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 New blood. [Feat Kame']

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Message(#) Sujet: New blood. [Feat Kame'] Mer 1 Jan 2014 - 14:07

Tu bâilles. Tu passes une main dans tes cheveux, plaquant quelques mèches rebelles ayant décidé de te retomber sur le front. Il se fait tard. Et pourtant, le sommeil ne t'affecte pas. Il y a longtemps qu'il ne t'affecte plus. Tu ne dors que pour le décorum. Et encore. La fatigue t'affecte peu. Voire pas du tout. Tu as trouvé d'autres priorités. Tu as trouvés des choses plus importantes à accomplir. Plus importantes que ces préoccupations bassement matérielle. Que ces besoins dits primaires. Tu as encore des volumes à compulser. Des archives à mettre à jour. Tu traînes dans les rues, un épais volume sous le bras, ta sacoche pendant lascivement à ton épaule. Tu viens à peine de sortir de la bibliothèque centrale. Tu sais bien qu'il est minuit passé. Tu sais bien que tu n'aurais pas du te trouver là à cette heure. Mais qu'est-ce que le temps lorsque l'on est immortel ? Voilà bien une question à laquelle les gardes ne pourraient pas répondre. Mais ils ne savent pas. Ils ne savent pas ce que signifie l'immortalité. Ils ne savent pas ce que c'est que de n'avoir aucune notion du temps. Et ils te fatiguent. Avec leurs sermons, leurs reproches... Tu aurais aussi bien pu passer la nuit à une table, entre les rayonnages. Cela n'aurait rien changé. Non, absolument rien...

Tu prends la direction de ta demeure. Une demeure bien chiche pour toi. Toi, qui fut habitué à la grandeur, à la démesure et au faste. Et te voilà, avec ce petit manoir, bien ridicule pour toi, dernier représentant de la grande dynastie des D'Astrea... Mais tu es bien obligé de faire avec. Tu ne peux même pas faire un scandale aux dirigeants de ce village, eux qui ont eu la générosité de t'accueillir en leur sein... Tu secoues la tête, arrivant sur le pas de la porte. Tu lèves la tête, observant quelques instant la pierre blanchâtre, à l'éclat particulier. Tu n'avais jamais remarqué cette teinte légèrement nacrée... Probablement est-elle due à l'éclat de l'astre lunaire. Bah. Quelle importance. Tu fouilles dans tes poches, en retournant une paire, avant d'en sortir une petite clé en fer ouvragé. Tu déverrouilles la porte sans vraiment te presser, la refermant paresseusement du bout du pied. Tu ne prends même pas la peine de la verrouiller de nouveau. De toutes façons, tu seras éveillé toute la nuit. Et puis, depuis ton arrivée, personne n'ose venir troubler ta quiétude. Nombreux sont ceux qui tremblent à l'idée d'approcher ton antre. Alors s'y introduire de nuit... Il ne faut pas rêver.

Tu rejoins ton bureau, traversant les couloirs d'un pas traînant, montant les marches comme si tu gravissait une montagne. Tu es las. Tellement las. Mais il faut bien que tu tiennes ton journal. Tes pas résonnent sur le carrelage en damier. Un spectacle de claquettes serait peut être moins bruyant... Tu détestes lorsque les sons résonnent à ce point. Enfin, tu détestes ça quand tu y fais attention... Tu finis par rejoindre ton cabinet, à la moquette pourpre et aux tapisseries voilées. Il n'y a que dans cette atmosphère que tu te sens réellement bien. Dans cette atmosphère sombre, chaude, apaisante, aux volutes de fumée de tabac froid et de vestiges d'encens. Tu fermes les yeux, avant d'aller t'installer à ton bureau. Un geste, et ta lampe est allumée. Un autre, et ta sacoche se trouve vidée de son contenu. Tu laisses le tout en vrac, attrapant simplement ton journal, à la reliure en cuir noir, ainsi qu'une plume. Elle devrait faire l'affaire. Tu l'aiguiseras plus tard. Tu attrapes également un encrier, le dévissant d'une main, alors que tu ouvres ton journal de l'autre. Tu commences alors à écrire :

    An VIII, été


Certains prétendent vulgairement qu'on en apprend tous les jours. Je n'irai pas jusque là. Toutefois, aujourd'hui fut une journée assez spéciale. Je pensais ne jamais m'intéresser à qui que ce soit dans ce village... Et visiblement... Il semblerait que je me sois trompé. J'ai aujourd'hui croisé la route d'un être qui peut se vanter d'une chose. Avoir piqué ma curiosité. Certes, cet intérêt n'est qu'infime. Mais les faits sont là. C'est un intérêt bien présent. Peut être sera-t-il chassé comme un coup de vent. Ou peut être pas...

J'étais parti étudier quelques ouvrages à la bibliothèque. Et c'est sur mon chemin que je l'ai croisé...
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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Ven 3 Jan 2014 - 0:56

    Je marchais, tranquillement au sein du village. Pour aujourd’hui, la sécurité intérieure de Konoha était la priorité et je devais m’atteler à celle-ci, mettant de côté mon rôle prioritaire qui était les affaires extérieures. Cette mission était périlleuse mais je devais avouer que je m’amusais particulièrement lors de traque, d’escorte ou de missions d’assassinats. Je me rappelle de la traque d’un fuyard… Ce dernier s’était loupé et s’était écrasé contre le sol se brisant la mâchoire laissant celle-ci tenir que par un simple tendon qui était au bord de craquer… Un médecin novice avait souhaité le soigné, mais j’étais contre ce protocole. Je m’étais affirmé, l’avais viré et commençais la torture habituelle avant que ce même médecin ne décide de lui ôter la vie… Frustré, c’était le mot…

    J’avais déposé le cadavre du fuyard dans un centre spécialisé tandis que j’allais me reposer… Dans mon QG, une missive me stipulant que je devais sécuriser l’intérieur du village et éviter toute intrusion suspecte… Et c’est ainsi que je me retrouvais dans le centre ville de Konoha, marchant dans les allées bondées de monde – monde qui me regardait de façon étrange, certainement le résultat de mon masque. Je n’aimais pas réellement être observé par tous… Le regard dans le vide, une sorte d’éclair vint me faire reprendre conscience et j’observai droit devant moi… Mon attention était à son paroxysme tandis que je continuais de scruter attentivement les passants jusqu’à trouver celui qui m’intéressait…

    Une sorte de sixième sens m’avait poussé à l’observer… Il était à quelques mètres de moi, nous nous rapprochions. Cet individu avait une manière d’être qui m’intriguait… Il avait un ouvrage, une sacoche à l’épaule… Son charisme débordait de son être et il était celui qui avait piqué ma curiosité… Nous nous dépassions enfin… Nos épaules s’entrechoquèrent légèrement, je me retournai l’observant marcher… J’étais tellement concentré sur lui que j’heurtais un civil qui ne m’avait pas vu, ce dernier chuta au sol, se releva et s’excusa avant d’accélérer ses pas quittant les lieux rapidement.

    Après avoir observé le passant que je m’étais prit, je me retournai une énième fois… Il avait disparu… Un jeu allait pouvoir commencer… Je me projetai sur un toit et marchai sur les tuiles tout en jetant un œil dans les allées sombres, étroites, où la circulation s’avère être quasi nulle… Mais ce n’est qu’après quelques secondes que je retrouvais l’homme qui m’intéressait… Je le suivais tout en gardant une certaine distance. Je me pourléchais de savoir qu’il ne savait pas que je le suivais. Je sentais l’excitation grimper en moi…

    La traque était terminée. Il était arrivé à une sorte de manoir dans lequel il entrait. Etait-ce son lieu d’habitation ? Mais… Il n’était qu’un gamin ! Il ne pouvait habiter un manoir tel que celui-ci… L’arbre qui était à côté d’une des fenêtres dans laquelle la lumière venait de s’allumer, avait une branche bien solide qui pouvait supporter mon poids. Je grimpai dessus tandis que je l’espionnais… Il écrivait quelque chose : la distance nous séparant ne me permettait pas de pouvoir lire ce qu’il rédigeait… Une chose était sûre, j’allais rester à le surveiller aussi longtemps que possible, tout en restant légèrement visible… Oui… J’allais faire exprès de rester visible… Qu’est-ce que la vie, si le risque n’existe pas ?!


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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Lun 13 Jan 2014 - 8:01

Tu t'arrêtes un instant. Tu te redresses légèrement, te recalant au fond de ton siège, t'appuyant franchement sur le dossier. Tu reposes ta plume, te grattant légèrement le menton. Tu ressasses tes souvenirs, tranquillement. Tu pourrais écrire. Ecrire tout simplement, comme si de rien était. Mais tes écrits sont destinés à traverser le temps. A traverser les époques. Tout comme toi. Tu dois réfléchir un peu avant de rédiger. Penser à tes effets de style. A la façon dont tu vas tourner tes phrases. Tu fermes les yeux quelques secondes. Tu réfléchis, te balançant doucement sur ton siège. Tu n'y arrives pas. Tu as du mal. Tu finis par te repousser, appuyant ton pied sur le côté du bureau. Tu laisses ton siège reculer de quelques mètres, alors que les roulettes couinent légèrement.

Tu te lèves, tournant en rond dans ton bureau. Tu as besoin d'inspiration. Il y avait longtemps que cela ne t'étais pas arrivé. Tu fermes les yeux, avant de retourner à ton bureau. D'un geste, tu ouvres un tiroir, en sortant deux petits paquets, accompagnés d'un briquet. Tu te réinstalles sur ton siège, déballant le tabac d'un côté, attrapant le papier de l'autre, pour te rouler une cigarette. Il s'agit bien d'un des derniers plaisirs mortels que tu t'autorises. Ca, ainsi que l'alcool. Quand tu y penses, c'est assez amusant de voir à quel point tu as gardé une dimension humaine, même après tant d'années passées à errer en marge du reste de la population. Tu souris légèrement à cette pensée, avant de te caler dans ton siège, jouant machinalement avec ta cigarette, alors que l'odeur du tabac séché se répand petit à petit autour de toi. Tu sens les volutes de parfum monter jusqu'à tes narines, fermant les yeux pour mieux en savourer l'odeur. Tes voyages autour du monde n'auront pas été vains, tu auras pu, tout en complétant tes carnets de voyage, récupérer des produits d'exception...

Tu finis par te relever, allumant ton briquet pour embraser ta cigarette, le tout avec une précaution presque extrême. Presque comme si tu répétais un rituel. Ce qui pourrait être le cas. Combien de temps as-tu déjà répété ce geste ? Tu ne saurais guère le dire. Plusieurs milliards de fois peut être. Voire plus. Bah. Peu importe. Tu te diriges vers la fenêtre tout en triant tes pensées. Tu fais un point sur l'état de la journée. C'est en revenant le soir même que tu as croisé cet homme. A moins que ce ne soit une femme aux manières assez viriles. Avec son masque, il est plus difficile de juger. Mais tu penses plus à un homme. Tu as croisé des milliards d'individus dans ta vie. Des hommes les plus efféminés aux femmes les plus viriles. Et selon toi, ce serait d'avantage un homme qu'une femme. Tu l'as percuté, tu le sais. Tu fermes les yeux, remontant mentalement le temps pour revenir à cet instant précis. Tu réfléchis, tout en continuant à porter ta cigarette jusqu'à tes lèvres. Tu continues à cracher ta fumée blanchâtre tout en te repassant la scène mentalement. Tu finis par arriver à ta conclusion. Il s'agissait bien d'un homme. La sensation du contact, la pression, la puissance du choc, la réaction de l'individu. Tout ces éléments t'amènent à penser qu'il s'agissait bien d'un homme et pas d'une femme.

Tu finis par sortir de tes pensées, apercevant un mouvement au dehors. Tu relèves la tête, avant de le voir. Tu aurais pu penser n'importe quoi, sauf à l'alternative qu'il t'aie suivi jusqu'ici. Et pourtant, il s'agit bien de l'homme que tu viens de croiser. C'est bien ce masque si particulier que tu viens d'entrevoir à ta fenêtre. Tu ne saurais dire ce qu'il te veut. Tu sais qu'il s'agit d'un ANBU, un membre des forces spéciales de Konoha. Mais quel rapport pourrait-il y avoir entre un tel individu et toi ? A moins que l'administration du village ait décidé de te faire surveiller, tu ne vois pas du tout... Et puis même si cela avait été le cas, tu ne t'en serais pas rendu compte si vite. Tu sais tout de même quelles méthodes utilisent ces unités furtives. Après tant d'années à observer les guerres et les conflits, tu ne sais que trop bien que les espions sont présents dans chaque camp. Et tu as appris à les détecter. Mais que tu l'aies repéré si vite prouve que quelque chose cloche. S'il avait vraiment voulu t'espionner, tu ne t'en serais sûrement rendu compte qu'au bout de plusieurs jours, pas quelques minutes. Alors tu vas devoir tirer ça au clair.

Tu te diriges donc vers la fenêtre, en ouvrant les deux battants. Tu sens l'air frais du soir s'engouffrer dans ton bureau, caressant ta peau tout en refoulant quelques effluves de tabac, pour les expulser vers l'extérieur. Tu te présentes devant lui, pour lui adresser quelques mots :

    « Bien le bonsoir monsieur. Puis-je m'enquérir de la raison de votre présence ici ? Je ne doute pas que vous soyez curieux, mais voyez-vous, je suis le moi aussi... »


Le tout avec un ton calme et détaché. Même si cela t'ennuie légèrement. L'air froid s'insinue dans ton bureau, refroidissant l'air. Et tu n'aimes pas vraiment avoir froid dans ton bureau. La seule chose positive dans tout cela est que tu vas peut être pouvoir calmer la démangeaison de curiosité causée par ta première rencontre avec cet individu...
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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Lun 13 Jan 2014 - 17:08

Première phase réussit. Je m’étais fait repérer et c’était une bonne chose. Je le voyais ouvrir sa fenêtre tandis qu’il crachait sa fumée à l’extérieur avant de me demander ce que je faisais ici précisément qu’il était – tout comme moi – curieux. Je souriais : il n’était pas mauvais. Ne voyant qu’une fine silhouette, je me rapprochai de lui : en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouvais derrière lui, dans son… Bureau, de toute évidence. Le mec ne se prenait pas pour de la merde : il avait un bureau dans son manoir – normal ! Je me retournai pour lui faire face, ses manières de me parler ne me convenaient pas et j’allais mettre les points sur les « i » tout de suite.

    « Inutile de me parler avec ce genre de manière. Ce genre de politesse m’insupporte. Parles moi normalement et tout se passera bien. » Une menace ? Oups. « Effectivement, j’avais quelques soupçons à confirmer, et ma venue ici confirme tout ce à quoi je pensais. »

Tout en m’arrêtant, je le jaugeais de haut en bas. Il ne m’inspirait pas la crainte mais même une certaine admiration : des rumeurs circulaient comme quoi il y avait une personne « immortelle » au sein du village… Un collègue ANBU m’en avait même parlé une fois : je n’osais croire à ce genre d’ineptie… Mais de toute évidence, les descriptions faites du personnage, la crédibilité et les détails des propos prouvaient l’inverse… Un bon mensonge réside dans les détails que nous lui apportons : soit il s’agit d’un mensonge digne de ce nom, soit ce n’est que la pure vérité, et je me retrouve face à la personne victime de nombreuses rumeurs…

    « J’ai entendu parler d’une personne immortelle qui… » Je le regardais des pieds à la tête. « … correspond particulièrement à ton image. Simple coïncidence, ou m’a-t-on dit la vérité ? » Je reculai de quelques pas m’asseyant légèrement sur son bureau. « Je ne peux pas croire qu’un tel pouvoir existe. Je donnerais beaucoup pour l’être et jouir éternellement du plaisir de combattre, de voir des ninjas de plus en plus puissant à chaque génération… »

Je pris un des stylos sur le meuble et commençais à jouer avec, le faisant tournoyer entre mes doigts. Il est vrai qu’il avait beaucoup de chance : il avait pu voir les horreurs du monde, des Shinobi d’antan relativement puissant… J’étais prêt à donner beaucoup pour combattre Hayashi Miyu ou encore Shiaijin Suguato… De noms m’ayant marqué par leur prouesse au combat : je mourrais d’envie de me mesurer à eux, brisant la réputation d’Hokage qu’ils ont pu avoir autrefois…
    « Habituellement, je me serais mesuré à toi, et je t’aurais écrasé la gueule contre le mur de ton propre manoir…Mais je t’avoue que si je ne le fais pas, c’est uniquement par… » Je réfléchis une petite seconde essayant de trouver les mots justes – mais il n’y en avait pas… « … une certaine admiration quant à ton immortalité. C’est assez paradoxal, puisque je pourrais profiter de cela pour m’acharner sur toi… Malheureusement, je manque encore d’information à ton sujet, et l’erreur n’est pas permise. Alors tu vas me parler de toi, de ton pouvoir et surtout… De ce que tu as pu voir… » Je fis une rotation avec mon bras, ouvrant clairement le dialogue avant de terminer. « Racontes moi ton histoire… »


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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Mar 14 Jan 2014 - 8:01

Tu arques un sourcil en l'entendant parler la première fois. Sa voix a beau être un peu étouffée et couverte par le fait qu'il porte un masque, il n'y a guère de doutes à avoir, il s'agit bien d'un homme. Tu hausses les épaules, alors qu'il bondit chez toi en une fraction de seconde. Tu ne prends pas la peine de suivre son mouvement du regard. Tu sens les effluves de tabac et d'encens froid derrière toi se déplacer. Tu les sens s'écarter, et s'agiter jusqu'à tes narines. Après tant d'années accompagné de ces parfums, tu as fini par t'y habituer à tel point que tu pourrais deviner ses mouvements simplement à l'odeur. Juste avec le fait qu'il déplace les odeurs présentes à chaque geste. Mais pour cela il faudrait que tu te concentres sur les odeurs. Et uniquement ces dernières. Toutefois, ton attention est bien ailleurs. Tu tires une dernière fois sur ta cigarette, avant de te diriger vers la fenêtre, écrasant ton mégot sur le rebord extérieur, pour ensuite la jeter. Ce n'est qu'une fois ceci fait que tu daignes te tourner vers ton invité surprise. Assez grand et large, on voit tout de suite qu'il s'agit d'un soldat entraîné. Toutefois, tu n'es guère surpris. Ou même impressionné. Après tout, ce n'est qu'un oisillon qui piaille. Un roquet qui aboie. Il s'introduit chez toi pour te menacer. Des menaces. Sous ton toit. Cela te fait simplement sourire.

Tu restes silencieux alors qu'il commence son petit laïus sur les rumeurs qui courent. Des rumeurs que tu n'as guère pu endiguer. Il aura suffit de quelques espions un minimum habiles et de quelques bruits de couloir pour qu'une partie du village soit au courant... Tu lâches un léger soupir, accompagné d'un haussement d'épaules las. Les gens devraient apprendre à tenir leur langue. Tu le laisses continuer à parler, tout en allant refermer la fenêtre comme si de rien était. Tu te tournes alors vers lui, qui te prétend chanceux. C'est quelque chose que tu exècres. Que tu détestes. Les gens qui voient en le don d'immortalité une bénédiction sont pour toi des ignorants. Des fous. Ou comme lui, des malades. Un homme malade, gangrené par le besoin de combattre, infecté par le besoin de trouver des adversaires puissants. Tu lui réponds d'un ton sec et légèrement acerbe.

    « Alors, as-tu terminé ton petit délire ? Tu voudrais que je te livre mon histoire à un individu qui se permet de faire irruption chez moi en me menaçant ? Es-tu donc si simple d'esprit ? A moins que tu ne saches contrôler ton impulsivité ? Ou les deux à la fois ? »


Tu serres les dents, fermant le poing gauche. Tu regardes ton interlocuteur, sourcils froncés. Quelle folie. Quelle bêtise dans ses paroles. Encore un peu et tu en pleurerais. Il voit les choses d'une façon si simple, si limitée. Tu as l'impression d'avoir en face de toi un combattant. Un guerrier bouffi d’orgueil. Une bête à qui l'on a fait goûter le sang, et qui ne peut cesser d'en réclamer d'avantage. Un pantin plongé dans l'addiction du combat et des arts guerriers. Et tu trouves cela triste, tout autant qu'inutile. La seule chose que tu devrais ressentir pour cet homme est de la compassion. Parce qu'il ne sait même pas de quoi il parle. Parce qu'il ne peut pas juger ce qu'est l'immortalité...

Tu lui tournes le dos, te dirigeant alors vers le mur nord de la pièce, pour en détacher un sabre orné. Tu sais bien qu'il peut autant servir d'arme que de décoration. Tu le tires de son fourreau, observant quelques instants l'éclat argenté de l'arme. Tu mires tes pupilles quelques instant, portant la lame au niveau de tes yeux, avant d'incliner légèrement le poignet, pour observer le reflet de ton interlocuteur. Tu finis par te tourner pour l'observer, pointant l'épée dans sa direction tout en brisant de nouveau le silence, un sourire moqueur sur les lèvres.

    « Et... Si ce ne s'agissait que de rumeur ? Si je n'étais pas ce que les gens prétendent que je suis ? Prendrais-tu le risque de me blesser ? Tenterais-tu de me tuer ? Irais-tu risquer de supprimer un habitant du village que tu dois défendre ? Et ce par simple envie de vérifier les pauvres rumeurs qui sont parvenues à tes oreilles ? »


Tu attends sa réaction, ton arme toujours à la main. Tu es curieux de voir comment il va réagir. Il pourrait tout à fait s'emporter. Ou reprendre son calme et agir comme une personne censée. Agir comme il le devrait en tant que membre de l'ANBU... Mais il a plus l'air d'un jeune coq prétentieux. Le genre de personnes capables d'en venir au main pour quelques mots qui leur auraient déplu. Capable de tuer pour un affront mineur. A moins que tu ne te trompes. Mais une chose est sûre. Tu es curieux de voir ce qu'il va faire désormais...
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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Mar 14 Jan 2014 - 19:34

En plus d’être très probablement immortel, il avait le don pour agacer les gens. Mon rythme cardiaque s’accélérait tandis qu’il parlait avec son air hautain qui me chatouillait l’envie de l’étriper. Etais-je si simple d’esprit ? Est-ce que je savais contrôler mes pulsions meurtrières ? Ces deux questions ne pouvaient avoir de réponse : nous sommes ce que nous sommes. Je le laissais parler tandis qu’un silence s’installa dans la pièce. Seul ses pas résonnèrent en écho alors qu’il se dirigeait vers un sabre accroché au mur. Il le prit et le décrocha. Je ne voyais que son dos… Mais lorsqu’il inclina le sabre légèrement, je vis son œil m’observer. Quelle subtilité…

Il se retourna et mis la pointe de son sabre en ma direction. Le bout n’était qu’à quelques centimètres de moi. J’avalai ma salive : pensait-il que j’avais peur ? Ce serait bien mal me connaître. Puis avec un sourire moqueur, il tentait de me mettre le doute : était-ce que des rumeurs ? Mes sources se seraient-elles trompées ? Etait-il qu’un civil lambda sans pouvoir apparent ? Prendrais-je le risque de le blesser ? Blesser un membre du village ? Je souriais encore plus qu’auparavant ne voyant qu’une chose : la défiance dans son regard et son sabre prêt à m’arracher la peau. D’un geste vif et précis, je pris la lame dans la paume de ma main tandis que je me coupais l’autre du tranchant de son épée. Je remontai légèrement mon masque avant de lécher le sang qui coulait le long de mon avant bras.

    « Penses-tu réellement me faire peur avec ce sabre pointé sur moi ? » Je renvoyai rapidement l’arme vers ma gauche. « Tu n’es pas à craindre et ton immortalité supposé m’encourage à prendre les risques nécessaires à assouvir ma curiosité. » Je désignai son sabre du menton avant de reprendre. « Un habitant lambda ne prendrait pas le risque de menacer un membre de l’ANBU de cette manière. Ils sont plus censé et n’ont pas cette confiance en eux. »

Je reculais de quelques pas et pris dans ma sacoche un kunai que je pointai dans sa direction. Il voulait se battre ? J’étais ouvert à toute proposition concernant le combat. La main qui tenait mon projectile était celle qui fut blessé il y a quelques secondes. Une lueur verte l’entourait tandis que les gouttes qui tombèrent au sol s’arrêtèrent aussitôt : une technique de médecine que je venais d’employer non seulement pour me soigner, mais aussi pour lui montrer que j’étais quelqu’un de sérieux. C’est alors que je pensais à quelque chose, chose à laquelle j’allais lui faire part tout de suite.

    « Je crois que tu ne comprends pas. Lorsque je t’ai demandé de me raconter ton histoire, ce n’était pas une proposition… » Mon chakra se concentra dans tout mon corps formant un vent en tourbillon autour de moi. « C’était un ordre… » La concentration de chakra se faisait de plus en plus importante augmentant la violence du pseudo tourbillon faisant voler les feuilles volantes présentent aux alentours. « Vas-tu décider de m’affronter ? Ou vas-tu te montrer raisonnable et coopérer ? »

Quelque part, je souhaitais qu’il décide de m’affronter pour que je puisse évaluer sa force et le mettre au tapis… Allez mon grand, prends la bonne décision, mes frissons n’en seront que plus intense et mon envie de te voir te vider de ton sang sera tellement jouissive…
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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Mer 15 Jan 2014 - 7:44

Tu souris en le sentant s'échauffer. Il s'énerve. Et l'énervement est bien souvent significatif d'une perte de contrôle. Si ses nerfs lâchent, il se mettra à agir sous le coup de ses émotions et de sa frustration. Auquel cas il deviendra certes dangereux, mais prévisible. Et un être prévisible n'aurait guère d'intérêt pour toi. Tu en as déjà croisé tant. De tant de sortes. Mais tous sur le même modèle. Prévisibles. Irritables. Faciles à énerver. Accumulant aisément la frustration une fois lancé. Et agissant sous le coup de leurs émotions une fois un seuil d'énervement atteint. Mais tu espères que celui qui se tient devant toi ne fais pas partie de ce bord. Dans le cas contraire, il perdrait une bonne partie de son intérêt. Mais le voilà qui prend la lame de ton sabre à pleine main, se coupant une paume avec.

Tu le vois alors relever légèrement son masque. Tu scrutes alors le peu de son visage dévoilé, inscrivant tous les détails dans ta mémoire. Tu note la largeur du menton, le teint de la peau, l'épaisseur des lèvres, l'état de la dentition, ainsi que l'aspect de la langue venant laper le sans qui coule sur son bras. C'est alors qu'il replace son masque, t'adressant la parole, visiblement toujours tendu, mais encore en possession de ses moyens de réflexion. Non, tu ne pensais pas lui faire peur. Tu espérais que cela aurait suffit à le pousser à l'affrontement. Mais non. Et ses capacités de réflexion ne semblent guère vraiment altérées par la colère ou la frustration... Ce que tu considères comme un bon point à lui attribuer.

Tu continues à l'observer, tandis que c'est à son tour de sortir une arme à pointer en ta direction. Tu la regardes passer dans ses mains avec calme, ton attention plutôt retenue par sa technique de soin, grâce à laquelle il venait de faire cicatriser sa coupure à la main. Tu arques un sourcil, alors qu'il recommence à te menacer. Tu sens toutefois un vent se lever, malgré le fait que toutes les fenêtres soient fermées. Tu vois alors son chakra se concentrer autour de lui, adoptant la forme d'une petite tempête, faisant s'envoler quelques uns des manuscrits que tu gardais sur ton bureau. Tu soupires. Tu ferais mieux de l'arrêter ici. Il n'a pas l'air d'être le genre d'individu doté de suffisamment de bon sens pour transiger avec ses désirs. D'un côté, tu aimerais pouvoir le provoquer et relever son défi, mais... Quel intérêt après tout ? Chacun de vous étant capable de soin et de récupération, cela n'aurait pas mené à grand chose...

Tu fermes les yeux, te grattant le menton quelques instants, signe de réflexion. Tu finis par reprendre la parole, ton sabre toujours à la main.

    «  Prendre des risques en menaçant quelqu'un hein ? Cela ne pose guère de problèmes. Et je vois que ce n'est pas ton cas non plus. »


Tu te tournes alors un peu, faisant des moulinets avec le sabre que tu tiens entre les mains, tout en rattrapant au vol une feuille propulsée par les émanation de chakra de l'agent. Tu vas bien voir de quoi il est fait. Tu n'as qu'à faire un test pour voir s'il est véritablement comme les autres ou pas. Tu commences alors à lever les mains en l'air, haussant les épaules, alors que ton arme choit lentement sur le sol.

    « Mais on dirait que nous sommes partis sur de mauvaises bases. Je te propose donc de les raser pour tout reprendre depuis le début. Je ne compte pas réellement coopérer, mais si tu es curieux, je peux te dévoiler quelques bribes de mon histoire... Mais prépare toi, car mon récit est un peu long et peut paraître ennuyant par moments...Et cesse de faire joujou avec ton chakra, j'aimerai pouvoir retrouver mes notes et mes manuscrits autre part que n'importe où dans la pièce.  »


Tu lui proposes de coopérer et de répondre à ses questions. Tu n'as qu'à voir désormais comment il va réagir. C'est tout ce dont tu as besoin pour déterminer s'il est, au final, vraiment intéressant ou pas.
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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Mer 15 Jan 2014 - 22:50

Mon petit tourbillon de chakra s’arrêta net laissant un dernier papier retomber sur le sol. Le bruit de celui-ci se stoppa alors qu’un silence de glas s’installa tandis qu’un fin bruit de métal dû à son arme qui chuta au sol résonna dans le bureau. Le métal… J’aimais tellement cette matière : la couleur, le bruit qu’il pouvait faire, le froid qu’il renvoie… Je ne l’avais même pas écouté tant mon envie de me mesurer à lui était intense, mais je crus comprendre qu’il souhaitait plus ou moins coopérer, m’ordonnant de cesser de faire mumuse avec mon chakra : il devait se douter que je lui étais supérieur, mais je devais encore une fois marquer le coup tandis que je rengainais mon kunai dans l’une de mes sacoches.

    « Bien, je peux comprendre que tu ne veux pas perdre l’ensemble de ce bordel. » Je ramassai une des feuilles que je posai sur son bureau avant de reprendre. « En revanche, je tiens tout de même à te préciser une chose. » Je lui montrai mon index en guise d’énumération. « Je te rappelle que je suis un membre de l’ANBU : l’autorité de Konoha. Je suis en droit d’enfermer quiconque manque de respect à notre unité ou aux diverses figures d’autorités du village. »

Maintenant que les choses étaient claires, je fis un signe de tête rapide pour montrer que j’en avais fini avec ces mises en gardes tandis que je fis le tour du bureau pour me jeter sur le siège qui glissa quelques mètres en arrière. Je m’installai comme si j’étais chez moi – à la limite de mettre mes pieds sur le meuble. Mais quelque chose m’empêchait de le faire : je n’étais pas à mon aise et je sentais un calme se poser en moi. Je n’aimais pas du tout ce bien qui m’apaisait. Etait-ce parce que j’étais en face de quelqu’un d’immortel ? Le fait de ne pouvoir le tuer me calmait ? Je n’en savais rien, mais quelque chose était sur : il ne fallait pas que ça continue ainsi. Je n’appréciais pas être quelqu’un de « bien ». J’aimais la personne que j’étais et en aucun cas je ne souhaitais devenir ce gentil petit garçon intellect.

    « Tout ça aurait été tellement plus simple, si tu m’avais répondu dès le début. » Dis-je lançant un soupire. « Nous n’aurions pas été obligé de se mesure l’un à l’autre, bien que nous n’avons pas encore fait appel aux mains… Et… » Mes yeux s’ouvrirent le fixant droit dans les yeux. « … C’est préférable pour toi. » Je mis mes coudes sur son bureau tandis que ma tête se reposa sur mes mains. « Je suis venu ici pour une bonne raison. Alors que ce soit des bribes de ton histoire, ou l’intégralité… Je veux une réponse. » Je m’adossai contre le siège croisant les bras. « J’aimerais déjà savoir si cette histoire d’immortalité est vrai… Rien ne sert de mentir, il serait rapide de savoir si c’est la vérité. Mais je pense qu’il est plus simple que tu me le dises directement… »

C’était le sujet qui me préoccupait le plus. S’il était effectivement immortel, il pourrait fortement m’intéresser pour l’avenir. Nous pourrions nous entrainer ensemble, ne retenant pas nos coups jusqu’à ce que notre mental ne puisse plus suivre l’intensité du combat tandis que nos corps respectifs ne souhaiteront qu’une chose : en découdre au plus vite… S’il l’était vraiment…
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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Ven 17 Jan 2014 - 7:53

Tu soupires. Il te sermonne, comme il le ferait avec un enfant. Comme il le ferait avec un débutant. Et cela te fatigue, en plus de t'ennuyer. Tu connais déjà bien ce petit laïus, et tu sais déjà que tu ne portes guère d'intérêt à toutes ces règles. Toutefois, il ne semble pas le savoir. Il se contente de te faire la leçon, comme si cela allait changer quoi que ce soit. Tu te passes une main dans les cheveux, rabattant quelques mèches folles, légèrement secouées par ce petit incident. Tu soupires de lassitude en le voyant se jeter dans ton fauteuil. Lui qui te parle de respect, il n'en a vraiment aucun. Appeler tes manuscrits un bordel... Et maintenant ça. Les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus aucune notion de respect, et cela te désole, vraiment. Tu croises alors les bras, allant t'asseoir sur le rebords de ta fenêtre, tandis qu'il reprend la parole. Tu le regardes du coin de l'oeil. D'un regard morne, mais pourtant direct. Il te menace encore. Et encore une fois, il se trompe s'il pense t'intimider. Toutefois, ton bureau pourrait passer à la casse si tu décidais de lui tenir ouvertement tête. Tu fermes les yeux, secouant légèrement la tête, avant de répondre. Mais pas pour répondre à ses questions. Ou du moins pas totalement. Non, ce serait bien trop simple si tu cédais ainsi...

    « Dis moi, toi qui me parles de respect... Connais-tu le principe disant que l'on doit respect à ses aînés ? On ne dirait pas... »


Tu laisses tomber cette dernière phrase dans le vide. Tu reportes alors ton regard vers l'extérieur, laissant ton regard et tes pensées vagabonder quelques instants. Tu te retournes vers lui, te levant. Tu l'observes, avant d'ajouter quelques mots.

    « Alors, suis-je immortel, où ne le suis-je pas ? Je vais te répondre, mais... J'y met une condition. »


Tu souris légèrement, te rapprochant du bureau où il est appuyé. Tu poses ta mains sur le bois, te penchant par dessus ton plan de travail, rapprochant ton visage de son masque. Tu observes le trou au niveau de son œil, cherchant à distinguer sa pupille. Tu finis par te reculer légèrement, avant de lui exposer la condition à laquelle tu finiras par répondre.

    « Vois-tu... Je ne répondrais que si tu retires ce masque. Avant toute chose, je veux pouvoir m'assurer d'une chose. Une fois ceci fait, je te répondrai pour de bon, je peux te le jurer. Mais pas avant. »


Tu parles d'un ton sec, cassant. Mais il le faut bien. Si tu ne peux t'assurer qu'il gardera ce secret pour lui, alors tu ne peux rien lui révéler. Tu dois pouvoir avoir accès à son regard. Il n'y a qu'à lui que tu peux te fier. S'il refuse, alors tu ne lui diras rien. Il doit bien se douter que les rumeurs sont peut être plus... Mais il n'a aucun moyen d'en être totalement sur. La seule façon qu'il aie d'être absolument certain de ton immortalité est d'obtenir un aveu de ta part. Seulement, tu ne peux le faire aussi simplement... Et puis, cela te permet de jouer encore un peu plus avec ses nerfs. Ce qui est, tu dois bien l'avouer, assez amusant. Le voir ainsi osciller entre le calme et la colère, la tranquillité et l'explosion de rage... Voilà une chose que tu pourras prendre en note une fois qu'il sera parti. Mais pour l'instant, tu ne peux assurer avec certitude que son départ sera prompt....
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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Ven 17 Jan 2014 - 15:39

Je sautais au dessus du bureau et prit sa gueule dans la paume de ma main avant d’éclater l’arrière de son crâne contre le mur. Mon poing vint heurter ses côtes tandis que le résonnement de ses os ne supportant pas la pression de mes coups craqua en écho. Je mis son bras dans le creux de mon avant bras, lui saisit le biceps et lui tournai le dos avant de le faire valser au dessus de moi. Son bras toujours sous mon étreinte, je donnai un coup de paume puissant dans son coude : fracture ouverte. Je ne supportais pas cet individu et j’allais clairement lui montrer. Ses côtes et ses bras désormais en miettes, je me mis à cheval sur lui et d’un coup sec du tranchant de la main, je frappai au niveau de sa paume de dent : ses gémissements d’homme recherchant la respiration vint titiller mes oreilles tandis que je me relevai pour appuyer de mon talons sur ses côtes brisées, souriant à la vue de ce futur macchabé. Un rire « diabolique » fit écho dans le couloir avant de l’achever d’un coup de pied dans la tête faisant gicler sa cervelle sur ce qu’il appelait « ses manuscrits ». Je quittai enfin la pièce, serein…

    « … Une fois ceci fait, je te répondrai pour de bon, je peux te le jurer. Mais pas avant. »

Je repris conscience. Je venais de m’enfoncer au fond de mes pensées sur ce que j’avais envie de lui faire : tout ceci serait tellement simple. Je n’avais qu’à reproduire ce que j’avais pensé et tout ne serait plus qu’un lointain souvenir. Mes pupilles descendirent pour observer ma main qui se trouvait sur l’accoudoir de la chaise de bureau : celle-ci tremblait comme une feuille. De la sueur longea ma tempe et j’étais très légèrement essoufflé. L’envie d’en finir avec lui était si grande.

Si j’avais bien comprit ce qu’il souhaitait, il me raconterait son histoire qu’à condition que je retire mon masque : il en profiterait pour s’assurer de quelque chose – chose qu’il ne m’avait pas divulgué pour l’instant. J’acceptai sa requête, ma curiosité ayant envahit mon être. Je me levai et poussai sa chaise de la plante des pieds avant de me diriger vers sa fenêtre pour fermer les rideaux. Je suivis par la porte de son bureau que je pris soin de bien fermer et observai les angles de la pièce voir s’il n’y avait pas un quelconque système de surveillance. L’endroit paraissait sûr : je prendrais le risque quoi qu’il en coûte. Je pris le menton de mon masque entre mon pouce et mon index avant de le faire disparaitre dans un Fuinjutsu de très bas rang tandis qu’un nuage de fumée dissimulait encore mon visage l’espace de quelques secondes. Alors que la fumée se dissipait, mon visage apparut pour la première fois face à un protagoniste curieux. Il était le seul à avoir vu mon vrai visage, et il était probable qu’il soit le dernier…
    « Satisfait ? » Lui demandais-je. « Tu es pour ainsi dire le seul à avoir vu mon vrai visage. J’ai respecté ta condition. » Je le pointai de mon index. « A toi de respecter dans ce à quoi tu t’es engagé ! » Dis-je tout en remettant mon bras le long du corps. « Et ne tentes rien de stupide, ce serait regrettable ! »

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Message(#) Sujet: Re: New blood. [Feat Kame'] Mer 29 Jan 2014 - 17:14

Tu observes, le visage grave, attendant une réponse de sa part. Tu joues gros sur ce coup. Mais tu n'as guère le choix. Tu remarques son état. Son tremblement, et son envie apparente d'en découdre. Toutefois, cela n'arrivera pas. Tu restes immobile, bras croisés, avant de le voir se décider. Tu observes son petit manège, alors qu'il va fermer les rideaux de la pièce, avant de s'occuper de la porte et de vérifier chaque recoin de la pièce. Tu peux comprendre ses craintes, mais... Il est probablement le seul à jamais être entré dans ton manoir depuis ton arrivée. Et dans ton bureau qui plus est... Et il y a de fortes chances pour qu'il reste le seul à s'être introduit ici.

Tu le vois alors attraper le bas de son masque, tandis que tu stoppes tes réflexions. Tu observes attentivement, le voyant disparaître dans un nuage de fumée, pour finalement dévoiler le faciès de ton interlocuteur. Tu l'observes, gravant les détails dans ta mémoire. Cheveux blancs, peau basanée, regard dur mais pas menteur. Non, ses yeux ne mentent pas. Tu restes quelques instants à les fixer pour t'en assurer. Mais tu n'y vois aucune malice. Juste un grand sérieux, mêlé à une envie d'en découdre relativement dévorante. Seulement, il devra trouver quelqu'un d'autre contre lequel se battre...

Tu finis par fermer les yeux, tout en écoutant ce qu'il te raconte. Tu te baisses, ramassant le sabre qu'il t'a arraché des mains tout à l'heure. Tu soupires, le gratifiant de quelques mots, ajoutant une pique au passage.

    « Le seul, hein ? Je vois. Ce qui s'est passé entre ces murs restera donc entre ces murs. Mais je ne sais pas si tu es au courant que pointer les gens du doigt est impoli. »


Tu laisses échapper un sourire moqueur, alors que tu fais tournoyer la lame entre tes mains. Tu reportes ton attention sur l'arme, dont la lame renvoie quelques éclats lumineux sur les murs alors que tu la manipules. Tu finis par t'arrêter, passant ton index sur le fil de la lame pour en vérifier le tranchant. Tu sens la lame mordre ta chair, alors qu'un fin trait rouge s'y dessine. Tu redresses alors la tête, regardant ton vis-à-vis.

    « Bien. Tu voulais satisfaire ta curiosité... Alors soit. »


Tu attrapes alors ton sabre des deux mains, en dirigeant la pointe vers ton estomac. Les samouraï que tu as croisé au cours de tes voyages appellent cette pratique le seppukku. Se suicider sur ordre de son seigneur, ou de sa propre volonté, par honte d'un trop grand déshonneur. Toutefois, ce n'est rien de tout cela qui motive ton geste. Tu ne lui laisses pas le temps de réagir que la lame t'a déjà transpercé le ventre, alors que tu écarquilles les yeux, dans une expression de surprise et d'incompréhension, alors que tu chancelles, prêt à tomber face contre terre...
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