offris un sourire enthousiaste, qui du sûrement plus me faire ressembler à Akamori qu’autre chose, et nous nous rendîmes jusqu’au pentacle pour justement aller rejoindre ce-dernier. Tout le monde était sain et sauf, à part nos invités qui avaient maintenant une peur bleue de mon ninken. Cela leur apprendre à sous-estimer Aka, puisqu’il ne s’agit pas d’un simple chien mais bien d’un ninken. Nous nous retrouvâmes avec joie et je m’enquis de ce qui s’était passé. Au final, pas grand-chose, à part les première minutes où ils avaient crus pouvoir déjouer le ninken pour s’enfuit. Ce dernier leur avait fait comprendre qu’ils ne feraient rien de la sorte. Maintenant que nous étions de retour, je demandais à mon collègue combien de temps nous avions. Quinze minutes… C’était suffisant pour mettre mon plan à exécution. Avec l’aide du genin, nous amenèrent les deux larbins dans un endroit où personne ne pourrait entendre leur appel à l’aide, qui ressemblait beaucoup plus à des geignements avec un bâillon. De retour dans la salle, maintenant vide, je me dépêchai de replacer les meubles qui aurait pu trahir une quelconque lutte et me retournai vers le shinobi qui m’accompagnait.

- Bon, maintenant écoutes-moi, bien Ryosei-kun; ce que je vais te dire va être très important puisque ça va être notre plan. Nous allons nous pratiquer jusqu’à ce que le chef arrive, mais d’ici là nous allons devoir être capable de personnifier les deux hommes que nous venons de cacher. Nous allons garer cette mascarade jusqu’à ce que le rituel commence et c’est à cet instant que nous interviendrons. Je me tournai aussitôt vers Aka et lui expliquai son rôle dans tout ça, soit celui de sentinelle. Tu vas rester à l’écart, caché, et t’assurer que tout se déroule sans accrochages. Ça serait également toi qui va devoir déjouer pendant que je vais aller m’occuper du pentacle du rituel.

Comme d’habitude je pouvais compter sur Aka, qui hocha rapidement la tête pour montrer son accord. J’ignorais s’il était capable de faire ce que j’attendais de lui, mais s’il était genin il devrait être capable de faire ce simple jutsu. Afin de lui donner l’exemple, je m’empressai d’effectuer quelques mudras avant d’être envelopper d’un nuage. Lorsque ce dernier s’évapora, un des hommes de main précédemment ficelé se trouvait à ma place.

- Tu vois? Ce n’est pas bien compliqué, il faut juste bien te concentrer sur ce en quoi tu veux te changer.

Je ne voulais pas lui mettre de pression, mais il faudrait se dépêcher si nous ne voulions pas être interrompus pas le chef qui débarque. Déplacer ces deux hommes a été plus long que je l’avais prévu; qui sait combien de minutes cela nous avait couté, puisque nous étions rendu au point où il fallait compter nos minutes.
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Lun 3 Mar 2014 - 1:12

- Exor… Exorciza… C’est compliqué à retenir !


La voici la fameuse formule qui allait nous permettre de sauver notre peau en cas de pépin. Eh bien, moi je vous dis que ce n’est pas gagné. Retenir cette formule, et savoir la prononcer vite et sans erreur s’avérait être quasiment impossible pour moi. Pourtant, ma mémoire ne m’a jamais fait défaut, bien au contraire même. Je ne paye peut-être pas de mine, mais j’ai plutôt été un bon élève à l’académie, je dirais même que j’ai été assez studieux. Alors, pourquoi ces cinq mots m’arrêteraient ? Tout simplement car si je dois les prononcer, c’est que je serais en grand danger. Et je sais que quand je panique, je perds absolument tous mes moyens. Donc oui, c’est presque une mission impossible de retenir ces foutus mots.

Hochant la tête, je pris quand même avec moi le livre le temps de finir notre déplacement. Bien que je ne me fasse pas trop d’espoirs, il fallait que j’arrive à retenir cette formule. C’est pourquoi je l’ai lue et relue des bonnes dizaines de fois, tandis qu’on retournait vers la cabane cachée, où nous attendait Akamori et ses deux prisonniers.

Ensuite, vint le moment fatidique –pour moi- où je lui demandais s’il était partant pour se coller à la tâche la plus… Dangereuse. Oui, je ne me sentais pas vraiment prêt à me jeter sur un cercle satanique pour libérer un esprit. Ce n’était pas dans mon genre… Moi, de base, je suis du genre à me casser dès qu’une difficulté apparaît, pas à me jeter dans la gueule du loup… C’est assez égoïste de lui refiler ce boulot, je le reconnais… Mais il me comprend. Sa main ébouriffa mes cheveux, tandis qu’il accepta de s’y coller. Lorsqu’il a dit ça, j’ai été soulagé. Plus que jamais. Il dit également qu’il avait déjà prévu de s’en occuper, comme ce n’était que ma première mission. Il confirma même que je serais bien plus efficace à l’arrière, pour le couvrir… Ça me faisait vraiment plaisir qu’il puisse me comprendre.


- Merci… Je tâcherai de ne pas te décevoir !


Il était si gentil avec moi, si compréhensif… Non, je ne pouvais clairement pas le décevoir. Surtout qu’il allait se mettre en danger pour ne pas que je m’y colle. Dans le fond, ça me fait mal d’agir ainsi, de l’exposer au danger par caprice… Une personne ayant un meilleur code d’honneur que le mien aurait insisté pour y aller. Mais non, je n’étais pas comme ça. La peur me paralyserait avant même d’arriver… Alors, une fois sur place… Voilà quoi. Pour me racheter, je ne me dégonflerai pas pour le protéger.

Soudain, alors que je parlais de récupérer Akamori, Takeo semblait avoir eu une idée brillante. Seulement, je n’en su pas plus. Une surprise dont ils allaient se rappeler… ? Je m’inquiète un peu à vrai dire là, mais je me suis promis de ne plus le ralentir à cause de mes états d’âme. Je vais lui faire confiance, et ce jusqu’au bout. Sans perdre un instant, il reprit le chemin jusqu’à la cabane, et je m’assurais de le suivre de très près.

Après quelques courtes minutes, on était retourné là où nous avions laissé Akamori et les deux affreux. Lorsque je vis la bouille du chien, j’ai été très rassuré, à tel point que je m’étais presque jeté dessus pour lui caresser le dessus du crâne.


- On est de retour ! On t’a pas trop manqué ?


Je sais qu’il ne me répondra pas. À vrai dire, je ne sais même pas s’il me comprend… Il doit sans doute comprendre Takeo, mais… Et moi ? Impossible à deviner. À l’occasion, je demanderai à l’Inuzuka. Mais nous avions plus urgent à faire : cacher les corps, puis remettre tout en ordre dans cette salle. Lorsqu’on fit ça, je commençais à me douter de ce qui allait suivre… Ce dernier me présenta enfin son plan. Et effectivement, c’est bien ce que j’avais appréhendé. Décidément, il avait des idées assez originales… Qu’on se le dise ! En gros, utiliser un Henge pour prendre l’apparence de nos deux prisonniers, et s’infiltrer dans leur petit groupe. Brr… Ça ne me dit rien qui vaille. Mais bon, je ne dois pas flancher… Pas si proche du but. Et pas après s’être dégonflé, mettant ainsi l’Inuzuka en danger… Il s’exécuta immédiatement après, prenant l’aspect d’un de ces deux larbins, qui étaient maintenant bâillonnés, et cachés.


- Compris ! … Henge no Jutsu !


Un nuage de fumée apparut tout autour de moi, laissant ainsi apparaître une nouvelle silhouette à la place de mon corps. Malheureusement pour moi, celui qui restait était bel et bien le plus moche des deux. J’étais métamorphosé en moche quoi… Mais bon, je ne vais rien dire.


- Alors ? Ressemblant ?


Avant même d’avoir ma réponse, j’entendis un bruit franchement inquiétant. Un étrange bruit qui me rappelait l’arrivée dans la cabane, avec ce pentacle-portail. Puis, s’ensuivit des bruits de pas, qui frappaient sur le bois pourri de la cabane. Le stress montait. Quand on était arrivé, les deux hommes étaient assis à table, sans rien faire de bien particulier. J’avais peur de paraître suspect si on ne fait rien… Choppant rapidement des bouteilles en verre vide, et un paquet de carte qui trainait dans le coin, je posai vite tout sur la table, tout en distribuant rapidement plusieurs cartes à chacun de nous. En espérant que ça fasse réaliste, bien sûr…

Une sombre silhouette entra dans la salle, suivie de quatre autres moins inquiétantes. Nous y voici. Mon cœur battait la chamade… Je crois n’avoir jamais eu aussi peur de ma vie.


- Bunmei ! Goichi ! L’heure est enfin venue. Aucun trouble-fêtes n’est venu foutre son nez ici au moins ?!


Il me faisait clairement froid dans le dos. En plus, je n’avais aucune idée de qui était qui parmi nous… Bunmei ? Goichi ? J’étais sans doute un de ces deux-là… Mais lequel ? Tant qu’il ne nous parle pas individuellement, je pense qu’on peut s’en sortir. Pour la voix, nous les avions déjà entendu une fois, il y a quelques heures. Est-ce que je vais réussir à l’imiter… ?


- Rien à signaler.
- Et à part glander, qu’avez-vous fait ? Je pensais avoir été clair quand je vous ai demandé de tout préparer pour le rituel ! Vous me faites perdre mon temps !


Et merde… À part s’écraser, il n’y avait rien d’autre à faire. De toute manière, je le suis également au naturel, donc bon.


- Na-Navré…


Je fis un regard furtif à mon partenaire, comme pour lui dire que ça allait être compliqué… Et il pourrait clairement y lire que je ne suis pas du tout à l’aise. Suite à ça, ce fut le supposé chef qui me regarda, d’un regard de tueur.


- Prends ce couteau, et dessine le pentacle sacré au sol, comme tu aurais dû le faire depuis le début. Je te rappelle que c’est avec ton sang qu’on avait décidé de le faire.


J’essayais de rester dans ma cible. Mais dans ma tête c’était autre chose… Ca faisait genre "QUUUUUUUUUUUUUOOOOOOOOOOOOOOIIIIIII ????". Je ne sais vraiment pas ce qui me retenait de lui planter le couteau dans le ventre et de m’enfuir en criant… Tout simplement car ils étaient cinq. Nous étions clairement en désavantage numérique… Il fallait attendre le moment où ils baisseront tous leur attention pour les vaincre. C’est-à-dire pendant le rituel. Et à ce que j’ai compris, il fallait que je le dessine avec mon propre sang. Gloups.


- Bien.


De nouveau, je fis un regard furtif à Takeo, pour lui dire que ça allait. Le pentacle, j’arrivais à me le revoir. Il était sur la couverture du livre, à l’entrée, et sur quelques pages… Je l’ai vu à plusieurs reprises. Si je demande à le revoir, ça paraîtrait suspect. Non, je n’ai pas le droit à l’erreur. Me mordant intérieurement la lèvre, je fis passer la lame du couteau sur mon bras, afin d’y faire une entaille. Je me retins de grimacer, tandis que je commençais le dessin. Le symbole me revint assez facilement en tête, bien qu’avec quelques doutes de temps à autres, même si j’essayais de ne pas les laisser paraître. Après deux ou trois minutes, mon œuvre était achevée. Jamais je n’aurais cru faire un truc aussi dingue que ça…

Le chef regarda le pentacle improvisé.


- Parfait. Nous pouvons commencer.


Ouf, sauvé. Maintenant, je n’avais plus qu’à espérer qu’on ne participe pas au rituel. Les deux hommes à qui nous avons volé leur identité n’avait l’air que de simples larbins. La vraie secte se tenait devant nous… Et dès qu’il s’y mettront, nous passerons à l’action.

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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Jeu 6 Mar 2014 - 0:06

Laissant le livre à l’Aburame pour le restant du voyage, afin que ce dernier puisse apprendre la formule à son tour, je passai une bonne partie de chemin restant à me redire la formule dans ma tête sans cesse et ce jusqu’à ce que je puisse la dire aussi rapidement que possible. Si jamais les choses devaient tourner au vinaigre, je devais être capable de réagir le plus rapidement possible. Parce que je ne me faisais pas d’illusion, les choses tournaient rarement comment on l’avait espéré. Comment prédire comment un démon va réagir une fois libéré du lien de son futur contractant. Va-t-il retourner dans son monde ou va-t-il errer jusqu’à ce qu’il se trouve un hôte? Trop de questions et trop peu de temps alors que déjà au loin les arbres de dispersent pour laisser place à la clairière. Au moment d’y pénétrer, Ryosei-kun m’arrêta et me demanda si cela ne me dérangerait pas de m’occuper de la tâche la plus compliquée. Je souris alors que je le rassurais en lui disant que mon plan incluait déjà que je m’y colle. On avait dégotté une sacrée mission, on ne va pas se le cacher, je comprenais totalement que pour sa première mission cela le dépasse totalement. Pourtant, étant shinobi de Konoha, je m’attendais au moins à ce qu’il puisse me servir de support en cas de pépins. Il hocha vigoureusement la tête et m’assura qu’il allait faire son possible pour m’aider. Satisfait, je me retournai et entrai dans la clairière.

En deux temps trois mouvements, nous étions de retour dans la maison et faisions nos retrouvailles avec Akamori ainsi que nos invités. Ces derniers n’avaient pas bougés, mêmes qu’ils semblaient terrifiés, mais cela n’empêcha pas l’Aburame de se jeter sur le ninken et le serrer dans ses bras. Ce faisant, il lui demanda si nous ne lui avions pas trop manqué. Le chien ninja répondit au genin d’un aboiement enthousiaste. Comme il ne pouvait sans doute pas comprendre ce que cela signifiait, je pris la tâche de traduire.


- Cela veut dire que oui. Nos deux compagnons étaient d’un ennui mortel, rajoute-t-il.

Je continuai ensuite en mettant mon plan à exécution. Pour cela, il fallait en premier cacher les corps de nos amis ficelés. Ceci fait nous remîmes un peu d’ordre dans la salle et je lui fis part de mon plan. Décidément, mes plans n’étaient pas des plus reposants, mais la vie de ninja comportait ses risques. Qui plus est, j’avais pensé à mon affaire, j’utilisais un simple genjutsu pour prendre l’apparence d’un des deux larbins. Les voleurs, et satanistes de surcroit, n’étaient sûrement pas des shinobis; ils n’y verraient que du feu. Prenant mon exemple, Ryosei-kun parvint en un coup à prendre l’apparence du deuxième sous-fifre. Ce dernier me demanda mon avis, mais un bruit venant de plus loin dans la maison me devança. Quoi, déjà? Ils étaient arrivés plus tôt que prévu ou quoi? Une chance que nous avions tous deux réussis du premier coup. L’Aburame eu la bonne idée de jeter quelques cartes sur une table autour de laquelle nous nous assîmes. Je n’eus même pas besoin de dire quoi que ce soit qu’Akamori était déjà parti se cacher dans l’ombre, prêt à créer la distraction qu’il nous fallait pour intervenir. C’est alors qu’ils arrivèrent, les cinq hommes encapuchonnés. Quatre vêtu dans un gris anthracite et un autre, probablement le chef, dans une cape noire, nous empêchant de voir leurs yeux. Ils s’approchèrent et je pris une grande respiration. C’était le moment de vérité; soit ils prenaient le morceau soit ils découvraient tout.

-Bunmei ! Goichi ! L’heure est enfin venue. Aucun trouble-fêtes n’est venu foutre son nez ici au moins ?!

Oh-oh. Nous avions un problème. Je vis dans l’air perdu de mon coéquipier qu’il n’avait lui non plus aucune idée de qui il était. Bunmei et Goichi devaient être leur nom, mais lequel appartenait à celui qu’il personnifiait? Me surprenant de par son audace, ce fut Ryosei-kun qui répondit à l’homme en noir, lui assurant que rien n’était venu nous troubler. Non, vraiment, personne.

-Et à part glander, qu’avez-vous fait ? Je pensais avoir été clair quand je vous ai demandé de tout préparer pour le rituel ! Vous me faites perdre mon temps !

Oups, nous avions gaffé. Que faire? Lui répondre? Non, définitivement pas une bonne idée. Mon compatriote s’excusa mollement, puis me jeta un coup d’œil. Je lus dans son regard son malaise, mais haussai les épaules, impuissant. Que pouvais-je faire? Je n’étais pas dans une meilleure situation que lui. Ses excuses semblèrent toutefois satisfaire l’homme puisqu’il lui tendit un couteau et lui ordonna de dessiner un pentacle avec son sang. Selon lui, ils avaient convenus que ça serait son sang qui serait utilisé. Cela prit quelques secondes à mon cerveau pour réaliser ou cela s’en allait. J’écarquillai les yeux, mais ne put rien dire de peur de mettre notre couverture à jour. Ryosei-kun le savait aussi, il accepta donc le couteau et s’apprêta à se mettre au travail. Il me jeta un dernier regard confiant, qui me mit encore moins à l’aise, et se mit au travail. Je regardai ailleurs, n’ayant pas la force de le voir faire. Avoir su, je me serais transformé en lui, qu’il soit Bunmei ou Goichi. L’Aburame ne pouvait le savoir, mais moi je le savais puisque j’avais feuilleté le livre. Je ne lui avais pas partagé cette information parce que je ne la jugeais pas importante; comment aurais-je pu savoir que cela allait arriver? L’affreuse vérité, c’était que c’était celui qui donnait son sang pour faire le pentacle qui devenait le contractant, et ainsi l’hôte du démon. Coûte que coûte, nous allions devoir utiliser la formule rapidement.

Finalement, il termina sa tâche et le chef fut enfin prêt à commencer. Jetant un regard à chacun des autres membres, ils se placèrent alors tous à une pointe du pentacle et commencèrent à réciter leur incantation. Je ne comprenais rien de ce qu’ils disaient, mais ils invoquaient sans aucun doute le démon. Si nous n’agissions pas bientôt, Ryosei-kun finirait possédé par un démon. Bien sûr, le démon le quitterait dès que je finirais l’incantation pour le renvoyer dans son monde, mais je préférais lui éviter cette expérience sans aucun doute traumatisante. Je profitai du fait qu’ils soient distraits dans leur rituel pour expliquer la situation.


- Ryosei-kun, j’ai une mauvaise nouvelle pour toi. Je ne t’en ai pas parlé parce que je ne pensais pas que cela serait important, mais c’est celui qui donne son sang qui devient le contractant. Je m’arrêtai, lui laissant le temps d’encaisser la nouvelle. Avant de le perdre pour de bon, je repris pour lui donner de l’espoir. Mais, mais, si nous récitons la formule, le démon n’aura même pas le temps de te toucher. Fait juste la réciter lorsque je te le dirai et tout ira bien.

Alors que je terminais mes paroles, tout devint plus sombre, comme si un énorme nuage coupait tout le soleil qui était présent quelques secondes plus tôt. Les portes commencèrent alors à se balancer d’elles-mêmes, de mêmes que les armoires de la cuisines et dans les chambres qu’ils devaient y avoir à l’étage. Cherchant Aka du regard, n’ayant pas eu le temps de le voir se cacher, je le repérai rapidement et lui fit savoir que c’était bientôt son tour. C’est lorsqu’un nuage noir et opaque commença à se former au centre du pentacle que je décidai que c’était le temps d’entrer en scène. D’un léger signe de tête, je fis savoir à mon frère que s’était son tour. Sans attendre un instant, il se jeta sur le chef en cape noir et le jeta au sol. Ne le blessant pas, il ne faisait que grogner, assez pour lui faire peur et occuper les autres, qui allèrent à la rescousse de leur chef. Cela allait nous laisser amplement le temps d’agir. Plongeant au sol, je glissai sur le plancher jusqu’à ce que je me rende au pentacle, sur lequel je m’attelai à défaire. Étant donné la situation, je pris la première chose que j’eu à portée de main, soit mes ongles. Je grattai comme un forcené sur les planches de bois sur lesquels le sang de Ryosei avait séché jusqu’à ce que finalement je puisse briser le cercle de quelques millimètres. Dès que j’eu terminé, le nuage noir commença à bouger et s’échappa par la petite fente que j’avais créé.

- Maintenant, Ryosei! Exorcizamus te, omni immundus spiritus! criai-je aussi.

Pas que je ne faisais pas confiance à l’Aburame, mais peut-être que plus nous étions à la dire, plus la formule était puissante. Ou un truc du genre.
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Mer 12 Mar 2014 - 3:54

Les cinq hommes ne nous regardaient plus. Je m’étais tenu à l’écart de cet horrible pentacle que j’ai dû tracer moi-même, avec mon propre sang. Une expérience qui allait me rester à l’esprit pour encore de longues années. La douleur au bras était soutenable, puisque j’avais pris soin de ne pas me faire une trop grosse blessure. Néanmoins, j’en tremblais. J’ignore s’il s’agissait de tremblements dus à la douleur, ou bien à la peur qui grandissait de plus en plus, au fil des secondes qui s’écoulaient. Nous touchons au but, tout comme cette secte en fin de compte. Nous attendions tous l’invocation du démon, mais pour des raisons différentes… Ils souhaitaient le contrôler, tandis que nous, nous voulions le renvoyer d’où il venait, et pour toujours. Tout allait se jouer dans les dernières secondes, ce qui veut dire que la moindre erreur pourrait être fatale.

Néanmoins, je parlais sans savoir. Je ne savais pas encore le pire.

Takeo m’informa de quelque chose dont je n’étais pas au courant… Et dont je ne me serais jamais douté. Pourtant, c’est vrai que c’est logique… Que se passait-il ? Rien, trois fois rien. Il venait juste de m’annoncer que le démon allait me posséder moi, puisque c’est mon sang qui a servi à la conception du pentacle. En entendant ça, mes tremblements reprirent de plus belle, mon visage était blanc, livide. J’ai bien cru qu’il allait me perdre.


- Tu… Tu plaisantes… ? Hein ? C’est une blague… ?


J’essayais de chuchoter comme je pouvais, tout en me mordant la lèvre inférieure afin de ne pas hurler de peur. Il fallait que je me canalise. C’est extrêmement dur de rester calme lorsqu’on apprend qu’un démon allait migrer en soi.


- La formule… Ok…


Je n’étais pas rassuré. Il y avait cette solution-là, effectivement : la formule. Exorcizababamus… Euh… Spiritum ? Le truc quoi. Wingardium Leviosa. Non, pas ça… Euh… Raaaah ! Ça me revient, je sens que ça me revient.

Sans que je n'aie le temps de lui demander de me la répéter, la salle fut envahie d’une obscurité grandissante. Je n’aime pas du tout ça… Les portes, le mobilier, tout dans cette maison tremblait, claquait… On se croirait en plein cauchemar… La bête allait bientôt arriver. Mais elle n’allait pas m’attendre. Il fallait que je retrouve cette satanée formule. Tout à coup, Akamori passa à l’action, et plaqua au sol le chef de leur petit groupe de dangereux criminels à faire enfermer pour le restant de leurs jours. Ils sont fous ! Enfin, là n’est pas le problème, voilà que Takeo s’était déjà jeté sur le pentacle, et utilisait ses ongles pour défaire mon œuvre d’art… Que j’aurais préféré ne jamais faire.

Instinctivement, je mis mes bras en avant, pour y faire sortir masses d’insectes. La plupart de mes bestioles s’étaient ruées sur les quatre larbins autour d’Akamori et du chef, pour les attaquer, et les tenir à l’écart. Ils formaient comme des lianes qui s’abattaient sur les quatre hommes, avant de les enfermer tous les quatre dans un gros cocon d’insectes collectif. D’un mudra, j’ordonnai à mes moustiques de leur drainer ce qu’ils avaient de chakra, pour les mettre hors-course le plus rapidement possible. Pendant ce temps-là quelques autres moustiques étaient allés vers l’Inuzuka, et frappaient le sol avec des charges Fûton, pour l’aider à briser le pentacle.


- Maintenant, Ryosei! Exorcizamus te, omni immundus spiritus!


Il y avait comme un nuage noir qui commençait à s’échapper après que le pentacle fut atteint par nos coups respectifs. Dès lors, je commençais déjà à ressentir une sensation bizarre, comme si toute la salle était atteinte d’une énergie négative… Bien maléfique. Cette sensation était insupportable, et je craignais que cette énergie m’atteigne… Mes poils s’en étaient même hérissés, j’en avais la chair de poule. Je n’étais pas du tout à mon aise dans cette salle. Raison de plus pour enchaîner rapidement… La formule, il l’a dite, je m’en souviens… Même pas une ou deux secondes après lui, j’enchainais.


- Exorcizamus te, omni immundus… spi…ritus !!


Nous avons tous deux récités la formule… La progression de ce nuage sombre s’était stoppée, et l’énergie négative ayant envahie la salle commençait à s’atténuer. J’ai hésité à un moment… Et cette hésitation a failli me faire paniquer plus que je ne l’étais déjà. J’ai vu le moment où j’allais me faire posséder… Si Takeo n’avait pas lui aussi prononcé la formule, j’aurais risqué encore plus gros… En tout cas, le démon n’avait pas l’air de m’avoir atteint. Je suis encore libre de mes mouvements, et le nuage sombre était devant moi, en train de répartir dans les entrailles de la terre.


- Nooooon ! Que vous soyez maudits sales vermines !! Tout ce travail, ces recherches, pour… Vous me le payerez !!


Nos henge respectifs ont été annulés lorsque nous étions passés à l’attaque, puisqu’il ne servait à rien de les garder actifs. Le chef, plaqué au sol par Akamori, exprimait toute sa rage et sa haine à notre encontre. C’était fini. Le démon a été renvoyé six pieds sous terre, le pentacle détruit, tout le monde de capturé… Nous avions gagné, malgré le fait que j’ai bien cru y passer pour de bon… Cette énergie maléfique, j’avais comme l’impression qu’elle avait frôlé ma peau, si ce n’est la caresser. Mais j’étais toujours moi, la tentative du démon avait échoué… Le chef avait perdu, tout comme ses larbins emprisonnés dans mon cocon de moustiques.

Essoufflé par les évènements, ainsi que les grosses dépenses de chakra que j’ai faites, je pris la parole.


- C’est fini… Vous avez perdu…


Je me laissais tomber sur la chaise sur laquelle j’étais assis un peu plus tôt, et qui a été soufflée contre un meuble suite au commencement du rituel.


- On l’a fait, Takeo, Akamori ! Merci beaucoup…


Ils avaient gérés. Leur duo était très impressionnant à voir à l’œuvre… On voit qu’une complicité indéfectible les unissait. Si j’étais tombé sur quelqu’un d’autre, je serais peut-être possédé par un démon à l’heure qu’il est… Je ne pouvais que les remercier pour ça.
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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Jeu 13 Mar 2014 - 1:23

Comme je m’en attendais, il ne prit pas bien la nouvelle au début. Il me demanda si je plaisantais, mais j’aurais bien aimé que tout ça ne soit qu’une farce. Cependant, ce ne l’était pas et tout était bien réel. Il comprit que je ne blaguais pas lorsqu’il vit mon air sérieux, mais je le rassurai en lui assurant que nous étions en sécurité avec la formule. À peine avais-je dit cela que la salle autour de nous se mit dans la tête de tout faire pour me contredire, alors qu’elle devenait beaucoup trop sombre pour le temps de la journée. Ce fut ensuite le tour des portes, des armoires et des fenêtres avant que finalement une forme ectoplasmique n’apparaisse au centre du pentacle, sans aucun doute le démon. C’est là que nous sautâmes à l’action. Disparaissant sous un nuage de fumée lors de mon plongeon, mon henge se dissipant, et m’affairai à gratter une partie du pentacle. Quelques secondes plus tard, je voyais mes charpies de bois ensanglantés volé au vent tandis que je réalisais qu’une nuée de moustiques étaient venus m’aider. Je savais que je pouvais compter sur lui pour me supporter. Mon travail fut considérablement réduit et je pus enfin crier la formule tout en incitant le jeune Aburame à en faire de même.

Heureusement, quelques secondes plus tard, j’entendais la voix de mon coéquipier prononcer la formule à son tour. Je remerciai les cieux qu’il se soit souvenu de la formule, il n’avait pas trop eu de l’étudier. En fait, je pense que c’est plus la nouvelle que je lui annonçai qui l’avait ébranlé au point de presque lui faire oublier la formule. Je ne voulais même pas imaginer ce qui se serait passé s’il ne l’avait pas dite. Peut-être qu’au final juste une fois aurait été suffisant, mais je me suis dit de ne pas m’imaginer alors j’arrêtai à cet instant de me créer des scénarios dans ma tête. Au lieu, je me reconcentrai sur où j’étais et ce qui se passait. Stupéfait, je regardai le nuage trembler avant de s’écouler au sol et traverser les planches pour finalement complètement disparaître. Et voilà, c’était fait; nous avions empêché le démon de prendre une forme physique dans notre monde. Mon regard se porta aussitôt sur Ryosei-kun, voir s’il était… s’il était bien Ryosei. Un seul regard me confirma que j’avais devant les yeux le même Aburame qui avait failli se faire posséder. Je portai ensuite mon attention sur le chef de la bande, qui nous maudissait pour avoir fait tomber leur plan à l’eau. Je fis un tour de la pièce des yeux et remarquai le grabuge que nous avions causé, ainsi que les cocons d’insectes dans lesquels étaient enfermés les autres membres de la secte. C’était donc ainsi qu’ils les avaient empêchés de venir me déranger? Pas mal, pour un Genin en première mission; l’Académie l’avait bien formé.

Contrairement à ce que j’aurais cru, ce fut Ryosei-kun qui s’adressa au chef de la secte, lui annonçant officiellement que nous les avions battus et qu’ils pouvaient dire adieu à leur liberté. Parce que cela ne faisait aucun doute pour moi que nous les ramenions au village, non seulement pour le vol de la bibliothèque mais aussi pour avoir joué avec ce genre de chose, qui relevait presque du kinjutsu. Puis, l’Aburame s’assit sur une chaine qui trainait non loin et l’imitai en m’assoyant à même le sol pour être rapidement rejoins par Aka. Nous nous enlaçâmes et alors que je le félicitais pour son bon travail – c’était lui qui avait donné le coup d’envoi – Ryosei nous remercia, réalisant que nous en étions venus à bout. Je lui souris.


- Pas besoin de nous remercier, après nous avons tous participés à cette mission. Si tu n’avais pas été là avec tes cocons, j’aurais sans doute eu beaucoup plus de difficulté à m’occuper du pentacle. Parlant d’eux, il faudrait peut-être les ramener au village.

Je pointai les hommes du pouce, signalant subtilement à l’Aburame de faire disparaître ses cocons. J’avais un peu peur de voir dans quel état il allait ressortir, je m’imaginais des hommes ratatinés drainés de tout leur sang, mais au final ils étaient plus que normal, quoi qu’inconscients. Nous eûmes toutefois un problème lorsque vint le temps de transporter tout notre monde. Nous étions trois et ils étaient cinq, sept si on comptait Bunmei et Goichi; même si j’en prenais deux je ne pouvais pas faire transporter un deuxième passage ni à Ryosei ni à Akamori. Finalement, nous décidâmes de fonctionner de la même façon que lorsque nous étions allés à la bibliothèque. Portant chacun un membre de la secte, nous partîmes en direction du village pour aller déposer ses voleurs en prison. Ce n’est que rendu là-bas que d’autres ninjas nous accompagnèrent pour nous aider à transporter notre bande de malfrats. En un rien de temps ils se retrouvèrent derrière les barreaux. Ce n’est qu’une fois sûr qu’ils étaient bien-là les sept que je me retournai vers le Genin en soupirant.

- Eh bien! Toute une mission, surtout quand c’est ta première,lui dis-je avec un clin d'oeil. En tout cas, j’ai été content que tu sois avec moi sur ce coup-ci.

J’étais sincère, j’avais bien apprécié cette mission avec l’Aburame. Akamori aussi semblait avoir aimé sa mission, il avait l’air de bien aimé le jeune shinobi. Même s’il était timide et peu confiant en ces capacités, il cachait une force de caractère et un potentiel indéniable. Nous marchâmes un petit bout de temps ensemble en quittant la prison du village, puis nous quittâmes pour se diriger chacun chez soi en s'envoyant de grands signes de la main, jusqu'à ce que je ne puisse plus le voir.

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Message(#) Sujet: Re: Si le mal existe en ce monde, il se cache dans le cœur des hommes [Mission rang C - Aburame Ryosei] Dim 30 Mar 2014 - 23:27

- Ah bon… Si tu le dis !


Me grattant la tête avec gêne, je l’écoutais parler. Il reconnaissait que je l’avais bien aidé en ayant formé mes cocons pour emprisonner le reste de la secte. Cela me fit plaisir de l’entendre dire ça. Il faut dire que vu le début de mission qu’on avait fait, je ne sais pas s’il s’attendait vraiment à ce que je parvienne à faire quelque chose d’utile. À vrai dire, moi non plus je ne pensais pas. J’ai même l’impression d’avoir mûri, et pris confiance en moi durant cette mission. La présence de l’Inuzuka et de son compagnon canin y avait grandement joué, et pour ça, je ne pouvais que les remercier. Ils étaient tous les deux impressionnants… Autant individuellement qu’en duo. Je ne pouvais que les admirer pour ça. En tout cas, affronter une secte satanique… Si on m’avait dit la veille que c’est ce que j’allais accomplir, je ne l’aurais pas cru. Comme quoi…

Enfin, la mission n’était pas complètement finie. Le plus dur était fait, et de loin. Maintenant, il ne restait plus qu’à emporter tout ce beau monde dans les geôles de Konoha. Hm… Cela va être fatigant tout ça. Il y avait une bonne distance entre le village et ici, et on ne pouvait pas tous les transporter en un seul voyage. Peut-être qu’avec mes insectes, j’aurais pu les transporter, mais… Je dois bien avouer que ma réserve de chakra s’était drastiquement réduite depuis le début de cette mission. Pas le choix, il allait falloir les transporter sur nos dos.

Heureusement pour nous, le nombre de voyages a finalement été réduit. Après être retourné à Konoha avec la première vague de criminels, nous avions sollicités l’aide de d’autres Konohajins pour finir le transfert de prisonniers dans un ultime aller-retour.

Et c’est ainsi que cette surprenante mission prit fin. Enfin, toute cette secte était enfermée, et ne pouvait plus rien tenter… Enfin, j’espère. Imaginez ils ont réussi à se procurer un de mes cheveux, un à Takeo, et un poil d’Akamori, et qu’ils font du vaudou avec ? J’ai peur… ! Ahem. Non, j’ai vu le pire avec eux déjà… Plus aucune raison de me faire peur… !

Takeo et moi étions d’accord sur ce point : cette mission n’a pas été banale. Et il semblerait que nous étions tous les deux content d’avoir pu faire cette mission aux côtés de l’autre. Une fois de plus, ça me faisait plaisir d’entendre ça, et j’en souriais.


- Je confirme… ! J’espère que j’aurais des missions plus simples, et moins effrayantes que celle-là…


J’en riais. Mais c’est nerveux, car je ne le souhaitais vraiment pas.


- Moi aussi ça m’a fait plaisir de la faire avec vous deux ! Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin. À une prochaine !


Je fis une petite caresse sur le crâne d’Akamori, puis saluai son maître, avant de partir. Direction maison… Et surtout, direction lit.


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