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 A Beast of Society [Libre]

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Message(#) Sujet: A Beast of Society [Libre] Jeu 2 Jan 2014 - 0:56

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Log 219 : Bigger Cage

La lumière du jour lui aurait sans doute brûlé les rétines. Mais ce ne fut pas le cas. Désolé, Onpu.

Meteora resta docilement dans la petite salle, assis sur une chaise. Ils étaient quelque part dans les entrailles de la prison, un endroit connu des ANBUS ou autre des larbins de ce village. Deux Hyô s’affairaient sur lui depuis deux heures déjà. Rester là sans rien faire n’était pas son choix. Il dormait très peu, mais ils avaient attendu qu’il ferme les yeux ce matin, pour se jeter de lui à trois, de longues aiguilles à la main. Le monde avait tourné. Et le voilà. Elles avaient presque terminé. Heureusement, car il n’était pas certain d’apprécier la sensation de vide qui se propageait dans son corps.

Un sceau pour verrouiller son chakra. Long et difficile à implanter. Le briser était pourtant aisé : suffisait d’y injecter du chakra. Seul ombre au tableau, il n’en aurait aucun à fournir. Et en plein village d’insectes, qui accepterait de le faire ? Le luthier avait pensé à tout, même à sa prudence maladive. Il avait beau être aussi faible désormais, cela n’empêchait pas deux autres shinobis de le tenir à l’œil, dans les coins de la pièce, pendant que les Kunoichis terminaient les derniers détails à l’aide de leurs plumes. Après ce qui sembla une éternité, elles se reculèrent pour admirer leurs œuvre, qui couvrait toute son épaule gauche, de l’omoplate jusqu’au niveau des pectoraux.

Spoiler:
 

Ce monde avait de curieux moyens de lui ouvrir la voie. On l’escorta à travers la prison, puis dans les bureaux administratifs. La lumière du jour le fit presque trébucher dans un couloir où il aperçut sa première vraie fenêtre depuis des mois. Heureusement, les deux hommes chargés de l’emmener le soutinrent ou plutôt, le trainèrent. Il se rappela de leur faire la peau quand il aurait l’occasion. Des regards se tournaient sur son passage. Onpu avait dû faire le message, au moins aux plus hauts gradés. Vous voyez le Kazekage ? Bah ce n’est pas lui. Ne l’écoutez pas, et ne vous vengez pas pour tous ceux qui sont morts à la guerre contre lui. Un truc comme ça. Les humains sont prévisibles. Et incapable de manipuler sa propre puissance, Meteora n’était pas davantage, découvrait-il avec horreur. Une autre chaise l’attendait. On lui donna son vieux manteau gris, qu’il portait sous sa vraie peau, lors de son combat contre le luthier. Quelqu’un avait recousu les trous, mais le vêtement était en piteux état. Il leva les yeux.

« Ça. »

Il pointait l’étoffe de tissu noir enroulé dans la ceinture de l’un des shinobis. Celui-ci le regarda, échangea un coup d’œil avec son acolyte, puis lui tendit. Le furyou s’en servit pour couvrir ses cheveux en bandana. Au moins il aurait un air classique.

« L’hokage a été très clair. Si tu essaies de quitter le village ou de t’en prendre à qui que ce soit, nous veillerons à mettre fin à tes jours immédiatement. »

Ou essayer. Le luthier n’avait peut-être pas tout dit à ses hommes finalement. Le chasseur ne leur accordit même pas un regard. Ils le menèrent aux portes du bâtiment, puis le laissèrent là, ce qui sembla surprenant, au point où l’ancien Kazekage jeta des regards aux alentours, interrogateurs. Mais il n'y avait personne, du moins à son sens. Sans chakra, n’importe qui pouvait le berner. Le luthier allait payer si chèrement ce petit jeu…

Il sortit, faillit encore trébucher, aveuglé par la lumière du jour. Il connaissait ce coin. En d’autres temps, des tentes avaient occupés les rues. Quand Konoha était tombée aux mains des sunajins. Des souvenirs prirent place dans sa tête. Meteora respira et frémit. De l’air frais. Une éternité semblait avoir fait son tour. La bête se frotta les yeux et s’assied dans les marches. Le bâtiment derrière lui n’était pas loin du palais. C’était logique. Le luthier le gardait à l’œil. La ville devait être truffée d’instruments de surveillance. La liberté était plus amère qu’il ne l’avait pensé. Cette situation était tout aussi temporaire que la dernière, à une différence près : sa cage était plus vaste. Le blond fouilla dans sa poche et y trouva de la monnaie. Merci Celui-Qui-Joue, au moins il sera occupé.

Le capuchon de son manteau lui offrit de l’anonymat, du moins jusqu’il entre dans le bar et l’abaisse. L’employé le regarda longuement, comme s’il l’avait déjà vu quelque part. Mais le temps avait laissé Raiu no Kenji méconnaissable, sa barbe avait poussé, et ses traits étaient plus tirés qu’autrefois. Seul un shinobi plus aguerri parviendrait à le reconnaître. Ou n’importe quel en fait. À cause de ce sceau.

Même un humain ordinaire possède un peu de chakra, qui suinte à travers les pores de sa peau. Mais lui ? Il était aussi plat qu’une pierre. Une anomalie chakratique. Même le plus idiot des genins le sentirait.

Il ne serait pas seul longtemps.


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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Jeu 2 Jan 2014 - 15:56

Des fois je me demande pourquoi je suis une kunoichi. Quand je vois la mission qu’on vient de me donner… Bon, certes je suis genin et c’est une mission rang D, mais je ne vois toujours pas pourquoi on fait appel à nous pour ce genre de chose. Elle n’a qu’à appeler ses gosses la vieille pour qu’on lui retrouve son chat ! J’ai pas vraiment que ça à faire en temps de guerre si vous voyez ce que je veux dire. Si son chat s'est cassé, c’est qu’il en avait juste marre d’elle. Si je n’étais pas payé pour la lui ramener, je laisserais au chat le choix de rester à l’état sauvage ou non. Je ne sais pas comment il me le ferait savoir mais bon… C’est à lui de faire le choix non ?

Tout ça pour expliquer le pourquoi du comment je me retrouve dans les rues du village à crier le nom tout pourri d’un chat. Au début, les gens se demandent pourquoi je hurle ainsi, mais quand il voit mon bandeau autour du cou et écoute attentivement, ils comprennent que je suis une genin à la recherche d’un foutu chat perdu. Ah bah oui, parce que c’est courant en plus. Les chats se cassent toujours de chez les vieilles, sinon il n’y aurait plus de mission de rang D à donner au petit Shinobi sortie de l’académie.

Ce n’est qu’après une heure à hurler partout que je me décide à approfondir mes recherches. Je rentre dans un petit restaurant servant quasiment que des ramen. Petit regard à droite, petit regard à gauche. Remplis mais pas trop, une bonne rentrée d’argent pour le propriétaire en tout cas. Je m’avance alors vers un membre du personnel et lui demande s'il n’aurait pas vu un chat noir traînant dans les environs. Réponse négative bien évidemment. La recherche risque d’être encore longue. Limite je vais aller demander à l’Hokage vu qu’elle l’a perdu non loin du palais. Ah ouais pas bête… Avec son ouïe légendaire il pourrait le trouver en quelques secondes. M’ouais nan, je ne vais pas le déranger pour si peu.

Je vais aller voir dans le bar qui se trouve de l’autre côté de la rue. Je connais bien el propriétaire en plus. J’ai pris l’habitude de venir faire une petite pose après chaque mission. Bien sûr, je ne prends pas d’alcool, surtout qu’il m’en vendrait pas. Je prends toujours on grand verre de soda qui est la plupart du temps gratuit d’ailleurs. Je pénètre donc dans l’établissement, me bouffant alors une grosse odeur de mâle qui ne s’est pas lavé depuis 4 jours dans la gueule. Je m’approche du propriétaire qui me lance déjà un grand sourire.

- Salut Shiro. Tu devrais songer à acheter un désodorisant parce que là… Certains de tes clients n’ont pas dû se laver depuis des années.

- Bonjour ma petite ! C’est possible oui, mais tu sais, cette odeur ne dérange pas la gent masculine alors bon… Vu le peu de femmes qui viennent ici.

- En effet c’est pas faux. M’enfin bon… T’aurais pas vu un petit chat noir avec un collier bleu . Une vieille a ENCORE laissé sortir son chat sortir sens le surveiller. Du coup il s’est cassé et c’est à moi de le chercher bien sûr. Pfff. Vivement que je devienne assez puissante pour arriver à mon objectif. Dès que ce jour arrivera, on ne me donnera plus des missions aussi pourries.

Oui, Shiro est l’une des rares personnes à être au courant par rapport à mon rêve de devenir immortelle. Vu le peu d’amis que j’ai, j’aime me confier à eux même s'ils finissent la plupart du temps par se foutre de ma gueule. Shiro lui, sait à quel point les Shinobi peuvent être fort et notamment ceux de mon clan. Il ne doute pas une seule seconde que j’arriverais à atteindre mon objectif.

- L’immortalité hein ? Le jour où tu ne seras plus mortelle, je ferais une fête spéciale dans mon bar, rien que pour toi tu verras ! Ah et euh non, je n’ai pas vu de chat désolé…

Je me tourne alors en direction de l’homme qui se trouvait juste à côté de moi, au bar. Avec mon plus grand sourire bien sûr, vu qu’il doit déjà me prendre pour une folle vue ma conversation avec Shiro.

- Désolé de vous déranger mais vous n’auriez pas vu un chat noir avec un collier bleu ? Sa propriétaire le cherche ardument, ça pourrait beaucoup nous aider si vous avez une quelconque information.

Étrangement, je ne ressens aucun chakra émané de son corps. Tout humain possède du chakra, Shinobi ou non, mais lui… Bizarre. Trop bizarre. C’est comme si son chakra était bloqué par quelque chose. Peut-être devrais-je le lui faire remarquer ? Non, je vais d’abord attendre de voir sa réponse. Au pire je préviendrais juste Shiro qu’il a quelque chose de louche…
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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Ven 3 Jan 2014 - 17:16

La question n’était pas de savoir s’il voulait boire ; après des mois sur l’eau, le goût manquait, du moins à celui qui avait été humain dans le passé. Ce qu’il se demandait surtout, c’était ce qu’il allait boire en premier. Nuance vitale. Le barman le regardait avec une certaine méfiance, faut dire que la bête ressemblait un peu à un itinérant avec son vieux manteaux et son air vieilli. Tout ce qui ressortait était le vert vif de ses yeux, détonnant au milieu de son visage peu entretenu.

Il pointa quelque chose, mais se ravisa et baissa la main, remarquant du même fait que ses mains étaient nues. Le prédateur se sentit inconfortable soudain, mais put percevoir que c’était là une sensation de Celui-Qui-Fut. Le dessus de ses mains étaient ridées, comme de vieilles brûlures. Un cadeau de Gogyou Makka, cette fois. De sa sœur de chasse. Un mauvais souvenir, comme la plupart des mémoires de Raiu no Kenji. Le passé était lourd. La bête chassa cette voix parmi toute les autres et reporta son attention sur l’alcool, mais ce fut également interrompu par l’arrivée d’une gamine. Elle alla parler directement au teneur qui détourna son regard méfiant de lui pendant un instant. Meteora jeta un regard au gosse. Peut-être 16 ans, une blonde presque blanche. Et son visage… Il eut un frisson, mais par chance elle était borgne, défigurée même. Elle avait de la chance d’avoir qu’un seul œil ce matin. Sans doute ne saurait-elle jamais à quel point. D’un autre côté, sans chakra, quel chance avait-il ? Les humains étaient faible, mais à cet instant, il en était presque un.

Ils parlèrent. L’homme renifla sa manche. Ouais, il en avait peut-être à rattraper sur ce coup. L’odeur de la prison devait avoir imprégné sa peau avec le temps. Mais il était loin d’être le pire au moins. Cette préoccupation futile lui arracha un demi-sourire. Qui disparut très vite, mais bon. Soudain la discussion changea et le prédateur releva la tête légèrement et jeta un regard au duo, puis retourna à l’inspection du comptoir. Les humains étaient tous pareil. Le pouvoir, la puissance, l’argent et l’immortalité. Comme des chiens qui courent après les chevaux. S’ils venaient à les attraper, ils ne sauraient pas même quoi en faire. Des insectes nuisibles. Mais certains avaient droit de servir ce monde pour toujours, il est vrai. Avec leur visage. Et cette enfant était bonne à jeter comme tous les autres. Celui-Qui-Joue protégeait vraiment ces choses ? Incompréhensible. Ces amères pensées furent interrompues. Elle lui parlait. À lui. Il leva la tête. Le teneur était méfiant. Le sennin se redressa. Ce n’était que lorsqu’il était debout qu’on remarquait la largeur de ses épaules. L’ancien Kazekage n’était pas vraiment grand, mais bien plus bâti qu’un shinobi ordinaire. Cela dit, les mois sans exercice l’avait affaibli.

« Non… mais…»

Il jeta un regard à l’alcool derrière le comptoir. Un désir humain. Il n’en avait pas besoin. Meteora se tourna vers la Kunoichi.

« Je veux bien chercher avec toi.»

Le tenancier sembla beaucoup moins content tout à coup.

« Vous êtes qui vous déjà ? »

La bête leva le bras dans l’intention de lui briser le cou et de lui enfoncer les dents si loin qu’on aurait douté de leur existence… Mais ne fit rien et le rabaissa. Si Tsura avait été seul et non pas un amalgalme de Kenji, il n’aurait pas hésité. Mais sa personnalité humaine n’avait aucune envie de passer les prochains jours à l’ombre. Pour l’instant, le jeu n’en valait pas la chandelle. Surtout que ce type n’avait pas de quoi servir la collection.

« Kenji. »

Un lourd silence s’installa.

« Vous me rappelez quelqu’un. »
« On me le dit souvent. »


Un silence de plomb.
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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Ven 3 Jan 2014 - 20:15

Je regarde de mon œil azur le vieil homme qui me fait face. Il paraît particulièrement éreinté par le temps. Puis, tournant son visage dans ma direction, il se lève doucement, laissant alors apparaître sa carrure imposante. Pas par sa grandeur non, mais plus par sa musculature et ses épaules larges. Au vu de son chakra étrange et de son physique, je mettrais ma main à couper qu’il s’agit d’un Shinobi ou alors d’un ancien Shinobi. Bizarrement, je pencherai plus pour la première option. En effet, en y regardant de plus près, j’arrive à voir qu’il n’est pas si vieux qu’il en a l’air. Sûrement des circonstances qui lui ont donné cet air vieux.

D’une voix tout ce qu’il y a de plus simple, le jeune homme m’annonce qu’il n’a pas vu le chat. Cependant, il rajoute un petit mais suspendu à ses lèvres. Je reste donc là, à le fixer, attendant qu’il finisse ce qu’il a à dire. Pendant les microsecondes qui ont suivi, l’homme à tout simplement lancer un regard en direction des bouteilles d’alcool, avant de retourner son attention sur moi, terminant sa phrase. Cette personne que je ne connais absolument se propose tout naturellement pour m’aider à chercher le chat. Quelle belle intention de sa part ! Moi qui pensais me prendre juste un gros vent en lui demandant… On dirait que c’est mon jour de chance.

Mais avant que je ne dise quoi que ce soit, Shiro lui demande qui il est, sûrement méfiant qu’un homme se propose à aider une jeune fille. Oui je sais, dit comme ça, ça fait très pédophile, mais je sais me défendre. Je ne pense pas avoir à craindre quoi que ce soit de cet homme. Pourtant, en une fraction de seconde, l’inconnue lève son bras en direction de Shiro, mais l’arrête net, face à la tête du propriétaire des lieux. Un mouvement aussi fluide, précis et rapide… Cela ne fait que confirmer ce que je pensais. Cet homme est, ou a été un Shinobi, j’en suis maintenant certaine. Il finit tout de même par abaisser son bras avant de divulguer son nom. Kenji, simple mais clair. Pourtant, ce nom me dit vaguement quelque chose. Ça me rappelle mes cours à l’académie, sûrement ceux où on étudiait l’histoire du monde Shinobi. Ça m’apprendra à ne pas écouter en cours, j’aurais ma réponse sinon. M’enfin, ça ne devait sûrement pas être important.

Étrangement, Kenji rappelle aussi quelqu’un à Shiro'… Bizarre. Ne cherchons pas plus loin, il me propose son aide et c’est le principal ! J’écoute alors la dernière tirade de l’inconnu avant de lui faire mon plus beau sourire.

- Vous êtes vraiment quelqu’un de gentil pour vouloir aider une jeune fille comme moi à trouver un vulgaire chat ! Je vous en remercie.

Je me tourne ensuite en direction de la sortie, me courbe légèrement et prend un ton amusé.

- Après vous monsieur.

Une fois en route pour la sortie, je lui demande tout naturellement, faisant passer ceci pour une simple question banale.

- Excusez ma curiosité, mais est-ce que vous êtes un Shinobi ?
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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Sam 11 Jan 2014 - 1:11

Meteora mit les pieds dehors et le soleil l’aveugla encore, quoique pas au point de lui faire presque embrasser le sol comme la dernière fois. De toute façon, son égo l’aurait empêcher de le faire devant la gamine. Il se demande pourquoi il s’était offert comme ça. Ah oui. Pour ne pas étrangler en public le premier humain rencontré. Il risquait moins de la tuer, elle, étant une shinobi, et surtout, défigurée. Cela ne la rendait pas laide, au contraire ; cela lui donnait quelque chose de mignon sans doute, d’un point de vue humain. Mais le prédateur cherchait la perfection. Et elle ne l’atteindrait jamais.

Elle lui parla, mais il attendit d’être sorti pour lui répondre. Shinobi… Un mot plein de souvenir et de mémoires. Un mot d’humain. Le blond s’étira un peu sans rien dire d’abord puis croisa les bras en la fixant.

« Autrefois, peut-être. »

Quand il menait un village. Des hommes et des femmes. Des clans entiers. Quand il supervisait des champs de bataille. Qu’il les menait jusqu’aux portes de la feuilles. Quand… Le passé était son présent. Plus maintenant. Le chasseur jeta un œil à la fille. Celle-ci devait avoir remarqué sa signature de chakra peu commune, ou simplement le fait qu’il était un inconnu dans cet endroit. Alors quoi ? Espérer la prendre par surprise et lui briser le cou ? La tentation était bonne, mais il n’était pas certain de sa propre force, surtout sans chakra. Il valait mieux attendre. Kenji fit semblant de jeter les yeux aux alentours à la recherche du chat alors qu’ils s’engagèrent dans la rue.

« Et toi… Tu en es une. Une Kunoichi. Depuis longtemps ? »

Il n’était pas habile à ce truc. Faire semblant. La colère et la frustration s’accumulaient. Tout ce que le prédateur pouvait faire, c’est se fier à la personnalité et aux souvenirs de Kenji. Une épreuve à la fois déroutante et intéressante. Le meilleur des chasseurs devaient être capable de se fondre à travers ceux même qu’il chasse. Non ? Oui. Les voix crièrent à l’unisson dans sa tête. Le blond fronça les sourcils.

« Es-ce que Konoha… Es-ce que tu aimes Konoha ? »

Il tourna le coin brusquement tout en parlant et se buta à un passant. Il y eut un bref instant, un échange d’air silencieux dans sa gorge et ses poumons. Puis il frappa l’inconnu à la gorge du tranchant de la main. Celui-ci s’échoua au sol. Le tout ne prit pas plus d’une seconde. Le prédateur regarda aux alentours, puis l’adolescente.

« De… Vieux réflexes. »

Il s’appuya sur un genou et vérifia ses signes vitaux en espérant que les senseurs du luthier n’allaient pas se déchaîner sur lui. Du moins, pas assez vite pour qu’il n’ait pas le temps d’achever cet humain stupide. Et avec un peu de chance, la gamine aussi.

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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Sam 11 Jan 2014 - 20:15

Ma réponse n’arrive qu’une fois sortie du bar. L’homme au chakra étrange me donne une réponse qui… n’en ait pas vraiment une. « Peut-être » n’est pas vraiment la réponse que j’attendais à vrai dire. À la base, un simple oui ou non aurait été suffisant. En tout cas une chose est sure, ce n’est plus ou pas un Shinobi, puisqu’il a précisé « autrefois ». Bon, je ne me fais pas d’illusion… Au vu de son chakra brouillé de la sorte, je suppose qu’il a été un Shinobi. Après quel genre de Shinobi était-il… ? Là est vraiment la question. Car en y réfléchissant bien, il y a beaucoup de sorte de Shinobi. Peut-être même est-il un ninja à la retraite venu prendre des vacances dans notre village. Il peut aussi très bien être un ANBU extrêmement puissant qui a fait énormément de chose pour le village. Bref, cela ne m’avance pas vraiment en gros. Je ne vais pourtant pas lui poser la question. Pourquoi ? Peut-être parce que s'il a été si évasif sur la première réponse, c’est sûrement parce qu’il ne veut pas en parler davantage. Ça paraît évident.

Alors que nous pénétrons dans la rue, mon interlocuteur se met à chercher du regard le chat que je recherche. Ah oui en effet. Je commençais limite à l’oublier ce foutu chat… Il faut dire qu’un ancien Shinobi avec un chakra perturbé est beaucoup plus intéressant qu’un vieux chat à la con. M’enfin, il faut tout de même que je termine cette foutue mission si je veux un jour pouvoir rentrer chez moi. Je me mets alors moi aussi à mon tour à regarder à droite puis à gauche alors que nous marchons l’un à côté de l’autre. Puis, d’un ton neutre, il me demande si ça fait longtemps que je suis une Kunoichi. Je lui réponds alors tout naturellement.

- Depuis quelques mois seulement. Trois pour être exact. J’espère le rester encore longtemps en tout cas !

Il enchaîne alors en me posant une question pour le moins étrange… Il aimerait savoir si j’aime konoha. La réponse me paraît pourtant bien trop logique pour qu’il me pose cette question. J’aime mon village, c’est évident. Si je ne l’aimais pas, j’irais m’installer autre part avec ou sans autorisation, même si je devrais devenir une nukenin. Oui, si je suis ici, c’est que j’aime mon village. Si ce n’était pas le cas, je ne pourrais pas me battre pour lui.

- Bien sûr que oui. Si je suis ici, c’est parce que j’aime mon village. Si je ne l’aimais pas, penseriez-vous que je resterais ici à chercher les chats des vieilles dames qui n’arrivent pas à les surveiller ? Si par malheur je n’aime plus mon village, je le quitterais tout simplement. Avec ou sans autorisation.

Puis je reprends d’un ton enjoué.

- M’enfin, c’est loin d’être le cas pour le moment en tout cas !

Puis, alors que je termine ma phrase, nous tournons au coin de la rue. Sans le faire exprès, le vieil homme percute une personne. Je m’arrête net avant de regarder les deux personnes. Pourtant, je n’eus pas le temps de comprendre quoi que ce soit. Tout se passe à une vitesse folle. Kenji frappe du tranchant de la main le cou de l’homme qu’il a percuté, le tout, à une vitesse folle. Je reste là, la bouche ouverte, choqué par ce qu’il vient de se passer. Mon camarade de recherche regarde alors aux alentours avant de porter son attention brièvement sur moi. Son visage ne trahit aucun remords.

Il ne trouve pas mieux que de dire que ce n’était qu’un vieux réflexe. Il s’agenouille ensuite pour vérifier que sa victime est encore en vie. C’est à ce moment-là que mon esprit se reconnecte à la réalité. Je me rue alors à terre avant de vérifier à mon tour les signes vitaux de la victime, sous les yeux effarés des habitants. Il est encore vivant, il a juste sombré dans l’inconscience. Je lève alors les yeux et crache mes phrases à mon interlocuteur.

- Pourquoi vous avez fait ça ! Vous n’arrivez donc pas à contrôler de simple réflexe ?! Cet homme n’a rien fait pour mériter ça !

Dans ma tête, la scène repasse en boucle. Puis, un détail me revient… Encore cette rapidité. Il est fort, ça ne fait aucun doute. Il faut que je sache qui il est. Je lâche alors l’homme inconscient avant de reculer de quelques pas. Étrangement, je me mets automatiquement en position de combat… Comme si mon cerveau voyait en cet homme une menace. C’est absurde puisque son chakra est bloqué ! D’ailleurs, en parlant de chakra… Des sources de chakra tellement grosse que j’arrive à les repérer sans être senseurs, sont en approche. Sûrement des ANBU. Pour l’instant, il y a quelque chose que je voudrais savoir. Je reprends donc la parole, plus calme cette fois.

- Qui êtes-vous à la fin ?

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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Ven 17 Jan 2014 - 21:16

L’homme respirait. Non pas que cela plut vraiment à Meteora. Cela ne faisait que confirmer son propre état de faiblesse. En temps normal, sa tête aurait été tranchée net. Il y aurait eu des griffes au bout de ce bras.

Et cette gamine ? Brûlée vive par du phosphore, puis compressée jusqu’à tourner son horrible visage en poussière. Ce joli corps aurait de toutes nouvelles courbes. Mais il ne fit rien de cela, parce qu’il en était incapable. La jeune fille de son côté se recula en prenant ce qui semblait être une posture de combat. Le prédateur éprouvait quand même une sorte de curiosité envers elle. Il avait écouté ses réponses à ses questions avec une attention presque entière. Pourtant, les mots de la gamine n’avaient rien de surprenant ou d’imprévisible. Peut-être que ce qui l’avait surtout intéressé, c’était de les entendre de sa propre voix.

Le vrai prédateur connait sa proie. Cela ne veut pas dire de la comprendre évidemment : les humains n’agissaient pas plus intelligemment qu’un troupeau des plus ordinaires. L’amour dont elle disait ressentir pour cet endroit était incompréhensible. Ce n’était que de la terre, et des insectes. Un rassemblement de faibles et d’indésirables. La place de la coquerelle était peut-être dans la pourriture, ceci dit. Il soupira et lui jeta un regard. Elle semblait sérieuse tout à coup, mais son attention était un peu distraite. Meteora fronça les sourcils et jeta les yeux aux alentours à nouveau. Ils étaient seuls… Pour l’instant. Il n’avait pas oublié l’étroite surveillance auquel il avait droit. Le blond serra les dents et posa la main sur la gorge de l’inconscient.

« Je ne suis personne. Je suis quelque chose. Et tu n’en sauras rien de plus si ceux qui arrivent m’emmènent. De même que cet homme ne se relèvera jamais si tel est mon désir. »

Il lui écraserait la trachée si jamais elle approchait. Elle ou un des larbins du luthier.

« Ils n’ont rien vu, ils n’ont qu’entendu. C’est la faiblesse de Celui-Qui-Joue. Parle-leur d’un accident. Que c’est ta faute. Et il vivra. Et nous parlerons. »

Meteora ne se serait jamais abaissé à une démarche si complexe d’ordinaire. Les plans étaient un concept humain qui n’avait rien à voir avec lui. Mais Celui-Qui-Fut redoutait de retourner à l’ombre. Il avait besoin de se refaire des forces et de goûter la lumière du soleil sur sa peau. Pour le reste, rien ne l’obligeait à ne pas tuer la gamine plus tard, quand il aurait sa force à nouveau. En attendant, il avait une autre vie entre les mains, un compromis qui rendait sa frustration moins entière. Encore un instant, puis des ombres sur les toits. Des pieds se posèrent près des siens, une lame se posa contre son cou, un souffle répugnant se posa sur sa peau. Les ANBU avaient vu sa main sur le cou de l’homme inconscient et n’avait pas cherché plus. Il jeta un regard à la gamine.

Quel jeu jouerait la conscience humaine, ici ?


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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Sam 25 Jan 2014 - 19:36

Le suspense est à son comble. Je reste là, immobile, face à ce qui peut éventuellement être mon bourreau. Pourtant, je me concentre pour garder mon calme. Quoi que je fasse, mon cerveau n’arrive pas à se dire que son chakra est bloqué et que je suis donc hors de danger. Enfin, pas tant que ça vu la puissance et la vitesse qu’a démontrées mon interlocuteur. Qui peut être assez puissant pour arriver à mettre un K.O un homme d’un seul coup sans même utiliser son chakra ? Même en utilisant mon chakra je ne suis pas sûr de pouvoir arriver à un tel résultat aussi facilement. Pendant que je reste perdu dans mes pensées, l’homme qui se fait appeler Kenji appose sa main sur le cou de sa victime. Qu’ai-je fait ? Je suis conne à ce point ? J’aurais dû rester près de lui ! Maintenant il peut lui faire ce qu’il lui chante sans que je n’aie le temps de dire oups…

Il reprend alors la parole d’un ton calme, comme s'il maîtrisait parfaitement la situation, ce qui est en partie vrai en plus. Si on enlève le fait que des ANBU arrivent, il contrôle en effet la situation. Ses premiers mots sonnent comme une révélation dans mon esprit. Une chose ? Je ne suis pas sûr de comprendre… Il ne serait pas humain . Il bien l’apparence d’un homme pourtant ! Qu’est-ce que cette « chose » peut bien cacher. D’après lui, je n’aurais jamais la réponse à ma question si les ANBU l’embarquent. Il me prévient qu’avant cela, il aura tué cet homme, tout simplement. Il l’a pris en otage. Sur le coup, je ne sais pas qui blâmait… Lui pour jouer avec la vie des gens, ou moi pour le lui en avoir donné l’opportunité. Il reprend ensuite en précisant que les forces spéciales ont juste entendu et non vu. Ce serait la faiblesse de « celui-qui-joue »… Encore une chose étrange. Je ne comprends définitivement rien à ce qu’il se passe. Nombreuses sont les questions sans réponses. Trop nombreuses même.

Il termine sa tirade par une proposition. Une proposition qui résoudrait l’affaire. Il faudrait que je dise aux ANBU que c’est de ma faute, qu’il s’agit d’un accident. Ainsi, l’homme ne mourra pas et je pourrais lui poser toutes les questions que je me pose. Que faire ? Je ne sais pas. Je suis curieuse de savoir tout ce qu’il a à me révéler et je n’ai pas envie qu’il tue cet homme. Pourtant, je n’ai pas non plus envie de mentir aux ANBU et laisser un être dangereux comme lui en liberté. Le choix est rapidement fait au final. Si on regarde bien, d’un côté il y a la vie d’un homme en jeu alors que de l’autre pas vraiment. Même s'il est dangereux, son chakra est bloqué, je n’ai donc pas à m’inquiéter des masses non plus. Pour lui montrer mon accord par rapport à ses conditions, je baisse ma garde et lui fait un signe de tête.

Même pas une microseconde après, nous nous retrouvons encerclés presque instantanément par une dizaine d’ANBU. Je ne pus m’empêcher de lâcher un petit cri à leur apparition. Ils sont rapides et imprévisibles en même temps. Après une petite seconde pour reprendre mes esprits, je prends la parole la première.

- Attendez ! C’est un accident !

Comme un seul, tous les masques se tournent dans ma direction alors qu’ils étaient de base tournée en direction de Kenji.

- J-J’ai sans faire exprès frapper cet homme…

Mais qu’est-ce que je raconte… Je ne suis définitivement pas doué pour les mensonges… Je me gratte alors l’arrière de la tête, gêné, sans vraiment le vouloir.

- Je montrais tranquillement à ce « Kenji » comment frapper fort en utilisant son chakra… Je faisais une démonstration en marchant et on a tourné à ce coin de rue… Sans faire exprès, j’ai heurté cet homme alors que mon poing était chargé de chakra… Rien de bien méchant en soi…

Ah oui bah oui, ça c’est du mensonge de compétition. Surtout que le taïjutsu et moi ça fait deux. Le pire, c’est que je ne peux pas savoir leur réaction au vu de leurs masques… Je finis par regarder Kenji qui avait encore sa main posée sur le cou de la victime.

- Il est en train de prendre son pouls pour vérifier que ce n’est pas trop grave… !

Ils se regardent entre eux, sans échanger un mot puis l’un d’eux me répond tout simplement.

- Fais bien attention petite. Nous emmenons le blessé.

Puis, après avoir pris la victime, ils disparaissent instantanément, comme quand ils sont arrivés. Mon regard se pose alors sur la chose. Un mélange de curiosité et de peur m’envahis, pourtant, je me permets d’utiliser ma technique de télépathie. Pourquoi ? Parce que celui qui joue nous écoute. Qui est celui qui joue ? Excellente question.

* - Je reformule ma question. Qu’est-ce que tu es ? *
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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Jeu 30 Jan 2014 - 21:45

Meteora regarda les ANBUs partir avec un certain scepticism. Impossible qu’ils aient crû une histoire aussi débile que celle de la gamine. Impossible. À moins que Celui-Qui-Joue n’ait donné l’ordre de ne pas le traîner en prison pour des conneries. Le luthier avait peut-être compris qu’il ne guérirait jamais correctement en geôle. Mais sa patience avait forcément des limites. Jusqu’où pourrait pousser la bête. La fillette avait quand même débité ses idioties bien sagement. Elle tenait à la vie de cet inconnu. Incompréhensible. Même la plus stupide des bêtes de troupeau sait quand abandonner à son sort son congénère. Peut-être qu’elle tenait vraiment à ce village. Ou bien à sa propre vie. Étranges humains.

Si pathétiques.

Ils partirent, et le silence envahit la ruelle pendant un instant. Puis elle fit grâce de cette ambiance en y ajoutant sa petite voix aussi frêle que son corps. Une question pertinente et humaine. Les hommes sont obsédés par l’inconnu. Qui est tu, qu’est-ce que cela ? Pourquoi, comment ? Comme si cela faisait une différence. Comme si c’était important. Les humains vivent dans la peur de la nature, car ils n’en font pas partie. Ce sont des artifices, mal adaptés, malformés. Le Blond jeta encore un regard autour.

« Je suis déjà passé par ici. Ou plutôt, Celui-Qui-Fut. »

C’était des temps plus calmes, plus simple. Encore ce souvenir de guerre. De pousser Konoha jusqu’à ses propres portes. Habashi Zanshi. Le bruit d’une femme qui dort contre son épaule, fragile et vulnérable. Des espoirs d’une autre vie. Le prédateur regarda ensuite la gamine plus directement.

« Ça fait longtemps que je suis là. Et je le serai toujours, mais j’appartiens au royaume de ce monde. Pas ici. Celui-Qui-Joue me retient contre mon gré. »

Il frappa le mur de la ruelle d’une frustration presque animale, si telle chose peut exister. La douleur emplit son bras. L’homme regarda sa main. Il était fait de papier à présent.

Il avait envie de tous les tuer, jusqu’au dernier.

Au lieu de ça, il regarda à nouveau la gamine.

« Tu dis aimer ton village. Mais tu viens de le trahir par curiosité. Étrange petite fille. Les humains sont illogiques. Vous avez inventé la trahison. Ou tu es une menteuse ? Peu importe. Trouvons ton chat. Je ne sais pas encore que faire de toi.»

Il s’engagea dans la ruelle, sachant pertinemment qu’elle le suivrait. Le mystère la dévorait de l’intérieur. Sinon, la tentation de la tuer serait au moins apaisée. Pour l’instant.

Dans tous les cas, ils parvinrent bien vite aux coins des marchands ambulants de la ville. Il y avait beaucoup d’humains, mais ce n’était pas la foule non plus. Le blond s’arrêta d’abord aux abords, incertain. Des humains marchandaient. Il réalisa que c’était la première fois qu’il se tenait aussi près de proies sans les chasser. Une sensation immonde. Comme un loup qui s’assied au milieu des moutons.

« Oh, voilà une jolie demoiselle ! Savez-vous ce qui vous rendrait encore plus magnifique ? Ce petit collier ! Allons, essayez-le ! Il coûte trois fois rien, une vraie aubaine ! – »

Quelqu’un avait accosté la gamine et lui parlait. Kenji resta d’abord impassible. Ce n’aurait pas été si mal si celui-ci ne l’avait pas remarqué.

« Oh, vous devez être son oncle, ou son papa ? Qu’en pensez-vous ? Ma-gni-fi-que ! »

Dans quelques secondes, il allait lui faire avaler ses dents. Une par une.




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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Sam 1 Fév 2014 - 13:51

Je vais le tuer. Cet homme ou cette chose. Il joue avec moi, ça se voit, ça se sent. Il a même réussi à faire en sorte que je mente à des ANBU ! Pourtant, je ne pouvais que suivre sa volonté… La vie d’un homme était en jeu. Je ne sais plus quoi faire, quoi penser… J’ai l’impression d’être prisonnière de cet homme alors que je suis dans mon village où réside des tonnes de Shinobi konohajin, que je suis en plein forme et qu’il ne peut pas utiliser son chakra. Suis-je si faible que ça pour me laisser manipuler par cette chose ? Je ne sais pas. Ma curiosité ne cesse de dominer mon esprit moral. Je veux savoir qui il est, ce qu’il est, pourquoi il est ici et surtout, comment il fait pour être si fort sans même utiliser son chakra. Pas forcément physiquement, mais aussi mentalement. On dirait qu’il ne panique pas, qu’il contrôle toujours la situation. C’est d’ailleurs grâce à cette puissance d’esprit qu’il a réussi à retourner la situation en sa faveur tout à l’heure. Et moi dans cette histoire ? Et bah je me fais mener en bateau.

Pour preuve, Kenji ne prend même pas la peine de répondre à ma question. Comme un vieux papy qui raconte son histoire, il m’explique qu’il est déjà passé ici ou du moins… Celui-qui-fut. C’est une blague ? Après celui-qui-joue, on a celui-qui-fut. Ça va être quoi le prochain ? Celui-qui-fait-chier ? Non mais là faut pas pousser non plus… Je ne comprends quasi pas un seul mot de ce qu’il dit. C’est pire qu’une conversation de sourds, là j’ai juste l’impression qu’il se fout de ma gueule. Pourtant, je me concentre pour garder mon calme. En temps normal, s’il avait été question de Ryosei ou Rin, je leur aurais foutu une pêche dans la gueule, mais aucune chance que je fasse cela à Kenji. Il attise ma curiosité et est beaucoup plus fort et rapide que moi. Je ne suis qu’une frêle petite femme de 15 ans.

Il reprend alors la parole en d’adressant cette fois-ci directement à moi, preuve que je ne suis pas forcément là que pour faire joli dans le paysage. Bien évidemment, ces phrases sont encore incompréhensibles pour une simple d’esprit comme moi. La seule chose que j’ai comprise, c’est qu’il est aussi contre son gré, que celui-qui-joue le retient ici, à konoha. Qui est donc cette personne ? Est-ce qu’il va me le dire au bout d’un moment merde ! Si je dois attendre 10 minutes pour obtenir un indice, on n’est pas sortie de l’auberge. Suite à sa tirade, l’homme aux traits vieillit frappe contre un qui se trouve à côté de lui, plus pour se défouler qu’autre chose à mon avis. Instinctivement, je sursaute à l’entente du bruit, me faisant alors revenir à la réalité que j’avais quittée, perdu dans mes pensées.

Après un bref regard à sa main, il se retourna vers moi avant de reprendre, commentant mon action envers les ANBU. Il joue avec mes nerfs, je le vois une fois de plus. Oui j’aime mon village, mais je ne l’ai pas trahis. Mon action a sauvé la vie d’un civil merde ! N’est-ce pas notre travail en tant que Shinobi que de protéger les civils ?! Il finit par nous remettre sur notre objectif commun de départ. Trouver ce foutu chat. Je l’avais oublié celui-là et franchement, je ne suis plus vraiment motivé à le chercher. Ce chat m’importe peu comparer à cet homme. Un chat est un chat, mais lui, c’est un humain qui n’en ait pas un… Le choix est vite fait. Pourtant, il faut quand même que je trouve cette bête, c’est mon devoir pour avoir accepté cette mission. D’ailleurs, devrais-je appeler le chat celui-qui-se-cache ? Pourquoi pas après tout !

Je suis alors la chose qui s’engage en direction du quartier du marché. Marché qui bat son plein à cette heure d’ailleurs. Aussitôt nous avons pénétré dedans qu’un homme m’accoste. Un vendeur. Un débile qui croit qu’en me faisant des compliments il va me vendre son collier qui est, entre nous soit dit, particulièrement moche. Croisant les bras, je m’apprêtais à le renvoyer chier quand il prit la parole à l’attention de Kenji. Oh non mauvaise idée. Le débile demande à la chose s’il est mon père ou mon oncle. Mon regard inquiet se tourne aussitôt en direction de la chose. Voyant ses traits se durcir, je comprends qu’il va se passer la même chose que tout à l’heure. Sans attendre plus longtemps je prends la parole en me mettant entre la chose et le débile.

- Laissez-nous tranquilles. Votre collier est laid, vous me faites chier et j’ai autre chose à faire.

Mon ton sec et mes paroles particulièrement gentilles ont eu raison de ce vendeur. Il me lance en premier temps un regard choqué avant de repartir en soupirant. Je pense qu’il a compris que je ne voulais pas de son collier. Je soupire à mon tour, avant de pointer un endroit du marché un peu plus calme, où on ne devrait pas se faire importuner.

- Allons voir par-là, je ne pense pas que le chat soit dans un endroit avec autant de monde.

Faux. Je veux juste éviter qu’on se refasse accoster par un vendeur. Si ça recommence, Kenji lui brisera le cou comme il l’a fait tout à l’heure, c’est sûr. C’est donc côte à côte que nous marchons dans cette rue, regardant dans tous les sens pour repérer notre proie. Je finis par reprendre la parole, très sérieusement.

- En trahissant mon village comme vous dites, j’ai sauvé un civil de konoha, donc au final, ce n’est pas une trahison. En outre je suis en effet une étrange petite fille, mais pas dans le sens que vous croyez.

J’inspire un grand coup et reprends d’un ton tout aussi sérieux.

- Je pense avoir compris que vous ne vouliez pas me dire ce que vous êtes. C’est la deuxième fois que vous esquivez cette interrogation. Mais pouvez-vous au moins m’expliquer qui est celui-qui-joue et celui-qui-fut ? Il est difficile de vous comprendre si on ne sait pas ça. Vous n’avez pas l’air très bavard, alors autant que votre interlocuteur comprenne directement ce que vous dites non ?

Simple, précis et poli. Même s'il ne mérite pas forcément ma politesse après ces actes de tout à l’heure, je me sens obliger de le vouvoyer. Après tout, je veux des réponses et lui ne veut rien de moi. Il n’a rien à y gagner lui.
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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Jeu 6 Fév 2014 - 0:50

La gamine parlait déjà avant même qu’il eut le temps de finir avec la vie de ce misérable. Elle s’était arrangée pour se mettre entre lui et l’homme, de façon qu’il ne puisse pas l’apercevoir lever le bras. Le blond soupira. À bien y penser, le bar était un bien meilleur endroit pour lui. Personne ne tentait de lui parler là-bas au moins. Pourquoi était-il encore là avec cette fille ? Plus important encore, pourquoi était-elle en vie ? Il observa l’adolescente envoyer paître le vendeur. Une autre trahison. Les humains étaient de vicieuses créatures. Elle l’entraîne vers une autre rue, bien moins achalandée.

Son regard se promenait. Ils cherchaient encore ce chat ? Au dirait que oui. Courageuse petite humaine. Beaucoup l’aurait livré aux autorités, combattu, ou fuis. Mais elle ? Elle en voulait encore plus. Meteora n’était qu’un chasseur sans armes, mais il pouvait sentir la curiosité la dévorer toute entière.

« Je suis bien plus important qu’un des membres de ton troupeau. Tu as trahi, et tu trahis encore ton espèce. »

Il s’arrêta. Ses mots étaient durs mais il n’en avait pas vraiment conscience. C’était un de ses moments où la logique implacable de l’ancien Kazekage prenait le dessus.

« Même si tu m’avais livré tout à l’heure, tu aurais passé pour la plus idiote des gamines. Si aisément manipulée, si aisément bernée. Alors tu as sauvé ta peau. Le civil n’était qu’un prétexte. Mais je ne te blâme pas. J’aurais fait la même chose. »

Il mit doucement sa main sur sa tête blanche, et la tourna mollement de gauche à droite.

« Quelque part là-dedans, il semble rester un instinct de conservation. Tu devrais l’employer plus souvent. Je te fascinerais moins. Tu me comprendrais davantage. »

La bête la relâcha avant qu’elle se fasse de mauvaises idées et s’accroupit en dressant les oreilles et en avançant d’un pas à l’autre.

« Celui-Qui-Joue est pareil. Il a l’instinct du chasseur, le vrai. Le primal. Il n’est pas joli comme toi, mais il est fort. Mais peu importe, car il refuse ce qu’il est. Et quand je l’ai battu, il a sacrifié son humanité pour m’amener ici. »

Il tourna le coin et disparut dans l’ombre de la ruelle. Mais sa voix continua à rebondir sur la pierre des habitations. Des bruits de chocs et de pas retentirent.

« Celui-Qui-Fut était un bien meilleur homme, même si les hommes ne sont rien face au vrai prédateur. Son sens de l’honneur était plus logique. Il serait mort. Celui-Qui-Joue a préféré sauver sa vie. Faiblesse. »

Il ressortit des ténèbres, un chat lové entre ses bras. Mais il était difficile de savoir si la bête était calme… Ou terrorisée. Le blond s’accroupit et déposa l’animal dans les bras de la gamine.

« Celui-Qui-Joue ne comprend pas les bêtes comme je les comprends. Il préfère vous mener, humains. En espérant que je ne sois jamais là pour détruire son rêve et poursuivre le mien. N’aimerais-tu pas contribuer à ce monde, gamine ? Tu n’aurais plus à trahir les tiens. Ou peut-être voudrais-tu voir la chasse ? Et ressentir ce que la nature est, un bref instant ? Touche-moi, et insuffle ton chakra. Et tu sauras.»

Et au moment où l’énergie traverserait sa peau, le sceau se romprait. Et ensuite…

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Message(#) Sujet: Re: A Beast of Society [Libre] Sam 8 Fév 2014 - 20:04

Et aller, vas-y qu’il esquive encore mes questions. Limite ça ne m’énerve plus. C’est plus lassant qu’autre chose au final. Imaginez-vous en train de parler à un mur qui tue tout ce qui bouge et vous vivrez à peu près la même situation que moi actuellement. En effet, mon cher Kenji m’accuse une nouvelle fois de trahison envers les miens. Qu’il pense ce qu’il veut. Quoique je dise ou que je fasse, je trahis pour lui. Ce débile ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Il s’en fiche des conséquences, tout ce qu’il voit c’est le geste. Un idiot, c’est tout ce qu’il est.

D’ailleurs, en parlant d’idiot, mon interlocuteur enchaîne en me traitant d’idiote. Comme s'il avait lu dans mes pensées. Plus qu’une simple insulte, je vois bien qu’il essaie de m’atteindre sentimentalement. Il me démontre lui-même que je ne suis qu’une petite fille qu’il peut manipuler à sa guise. Le pire, c’est qu’il arrive quand même à m’atteindre. J’ai beau me dire que ce qu’il dit n’est qu’idiotie, ces mots me touchent quand même au plus profond de mon âme. Ils me font comprendre encore une fois que je ne suis qu’une fillette mortelle et manipulable à souhait, comme le jour où j’ai perdu mon œil. Mais il verra. Un jour, je ne serais plus une petite humaine manipulable. Un jour il ne pourra plus me parler sur ce ton. Et ce jour-là, je compte bien le rencontrer à nouveau pour lui montrer à quel point j’ai évolué.

Perdu dans mes pensées, je ne remarque pas tout de suite qu’il a posé sa main sur mon visage. Ces mots résonnent comme s'il me connaissait par cœur. Comme s'il pouvait lire dans mes pensées tel un membre de mon clan. Pourtant, ce n’est pas le cas. Pour preuve, ce qu’il affirme est faux. Ou du moins je crois. Certes il me reste un instinct de conservation comme tout humain, mais ce n’est pas ça qui fera que je le comprendrais mieux. Ce n’est pas ça qui va m’aider d’ailleurs. Cependant, avant que je n’aie le temps de repousser sa main froide, la bête l’enleva avant de s’accroupir. À première vue, on dirait un animal qui traque sa proie, surtout quand il se met à marcher en direction d’une ruelle. Ces mots continuent de résonner dans la ruelle quasi vide. Il reparle une nouvelle fois de celui-qui-joue. Une personne que je ne connais pas sous ce nom. Il m’explique que cette personne possède l’instinct de chasseur et qu’il a sacrifié son humanité pour l’amener ici. Celui-qui-joue l’aurait donc amené ici par la force. Voilà qui confirme une de mes hypothèses.

Après quelques bruits de chocs qui me laissèrent perplexe, mon interlocuteur ressort de la rue avec quelque chose dans les bras. Le chat. La raison de pourquoi je me trouve avec cet homme à la base. Je l’avais encore oublié, amis tant mieux. Ça me fait une chose de moins à me préoccuper. Je peux pleinement me concentrer sur cet homme à présent. Après qu’il m’est donné l’animal, il reprend une nouvelle fois la parole. Une série de questions dont je ne comprends pas forcément le sens. Cette tirade m’apporte encore quelques détails entre celui-qui-joue et la bête. Il me demande si je veux voir la chasse. Qu’est-ce que la chasse ? Excellente question. Selon lui, il suffirait que j’insuffle du chakra dans son corps pour voir ce que c’est, pour ressentir la nature.

Je ne sais pas. Peut-être que cela pourrait m’apporter la réponse à toutes les questions que je me pose depuis le début de notre rencontre. Mais d’un autre côté, je ne peux pas vraiment lui faire confiance. Malheureusement, ma curiosité est bien trop grande pour que je résiste à cela. Je lui réponds alors instinctivement.

- D’accord. Je vais le faire.

Je lève ma main tremblante et la dirige lentement en direction du torse de mon interlocuteur. Les secondes parurent être des heures à ce moment précis. Je vais le faire. Je vais enfin savoir ce qu’il est.

NON !

Ce mot se met à résonner dans ma tête. D’où vient-il ? Qui l’a prononcé ? C’est moi. Ma conscience plus précisément. D’un seul coup, j’abaisse le bras. Non je ne peux pas faire ça. Il m’a manipulé depuis le début. Je ne peux pas lui faire confiance. Il se moque de moi. Il me prend pour une idiote. Et il avait raison. Je suis une idiote. J’ai failli tomber une fois de plus dans son jeu. J’en ai marre de me faire manipuler par cette chose que je ne connais même pas. J’ai le chat, ma mission est terminée. À présent, je n’ai plus aucune raison de rester avec lui. Je lui tourne alors le dos, le chat dans les bras, avant de lui lâcher :

- Tu m’as manipulé, Kenji. Tu as joué avec mes sentiments. Cependant, je ne suis pas aussi bête que tu le penses. Ne me sous-estime pas.

Je prends alors la direction de la propriétaire du chat. Toujours dos à la chose, je lui adresse une dernière fois la parole.

- Nous nous reverrons, et ce jour-là, je ne serais plus une petite humaine manipulable. Crois-moi.

Précisions:
 
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