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 En cavale [Kamejirô]

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Message(#) Sujet: En cavale [Kamejirô] Sam 4 Jan 2014 - 20:29

La forêt du Pays du Feu. Un endroit magique et magnifique, où la nature était luxuriante et la faune abondante. Y a pas à dire, j’adorais cet endroit. Depuis peu, je commençais à chercher de nouveaux loisirs en dehors du village : on en fait bien vite le tour après tout. Là, il y avait ce côté sauvage et libre, qu’on ne retrouvait pas au sein de Konoha. Et puis, c’était un bon moyen de voir quelques animaux passant par-là, et de profiter de cette nature. En effet, j’ai toujours été attaché à la nature et aux animaux… Sauf les chats. C’est sournois, vil et effrayant. C’est l’une des rares exceptions, pour ces raisons-là.

Donc, une fois de plus, je me suis rendu dans ce paradis terrestre à mes yeux pour y passer mon après-midi. Pas de mission en vue, pas d’entraînement de prévu… C’était le top du top pour passer un bon moment. Les autres Aburame aimaient parfois partir à la recherche de nouveaux insectes, pour je ne sais quelle raison. Je ne les comprenais pas. Il en vivait en abondance dans nos corps, alors quel intérêt de vouloir en voir d’autres ? C’est insensé. C’est plus intéressant de chercher des lapins, car on n’en a pas en nous, et donc on en voit plus rarement. Ils sont vraiment bêtes ma parole. Bon, entre eux et moi, le courant n’est jamais passé, sauf avec Miko qui m’hébergeait. Les autres, j’avais bien du mal à les supporter.

Bref, ne parlons pas d’eux durant l’un de mes rares moments de détente, et de solitude. Il fallait que j’en profite, pas que je me déprime. Il fallait que je profite de cette merveilleuse mélodie qu’est le chant des oiseaux, couplé à la légère brise qui soufflait sur les feuilles des arbres. Quant à moi, j’étais allongé près d’un arbre, peinard. C’était tellement reposant. Surtout qu’il y avait absolument personne, je dis bien personne pour me déranger. Jusqu’à maintenant. Un homme surgit de nulle part d’un buisson. Sauf que d’après son allure… Il avait l’air de fuir quelque chose. Il ne m’avait vraisemblablement pas vu, puisqu’il… Il venait de trébucher à cause de mes jambes, qui étaient mal placées… Ou plutôt bien placées pour le coup. En trébuchant, sa tête cogna le tronc d’un arbre. Aoutch.


- Monsieur ? Vous allez bien ?
- Bordel gamin, tu ne peux pas faire un peu attention ?!
- Euh… Mais je…


Il tenta de se relever, mais le choc avait été rude. Il était conscient, mais sonné. Pour me gueuler dessus par contre, il était fort.


- Aide-moi… Allez ! Aide-moi à me relever ! Il arrive, vite !


Hein ? Mais pour qui il se prend lui ? L’aider à se relever parce qu’il n’est pas capable de regarder où il met les pieds ? Et puis avec la manière qu’il me l’a ordonné… Je rêve ! Néanmoins, j’étais plutôt intrigué… Il arrive ?


- Hein ? Qui arrive… ?


C’est là que je vis que l’homme était déjà pas mal blessé. Qu’est-ce que c’était que cette histoire… ?
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Message(#) Sujet: Re: En cavale [Kamejirô] Dim 5 Jan 2014 - 2:33

Une femme. Elle criait. Hurlait. Une ruelle sombre perpendiculaire à une voie où la circulation était dense. Malgré ça, personne ne bougeait. Les passants jetèrent un œil, mais c’était bien la seule chose qu’ils osèrent faire. Pourquoi hurlait-elle ? Un homme. Juste un. Mais plus fort qu’elle, profitant de cet avantage certain. Il l’a touché, l’a violenté. Il mettait ses sales mains où il ne devait pas les mettre. Elle se débattait. Le frappait de toutes ses petites forces, trop faible pour pouvoir se libérer de l’étreinte malsaine qui l’avait paralysé. Elle décida de se laisser faire et d’accepter son destin. Le destin d’être le pantin d’un mâle qui ne peut assouvir ses désirs que par la force. Il lui retira sa jupe sans trop de mal avant d’y glisser une main. Un sentiment qu’elle n’oubliera jamais. Le visage de cet homme terni par le cambouis la dégoutait au plus haut point. Elle en pleurait de rage, rage de ne pouvoir strictement rien faire dans une situation comme celle-ci.

Une pierre. C’est l’erreur – ou pas – que j’avais commise en observant la scène qui se déroulait juste en dessous de mes pieds. J’étais sur le toit d’un commerce, à deux étages. En tenue d’ANBU, je regardais avec haine tout ce qu’il était en train de faire accumulant la haine à chaque seconde qui s’écoulait. Mais c’en était trop, et je ne pouvais continuer d’assister à ce genre d’agression. La pierre tomba à ses pieds résonnant dans la ruelle sombre avant qu’il ne lève le regard et me voit l’observer. Il commençait à trembler. De la sueur longea sa tempe tandis qu’il poussa la femme dans les poubelles à leurs côtés. J’atterris rapidement auprès d’elle et l’a rattrapai avec habileté avant que celle-ci ne s’écroule dans la masse de détritus. Quant à l’agresseur, il courait dans le sens contraire… Il allait tout au fond de cette étroite voie dans l’espoir de m’échapper. Un sourire se dessina sur mon visage : je me retrouvai dans un jeu de chasse, et il était ma proie. Ce que je lui réservais ? Il le saurait tôt ou tard.

Il arriva dans une impasse : un mur de quelques mètres l’empêchait de passer, mais des poubelles et autres cartons en tout genre lui permettaient d’escalader le tout… Je le suivais de près, je ne le lâchais pas. Il passa de l’autre côté et tomba au sol tout en faisant une chute avant pour éviter de se fouler la cheville. Lorsqu’il se releva, j’étais déjà devant lui… Je lui pris la gorge avant de lui donnai un coup de paume dans le ventre. Il recula de plusieurs mètres en arrière avant d’heurter sa tête contre la paroi murale… Il se releva tout en se tenant la tête avant de fuir à nouveau. Je le regardais faire. Il courait vite… Si vite. C’est la peur au ventre qui le poussait à aller aussi vite… Mais pas assez rapide. Je le suivais de près, je ne lâchais rien. Sa destination ? Elle n’était que trop prévisible : la forêt de Konoha où il espérait me semer. Mais à quel prix ? Son visage décorait par son propre sang, et les blessures que la fille lui avait affligées… Il n’allait pas pouvoir se cacher bien longtemps… Je n’étais pas un bon senseur, je devais l’avouer : en revanche, j’étais doué pour pister les gens…

Nous étions déjà bien profonds dans la forêt de Hi no Kuni. Il m’avait presque échappé : à trop vouloir jouer, j’avais failli perdre. Je traversai un buisson, un genou et un poing à terre, le regard incliné vers le bas. J’étais arrivé in extremis et il semblait s’être prit le tronc d’un arbre… Une chose que je n’avais pas prévue : la présence d’un gamin. Celui-ci sera spectateur d’une scène qu’il ne sera pas près d’oublier… L’homme tenta de se cacher derrière lui… Il était trop tard. Je lui avais déjà saisit le bras que je serrai de toutes mes forces avant d’effectuer un mouvement contraire à son articulation. Un bruit d’os résonna dans la forêt, ce simple geste lui avait provoqué une fracture ouverte. La douleur l’avait paralysée et l’empêchait d’émettre le moindre son. Mais je n’en avais pas terminé avec lui. Son bras fracturé ne lui servait plus à rien. Je le plaquai contre un arbre avant de mettre ma jambe au niveau de son abdomen et de tirer son bras dans ma direction. Un bruit d’épiderme, d’un semblant d’os et de tendons crépitèrent avant de lâcher sous la pression. Son bras dans ma main, je le jetai en arrière. Celui-ci tomba au niveau des pieds du jeune garçon que j’ignorais totalement dans ce genre de situation – mon envie de sang et le voir démembré ayant prit le dessus.

Du métal se glissa sur mes ongles les rendant beaucoup plus aiguisé capable de fendre la peau comme du beurre… D’un geste agile, je lui tranchai le buste au niveau de l’estomac. Le bruit des boyaux et des trippes qui tombèrent à terre vint à mes oreilles me faisant frissonner. Il ne pouvait plus hurler : il n’en avait plus les moyens… Encore en vie mais sur le point de mourir, je le tins par les cheveux avant de lui enfoncer l’un de mes index dans son œil droit avant de retirer celui-ci de son orbite… Je concluais le tout dans un rapide mouvement où je vins lui trancher la jugulaire, le sang giclant en masse sur mon uniforme…

Le destin funeste de ce misérable individu venait de prendre fin… La jeune femme ? Je ne savais pas ce qu’il advenait d’elle mais je devais me rendre sur les lieux pour m’assurer de sa sécurité. Ah oui ! Le gamin qui était là aussi… Je l’avais oublié… Je me retournais vers lui, tenant le corps de la victime par les cheveux… Je lançai mon menton en avant pour le désigner…

    « Ca va ? » L’interrogeais-je.


Un bruit suspect vint heurter mon attention et la flopée de questions qui allait suivre. J’inclinai ma tête vers le défunt tandis que j’observais avec stupéfaction et admiration mon travail. Je l’avais éventré si profondément que son buste allait bientôt se détacher de ses jambes… Un sourire se dessinait sur mon visage, cachait derrière ce masque d’ANBU alors que je laissais faire ce processus tout en me pourléchant.

    « J’y suis peut-être aller un peu fort… » Dis-je, satisfait de ma prestation !

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Message(#) Sujet: Re: En cavale [Kamejirô] Dim 12 Jan 2014 - 0:16

Que se passait-il ? Qui allait arriver ? Je n’allais pas tarder à le savoir. L’homme qui venait de trébucher semblait s’approcher de moi, rampant limite au sol. À croire qu’il avait couru un marathon, et qu’il était tombé un autre incalculable de fois vu les blessures que l’on pouvait apercevoir sur son visage. Il ne semblait pas me vouloir un quelconque mal… Il cherchait de l’aide, vraiment. Il essayait de se cacher derrière moi. J’ignore si je l’aurais laissé faire… C’était inutile de se le demander, puisqu’une autre personne arriva. À cet instant-là, l’homme blessé cria d’effroi. L’inconnu au masque lui saisit le bras, avec une poigne de fer. Je commençais un peu à paniquer, si bien que je me décalais légèrement d’eux, ne comprenant pas bien ce qu’il se passait…

L’homme cria encore plus. Je… Je devrais peut-être faire quelque chose ? Non ? Je ne sais pas… Que se passait-il bon sang… ?


- Q-Qu’est-ce que vo…


Je fus stoppé net dans ma question, par un son que je n’étais pas prêt d’oublier. Des os. Voilà de quoi provenait ce bruit… Il lui avait littéralement pété le bras ! Voyant ça, je reculais davantage, tout en restant assis, et en m’aidant de mes deux mains. Des tremblements commençaient à prendre d’assaut tout mon corps. Reculant un peu trop vite, sans trop regarder où j’allais, mon dos cogna le tronc d’un autre arbre. Je ne m’étais… Quasiment pas éloigné au final. J’étais toujours à même pas trois mètres d’eux. Là, malgré moi, je ne pouvais pas m’empêcher de contempler toute cette scène… Jamais, je dis bien jamais, je ne l’oublierai.

Moi qui espérais qu’il allait juste se contenter de ça… J’étais bien naïf. Il s’acharna contre son bras brisé. Ou plutôt, il allait lui en délester. L’inconnu masqué n’avait rencontré absolument aucun mal à, tout simplement, lui arracher son bras. Le bruit que cela avait provoqué était encore plus insupportable… Et que dire du spectacle visuel auquel j’assistais ! Son bras état détaché de son corps, saisi fermement dans la main de ce psychopathe. Tant bien que mal, j’essayais de me relever pour prendre mes jambes à mon coup, mais le coup de grâce arriva bien vite, lorsque je vis le bras démembré atterrir à mes pieds.


- Au secours… au secours…


Un murmure à peine perceptible, mais qui en disait gros sur le calvaire que j’étais en train de subir. Et encore, je me plains mais… Le plus à plaindre ici était ce pauvre homme qui criait de douleur, et espérait désespérément de l’aide. Pendant un instant, j’ai cru le voir me regarder, comme s’il me suppliait de lui venir en aide… Mais je ne pouvais absolument rien faire… Ma peur m’avait complètement tétanisé. Même m’enfuir était devenu impossible. J’étais condamné à observer cette scène macabre en tant que spectateur, et de devoir peut-être subir le même châtiment par la suite. De la sueur s’écoulait sur mon visage, mélangée à des larmes de peur et de détresse la plus profonde.


- Arrêtez… arrêtez…


Un nouveau murmure. Il m’était impossible de parvenir à m’exprimer correctement… Comme si ma voix était étouffée par cette peur qui me tenaillait. Et le pire dans tout ça, c’est que la boucherie continua. D’un geste vif et précis, il continua à jouer d’une manière sanguinaire avec le corps de sa victime. Le buste venait de prendre très cher, et je ne saurais nommer toutes les joyeusetés organiques qui s’étaient écrasées sur le sol. C’était pire qu’un cauchemar là… Et dire que l’homme vivait toujours… C’était improbable. L’avait-il fait exprès de ne viser aucun point vital, histoire de le faire agoniser davantage ? Mais quel genre de monstre était cet homme ?! Ce spectacle horrible me donnait limite envie de vomir. Mon visage était passé par toutes les teintes possibles imaginables, comme le bleu, le violet, et pourquoi pas le vert, tellement le dégoût en était profond.

Le massacre continua, avec un œil arraché maintenant, avant de conclure -ou pas- avec un coup de tranche violent au niveau de son cou. L’homme était… Définitivement mort. Le corps encore "entier", mais sûrement plus pour longtemps. Surtout vu la manière dont il tenait sa victime… C’est pas en la tenant par les cheveux que la tête allait rester accrochée longtemps. Sauf que… J’avais peut-être mieux à me préoccuper.

Tandis que j’étais cloué au pied de mon arbre, tétanisé, tremblant comme une feuille et le visage trempé de larmes et de sueurs, je le vis se retourner vers moi. Ça y est… ? Mon tour était venu ? Probablement… Surtout que j’avais assisté à toute la scène. Tant souhaitait-il éliminer tous les témoins… Donc moi.

Mais apparemment, ce n’était pas sa première intention, puisqu’il me demanda si ça allait. La seule réponse que je pouvais lui faire parvenir était la mélodie harmonieuse que provoquaient mes dents en claquant l’une sur l’autre. Mais un autre bruit s’y ajouta… Le corps… Enfin les restes de ce corps commençaient à se détacher progressivement les uns des autres. Lorsqu’il reprit la parole, le bas de son corps s’écrasa au sol, provoquant ainsi un frisson de terreur supplémentaire. Il est allé… Un peu fort ? C’est tout ce qu’il trouvait à dire ?!


- J-J’ai rien fait… P-Pr-Promis… Je… Il a juste trébuché à cause de mon pied, et… Et vous êtes arrivé… Et... Je ne le connais pas, promis !


Ce n’est pas ça qui allait répondre à sa question, mais j’étais bien trop paniqué pour réfléchir convenablement… Néanmoins, je devais savoir quelque chose… Tout en regardant ce qui restait de sa proie, mes mains agrippèrent fermement l’herbe au sol. Je repris ensuite la parole, toujours avec ce même ton de panique.


- Pourquoi… ? Pourquoi avez-vous fait ça ?! Et puis… Qui êtes-vous... ?


Il fallait que je sois fixé… Je n’ai jamais entendu parler d’une personne comme ça… Pourtant, ne me dites pas qu’il passe inaperçu, avec tout ce sang sur sa tenue. Et puis bon, vu de la manière qu’il a opéré… Je peux facilement imaginer que cet homme n’était pas sa première victime… Bien loin de là.
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Message(#) Sujet: Re: En cavale [Kamejirô] Lun 13 Jan 2014 - 16:45

J’avais enfin fini de m’acharner sur l’individu. Je m’étais plus ou moins lâché et j’étais plutôt fier de ma prestation, surtout lorsque je pouvais voir ses lambeaux de chairs ne supportant pas le poids de son buste, préférant se détacher pour que son bassin et ses jambes se retrouvent au sol, allégeant le haut de son corps. Je me pourléchai derrière ce masque qui cachait mes expressions du visage. Je lâchais les cheveux du défunt, celui-ci s’écrasant au sol à côté de l’autre moitié de son corps tandis que je tapotais mes mains sur mes vêtements déjà immaculés de sang.

Je relevai les yeux pour voir le jeune garçon qui me semblait traumatiser. Il bégayait en essayant de me parler, jurant n’avoir rien fait et justifiant la situation : le cadavre – qui était encore vivant il y a quelques minutes – avait juste trébuché en se prenant les jambes du gamin qui trainait par ici. Je pouffais légèrement de rire – c’était ridicule. L’air paniqué me faisait frissonner de plaisir… Il m’excitait ce gamin… Ce n’était pas très bon signe pour sa durée de vie : mais je m’étais promis de ne pas m’attaquer au ninja de Konoha… Il ne le fallait pas même si l’envie était plus forte, je ne pouvais me le permettre… Il termina par me demander qui j’étais, et pourquoi j’avais fait ça… S’il savait, le pauvre…

Pour lui répondre, je décidai de diminuer la distance nous séparant : je n’aimais pas crier pour me faire comprendre. Je fis quelques pas avant qu’un bruit de craquement se fit entendre. Je m’arrêtai net et baissai les yeux pour observer une chose des plus insolites : j’avais écrasé l’œil que j’avais arraché à l’agresseur… Le liquide mélangé à quelques gouttes de sang, s’étala sur l’herbe verte. Je relevai le pied et poussai le globe du bout de mon pied avant de continuer de me diriger vers lui. Désormais à quelques centimètres, je me mis accroupie pour être à sa hauteur. Ma main, baignant dans le sang de ma victime, je passai les doigts tendrement sur la joue du jeune garçon, le sourire de mon masque cachait un véritable sourire sadique. J’inclinai légèrement la tête sur le côté avant de lui répondre.

    « Non, toi tu n’es pas encore assez mure… » Je mis ma main sur ma cuisse avant de reprendre. « Tu ne risques rien, je ne m’attaque pas au Shinobi de Konoha : en tout cas, tant que l’envie n’est pas plus forte que ma volonté… » Je me relevai et lui tendais la main pour l’aider à se relever lui aussi. « Cet individu était en train d’agresser une pauvre femme qui n’avait pas la force de s’enfuir. En tant qu’ANBU de Konoha, j’étais obligé de sauver cette femme et anéantir la menace. » Je montrai l’un des bouts du corps de mon index. « Et c’est chose faite. »

Je lui tournai le dos, mes tremblements dû à l’excitation de tout à l’heure s’était calmé. J’avais réussi à calmer mes pulsions. Il souhaitait savoir mon nom ? Je pense qu’il était inutile qu’il le sache : le principal étant qu’il n’oublie pas mon masque, et ce que j’avais fait. Il n’était pas menaçant mais au moins, il savait ce qui pourrait l’attendre s’il décidait de porter atteinte au village.

    « Je ne te remercierais pas pour l’avoir fait trébucher. Non seulement, tu n’as pas fait exprès et en plus de cela, tu m’as coupé dans ma chasse. Je ne t’en veux : ce n’est qu’une coïncidence. Est-ce que ça ira ? Penses-tu pouvoir m’aider à ramasser une partie du corps pour la ramener au village ? »

C’était une question assez débile mais j’espérais qu’il puisse m’aider : cela m’évitera de faire deux fois le trajet, et il me devait bien ça pour avoir raccourci mon jeu – la chasse…
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Message(#) Sujet: Re: En cavale [Kamejirô] Dim 19 Jan 2014 - 14:48

L’homme riait, ce qui accentuait davantage ma peur. Une fois de plus, je m’étais sûrement fourré dans une grosse galère… Et là, je crois bien que c’est la pire de toute. Il va me démembrer à mon tour, et mettre ainsi fin à mes jours après de longues minutes d’agonie. Qu’avais-je fait pour mériter ça ? La fin était-elle réellement venue ? Sûrement. J’avais pris le risque de lui adresser la parole, au lieu de m’enfuir. C’est vraiment ce que j’aurais dû faire, mais je n’en avais pas la force… Il me rattraperait bien assez vite. Dans tous les cas, j’étais foutu donc ?

L’inconnu masqué ne me répondit pas de suite, et se contenta de s’approcher dangereusement. Là encore, j’imagine que ce n’est pas très bon signe pour ma survie… Et j’étais dans l’incapacité de réagir, de tenter quelque chose. Ou plutôt : la panique était telle que je n’arrivais même pas à essayer de réagir. La peur avait entièrement prit d’assaut mon organisme : c’était la fin. J’étais comme à sa merci… Je survivrai s’il le voulait… Et je mourrai si tel était son désir. Néanmoins, il n’en avait pas encore fini de me dégoûter… Sans le vouloir, ou peut-être pas en fait, il marcha sur l’œil qu’il avait arraché à sa victime quelques secondes plus tôt. Le son qui s’en était dégagé… Jamais je n’ai entendu quelque chose d’aussi horrible. Et bientôt, ce sera les miens qu’il écrasera.

Il n’était plus qu’à quelques pas. Mes yeux se fermèrent aussitôt, et ma tête se tourna vers la gauche, tout en voulant crier à l’aide, comme pour tenter de me protéger d’une quelconque manière. C’est aussi surtout parce que je ne voulais absolument pas regarder la mort d’en face, je ne voulais pas voir ce qu’il allait me faire subir.

Sa main, ensanglantée, me toucha la joue. À cet instant, mes traits se forcèrent d’autant plus, craignant davantage la mort qui m’attendait.


- Non, toi tu n’es pas encore assez mure…


Hein ? De quoi ? Il n’allait pas me tuer ? Ouvrant les yeux, timidement, je l’écoutai. Il me fit comprendre que s’il ne me tuait pas, c’était uniquement car j’étais de Konoha. Ça me rassurait, bien qu’il parlait comme un réel psychopathe. Une envie de tuer, qui pouvait être plus forte que sa volonté ? Mais sur quel genre de fou étais-je tombé ? En tout cas, il me tendait sa main pour m’aider à me relever. J’étais… Plutôt hésitant. Si je pouvais rester toute ma vie contre ce tronc d’arbre, c’est avec joie que je le ferai après avoir vécu ce traumatisme… Il m’expliqua néanmoins les raisons qui l’ont poussé à agir ainsi. Apparemment, cet homme s’en serait pris à une femme sans défense, et cet inconnu était un ANBU de Konoha. Je vois… Mais c’était pas un peu trop expéditif… ? Il n’aurait pas pu l’enfermer, ou bien le tuer d’une manière plus… Propre ?

Baissant les yeux au sol, j’attrapai sa main avec hésitation. D’un petit sourire discret, je le remerciai. Je ne supportais pas vraiment l’idée d’avoir ce sang sur moi, déjà que j’en avais sur le visage… Mais bon, il valait mieux pour moi d’éviter de contrarier cet homme, pour ne pas que son envie de meurtre prenne le dessus. Surtout que maintenant, je savais que c’était un ANBU… Il faisait partie de l’élite du village. J’avais du mal à croire que le Hokage avait des psychopathes de ce genre dans ses rangs. C’était effrayant. Tant notre chef était en réalité comme lui… Ça me fait froid dans le dos, rien qu’en y pensant.


- Je ne voulais pas de vos remerciements de toute façon… Ca ira.


Le comble serait effectivement qu’il me remercie. Parce que bon, en y réfléchissant bien… Si cet homme n’avait pas trébuché sur mes jambes, il serait peut-être toujours en vie. Même si je savais maintenant qu’il n’était pas une bonne personne, je ne pouvais m’empêcher de culpabiliser. C’est comme si j’avais contribué à sa mort, et qu’en plus je n’ai su rien faire pour le sauver… J’avais l’impression d’encore voir son regard qui me suppliait de l’aider. Je n’étais vraiment pas prêt de l’oublier… Je crois qu’il me hantera jusqu’à la fin de mes jours. C’était la première fois que je voyais quelqu’un mourir sous mes yeux… C’était un véritable choc. Surtout que ça ne doit pas être souvent qu’on voit un tel spectacle… Enfin, je n’espère pas.

Néanmoins… Bien que je ne voulais pas le contrarier, je risquais bien d’en être obligé. Il voulait de l’aide pour ramener les morceaux de corps au village ? Mais bien sûr… J’en étais tout simplement incapable… Déjà que j’avais du mal à supporter le sang que j’avais sur le visage et sur ma main, je supporterai encore moins de devoir porter des morceaux de bras, de jambes et une tête. C’était limite un puzzle ce mec maintenant.


- De… Quoi ? Non je… Je ne peux pas. Vous ne pouvez pas me demander ça, c’est trop…


Malgré mon refus, je m’abaissais légèrement pour regarder le bras qui était toujours à mes pieds. Du bout de l’index, je le touchais, puis je retirais ma main bien assez vite. Ce n’était pas possible… Tout comme ça serait impossible de tenir tête à cet homme. S’il insiste, ça serait très mauvais pour moi.


- Je ne peux pas… Désolé... Je n'en ai pas la force...


Je craignais le pire...
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